David Belhassen

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David Belhassen

Message non lupar yacoub » dim. 23 oct. 2016 14:58

De l'autre côté de la Croix - The other Side of the Cross
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Ce film documentaire a été réalisé en 2012 par Dudi Bergman, en collaboration avec David Belhassen qui en est également l'auteur et le scénariste.

https://youtu.be/QamhISfz79M

Le but de ce film était de montrer auprès du public israélien un Yeshoua'-Jésus hébreu, plus conforme à la vérité historique et plus proche de ses racines israélites.
Le film a bénéficié, devant les difficultés matérielles rencontrées, du soutien logistique et financier d'un groupe de "juifs messianiques". Et cela, sans jamais interférer sur son contenu iconoclaste et en dépit de l'athéisme déclaré de ses deux créateurs.




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Re: David Belhassen

Message non lupar yacoub » ven. 4 nov. 2016 19:49

Jérusalem, le piège mortel d'Israël !

L'organisation mafieuse appelée UNESCO sur laquelle règnent les États pétrodollars islamiques, a décidé dernièrement de trancher le cordon ombilical qui relie Jérusalem au judaïsme et à l'Etat d'Israël.

Et voilà tout le judaïsme en émoi. Même Binyamin Netanyahou, le dirigeant si pragmatique de l’État d'Israël est sorti de ses gonds pour nous faire son petit laïus – preuves archéologiques à l'appui – sur "le lien historique et antique indéfectible entre Jérusalem et le peuple Juif".
Comme si le monde ne le savait pas et comme s'il fallait en faire encore la preuve, alors que cela fait plus de 2500 ans, que les "Juifs" psalmodient – avec une ferveur inégalée - le fameux verset biblique : « Si je t'oublie ô Jérusalem, que ma main droite se dessèche, que ma langue se colle à mon palais si je n'évoque le nom de Jérusalem au sommet de mes joies ».
Mais, inconsciemment et involontairement, Netanyahou et avec lui l'Etat d'Israël, et même tout le judaïsme, sont tombés dans le piège que leur a tendu la propagande palestiniste arabo-musulmane et ses affidés occidentaux, y compris le gouvernement de François Hollande.
Pour saisir la portée de ce piège, il nous faut d'abord faire une analyse rétrospective historique sur Jérusalem.

I. Jérusalem, nombril de Dieu ou prépuce du Diable ?
On l'adore ou on l'abhorre, on la vénère ou on la maudit, mais on ne peut y rester indifférent : « Ville centre du monde … Celui qui n'a pas vu Jérusalem n'a de sa vie jamais joui de la vue d'un site si admirable ». C'est ainsi que le Talmud[1] la présente.
Pour l'écrivain israélien Amos Oz par contre « Jérusalem est une vieille nymphomane… une veuve noire qui dévore ses partenaires au moment même où ils la pénètrent ».[2]
Antonin Carselva surenchérit avec sa sentence lugubre : « Jérusalem est sans doute le symbole le plus éclatant de l'échec de l'humanité… l'illusion grotesque d'un 'nombril' du monde »[3].
L'ambivalence moitié-ange moitié-démon de Jérusalem est plus fondée qu'il ne paraît de prime abord. Se pourrait-il alors que « Le Sanctuaire de Dieu » soit « L'Antre de Satan » ?
Déjà, Yeshou'a-Jésus, un obscur Hébreu galiléen, avait émis quelques doutes sur la 'sainteté' de Jérusalem, en renvoyant encenseurs et détracteurs dos-à-dos. Lors de sa fameuse rencontre avec la Samaritaine, autour du 'Puits de Jacob' en contrebas du Mont Grizim qui surplombe Sichem. Il affirma alors que « l'heure viendra où ce ne sera ni sur ce Mont et ni à Jérusalem que vous adorerez Le Père…! ».[4]
Jérusalem était-elle donc pour lui une « Pierre d'achoppement et de discorde » entre les hommes, plutôt qu'une « Maison de Paix ». Cette cité symbolisait-elle bien pour les contemporains de Jésus « Le site prédestiné de Yahweh, l'Eternel Roi des Cieux, pour concrétiser sur terre sa Shkhinah - Sa présence immanente » ? [5] Ou aurait-elle été choisie de manière la plus prosaïquement et machiavéliquement politicienne qui soit par le Roi David, pour y fonder sa capitale royale, flanquée d'un Autel dégoulinant du sang innocent répandu des agneaux et autres victimes expiatoires ?
Toutes ces descriptions et sentences sur Jérusalem - qui résonnent parfois comme des clichés -, lui vont pourtant comme un gant. Etrange destinée de cet éperon rocheux et aride, juché sur une colline du fin fond de la Judée et qui aurait dû être ignoré pour continuer à somnoler sous son soleil de plomb !
Depuis 3000 ans, ce lieu n'a cessé d'attiser haines et convoitises, avec ses scandales, ses tumultes et ses crimes. Il demeure jusqu'aujourd'hui le mythe ultime, l'enjeu qui focalise tous les fantasmes monothéistes.
Il suffit qu'un illuminé judaïque, ou un 'allumé' évangélique chrétien, et encore plus, un provocateur fanatique islamiste, fasse sauter la 'Mosquée du Dôme' - érigée expressément sur l'ancien sanctuaire de Yahweh lors de la conquête arabo-musulmane du VIIème siècle après J.-C. dans l'intention d'humilier et de supplanter les deux religions précédentes -, pour que l'Apocalypse se déchaine et nous précipite dans son gouffre de soufre et d'uranium enrichi.
La Troisième Guerre Mondiale - après laquelle l'humanité ne se remettra plus jamais -, ne sera pas provoquée par un conflit interplanétaire entre les grandes puissances. Ni les ogives nucléaires d’États-voyous comme la Corée du Nord, le Pakistan ou l'Iran, ni la famine qui sévit en Afrique, ni l'émigration massive avec ses déplacements de populations qui submergent l'Europe, et même pas le réchauffement climatique qui fait trembloter les chaumières écologiques, ne sont à même d'engendrer 'l'Apocalypse'. Le doigt qui appuiera le bouton rouge de la déflagration globale est religieux. Il porte un nom : Jérusalem.

Jérusalem, ô Jérusalem, dont le nom, selon son étymologie hébraïque, peut se comprendre comme « Faisons la paix », représente paradoxalement et à elle seule le plus grand danger qui menace le genre humain. Une guerre qui mettra aux prises d'une part le "monde" arabo-musulman, et de l'autre, le "monde" chrétien.
La totalité de la confrontation entre ces deux théologies, y compris celle de leurs alliés, affidés, satellites ou mentors (principalement les judaïques qui se trouveront dans les deux camps), nous fera appréhender les Croisades du Xème au XIIème siècle après J.-C., comme des jeux d'enfants, des empoignades inoffensives.
Est-il encore possible de démanteler le dispositif du détonateur, et neutraliser la bombe J comme Jérusalem, qui nous tombera sur la tête ?

Maquette du Temple de Jérusalem


II. Jérusalem entre mythe et réalité
Par une incroyable coïncidence dont les adeptes de l'étymologie populaire sont friands, la dichotomie acoustique 'paix et épée' de la langue française a son équivalence en langue hébraïque : Paix[6] se dit Shalom, tandis que Shilem englobe l'acception de vindicte, de vendetta, de représailles, de réparation, de 'faire payer' ou de 'rendre à quelqu'un la monnaie de sa pièce' (par le glaive ?)[7].
Nous sommes donc ici en présence d'un large champ sémantique qu'on peut appeler homonymies contradictoires. Ce qui nous pousse à rechercher l'étymologie véritable et historique de Jérusalem.
Sa racine tri-consonantique[8] est Sh-L-M. Elle transparaît dans la calligraphie hébraïque de son nom ירושלם , qui se prononce : Yerushalem. Ce nom est en réalité un mot composé, formé de l'impératif Yeru et du substantif Shalem. Sa traduction littérale est : « Lancez la pierre de fondation à Shalem ».
A partir de l'hébreu, les autres langues, proches ou éloignées, ont conservé cette structure de mot composé : اورشليم Ûrshalîm, en arabe, Gerusalemme en italien ou Hiérosolyma en vieux français.[9] La cité a été également désignée par des surnoms comme 'ir haqodesh « la ville de sainteté » ou Sion « site désigné », mais ces dernières appellations sont moins en usage et le nom hébreu originel Yerushalem[10], et ses variantes en langues étrangères, ont été partout privilégiés.
Or Shalem est aussi le nom d'une obscure divinité.[11] En effet, El (le Dieu suprême du panthéon hébreu-cananéen, une sorte de Zeus chez les Grecs), eut un rapport sexuel avec une mortelle et lui enfanta des jumeaux : Shahar (le croissant lunaire de l'aube) et Shalem (la pleine lune du crépuscule). [12]
Les anciens Hébreux, animistes, totémistes, et polythéistes, affectionnaient particulièrement les noms de ces deux jumeaux mi-dieux, mi-humains, avec une prédilection pour le second. On le retrouve par exemple dans celui du Roi Salomon (Shlomo en hébreu), fils de David ou celui de Salomé (Shlomit), la fille du prince Zerubabel.[13] De même, on remarque dans la liste des noms de la généalogie de Jésus, selon Matthieu et selon Luc, un certain Shalmon (en français Salmon), nom tiré de la même racine tri-consonantique. C'est dire sa popularité.
Pourtant, et aussi intéressante que soit l'étymologie de Jérusalem, son histoire est encore plus énigmatique, voire sibylline. Aux XXème et XIXème siècles av. J.-C., lors de l'occupation du Levant (en hébreu biblique Qedem, par opposition au couchant ou Canaan) et la vassalisation de ses roitelets, Jérusalem est mentionnée dans des fragments de textes pharaoniques dits « d'exécration ».
Son nom, transcrit en hiéroglyphes par Urushalimu, se trouve également parmi les archives royales d'Akhenaton découvertes à Tel Amarna et datant du XIVème siècle avant J.-C. On peut y lire la correspondance d'un roitelet de Jérusalem, un certain Ebed-Hiba (Serviteur désiré, en hébreu) qui, en tant que vassal du Pharaon égyptien, lui adresse un appel à l'aide désespéré afin qu'il le protége des 'Habirou' ou 'Apirou' : « Aux pieds du Roi, je suis tombé sept et sept fois… La terre du Roi est passée aux Habirou… Déjà, un bourg appartenant à Jérusalem est passée aux gens de Qiltu. Puisse le Roi écouter Ebed-Hiba son serviteur et envoyer des archers. »
La Bible[14] semble s'en faire l'écho et nous parle de « Adoni-çedeq[15], Roi de Jérusalem », en proie aux escarmouches des Israélites. Le livre des Juges[16] mentionne un « Adoni-bezeq[17]» pourchassé par les Israélites et qui succombe à Jérusalem. Ebed-Hiba, Adoni-çedeq, Adoni-bezeq, ne seraient-ils pas une seule et même personne ? Quant à Qiltu (méthatèse de Qitlu = massacreurs), faut-il voir des Israélites sous ce sobriquet ?
Et qui sont ces terribles Habirou-Apirou ? Selon l'archéologue William Dever[18], ce nom octroyé péjorativement par les Pharaons égyptiens pour décrire des « rebelles, délinquants et hors-la-loi », désigne en réalité des Hébreux 'proto-israélites'. Il est à noter que la missive d'Ebed-Hiba fait usage du verbe 'passer'. Or en hébreu, 'passer' ('EBER) est de même racine que Hébreu ('IBRI), qu'on peut traduire par 'passeur de cols'. Est-ce à dire que ces passeurs de cols outrepassaient les lois ? Mais lesquelles ? Les lois du Pharaon évidemment ! En fait, ces "passeurs" n'étaient rien d'autre que des résistants à l'hégémonie égyptienne. D'ailleurs, jusqu'aujourd'hui, tout occupant étranger n'a de cesse que de dénigrer un résistant autochtone en lui attribuant le titre de "hors-la-loi".
Jérusalem apparaît également sur des tessons de poteries égyptiennes trouvées lors de fouilles archéologiques à Louqsor. La datation précise est ardue, mais il est certain que ces vestiges sont antérieurs de près de 500 ans à la mise à sac de Jérusalem incendié par les Fils de Judah au XIIème siècle avant J.-C. [19]
Ce sont donc des Judéens qui, pour la première fois dans l'Histoire, incendièrent Jérusalem, précédant de plusieurs siècles Nabuchodonosor le babylonien et Titus le romain ! Mais surtout, cela signifie qu'il existait bien une ville portant ce nom bien avant les dernières retouches à la rédaction du Pentateuque, estimée au VIIème avant J.-C. Les innombrables anachronismes du Pentateuque trahissent en effet sa compilation tardive et en font une des moins anciennes parties du corpus biblique. Or, si Jérusalem est très souvent mentionnée dans presque tous les 24 Livres de la Bible judaïque[20], en particulier depuis le Livre des Rois, elle ne l'est pas une seule fois dans la Torah - le Pentateuque - attribuée (à tort) à Moïse.
Troublés par cette absence surprenante, les exégètes voulurent - en forçant quelque peu la littéralité du verset – voir la première mention biblique de Jérusalem dans un certain passage de la Genèse. Le premier des cinq Livres du Pentateuque nous parle certes de la rencontre du patriarche Abraham avec « Melkiçedeq, roi de Shalem, prêtre d'El elyon »[21], cependant, rien n'est moins certain que de conclure qu'il s'agit bien de Jérusalem. En effet, le livre de la Genèse situe expressément Shalem non pas en Judée mais en Samarie : « Et Jacob arriva à Shalem, ville de Sichem » [22].
Comment expliquer ce samaritanisme du Pentateuque (ou plutôt de ses rédacteurs et compilateurs anonymes[23]), livre qui est à la fois le fondement mythique du judaïsme, la référence caduque du christianisme, et le texte plagié de l'islam, bref l'origine des 'trois grandes religions monothéistes' ? Serait-ce que Jérusalem représente le trou noir amnésique du 'nombril mémoriel du monde' ?
Quoi qu'il en soit, ce mutisme sur Jérusalem-en-Judée demande quelques éclaircissements. Se pourrait-il que les rédacteurs-compilateurs du Pentateuque n'ont pas voulu se trahir en évoquant explicitement le nom d'une cité qu'ils croyaient ne pas exister à l'époque de Moïse ? Ou qu'ils redoutaient qu'un tel anachronisme ne porte préjudice à la construction théologique du Pentateuque ? Ces deux suppositions se tiennent. Cependant, s'ils surmontèrent le piège en ne mentionnant pas nommément Jérusalem, ils laissèrent un mystérieux indice dans la fameuse bénédiction que Moïse adressa à chacune des douze[24] tribus d'Israël : « Sur Benjamin, il dit : Bien-aimé de Yahweh, Il résidera avec confiance auprès de lui ; Il l'abrite toujours, et réside entre ses épaules. ».
La racine verbale ShKN qui revient deux fois dans ce verset et est traduit littéralement par résider[25], évoque une 'présence divine immanente' (la 'Shkhina'). En hébreu, il peut suggérer celle d'un sanctuaire. Or Jérusalem se trouve dans le territoire de la tribu de Benjamin, faisant charnière entre celui de Judah au sud et de Joseph au nord. Les rédacteurs-compilateurs du Pentateuque voulaient-ils ainsi nous dévoiler ce qu'il s'était tant efforcer d'occulter tout au long de leur ouvrage : le Temple de Jérusalem ?!
Mais rappelons une fois encore que l'ordre rédactionnel du corpus biblique est théologique et ne doit rien ou presque rien à la chronologie. Il est donc grand temps de revenir à cette dernière. On doit en effet au roi David l'initiative[26] de transporter à Jérusalem le tabernacle contenant les Tables de la Loi sur lesquelles étaient (prétendument) gravées les célèbres "Dix commandements transmis par Yahweh à Moise au mont Sinaï".
En vérité, cette Arche d'Alliance (Aron Habrith, en hébreu), n'était pas une relique sacrée surmontée de deux Chérubins mais un coffret rectangulaire contenant les noms des tribus ayant adhéré à la confédération nommé Israël (en fait Ishra-El). Ce coffret était tombé aux mains des Philistins, ces navigateurs Crétois et des îles de la Mer Egée qui opéraient des incursions meurtrières sur tout le littoral cananéen.[27] Durant trois siècles (avant d'être boutés hors du pays au Xème siècle avant J.-C.), ces Crétois furent les ennemis jurés des Hébreux. A tel point que leur nom biblique Philistins, et qui donnera bien plus tard (IIème après J.-C.) Palestine, signifie en hébreu : occupants, envahisseurs. [28]

III. Jérusalem, Yahweh, le Roi David, ou le Tétragramme triangulaire

Selon la Bible, le Roi David - après avoir récupéré des mains des Philistins et mis en sécurité l'Arche d'Alliance -, se mit en tête de construire à Yahweh - le Dieu tutélaire et le garant de l'unité de la confédération israélite - une « Maison ». Et ce, afin que Yahweh qui le protégea de tant de dangers et de menaces lors de ses expéditions guerrières et ses tribulations politiques, puisse enfin se reposer. Yahweh était en effet fatigué d'être 'trimballé' d'un endroit à l'autre sous sa démontable et remontable Tente d'Assignation. Il aspirait à se sédentariser. Contre l'engagement de David de le loger en dur, Yahweh lui promit son alliance éternelle et de perpétuer sa descendance sur le trône d'Israël.
La royauté, héréditaire de surcroît, n'était pas une mince affaire à l'époque. Pour les Hébreux israélites foncièrement opposés à la monarchie et à toute autorité centralisée, c'était même un casus belli qui aurait dû déclencher les hostilités envers David. Pourtant, il semble qu'ils ne s'en offusquèrent guère. A moins que ce fût le narrateur biblique qui sût faire passer la pilule monarchiste avec un récit non dénué de charme populaire - David dansant presque nu devant l'Arche d'Alliance -, destiné à convaincre que cette élection davidienne ne changerait en rien les coutumes hébraïques anarchisantes.
Parallèlement à l'élection du Roi David par Yahweh que les exégètes prirent pour argent comptant avec un sérieux hallucinant (son intronisation en tant que 'Oint de Dieu', allait beaucoup plus tard devenir un modèle et une référence pour tous les Rois de France), la Bible nous relate son dévolu sur Jérusalem. Juché sur sa monture en face de Jérusalem ou Ville de Jébus - la place forte d'une mystérieuse peuplade 'les Jébuséens' -, le roi David en fit le siège.
Les Jébuséens l'avaient auparavant nargué en alignant sur les remparts de leur citadelle tous les aveugles et les boiteux de la ville, une manière sans doute de lui prouver qu'elle était inexpugnable puisque même des handicapés suffisaient à la défendre. Mais le rusé David s'introduisit dans l'enceinte de la forteresse en empruntant un boyau souterrain (d'égout ?) et s'empara de la ville. Dès lors, il la surnomma Citadelle de Sion ou Cité de David et il interdit à tout aveugle et boiteux, l'entrée du sanctuaire qu'il envisageait de construire (vers 1000 avant J.-C) et qui s'acheva avec la construction du Temple de Salomon, vers 950 avant J.-C, devenant ainsi la capitale politique et religieuse du royaume d'Israël unifié.
.La langue hébraïque nous révèle bien des choses dans ce récit folklorique, fantaisiste et non moins anachronique : Jébus (Yebous), signifie défaite. Les pseudo-Jébuséens ne sont donc pas une peuplade étrangère, mais des Hébreux vaincus et défaits par David. Il est invraisemblable qu'ils se soient eux-mêmes appelés ainsi, et encore moins qu'ils aient nommé péjorativement "Cité de défaite", leur forteresse montagnarde qu'ils croyaient imprenable.
Le narrateur biblique nous entretient alors d'un recensement (chose préalablement prohibée par Yahweh) entrepris par lui. En effet, le narrateur biblique, après avoir méticuleusement énuméré les vaillants guerriers de David, 'les 37 Preux', (le trente septième étant Urie le hétéen cocufié et secrètement exécuté par son roi et amant de son épouse), nous dit soudain que Yahweh se mit en colère et 'incita le cœur de David' à procéder au dénombrement de la population de Judah et d'Israël. Ce que fit David.
Mais pour le punir d'avoir obéi-à-l'injonction-de-transgresser-l'interdit-de-recensement (Yahweh est un tyran retors et compliqué), Dieu envoya son prophète, un nommé Gad[29], enjoindre David de choisir entre trois calamités : trois ans de famine, trois mois de défaites militaires, trois jours de Glaive de Yahweh, c'est-à-dire d'épidémie de peste.
David préféra tomber entre les mains de Yahweh, fut-il capricieux, plutôt qu'entre celles de ses ennemis humains. Il choisit la peste. Soixante-dix mille Israélites périrent.
Parvenu à Jérusalem, l'Ange exterminateur – le glaive de Yahweh - comptait y achever sa ravageuse besogne, lorsque David l'aperçut qui se tenait avec nonchalance devant la grange d'un quidam, répondant au nom d'Aronah le Jébuséen. David implora Yahweh : « C'est moi qui ai péché, je suis le seul coupable. Qu'ont fait ces brebis ? De grâce, que ta main ne frappe que moi et ma famille ». C'est alors que Yahweh eut pitié de la cité et de ses habitants. Il ordonna à l'Ange : « Assez ! Retire maintenant ta main ! » [30]
Le prophète Gad alla trouver le roi David, passablement troublé par la vision de l'Ange, une sorte d'épiphanie christique, et lui dit : « Elève un autel à Yahweh dans l'aire d'Aronah le Jébuséen ». David désira aussitôt acheter la grange et l'aire attenante pour le battage des grains de céréales.
Mais qu'y avait-il de si saint sous les bottes de paille de la grange d'Aronah ? Nous laissant sur notre faim, le Livre de Samuel s'achève là, sans nous le révéler. La tradition populaire prit le relais et lia les gerbes d'orge et de blé à la légende davidique messianique de Jérusalem : sous la grange, perché sur un monticule dont la forme arrondie évoquait un occiput, se trouvait la sépulture d'Adam, le premier humain ! Le site mythique reçut plus tard le surnom de 'crâne', golgoleth en hébreu, qui donna le fameux Golgotha des Evangiles, et du "second Adam" qu'était Yeshou'a-Jésus pour ses disciples.
Quant à Aronah, sans se départir de sa flagornerie de péquenot balourd, il se révéla un négociateur redoutable et, presque sans avoir l'air, fit payer à David le prix fort. A tel point que notre narrateur-rédacteur de la scène (totalement fictive bien entendu) bafouilla et décerna à Aronah, le titre de …Roi, à la place de David !
La racine de ce nom hébreu - Aronah – possède deux sens : soit Arche (comme dans l'expression Aron ha Brith[31]= Arche d'alliance), soit un diminutif désignant la Lumière : Or ou Ornan. C'est d'ailleurs ainsi qu'il est transcrit dans le Livre des Chroniques.[32] Ce nom prédestiné, évoquant à la fois les "Tables de la Loi" déposées dans le Saint des Saints du Sanctuaire de Jérusalem, Les Ourim et Toumim (les pierres précieuses scintillantes du pectoral d'Aharon, le frère aîné de de Moïse et le Grand Cohen sacrificateur, selon la Bible), et même le Candélabre à sept branches éclairant les Chérubins, aurait pu et dû laisser libre-cours à l'imagination débridée des exégètes et aux élucubrations des mystiques. Mais il n'en fut rien.
A cause d'un a priori jébuséen, donc prétendument non hébraïque de son nom, ainsi que d'une vocalisation très tardive - et défectueuse -, dans la version dite massorétique de la Bible (au 10ème siècle après J.-C.), la plupart des exégètes se sont fourvoyés dans des hypothèses aussi fausses que néfastes : Araunah ou Aravnah, serait un prince … arménien !
Décidément, la nuisance de l'étymologie populaire est aussi passée par-là ! Or, Aronah n'est pas plus prince qu'il n'est Arménien ou Hittite ! Etrange et ironique destinée qui entacha le nom de ce modeste paysan : elle fit à la fois entrer cet hébreu païen - contre son gré - dans le panthéon monothéiste, et le gratifia d'appartenance quasi "aryenne". Pauvre Aronah !

