Finkelkraut : vendre le sionisme grace a la shoah...

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Re: Finkelkraut : vendre le sionisme grace a la shoah...

Message non lupar yacoub » dim. 30 août 2015 14:55

Le corpus coranique reprend des prophéties de la Torah que l on retrouve dans la sourate de La Table.
´´ le retour des juifs ´´des extrémités de la terre '´
Par conséquent il s agit bien des israélites d aujourd'hui .

Après , vous pouvez retourner le texte comme vous le voulez , le triturer , du genre , ce ne sont pas les juifs contemporains et tout le bastringue .
C est votre problème .
:mrgreen:
Tu te bases sur le site Arabes pour Israël pour affirmer des contre-vérités

En l'an 70, il y a eu dispersion des juifs par l’empereur Titus, la Palestine restera chrétienne jusqu'en 634
où l'islam la colonise et où la population de gré ou de force se convertit.

Après, elle a été mise sous tutelle par le califat ottoman comme aussi la plupart des pays arabes à l'exception du Maroc
Puis Théodor Herzl rencontre le calife pour lui demander la Palestine pour les juifs. Refus de celui ci.
Après la défaite du califat, la Grande Bretagne s'empare de la Palestine et promet avec la déclaration Balfour un foyer national pour les juifs qui ne lèsera pas les arabes.
C'est la destruction des juifs d'Europe qui a culpabilisé l'Occident au point de permettre le partage de la Palestine en deux
Israël pour les juifs Ismaël pour les arabes.

Ismaël n'a jamais vu le jour et ne verra jamais le jour avec des Nethanyahou.



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Re: Finkelkraut : vendre le sionisme grace a la shoah...

Message non lupar yacoub » mer. 30 mars 2016 19:22

http://www.andre-gaillard.fr/Sionisme__ ... iptum.html
Le sionisme en Palestine / Israël : fruit amer du judaïsme

Post-scriptum

Si le judaïsme engendre par certains de ses éléments un racisme spécifique dont l’étude reste largement à entreprendre, racisme qui est passé dans une idéologie criminogène , cela ne doit pas pour autant occulter les valeurs hautement positives qu’il transporte aussi avec lui… S'il y a des tares "juives" il y a aussi un génie "juif" : celui d'avoir promu certaines valeurs à un point inégalé par aucune autre communauté et dont l'Occident, dans son ensemble, a largement bénéficié et lui est redevable.

Indépendamment du domaine moral où domine le commandement : « Tu ne tueras pas », deux de ces valeurs, la première dans le domaine de la discipline de vie, la seconde dans le domaine de la pensée, parce qu’accessibles à tous ceux qui le veulent, nous semblent particulièrement importantes.

Après avoir constaté que le pourcentage de Juifs cultivés était considérable dans le monde occidental Y. Leibowitz a écrit : « la créativité des Juifs ne provient pas de leur judaïsme mais de leur appartenance à la culture occidentale... le judaïsme n'a contribué en rien à leur personnalité ni à leur œuvre » … S’il est bien vrai que l’inspiration et la créativité de Spinoza, de Marx, de Durkheim, de Einstein et de la plupart des Juifs proviennent essentiellement de la culture occidentale, le philosophe israélien a manifestement négligé un élément essentiel dont il a bénéficié. Face à l'agitation, à l'oisiveté, à la distraction du monde, le judaïsme a toujours contribué puissamment - gage de succès exemplaires dans de multiples domaines - à promouvoir l'étude, la méditation, le travail, le débat, la vacance régulière, une certaine « retraite » de l'individu, une discipline de vie…

Par ailleurs, en opposition avec le communautarisme, le nationalisme, l’ethnicisme développés dans beaucoup d’écrits du judaïsme et qui se sont donné libre cours dans le projet sioniste israélien, nous avons parlé à diverses reprises de l'orientation universaliste prônée par certains des prophètes juifs. Et l’on cite généralement à ce propos le prophète Michée qui rêva d'un royaume de bonheur et de justice où tous les peuples seraient réunis dans la paix : « Yahvé sera le Juge des peuples et l'Arbitre des nations. De leurs épées ils forgeront des socs et de leurs lances des faucilles. Les nations ne lèveront plus l'épée l'une contre l'autre et plus jamais on n'apprendra la guerre ! » (Mic IV, 3).

