Mauritanie

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agrimeer
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Mauritanie

Message non lupar agrimeer » mer. 7 sept. 2016 16:36

Bonjour

Un vieux film d'une compagnie qui n'existe plus

https://www.youtube.com/watch?v=NPh--O538UI

:mrgreen: :mrgreen:




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yacoub
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Re: Mauritanie

Message non lupar yacoub » mer. 7 sept. 2016 18:58

Bienvenue Agrimeer



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omar
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Re: Mauritanie

Message non lupar omar » mer. 7 sept. 2016 20:45

Bonsoir à toi et bienvenue.


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Re: Mauritanie

Message non lupar yacoub » sam. 25 févr. 2017 12:38

"La vérité sur l'esclavage actuel en Mauritanie: travail forcé, viols multiples et exportation"

Image

Abonnés Dorian de Meeûs, envoyé spécial à Genève Publié le samedi 25 février 2017 à 11h44 - Mis à jour le samedi 25 février 2017 à 12h17

Descendant d'esclaves, Biram Dah Abeid lutte pour son abolition en Mauritanie à travers ses témoignages. Le candidat à la présidentielle dénonce "la chose la plus abjecte qui existe": "Le fait d’appartenir totalement à son maître est inimaginable. Dès l’âge de 8-9 ans, les filles ont déjà toutes été violées plusieurs fois par le maître, ses fils, son chauffeur et son hôte de passage." Biram Dah Abeid est l'Invité du samedi de LaLibre.be.

Vous menez votre combat abolitionniste en mémoire de vos ancêtres esclaves ?

Il faut le dénoncer, l’esclavage est la chose la plus abjecte qui existe. Le fait d’appartenir totalement à son maître est inimaginable, inconcevable. Étant petit-fils d’esclaves, cela me paraît normal de m’engager dans cette lutte, d’autant que je vis dans un environnement où je vois les esclaves maltraités et où je les vois trimer. J’ai fait la promesse à mon père de me battre pour l’abolition à tout moment et quoi qu’il en soit.

Votre grand-mère paternelle était esclave. Pourquoi l’esclavagisme par descendance ne s’est-il pas appliqué à votre père comme cela est le cas habituellement ?

Mon père, qui devait être esclave, a été affranchi par hasard alors qu’il n’était encore qu’un fœtus dans le ventre de sa mère. Pendant cette grossesse, son maître était fort malade. Les marabouts ont prescrit au maître malade de faire un acte de charité et de bienveillance envers Dieu pour guérir, tout en lui précisant que le meilleur acte était d’affranchir un esclave. Au lieu d’affranchir ma grand-mère, qui avait les bras dans la farine et travaillait depuis longtemps et efficacement dans la famille, il a décidé d’affranchir son fœtus. Mon père est ainsi né libre. Le code d’esclavage mauritanien inclut les fœtus des femmes esclaves tout comme tout ce qui peut s’apparenter à la moindre propriété privée. Absolument rien n’appartient à un esclave.

Pourquoi la Mauritanie ne s’attaque-t-elle pas au problème ?

L’esclavagisme des Maures noirs (haratins) pèse de manière exorbitante sur les intérêts politiques, économiques et culturels du pays. Les esclaves offrent des privilèges énormes au groupe minoritaire arabo-berbère qui en possèdent. Il assure le prestige et le faste depuis le 12e siècle. La grande majorité a été placée dans des terres de cultures agricoles, mais il y a aussi les esclaves domestiques qui travaillent dans la maison.

Les femmes sont-elles parfois l’objet sexuel de leur maître ?


La suite de cet entretien est réservée à nos abonnés.




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Re: Mauritanie

Message non lupar yacoub » mar. 29 août 2017 13:42

La nostalgie d’un islam apaisé en Mauritanie

L’écrivaine Mariem Mint Derwich dénonce le «repli religieux» de son pays

Mariem Mint Derwich est rentrée en Mauritanie en début d’année après en avoir été absente durant 35 ans.

Photo: Yasmine Mehdi
Mariem Mint Derwich est rentrée en Mauritanie en début d’année après en avoir été absente durant 35 ans.

À plus de 6000 kilomètres du Québec, loin de la controverse entourant les groupes de lutte contre l’islam radical, un pays méconnu d’Afrique de l’Ouest applique la charia dans l’indifférence générale de la communauté internationale. Incursion en République islamique de Mauritanie à travers les yeux de Mariem Mint Derwich : chroniqueuse, blogueuse et écrivaine franco-mauritanienne.


Dans son petit appartement du quartier huppé de Tevragh Zeina, Mariem Mint Derwich est assise derrière son ordinateur, énième cigarette à la main. Sous la chaleur écrasante de Nouakchott, la capitale mauritanienne, elle ajuste son voile couleur lilas alors que son chat, Kirikou, profite des derniers rayons du soleil.

« Je suis revenue ici en début d’année. C’était un vieux rêve, je n’ai jamais vraiment quitté la Mauritanie », chuchote-t-elle en souriant. Heureuse de retrouver les bruits et les odeurs de son enfance, c’est une femme gagnée par la nostalgie qui découvre un pays ayant subi de profonds changements dans les dernières décennies.