IV. Le sionisme de Jérusalem
Le fait que David ait pris Jérusalem non seulement comme symbole de "résidence" de Yahweh et d'abri pour le Coffret d'Alliance de la confédération Israélite, mais surtout de capitale royale et donc politique, risquait de lui attirer l'animosité et l'opposition des autres tribus d'Israël.
Or Jérusalem avait été choisie par David comme capitale royale et religieuse afin justement d'éviter une telle animosité, opposition, ou frictions entre les tribus. Avec son emplacement dans le territoire central de la petite tribu de Benjamin, Jérusalem était censée faire fonction de zone tampon neutre, pour consolider la confédération tribale, menacée d'éclatement. Avec d'une part, un risque de sécession de la forte tribu de Judah au sud, et de l'autre la tendance à l'hégémonie de celle de Joseph sur les neuf autres tribus, au nord, à l'ouest et à l'est. Ce qui d'ailleurs arriva 50 ans plus tard, lors du schisme entre les royaumes de Judah et d'Israël.
Les pérégrinations de Jérusalem se poursuivirent tout au long de l'Histoire du royaume de Judah. L'autel que David érigea et qui fut l'emplacement du fameux Temple de Jérusalem de son fils le Roi Salomon, puis le Sanctuaire du Dieu ineffable du royaume de Judah et du judaïsme, tout cela fut détruit en 587 avant J.-C par les armées de Nabuchodonosor le Babylonien.
Et en 70 après J.-C., suite à la Grande Révolte des Juifs contre les Romains, lorsque Jérusalem-Sion fut transformée en bastion des patriotes et des résistants zélotes et sicaires, les Romains l'assiégèrent et la rasèrent définitivement ! Lors de l'insurrection de Bar Kochba en 132-135 après J.-C, l'empereur Hadrien la rebaptisa Aelia capitolina, et cela afin d'offenser et d'humilier la fibre patriotique du peuple hébreu vaincu.
Le Mouvement Hébreu de Libération (le "sionisme" révolutionnaire et laïque) sublima donc la rébellion du peuple et son aspiration à recouvrer son indépendance, sa souveraineté, et sa capitale historique et politique perdues. Non pas au nom de Jérusalem et de son aura de 'Ville Sainte", mais au nom de la justice historique.
Or, la multiple sacralisation des vestiges religieux de Jérusalem-Sion par le judaïsme (dont Le Mur des Lamentations, en hébreu, La paroi occidentale) et par le christianisme, puis par le conquérant musulman avec la Mosquée du Rocher, avait déjà eu son effet pervers.
Car c'est au nom de croyances religieuses que "l'internationalisation' de Jérusalem, une sorte de "Vatican du Proche-Orient des trois religions monothéistes", fut effrontément exigée, même par des Etats laïques comme la France, comble de l'absurde et du ridicule !
A cela, les Israéliens doivent rétorquer que ni la crucifixion de Jésus au Golgotha et ni le pseudo 'voyage' spirituel de Mahomet à Jérusalem, ne sauraient octroyer sur la capitale de l'Etat d'Israël, un quelconque droit aux chrétiens (et encore moins aux musulmans). Que diraient les Français, si des Israéliens adhérant soudain à la croyance en résurrection et à la divinité de Jeanne d'Arc, réclamaient l'internationalisation de Rouen, en arguant impertinemment du fait que c'est dans cette ville que La pucelle monta au bûcher !
Epilogue :
Cette confrontation entre Histoire et mythe religieux, est toujours d'actualité. Elle est même devenue fondamentale et vitale pour Israël. Car la grande erreur des Israéliens est d'avoir hypertrophié l'importance de Jérusalem, au détriment de toute autre parcelle de terre du Pays des Hébreux.
Or, pour un Hébreu, Massada, Hébron, Bethlehem, Sichem, le Mont Garizim, Shilo, Ephrat, Gilo, Megido, le Mont Tabor, Gaza, le Sinaï, le moindre kibboutz et moshav, le moindre bourg, et le moindre village, n'est pas moins "saint" que Jérusalem. Tous ces lieux ne sont pas "sacrés" au nom du divin, mais parce qu'ils font tout simplement partie intégrante de la patrie des ancêtres Hébreux. Et ce n'est pas parce qu'un roi, aussi "prestigieux" fut-il, a décidé que sa capitale était Jérusalem, qu'il faut pour cela atrophier l'importance des autres lieux du Pays des Hébreux !
En réalité, l'hypertrophie de l'importance de Jérusalem aux yeux des Israéliens est un stratagème pernicieux, induit par les ennemis d'Israël, pour développer en eux un réflexe de défense de leur "capitale".
Jérusalem est ainsi devenue une sorte de "chantage" aux mains des ennemis d'Israël : "Nous sommes prêts à vous concéder la souveraineté sur Jérusalem, mais en contrepartie, nous exigeons la création d'un Etat palestiniste arabiste-islamiste (fantoche et artificiel) en Judée-Samarie et sur la bande de Gaza". Et le tour est joué ! Avec les ovations des "puissances occidentales".
Ce stratagème de chantage a déjà réussi avec Sadate qui a "exigé" le Sinaï en contrepartie de la "paix". Comme si le Sinaï ne faisait pas partie intégrante du Pays des Hébreux, comme si l'Egypte ne l'avait pas occupé illégitimement, et comme si Israël était astreint à brader une terre lui appartenant de tout temps, pour "avoir la paix" !
Voilà donc le piège sournois dans lequel est tombé Israël, à cause de son attachement religieux à Jérusalem.
La réponse à ce traquenard est de déclarer immédiatement que chaque centimètre carré de toute la terre des Hébreux appartient historiquement à Israël et qu'il n'y aura de paix que lorsque cette terre lui sera restituée intégralement, Jérusalem compris !

David A. Belhassen


[1] Traité Tanhuma, Qedoshim 10.
[2] Récit d'amour et de ténèbres. Ed Keter. Tel Aviv 2002.
[3] L'échec, anatomie d'un tabou, p. 29. Ed La Différence. Paris 2013.
[4] Jean, 4, 21.
[5] En dépit, ou peut-être grâce à l'absence de tout attribut divin - ni Arche d'Alliance, ni Chérubins, et ni Tables de la Loi-, au sein de son « Saint des Saints », le Second Temple de Jérusalem était-il plus 'céleste' que le Premier Temple de David et Salomon ?
[6] Mais aussi plénitude, complétude ou achèvement.
[7] Comme dans le verset : « A moi la vindicte et les représailles au jour où leur pied fléchira ». Deutéronome 35, 32.
[8] L'hébreu est une langue dont la plupart des mots viennent de racines tri-consonantiques.
[9] Parfois abrégée en Solyma.
[10] La prononciation Yerushalaïm est tardive. Sa transcription avec le aïm de la dualité n'apparaît que quatre fois dans la Bible et près de 700 fois dans la forme Yerushalem .
[11] Il était courant alors d'appeler les cités du nom d'un dieu local.
[12] Une louange au Dieu El et à ses jumeaux a été retrouvée lors de fouilles archéologiques sur le site d'Ougarit.
[13] Chroniques I, 3, 19.
[14] Josué 10, 1.
[15] Çedeq = Justice
[16] Juges, 1, 8.
[17] Bezeq = Dieu de l'Eclair.
[18] Aux origines d'Israël Ed. Bayard. Paris 2005.
[19] Du moins, telle que cette mise à sac est relatée dans le Livre des Juges : 1, 8.
[20] L'ordre rédactionnel des 24 livres du corpus biblique n'est pas chronologique. Par exemple, le Livre des Juges - le plus ancien et dont la rédaction date du Xème avant J.-C. – ne se trouve qu'après le Livre de Josué bien plus tardif (VIIème avant J.-C.).
[21] El Elyon = Dieu Très Haut. Genèse 14, 18.
[22] Genèse 33, 18. Au Ier siècle après J.-C., Rome saccagea la ville hébraïque de Sichem et y installa ses légionnaires vétérans, en la rebaptisant « Neapolis » (ville nouvelle). D'où l'actuelle Naplouse en français, arabisée en Nablus.
[23] Il se pourrait fort en effet que l'un d'eux eût été un Samaritain, donc opposé à la sanctification et au prestige de Jérusalem. Voir les travaux de Mikhah Yossef Berdichevsky (1865-1921) : Sinaï et Grizim.
[24] En réalité à 11 tribus, Moïse s'abstenant de bénir la tribu récalcitrante de Simon. Or Simon (Shim'on en hébreu) n'est autre que Ismaël (Ishma'ël en hébreu), l’aîné d’Abraham décrit dans la Bible comme homme du désert vivant de rapines. En fait, cet éponyme désignait une tribu de semi-nomades du Néguev et du Sinaï affiliée à la confédération israélite, et dont certains territoires furent intégrés au royaume de Judah. Les 'sages talmudiques' attribuèrent le nom d'Ismaël à toute population nomade, y compris arabe, bien que cette dernière n'a absolument aucun lien avec Simon-Ismaël.
[25]Voir La Bible traduite du texte original par les membres du Rabbinat français, sous la direction du Grand rabbin Zadoq Kahn. Librairie Colbo. Paris 1966. Tout le long de l'ouvrage, cette traduction sera privilégiée, sans toutefois être exclusive.
[26]Selon la Bible, voir Samuel II.
[27]Rappelant celles des Vikings en Normandie au Xème après J.-C.
[28]Voir mon ouvrage Israël, amour et désamour, Ed La Différence. Paris. 2013 ou mon article : "Pour en finir avec l'usage du terme Palestine".
[29]Le Dieu de la bonne fortune du panthéon hébreu-cananéen.
[30]Samuel II, chap 24.
[31]Les lettres majuscules n'existent pas en hébreu. Les voyelles non plus. Elles ne sont là que pour faciliter la lecture.
[32]Chroniques, 21, 1



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yacoub
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Re: David Belhassen

Message non lupar yacoub » mer. 9 nov. 2016 12:39

Le Coran et les Juifs : La genèse d'une jalousie admirative qui s'est transformée en haine


Dans tout le Coran, les "juifs" ne sont mentionnés que 18 fois dans 17 versets différents (le verset 113 de la sourate 2, les mentionnant deux fois).
Mais étant donné que les versets du Coran ne sont pas placés dans un ordre chronologique de rédaction, mais dans un ordre arbitraire de longueur plus ou moins décroissant, la lecture telle quelle du Coran n'est guère susceptible de révéler l'évolution négative qui s'est progressivement installée dans sa relation avec les juifs, allant de l'admiration pour ses "mentors", jusqu'à la jalousie, l'animosité, et enfin la haine déclarée !
Aussi, avons-nous privilégié une autre manière d'analyse : la sémantique et l'étymologie.
Le nombre de fois, somme toute réduit, mentionnant les "juifs", laisse perplexe lorsque l'on sait ô combien le Coran emprunte à la Bible judaïque (et plus particulièrement au Pentateuque ou Torah de Moïse et aux Psaumes) ainsi qu'aux enseignements des rabbins.
Ce phénomène est certes contrebalancé par le fait que l'expression "Fils d'Israël" revient près de 50 fois, mais cela ne diminue en rien la perplexité concernant la rareté relative du terme "juifs". D'autant plus que même l'usage du terme "juifs" dans le Coran est ambigu et ambivalent.
"Juifs" y apparaît 8 fois sous sa forme originelle "yahuwd" et 10 fois sous une forme bizarre et spécifique au Coran : "haduw" ou "huwdan". Certains exégètes et traducteurs du Coran, ont prétendu que la forme "yahuwd" concernait les "judéens", donc les "juifs de souche", et que la forme dérivé "haduw" ou "huwdan" était réservé aux "judaïsants", c'est-à-dire aux convertis au judaïsme parmi les arabes.
Tout d'abord, nous allons relever toutes les fois que ces deux formes "yahuwd" et "haduw" (ou "huwdan") apparaissent, puis nous les analyserons pour savoir si cette distinction entre "juifs de souches" et "convertis au judaïsme" est réelle ou si elle n'est destinée qu'à camoufler autre chose : une énorme bourde étymologique et grammaticale du Coran.
Cette analyse est importante car l'exégèse musulmane se fonde sur le Coran pour accuser les “juifs” d’avoir falsifié la Torah que leur a transmis Moïse, et dans le même souffle, prétend que le Coran - descendu du ciel par l’intermédiaire de l’Ange Gabriel - corrige les falsifications introduites par les “juifs”.
Mais d'autre part, d'autres exégètes musulmans se défendent de l'accusation d'animosité du Coran envers les "juifs" et disent que le Coran fustige uniquement les arabes "judaïsants" qui ont mal compris l'enseignement des vrais "juifs", l'ont déformé, et ont fait preuve de mépris et de dédain à l'égard de Muhammad et de la communauté musulmane naissante.
Il est aussi à remarquer que presqu'à chaque fois que le terme "juif" ou "judaïsant" apparaît dans le Coran, à ses côtés on trouve "naçara" ("nazaréens" en français) qui désigne soit une secte judéo-chrétienne, soit tous les chrétiens. Un prochain article sera consacré à ces "naçara", mais en attendant revenons à notre liste exhaustive (18 fois) sur les "juifs".
*Note : Nazaréens : secte judéo-chrétienne qui reconnaissait Jésus comme le Messie d'Israël. Leur nom vient de la racine hébraïque nçr qui signifie garder, protéger, défendre. Elle se retrouve dans l'expression biblique : noçrey ha brith : les gardiens de l'Alliance (avec Yahweh).

Penchons-nous donc en premier sur les versets ayant la forme originale "yahuwd" et qui retransmet fidèlement la forme “yehuwdi” en hébreu.
.
*Note : chaque verset aura sa transcription phonétique pour faciliter le déchiffrage du contenu au lecteur non arabophone, ainsi que sa traduction littérale en français. Cette dernière apparaîtra souvent comme du charabia, mais aura l'avantage de la fidélité au texte du Coran tel qu'il est, sans ponctuation, sans majuscules et autres "fioritures".
De plus, cela permettra au lecteur francophone qui ignore la syntaxe arabe, de s'y familiariser et de suivre la traduction mot à mot à l'aide de la transcription phonétique.
Sourate 2, verset 113 :
وَقَالَتِ الْيَهُودُ لَيْسَتِ النَّصَارَى عَلَى شَيْءٍ وَقَالَتِ النَّصَارَى لَيْسَتِ الْيَهُودُ عَلَى شَيْءٍ وَهُمْ يَتْلُونَ الْكِتَابَ كَذَلِكَ قَالَ الَّذِينَ لَا يَعْلَمُونَ مِثْلَ قَوْلِهِمْ فَاللَّهُ يَحْكُمُ بَيْنَهُمْ يَوْمَ الْقِيَامَةِ فِيمَا كَانُوا فِيهِ يَخْتَلِفُونَ

Transcription phonétique :
wa qalat al yahuwd laysat al naçara ‘ala shay wa qalat al naçara laysat al yahuwd ‘ala shay wa hum yatluwn al kitab kadhalik qal aladhin la ya’lamuwn mithl qawlihim fa allah yahkum baynahum yawm al qiyamat fyma kanuw fyhi yakhtalifuwn
Traduction littérale :
et disent les juifs ne tiennent les naçara sur rien et disent les naçara ne tiennent les judéens sur rien or ils récitent l'écrit de même parole ceux qui ne savent pas sont semblables leurs dires et allah jugera entre eux au jour du relèvement sur ce dont ils divergent

Sourate 2, verset 120 :
وَلَنْ تَرْضَى عَنْكَ الْيَهُودُ وَلَا النَّصَارَى حَتَّى تَتَّبِعَ مِلَّتَهُمْ قُلْ إِنَّ هُدَى اللَّهِ هُوَ الْهُدَى وَلَئِنِ اتَّبَعْتَ أَهْوَاءَهُمْ بَعْدَ الَّذِي جَاءَكَ مِنَ الْعِلْمِ مَا لَكَ مِنَ اللَّهِ مِنْ وَلِيٍّ وَلَا نَصِيرٍ

Transcription phonétique :
wa lan tard ‘anka al yahuwd wa la al naçara hata tattabi’ milatahum qul ina huda allah huwa al huda walain itaba’t ahwaahum ba’d al ladhiy jaak min al’ilm ma lak min allah min waliy wa la naçir
Traduction littérale :
et tu ne seras pas agréé par les juifs et ni par les naçara jusqu'à ce que tu adhères à leur parole dis certes la guidance d'allah est la guidance mais si tu adhères à leurs vanités après ce qui t'est venu de savoir il n'y aura pour toi en allah ni protecteur et ni gardien
*Note : le mot "guidance" (huda) évoque ici irrésistiblement le terme "hudan" (judéïté ou judaïsation) à tel point qu'on peut aussi le comprendre comme "la judaïté d'allah" (sic !).

Sourate 5, verset 18 :
{18} وَقَالَتِ الْيَهُودُ وَالنَّصَارَى نَحْنُ أَبْنَاءُ اللَّهِ وَأَحِبَّاؤُهُ قُلْ فَلِمَ يُعَذِّبُكُمْ بِذُنُوبِكُمْ بَلْ أَنْتُمْ بَشَرٌ مِمَّنْ خَلَقَ يَغْفِرُ لِمَنْ يَشَاءُ وَيُعَذِّبُ مَنْ يَشَاءُ وَلِلَّهِ مُلْكُ السَّمَاوَاتِ وَالْأَرْضِ وَمَا بَيْنَهُمَا وَإِلَيْهِ الْمَصِيرُ

Transcription phonétique :
wa qalat al yahuwd wa al naçara nahnu abnao allah wa ahibaohu qul falima yu’adhibukum bidhunuwbikum bal antum basharun mimman khalaqa yaghfiru liman yashao wayu’adhibu man yashao walillahi mulku al samawati wa al ardi wa mabaynahuma wa ilayhi al maçiyru
Traduction littérale :
et ont dit les juifs et les naçara nous sommes les fils d'allah et ses affectionnés dis alors pourquoi vous châtie-t-il pour vos péchés vous n'êtes que de la chair qu'il a créé il pardonne à qui il veut et il châtie qui il veut et à dieu la royauté des cieux et du pays et ce qui est entre les deux et vers lui est la voie étroite
Sourate 5, verset 51 :
{51} يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا لَا تَتَّخِذُوا الْيَهُودَ وَالنَّصَارَى أَوْلِيَاءَ بَعْضُهُمْ أَوْلِيَاءُ بَعْضٍ وَمَنْ يَتَوَلَّهُمْ مِنْكُمْ فَإِنَّهُ مِنْهُمْ إِنَّ اللَّهَ لَا يَهْدِي الْقَوْمَ الظَّالِمِينَ
Transcription phonétique :
ya ayuha alladhiyn amanuw la tatakhithuw al yahuwd wa al naçara awliyaa ba’duhum awliyao ba’din waman yatawallahum minkum fa-innahu minhum inna allah la yahdiy alqawma althalimiyn
Traduction littérale :
ô et ohé ceux qui croient ne prenez pas les juifs et les naçara pour alliés les uns aux autres ils sont alliés et quiconque d'entre vous s'allie à eux alors certes en est des leurs voici allah ne guide pas la communauté des idolâtres
*Note : de nouveau dans ce verset, ce doublon sémantique entre "juifs" (yahuwd) et le verbe "guider" (yahdiy)
Sourate 5, verset 64 :
{64} وَقَالَتِ الْيَهُودُ يَدُ اللَّهِ مَغْلُولَةٌ غُلَّتْ أَيْدِيهِمْ وَلُعِنُوا بِمَا قَالُوا بَلْ يَدَاهُ مَبْسُوطَتَانِ يُنْفِقُ كَيْفَ يَشَاءُ وَلَيَزِيدَنَّ كَثِيرًا مِنْهُمْ مَا أُنْزِلَ إِلَيْكَ مِنْ رَبِّكَ طُغْيَانًا وَكُفْرًا وَأَلْقَيْنَا بَيْنَهُمُ الْعَدَاوَةَ وَالْبَغْضَاءَ إِلَى يَوْمِ الْقِيَامَةِ كُلَّمَا أَوْقَدُوا نَارًا لِلْحَرْبِ أَطْفَأَهَا اللَّهُ وَيَسْعَوْنَ فِي الْأَرْضِ فَسَادًا وَاللَّهُ لَا يُحِبُّ الْمُفْسِدِينَ
Transcription phonétique :
wa qalat al yahuwd yad allah maghluwlatun ghullat aydiyhim walu’inuw bima qaluw bal yadahu mabsuwtatani yunfiqu kayfa yashao walayaziydanna kathiyran minhum ma onzila ilayka min rabbika tughyanan wakufran waalqayna baynahumu al’adawata waalbaghdaa ila yawmi alqiyamati kullama awqaduw naran lilharbi atfaaha allah wayas’awna fiy al-ardi fasadan wa allah la yuhibbu almufsidiyna
Traduction littérale :
et ont dit les juifs la main d'allah est nouée que soient nouées leurs mains et qu'ils soient maudits de l'avoir dit nenni ses mains sont satisfaisantes il pourvoie comme il veut et ajoute à beaucoup d'entre eux de ce qui a été descendu vers toi de la part de ton seigneur en errance et calfatage et nous avons jeté parmi eux l'inimitié et la haine jusqu'au jour du relèvement chaque fois qu'ils allumeront le feu de l'épée l'éteindra allah et ils précipiteront dans le pays la détérioration et allah n'affectionne pas les abîmeurs
*Note : le terme "calfatage" (kufran) est emprunté à l'hébreu kefira, et induit la notion de "recouvrir, de camoufler, de cacher" les péchés. Ce terme est traduit dans les Corans en français par mécréance.
Sourate 5, verset 82 :
{82} لَتَجِدَنَّ أَشَدَّ النَّاسِ عَدَاوَةً لِلَّذِينَ آمَنُوا الْيَهُودَ وَالَّذِينَ أَشْرَكُوا وَلَتَجِدَنَّ أَقْرَبَهُمْ مَوَدَّةً لِلَّذِينَ آمَنُوا الَّذِينَ قَالُوا إِنَّا نَصَارَى ذَلِكَ بِأَنَّ مِنْهُمْ قِسِّيسِينَ وَرُهْبَانًا وَأَنَّهُمْ لَا يَسْتَكْبِرُونَ
Transcription phonétique :
latajidanna ashadda alnnasi ‘adawatan lilladhiyna amanuw al yahuwd waalladhiyna ashrakuw walatajidanna aqrabahum mawaddatan lilladhiyna amanuw alladhiyna qaluw inna naçara thalika bi-anna minhum qissiysiyna waruhbanan waannahum layastakbiruwna
Traduction littérale :
tu trouveras que les gens les plus durs en hostilité envers ceux qui croient sont les juifs et ceux qui associent et tu trouveras que les plus proches en amitié avec ceux qui croient sont ceux qui disent nous sommes des naçara c'est ainsi car il y a parmi eux des moines et des ermites et ils ne se grandissent pas
Sourate 9, verset 30 :
وَقَالَتِ الْيَهُودُ عُزَيْرٌ ابْنُ اللَّهِ وَقَالَتِ النَّصَارَى الْمَسِيحُ ابْنُ اللَّهِ ذَلِكَ قَوْلُهُمْ بِأَفْوَاهِهِمْ يُضَاهِئُونَ قَوْلَ الَّذِينَ كَفَرُوا مِنْ قَبْلُ قَاتَلَهُمُ اللَّهُ أَنَّى يُؤْفَكُونَ
Transcription phonétique :
waqalati al yahuwd ‘uzayrun ibnu allah waqalati al naçara almasiyhu ibnu allah dhalika qawluhum bi-afwahihim yudahi-uwna qawla alladhiyna kafaruw min qablu qatalahumu allah anna yu/fakuwna
Traduction littérale :
et ont dit les juifs que 'uzayr est fils d'allah et ont dit les naçara que le messie est fils d'allah telle est leur dire de leurs bouches ils imitent le dire de ceux qui calfatèrent avant eux que les trucide allah de ce qu'ils sont déviants
Première conclusion :
Ces versets ne montrent pas la moindre bienveillance pour les juifs. Non seulement, on y lit de la jalousie cachée et une animosité tenace, mais on trouve également le mensonge flagrant et la calomnie théologique. En effet, les juifs n'ont jamais dit que le prestigieux personnage biblique 'Ezrah le scribe (transcrit dans le Coran de manière fantaisiste par 'Uzayr) était le fils de Dieu !
A présent, passons à la forme dérivée haduw ou huwdan :
Sourate 2, verset 62 :


إِنَّ الَّذِينَ آمَنُوا وَالَّذِينَ هَادُوا وَالنَّصَارَى وَالصَّابِئِينَ مَنْ آمَنَ بِاللَّهِ وَالْيَوْمِ الْآخِرِ وَعَمِلَ صَالِحًا فَلَهُمْ أَجْرُهُمْ عِنْدَ رَبِّهِمْ وَلَا خَوْفٌ عَلَيْهِمْ وَلَا هُمْ يَحْزَنُونَ




Transcription phonétique :
ina al ladhin amanuw wa al ladhin haduw wa al naçara wa al çabîin man amana bi allah wa al yawm al akhir wa ’amila salihan fa lahum ajruhum ‘ind rabihim wa la khawf ‘alayhim wa la hum yahzanun
Traduction littérale :

voici ceux qui ont cru et ceux qui judaïsent et les naçara et les çabéens de ceux qui ont cru en allah et au jour dernier et ont œuvré à la réussite alors à eux leur rétribution chez leur majeur et point de frayeur sur eux et ils ne seront pas affligés
*Note : çabéens : secte monothéiste dont les origines sont obscures, et pourrait être assimilée aux disciples de Jean-Baptiste. A ne pas confondre avec sabéens, population sudarabique polythéiste de la région de Saba.


Sourate 2, verset 111 :
وَقَالُوا لَنْ يَدْخُلَ الْجَنَّةَ إِلَّا مَنْ كَانَ هُودًا أَوْ نَصَارَى تِلْكَ أَمَانِيُّهُمْ قُلْ هَاتُوا بُرْهَانَكُمْ إِنْ كُنْتُمْ صَادِقِينَ
Transcription phonétique :
wa qaluw lan yadkhul al janat illa man kana huwdan aw naçara tilk amaniyuhum qul hatuw burhanakum in kuntum sadiqin
Traduction littérale :

et ils ont dit n'entre au jardin que celui qui était judaïsant ou naçara telles sont leurs croyances dis donnez votre preuve si vous êtes justes





Sourate 2, verset 135 :




وَقَالُوا كُونُوا هُودًا أَوْ نَصَارَى تَهْتَدُوا قُلْ بَلْ مِلَّةَ إِبْرَاهِيمَ حَنِيفًا وَمَا كَانَ مِنَ الْمُشْرِكِينَ
ואמרו היו יהודים או נוצרים תודרכו אמר לאו כי אם מלת אברהם החנפן ולא היה מן המשתפים




Transcription phonétique :
wa qaluw kuwnuw huwd aw naçara tahtaduw qul bal milat ibrahiym haniyf wa ma kana min al mushrikiyn

Traduction littérale :
et ils dirent soyez judaïsants ou naçara vous serez guidés dis nenni seule la parole d'abraham le courtisan et il n'était pas parmi les associateurs
*Note : On voit bien ici que le doublon "judaisants" et "guidés" était à l'origine un jeu de mots. Ce quasi calembour entre huwd ("judaïsant") et tahtaduw (forme déclinée signifiant "être guidé" en arabe) n'a pu venir que d'un rabbin qui "jonglait" entre l'hébreu et l'arabe, et qui fut repris par le rédacteur du Coran sans en connaître la signification hébraïque.
Quant à "Abraham le courtisan", la traduction courante est "Abraham le chef", ou "le dirigeant", ou encore "le fervent", voire "le pur monothéiste". Or "haniyf" vient d'une racine verbale hébraïque hnf ayant une acception péjorative de "flatter" ou "flagorner", de "soudoyer". Il faudrait donc dans le cadre du Coran et de l'islam, le traduire par "flatteur d'Allah" ou pour être moins péjoratif : "courtisan d'Allah".