Certes, cet universalisme est encore très élémentaire : toutes les nations du monde sont invitées à se réunir dans la paix, mais c'est encore le dieu particulier des Hébreux qui guide le royaume à venir, royaume dont la capitale est toujours Jérusalem avec son Temple reconstruit plus beau que jamais. Néanmoins, un pas en avant a été effectué, un germe a été semé qui sera repris et cultivé par Jésus de Nazareth…

Et c’est de nouveau un Juif, connu sous le nom de Paul et fondateur princeps du Christianisme voici deux mille ans, qui va imprimer à cette pensée un nouvel élan. En héritier critique du judaïsme qui lui fait concevoir et dénoncer les tares de sa religion, notamment la dimension mortifère de la Loi cet élément-clé du judaïsme, en héritier aussi du monde grec et païen qui lui apporte l’idée de l’unité du genre humain et lui fournit une vision élargie du monde, il lancera ces paroles révolutionnaires : « désormais il n'y a plus ni Grecs, ni Juifs, ni circoncis, ni incirconcis, ni Barbares, ni Scythes, ni esclaves, ni hommes libres »…Le prochain c’est d’abord le semblable. Certes, les mots qui suivent : « car vous êtes Un en Jésus-Christ » sont encore très réducteurs, mais un puissant mouvement est né qui se veut universel (katholicos) et qui va porter au loin ces paroles. Et ces paroles, à leur tour, sur une route non dépourvue de cahots, évolueront …



En définitive, il appartiendra aux philosophes des Lumières, riches héritiers du monde gréco-romain[300], de l’islam (dont les savants andalous, tel Averroès, ont conservé et transmis les valeurs de l’Antiquité grecque)[301], du judaïsme et du christianisme, de faire franchir à la civilisation occidentale un pas décisif. Par delà tous les communautarismes issus des mythes ancestraux, par delà les horizons théologiques limités et les appartenances particulières, en hommes libres ils proclameront l’homogénéité du genre humain : « Quelle que soit la variété des cultures, il n’y a sur toute la surface de la terre qu’une seule et même espèce d’homme : c’est au nom de l’Homme que tous les hommes sont frères ». Et la Révolution française viendra quelques années plus tard parfaire l’édifice. Le premier article de la déclaration de 1789 proclamera à la face du monde que : « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits ».



En fait, c’est sans doute au sein du bouddhisme que fut élaborée en premier lieu cette pensée universaliste dans toute son ampleur : « De loin, dit un mystique tibétain, je crus voir un animal. L’animal s’approcha et je compris que c’était un homme. Il s’approcha encore et je m’aperçus que c’était mon frère »….



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Re: Finkelkraut : vendre le sionisme grace a la shoah...

Message non lupar yacoub » mer. 30 mars 2016 19:25

http://www.andre-gaillard.fr/Sionisme__ ... iptum.html
Le sionisme en Palestine / Israël : fruit amer du judaïsme

Adresse aux Palestiniens de la Palestine historique et de l’exil


Les dirigeants actuels de l’« Autorité palestinienne », comme ceux qui les ont précédés, se trompent et vous trompent, en pensant et en vous faisant espérer qu’un État palestinien libre, indépendant, souverain, est susceptible de voir le jour à côté de l’État juif sur le terre de vos ancêtres. Cette pensée relève d’une ignorance caractérisée quant à l’idéologie sioniste qui vous opprime depuis tant d’années. Elle conduit à une impasse.

Cette idéologie à composante religieuse et raciste passera comme d’autres sont passées (le nazisme, le communisme… ), mais les armes qu’il convient de mettre en œuvre pour la vaincre sont tout autres que celles qui ont abattu les idéologies précédentes.

