Le phénomène Macron

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yacoub
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Le phénomène Macron

Message non lupar yacoub » jeu. 18 mai 2017 16:05

Macron psychopathe ?

« Figurent en vedettes parmi les pervers narcissiques les imposteurs, escrocs et mystificateurs » (Paul-Claude Racamier, Le génie des origines, p. 287).

La question est apparue sur les réseaux sociaux par le biais d’une vidéo réalisée par un psychiatre et psychothérapeute affilié à la droite dure italienne, le professeur Adriano Segatori, juste avant le débat de l’entre-deux tours des élections présidentielles. Diffusée initialement par les sites Égalité & Réconciliation et Agoravox.TV, elle totalise à ce jour près d’un million de vues sur la plate-forme YouTube. Si la question interpelle, a-t-elle été accueillie avec toute l’attention que ce sujet devrait susciter ?

Rien n’est moins sûr !

Le 11 mai 2017 paraissait, sur le site Slate.fr, un article, intitulé « Macron est-il un “psychopathe” ? Pas de doute pour une partie de l’extrême droite », de Mathilde Dumazet qui précisait que, selon le canard enchaîné du 10 mai 2017, « les conseillers de Marine Le Pen ont utilisé l’analyse d’un psychiatre italien affilié à l’extrême droite pour bâtir la stratégie du débat de l’entre-deux tours[1] ». Compte tenu de la teneur de ce débat opposant Emmanuel Macron à Marine Le Pen, force est de constaté qu’il a parfaitement illustré l’ignorance des facteurs psychologiques en politique que je n’ai de cesse de dénoncer dans la plupart de mes articles. Il n’aura en effet échappé à personne, à l’exception de « groupies » inconditionnels (et fortement conditionnées), que la prestation déplorable de Marine Le Pen n’a pas manqué de surprendre bon nombre de ses propres sympathisants à l’instar d’Alain Soral qui, dans l’une de ses vidéos, prophétisait l’écrasante domination de sa « protégée » face à son adversaire. Le pari de remporter la mise en cherchant à faire craquer Emmanuel Macron était une stratégie totalement débile.

Cela signifie-t-il pour autant que le diagnostic du psychiatre italien soit erroné comme semblent l’indiquer tous ceux qui ridiculisent son analyse ?

Pour le savoir, il faudrait déjà que l’on connaisse précisément ce que désigne, aujourd’hui, le concept de psychopathie. Or, le problème avec cette terminologie, c’est qu’elle se réfère essentiellement aux travaux de Robert Hare et Hervé Cleckley dont les recherches sont issues d’une psychologie cognitiviste et matérialiste éludant de fait tout un pan des différentes formes actuellement recensées de psychopathie (cf. l’article de Robert Balcon paru en 2008 sur Agoravox synthétisait très bien le genre de psychopathe étudiée par R. Hare et H. Cleckley). Notons également qu’il n’en a pas toujours été ainsi puisque le concept de psychopathe recouvrait, à la base, tout en ensemble de troubles mentaux (Les personnalités psychopathiques, Kurt Schneider, 1950 – 1955 pour la traduction française[2]).

Pour être tout à fait honnête, on ne peut pas dire que le portrait des psychopathes dressé par R. Hare au moyen de sa PCL-R corresponde à proprement parler au cas d’Emmanuel Macron, ce qui ne veut pas dire qu’il n’en soit pas un.

Si l’on s’en tient au diagnostic de psychopathie selon la PCL-R mise au point par R. Hare, c’est-à-dire si l’on aborde ce problème d’un point de vue matérialiste et cognitiviste, Emmanuel Macron ne correspond pas totalement au portrait type du psychopathe. Mais si l’on considère les dernières avancées de ce même chercheur qui fait désormais état d’une distinction entre les « successfuls » et les « unsuccefuls » psychopathes (cf. « Le math : psychopathes Vs pervers narcissiques ») et qu’on les compare aux travaux des chercheurs en psychanalyse groupale et familiale, nous retrouvons la description des traits de personnalité de notre nouveau président sous la forme du psychopathe « successful » dont la littérature anglo-saxonne fait également mention en criminologie derrière l’appellation de « criminel en col blanc ».