Sourate 2, verset 140 :

أَمْ تَقُولُونَ إِنَّ إِبْرَاهِيمَ وَإِسْمَاعِيلَ وَإِسْحَاقَ وَيَعْقُوبَ وَالْأَسْبَاطَ كَانُوا هُودًا أَوْ نَصَارَى قُلْ أَأَنْتُمْ أَعْلَمُ أَمِ اللَّهُ وَمَنْ أَظْلَمُ مِمَّنْ كَتَمَ شَهَادَةً عِنْدَهُ مِنَ اللَّهِ وَمَا اللَّهُ بِغَافِلٍ عَمَّا تَعْمَلُونَ

Transcription phonétique :
am taquwluwn inna ibrahiym wa ismâ’iyl wa içhâq wa ya’quwb wa al asbata kanuw huwd aw nasara qul aantum a’lam am allah wa man athlam miman katama shahadat ‘indahu min allah wa ma allah bi ghafilin ‘ama ta’maluwn

Traduction littérale :

diriez-vous que certes abraham et ismaël et isaac et jacob et les tribus étaient des judaïsants ou des naçara dis est-ce vous les plus savants ou allah et qui est plus idolâtre que celui qui enfouit un témoignage chez lui d'allah et allah n'est pas dans l'occultation de ce que vous oeuvrez




Sourate 4, verset 46 :
{46} مِنَ الَّذِينَ هَادُوا يُحَرِّفُونَ الْكَلِمَ عَنْ مَوَاضِعِهِ وَيَقُولُونَ سَمِعْنَا وَعَصَيْنَا وَاسْمَعْ غَيْرَ مُسْمَعٍ وَرَاعِنَا لَيًّا بِأَلْسِنَتِهِمْ وَطَعْنًا فِي الدِّينِ وَلَوْ أَنَّهُمْ قَالُوا سَمِعْنَا وَأَطَعْنَا وَاسْمَعْ وَانْظُرْنَا لَكَانَ خَيْرًا لَهُمْ وَأَقْوَمَ وَلَكِنْ لَعَنَهُمُ اللَّهُ بِكُفْرِهِمْ فَلَا يُؤْمِنُونَ إِلَّا قَلِيلًا


Transcription phonétique :
mina alladhiyna haduw yuharrifuwna alkalima ‘an mawadi’ihi wayaquwluwna sami’na wa’açayna waisma’ ghayra musma’in wara’ina layyan bi-alsinatihim wata’nan fiy alddiyni walaw annahum qaluw sami’na waata’na waisma’ waonthurna lakana khayran lahum waaqwama walakin la’anahumu allah bikufrihim fala yu/minuwnna illa qaliylan

Traduction littérale :
de ceux qui ont judaïsé il y en a qui pervertissent les mots de leurs significations et disent nous avons entendu et nous nous rebiffons et entends sans être entendu et nous nous repaissons tordant leur langue et argumentant contre le jugement et s'ils avaient dit nous avons entendu et nous avons obéi entends et contemple-nous ce serait préférable pour eux et plus droit mais les a maudits allah pour leur calfatage et ils ne croient que peu
Sourate 4, verset 160 :



فَبِظُلْمٍ مِنَ الَّذِينَ هَادُوا حَرَّمْنَا عَلَيْهِمْ طَيِّبَاتٍ أُحِلَّتْ لَهُمْ وَبِصَدِّهِمْ عَنْ سَبِيلِ اللَّهِ كَثِيرًا
Transcription phonétique :
fabithulmin mina allathiyna haduw harramna ‘alayhim tayyibatin ohillat lahum wabiçaddihim ‘an sabiyli allah kathiyran
Traduction littérale :
et de par l'idolâtrie parmi ceux qui ont judaïsé nous leur avons interdit les bonnes étant licites pour eux et parce qu'ils obstruent le sentier d'allah beaucoup
Sourate 5, verset 41 :
يَا أَيُّهَا الرَّسُولُ لَا يَحْزُنْكَ الَّذِينَ يُسَارِعُونَ فِي الْكُفْرِ مِنَ الَّذِينَ قَالُوا آمَنَّا بِأَفْوَاهِهِمْ وَلَمْ تُؤْمِنْ قُلُوبُهُمْ وَمِنَ الَّذِينَ هَادُوا سَمَّاعُونَ لِلْكَذِبِ سَمَّاعُونَ لِقَوْمٍ آخَرِينَ لَمْ يَأْتُوكَ يُحَرِّفُونَ الْكَلِمَ مِنْ بَعْدِ مَوَاضِعِهِ يَقُولُونَ إِنْ أُوتِيتُمْ هَذَا فَخُذُوهُ وَإِنْ لَمْ تُؤْتَوْهُ فَاحْذَرُوا وَمَنْ يُرِدِ اللَّهُ فِتْنَتَهُ فَلَنْ تَمْلِكَ لَهُ مِنَ اللَّهِ شَيْئًا أُولَئِكَ الَّذِينَ لَمْ يُرِدِ اللَّهُ أَنْ يُطَهِّرَ قُلُوبَهُمْ لَهُمْ فِي الدُّنْيَا خِزْيٌ وَلَهُمْ فِي الْآخِرَةِ عَذَابٌ عَظِيمٌ
Transcription phonétique :
ya ayyuha alrrasuwlu la yahzunka alladhiyna yusari’uwna fiy alkufri mina alladiyna qaluw amanna bi-afwahihim walam tu/min quluwbuhum wamina alladhiyna haduw samma’uwna lilkadhibi samma’uwna liqawmin akhariyna lam ya/tuwka yuharrifuwna alkalima min ba’di mawadi’ihi yaquwluwna in uwtiytum hadha fakhudhuwhu wa-in lam tu/tawhu faihdharuw waman yuridi allah fitnatahu falan tamlika lahu mina allah shay-an ola-ika alladhiyna lam yuridi allah an yutahhira quluwbahum lahum fiy alddunya khizyun walahum fiy al-akhirati ‘adhabun ‘athiymun
Traduction littérale :
ô et ohé l'envoyé que ne t'affligent pas ceux qui s'empressent au calfatage parmi ceux qui dirent nous avons cru avec leurs bouches et sans qu'aient cru leurs cœurs et parmi ceux qui judaïsent qui entendent le mensonge et entendent d'autres communautés qui ne sont pas venues à toi et qui blasphèment la parole après avoir été proposée ils disent s'il vous a été donné cela alors prenez-le et s'il ne vous a pas été donné alors rendez-le et celui qu'allah veut éprouver alors tu ne peux le dominer par allah en rien tels sont ceux que ne veut pas allah que soient purifiés leurs cœurs à eux ici-bas l'opprobre et à eux dans l'autre un châtiment immense
Sourate 5, verset 44 :
إِنَّا أَنْزَلْنَا التَّوْرَاةَ فِيهَا هُدًى وَنُورٌ يَحْكُمُ بِهَا النَّبِيُّونَ الَّذِينَ أَسْلَمُوا لِلَّذِينَ هَادُوا وَالرَّبَّانِيُّونَ وَالْأَحْبَارُ بِمَا اسْتُحْفِظُوا مِنْ كِتَابِ اللَّهِ وَكَانُوا عَلَيْهِ شُهَدَاءَ فَلَا تَخْشَوُا النَّاسَ وَاخْشَوْنِ وَلَا تَشْتَرُوا بِآيَاتِي ثَمَنًا قَلِيلًا وَمَنْ لَمْ يَحْكُمْ بِمَا أَنْزَلَ اللَّهُ فَأُولَئِكَ هُمُ الْكَافِرُونَ
Transcription phonétique :
inna anzalna al tawrata fiyha hudan wanuwrun yahkumu biha alnnabiyyoona alladhiyna aslamuw lilladhiyna haduw wa al rabbaniyyuwna waal-ahbaru bima istuhfithuw min kitabi allah wakanuw ‘alayhi shuhadaa fala takhshawuw alnnasa waikhshawni wala tashtaruw bi-ayatiy thamanan qaliylan waman lam yahkum bima anzala allah faola-ika humu alkafiruwna
Traduction littérale :
nous avons fait descendre la torah dans laquelle il y a guidance et lumière jugent par elle les prophètes ceux qui se sont pacifiés à ceux qui judaïsent et les rabbins et les collègues qui se sont engoués de l'écrit d'allah et en ont été les témoins alors ne redoutez pas les gens et redoutez-moi et ne troquez pas mes signes à prix faible et quiconque ne juge pas selon ce qu'a fait descendre allah alors ce sont eux les calfateurs
*Note : Remarquons ici à nouveau le doublon "hudan" (guidance) et haduw (judaïsent). Ce verset qui, selon l'exégèse musulmane, concerne les "judaïsants" (et non les "juifs" de souche) non seulement n'est pas haineux envers eux mais plutôt obséquieux ! D'autant plus qu'il évoque dans un même souffle "les prophètes", "ceux qui se sont pacifiés" (donc les "soumis", donc les "musulmans") à ceux qui "judaïsent", les "rabbins" et les "collègues" qui "se sont engoués de l'écrit d'Allah" (ces "collègues" étant soit les disciples des rabbins, soit les compagnons de Muhammad).

Sourate 5, verset 69 :
إِنَّ الَّذِينَ آمَنُوا وَالَّذِينَ هَادُوا وَالصَّابِئُونَ وَالنَّصَارَى مَنْ آمَنَ بِاللَّهِ وَالْيَوْمِ الْآخِرِ وَعَمِلَ صَالِحًا فَلَا خَوْفٌ عَلَيْهِمْ وَلَا هُمْ يَحْزَنُونَ
Transcription phonétique :
inna alladhiyna amanuw waalladhiyna haduw waal çabiuwna waal naçara man amana bi allah waalyawmi al-akhiri wa’amila çalihan fala khawfun ‘alayhim wala hum yahzanuwna
Traduction littérale :
certes ceux qui ont cru et ceux qui ont judaïsés et les çabéens et les naçara quiconque croit en allah et au jour dernier et oeuvrent à réussite alors pas de crainte sur eux et eux ne seront pas affligés

Sourate 6, verset 146 :
وَعَلَى الَّذِينَ هَادُوا حَرَّمْنَا كُلَّ ذِي ظُفُرٍ وَمِنَ الْبَقَرِ وَالْغَنَمِ حَرَّمْنَا عَلَيْهِمْ شُحُومَهُمَا إِلَّا مَا حَمَلَتْ ظُهُورُهُمَا أَوِ الْحَوَايَا أَوْ مَا اخْتَلَطَ بِعَظْمٍ ذَلِكَ جَزَيْنَاهُمْ بِبَغْيِهِمْ وَإِنَّا لَصَادِقُونَ
Transcription phonétique :
wa’ala alladhiyna haduw harramna kulla thiy thufurin wamina albaqari wa alghanam harramna ‘alayhim shuhuwmahuma illa ma hamalat thuhuwruhuma awi alhawaya aw ma ikhtalata bi’athmin thalika jazaynahum bibaghyihim wa-inna laçadiquwna

Traduction littérale :

et à ceux qui ont judaïsés nous avons interdit toute celle à ongle et parmi les bovins et les ovins nous leurs avons interdit les graisses sauf ce que portent leurs dos ou leurs entrailles ou ce qui est mêlé à l'os ainsi nous les avons imposés en leurs désirances et nous sommes pour les justes

*Note : Ce verset, à première vue peu incompréhensible, demande quelques explications.
Dans la Torah, il y a toutes sortes d’injonctions culinaires ("cacherout") concernant les bêtes propres à la consommation (elles doivent avoir le sabot fendu et être ruminantes), et il y a aussi des parties de la bête permise qui sont impropres à la consommation (comme certaines graisses). Et comme d'habitude, le Coran calque (plus ou moins) aux détails de ces interdits alimentaires de la Torah. Jusque-là, rien de bien surprenant. Mais ce qui l’est beaucoup plus, est la manière dont le Coran comprend ces interdits : ils y sont considérés comme une punition, alors qu'il s'agit d'interdits de purification. Il y a donc ici une grave déviation théologique !
D'autre part, ce verset ne peut que s'adresser aux "juifs" de souche astreints à tous les commandements de la Torah, y compris ceux concernant les graisses animales. Car d'après la Torah de tels interdits alimentaires ne s'adressent pas aux "judaïsants". En effet, la conversion au judaïsme se faisait par paliers : tout d'abord les "craignants-Dieu" qui n'étaient tenus qu'aux 7 lois dites noachides. Ensuite, le "mityahed", c'est-à-dire "le judaïsant" qui était tenu aussi au respect du shabbat et d'autres fêtes, et enfin le "ger çedeq"("le converti juste") qui lui était déclarait "juif" tout comme les "juifs" de souche.
Le terme "haduw" ne peut donc en aucun cas être traduit dans ce verset par "judaïsants", mais par "juifs" !
Sourate 16, verset 118 :
وَعَلَى الَّذِينَ هَادُوا حَرَّمْنَا مَا قَصَصْنَا عَلَيْكَ مِنْ قَبْلُ وَمَا ظَلَمْنَاهُمْ وَلَكِنْ كَانُوا أَنْفُسَهُمْ يَظْلِمُونَ

Transcription phonétique :
wa’ala allathiyna haduw harramna ma qaçaçna ‘alayka min qablu wama thalamnahum walakin kanuw anfusahum yathlimoona

Traduction littérale :
et à ceux qui ont judaïsé nous avons interdit ce que nous t'avions sectionné auparavant et nous ne les avons pas faits idolâtres mais ils ont été eux-mêmes idolâtres
Sourate 22, verset 17 :
إِنَّ الَّذِينَ آمَنُوا وَالَّذِينَ هَادُوا وَالصَّابِئِينَ وَالنَّصَارَى وَالْمَجُوسَ وَالَّذِينَ أَشْرَكُوا إِنَّ اللَّهَ يَفْصِلُ بَيْنَهُمْ يَوْمَ الْقِيَامَةِ إِنَّ اللَّهَ عَلَى كُلِّ شَيْءٍ شَهِيدٌ
Transcription phonétique :
inna allathiyna amanuw waallathiyna haduw wa al çabiiyna wa al naçara wa al majuwsa waallathiyna ashrakuw inna allah yafsilu baynahum yawma alqiyamati inna allah ‘ala kulli shay-in shahiydun
Traduction littérale :
voici ceux qui ont cru et ceux qui ont judaïsés et les çabéens et les naçara et les mages et ceux qui associent certes allah séparera entre eux au jour du relèvement certes allah sur toute chose est témoin
Sourate 62, verset 6 :
قُلْ يَا أَيُّهَا الَّذِينَ هَادُوا إِنْ زَعَمْتُمْ أَنَّكُمْ أَوْلِيَاءُ لِلَّهِ مِنْ دُونِ النَّاسِ فَتَمَنَّوُا الْمَوْتَ إِنْ كُنْتُمْ صَادِقِينَ
Transcription phonétique :
qul ya ayyuha alladhiyna haduw in za’amtum annakum awliyao lillahi min duwni alnnasi fatamannawuw almawta in kuntum çadiqiyna

Traduction littérale :

dis ô ohé ceux qui ont judaïsés si vous prétendez que vous êtes les alliés de dieu à la place des gens alors souhaitez la mort si vous êtes justes

*Note : Ce verset ne parle pas d'Allah, mais de "Ilaha", donc de "Dieu" ("Eloha", dans sa forme hébraïsée et araméenne). Doit-on déduire que les "judaïsants" ne voyaient pas en Allah, leur Dieu ?

Seconde conclusion :
Les "judaïsants" ne trouvent pas plus grâce auprès du Coran que les "juifs de souche". Ce sont les mêmes incantations, les mêmes proférations, et les mêmes malédictions !
Cette distinction factice entre "juifs" de souche et "judaisants" que les exégètes musulmans se sont escrimer à mettre en place afin de différencier "yahuwd" de "haduw", est un leurre. En réalité, elle est destinée à détourner l'attention de l'erreur grammaticale, sémantique et étymologique commise par le (ou les) rédacteur arabophone du Coran.
"yahuwd" et "haduw" renvoient tous deux aux "juifs", qu'ils soient de souche ou convertis au judaïsme.

Mais alors, qui l'a induit en erreur ? Ses mentors rabbins ? Et qu'elle est donc la signification, le champ sémantique, et l'étymologie réelle de ces deux formes pour dire "juifs"?

Selon le Pentateuque (Genèse, 29, 35), Leah, l’épouse de Jacob, dit lorsqu'elle enfanta son quatrième fils: “Cette fois, je remercie Yahweh, et alors elle le nomma Yehuwdah”.
Ce "Yehuwdah” donna naissance à la tribu du même nom, et de ce nom est issu le substantif “yehuwdi” (ou "yehudi", donc “judéen”, devenu “juif” en français).
Le Pentateuque voit dans ce nom, la racine verbale WDH ou HDH, dans le sens de “remercier“. "reconnaître", "confesser". Les Juifs” seraient donc des "remerciants", des "reconnaissants", ceux qui “rendent grâce” à Yahweh.
Mais il y a un “hic” ! Cette exégèse biblique de Yehuwdah - “rendre grâce à Yahweh” - est erronée. C’est ce qu’on appelle en linguistique, de “l’étymologie populaire”. Celle-ci se fonde sur l’homonymie apparente dans la prononciation d’un mot, et non sur sa véritable étymologie et l'analyse grammaticale et philologique de sa racine. C’est un peu comme si un francophone disait que “mots” et “maux” avaient une étymologie commune, en ajoutant avec un air astucieux : “Pardi ! Des mots mal placés font toujours mal “ !

Or, la racine de Yehuwdi est HD, donc une racine bi-consonnantique conjuguée et déclinée à la troisième personne, et qui donna : YHD.
Cette racine HD signifie en paléo-hébreu "écho". “Hado” était le nom d’un petit Dieu renfrogné des cavernes à l’époque prébiblique, soit au XIV siècle avant J.-C. Pourquoi "Dieu des cavernes" ? Parce que son “territoire” était troué de grottes et de cavernes.
Les voix des habitants de cette contrée, lorsqu’ils s’appelaient les uns-les-autres, résonnaient, se propageaient et se répercutaient en écho. Ils imaginèrent donc qu’un Dieu leur répondait ! Et c’est pourquoi cette contrée fut appelée en hébreu : “Yehuwdah” (la Judée), c’est-à-dire “la contrée où le Dieu de l’écho rugit”.

Si l’on s’en tient donc exclusivement à la grammaire, à la morphosyntaxe, et à l’étymologie scientifique de la langue hébraïque, “Juif” (Yehuwdi) signifie : “celui qui entendra l'écho” et non pas “celui qui rendra grâces à Yahweh”.

Le Pentateuque ne pouvait laisser tel quel cet atavisme qui rappelait le passé animiste, totémiste, et polythéiste des Hébreux. Il a donc bien fallu donner à ce nom une explication et une "facture" monothéiste de "remerciant Yahweh".

En arabe par contre, la racine verbale HDH (commune également à l'hébreu et censée être, d'après le Pentateuque, celle du nom Yehuwdah, "celui qui remercie"), signifie : "guider".
C'est donc parce que le rédacteur du Coran croyait que "Yehuwd" (Juifs) et "Haduw" (guidés), étaient de la même racine HDH qu'il a "jonglé" sur ces deux termes comme étant des synonymes doublés presque d'homonymie !!!
Cette méprise étymologique, dont le Pentateuque était en partie responsable, commise par le rédacteur (Muhammad ou son scribe) du Coran, est-elle révélatrice d'autre chose ?
Et de qui lui venait-elle ? Certainement pas de l’Ange Gabriel qui devait avoir une science infuse de l'hébreu et ne serait pas tombé – tel un vulgaire et inculte quidam - dans les pièges de l'étymologie populaire ! A moins que l'Ange Gabriel soit un farceur ou un plaisantin - allons savoir ! -, cette méprise avait une origine humaine, trop humaine ! Trop "juive", pourrait-on dire !
En fait, le rédacteur du Coran l'a recueillie de la bouche de rabbins, ou plutôt de son rabbin-mentor anonyme chez qui il allait écouter des "cours de Torah" ! En reprenant à son compte cette étymologie populaire hébraïque, tout en ne sachant pas l'hébreu, le rédacteur du Coran s'est trahi et a ainsi dévoilé ses "sources" juives rabbiniques.
Car si en arabe la racine “hdh” signifie “être guidé”, les “juifs” ("yahuwd") ou les "judaïsés" ("haduw") étaient donc pour le Coran des “guidés”. Mais “guidés” par qui ? Par Yahweh, pardi !
Et si les “juifs” et les "judaïsants" ont été “guidés” par Yahweh et que l’Ange Gabriel et Allah lui-même le disent dans le Coran, cela signifie qu’ils ont été bien-guidés et qu’ils n’ont rien falsifié de la Torah !

Pour ne pas être en reste, voici un autre verset avec le terme énigmatique "huwdan", et qui révèlera définitivement non seulement le pot-aux-roses de l'imposture coranique mais aussi le nom et l'identité de son rabbin-mentor :

Sourate 11, verset 50 :

وَإِلَى عَادٍ أَخَاهُمْ هُودًا قَالَ يَا قَوْمِ اعْبُدُوا اللَّهَ مَا لَكُمْ مِنْ إِلَهٍ غَيْرُهُ إِنْ أَنْتُمْ إِلَّا مُفْتَرُونَ
Transcription phonétique :
wa-ila ‘adin akhahum huwdan qala ya qawmi o’buduw allah ma lakum min ilahin ghayruhu in antum illa muftaruwnna

Traduction littérale :
et à 'ad leur frère huwdan dit ô ma communauté servez allah il n'y a pour vous de dieu hormis lui vous n'êtes que des imposteurs
Ce huwdan (donc "juif", donc "guide") n'est autre que le rabbin-mentor Juif du rédacteur du Coran !
Et pourtant, ce dernier exècre tous les "juifs", "yahuwd", "haduw", et huwdan, pêle-mêle !

Que dire d'autre de cette jalousie qui s'est peu à peu transformée en haine incandescente ? Que ce serait plutôt le rédacteur du Coran le véritable imposteur ? Que cet imposteur a accusé les juifs de ce qu’il a lui-même été ?
Certes. Mais surtout : Que son narcissisme haineux a empoisonné et n'en finit pas d'empoisonner l'humanité entière !



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Re: David Belhassen

Message non lupar yacoub » jeu. 17 nov. 2016 17:12

C'est haram pour les musulmans de lire ça

Qui a rédigé le Coran ?

La lecture du Coran ("el qoran" en arabe, terme qui peut signifier aussi bien "l'appel" que "la lecture") laisse perplexe.

Le Coran regorge d'hébraïsmes, de noms, de mots et d'expressions hébraïques (reconnaissables aisément en dépit des innombrables erreurs dans leur retranscription en arabe). Les experts en araméen (dans sa variante syriaque) y ont trouvé également un vocabulaire étendu et une syntaxe qui sont indubitablement en langue araméenne, au point de conclure qu'il s'agit d'une langue composite arabo-hébreue-araméenne, artificielle et spécifique au Coran.
Et cela est dû au fait que le Coran rassemble dans un fatras épouvantable des passages du Pentateuque, du Livre de Josué (qu'il confond avec Yeshoua'-Jésus), du livre des Psaumes (appelé bizarrement "zabbour", déformation de "zammour" = "chant", en hébreu), des Evangiles (y compris apocryphes), des bribes d'hagiographes bibliques, des réminiscences de littérature talmudique en araméen, et enfin des ersatz de traditions "arabes" préislamiques revisitées et réinterprétées ?

A tel point qu'on est en droit de se demander qui a bien pu "pondre" cette mixture imbuvable ? Qui est donc le "responsable" de ce syncrétisme rétrograde qui a pris du judaïsme et du christianisme ce que ces deux religions ont de pire - comme si elles étaient deux mamelles empoisonnées qui ont allaité la religion musulmane -, et délaissé le meilleur ?

A la fin du VIème-début du VIIème siècle après J-.C., le judaïsme et le christianisme étaient solidement implantés dans la péninsule du Hedjaz. Les rabbins et les prêtres s'affrontaient dans d'interminables joutes théologiques sous les yeux amusés et le regard ébaubi des autochtones arabes polythéistes. Certains de ces arabes polythéistes, plus curieux que d'autres, venaient assister aux enseignements que rabbins et prêtres octroyaient, dans un but incontestable de prosélytisme.

Les rabbins cependant, plutôt qu'une conversion pure et dure au judaïsme, privilégiaient une adhésion à ce qu'ils nommaient "la communauté des craignant-Dieu".
Il était exigé de ces "craignant-Dieu", une pratique religieuse allant - selon leur stade de progression dans le judaïsme-, du minimum (comme le respect aux 7 commandements dits "noachides"), jusqu'à un stade très avancé de respect des lois de la Torah juste avant la conversion finale, en passant par le stade intermédiaire de "mityahed", c'est-à-dire de "judaïsant".