Considérez :

. que vous avez un droit inaliénable de vivre sur l’ensemble de la Palestine historique en la partageant avec tous ses autres habitants ;

. que les nations de l’ONU, en vous retirant ce droit en 1947, n’ont été que l’instrument de l’idéologie sioniste et qu’elles arriveront un jour à comprendre leur tragique erreur ;

. que les sionistes sont capables, non pas de vous tuer en masse, comme les nazis l’ont fait des Juifs dont les enfants vous oppriment mais, suivant une pratique typiquement médiévale, de vous déporter. Les Nations ne viendront sans doute pas à votre secours ; il convient que vous inventiez les moyens de résister ;

. qu’il vous faut, par delà tous les pièges et les barrières que vous rencontrez sur votre chemin, sans oublier les handicaps inhérents à l’islam, miser d’abord sur vos propres ressources intellectuelles et morales ;

. que seules les armes démocratiques peuvent être efficaces et que ces armes, en dehors des vôtres et de celles qui vous sont acquises dans nombre de pays, se trouvent aussi dans le monde juif dont une partie très minoritaire certes, mais notable, est prête à vous aider ;

que la stratégie de votre combat doit être basée, d’une part sur la non-violence dans le sillage de Martin Luther King - la guerre serait juste mais elle serait perdue - , d’autre part sur l’absence de tout compromis territorial ou idéologique avec le sionisme, car tout compromis avec une idéologie fondamentalement perverse est à la fois une faute politique et une erreur. Vous y ajouterez la dignité et la magnanimité qui n’engagent pas seulement à pardonner (car l’Autorité palestinienne a commis bien des fautes de collaboration avec l’idéologie sioniste comme la France de Pétain en a connu avec l’idéologie nazie) mais à agir « comme si vous aviez oublié » ;

. . que le temps, à lointaine échéance, travaille pour vous. La plupart des nations vous sont indifférentes ou hostiles, Israël triomphe momentanément mais le sionisme est condamné à mourir.



« N’ayez pas peur ! »… Dans le combat que vous avez à mener, vous aussi « Faites un rêve », celui d'une société fondée sur l'égalité de tous les hommes dans une Palestine unifiée et démocratique. C’est la seule stratégie qui vaille. Le monde entier vous regarde !




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Re: Finkelkraut : vendre le sionisme grace a la shoah...

Message non lupar yacoub » lun. 16 mai 2016 11:10

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Re: Finkelkraut : vendre le sionisme grace a la shoah...

Message non lupar Neverime » mar. 17 mai 2016 00:04

LE DIABLE EST PLUS TOLERANT QUE LES HYPOCRITES
Amusant la part d'un décher toxique de sale terroriste islamiste qui n'a rien d'humain!

L'islam c'est la haine, c'est la guerre, c'est l'intolérance et l’hypocrisie.


Islam = satan.

De la part d'un ould haram de ton espèce dégénérée c'est la pire des hypocrisies de venir parler d'intolérance alors que tu es le pire des intolérants!

Va donc avez tes enfoirés d'amis sionistes, entre vermines emplis de haines et d'intolérance, vous faites un sacré paquet de fientes de porcs et de pisse de chien.

En plus d'accuser à tort le forum d'être au service du sionisme ce qui n'est en rien le cas mais con comme tu es forcément tu peux pas comprendre.

Facultés mentales détruites par l'islam qui est l'ignorance, la bêtise, la débilité, la niaiserie, la nullité, la médiocrité incarnées sous leurs plus pitoyables aspects.

On reconnaît un arbre à son fruit donc on sait ce que vaut l'islam avec toi.

Va donc faire ce que tu fais ici en russie ou en chine ou en corée du nord pour voir, petit morveux prétentieux.

De toute façon ils vont s'occuper de vous et j'espère qu'ils vous raseront la mecque avec une bombe atomique ça vous fera du bien et ça vous servira de leçon, c'est tout ce que vous méritez!