Ce sujet est peu connu en France. Seuls quelques rares professionnels s’y intéressent de près. Je les cite souvent dans mes articles, mais il faudrait accorder une mention particulière aux travaux d’Ariane Bilheran qui a consacré pas moins d’une vingtaine d’ouvrages sur des sujets connexes tels que le harcèlement, la manipulation, l’autorité, le totalitarisme, le suicide, les risques psycho-sociaux, etc., bref... tout ce qui concerne de près la psychologie et la pathologie du pouvoir, car l’une des principales caractéristiques du « criminel en col blanc » reste son attirance pour le pouvoir.

Force est de constater qu’il y a une véritable « omerta », particulièrement en France, sur ce trouble de la personnalité qui constitue, je me répète, « le plus grand obstacle aux développements de la personnalité et des groupes sociaux » (cf. « La ponérologie politique : étude de la genèse du mal appliqué à des fins politiques »).

Néanmoins, nous commençons à bien connaître ce trouble puisque nous en entendons parler souvent sous le terme, aujourd’hui galvaudé, de « pervers narcissique ». Or, il faut savoir que cette théorie trouve son origine dans les travaux pionniers de psychanalystes qui, pour des raisons « mystérieuses » ont quelque peu été « oubliés ».

Mais avant de vous en parler, je dois apporter quelques précisions.

J’ai souvent pu écrire que la perversion narcissique était une défense de survie psychique qui s’active à l’occasion d’un deuil, d’une grave désillusion ou de lourdes difficultés, etc. Ce style de défense est d’autant plus inviolable qu’il est le dernier rempart avant l’entrée en psychose. D’où le fait qu’elle soit souvent assimilée à une pathologie « limite ». Du point de vue psychanalytique « les concepts d’organisation défensive, de style défensif, décrivant des combinaisons de mécanismes de défense, relativement stable et caractéristique de la personnalité d’un sujet, apparaissent comme une dimension majeure du fonctionnement de la personnalité, du normal au pathologique[3] ». Autrement dit, c’est le style de défense psychique mise en œuvre lors de conflit qui, pour les psychanalystes, détermine le fonctionnement de la personnalité. Or, nous savons bien qu’exceptés les cas les plus pathologiques notre vie n’est pas faîte uniquement de conflits intrapsychiques que l’on exporte – projette – sur la scène sociale de notre quotidien. En effet, toujours selon le Pr Henri Chabrol : « Notre résilience, notre capacité à faire face aux tensions, aux conflits, aux dangers perçus à l’intérieur de nous ou dans le monde extérieur, mobilise 2 types d’opérations mentales, les mécanismes de défense et les processus de coping. Les mécanismes de défense sont des processus mentaux automatiques, qui s’activent en dehors du contrôle de la volonté et dont l’action demeure inconsciente, le sujet pouvant au mieux percevoir le résultat de leurs interventions et s’en étonner éventuellement. Au contraire, les processus de coping, mot traduit en français par stratégies d’adaptation ou processus de maîtrise, sont des opérations mentales volontaires par lesquelles le sujet choisi délibérément une réponse à un problème interne et/ou externe. Les mécanismes de défense ont été découverts par la psychanalyse et occupent une place importante dans les théories et les thérapies psychanalytiques. Les processus de coping ont été étudiés par les méthodes de la psychologie scientifique et font actuellement l’objet principalement de l’intérêt des psychologues de la santé et des thérapeutes cognitivo-comportementalistes qui leur accordent une place importante dans leurs théories et leurs thérapies[4]. » De plus, « défense et coping peuvent être des processus adaptatifs ou mal adaptatifs. Ce caractère fonctionnel ou dysfonctionnel dépend à la fois du type de défense ou de coping, de l’intensité et de la durée de sa mise en jeu, mais aussi du contexte interne et externe de leur mobilisation et des interactions éventuelles entre défense et coping. Enfin, défense et coping s’activent habituellement conjointement ou successivement et contribuent ensemble à notre adaptation aux difficultés de la vie[5]. »

Il n’est pas ici le lieu de revenir sur la « guerre » que se sont livrés, et se livrent encore, les tenants de ces deux disciplines – j’ai pour ma part une nette préférence pour les approches dites « intégratives » qui associent, au lieu de les diviser, les différents courants des sciences humaines –, mais il est important de bien connaître ces détails pour le cas qui nous intéresse ici puisqu’en définitive la question qui s’impose et que se posent de nombreuses personnes intéressées par cette problématique consiste à savoir comment diagnostiquer une perversion narcissique chez un individu qui maîtrise parfaitement ses attitudes en société ?