Il se pourrait fort bien que Muhammad - si le personnage est réel et non fictif - se soit trouvé parmi ces "judaïsants" écoutant, avec un sérieux vertigineux, l'enseignement d'un de ces gourous-rabbins. Il devait être doué d'une excellente mémoire pour "engranger" fidèlement les "pilpoulim" (les "ratiocinations") de ces rabbins. Allait-il alors - afin de se les remémorer et les "sauvegarder", réciter ses "cours" à un scribe qui, au fur et à mesure, "couchait à l'écrit" ce qui lui avait été transmis oralement ?
Pourtant, il y a dans le Coran trop de déviations, de dissidences, de contradictions, de divergences, d'anachronismes (pour ne pas dire de bourdes et d'erreurs, voire d'absurdités et de non-sens qui y pullulent, mais qui pourraient tout aussi bien être attribuées à un scribe étourdi ou malentendant) par rapport au Pentateuque ou aux Evangiles.

De plus, l'éclectisme religieux de ce néophyte ne le poussa- t-il pas aussi à aller écouter les prêches et sermons de rabbins hétérodoxes et de moines défroqués ? Toutes ces influences sont en effet patentes dans le Coran.
Ce qui a poussé nombre d'Historiens et d'exégètes à développer la thèse, justement à cause de ce syncrétisme judéo-chrétien dissident et déviant, que le "maître à penser" de Muhammad ne pouvait pas être un rabbin orthodoxe ou un prêtre catholique. Il appartenait soit à une secte judaïco-christique, soit à une secte chrétienne judaïsante, soit même à une secte hétérodoxe - voire hérétique -, ex-judaïque ou ex-christique.

Cette thèse semble cohérente, mais elle fait fi de certaines considérations et reste encore à prouver. Toutefois, et en admettant qu'elle soit établie, la question demeure de savoir de quelle secte judaïco-christique ou de quelle secte chrétienne judaïsante, ou encore de quelle secte hétérodoxe-hérétique ex-judaïque et ex-christique, s'agit-il ? Et plus concrètement, qui est ce rabbin dissident ou ce prêtre hérétique qui a distillé son enseignement à Mohammad ? Et enfin, qui est ce scribe qui a trempé sa plume pour rédiger le Coran, à partir de "comptes-rendus" oraux de Mohammad ?

Avant de s'aventurer à une hypothétique réponse, faisons un bref relevé de ces sectes, dans la péninsule arabique de l'époque, relevant du judaïsme et du christianisme hétérodoxes.
Dans le judaïsme : une secte pharisienne messianique ésotérique et dissidente (de "la maison de Shamaï", le fameux sage qui polémiquait avec Hillel l'ancien ?), des débris du courant sadducéen, des rescapés d'un groupe d'esséniens, des excommuniés de la communauté samaritaine, et une faction de proto-qaraïtes descendants peut-être d'anciens zélotes (judéens et iduméens).
Dans le christianisme : une secte marcionite, une monophysite, une arianiste, une nestorienne, une gnostique sacralisant un Evangile apocryphe ou non canonique, une nazoréenne, et enfin une secte ébionite.



Il y en avait certainement d'autres appartenant au pourtour judaïque et christique, mais leur "credo", leur théologie, leurs croyances et leurs pratiques religieuses ne différaient sensiblement pas de la douzaine de courants et sectes énumérés plus haut et se rattachant à la sphère judaïque et christique.
Procédons par élimination.
- Il est impossible qu'un pharisien, dissident ou pas, ait enseigné Mohammad. Aucun pharisien n'aurait pu ordonner qu'on coupe la main pour le vol d'un pain ! Cela contredit totalement non seulement le Pentateuque qui oblige le voleur à rembourser quatre fois le prix de son vol, mais également l'exégèse pharisienne fondamentale de permettre en toutes choses une réparation pécuniaire.
- Ce maître à penser de Mohammad ne pouvait être un sadducéen. Les sadducéens s'opposaient farouchement à la croyance au monde futur et à la résurrection des morts. Or ces deux points sont centraux dans le Coran.
- Il n'était pas non plus essénien. Le calendrier essénien était fondamentalement solaire et le calendrier coranique est exclusivement lunaire.
- Il était encore moins un samaritain, pour qui non pas Jérusalem, mais le Mont Garizim (surplombant Sichem) était le "Sanctuaire de Yahweh". Le Coran a les samaritains en horreur.
- Ni non plus un proto-qaraïte descendant des anciens factieux zélotes. D'un point de vue théologique, ceux-ci rejetaient le Talmud, or le Coran reprend des traditions talmudiques. Et d'un point de vue politique, ils étaient des ultras patriotes, des "endeuillés de Sion". Or Jérusalem n'est même pas mentionné dans le Coran. Quant au patriotisme juif, Mohammad n'en a cure.

En conclusion, le "maître à penser" de Muhammad n'était pas un Hébreu (judéen, samaritain, ou galiléen).

Et concernant la sphère christique, l'élimination par impossibilité est à peu près du même type :
- Un marcionite rejetait le Pentateuque. Le Coran le vénère.
- Un monophysite voit en Jésus son "unique nature incarnée dans le verbe de Dieu". Le Coran reconnaît certes en Jésus "le prophète du Jugement dernier", mais Jésus n'est qu'un humain comme les autres prophètes (nonobstant sa naissance virginale).
- Un arianiste fait de la résurrection de Jésus le fondement de son anti-trinitarisme. Le Coran nie la mort sur la croix et donc la résurrection de Jésus.
- Un nestorien se réclame d'une doctrine professant que deux personnes, l'une divine, l'autre humaine, coexistaient en Jésus. Le Coran rejette également cette doctrine.
- Un gnostique aurait fait peu de cas des interdits culinaires de la Torah. Le Coran est très méticuleux sur ce point.
- Un nazoréen aurait été offusqué si un de ses disciples avait dit que Jésus n'avait pas été crucifié et que c'est un autre qui l'a été à sa place. Le Coran l'affirme allégrement
- Un ébionite aurait enseigné de ne transgresser aucun "yota" de la Torah, de ne rien y ajouter et de ne rien y retrancher car tout le Pentateuque et les commandements de la Torah témoignent de la messianité de "Jésus le Sauveur d'Israël". Le rédacteur du Coran ajoute et retranche, biffe et modifie les lois de la Torah, sans même sourciller.

Seconde conclusion : Le maître à penser de Muhammad n'était pas un prêtre ou un moine (défroqué ou pas).

Mais cette élimination ne nous dit toujours pas qui était le "maître à penser" de Muhammad et encore moins le scribe ou le rédacteur du Coran. Ce n'est que dans la "Sîrah", c'est-à-dire la pseudo "biographie" de Muhammad et le fictif compte-rendu détaillé de ses faits et gestes, que nous pourrions à la rigueur trouver les indices qui manquent et qui seraient susceptibles de nous révéler l'identité de ce "maître à penser" de Muhammad, et par la même occasion, le nom de son scribe et rédacteur du Coran.
Cette compilation nous parle d'un certain Waraqa ibn Nawfal, le cousin de Khadija, la première épouse de Muhammad. Selon différentes sources et études, ce Waraqa aurait été tout d'abord un "craignant-Dieu", puis un "judaïsant" et ensuite un "christianisant".
Et c'est par l'intermédiaire et l'enseignement de ce "maître à penser" (qui a lui-même mal intégré ce que des juifs et des chrétiens, appartenant à des courants marginaux et hétérodoxes, lui ont enseigné), que le Coran est "descendu du ciel".

Il y a néanmoins une faille dans cette thèse : Waraqa ibn Nawfal serait d'origine qurayshite donc "arabe". Or le Coran (du moins dans ses premiers versets dits "mecquois") a une haine incandescente des arabes (tant qu'ils étaient polythéistes). Par exemple (9. 97) :


الْأَعْرَابُ أَشَدُّ كُفْرًا وَنِفَاقًا وَأَجْدَرُ أَلَّا يَعْلَمُوا حُدُودَ مَا أَنْزَلَ اللَّهُ عَلَى رَسُولِهِ

les arabes sont les plus endurcis parmi les mécréants et les hérétiques, et les plus enclins à ne pas étudier les préceptes qu'a fait descendre (du ciel) allah sur son envoyé.

De plus, le Coran fait par trop usage de mots hébreux et araméens, à la place de termes arabes. Il est également parsemé de graves erreurs d'orthographe et de syntaxe. Ce qui laisse planer des doutes sur l'origine "arabe" de Waraqa et a entraîné des historiens à le considérer comme d'origine aramo-syrienne, voire nabatéenne.

La question reste en suspend, mais d'un point de vue psychologique, la balance penche plutôt sur l'origine arabe.
Car cette "haine de soi" de Waraqa (et donc de Muhammad) n'est-elle pas un comportement banal, de la même veine et du même syndrome qui atteint tout "converti" et "prosélyte" ?
Et comme Waraqa et Muhammad qui se gargarisaient de mots et d'expressions hébraïques et araméennes devant des locuteurs arabes qui les écoutaient bouche-bée, de même un "nouveau musulman" en France - plutôt dénué de solide culture française et s'exprimant dans un langage peu châtié -, ne se met-il pas soudain à baragouiner en arabe avec ses "potes" de banlieue ? Ou à lancer à tout bout de champ à la face de ses parents "chrétiens mécréants", des expressions en langue arabe coranique afin de mieux leur étaler son "intransigeante foi musulmane" ?!

Après sa conversion à l'islam, un néophyte français de souche ne devient-il pas immanquablement haineux envers ses origines françaises et sa famille restée chrétienne ?
Cela n'a- t-il pas été également le syndrome de Muhammad, le disciple de Waraqa qui, en fin de compte a éclipsé son "maître"?!


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Re: David Belhassen

Message non lupar yacoub » dim. 20 nov. 2016 19:46

Image

Les Phéniciens : une identité volontairement occultée !



Monnaie "phénicienne", portant une inscription en paléo-hébreu mentionnant la ville de Tyr (çor en hébreu).

Cet article est un hommage à Adyah Horon (1907-1972), qui oeuvra sur le site d’Ougarit avec le célèbre archéologue Charles Virolleaud. Philologue visionnaire, il fut le pionnier de la redécouverte de la véritable identité hébreue des ‘Phéniciens’.

Il n’y a pas, dira-t-on aujourd’hui, d’objectivité absolue à l’Histoire. Les Historiens nous montrent une réalité sous un angle précis, le plus large possible, tout en étant conscient qu’il existe d’autres facettes de la chose. Bref, sans remettre en question leurs convictions, les historiens sont naturellement prêts à admettre que l’écriture de l’Histoire n’est jamais achevée. Elle connaît des améliorations, des perfectionnements. Ceux-ci dépendent des nouvelles découvertes archéologiques qui se greffent sur une solide base de connaissances, le fruit du travail de centaines d’historiens.
Et pourtant cette assurance sereine est loin de refléter une quelconque fidélité à la vérité historique. Prenons un exemple bien connu, celui des « Phéniciens » et leurs descendants « Carthaginois ».
Les « Etudes phéniciennes » sont un département académique où s’écrivent de nombreuses thèses d’Université, a priori sérieuses et étayées. Néanmoins, ces « Etudes phéniciennes » sont plutôt problématiques : le terme même de « Phénicie », son origine, son étymologie, sa signification, sont eux-mêmes sujets à polémique.
D’où vient donc cette appellation de Phénicie - adoptée à l’unanimité par l’Historiographie scientifique, et même, comble de l’absurde, par sa branche israélienne !, et qui est désormais devenu un consensus général et incontestable ?
Et les « Phéniciens » eux-mêmes ? Se nommaient-ils « Phéniciens » ? D’ailleurs, cette dénomination qui est non seulement un anachronisme grossier, mais un péjoratif dans la bouche des Grecs qui les nommèrent de la sorte, est véritablement une offense à leur égard ! Pire ! Une trahison de la part des ‘Historiens’ modernes qui se targuent d’objectivité scientifique et qui persistent à en faire usage.
Il y eut d’autres cas de « trahisons sémantiques » sur lesquels nous ne nous étendrons pas. Mais nous mentionnerons brièvement deux exemples de ces cas :
1. « Palestine » : L’usage général de ce terme est l’apanage de tous les auto-intronisés « Nouveaux Historiens ». Au point où certains d’entre eux particulièrement sans vergogne vont même jusqu’à parler de « Jésus le palestinien », alors que le terme de Palestine n’apparaît pas une seule fois dans les Evangiles, mais Judée, Samarie, Galilée et Israël sont mentionnés des dizaines de fois. Dire « Jésus le palestinien » est en fait bien plus qu’un anachronisme débile. C’est véritablement une odieuse manipulation propagandiste de la part de ces « Nouveaux Historiens ».
Quelle est donc l’étymologie de ce « nom propre » qui n’en est pas un ?
En fait « palestine » est un substantif au masculin-pluriel formé à partir d’une racine verbale hébraïque qui signifie « envahisseurs », « occupants », « intrus », qualificatif par lequel les Hébreux d’antan nommaient des envahisseurs venus des îles de la Mer Egée, et particulièrement de la Crête, les fameux « philistins » de la Bible. (Voir l'article : « Pour en finir avec l’usage du termePalestine ».
L’usage du mot ‘Palestine’ ne se répandit qu’après l’écrasement de la révolte des Hébreux judéens et samaritains par l’occupant romain (en 135 après J.-C) afin d’effacer toute trace de l’identité véritable du peuple indigène et de sa patrie. Faire usage du terme abject « Palestine » revient donc à perpétuer l’insulte faite aux Hébreux en 135 après J.-C !

2. « Amérique » ou pire « Amérindien » : On peut lire dans les manuels scolaires que « il y a mille ans, les indiens d’Amérique étaient organisés en clans ». La formule est tellement banale que l’aberration n’interpelle plus personne. Et pourtant, l’anachronisme saute aux yeux, puisque, il y a mille ans, personne ne répondait à l’appellation ‘d’indiens d’Amérique’. De plus, l’expression ‘indiens d’Amérique’ est lourde de connotations. En effet, ‘indien’ vient d’une confusion de la part de Christophe Colomb. Quant à ‘Amérique’, il vient du prénom d’Amerigo Vespucci, rendu tristement célèbre par les massacres « d’indigènes » qu’il organisa.
Nommer les autochtones de ce continent « Indiens d’Amérique » (on lui préféra le terme Abya Yala, voir Les droits des peuples premiers ) est donc ici plus qu’une trahison. Elle impose aux victimes l’identité que leurs bourreaux ont forgée pour eux. Exactement comme le mot « Palestine ».
Peut-on, pour cette fois encore, plaider l’ignorance des faits, ou même un manque de sensibilité vis-à-vis du « vaincu de l’histoire » ? On est en droit d’en douter. Les Historiens modernes se rangeraient-ils systématiquement du côté des vainqueurs, pour adhérer à leurs idées, et même à leur manière de déconsidérer le vaincu ?
L’exemple le plus probant de cet état de fait est sans doute celui des « Phéniciens », ce peuple qui a été triplement vaincu de l’Histoire : militairement par les Romains, culturellement par le judaïsme, et physiquement par les hordes conquérantes arabo-musulmanes. C’est ce qui rend tout particulièrement tenace les idées reçues à leur sujet.
I. Un peuple de marchands ?
Le négoce, c’est l’association immédiate qui vient à l’esprit quand on entend ‘Phénicien’. D’origine grecque, ce mot poïniké signifierait le pourpre (extrait du Murex Brandaris), ou bien une épice rouge (comme le paprika), ou encore le fruit du palmier-dattier. Mais cette acception qui les prive de toute dimension de peuple pour les réduire à une guilde de marchands, est une grave erreur de compréhension ou le fruit d’un terrible malentendu linguistique.
En effet, le dénominateur commun des choses désignées par le terme grec pïoniké (le pourpre, le paprika ou la datte) est leur couleur rougeâtre. Or, en hébreu (et donc en phénicien), adom signifie à la fois rouge, homme, terre (ce qui n’a rien d’étonnant dans un pays recouvert de terra rossa). Le terme grec poïniké ne serait donc pas un qualificatif dénonçant un mercantilisme forcené autant que méprisable, mais bien la traduction en grec de l’hébreu ‘adam’, c’est-à-dire l’homme.
Les Phéniciens ne sont d’ailleurs pas les seuls à répondre à cette appellation. D’autres peuplades hébreues, de la rive est du Jourdain, les Edomites ou Iduméens (Edoumim en hébreu), se définissaient exactement de la même façon.

Mais à côté des « nobles » préoccupations politiques des Grecs ou des Romains (celles qui visaient à faire main-basse sur d’autres peuples et surtout sur leurs biens), il fallait bien faire de leurs concurrents Hébreux-Phéniciens de vils marchands. Déjà, Homère pestait contre « ces gens de Phénicie, ces marins rapaces, qui dans leur noir vaisseau, ont mille camelotes. » (note : Odyssée, 15, 415). Il fut suivi par une longue tradition ‘d’Historiens’ qui diffusèrent et amplifièrent la diffamation.

Or, ces Hommes-Phéniciens (et leurs descendants Carthaginois), n’étaient pas que des « marins rapaces ». Ils étaient également les pionniers dans un très grand nombre de domaines. Depuis le travail des métaux jusqu’aux principes de navigation maritime, en passant par les constructions navales (les fameuses trirèmes puniques) et terrestres (les architectes carthaginois construisaient des immeubles de six étages habitables). En fait, ils étaient bien plus avancés que les Grecs et les Romains. Ceux-ci, d’ailleurs, ne tarissaient pas d’éloges devant l’ouvrage d’agronomie de Magon le Carthaginois.
Ils étaient des explorateurs intrépides, les premiers à avoir franchi la « passe de Melqart » (le détroit de Gibraltar). Le récit du ‘périple de Hannon’ décrit une exploration poussée de la côte atlantique de l’Afrique.
Mais il y a ‘pire’ encore. Les Phéniciens ont aussi largement exploré l’Europe tout entière, depuis la vallée du Rhône jusqu’aux côtes de Bretagne et même d’Ecosse. Le terme Europe lui-même est tiré de la racine hébraïque ‘ERV, qui signifie « le coucher de soleil », c’est-à-dire l’ouest, l’occident, donc l’Europe (note : la raison pour laquelle Europa est, dans les médaillons antiques, représentée par un saule en devient clair : le saule en hébreu se dit arava, donc le féminin de ‘erev. (Voir Adyah Horon. Gourevitch ; Erev veKedem, Ed Dvir, 2000).

Ainsi, les Phéniciens ont développé des relations étroites avec de nombreux peuples d’Europe, depuis l’Ibérie au sud (en deçà et au-delà du fleuve Ebre, - on retrouve encore une fois la racine hébraïque ‘ebr’ = Hébreu, dans Ibérie et Ebre), jusqu’aux Hébrides et à l’Eire (noms également dérivés de la racine ‘ebr selon Adyah Horon qui fait la remarque que certains celtes nommaient jadis leur pays Evrin, qui s’est ultérieurement transformé en Eire). De même, sur la côte méditerranéenne nord (comprenant aujourd’hui l’Italie, la Corse, la Sardaigne, la Yougoslavie, la Grèce, le sud et l’est de la Turquie), on retrouve des traces de ces Phéniciens. sous formes d’inscriptions en hébreu, de noms de villes, de rivières et de montagnes.

Dans ces relations, il n’est nullement question de conquête ou de guerre dévastatrice, mais, dans la plupart des cas, de rapports pacifiques, véritables ‘échanges culturels et de civilisation’. Même pour les auteurs de ‘l’Univers phénicien’ (note : op. cit., p. 240), « Les phéniciens n’ont été en aucun moment des colonisateurs, et c’est peut-être cette raison qui explique la stabilité de leur présence en Méditerranée. ».
Cet apport civilisateur s’est étendu à toutes les contrées où les amenait leur curiosité, et surtout en Afrique du nord, et tout particulièrement en Tunisie où ils ne se contentèrent pas d’établir des comptoirs portuaires, mais nouèrent des relations stables avec les autochtones Berbères et les Numides. C’est là qu’ils développèrent une civilisation remarquable (qui dépassa et de loin celles qui l’ont supplantée), et en premier lieu la République de Carthage, la première république démocratique au monde !.
Ces Hébreux-Phéniciens qui ne se sont eux-mêmes jamais appelés « Phéniciens » et qui se dénommaient naturellement « Fils d’Adam », « Adaméens », ou encore « Qadméens », de la racine QDM, ce qui en hébreu signifie ‘le Levant’, auraient voulu que l’on reconnaisse ce qu’ils ont apporté à l’humanité, et à l’Europe en premier chef. D’ailleurs, selon Hérodote, Qadmos est le « frère aîné de Europa, et c’est lui « qui introduisit en Grèce l’Alphabet » (duquel descend aussi l’alphabet latin !).
Ce qui en dit long sur l’ascendant culturel des Phéniciens sur les Grecs et les Romains. Tout cela est bien loin de l’image calomnieuse de parasites, d’obscurs et avides trafiquants.
Mais sous la plume de Louis Siret, les Phéniciens sont des « parasites qui n’ont jamais eu un art propre. » (note : cité par M Gras, P Rouillard et J Teixidor, L’Univers Phénicien, Paris, Arthaud, 1989). Les Phéniciens y sont dépeints dans la posture de camelots ambulants, sillonnant la Méditerranée, fourbes d’esprit, aussi âpres au gain que dénués de tout sentiment ‘national’. On aura reconnu ici les thèmes majeurs de la haine racialiste contre les ‘Juifs’.
De ce point de vue, les Phéniciens font figure d’ultime boutoir. Ils représentent le chaînon manquant, qui aurait (prétendument) disparu de « bonne grâce ». Ce qui est bien pratique pour ceux qui ont tout fait pour faire « disparaître » un peuple aussi « vil avec sa manie quasi-obsessionnelle du lucre ».

Certains de ces ‘Historiens’ comme Vacher de Lapouge, se sont alors demandés comment était-il possible que Dieu ait choisi les Israélites comme « peuple élu » alors qu’ils sont si « semblables aux odieux Phéniciens » ? Son explication est cinglante : le peuple d’Israël aurait été victime d’une « phénicisation » progressive : « … le peuple d’Israël était profondément phénicisé…. Des phéniciens, voilà ce qu’il faut voir dans la majorité des juifs de race pure… » (note : G Vacher de Lapouge, les Sélections sociales, p. 136-137, Fontemoing, Paris, 1896).

Bref, les Phéniciens furent non seulement délégitimisés en tant que peuple, mais encore démonisés avec la (pseudo) « abominable pratique de sacrifices humains perpétrée au Tophet de Carthage et dans toutes les comptoirs phéniciens ».
Cette horreur feinte de la part des ennemis des Phéniciens qui ont colporté l’ignoble calomnie, ne cacherait-elle pas en filigrane une sorte de ‘justification’ de la destruction de Carthage par les Romains ? On est en droit de le penser, parce que cette calomnie fut à l’origine propagée par ces mêmes Romains.
Or une telle accusation a de quoi révolter.
Tout d’abord parce qu’à cette époque, ce sont les Romains qui pratiquaient couramment des sacrifices humains. Les riches notables de Rome ne manquaient pas, lors de la construction d’une nouvelle bâtisse, de sacrifier un esclave (acheté spécialement pour la circonstance) et de répandre son sang sur les fondations. Sans évoquer les distractions morbides que constituaient les sanguinaires combats de gladiateurs.
Mais lorsqu’on évoque la « grandeur de Rome », cette accusation d’avoir pratiqué des sacrifices humains est soigneusement cachée, et ce pour mieux la faire retomber sur les Carthaginois ! On préfère glorifier le ‘génie militaire’, les institutions, le sénat, et la grande ‘piété’ du peuple Romain, mais non pas mentionner ses abominations.
Par contre, à l’égard des Carthaginois, point d’amnésie consciente ! La calomnie, encore et toujours ! Au point où cette accusation s’est métamorphosée en une vérité historique indubitable, de la part d’Historiens malveillants et jusques romanciers, comme Flaubert et sa mise en scène macabre d’un Moloch ogre d’enfants dans son célèbre roman ‘Salammbô’.
Cette image d’Epinal s’est également nourrie des descriptions bibliques sur une cérémonie d’initiation par le feu célébrée par des Hébreux polythéistes (décriée par le ‘prophète’ monothéiste Jérémie - Voir Jérémie VII, 31-31 et XIX, 6), et mal comprise ou mal interprétée.