Sous-chiens enragés et comme on le sait, on ne soigne pas un chien enragé.

Normal après que le monde vous déteste puisque vous êtes ouvertement l'ennemi du monde entier, hostiles et belliqueux, haineux, fermés, violents et les pires intolérants qu'il soit.

Partout où l'islam s'incruste et prend de l'ampleur il y a des problèmes.

Le problème c'est pas les autres, c'est l'islam.


"Il y a cent mille ans, une grande et puissante civilisation existait... et comme d'autres, elle a connu un évènement qui lui a été fatal. C'était quelque chose qu'ils n'attendaient pas, l'arrivée d'une force obscure et destructrice qui n'avait aucune limite dans sa soif insatiable de possessions et de domination. Ils nommèrent cet ennemi: les Destructeurs.

Tous les mondes qu'ils prenaient portaient la vie et ils ne laissaient derrière que des terres stériles hautement toxiques, vidées de toutes leurs ressources...


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Re: Finkelkraut : vendre le sionisme grace a la shoah...

Message non lupar yacoub » dim. 24 juil. 2016 14:44

Il y a 90 millions de chrétiens sionistes alors qu'il n y a même pas 6 millions de juifs sionistes

SIONISTES CHRÉTIENS


L’énorme pression du sionisme chrétien


Le conflit israélo-palestinien dépend de multiples facteurs d’ordre historique et géopolitique. En marge des puissants lobbies liés aux intérêts pétroliers et militaro-industriels des États-Unis, d’autres groupes de pression socioéconomiques et idéologiques exercent une influence déterminante sur les stratégies au Moyen-Orient. Parmi ces derniers, le sionisme chrétien assure à l’État hébreu un soutien quasi inconditionnel et des plus efficaces, et ce au nom d’une théologie à fortes implications politiques relevant du néoconservatisme. Évangélique de type pentecôtiste ou charismatique, souvent fondamentaliste, ce mouvement revêt des formes si variées et si fluctuantes qu’il existe, à en croire la spécialiste Célia Belin, « presque autant de sionismes chrétiens qu’il y a de chrétiens sionistes » - ce qui rend malaisé d’en rendre compte1.


L’étonnante suprématie d’une vision religieuse

Adeptes d’une lecture littérale de la Bible et fascinés par les prédictions apocalyptiques, les évangéliques américains ont tendance à se considérer comme le dernier bastion des témoins de Dieu dans une humanité en perdition. Ils croient la fin du monde imminente et attendent avec impatience que le Christ revienne en gloire pour juger les vivants et les morts. Parmi les signes précurseurs de cet événement, ils citent non seulement les catastrophes naturelles et sociales de notre temps, mais aussi et surtout le regroupement du « peuple élu » sur la «Terre promise » et l’amorce d’un courant de conversion à Jésus parmi les Juifs2. La création de l’État hébreu en 1948 et l’apparition d’un christianisme messianique juif prouvent, à leurs yeux, que les ultimes desseins de Dieu sont en train de s’accomplir selon les Écritures.

D’où, pour les sionistes chrétiens, l’impératif devoir de collaborer activement au programme divin visant à restaurer Israël en Palestine. Le sionisme chrétien a pris forme avant le sionisme politique moderne lancé par Theodor Herzl. La culpabilité causée par les persécutions antisémites survenues en Russie et en Allemagne l’a renforcé, mais il ne se réclame en définitive que de la volonté divine. Les plus radicaux de ses adeptes professent l’instauration prochaine sur terre, pour mille ans conformément aux prophéties, du royaume eschatologique de Jésus-Christ qui est présenté comme l’unique sauveur de l’humanité. Il en découle un fervent prosélytisme en direction du peuple de la première Alliance : Dieu lui offre une ultime possibilité de se convertir au Messie qu’il a fait crucifier par le procurateur Ponce Pilate. Les fils d’Israël qui accepteront cette offre seront sauvés, les autres seront damnés avec le reste de l’humanité infidèle. Chargée d’un fort relent d’antisémitisme, cette croyance a très tôt été dénoncée par les Juifs et continue à leur déplaire, mais les avantages tangibles véhiculés au bénéfice d’Israël par la collaboration avec le sionisme chrétien l’emportent.