Nous touchons là à un point essentiel de ce concept si répandu aujourd’hui, car contrairement aux idées reçues et à ce que tente de nous faire croire une certaine presse, sauf à posséder une grande culture philosophique et de nombreuses connaissances psychologiques – et encore... –, il est quasi impossible de reconnaître un pervers narcissique avant qu’il ne nous ait piégés et ne mette en place ses stratégies de défense psychique.

On comprend bien dès lors toutes les réticences exprimées et les rationalisations qui s’ensuivent sur le fait de porter un jugement a priori sur l’une des figures les plus emblématiques de notre 5e République (le cas s’était posé pour nos deux présidents précédents et il se pose aussi à l’étranger pour de nombreux dirigeants à commencer par le très controversé président américain Donald Trump). D’autant plus que, difficulté supplémentaire, le « trouble » de la personnalité dont est atteint notre président est qualifié d’« asymptômatique » par les rares spécialistes qui se sont penchés sur le sujet. Il est pourtant extrêmement intéressant de relever le fait que Rama Yade, parlant d’Emmanuel Macron, ait pu suggérer à propos des élections présidentielles que « notre pays devrait ajouter un autre critère : l’équilibre psychologique… ».

Compte tenu de ces divers obstacles, en quoi la présidence d’Emmanuel Macron montre des signes inquiétants d’un danger potentiel pour la France et les Français ?

À vrai dire et sans entrer une fois de plus dans les détails cette théorie, nous en avons tous les ingrédients à l’exception de l’opportunité[6]… que nous venons de lui offrir en l’élisant comme président.

Nombreuses sont en effet les caractéristiques d’une telle personnalité décelable chez Emmanuel Macron, à commencer par son double discours qui, comme le résume François Baroin : « Il [Emmanuel Macron] a changé d’avis sur tous les sujets. Il ne dit rien sur rien et n’en pense pas plus. Il est temps de dénoncer cette imposture qui pour moi représente un saut dans le vide ! »

J’ai déjà longuement présenté, dans plusieurs de mes articles, cette structure de discours à fort impact manipulatoire que l’on retrouve dans ce que l’on peut qualifier de communication perverse à base d’injonctions paradoxales qui évoquent tout et son contraire (cf. vidéo « Le zapping des matinales » : l’attention sélective ou biais de confirmation également évoquée ici, nous retrouvons là quelques-uns des traits typiques de « L’instrument majeur du pervers narcissique : la parole »).

Une autre particularité de ces personnalités est le pouvoir de séduction qu’ils affichent sous l’apparence d’un charme quasi hypnotique. L’aspect « gendre idéal », archétype du conte de fée, explique très bien que « l’électeur type du nouveau président est plutôt féminin, cadre ou retraité (il réalise un « carton » chez ces derniers), bien diplômé, et habite une ville de plus de 100 000 habitants ».

Enfin, l’impression qui émane de ce genre de personnalité est un étrange sentiment de vide, d’inauthenticité et de mimétisme. Et croyez-moi, ce n’est vraiment pas sans raison[7]. Ce qui fit dire à l’une des premières psychanalystes qui s’est intéressée à ce sujet qu’« extérieurement, la personne paraît normale. Rien ne fait supposer l’existence d’un trouble, le comportement n’est pas exceptionnel, les capacités intellectuelles ne paraissent pas lésées, les expressions effectives sont bien ordonnées et appropriées. Mais en dépit de tout cela, quelque chose d’intangible et d’indéfinissable s’interpose entre l’individu et ses semblables et fait naître invariablement la question : “Qu’est qui cloche ?” » ; « Qu’est-ce qui ne va pas chez lui, ou chez elle ?[8] »

Si l’on ajoute à tout ceci la description que donne Adriano Segatori dans la vidéo cité en début d’article, alors oui, Emmanuel Macron peut être qualifié de psychopathe d’un genre particulier : celui qui a été étudié dès 1925 par August Aichhorn[9] et Karl Abraham[10], puis par Hélène Deutsch (1934 op. cit., 1955[11]), Phyllis Greenacre[12] et Janine Chasseguet-Smirgel[13] (1973, 1984). Si je cite tous ces auteurs, c’est en particulier parce qu’ils ont notamment inspiré Paul-Claude Racamier pour forger son concept de perversion narcissique. Ainsi donc, la boucle est bouclée.