D’ailleurs les tout récents travaux sur les cendres d’os, ainsi que les dédicaces, trouvées sur les nécropoles de Carthage, les fameux ‘Tophet’, infirment la calomnie. ‘Tophet’ n’est pas du tout un terme énigmatique et menaçant, comme certains le prétendent. Il désigne simplement un site où se pratiquait l’incinération des os des défunts, et en particulier l’incinération des avortons, des bébés mort-nés ainsi que des nourrissons non-sevrés et décédés en bas-âge (note : Sabatino Moscati, 1987, Il sacrificio punico dei fanciulli : realta o invenzione ? Rendiconti dell’Accad. Dei Lincei, 261, p.3-7).
Pourtant, les découvertes archéologiques n’étaient pas indispensables pour réfuter la calomnie à l’encontre des Carthaginois, puisque le ‘prophète’ Amos parle déjà de cette coutume d’incinération: « Et son oncle, chargé de l’incinération, emportera ses os » (Amos, 6, 10). S’il s’agissait de sacrifices humains, il est impensable que le ‘prophète’ monothéiste Amos ne se soit pas indigné et n’ait point condamné une telle pratique au lieu de l’encenser.
En effet, en hébreu (la langue des Phéniciens et des Carthaginois faut-il le rappeler), tophet vient dela racine tuwf = incinération, brûlement. Les malheureux parents immolaient souvent une bête de substitution, à côté de l’enfant défunt, probablement pour s’assurer la promesse d’une nouvelle descendance. C’est la promiscuité des os d’enfants et d’agneaux incinérés qui est à l’origine de cette légende diffamatoire qui persiste autant dans l’imaginaire populaire que dans les écrits des « spécialistes » de Carthage.
Le dénigrement systématique des Carthaginois, jusqu’à leur refuser un statut de peuple, cache des intérêts bien plus sordides. Les Carthaginois représentaient tout simplement une dangereuse concurrence pour l’activité maritime des Grecs et des Romains. Il fallait donc s’en débarrasser !
Le plus désolant est que même l’extraordinaire apport culturel des Phéniciens et des Carthaginois se trouva exploité par l’entreprise de leur délégitime générale : censés avoir eu un rôle civilisateur à jouer dans l’Histoire, leur existence serait ensuite devenue « inutile ».
On retrouve ici la thématique généralement appliquée au peuple Juif (on devrait dire pour être plus précis ‘peuple Hébreu’), considéré comme un véritable ‘fossile vivant’ qui refuse d’accepter le ‘verdict de l’Histoire’ (c’est-à-dire celui des vainqueurs).

Il est cependant question ici de la version ‘positive’. Contrairement aux « emmerdeurs Juifs’ » les Phéniciens auraient su ‘élégamment disparaître’ de la scène de l’Histoire, et même sans laisser de traces. Voici comment Gumplowicz formule cette idée (note : L. Gumplowicz, La lutte des races, p. 212, Trad. Guillaumin, Paris, 1893) : « Guidés par des instincts absolument égoïstes, tendant au gain matériel par la ruse et la fourberie, ils rendirent cependant les plus grands services à la civilisation et à l’humanité, et en particulier à l’Europe. L’Europe, sans les phéniciens, ne serait pas devenue ce qu’elle est aujourd’hui…Peuple habile, les phéniciens surent disparaître opportunément. Doués d’un sentiment cosmopolite exact, ils n’estimèrent pas que leur civilisation ‘nationale’ valût la haine et l’hostilité universelle. Ils s’évanouirent dans les peuples au milieu desquels ils habitaient ; et, de la sorte, ils remplirent plus fidèlement et exactement, si l’on peut s’exprimer ainsi, les intentions du processus naturel historique, que s’ils avaient sauvegardé avec une ténacité inopportune et antinaturelle, pendant de long siècles, leur nationalité à laquelle ils survivaient… ».
Le lecteur appréciera la ‘valeur scientifique’ de l’idée d’holocauste collectif d’un peuple (qui après tout, n’est qu’un « ramassis de marchands ») ayant renoncer à son identité culturelle et ethnique « pour le bien des civilisations supérieures ».
C’est ainsi faire fi de la résistance héroïque des Carthaginois devant l’occupant romain, au travers plus de 3 ans d’un siège dont l’issue leur fut fatale, ou bien celle des Tyriens qui résistèrent à un siège de plus de 13 ans de leur ville (et dont la Bible se fait l’écho tragique, voir Ezéchiel, chap 26-27), ce qui est probablement un record dans le genre.
Mais ces clichés venus du XIXième siècle ont la vie dure, puisqu’ils sont récupérés tels quels (en y ôtant, modernisme gauchiste oblige, les connotations racialistes) dans les ouvrages récents sur la question. Par exemple, on peut lire la prose suivante dans ‘Carthage’ (note : S Lancel, Carthage, Paris, Fayard, 1992, p. 325). « Au risque - pour nous bien évidemment perceptible - d’altérer très vite la culture orientale et sémitique dont elle était porteuse….Ce risque de pénétration et, à la limite, de perte d’identité, était d’autant plus grand que la culture phénicienne d’origine se caractérisait déjà par une grande porosité. » (Sic !)
II. La propagande dissimulée sous l'usage de « langue phénicienne » ou « langue punique »
Les Phéniciens et les Carthaginois parlaient l’hébreu. Sur ce point, s’accordent même leurs détracteurs les plus acharnés. Du moins jusqu’au XIXième siècle : l’hébreu biblique ne diffère que de l’épaisseur d’un cheveu d’un patois du dialecte phénicien de Tyr et de Carthage….» (note : G Vacher de Lapouge, les Sélections sociales, p. 136-137, Fontemoing, Paris, 1896).

Par contre, les « Nouveaux Historiens » parlent tout autrement. Selon Serge Lancel (note : L’Univers phénicien, op. cit. p.369), « Les phéniciens parlaient … le punique, une langue ouest-sémitique ».
Cette « langue de bois » sur le ‘punique’ ne peut occulter le fait que d’après ce même Serge Lancel « Le phénicien et l’hébreu sont deux langues cananéennes très proches l’une de l’autre. » (note : op. cit., p.30).
Certes, « très proches » ne signifierait pas pour autant identiques, mais simplement appartenant à la même ‘famille linguistique’. Néanmoins que Mr Lancel nous dise en quoi l’hébreu et le phénicien (ou le punique) diffèrent ? Et que s’est-il passé entre le XIXième siècle et le XXème siècle pour que ces deux langues se séparent ?

Réponse : rien ! Ou plutôt, si ! Quelque chose s’est passée : la propagande palestiniste et l’usage systématique de la langue de bois avec la terminologie langue ouest-sémitique afin de ne pas dire langue hébraïque, expression qui semble brûler les lèvres des panarabistes palestinistes et leurs affidés gauchos-bobos européens.
Malheureusement pour eux, les inscriptions en paléo-hébreu trouvées dans les fouilles archéologiques à Carthage ont toujours confirmé la parfaite identité entre l’hébreu et le phénicien ou punique. Alors ces « Nouveaux Historiens » en viennent à justifier cette distinction de la manière suivante : « il existe des différences lexicales et grammaticales. Le a du sémitique commun est prononcé a en hébreu mais devient o en phénicien ».
S’appuyant sur des vétilles de cette sorte, il faudrait décomposer le français en une « famille de dialectes proches », comme par exemple la langue des Parisiens, des Marseillais, des Lyonnais, des Toulousains, et même celle des habitants de Maubeuge !
La chose est d’autant plus grotesque que les voyelles ne s’écrivent pas en hébreu ! Et ni non plus en phénicien ou en punique ! Si bien qu’il est impossible de décider comment s’y prononçait le a.
Alors, de quoi s’agit-il ? A qui peut donc bénéficier la séparation fictive (et sa pseudo caution ‘scientifique’) entre l’hébreu et le phénicien ou le punique ? Le déterminer nous aidera- t-il à comprendre les causes de ces aberrations historiques ?
En effet, les Historiens qui se respectent confirment que les « Phéniciens étaient un peuple indigène en Canaan », affirmation reposant sur l’archéologie et l’identification des premières traces historiques de ces Phéniciens, datant de près de 6000 ans ! Or si Phéniciens et Hébreux ne sont en fait qu’un seul et même peuple parlant une seule et même langue, cela signifie que les Hébreux étaient aussi des autochtones au « Pays de Canaan » !
Ce qui contredit à la fois la Bible judaïque et sa propagande monothéiste, mais aussi la propagande panarabiste palestiniste ! Faire des Phéniciens un peuple à part simplifie donc bien des choses, à la fois pour la propagande judaïque monothéiste que pour la propagande panarabiste palestiniste !
Propagandistes de tout horizon théologique et idéologique, unissez-vous ! », devrait-on dire !
Le ‘hic’ est qu’il est plus facile de trafiquer l’Histoire que de violer une langue.
Or la langue hébraïque (donc phénicienne, donc punique) a conservé jusqu’aujourd’hui les traces de son indigénisme au Pays de Canaan. Par le biais des quatre points cardinaux.
En effet, si en égyptien antique, la Méditerranée est nommée la ‘mer septentrionale’, donc la mer du nord (ce qui est logique, puisque la Méditerranée se trouve effectivement au nord de l’Egypte), en hébreu (comme en phénicien et en punique) par contre, la Méditerranée s’appelle la « la mer de l’ouest », ce qui correspond exactement à l’expression hébraïque ‘hayam haaharon’ (voir par exemple Deut. 54, 2), qui désigne la Méditerranée comme la ‘mer derrière moi’. Et cela, par rapport à l’est (le levant) qui se dit Qedem, donc ‘ce qui est devant moi’, au nord qui se dit ‘ma gauche’ (smol), et au sud, qui se dit ‘ma droite’ (yamin, ce qui correspond aujourd’hui au Yémen) (voir par exemple Genèse 13, 9).

Ces repères d’orientation des points cardinaux conviennent uniquement à un peuple habitant la côte est de la Méditerranée, et prenant le lever de soleil comme référence (en hébreu, citoyen se dit ezrah, c’est-à-dire ‘celui qui se réfère au soleil levant’).
Mais cela ne convient à aucun autre peuple du bassin méditerranéen !!! Et surtout pas à la légende biblique d’Abraham le pseudo « ancêtre des Hébreux » arrivant en Canaan sous l’injonction divine à partir de la Mésopotamie (Voir l'article Le patriarche Abraham a-t-il existé ?). Parce que, dans ce cas, la Méditerranée se trouve devant Abraham, le sud à sa gauche, le nord à sa droite, et l’est derrière lui ! Tout le contraire de ce que dit la langue hébraïque, à moins de supposer qu’Abraham ait fait son pèlerinage à reculons !...
Ce n’est pas là la seule indication de l’identité ethnique, culturelle et linguistique commune entre les Hébreux et les Phéniciens et leurs descendants Carthaginois. Les Phéniciens qui fondèrent Carthage nommèrent le sol sur lequel ils débarquèrent Taenosh (qui donnera plus tard ‘Tunis’). Or Taenosh signifie en paléo-hébreu « terre des hommes ». Le nom de Carthage lui-même vient de l’hébreu ‘qarta hadashat’, qui signifie ‘cité nouvelle’. Qarta, était une des villes du pays d’origine des Phéniciens, et en fait la ‘ville refuge’ de la tribu nordique de Zebulon, une des principales tribus de la confédération israélite nommé « Israël » (ou selon la prononciation en hébreu nordique « Ishraël »).
Dans la Bible, il est dit de cette tribu : « Zebulon, peuple téméraire qui défie la mort » (Juges, 5, 18), ou encore « Soit heureux Zebulon … grâce à l’opulence des mers et aux trésors cachés dans le sable » (Deutéronome, 33, 18).
Et pour dissiper tous les doutes quant à la ‘parenté ethnique’ de cette tribu israélite avec les Phéniciens (et les Carthaginois), il est dit dans le Pentateuque (Genèse 49, 18) : « Zébulon réside sur le littoral des mers, il offre des ports aux vaisseaux, et sa plage côtoie Sidon » .

Le parallèle absolu entre les Zébuloniens et ce que l’on sait des Phéniciens et des Carthaginois ne peut laisser indifférent. Le nom de Zébulon (« Bneï Zboulon » en hébreu signifie « Fils de Zeboul », le Dieu de la fertilité, encore appelé Ba’al Zeboul, et devenu en français le démoniaque « Belzebuth ») se retrouve dans celui de la reine Yzebel (transcrit en français Jezabel et dontdérive le prénom Isabelle). Et d’ailleurs, Yzebel, la fille d’EthBa’al le roi de Tyr et de Sidon, épousa Achab le Roi d’Israël, et leur fille ‘Atalyah devint reine d’Israël.

Les raisons profondes de l’occultation de l’identité ethnique originelle des Phéniciens et de leurs descendants Carthaginois commencent à se dessiner : D’une part, le judaïsme se prétendant l’héritier exclusif du patrimoine hébraïque, est vivement intéressé à faire disparaître de la scène de l’Histoire ces Hébreux polythéistes ! Les Phéniciens n’ont d’ailleurs pas été les seules victimes. Non seulement les Hébreux-Cananéens polythéistes mais aussi les autres Hébreux polythéistes vivant au sud et à l’est du Jourdain (Amalécites, Midyanites, Ammonites, Moabites etc…) se virent déshéritées de leur identité hébraïque. Et cela, parce qu’ils refusèrent de se soumettre au monothéisme judaïque.
D’autre part, l’évocation de la présence hébreue-phénicienne en Afrique du Nord risquait de « blesser la susceptibilité et l’orgueil des arabo-musulmans ». Il fallait donc la taire ! Là encore, les « Nouveaux Historiens » se sont faits les chaouchs et les porte-voix de cette grossière prédation, non sans y rajouter le prétendu ‘label de l’objectivité scientifique’.
D’autant plus que les arabo-musulmans sont des conquérants étrangers en Afrique du Nord, et que la plupart des Juifs d’Afrique du Nord, et surtout des Juifs de Tunisie ne sont rien d’autre que les descendants des Carthaginois ! Ils étaient donc en Tunisie, plus de 1500 ans avant les conquérants arabo-musulmans. Seuls les autochtones berbères pouvaient se targuer d’une présence plus ancienne. Et si les Hébreux juifs de Tunisie sont des descendants des Hébreux-Carthaginois, cela signifie que les Hébreux-Phéniciens de la mère-patrie en Israël de jadis, y vivaient plus de 3000 ans avant la conquête arabo-musulmane au VIIème siècle après J.-C. !

Cette discordance avec le mythe d’un « peuple palestinien arabo-musulman indigène en Palestine » risquait de réduire en poussière la propagande panarabiste. Il fallait donc à tout prix faire disparaître des livres d’Histoire le lien ethnique entre Hébreux et Phéniciens et leurs descendants Carthaginois. Même la toponymie des sites antiques en Tunisie est à présent affiliée à l’arabe et non plus à l’hébreu. (note : Pour Serge Lancel ‘Carthage’ p. 112, « tous les toponymes débutant par le radical sémitique « rus » - c’est l’arabe ras, cap, tête »).

Et pourtant, les noms de ces sites antiques en Tunisie ont tous leurs homonymes en Israël, et ne trouvent leur signification véritable qu’en leur langue originelle : l’hébreu.
Par exemple, Roshgun signifie La tête du jardin. Roshpina, La tête d’angle, Russicade, signifie La tête de jarre. Etpour prendre des exemples plus connus : Uttique (‘Atiq) signifie L’ancienne (c’est-à-dire avant Carthage), Jericho (Yeriho) signifie La lunaison.
Dans tous ces exemples, la référence à l’arabe au lieu de l’hébreu vide les termes de leur sens.
De même, les noms propres chers à nos livres scolaires, tels Hannibal (en hébreu, Hani Ba’al « le Dieu Ba’al a eu pitié »), Asdrubal (en hébreu, Azar Ba’al « le Dieu Ba’al a aidé »), Hamilcar (en hébreu, ‘Amil Qart « le créateur de la cité ») etc… sont tous des noms hébreux.
L’illustre archéologue Nahum Schlouz fit le relevé de plus de 200 toponymes, tous en hébreu ! Et aucun en arabe !
Mais dans cette entreprise de ‘naturalisation’ de la conquête arabo-musulmane, il était impossible d’occulter totalement l’origine ethnique hébraïque des Phéniciens. Il ne restait plus qu’une solution : voir en eux non pas des Hébreux mais des « Sémites », fourre-tout bien utile pour y inclure les ‘Arabes’, eux qui semèrent ruine et désolation en Afrique du Nord.
Cette ‘récupération’ est patente dans les ouvrages « d’Histoire des Phéniciens ». Ainsi un Serge Lancel, dans son ‘Carthage’ (note : op. cit. p. 457) ose affirmer : « La fin du monde antique en Afrique du Nord a favorisé la constitution d’isolats culturels : gageons que des poches de punicophones subsistaient encore quand 150 ans plus tard, d’autres sémites venus d’Arabie implantèrent dans ce qui s’appela le Maghreb un Islam encore tout neuf. Et il ne manque pas de bons esprits pour penser que cet Islam et son environnement culturel y trouvèrent un terreau tout préparé. ».
Bien entendu, il n’est dans tout le torchon-ouvrage de Mr Lancel jamais fait mention des communautés juives d’Afrique du Nord qui se sont en fait constituées de Carthaginois judaïsés. Dans le contexte géopolitique de notre époque, il est bien plus ‘political-correct’ de parler de « punicophones », et d’y voir des précurseurs de l’invasion arabe.
En plus, cette filiation artificielle permet de repousser de 1500 ans en arrière la mainmise et la conquête arabo-musulmane sur l’Afrique du Nord, ce qui ne la justifie que davantage.

De la même manière, le ‘flou artistique’ entretenu au sujet d’autres descendants des Hébreux-Phéniciens, comme les Libanais (principalement les chrétiens), n’est pas une simple lacune ou maladresse de la part de ces Historiens affidés au panarabisme islamique. Il n’est pas non plus le fruit d’une ignorance, mais de la pure manipulation propagandiste ! Le moyen le plus sûr pour délégitimer la revendication identitaire originelle de ces Libanais en tant qu’Hébreux qui ont subi le drame de l’invasion arabo-musulmane de leur patrie ancestrale !

De telles manipulations propagandistes sont une insulte à la rigueur scientifique exigée des Historiens. Ceux-ci ne peuvent pas ignorer les travaux de leurs prédécesseurs, ni même les découvertes de l’archéologie, attestant de l’hébraité des Phéniciens et de leurs descendants Carthaginois. Il s’agit plutôt d’aberrations délibérées, qui font de certains de ces Historiens des collabos du panarabisme islamique. Et c’est justement pourquoi ils persistent à nier ce qui était une évidence au XIXième siècle : les Phéniciens et de leurs descendants Carthaginois, étaient des Hébreux !
Les descendants des Hébreux-Phéniciens-Carthaginois sont donc les victimes de cette ignoble occultation. Ils partagent ce sort avec les innombrables victimes de l’Histoire, de celle écrite par les vainqueurs et qui aujourd’hui crée les nouvelles victimes des ‘Nouveaux Historiens’. Un jour viendra où ces pseudo Historiens seront mis au pilori pour être juger par la vérité historique qu’ils ont tant œuvré à dissimuler et à détruire.
Il ne nous reste plus qu’à relever le défi. Ecoutons en cela l’appel de Patrick Girard, l’auteur de « Hasdrubal, Les bûchers de Megara » ( note : Edition 1, Paris, 2000) : « Une nouvelle Carthage renaîtra. Ce ne serait que justice car ce nom ne peut disparaître de la mémoire des hommes. Et les meilleurs d’entre eux feront en sorte de se proclamer nos héritiers et nos continuateurs. Même si cela déplaît à ceux qui les gouverneront. »

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David A. Belhassen



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Re: David Belhassen

Message non lupar omar » dim. 20 nov. 2016 20:58

Et pourquoi le judaïsme n'a pas eu le succès de l'islam


«L'Occident n'oppose aucune idéologie à l'islamisme, sinon celle de l'argent»

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Re: David Belhassen

Message non lupar yacoub » jeu. 8 déc. 2016 15:04

Les jihadistes judéo-rabbinico-islamistes arrivent !
David Belhassen·samedi 3 décembre 2016
“Le monothéisme est le plus grand danger pour l’humanité”, disait si justement Claude Levi-Strauss. Non seulement le monothéisme musulman, mais aussi le monothéisme judaïque ! Car sous chaque judaïque, peut se cacher un jihadiste en herbe ! La preuve ? Voici la retranscription d’une “conversation” de ce matin avec un jihadiste en herbe, répondant au nom de Marc Fitoussi :
Marc Fitoussi
C'est vraiment de la merde ton appel à Baal Peor !! Qu'est ce que c'est que cette avoda Zara de merde scatophile et scatophage pour se donner un genre !! Quelle connerie !! Tu n'as pas honte de croire à des idoles pourries comme ta tronche ? Quelle débilité !! Tu pues David Belhassen, professeur de mes yeukes !!
Marc Fitoussi
N'oublies pas que le Prophète Elyaou Anavi a détruit son autel et tous ces prêtres à ton D ieu merdeux !
David Belhassen
On voit bien le degré de tolérance du monothéisme judaïque et sa propagande calomnieuse envers les non-monothéistes ! C'est de ce monothéisme totalitaire que s'est inspiré l'islam criminel et exterminateur ! En fait, votre seule différence avec les islamistes, c'est qu'eux pratiquent leur monothéisme criminel, mais vous, vous vous contentez de la théorie. Sans pour autant, ne pas fantasmer qu'un jour vous feriez comme eux si vous en aviez l'occasion et l'opportunité !
Marc Fitoussi
Snifffff !! Tu pleurniches comme une petite femmelette !! Vas te faire voir tu es trop nul !!
David Belhassen
Le grand héros héros de FB. Je t'invite quand tu veux et où tu veux à te mesurer à moi, monsieur le jihadiste en herbe ! Mais au fait, comment se fait-il que tu transgresses le shabbat en écrivant sur FB ??? Tu n'as pas peur que ton Dieu Allah te gronde ?
Marc Fitoussi
Je suis traditionaliste et croyant par contre tu vois bien que je ne suis pas intégriste puisque je transgresse le Shabath !! Mais que tu veuilles élever des autels à ton idole débile et faire croire à d'autre des inepties comme quoi les hébreux étaient Cananéens et de plus être prosélyte pour ces absurdités, je trouve ca gravissime si ce n'est ridicule ! Je ne compte pas en discuter avec toi pendant des heures, je te trouve tellement debile qu'il vaut mieux qu'on arrête là et si en plus tu me demandes de me mesurer à toi physiquement tu es mal barré !! Doigte toi bien profond avant de déféquer surtout !!
David Belhassen
Oui mr le jihadiste en herbe ! Je suis prêt à me mesurer avec vous, où vous voulez et quand vous voulez, couard de judéo-islamiste !
Marc Fitoussi
Minable petite merde !! J'ai été Golani Haboukime Harichonime pendant la 1ere guerre du Liban et j'ai éclaté des dizaines de petits cacas comme toi ! Tu es vraiment un petit vieux petit Con en quête de petites meufs à choper qui se prend pour un Gourou mais tu dégoutes tout le monde avec ta sale gueule de petite merde ! Je parie ce que tu veux que ta mère n'est même pas juive et que même ton nom est une invention aussi nulle que ta tête de noeud !! Tu veux te battre ?? Mais tu es vraiment ridicule !! Oulalala !! Je suis mort de peur !!! Va te faire enculer et rentre toi bien la tête de ton idole pourri dans ton cul qui l'est autant !! Hihihihihihi !! Minable !! Tu es un bien triste personnage...
David Belhassen
Mais si tu es si fortiche, pourquoi tu fais dans ton froc au lieu de te mesurer à moi, petit jihadiste en herbe ! Je t'attends où tu veux et quand tu veux, poltron !
Marc Fitoussi
Poltron ?? Mais tu n'es pas normal du tout !! Tu te prends pour un mousquetaire ??? Mais je te répète pour la dernière fois d'aller te faire enculer par un bouc ou par un porc !! Je suis sûr que ça te ferait le plus grand bien, vu qu'avec ta sale gueule tu dois être un vieux garçon qui ne nique que sa petite mimine. Nique ta mere ! J'ai passé l'âge de me battre et de plus avec des clochards comme toi ! Ça ne m'intéresse pas du tout de prendre un rendez vous pour se battre avec une merdouille comme toi ! Reste à ta place et arrête de dire des conneries avec ton idole déféquante !! Vas bien te faire enculer !!
David Belhassen
Poltron ! Couard de jihadiste !
Marc Fitoussi
Clochard, branleur, tu es vraiment ridicule !! Se battre comme dans une cours d'école ! Mais si tu insistes, tu as ma parole d'ancien Golani que ça se fera ! T'inquiètes on reste en contact ! Et puis je te chierai dans ta bouche en partant !!
Marc Fitoussi
Là en plus tes amis FB on bien vu que tu étais un petit caca !!
David Belhassen
Mais oui le poltron jihadiste dont la grossièreté et la vulgarité sont si typiques des jihadistes ! Je t'attends, dis-moi où et quand ?
Marc Fitoussi
Mais ferme ta sale gueule !! Qu'est ce que tu es stupide !! Tu n'as aucun self contrôle !! Tu t'écoutes parler ?? Je te répète que ça ne m'intéresse pas de me battre avec un vieux Con comme toi ! Tu es debile !! Tu me fais rire tellement tu es Con ! Tiens je vais faire des copies d'écran et montrer à tout le monde ce que tu écris et surtout à nos amis en commun !! Ils vont mourir de rire !! Clic clic clic ( copies d'écran ) Hihihihihihi !! Tu m'as tué de rire !!
David Belhassen
N'oublie pas aussi de faire des copies d'écran sur tes insanités et tes vociférations grossières, vulgaires, et immondes de jihadiste en herbe ! Couard ! Alors, le poltron qui roulait des mécaniques,, tu as la trouille tout à coup ?
Marc Fitoussi
Donnes moi ton adresse en MP
David Belhassen
Pas en MP, poltron ! ici même ! David Belhassen. Shani-Livnah village, 90411: Collines de Judée, sud Hebron. J'attends la tienne.
Marc Fitoussi
Non ! Je te ferai la surprise ! Tu as ma parole de Golani que je viendrais te casser la gueule !!
David Belhassen
Poltron ! Couard ! Tu fais dans ton froc de jihadiste !
Marc Fitoussi
Ok !! Pas de problème !! Je vais venir te voir ! Je te jure !! Sois prêt n'importe quand !!
David Belhassen je t'attends, Marc Fitoussi le jihadiste !
Marc Fitoussi
Ok ! Pas de problème !! Je vais te chier dans la bouche ! Chéhhhh !...
David Belhassen
Je t'attends, Marc Fitoussi le jihadiste !
Marc Fitoussi
J'ai déjà beaucoup appris sur toi ! J'ai plein d'infos te concernant !!
David Belhassen
Jihadiste et délateur, par-dessus le marché ! C'est pour quand tu iras payer un jihadiste afin de mettre une bombe devant ma maison ? Pourquoi tu ne le fais pas toi-même, couard ?
Marc Fitoussi
Alors ? Je balance ?
David Belhassen Oui !
Et ainsi de suite les mêmes insanités de Marc Fitoussi le néophyte jihadiste, en faisant appel à d’autres potes jihadistes judéo-rabbinico-islamistes pour déverser leurs immondices et leurs menaces.
Voilà donc ce qu’a “pondu” le sublime monothéisme judaïque et son rejeton monstrueux le judaïsme pharisien rabbinique : Des criminels en puissance !