Un appui politique et financier décisif pour Israël


Les Juifs américains, dont près des deux tiers déclarent s’intéresser de près au devenir d’Israël, n’ont pas les pouvoirs exorbitants qu’on leur prête souvent. Leur poids démographique est faible - moins de 2% de la population, soit environ 5 millions de personnes -, ce qui limite d’emblée leurs capacités d’intervention sociale. Mais surtout, ce milieu est loin d’être homogène au plan de ses convictions et de ses aspirations. De tradition plutôt libérale et progressiste, les Juifs installés aux États-Unis n’ont accueilli qu’avec réticence les perspectives politiques du sionisme juif au départ, ont eu tendance à s’intéresser davantage aux luttes sociales qu’aux questions ethno-religieuses, et beaucoup d’entre eux restent réservés sur les positions inflexibles de l’État hébreu face aux Palestiniens et aux autres protagonistes des conflits du Moyen- Orient. Pour réelle qu’elle soit, leur solidarité avec Israël n’est pas inconditionnelle comme celle de la plupart des sionistes chrétiens, et leur influence politique est nettement moindre. Les évangéliques ont, par contre, un poids démographique et politique prépondérant aux États-Unis. Ils représentent près du tiers de la population – soit autour de 90 millions de personnes, pro-israéliennes par motivation religieuse à 50%, et sionistes entre 20 et 25%. Partageant assez largement les idées conservatrices communes dans la Bilble Belt du Sud et du Moyen-Ouest, ils forment une proportion significative du parti républicain et disposent d’une force électorale conséquente.

Leurs télévangélistes sont à la tête d’un empire audiovisuel d’une incomparable puissance médiatique et financière. Des mécanismes de collecte performants permettent aux Églises et autres organisations évangéliques de drainer des fonds considérables pour les causes qu’elles défendent, et notamment pour Israël. Aussi n’est-il pas surprenant que le ralliement d’une partie croissante de la mouvance évangélique à la cause d’Israël soit considéré comme particulièrement précieux par les leaders de l’État hébreu : face aux adversaires arabes, l’alliance judéo-chrétienne s’impose en dépit de ses ambiguïtés.

Les Palestiniens abandonnés à leur sort

Bien que les sionistes chrétiens proclament que Dieu a irrévocablement attribué à Israël un droit prééminent sur l’ancien pays de Canaan, ils n’ont pas toujours été indifférents ou hostiles aux Palestiniens dont la composante chrétienne a été très influente. Quand les Juifs foulaient trop brutalement aux pieds les droits des Palestiniens, jusqu’à recourir à des actes qualifiables de terroristes, certains de ces sionistes rappelaient que les Arabes sont eux aussi issus d’Abraham en qui Dieu a promis de bénir toutes les nations, et que l’épreuve de la Shoah n’a pas aboli la justice. Mais à mesure que l’antagonisme entre les deux peuples a progressé et que l’islam a dynamisé la résistance palestinienne, ces bons sentiments se sont érodés. Le délitement des régimes arabes laïcs et marxisants a contribué à durcir les clivages religieux. Puis le développement du terrorisme islamique a fini par éloigner le sionisme chrétien de la cause palestinienne accusée de collusion avec le Hezbollah libanais et l’islamisme iranien. Les Intifada de 1987 et 2000 ont scellé la rupture.