Que peut-on donc attendre d’un tel président ?

La réponse nous est donnée par le mythe de Périandre sur lequel se fonde P.-C. Racamier qui avait l’art d’user de métaphore pour rendre compte de ses travaux :

« Périandre, fils et mère

À peine, en prologue, avons-nous évoqué les véridiques aventures de Périandre. Nous y revenons. Car il n’est rien comme son histoire qui montre combien l’inceste, lorsqu’il n’est pas matière à fantasmes, devient matière à explosions.

Périandre était roi de Corinthe. Il y était né. Il avait une de ces histoires familiales, compliquées comme nous avons accoutumé d’en connaître.

Contrairement à son père, un furieux tyran, Périandre fut un très bon roi. On le rangeait parmi les sept sages de la Grèce antique. Or cet homme, juste, bon mari, bon fils, bon père, ayant succédé (sans l’avoir assassiné) à son père, devait finalement devenir un abominable tyran, un pervers fou. Vois dans quelles circonstances.

Enfant, il avait été adoré par sa mère. Elle le voulait tout à elle. Cependant il grandit. Périandre devenu adulte, sa mère, qui ne voulait le perdre à aucun prix, le désira pour amant.

Elle usa d’un stratagème. Une de ses amies, dit-elle à son fils, brûlait d’amour pour lui. Elle finit par le convaincre de le recevoir. Mais, poursuivit-elle, cette amie, tant elle avait de pudeur, ne voulait absolument pas être vue ni entendue. Il fut donc convenu qu’elle viendrait de nuit, incognito, dans le silence et tous flambeaux éteints. Ainsi fut fait. La nuit fut un enchantement. Il y en eut beaucoup d’autres. À sa mère du jour, Périandre confiait les jouissances extrêmes que lui donnait la femme de la nuit. À la fin, cependant, il n’y put plus tenir. Il voulait savoir qui était une aussi merveilleuse maîtresse. Elle arrive. Il allume. Ciel ! Sa mère ! Il va pour l’abattre. Elle s’empare aussitôt du poignard. Elle se tue : c’est ainsi que, jusqu’à la fin, la mère de Périandre devait conserver l’initiative…

Périandre, lui, allait continuer de vivre et de régner. Cependant, il ne sera jamais plus le même. Il deviendra un tyran absolu, un pervers accompli. […]

Il est une question qu’on ne saurait laisser en suspens. Question toute simple : l’inceste rapproche-t-il Périandre l’incestueux de l’incestueux Œdipe ? Il les oppose. Œdipe a séduit sa mère ; Périandre a été séduit par la sienne. Œdipe « ignore » sa naissance : c’est dire qu’il refoule cette vérité-là, vérité qu’au demeurant il n’est pas le seul à refouler, car ses parents ont commencé, et le refoulement court d’une génération à l’autre. Mais Périandre, lui, ne refoule rien : tout simplement il dénie ; ce que sa mère-maîtresse lui dissimule, d’ailleurs à peine, il ne veut pas le savoir. Œdipe, lui, a voulu à tout prix connaître son crime et il l’expie ; il se crève les yeux et il s’exile ; mais il sait ; et il paie le prix de sa connaissance et de sa culpabilité.

Rien de tel chez Périandre. Ses sujets paieront à sa place… (Paul-Claude Racamier, 1995, L’inceste et l’incestuel, p. 242-243)

Prologue

L’histoire d’Œdipe, c’est l’inceste en acte, en fantasme et en complexe : elle est matière à complexe parce qu’elle se situe à l’exacte jointure de l’acte et du fantasme, de l’inconscient et du conscient.