« On voit un repli identitaire, un repli religieux, un durcissement des positions, se désole-t-elle. La Mauritanie d’avant, celle qui m’était familière, où on vivait un islam très apaisé, a disparu. On a l’impression que le religieux a pris le pas sur tout, qu’il décide de tout. On le sent, dans une capitale d’un million d’habitants, il n’y a pas un cinéma, pas un lieu de divertissement, le voile des femmes est de plus en plus tiré sur le visage. »

Sans tabous

La femme d’une cinquantaine d’années est un personnage bien connu en Mauritanie pour ses prises de position virulentes. Laïcité, démocratie, sexualité, religion : aucun tabou n’échappe à sa plume tranchante. Née à Nouakchott en 1964, Mariem a grandi dans le désert mauritanien, avant de s’envoler pour Paris en 1982, pour étudier l’histoire africaine à la Sorbonne. Elle finira par passer trente ans en France, mais n’oubliera jamais sa Mauritanie natale, qu’elle visitera à de nombreuses reprises.

Comme l’Afghanistan, le Pakistan et l’Iran, la Mauritanie porte le nom de République islamique.

Dans ce pays où la charia est appliquée, la quasi-totalité de la population est de confession musulmane.

Les dernières années ont d’ailleurs été marquées par l’essor d’un islam plus rigide, « venu d’Arabie saoudite », explique Mariem, qui s’insurge de voir mosquées et oulémas financés par les monarchies du Golfe abonder dans ce pays de l’Afrique de l’Ouest, bordé par l’océan Atlantique et le désert du Sahara.

Dans les rues de la capitale mauritanienne, il n’est d’ailleurs pas rare de croiser des femmes ayant troqué la traditionnelle melhfa, un voile ample laissant entrevoir les cheveux, pour le niqab. « Un contresens historique », soupire l’écrivaine, qui milite notamment pour une révision du Code pénal mauritanien. « On a des abominations dans notre Code pénal. Refus de prier ? Peine de mort. Adultère ? Flagellation. »

Notons toutefois qu’un moratoire a suspendu l’application des châtiments corporels en Mauritanie et que la dernière exécution remonte à 1987. Pas suffisant, selon Mariem, qui plaide pour une abolition de jure de ces pratiques. « Moi, j’ai connu [le début des années 80]. J’étais là quand on a coupé les mains de pauvres voleurs, à Nouakchott », se souvient-elle. Elle rappelle le cas de Mohamed Cheikh Ould Mohamed, jeune blogueur condamné à mort pour apostasie pas plus loin qu’en 2014.

Pour l’écrivaine, les femmes sont les premières victimes du conservatisme qui gagne aujourd’hui le pays. « La liberté de la femme a ses limites, et ce sont celles du religieux. Si on veut parler d’une réelle égalité hommes-femmes, il faut la laïcité de l’État », affirme celle qui lutte contre la polygamie, le mariage forcé et l’excision, tout en concevant que ses revendications soient loin de faire l’unanimité en Mauritanie.

Traître pour tout le monde

Car dénoncer le « repli religieux » dans la République islamique ne se fait pas sans conséquences. Mariem reçoit quotidiennement des insultes et des menaces de mort sur les réseaux sociaux. Après qu’un internaute eut trouvé l’adresse de son fils en France, elle a porté plainte auprès de la police, mais affirme que rien n’a été fait pour retrouver l’auteur des menaces.

Souvent accusée d’apostasie par ses critiques, un crime passible de la peine de mort, Mariem déclare pour sa part être profondément croyante. « Mon islam est en moi, je n’ai pas besoin de le montrer », explique-t-elle cependant. Critique des excès « du discours ultra-laïque français », l’écrivaine estime que l’islam est soluble dans les démocraties laïques et se positionne contre l’interdiction du voile dans l’espace public ; des propos qui ne trouvent pas toujours leur écho dans l’Hexagone. « On est coincés, pas entendus chez nous, pas entendus en Europe. On est le traître pour tout le monde », lance-t-elle avec amertume.

Née de mère française et de père mauritanien, Mariem se revendique femme africaine, musulmane, arabo-berbère et européenne. C’est par l’écriture qu’elle parvient à concilier ses identités multiples, « à sortir la tête de l’eau » comme elle le dit. Après une enfance difficile, marquée par l’absence de son père et par un viol, Mariem a perdu la parole pendant quelque temps. « Je devais avoir huit ans, mes souvenirs conscients de l’écriture viennent de là », se souvient l’auteure francophone.

Chroniqueuse dans un hebdomadaire mauritanien depuis 1995, elle a tenu un blogue de poésie anonyme pendant plusieurs années avant de publier son premier recueil de poésie, Mille et un Je, en 2014. Elle travaille actuellement sur son premier roman, une autofiction loin du militantisme, qui raconte l’histoire d’une femme atteinte d’une maladie dégénérative et de son cheminement vers la mort. Une façon pour elle de se réconcilier avec un passé compliqué et un présent toujours aussi mouvementé. « Mariem, c’est compliqué, c’est très compliqué », conclut-elle avec un sourire amusé.





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