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Re: David Belhassen

Message non lupar yacoub » ven. 9 déc. 2016 18:25

Jésus parlait et enseignait en hébreu et non en araméen !

La langue de Jésus : Question historique ou enjeu politique ?

La récupération de la figure de Jésus (de son vrai nom hébreu Yeshoua’) est un des coups de boutoirs de la propagande palestiniste afin de saper la légitimité d’Israël, en tant qu’État hébreu. Cette propagande qui a des ramifications de par le monde, y compris occidental, a introduit insidieusement l’allégation que Jésus parlait, non pas l’hébreu mais l’araméen (à quand l’arabe ?!), puisque « l’hébreu était déjà une langue morte à l’époque de Jésus ».

Cette allégation est devenue, depuis sa vulgarisation dans le film de Mel Gibson, une sorte de « vérité » ex machina reprise par tous, y compris par les Juifs de Diaspora ou les Israéliens eux-mêmes dont la naïveté idéologique ne permet pas de détecter l’intention propagandiste sous chaque allégation palestiniste.

Or la propagation de ce mythe, qui ne résiste pourtant à aucune étude historique et étymologique sérieuse, a un but bien délibéré : s’accaparer la figure prestigieuse de Jésus à des fins politiques.


Par le biais d’une analyse historique et étymologique, le propos de cet article est de réfuter l’allégation (pseudo innocente et objective) selon laquelle la langue de Jésus était exclusivement l’araméen. Il est aussi de révéler – à part le substrat linguistique par lequel les différents rédacteurs des Évangiles canoniques ont initialement rédigé leurs textes -, l’usage que faisait Jésus de l’hébreu dans son parler courant et surtout dans quelle langue spécifique a- t-il dispensé à ses disciples son enseignement, donc son message et sa « Bonne Nouvelle » ?

LES LANGUES Á L ’ÉPOQUE DE JÉSUS

Á l’époque de Jésus, période de crise, politique, spirituelle, et sociale, quatre langues se « côtoyaient » en terre d’Israël (Judée, Pérée, Samarie, Galilée, Golan). Les voici, selon leur ordre chronologique : l’hébreu, l’araméen, le grec et le latin.
Choisir de s’exprimer dans une de ces langues plutôt que dans l’autre était forcément une façon de se positionner face à l’occupant romain.

- Le latin était en effet la langue du nouvel envahisseur.
L’administration romaine, qui se mit rapidement en place, faisait naturellement usage de sa langue latine. Cette dernière était probablement parlée, ou tout du moins comprise, par les hauts fonctionnaires judéens et des hautes instances de Jérusalem (comme le Sanhédrin).

En revanche, il est douteux qu’en si peu de temps (une ou deux générations), le latin ait pu pénétrer dans les couches les plus défavorisées de la population hébreue indigène. En Galilée particulièrement, province reculée et fief de la plus farouche résistance anti-romaine, le latin exécré n’avait pas « droit de cité ».

En effet, les patriotes hébreux (francs-tireurs sicaires, rebelles zélotes et autres « ultras »), se chargeaient à coup d’embuscades et guet-apens, d’interdire aux légions romaines toute ingérence dans leur vie. Or, faut-il le rappeler, les surnoms des premiers compagnons de Jésus, laissent penser qu’ils se recrutaient parmi ces « ultras » (ainsi « Simon le roc », « Simon le zélote », « Judah le glaive » ou encore « Jacob l’éclair »). D’autant plus que ces disciples, campagnards bourrus et modestes pêcheurs, étaient, selon les Actes des Apôtres (4, 13), des gens peu lettrés.

Par quel miracle, auraient-t-ils su manier le latin aussi bien que l’hameçon ou la faucille ?! Jésus sortait-il du lot ? Serait-ce sa connaissance du latin qui impressionna ses disciples et lui octroya son charisme ? On a du mal à le croire.

Ce qui, lors du Sermon sur la Montagne (Matthieu, 7, 28) séduisit Simon, Jean, ou André ainsi que tous les villageois de la contrée, était sa connaissance de la Torah et des Livres des Prophètes, sa façon directe et populaire d’en déduire une éthique et un comportement social (à la différence des méandres de l’exégèse pharisienne), et surtout sa prise de position en faveur des pauvres, des indigents et des opprimés.
Cela n’a pas empêché Jean-Claude Barreau (Biographie de Jésus. Paris, Edition Plon, 1993. p 29) d’affirmer que Jésus n’a pas eu besoin de traducteur lors de sa discussion philosophique, quasi précieuse, avec Pilate le préfet romain de Judée. Or cette célèbre scène (Jean 23, 33-38) est justement une des rares à faire l’unanimité parmi les chercheurs modernes qui la considèrent tous comme non–historique, voyant mal Jésus converser en latin avec Pilate ! L’unique rapport que pouvait avoir à cette époque le fils d’un modeste charpentier galiléen avec « l’administration » romaine, était lors de la levée forcée des impôts. La trique et le son de la monnaie étaient, entre les percepteurs et les villageois galiléens, plus courantes que de virtuelles discussions existentielles sur la rédemption de l’humanité.

- Le grec fit son intrusion brutale en Israël cent cinquante ans avant le latin, avec les conquêtes d’Alexandre de Macédoine.

Les livres des Macchabées relatent la guerre d’indépendance et de libération que mena victorieusement le peuple d’Israël contre Antiochus, un des successeurs d’Alexandre. A la différence cependant du latin, qui fut toujours identifié comme la langue de l’oppresseur, la traduction de la Bible en grec (« La Septante » ) octroya à la langue de l’envahisseur ses lettres de noblesse parmi « l’intelligentsia » et les classes dirigeantes judéennes.


Il était de bon ton de converser en grec pour se démarquer de la plèbe qui était encore fidèle à l’hébreu. Presque tous les dirigeants judéens adoptèrent ainsi, à côté de leurs prénoms hébreux, des noms propres tels que « Aristobule », « Hyrcan », « Antigone » etc… Et même Alexandre ! (voir les deux noms du roi hasmonéen : Alexandre Yanaï).
Des dizaines de mots grecs ont ainsi pénétré dans le vocabulaire hébreu, à tel point qu’aujourd’hui les Israéliens sont persuadés que « Sanhédrin » ou « Guématria » sont du pur hébreu alors qu’ils sont d’origine grecs (les chefs Macchabées doivent, c’est le cas de le dire, se retourner dans leurs tombes !).


Nonobstant un succès indéniable dans la Diaspora juive, le grec ne put cependant, à l’époque de Jésus, se répandre parmi les couches populaires indigènes. La syntaxe grecque, étant très différente de l’hébreu ou de l’araméen, les ruraux de Galilée devaient « s’y casser les dents » (à la différence des aristocrates et des citadins de Jérusalem, rompus depuis longtemps à l’emploi du persan – classé avec le grec parmi les langues dites 'indo-européennes'). Il faut également imputer le « rejet » des masses au grec à une cause politique : l’amalgame que la conscience hébraïque collective faisait entre le grec, langue devenue quasi officielle dans l’Empire Romain en Orient, et le latin exécré. Seuls quelques noms propres grecs mais latinisés furent adoptés, sans doute grâce à leur résonance hébraïque. Dans les Evangiles par exemple, certains disciples de Jésus avaient des noms grecs : « Bar Talmaï », parce qu’il calquait à l’hébreu « Telem », ou « Andraï » parce qu’il traduisait « ishaï », un nom hébreu très prisé qui signifiait « don » mais était entendu comme « homme ».

- L’araméen bénéficie d’un a priori. Admise par nombre de chercheurs comme la seule langue courante au temps de Jésus, elle aurait été une sorte de « lingua franca de l’Asie Mineure sémitique » (sic !).


Il est évident que les Évangiles – bien qu’ils ne nous soient parvenus qu’en Grec -, sont truffés de mots et d’expressions en langue araméenne tels que Abba (= Père), Bar (=Fils), Talitha qumi (= Fillette, lève-toi) etc… Et il est aussi évident que Jésus et ses disciples savaient très bien l’araméen, langue proche de l’hébreu.

Mais cet a priori fait cependant fi de certaines considérations idéologiques, politiques et linguistiques cruciales :

L’araméen était lui aussi une langue d’occupant. On pourrait même dire, la langue d’un double occupant. Celle de l’occupant extérieur araméen puis assyro-babylonien qui, six siècles environ avant Jésus, avait détruit les royaumes d’Israël et de Judée. Mais aussi la langue d’un « occupant intérieur » : le judaïsme pharisien.


Les adeptes du judaïsme pharisien, ces émigrés de Babylone, ces nouveaux-venus aux yeux des hébreux autochtones, méprisaient les samaritains et les galiléens, à qui ils accolèrent le sobriquet de « cuthéen », de « culs-terreux » (= « bour ve am haaretz ») de « phénicien », de « cananéen » etc… Ils voyaient dans leur patois hébreu, qu’ils comprenaient mal d’ailleurs à cause d’une différence de prononciation et d’accentuation entre leur hébreu biblique fossilisé et le « charabia » samarito-galiléen, la preuve de la supériorité de leur culture judéo-babylonienne.
Le fossé s’élargit d’autant plus que le judaïsme babylonien changea même la calligraphie des lettres hébraïques et adopta ce qu’il est d’usage de nommer « écriture carrée » par opposition à « l’écriture saccadée » originelle de l’hébreu.

Tout patriote hébreu (y compris Jésus et ses compagnons) était donc loin de considérer l’araméen comme sa langue maternelle chérie. Et bien qu’ils l’employaient couramment, ces hébreux galiléens savaient, « sentaient », qu’elle n’était pas la leur.

S’il nous est permis de faire un parallèle avec la situation actuelle en Algérie, nous dirions qu’un « kabyle » qui revendique son berbérisme, ne considèrera jamais l’arabe comme sa langue. Tout en parlant parfaitement l’arabe, un Amazigh autochtone cherchera toujours la moindre occasion pour « placer son mot » en langue berbère, si possible et souvent par défi, justement lorsqu’un arabophone se trouve dans les parages. De plus, on sait aujourd’hui, de par nombreuses découvertes archéologiques, que les Samaritains n’ont jamais cessé d’utiliser l’hébreu comme langue vivante et pas seulement liturgique. Or Jésus le galiléen était bien proche (au moins géographiquement) de ses voisins samaritains (voir dans les Évangiles « La parabole du bon samaritain », ou « La femme samaritaine » et ses nombreuses rencontres avec eux). Quelle était donc cette frontière invisible qui faisait qu’un village samaritain parlait l’hébreu, et qu’un village galiléen situé à deux pas parlait uniquement l’araméen ? Absurde !

Le problème est donc plus épineux qu’il ne paraissait de prime abord, et l’araméen n’est pas ce franc-parler pittoresque et inoffensif que l’on a bien voulu mettre dans la bouche de Jésus.

- L’hébreu était, originellement, la langue indigène de la contrée allant du Nil à l’Euphrate. L’archéologie a prouvé que ce que l’on appelle le paléo-hébreu (nommé aussi proto-cananéen) date d’au moins cinq millénaires et qu’il englobait tous les « hébraïsants » : Israéliens et Judéens, Cananéens et Phéniciens (puis Carthaginois), Iduméens et Midyanites, Moabites et Ammonites, bref tous ses habitants autochtones.

Á chaque fois que ces peuplades ont eu à subir le joug d’un occupant étranger, leur première réaction fut de se raccrocher à leur langue hébraïque, comme à une bouée de sauvetage identitaire.


Mais cette langue « nord ouest sémitique », selon la classification traditionnelle (mais peu scientifique), avait une proche « cousine » : L’araméen. le Père Marcel Jousse, en 1930 déjà, entrevoyait que derrière le « koïné », le grec populaire des Évangiles, se cachait un originel « sémitique » qu’il croyait être l’araméen.

Pourquoi l’araméen et non pas l’hébreu ? Sans doute parce que depuis le 16ème siècle, l’opinion générale supposait que l’hébreu était, déjà au temps de Jésus, une « langue morte » en Israël. En dépit de son anachronisme, cette assertion eut la vie dure…jusqu’à la découverte des manuscrits de la Mer Morte, dans la seconde moitié du XXème siècle, qui a relégué cette « évidence » au statut de fable pieuse.

Mais c’est surtout depuis les années 1980-90, avec les travaux de L’Abbé Jean Carmignac « La Naissance des Évangiles Synoptiques », et davantage avec « Le Christ Hébreu » de Claude Tresmontant, que l’on sait que « ce grec populaire » est en fait une « langue calque », un mot à mot à partir non pas de l’araméen mais de… l’hébreu !

Dans son ouvrage (« Le Christ Hébreu ». Edition Albin Michel. Paris. 1992), Tresmontant fait un examen minutieux, verset après verset, des textes évangéliques, et à chaque fois il trouve l’hébreu sous le calque grec.


Certains arguments lui ont été opposés : le fait que dans les Évangiles, la Bible est citée d’après la « Septante », cette traduction grecque en usage chez les Hébreux hellénophones. Et donc que les « hébraïsmes » des Évangiles ne prouvent pas forcément l’existence d’un substrat hébreu, puisque les auteurs des Évangiles pouvaient avoir retenu et copié des expressions hébraïsées de la Septante.

Selon Tresmontant, cette argutie ne tient pas compte du constat que la langue grecque des « Septante » était de qualité bien supérieure à celle des Évangiles. De plus, les « citations » des Evangiles ne sont pas fidèles, loin de là, à la traduction des « Septante » (pas plus qu’à la Pshitata, la traduction de la Bible en araméen).

De plus ni le grec et ni l’araméen ne peuvent expliquer clairement les paroles, les loggias et les paraboles (donc toute la pensée !) de Jésus. Ces deux langues (le grec évidemment plus que l’araméen) appauvrissent au contraire et même trahissent l’enseignement de Jésus en hébreu, qui était non seulement la langue écrite des « Saintes Écritures », mais également une langue encore parlée.

Néanmoins, si Tresmontant ne se prive pas, à juste titre, d’égratigner ses collègues, spécialistes du Nouveau Testament grec « qui ne savent pas trois mots d’hébreu », sa démonstration pour réfuter ceux qui privilégient l’araméen au détriment de l’hébreu est moins mordante. Pourquoi ? Est-ce, comme le dit Lionel Rocheman (Jésus. Enigmes et Polémiques. Grancher. 2000. p 158) parce que « masqué par une langue calque, discriminer l’hébreu d’un araméen sous-jacent n’est pas chose aisée » ?!

Mais alors, serait-ce tout simplement que le grec des Evangiles serait une double traduction ?
Celle d’une traduction à partir d’un texte araméen lui-même pris d’un texte originel en hébreu ? C’est ce que nous allons nous attacher à prouver.

MÉTHODE DE RECHERCHE


Pour justement distinguer ces deux langues proches, l’hébreu et l’araméen, la méthode proposée est de sélectionner des dictons, des adages, des paraboles, et pourquoi pas des jeux de mots et des calembours, prêtés à Jésus, dans les Évangiles.
Ce choix, qui peut paraître arbitraire, découle cependant d’un certain bon-sens commun : Le cachet d’authenticité de ce qui est convenu d’appeler les « loggias » de Jésus pourrait ainsi « sauter aux yeux » de tout lecteur. Ainsi lorsque, par exemple, Claude Nougaro chante « Le corbeau croâsse et moi je crois », il est évident que le français est la langue d’origine de sa chanson. Ni l’Italien, ni le Portugais et ni l’Espagnol, pourtant proches du Français, ne sauraient retransmettre toute l’ironie « nougaresque ». Non seulement ce jeu de mots est intraduisible, voire impossible, mais le rythme même des allitérations témoigne du substrat linguistique particulier. Néanmoins, il est aussi vrai qu’un bon traducteur de cette chanson par exemple en italien, essaiera toujours de trouver des équivalences, ne serait-ce que pour conserver une partie de la « saveur » du texte originel.


Il en est de même pour les jeux de mots de Jésus qui parsèment les Évangiles. Prenons un exemple : d’après l’Évangile de Matthieu (10, 34), Jésus aurait averti ses disciples qu’il n’est point venu apporter « La paix mais l’épée ! ».
Ce jeu de mots, qui n’existe pas en grec, n’est pas qu’une heureuse coïncidence : bien que « glaive » aurait été plus précis, la plupart des traductions françaises lui ont, inconsciemment, préféré « épée ». Pourquoi ? A cause du jeu de mots « paix » et « épée ». Cette entorse au texte est due non au génie propre de la langue française, mais plutôt au penchant naturel de tout traducteur de préférer une bonne homonymie à une fidélité bornée à une translation littérale et au mot à mot (« traduttore = tradittore » ?).

Et si de tout temps et dans toutes les langues, les homonymes furent privilégiés par l’étymologie populaire pour créer ses propres jeux de mots, il semble que certains idiomes et certaines époques s’y prêtent mieux que d’autres.
Les langues dites « levantines » (et l’hébreu en particulier), de par la racine tri-consonantique de presque tous leurs mots et la faculté d’interversion de l’ordre des lettres (métathèse), sont une source inépuisable d’homonymes, donc de « bons mots ».

Examinons de près quatre exemples, parmi les innombrables « bons mots » parsemés dans les Évangiles.

1. Pharisiens et excréments.

Matthieu (Chap 15) et Marc (chap 7) nous relatent une scène haute en couleurs.
Des pharisiens, très soucieux de leur pureté rituelle (leur nom signifie principalement « séparés du peuple impur »), remarquent que les compagnons de Jésus rompent le pain du repas sans auparavant avoir fait l’ablution des mains. Ils vont voir Jésus et l’accusent d’enseigner à ses disciples le dédain de la tradition des Anciens. Jésus leur répond par un verset d’Isaïe, les accusant à son tour d’hypocrisie en primant le respect méticuleux de leurs traditions au mépris de la Foi.


Et c’est alors que Jésus prononce sa fameuse sentence :
« Ce n’est pas ce qui pénètre dans la bouche qui souille l’homme mais ce qui en sort ».


Les disciples, en apercevant les pharisiens extrêmement choqués des paroles de leur Maître, lui demandent l’explication de la parabole. Jésus les sermonne : « Etes-vous vous aussi des bornés ?! Ne comprenez-vous pas que ce qui pénètre dans la bouche descend dans le ventre et s’en va comme excréments aux lieux d’aisances, tandis que les paroles mauvaises qui sortent de la bouche proviennent du cœur, et elles, elles souillent l’homme ! »


En relisant toute cette scène, aussi bien en français qu’en grec ou même en araméen, on a du mal à saisir ce qui offusque tant les pharisiens et pourquoi Jésus traite-t-il ses propres disciples de bornés ! On aura aussi énormément de mal à expliquer pourquoi la simple juxtaposition de trois mots : pharisiens-excréments-paroles, déclenche instantanément chez les auditeurs de Jésus, le sentiment d’avoir été bafoués d’une part (chez les pharisiens), et … un fou rire général d’autre part (chez ses disciples galiléens).


J’en ai fait l’expérience en retraduisant en hébreu ce paragraphe à des Israéliens hébréophones.


En effet, si en français, les mots « excréments », « paroles », et « pharisiens » ne rélèvent d’aucune homonymie, en hébreu par contre, ils dérivent tous d’une racine commune P-R-SH, qui étymologiquement indique « ce qui sort », « ce qui se sépare », donc à la fois les excréments (=P-Re-SH) qui sortent de l’orifice anal, les paroles ou encore « exégèses » (= P-Ru-SH) qui sortent de l’orifice buccale, et le pharisien (= P-Ro-SH) qui sort et se sépare du peuple avec son exégèse qui fait l’amalgame entre « excrément » et « parole », anal et buccal.

Par ce « calembour », Jésus rétorque donc aux pharisiens que la véritable souillure est leur exégèse méticuleuse et rébarbative de la Torah.


Certains trouveront l’humour assez vulgaire ou de mauvais goût, d’autres penseront qu’il ne manque pas de « suc ». Mais que l’on apprécie ou non, le sens caché de la parabole n’apparaît qu’en hébreu. Et tout cet épisode aurait été beaucoup moins percutant si Jésus s’était adressé aux pharisiens en araméen, puisque dans cette langue, parole/exégèse (pishra) s’associe bien à pharisien (proushi), mais pas aux excréments (mohraot).

2. Pierre et fils de pierre.


Qui ne connaît ce passage de l’Evangile de Matthieu (16, 17-19):
« Heureux sois-tu, Simon fils de Jonas… Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise ».

De prime abord, le jeu de mots est clair, un peu facile et simplet dira-t-on. Pourtant une étude linguistique est à même de nous révéler une toute autre complexité.
A l’époque le surnom\prénom Pierre n’existait ni en Grec ni en Latin. En araméen, « pierre » se dit « kaïfa » et en hébreu « eben ».


Si nous retraduisons ce passage de Matthieu en hébreu (en lettres latines), voilà ce que cela donne : « ashreikha shim’on benyona… atah eben veal eben zo ebneh benyani. »


Un simple coup d’œil nous montre que les consonnes bn qui en hébreu se trouvent aussi bien dans le mot « fils » que dans celui de « pierre », reviennent pas moins de cinq fois !

Or, les mêmes mots dits en araméen sont loin de présenter une telle allitération : au lieu de benyona c’est baryona, kaïpha à la place de eben, et kenishti pour benyani.
Bien peu en effet, comparé à l’hébreu dont le clavier sonore enrichit l’allitération en englobant, de façon extrêmement sophistiqué, à la fois le surnom de Simon, le nom de son père (lui-même homonyme du verbe bâtir), le verbe bâtir, la matière première sur et avec laquelle on bâtit, et le but final de cette charade !


Par le biais de cette allitération\charade, Jésus a ainsi fait de Simon-Pierre son premier disciple, l’héritier, tel un fils, de son message, ainsi que le « bâtisseur » des générations futures. D’autant plus que « benyona » signifie en hébreu « fils de la colombe » (= « esprit saint » !), que Pierre est le surnom du Dieu d’Israël (Eben Israël), et que « bâtir » évoque que c’est sur cette pierre que s’est jadis édifié le Sanctuaire de Yahweh !!!

3. Pain et Chair, Vin et Sang

Les trois Evangiles synoptiques nous rapportent ce qu’il est d’usage d’appeler « La Cène », en réalité le repas de Pessah (La Pâque), à partir de laquelle s’instaurera la cérémonie chrétienne de l’Eucharistie. En raison de sa concision, citons Marc 14, 23-24 : « Il (Jésus) prend un pain, bénit, partage, leur donne et dit : Prenez, mangez. Ceci est ma chair. Il prend une coupe de vin, rend grâces, et leur donne… Il leur dit : Ceci est mon sang… ».

Cet épisode donna lieu à de graves contre-sens. Certains exégètes juifs rabbiniques ont voulu voir dans cette « Cène », non seulement une grave entorse à la Bible (et au Talmud), mais de surcroît un ersatz païen (de nécrophagie?!), aux antipodes de la Pâque juive. Et à l’opposé, se répandit dans le monde chrétien une même accusation de nécrophagie contre les juifs avec l’odieuse calomnie de « crime rituel » et « d’usage traditionnel de sang chrétien dans la confection des pains azymes » (sic !). Que de malentendus entre juifs et chrétiens auraient été épargnés, combien de pogroms et de persécutions auraient pu être évités si Jésus avait été lu dans sa langue originelle : l’hébreu.


Voici, grâce à l’hébreu, le sens reconstitué exprimé par Jésus lorsqu’il fit usage de ces quatre mots « pain », « chair », « vin », sang :

Pain = LeHeM; Chair = LeHeM; Vin = aDoM; Sang = DaM.

Le premier tandem, de racine LHM, est à la fois homonymique et synonymique.

Entre parenthèses, le mot « guerre » est construit en hébreu à partir de la même racine (= « miLHaMah), ce qui dit bien ce qu’elle est : Un lieu de « carnage » (du latin carnis = chair), ou encore un moyen de s’approprier le pain (le blé et la terre) d’autrui.
Le second tandem, de racine DM, est une homonymie doublé d’une métonymie (comme d’ailleurs en français dans l’expression « gros rouge » pour un vin de qualité médiocre), évoquant ici la couleur rouge du sang.


En d’autres termes, en évoquant l’homonymie et la synonymie de « Pain et Chair » et « Vin et Sang », de la langue hébraïque Jésus ne fait pas que répéter en ce soir du repas de Pâque ce que sait chaque hébréophone.


Il livre également à ses disciples ses réflexions profondes avant sa mort prochaine : que la coutume du sacrifice de l’agneau pascal, avec toutes les connotations qu’elle renferme de violence et de sang versé, doit être abrogée par la commémoration de sa propre mort, et par là-même, il sublime la Torah.


Il est à noter qu’une fois de plus l’araméen est inadéquat à contenir toute la parole symbolique de Jésus. Dans cette langue, pain se dit « lahma », et « chair » se prononce « bifra »; quant à sang, c’est « damma » et vin est « hamra ». Il n’y a donc ici ni homonymie, ni métonymie, et la pensée de Jésus s’en trouve sensiblement appauvrie.