Incestueux

Tout autre est l’histoire de Périandre. Je ne manquerai pas de la raconter en détail. Mais d’avance elle se dessine en quelques traits. Périandre était devenu roi. Il s’émancipait de sa mère. Elle le voulait tout à elle. Nuitamment, sans se dévoiler, mais non sans se dénuder, elle le séduit. Sans savoir qui elle est, il lui fait l’amour. Enfin, il l’apprend. La catastrophe est lancée : le jeune roi sage qu’il avait été devient un tyran sanguinaire et pervers. C’est le peuple qui souffre. Inceste encore, mais sans conscience, et sans inconscient non plus : rien ici n’est en profondeur, mais tout est en sang. (Ibid., p. 8-9) »

Pour ceux qui souhaitent approfondir l’histoire de ce tyran méconnu souvent présenté comme l’un des Sept sages de Grèce : « Périandre, un sage ? (1), (2) et (3) ».

Reste qu’Emmanuel Macron représente bel et bien un saut dans le vide comme le signifie François Baroin. Toutefois, et pour être tout à fait honnête, un cas de « guérison » de ce type de psychopathe a pu être observé dans un contexte qui, sans être identique, n’est pas sans rappeler celui de notre président. C’est celui que nous a présenté Karl Abraham dans son article de 1925.

Dans la troisième et dernière partie de la série d’articles consacrés à « la ponérologie politique : l’histoire du mal appliqué à des fins politiques » (1) et (2), nous analyserons sous un autre angle cette problématique incestuelle au regard de ce l’emprise et de l’autonomie, deux forces qui président aux destinées des individus et des régimes gouvernementaux.

Philippe Vergnes

[1] Dumazet, Mathilde (2017, mai), « Macron est-il un “psychopathe” ? Pas de doute pour une partie de l'extrême droite », sur le site Slate.fr. Consulté le 11 mai 2017.

[2] L’ouvrage de Kurt Schneider décrit plusieurs cas particuliers de psychopathies qui va des psychopathes hyperthymiques aux psychopathes asthéniques en passant par les psychopathes dépressifs, inquiets, fanatiques, qui ont besoin de se faire valoir, instables, explosifs, apathiques et abouliques. Nous sommes ainsi passés d’une conception très généraliste de la psychopathie à une représentation restrictive de ce concept.

[3] Chabrol, Henri (2005), « Les mécanismes de défense », in Recherche en soins infirmiers n°82, p. 31-42.

[4] Ibid.

[5] Ibid. (C’est moi qui souligne.)

[6] « […] le mouvement pervers s’installe et s’organise […] que si des conditions de plusieurs sortes sont simultanément remplies : les unes de fond et les autres de rencontre, les unes personnelles, et d’autres « situationnelles », tant il est vrai que pour pleinement accomplir une perversion narcissique, il faut en avoir à la fois la nécessité profonde et l’opportunité. » (Paul-Claude Racamier, 1992, p. 280. Les propos sont soulignés par l’auteur.)

[7] Lalo, Vanessa (2009), « Le concept de vide en psychanalyse », sur son site personnel.

[8] Deutsch, Hélène (1934), « Les personnalités “comme si” », in Bela Grunberger (dir.) L’identification, l’autre, c’est moi, Paris : Tchou, 1978-1998.

[9] Aichhorn, August (1925), Jeunesse à l’abandon, ouvrage réédité sous le titre Jeunesse en souffrance, Nîmes : Champ social, 2000.

[10] Abraham, Karl (1925), « Historie d’un chevalier d’industrie », in Bela Grunberger (dir.) L’identification, l’autre, c’est moi, Paris : Tchou, 1978-1998.

[11] Deutsch, Hélène (1955), « L’imposteur : contribution à la psychologie du moi d’un type de psychopathe », in « Les “comme si”et autre texte », Paris : Seuil, 2007. Hélène Deutsch introduit cet article en précisant : « L’année 1925 constitue une étape historique importante pour la recherche psychanalytique dans le domaine de la psychopathie, car c’est à ce moment-là qu’Aichhorn a publié son livre, Jeunesse à l’abandon, et Abraham son article « L’Histoire d’un chevalier d’industrie à la lumière de la psychanalyse », (p. 217).

[12] Greenacre, Phyllis (1934), « L’imposteur », in Bela Grunberger (dir.) L’identification, l’autre, c’est moi, Paris : Tchou, 1978-1998.

[13] Les travaux de Janine Chasseguet-Smirgel concernant l’Idéal du moi et la perversion sont regroupés dans ses ouvrages sur La maladie d’idéalité (1973) et Éthique et esthétique de la perversion (1984).




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