4. Eli et Elahi

« Eli, Eli, lama sabachtani ? » (" Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? ")

Ces célèbres derniers mots qu’aurait prononcés Jésus sur la croix (Matthieu 27, 46), se trouvent aussi chez Marc (15, 34) : " Elahi, Elahi, lama sabachtani ? "

Ce « lama sabachtani » étant en araméen, des exégètes en ont conclu que l’araméen était donc la langue maternelle de Jésus. De prime abord, on imagine mal en effet quelqu’un, aux ultimes instants de sa vie, pousser un dernier soupir dans une langue qui ne soit pas la sienne.


Les choses sont pourtant plus compliquées. En réalité, ces mots de Jésus ne sont pas de son cru. Ils sont la traduction de l’original hébreu (Voir la Bible – Psaumes. 22) : " Eli, Eli, lamma ‘azavtani ? "


Ce verset a -t-il été dit par Jésus dans la langue originelle (en hébreu), et alors ce seraient les Evangélistes qui pour leurs besoins, et ceux de leurs lecteurs ou auditeurs, l’auraient traduit en araméen ? Ou bien est-ce Jésus lui-même qui l’aurait prononcé, en traduction simultanée pourrait-on dire, en araméen ? Mais pourquoi donc ? Ce verset biblique était connu par tous et lu à la synagogue des centaines de milliers de fois. Pourquoi Jésus qui se présentait au peuple tel un prophète aurait-il fait une telle entorse à son « image de marque » en prononçant un verset si prophétique non pas dans la « langue sainte » hébreue des Psaumes, mais en araméen ?

Avant d’extrapoler, remarquons qu’il y a entre Matthieu et Marc un changement, presque imperceptible à l’œil nu : le « Eli » en hébreu de Matthieu est translittéré en « Elahi » araméen chez Marc. Ce « Eli » de Matthieu et ce « Elahi » de Marc sont en fait la clé de voûte de toute l’énigme.


Pour savoir ce qu’a réellement prononcé Jésus, et en quelle langue, il suffit de prolonger un peu la lecture du texte. Il est raconté en effet que des témoins de la scène crûrent que Jésus adressait sa supplique au prophète Elie. Or une telle confusion est impensable si Jésus avait prononcé « Mon Dieu » (« Elahi ») en araméen, puisque l’homonymie entre « Eli » (= « Mon Dieu ») et « Elie », le nom du prophète, n’existe qu’en hébreu !

Cela montre donc que Jésus a prononcé ce verset en hébreu, et que le jeu de mots de Matthieu n’a pu être construit que pour des hébréophones. Mais lorsque son jeu de mots fut ultérieurement traduit en araméen, il perdit toute sa saveur.

Dans les quatre exemples mentionnés ici (et il y en a encore des dizaines !), une réponse claire se profile à l’horizon : la prépondérance de l’hébreu chez Jésus au détriment de l’araméen. Seule une référence à l’hébreu permet de comprendre exactement non seulement les paroles de Jésus, mais encore les réactions qu’elles suscitèrent.


Les Evangiles abondent de paraboles et d’expressions (comme par exemple celle du grain de sénevé (Math. 13, 31-32), du levain (Math. 13, 33) et de l’ivraie (Math. 13, 24-30), ou encore des « cheveux tous comptés « (Math. 10, 30), ou la parole de Jean-Baptiste (Jean, 1, 29) sur « l’Agneau qui porte (le péché) » = « Ha seh ha noseh « , toutes typiquement hébraïques et qui ne sont susceptibles de livrer leur sens qu’en cette langue.

On peut donc conclure que même si Jésus connaissait bien l’araméen, il privilégia systématiquement la transmission de son enseignement en hébreu biblique archaïque, quitte à ne pas toujours être compris par tous. Il incombait alors aux disciples d’expliciter au peuple (parfois en hébreu populaire et parfois en araméen), le sens caché de ses paraboles.


C’est probablement dans un tel contexte qu’il faut comprendre la raison pour laquelle « Les disciples s’approchent et lui disent : pourquoi est- ce en paraboles que tu leur parles ? » (Math 13, 10-15 ; Marc 4, 10-12 ; Luc 8, 9-10), et Jésus de répondre :
« Rien de caché qui ne sera découvert, rien d’obscur qui ne sera compris. Ce que je vous dis dans l’ombre, dites-le dans la lumière, ce qu’à l’oreille vous percevez, clamez-le au- dessus des toits! » (Math. 10, 26).


Comme il est dit précédemment, les Évangiles sont truffés de loggias et de paraboles de Jésus dans lesquelles son message est en quelque sorte « crypté » en hébreu biblique.


Un tel penchant pour le sens caché des paraboles n’est pas le fruit d’un ésotérisme gratuit de la part de celui qui, paradoxalement, se voulait si proche du petit peuple. Mais ce penchant de Jésus révèle qu’il était bien plus proche que l’on ne le pense des tenants d’un retour à l’identité hébraïque « dure » et d’un activisme patriotique révolutionnaire, tels que celui des zélotes et des sicaires.

Ces rebelles et ces résistants qui luttèrent contre l’occupant romain, choisirent délibérément non seulement de ne parler qu’en hébreu, mais encore de réutiliser les lettres de l’alphabet originel (comme le montrent les pièces de monnaie frappées par les mouvements révolutionnaires hébreux de cette époque).

Cela signifierait-il que, en octroyant son enseignement uniquement en hébreu, Jésus œuvrait à sa façon non seulement pour la libération du pays contre le joug de l’envahisseur romain, mais également contre l’aliénation culturelle introduite par les précédents occupants, qu’ils soient des étrangers extérieurs à son peuple ou des « occupants » internes comme l’establishment pharisien qui lui privilégiait l’araméen ?

Déterminer la langue dans laquelle Jésus enseigna devient alors indispensable non seulement pour en comprendre la substance, mais également pour saisir la portée de l’engagement qu’un tel choix représentait, à cette époque.


L’apôtre Paul lui-même ne s’y est pas trompé : la voix qu’il entendit sur le chemin de Damas était celle de Jésus. Or cette voix, Paul le mentionne spécifiquement, lui parla en hébreu !

Citons le passage en entier (Actes, 26, 14) :
« Nous sommes tous tombés à terre et j’ai entendu une voix me dire en hébreu : Shaoul, Shaoul, pourquoi me persécutes-tu?…


Mais je dis : Qui es-tu, Seigneur ? Le Seigneur dit : Je suis Yeshoua que toi tu persécutes »…
Jésus appela Paul de son nom hébreu : Shaoul, qui signifie « l’appelé », nom prédestiné semble- t-il ! On peut voir là une volonté de notifier une chaleur humaine et une familiarité fraternelle de Jésus à l’égard de Paul. Tandis que pour Paul, le fait même de témoigner que Jésus lui parla en hébreu, et dans aucune autre langue, attribuait à la voix une autorité prophétique quasi divine.

Toute la complexité de cette relation Jésus-Paul ne peut être appréhendée que dans la langue hébraïque et en aucune manière en araméen ! Il est bon aussi de remarquer que l’hébreu parlé de Jésus était le rugueux dialecte galiléen distinct du judéen officiel et « policé » de Jérusalem, parsemé de mots grecs, ce qui dénote bien de l’état d’esprit révolutionnaire de ce groupuscule dont Jésus était le meneur.



DE L’ARAMÉEN SOUS L’HÉBREU ?


Devant l’évidence de ce témoignage paulinien, certains « exégètes » chrétiens, aveuglés par leur anti-hébraïsme forcené, persistent à voir de l’araméen même lorsque c’est de l’hébreu. Sur quoi se base leur opinion ? La voici en substance (mise en italiques) :


"Des passages du Nouveau Testament font en effet allusion à la langue hébraïque. Mais il ne faut pas se méprendre sur le sens du mot « hébraïque ». Il ne s’agit pas de l’hébreu classique mais de l’araméen. L’apôtre Paul connaissait sûrement l’hébreu, mais dans la vie courante, il parlait grec ou araméen. Et l’apôtre Jean, dans son Evangile, lorsqu’il mentionne des mots « hébreux », entend par là des mots « araméens ». Il est donc clair que lorsque le Nouveau Testament parle de « langue hébraïque » ou d’« hébreu », il faut comprendre « araméen ».


En résumé, les données du Nouveau Testament ne confirment pas sa rédaction en hébreu, suivie d’une traduction en grec. La langue usuelle de la « Palestine » (sic !) au 1er siècle était l’araméen et à Jérusalem même, une forte minorité de la population parlait le grec. On voit mal pourquoi, les auteurs du Nouveau Testament auraient rédigé en hébreu pour traduire en grec ! Comme nous l’avons vu, il semble que Matthieu ait rassemblé les paroles de Jésus en araméen.


Certes Papias et d’autres Pères de l’Eglise ont soutenu que la rédaction de l’Evangile de Matthieu s’est faite en hébreu : « Matthieu réunit donc en langue hébraïque les paroles (de Jésus) et chacun les traduisit comme il en était capable ». (Eusèbe, Histoire de l’Eglise, III, 39, 15-16).

Jérôme (†419), l’auteur de la Vulgate, traduction de la Bible en latin, va également dans le même sens ( » Primus omnium Mattheus… qui evangelium in Judaea hebraeo sermone edidit »). Mais nous sommes ici très loin des origines et il semble que la source de Jérôme soit la même que Papias, Origène et Irénée (qui parlent tous d’un original en hébreu).


On est donc toujours ramené à des suppositions difficiles à prouver et l’hypothèse d’un Evangile de Matthieu rédigé en hébreu reste fragile.

Notons que Papias, qui écrivait vers 130 ne dit pas que tout le Nouveau Testament a été écrit en hébreu. Il ne dit pas non plus que l’Evangile de Matthieu a été écrit en hébreu. Tout ce que l’on sait d’après lui, c’est que Matthieu a mis par écrit en hébreu les « paroles » de Jésus. Or nous savons que pour les anciens le mot « hébreu » signifie araméen (double sic !). Matthieu aurait donc rédigé un recueil de paroles du Seigneur dans sa langue originale – l’araméen.


En résumé, les données fournies par les Pères de l’Eglise, ne permettent pas d’affirmer que tout le Nouveau Testament a été écrit « en hébreu par les premiers disciples juifs de Yéshoua ». Tout au plus, et ce n’est pas certain, peut-on penser que Matthieu a mis par écrit en araméen les paroles de Jésus. Quoi qu’il en soit ce document est perdu. C’est donc une pure hypothèse qui ne repose que sur le témoignage douteux de Papias… Il est donc impossible de prouver qu’un seul livre du Nouveau Testament ait été rédigé en hébreu avant d’être traduit en grec."

Fin de citation


OU DE L’HÉBREU SOUS L’ARAMÉEN ?


En lisant la prose de ces hébréophobes, on ne peut qu’être sidérés devant tant de mauvaise foi (dans tous les sens du terme) et de malhonnêteté intellectuelle ! Voici des chrétiens qui non seulement mettent en doute et falsifient le témoignage des Pères de l’Eglise, mais les prennent pour des ignares qui ne savent pas distinguer l’hébreu de l’araméen. Pour eux, même Jean l’évangéliste et Paul, l’ancien rabbin polyglotte versé aussi bien dans la Bible que dans l’enseignement oral des pharisiens, étaient des analphabètes qui mélangent hébreu et araméen !


Or, pour être cousines, ces deux langues sont aussi éloignées l’une de l’autre que peuvent l’être le français et l’italien. Un locuteur en hébreu « n’entend » pas l’araméen et vice-versa. Les élèves israéliens laïques aujourd’hui, ne comprennent rien au Talmud de langue araméenne enseigné dans les séminaires religieux.



Toutefois, avant de répondre à leurs exemples pris sur l’Evangile de Jean, contentons- nous d’une remarque : Le nom « Palestine » n’apparaît pas une seule fois dans toute la Nouvelle Alliance (Nouveau Testament) ! Les noms usités sont « Pays d’Israël » ou « Terre d’Israël » ou encore « Judée ».

Pour les successeurs du mouvement de Jésus et ses disciples (trop longtemps taxé de « pacifiste » et « apolitique », alors qu’en réalité il fallait y voir une résurgence hébraïque « subversive » aux yeux de l’occupant romain comme à ceux de l’establishment judaïque !), l’usage du terme « Palestine » aurait été impensable, en tant qu’injure au peuple hébreu. Ce qui n’empêche pas aujourd’hui certains pseudo- chrétiens - y compris le pape François- , alliés aux propagandistes islamo-palestinistes, de parler de « Jésus le palestinien » (sic !), sans jamais se poser la question pourquoi les Evangélistes se sont interdits l’usage du terme « Palestine », considéré comme un affront et symbolisant l’oppression romaine, alors que l’expression « Terre d’Israël » était fièrement arborée ! Pourquoi donc ces exégètes ne respectent-ils pas, à tout le moins, la terminologie des Evangiles ? Est-ce pour des raisons « antisionistes » inconscientes ?



Parlons à présent de certains mots en araméen relevés dans l’Evangile de Jean. Jean n’était pas un ignare et savait pertinemment distinguer l’hébreu de l’araméen. Alors pourquoi dit-il que des mots en araméens sont en hébreu ? N’est-ce pas parce que son Evangile écrit par lui originellement en hébreu, a d’abord été traduit par un quelconque scribe en araméen avant d’être traduit en grec ?! CQFD !

L’Evangile de Jean est d’ailleurs le seul (avec celui de Luc) qui nous révèle le contenu de l’inscription gravé sur l’écriteau, le 'titulus', placé au- dessus de la tête de Jésus lors de sa crucifixion : « Jésus Nazaréen Roi des Juifs », et en latin « Iesus Nazarenus Rex Iudaeorum », les célèbres initiales INRI présentes dans toutes les églises.


Entre parenthèses « Nazaréen » n’a ici aucun lien avec la ville de Nazareth, mais vient de la racine hébraïque NTsR qui signifie « garder », « défendre » etc….


ישוע הנצרי ומלך היהודים

(Yeshoua Hanotsri Wemelekh Hayehoudim = Jésus le gardien et le roi des juifs)

IESUS NAZARENUS REX IUDAEORUM

IESOUS NAZORAIOS BASILEUS TON IOUDAION



Cette inscription était en trois langues : hébreu, grec, latin, d’après Jean. L’ordre chez Luc diffère (grec, latin, hébreu). Mais c’est toujours ces trois langues. L’araméen n’y est pas mentionné ! Comment imaginer d’ailleurs que quelqu’un ait pu privilégier l’araméen, au détriment de l’hébreu, la langue scripturaire et sacrée par excellence ?


Et s’il s’agissait en réalité de l’araméen et non de l’hébreu, pour quelle raison Jean lui aurait-il donné la primauté et la prépondérance par rapport au grec et au latin ? N’est-ce pas plutôt parce que le scribe polyglotte de Jean s’adressait principalement à de nouveaux convertis chrétiens, des « Gentils » d’origine grecque, romaine ou autre, et non à des « Hébreux messianiques de souche ».

Il lui importait alors que ces convertis sachent ce qu’ils doivent à la culture hébraïque et au peuple Hébreu. Et qu’ils n’oublient pas, pour reprendre la parabole de Paul, qui est l’olivier d’Israël et qui est la greffe sauvage : " Or si la racine est consacrée, les branches le sont aussi. Mais si quelques-unes des branches ont été retranchées, si toi, l’olivier sauvage, tu as été greffé parmi eux, et rendu participant avec eux de la racine nourricière de l’olivier, ne te glorifie pas aux dépens de ces branches. Si tu fais le fier, sache que ce n’est pas toi qui portes la racine, mais que c’est la racine qui te porte. " (Rom, 11, 16-18).


En d’autres termes, c’est l’olivier des Hébreux qui porte la branche des « Gentils » convertis au christianisme et pas le contraire ! Et c’est pourquoi, selon l’apôtre Paul, tout authentique chrétien se doit de respecter son aîné Hébreu !



Pour en revenir à l’inscription de l’écriteau au- dessus de la tête de Jésus – trop souvent représentée, reconstituée et traduite de manière fantaisiste dans les sites d’internet -, elle donnerait en araméen : « Yeshoua’ Nazara Malka Di Yehoudaia » – initiales comportant 5 lettres (YNMDY), qui ne veulent rien dire dans cette langue !


Alors qu’en hébreu, cela donne: « Yeshoua Hanotsri Wemelekh Hayehoudim », donc les initiales du Tétragramme divin : YHWH ! (le « W » qui rend ici le « et » de la coordination est indispensable en hébreu pour une expression dénuée de verbe). Traduite littéralement en français, elle donne : " Jésus le gardien (de l’alliance ) et le roi des juifs".


Voici comment, par haine anti-hébraïque, certains (pseudo) exégètes chrétiens, affidés au palestinisme, préfèrent déprécier et diminuer la portée de l’Evangile de Jean qui élève Jésus-Yeshoua au statut d’incarnation de Yahweh !



CONCLUSION



Par le biais de « Jésus le palestinien parlant l’araméen » (« parlant l’arabe », n’est qu’une question de temps !), la récupération politique du personnage de Jésus par la propagande islamo- palestiniste est un subtil subterfuge visant à déposséder le peuple Hébreu de son patrimoine culturel et historique.

Car, ne l’oublions pas, Yeshoua'-Jésus (qu’il soit historique ou une figure légendaire, thèse à laquelle personnellement je m’oppose) ne fut pas le seul condamné à la crucifixion. Des milliers d’autres « rebelles » Hébreux appartenant à des mouvements révolutionnaires de résistance contre l’occupant romain, furent crucifiés !

Le mouvement de Jésus s’inscrit en droite ligne avec les autres mouvements de libération du peuple Hébreu qui l’ont précédé et qui l’ont succédé, depuis celui de Bar-Kokhba au IIème siècle après J.-C. et jusqu’au XXème siècle avec le sionisme qui a prôné la « résurrection » de la langue et du peuple hébreu, sa détermination à se libérer de ses oppresseurs et occupants (y compris palestinistes arabo-islamiques), et son aspiration nationale de retour au pays de ses ancêtres et à sa terre. Là où un certain Yeshoua’ Ben Yossef, surnommé Yeshoua’ bar Abba (Jésus Barabbas = Jésus fils du Père) naquit, vécut et mourut pour ses idées.

N’en déplaise aux propagandistes palestinistes islamo-palestinistes et à leurs acolytes de tous poils, Jésus était notre frère, un Hébreu qui parlait l’hébreu.

David Belhassen



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Re: David Belhassen

Message non lupar yacoub » ven. 23 déc. 2016 15:05

Les musulmans, les femmes occidentales, et la recrudescence des viols à l'approche de Noël

David Belhassen·vendredi 23 décembre 2016
Les statistiques le prouvent amplement : chaque année à l'approche de Noël, le nombre de viols perpétrés par des hommes musulmans sur des femmes "occidentales", monte en flèche.
Cette équation est incompréhensible pour toutes les polices occidentales. Certaines essayent bien de l'expliquer par l'atmosphère festive, voire un peu débridée et alcoolisée, de cette célébration de Noël en Europe. Et d'après cette explication, certaines barrières et inhibitions sexuelles tomberaient lors de cette fête.
C'est totalement faux ! Lorsque des inhibitions sexuelles tombent, elles sont générales, et non toujours dans le même sens : des hommes musulmans qui violent des femmes non-musulmanes. A Noël, ou à son approche, on ne trouve nullement une augmentation des viols perpétrés par des hommes non-musulmans ! C'est même plutôt le contraire ! Ces violeurs non-musulmans potentiels, se refont une respectabilité en fêtant sagement Noël dans leur famille.
Il faut donc creuser plus profondément pour trouver une explication qui se tient. La voici :
1. Pour un musulman, une "occidentale" non-musulmane est avant tout une chrétienne, qu'elle soit athée, agnostique, bouddhiste ou autre. La violer, c'est montrer la suprématie et le mépris de l'islam envers la chrétienté.
2. Dans la mentalité musulmane, fondée sur la théologie musulmane et imbibée d'elle, une femme qui a eu des relations sexuelles avec plus d'un homme, est obligatoirement une "pute". Même si elle est célibataire ! Et puisque 90 pour cent des femmes occidentales (donc "chrétiennes") ont eu des relations sexuelles avec plus d'un homme, elles sont "congénitalement" considérées comme des "putes" par les musulmans. Et en tant que telles, il n'y a aucun mal à les violer. D'ailleurs, dixit les musulmans, "elles sont des vicieuses qui adorent ça" !
3. Le monde musulman est polygame. Par contre, toute polyandrie y est punie de mort. Cela signifie qu'il n'est jamais exigé d'un musulman d'être un puceau ! Bien au contraire ! Par contre, la virginité sexuelle féminine est un fantasme typiquement musulman. A tel point que les "hourries" du paradis musulman sont des vierges éternellement déflorées mais qui conservent leur "hymen". La perte de l'hymen dans le monde musulman est un sacrilège ! C'est pourquoi la chirurgie esthétique qui refait l'hymen des jeunes filles musulmanes, y est si florissante. Toute femme chrétienne, donc dénuée d'hymen, est ainsi une insulte faite à l'islam.
4. Noël est la fête de la naissance de Jésus pour les chrétiens. Donc indirectement, la célébration de sa mère, la "Sainte Vierge Marie", qui l’a enfanté. Dans le Coran, Marie est également considérée comme une vierge prude. Or, se disent les musulmans, comment des "putes" occidentales osent-elles célébrer "Marie la Sainte Vierge", alors que pas une d'entre elles n'est vierge (et ne conserve "le diamant qui dort entre leurs fesses", dixit Jacques Brel). La Fête de Noël fêtée par les "putes chrétiennes" est donc pour les musulmans, une hérésie et un sacrilège !!! Pour les punir de cette hérésie et ce sacrilège, il faut toutes les violer !
Conclusion : Le viol des femmes occidentales "chrétiennes" par des musulmans à l’approche de Noël, est avant tout un acte théologique islamique, fondé sur le Coran.



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Re: David Belhassen

Message non lupar yacoub » sam. 24 déc. 2016 12:44

Réponse d'Israël au Conseil de Sécurité de l'ONU


David Belhassen·samedi 24 décembre 2016



Après l'ignominie de la dernière résolution des 15 Etats-mafieux et membres du Conseil de Sécurité de l’ONU - "l'Organisation Nazislamiste Unifiée -, la seule et unique réaction que devrait adopter le gouvernement israélien, s'il lui reste encore un peu de dignité hébreue, est la rupture des relations diplomatiques avec :
1. Les US yankee colonialiste, et génocidaire des natifs indigènes de ce continent, qui plus est devenue pro-panarabiste-palestiniste-islamiste sous Obama.
2. La Russie criminelle et annexionniste de (Ras)Poutine.
3. La Chine maoïste fasciste et criminelle, génocidaire des Tibétains.
4. La France islamisée du pitre Hollande.
5. La Grande Bretagne impérialiste, ennemie éternelle d'Israël depuis qu'elle a été boutée de la région par les résistant Hébreux.
6. La Nouvelle Zélande, création artificielle de l’impérialisme et du colonialisme, exterminatrice des natifs indigènes de cette île.
7. L'Espagne colonialiste, qui opprime les Basques et les Catalans.
8. L'Ukraine, ancienne collabo des nazis.
9. Le Japon, prêt à se vendre aux arabistes-islamistes pour quelques yens.
10. Le Venezuela de Chavez et la clique de ses successeurs palestinisés qui ont ruiné leur pays.
11. Le Sénégal, Etat-fantoche musulman d'Afrique.
12. La Malaisie, Etat-fantoche musulman d'Asie
13. L'Uruguay, création artificielle des conquistadores génocidaires des natifs autochtones de ce continent.
14. L'Angola, Etat-fantoche créé par le colonialisme portugais.
15. L'Egypte des conquérants criminels arabo-musulmans, les oppresseurs des autochtones Coptes.
C’est ce que “Le Mouvement Hébreu de Libération” exigera du gouvernement d’Israël.



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Re: David Belhassen

Message non lupar yacoub » sam. 14 janv. 2017 14:46

Conférence internationale pour la Paix en France.

L’État d'Israël organise le 15 Janvier une "Conférence internationale pour la Paix en France", dont voici les 6 propositions principales :
1. La République française s'appellera dorénavant : "la République gauloise".
2. La Capitale de cette République Gauloise ne sera plus Paris, mais Alésia.
3. La Bretagne, le Pays basque, la Corse, l'Alsace et la Lorraine, feront sécession et deviendront des Etats indépendants.
4. Les Dom-Tom seront libérés de la colonisation française et accèderont à leur souveraineté et à leur indépendance.
5. Au cas où l’Élysée ne se soumettrait pas à ces propositions, des mesures de rétorsion, y compris des sanctions financières et le boycott de ses exportations, seront prises.
6. Si la France persiste à ne pas mettre en œuvre ces propositions de paix, des frappes militaires internationales seront prévues contre le gouvernement français.

A bon entendeur, salut et shalom !



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Re: David Belhassen

Message non lupar yacoub » mar. 7 févr. 2017 16:12

David Belhassen


Plus de gauche-droite, plus de riche-pauvre, plus de noir-blanc, plus de homme-femme, plus de hétéro-homo, plus rien de tout cela !
Le monde est désormais scindé en deux : Pro-islamistes et Anti-islamistes ! Les "Fils et les Filles des Ténèbres" contre les "Fils et les Filles des Lumières". Dans ce combat eschatologique sans merci, pas de place pour un compromis !
Comme à l'époque du nazisme !
C'est ou la Victoire sur les forces du Mal, ou la Mort !

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Les mots hébreux dans le Coran


Ce bref article est un extrait partiel tiré de la préparation d'un essai intitulé "la Torah de Muhammad", qui démontre l'influence prépondérante de la langue hébraïque sur la langue arabe du Coran.
Pour donner un exemple du contenu de cet ouvrage, voici une dizaine de mots commençant par la lettre H.
hadiyth (en arabe حديث ), de l'hébreu חדש hadash signifiant "nouveau", "nouvelle", "innovant". Cette acception hébraïque de "nouveau" est devenue dans le Talmud "nouvel exégèse de rabbin", mais dans l'islam, ce terme a bizarrement pris le sens contraire de "recueil traditionnel de récits, paroles, et actes de Muhammad et ses compagnons".
haj (en arabe حَجّ) : de l'hébreu חג hag, substantif de la racine verbale HWG qui signifie "tourner autour ", "faire un rond". Ce qui est compris en arabe comme "pèlerinage" à la Mecque, signifie en réalité circumambulation. La circumambulation se pratiquait dans nombres de sanctuaires polythéistes, mais aussi dans celui du Sanctuaire monothéiste de Yahweh à Jérusalem, et de là l'extension sémantique en hébreu de hag = fête, cérémonie, pèlerinage au Temple de Jérusalem.

haled (en arabe خلد avec un kh raclé), alors qu'en hébreu cette racine verbale existe חלדHLD, avec le même sens d'éternité et de permanence, mais avec un h guttural.
Il est aussi à noter qu'en hébreu, cette racine HLD peut aussi signifier "fossile", donc "corps fossilisé" dans l'univers. (Voir Psaumes 49, 2).
halaq (en arabe خَلَقَ ) avec un kh raclé, se trouve dans le verset 21 de la sourate 21. Dans toutes les traductions françaises, ce verbe a été traduit par créer. Or, il ne signifie pas créer mais transcrit la racine hébraïque חלק (HLQ) avec un h guttural, qui signifie : séparer, partager, diviser, lisser, poncer, façonner, mais aussi disséminer, dispenser, distribuer. Car c'est en séparant les cieux de la terre, que la création se fit, et c'est en façonnant la terre - adamah en hébreu, d'où Adam -, que celui-ci prit une forme humaine. Il n'y a dans le Coran aucune comparaison à la richesse sémantique de cette racine hébraïque. Et cela est dû en partie à l'ajout d'un point diacritique qui a transformé le h guttural en kh raclé.

hamd, (en arabe حَمْدُ ) de l'hébreu חמד hemed, substantif de la racine verbale hébraïque HMD, qui signifie avoir de l'attrait, être attiré par, convoiter, désirer etc… Le sixième commandement des Tables de la Loi dans le Pentateuque ou Torah de Moïse, dit "lo tahmud eshet re'ekha" = tu ne désireras pas (ou tu ne convoiteras pas) la femme de ton prochain. De cette racine hmd est également tiré le nom muhammad = désiré. En fait, bien plus qu'un prénom, c'est un titre honorifique biblique donné au prophète Daniel : ish hammudot = l'homme d'attraits (Daniel 10, 11). C'est le Livre de Daniel où celui-ci a une vision eschatologique qui fait intervenir, pour la première fois dans la Bible, des anges non anonymes portant le nom de Gabriel (Dieu surmonta) et de Mikhaël (Qui est comme Dieu).
Ce parallèle entre Daniel ish hammudot et Muhammad recevant les versets du Coran de l'Ange Gabriel, est trop flagrant pour être fortuit. Il faut également signaler que le Livre de Daniel était particulièrement prisé chez les rabbins pharisiens talmudiques qui y trouvaient une référence biblique à leur croyance au Jugement dernier et en la Résurrection des morts. Ces croyances, absentes du Pentateuque et rejetées par le courant sadducéen, sont essentielles dans le Coran : preuve indubitable de l'influence de ces rabbins hébréophones sur le rédacteur du Coran.

hamsah (en arabe خمسة ) vient de l'hébreu חמש homesh qui signifie "la cinquième côte de la cage thoracique". Et de là le chiffre cinq (חמש hamesh en hébreu). Il est à noter qu'en hébreu le Pentateuque de Moise (du grec penta = cinq) se nomme en hébreu "Les cinq livres de Moïse". Mais dans le Coran, la consonne H gutturale hébraïque est devenue un Kh raclé خَ au lieu d'un ح suite à une erreur de "diacritisation" de cette consonne. Cette erreur de notation diacritique a ôté à ce chiffre toute la richesse sémantique de son origine hébraïque.
hassir (en arabe خسر ) avec un kh raclé, est communément traduit par perdant. Mais en hébreu, il existe la même racine verbale חסר HSR avec un h guttural et qui signifie manquer, comme s'il s'agissait d'un "manquement" à l'ordre divin. Cette acception hébraïque explique les vitupérations coraniques contre ces "perdants" qui désobéissent à Allah et lui manquent de respect. A noter de nouveau le passage du H guttural hébreu au Kh raclé en arabe coranique.


hataf (en arabe خْطَفُ ) et en hébreu חטף hataf, de la racine verbale HTF, avec un h guttural et un t emphatique, qui signifie "saisir à la dérobée", "subtiliser par soudaineté", mais également "kidnapper", ou "commettre un rapt", et en particulier celui des femmes (Voir le Livre des Juges, 21, 21). Là aussi, un point diacritique intempestif sur le ح a transformé le h guttural hébreu en خ kh raclé, mot inconnu en sudarabique, et qui dans le Coran réduit la riche acception de cette racine hébraïque.
hatam (en arabe خَتَمَ), forme verbale conjuguée à la troisième personne du singulier de la racine hébraïque חתם HTM qui signifie "sceller", donc "signer", "ratifier", voire "apposer un blanc-seing". Là encore, un point diacritique sur la gutturale h (ح) a été malencontreusement ajouté par les scribes compilateurs du Coran. Et depuis, cette consonne h gutturale de la racine hébraïque htm, est prononcée kh raclé (خ) en arabe coranique, forme qui n'existe pas en sudarabique et qui appauvrit considérablement dans le Coran le champ sémantique de cette racine verbale hébraïque, et donc le sens du verset coranique qui en fait usage.2
Il est à noter que ce verbe hébreu de "sceller", "ratifier", "signer" est un motif récurent dans Le livre de Daniel sur lequel s'est inspiré le Coran. Par exemple, dans le verset : "sceller vision et prophétie" (9, 24) ou dans le verset : "scelle le livre jusqu'au temps de la fin" (12, 4). Mais malheureusement, la transcription arabe (ajoutant un point diacritique) de l'hébreu HTM, a vidé les paroles de Daniel de son sens eschatologique dans les versets du Coran.
Ce passage quasi systématique du h guttural hébreu en kh raclé arabe, donne la bizarre impression que le scribe ayant compilé le Coran avait du mal à prononcer cette consonne gutturale pourtant commune à l'hébreu et à l'arabe. D'où le doute qui s'installe : était-il vraiment un "arabe arabophone" ?
Entre parenthèses, l'occurrence du h guttural est dix fois moins nombreuse dans le vocabulaire arabe que dans le vocabulaire hébreu. Ce qui témoigne de l'antériorité de l'hébreu par rapport à l'arabe, car les consonnes gutturales ha ou le 'ayn, sont la marque indélébile des anciennes langues du Proche-Orient (paléo-hébreu ou cananéen ancien et araméen).

hitat (en arabe حطَّةٌ) de l'hébreu חטא hetâ (= péché). Ce mot du Coran n'a rien d'énigmatique. Il est cependant demeuré incompris (donc intraduisible) par les exégètes musulmans, comme s'il s'agissait d'un mystérieux hapax. Alors qu'il est simplement un substantif de la racine verbale hébraïque HTA qui signifie à la fois faire le péché et se désinfecter du péché. Ce mot apparait 2 fois dans le verset 58 de la sourate 2, mais transcrite de manière différente : la première fois avec un h ح guttural comme en hébreu, et la seconde fois خَطَيَ avec un kh (خَ), donc un h sur lequel a été malencontreusement mis un point diacritique.
Certains exégètes et traducteurs – conscients de cette bévue coranique – ont préféré ne pas la relever. D'autres, comme André Chouraqui, l'ont traduit par pardon, trahissant ainsi l'acception originelle de ce terme hébreu qu'il connaissait pourtant. D'autres encore, surtout parmi les commentateurs musulmans, ont allégué que "les Juifs ont raillé la parole divine en la prononçant habbat (une poignée de grains de blé ou d'orge) au lieu de hitat."
Cette allégation de l'exégèse musulmane trahit à quel point les commentateurs de langue arabe du Coran n'ont guère compris ce qu'ils lisaient dans "leur" Coran. En effet, blé s'écrit en hébreu חיטה (hitah) et vient d'une racine toute autre que חטא (hetâ). C'est donc une pseudo homonymie hébraïque entre blé et péché. Aucun locuteur de l'hébreu n'avait pu faire une telle bévue, d'autant plus que traduire poignée de grains de blé n'a aucune signification dans le contexte de ce verset coranique.

Ces dix exemples de racines hébraïques dans le Coran - parmi les 300 que j'ai relevés – ôtent tout doute quant à l'identité judaïque de celui qui fut une sorte de mentor du rédacteur du Coran (ou de son\ses scribes).
1 Voici la traduction littérale en hébreu et arabe, et la transcription phonétique :
يَا أَيُّهَا النَّاسُ اعْبُدُوا رَبَّكُمُ الَّذِي خَلَقَكُمْ وَالَّذِينَ مِنْ قَبْلِكُمْ لَعَلَّكُمْ تَتَّقُونَ
הוי והויה האנשים עבדו רבכם אשר חלקכם ואלה שלפניכם למען תיראו
ya ayuha al nas a’budu rabakumu aladhi khalaqakum waaladin min qablikum la’alakum tataqun
hoy we hoyah haanashim 'ibdu rabkhem asher halaqkem we eleh she lifnekem lema'an tirauw
ô et ohé gens servez votre majeur qui vous a séparés et ceux avant vous afin que vous craignez

2 Voir sourate 2, verset 7, en arabe et en hébreu, avec leur transcription phonétique et leur traduction en français.
خَتَمَ اللَّهُ عَلَى قُلُوبِهِمْ وَعَلَى سَمْعِهِمْ وَعَلَى أَبْصَارِهِمْ غِشَاوَةٌ وَلَهُمْ عَذَابٌ عَظِيمٌ
חתם אללה על ליבם ועל שמעם ועל מבטם כיסוי ולהם עונש עצום
khatam allah 'ala qulubihim wa'ala sam'ihim wa'ala abçarihim ghishawat walahum 'adhab 'athim
hatam allah 'al libam we 'al shim'am we 'al mabatam kissouy we lahem 'onesh 'çoum
a scellé allah sur leurs cœurs et sur leurs entendements et sur leurs visions un masque et à eux un châtiment immense

David A. Belhassen



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Re: David Belhassen

Message non lupar yacoub » sam. 4 mars 2017 15:55

David Belhassen


Bravo Marine le Pen ! Vous avez raison de vouloir interdire la double nationalité aux "Juifs de France" et d'interdire aux religieux pratiquants parmi eux, leur kippah dans l'espace publique !
Et que tous ces journalistes anti-Israéliens et antisionistes qui lui posent leurs questions démagogiques et sournoises, cessent de caresser les "juifs" dans le sens du poil pour mieux faire d'eux en réalité le paravent du pro-islamisme caché de tous les médias et les politicards pourris !



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Re: David Belhassen

Message non lupar yacoub » mer. 15 mars 2017 11:31

David Belhassen

Chercheur - Théologie et idéologie

Qui a rédigé le Coran ?


La lecture du Coran ("el qoran" en arabe, terme qui peut signifier aussi bien "l'appel" que "la lecture") laisse perplexe.


Le Coran regorge d'hébraïsmes, de noms, de mots et d'expressions hébraïques (reconnaissables aisément en dépit des innombrables erreurs dans leur retranscription en arabe). Les experts en araméen (dans sa variante syriaque) y ont trouvé également un vocabulaire étendu et une syntaxe qui sont indubitablement en langue araméenne, au point de conclure qu'il s'agit d'une langue composite arabo-hébreue-araméenne, artificielle et spécifique au Coran.
Et cela est dû au fait que le Coran rassemble dans un fatras épouvantable des passages du Pentateuque, du Livre de Josué (qu'il confond avec Yeshoua'-Jésus), du livre des Psaumes (appelé bizarrement "zabbour", déformation de "zammour" = "chant", en hébreu), des Evangiles (y compris apocryphes), des bribes d'hagiographes bibliques, des réminiscences de littérature talmudique en araméen, et enfin des ersatz de traditions "arabes" préislamiques revisitées et réinterprétées ?

A tel point qu'on est en droit de se demander qui a bien pu "pondre" cette mixture imbuvable ? Qui est donc le "responsable" de ce syncrétisme rétrograde qui a pris du judaïsme et du christianisme ce que ces deux religions ont de pire - comme si elles étaient deux mamelles empoisonnées qui ont allaité la religion musulmane -, et délaissé le meilleur ?

A la fin du VIème-début du VIIème siècle après J-.C., le judaïsme et le christianisme étaient solidement implantés dans la péninsule du Hedjaz. Les rabbins et les prêtres s'affrontaient dans d'interminables joutes théologiques sous les yeux amusés et le regard ébaubi des autochtones arabes polythéistes. Certains de ces arabes polythéistes, plus curieux que d'autres, venaient assister aux enseignements que rabbins et prêtres octroyaient, dans un but incontestable de prosélytisme.

Les rabbins cependant, plutôt qu'une conversion pure et dure au judaïsme, privilégiaient une adhésion à ce qu'ils nommaient "la communauté des craignant-Dieu".
Il était exigé de ces "craignant-Dieu", une pratique religieuse allant - selon leur stade de progression dans le judaïsme-, du minimum (comme le respect aux 7 commandements dits "noachides"), jusqu'à un stade très avancé de respect des lois de la Torah juste avant la conversion finale, en passant par le stade intermédiaire de "mityahed", c'est-à-dire de "judaïsant".

Il se pourrait fort bien que Muhammad - si le personnage est réel et non fictif - se soit trouvé parmi ces "judaïsants" écoutant, avec un sérieux vertigineux, l'enseignement d'un de ces gourous-rabbins. Il devait être doué d'une excellente mémoire pour "engranger" fidèlement les "pilpoulim" (les "ratiocinations") de ces rabbins. Allait-il alors - afin de se les remémorer et les "sauvegarder", réciter ses "cours" à un scribe qui, au fur et à mesure, "couchait à l'écrit" ce qui lui avait été transmis oralement ?
Pourtant, il y a dans le Coran trop de déviations, de dissidences, de contradictions, de divergences, d'anachronismes (pour ne pas dire de bourdes et d'erreurs, voire d'absurdités et de non-sens qui y pullulent, mais qui pourraient tout aussi bien être attribuées à un scribe étourdi ou malentendant) par rapport au Pentateuque ou aux Evangiles.



De plus, l'éclectisme religieux de ce néophyte ne le poussa- t-il pas aussi à aller écouter les prêches et sermons de rabbins hétérodoxes et de moines défroqués ? Toutes ces influences sont en effet patentes dans le Coran.
Ce qui a poussé nombre d'Historiens et d'exégètes à développer la thèse, justement à cause de ce syncrétisme judéo-chrétien dissident et déviant, que le "maître à penser" de Muhammad ne pouvait pas être un rabbin orthodoxe ou un prêtre catholique. Il appartenait soit à une secte judaïco-christique, soit à une secte chrétienne judaïsante, soit même à une secte hétérodoxe - voire hérétique -, ex-judaïque ou ex-christique.

Cette thèse semble cohérente, mais elle fait fi de certaines considérations et reste encore à prouver. Toutefois, et en admettant qu'elle soit établie, la question demeure de savoir de quelle secte judaïco-christique ou de quelle secte chrétienne judaïsante, ou encore de quelle secte hétérodoxe-hérétique ex-judaïque et ex-christique, s'agit-il ? Et plus concrètement, qui est ce rabbin dissident ou ce prêtre hérétique qui a distillé son enseignement à Mohammad ? Et enfin, qui est ce scribe qui a trempé sa plume pour rédiger le Coran, à partir de "comptes-rendus" oraux de Mohammad ?

Avant de s'aventurer à une hypothétique réponse, faisons un bref relevé de ces sectes, dans la péninsule arabique de l'époque, relevant du judaïsme et du christianisme hétérodoxes.
Dans le judaïsme : une secte pharisienne messianique ésotérique et dissidente (de "la maison de Shamaï", le fameux sage qui polémiquait avec Hillel l'ancien ?), des débris du courant sadducéen, des rescapés d'un groupe d'esséniens, des excommuniés de la communauté samaritaine, et une faction de proto-qaraïtes descendants peut-être d'anciens zélotes (judéens et iduméens).
Dans le christianisme : une secte marcionite, une monophysite, une arianiste, une nestorienne, une gnostique sacralisant un Evangile apocryphe ou non canonique, une nazoréenne, et enfin une secte ébionite.




Il y en avait certainement d'autres appartenant au pourtour judaïque et christique, mais leur "credo", leur théologie, leurs croyances et leurs pratiques religieuses ne différaient sensiblement pas de la douzaine de courants et sectes énumérés plus haut et se rattachant à la sphère judaïque et christique.
Procédons par élimination.
- Il est impossible qu'un pharisien, dissident ou pas, ait enseigné Mohammad. Aucun pharisien n'aurait pu ordonner qu'on coupe la main pour le vol d'un pain ! Cela contredit totalement non seulement le Pentateuque qui oblige le voleur à rembourser quatre fois le prix de son vol, mais également l'exégèse pharisienne fondamentale de permettre en toutes choses une réparation pécuniaire.
- Ce maître à penser de Mohammad ne pouvait être un sadducéen. Les sadducéens s'opposaient farouchement à la croyance au monde futur et à la résurrection des morts. Or ces deux points sont centraux dans le Coran.
- Il n'était pas non plus essénien. Le calendrier essénien était fondamentalement solaire et le calendrier coranique est exclusivement lunaire.
- Il était encore moins un samaritain, pour qui non pas Jérusalem, mais le Mont Garizim (surplombant Sichem) était le "Sanctuaire de Yahweh". Le Coran a les samaritains en horreur.
- Ni non plus un proto-qaraïte descendant des anciens factieux zélotes. D'un point de vue théologique, ceux-ci rejetaient le Talmud, or le Coran reprend des traditions talmudiques. Et d'un point de vue politique, ils étaient des ultras patriotes, des "endeuillés de Sion". Or Jérusalem n'est même pas mentionné dans le Coran. Quant au patriotisme juif, Mohammad n'en a cure.

En conclusion, le "maître à penser" de Muhammad n'était pas un Hébreu (judéen, samaritain, ou galiléen).



Et concernant la sphère christique, l'élimination par impossibilité est à peu près du même type :
- Un marcionite rejetait le Pentateuque. Le Coran le vénère.
- Un monophysite voit en Jésus son "unique nature incarnée dans le verbe de Dieu". Le Coran reconnaît certes en Jésus "le prophète du Jugement dernier", mais Jésus n'est qu'un humain comme les autres prophètes (nonobstant sa naissance virginale).
- Un arianiste fait de la résurrection de Jésus le fondement de son anti-trinitarisme. Le Coran nie la mort sur la croix et donc la résurrection de Jésus.
- Un nestorien se réclame d'une doctrine professant que deux personnes, l'une divine, l'autre humaine, coexistaient en Jésus. Le Coran rejette également cette doctrine.
- Un gnostique aurait fait peu de cas des interdits culinaires de la Torah. Le Coran est très méticuleux sur ce point.
- Un nazoréen aurait été offusqué si un de ses disciples avait dit que Jésus n'avait pas été crucifié et que c'est un autre qui l'a été à sa place. Le Coran l'affirme allégrement
- Un ébionite aurait enseigné de ne transgresser aucun "yota" de la Torah, de ne rien y ajouter et de ne rien y retrancher car tout le Pentateuque et les commandements de la Torah témoignent de la messianité de "Jésus le Sauveur d'Israël". Le rédacteur du Coran ajoute et retranche, biffe et modifie les lois de la Torah, sans même sourciller.

Seconde conclusion : Le maître à penser de Muhammad n'était pas un prêtre ou un moine (défroqué ou pas).

Mais cette élimination ne nous dit toujours pas qui était le "maître à penser" de Muhammad et encore moins le scribe ou le rédacteur du Coran. Ce n'est que dans la "Sîrah", c'est-à-dire la pseudo "biographie" de Muhammad et le fictif compte-rendu détaillé de ses faits et gestes, que nous pourrions à la rigueur trouver les indices qui manquent et qui seraient susceptibles de nous révéler l'identité de ce "maître à penser" de Muhammad, et par la même occasion, le nom de son scribe et rédacteur du Coran.
Cette compilation nous parle d'un certain Waraqa ibn Nawfal, le cousin de Khadija, la première épouse de Muhammad. Selon différentes sources et études, ce Waraqa aurait été tout d'abord un "craignant-Dieu", puis un "judaïsant" et ensuite un "christianisant".
Et c'est par l'intermédiaire et l'enseignement de ce "maître à penser" (qui a lui-même mal intégré ce que des juifs et des chrétiens, appartenant à des courants marginaux et hétérodoxes, lui ont enseigné), que le Coran est "descendu du ciel".

Il y a néanmoins une faille dans cette thèse : Waraqa ibn Nawfal serait d'origine qurayshite donc "arabe". Or le Coran (du moins dans ses premiers versets dits "mecquois") a une haine incandescente des arabes (tant qu'ils étaient polythéistes). Par exemple (9. 97) :


الْأَعْرَابُ أَشَدُّ كُفْرًا وَنِفَاقًا وَأَجْدَرُ أَلَّا يَعْلَمُوا حُدُودَ مَا أَنْزَلَ اللَّهُ عَلَى رَسُولِهِ


les arabes sont les plus endurcis parmi les mécréants et les hérétiques, et les plus enclins à ne pas étudier les préceptes qu'a fait descendre (du ciel) allah sur son envoyé.

De plus, le Coran fait par trop usage de mots hébreux et araméens, à la place de termes arabes. Il est également parsemé de graves erreurs d'orthographe et de syntaxe. Ce qui laisse planer des doutes sur l'origine "arabe" de Waraqa et a entraîné des historiens à le considérer comme d'origine aramo-syrienne, voire nabatéenne.

La question reste en suspend, mais d'un point de vue psychologique, la balance penche plutôt sur l'origine arabe.
Car cette "haine de soi" de Waraqa (et donc de Muhammad) n'est-elle pas un comportement banal, de la même veine et du même syndrome qui atteint tout "converti" et "prosélyte" ?
Et comme Waraqa et Muhammad qui se gargarisaient de mots et d'expressions hébraïques et araméennes devant des locuteurs arabes qui les écoutaient bouche-bée, de même un "nouveau musulman" en France - plutôt dénué de solide culture française et s'exprimant dans un langage peu châtié -, ne se met-il pas soudain à baragouiner en arabe avec ses "potes" de banlieue ? Ou à lancer à tout bout de champ à la face de ses parents "chrétiens mécréants", des expressions en langue arabe coranique afin de mieux leur étaler son "intransigeante foi musulmane" ?!

Après sa conversion à l'islam, un néophyte français de souche ne devient-il pas immanquablement haineux envers ses origines françaises et sa famille restée chrétienne ?
Cela n'a- t-il pas été également le syndrome de Muhammad, le disciple de Waraqa qui, en fin de compte a éclipsé son "maître"?!


David A. Belhassen



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Re: David Belhassen

Message non lupar yacoub » sam. 18 mars 2017 14:00

Il faut internationaliser la ville de Rouen
David Belhassen·vendredi 17 mars 2017
Suite à la déclaration de Marine le Pen (MLP) concernant "l'internationalisation de Jérusalem", le Mouvement Hébreu de Libération (MHL) propose d'internationaliser Rouen. Et cela, pour les sept bonnes raisons suivantes :
1. Il se pourrait que "la Pucelle" soit en fait la réincarnation féminine de Jésus.
2. Les méchants Anglais et leurs collabos Français l'ont suppliciée en place de grève à Rouen.
3. Elle a ressuscité le troisième jour et a rejoint son "Père qui est aux cieux" en attendant sa "Parousie", donc son "Retour sur terre".
4. La condition sine qua non à sa "Parousie", est que les Israéliens se convertissent au "Jeanned'arcisme", et aillent allumer des cierges sur son lieu de supplice à Rouen.
5. Les Israéliens ne pourront se rendre à Rouen que si le drapeau d'Israël flotte sur les cendres du bûcher de la Pucelle et que l'hymne israélien, "Ha Tiqwah", soit entonné.
6. D'autre part, les Français eux aussi exigent que le drapeau tricolore soit hissé et qu'une fanfare de ch'tis claironne “La Marseillaise”.
7. Il se pourrait également que les panarabistes islamistes déclarent qu'en fait Jeanne d'Arc était une "arabe palestinienne". Et non pas une vulgaire pucelle catholique, mais une "vierge" du paradis d'Allah. Il faut donc leur laisser la moitié de Rouen pour leurs orgies avec la "houri" éternellement déflorée mais dont l'hymen se recompose après chaque pénétration musulmane sacrée.
Il est donc impératif – afin d'éviter d'éventuels conflits franco-israélo-palestiniens -, d'internationaliser Rouen.
Après l'internationalisation de Rouen, le MHL proposera celle de Paris ("Bataclan"), de Nice ("Le camion d'Allah"), et de Toulouse (rebaptisée "Muhammad Merah") !





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