Les victoires d’Israël qui ont conclu la guerre des Six Jours puis celle du Kippour, en 1967 et en 1973, sont apparues comme des miracles directement opérés par Dieu en faveur de son peuple. Nombre de sionistes chrétiens en ont déduit qu’il ne faut rien céder aux Palestiniens dans le cadre des négociations de paix. Par fidélité à la volonté divine, les plus radicaux d’entre eux appuient les extrémistes juifs partisans du Grand Israël, incluant la Judée et la Samarie qui forment la Cisjordanie, et soutiennent financièrement les colonies implantées illégalement en territoire palestinien. Proclamée « capitale éternelle » d’Israël, Jérusalem doit rester sous le contrôle exclusif de l’État hébreu, et il est question d’y reconstruire le Temple de Salomon à la place de la mosquée Al-Aqsa. L’histoire est refaçonnée pour rejeter comme indues et sacrilèges les revendications des Palestiniens. Les violences qui ponctuent leur résistance font l’objet d’une intense propagande anti-arabe tandis que les exactions d’Israël, comme celles intervenues lors de la sanglante opération menée à Gaza en 2008-2009, ne sont pas condamnées…

De la religion à la « guerre des civilisations »

Le sionisme chrétien prône un moralisme très éloigné de la « Bonne Nouvelle » annoncée par Jésus. À la merci de Satan selon la doctrine évangélique prédominante, le monde court à sa perte : hors de « L a Vérité » révélée par les Écritures, il n’y a que mensonge et péché. De la Création à la Parousie, l’histoire du salut est dominée par la faute originelle et appelle la répression. Dans le sillage du conservatisme patriarcal et esclavagiste du Sud des États-Unis, c’est la soumission à l’ordre social traditionnel qui constitue la pierre de touche de la vraie foi : acceptation des doctrines fondamentalistes telles que le créationnisme, restauration de la famille et exaltation du travail, défense des prérogatives individuelles comme le port des armes à feu, refus des revendications féministes et du mariage homosexuel, lutte contre l’avortement, interdiction de l’euthanasie et de la recherche sur les cellules souches, rejet des dérives actuelles de la sexualité, etc. Ces positions correspondent globalement à celles du parti républicain qui, sous couvert de défense des valeurs de l’Occident, privilégie les intérêts d’une Amérique vouée à l’ultralibéralisme et qui se méfie des régulations internationales. Pour servir ces visées au Moyen-Orient, Israël s’avère un allié quasi indispensable.

Au plan religieux, le sionisme chrétien partage avec les évangéliques la volonté de conquérir le monde à Jésus-Christ. Mais ce projet, autrefois en butte au communisme, est maintenant concurrencé par l’islam indûment identifié à l’islamisme. La « guerre mondiale contre la terreur islamiste » déclarée par Georges Bush après l’attentat contre le World Trade Center en 2001 traduit un antagonisme frontal irréductible. Avec le judaïsme et le christianisme, c’est tout l’Occident qui risque d’être submergé par la barbarie islamiste qu’un complot mondial est censé vouloir instaurer. L’Antéchrist a changé de visage : ce ne sont plus les armées soviétiques à la solde de l’athéisme qui sont les suppôts du diable, mais Al-Qaïda, le Hezbollah, le Hamas, et l’Iran. La guerre s’est déplacée d’Irak en Afghanistan, et elle menace désormais du côté de l’Iran. Les sionistes chrétiens sont parmi les plus zélés des dizaines de milliers de missionnaires évangéliques qui, à travers le monde, prêchent la « croisade » en mêlant gloire de Dieu et hégémonie américaine.

Condamnation du sionisme chrétien par les Églises en Orient

Les dignitaires locaux des quatre principales Églises implantées au Moyen- Orient ont solennellement condamné le sionisme chrétien dans la Déclaration de Jérusalem du 22 août 20063. Ce texte dénonce la lecture apocalyptique de la Bible qui pervertit la compréhension du message évangélique et induit des comportements sectaires : au lieu d’aider les hommes et les peuples à reconnaître l’égale dignité de tous et leur imprescriptible droit à la justice, la religion est dévoyée et génère la haine et la violence. Opposer les humains entre eux au nom du Bien et du Mal comme le fait l’idéologie du sionisme chrétien est contraire à l’amour du Christ. Plutôt que de vouer le monde à sa perte en invoquant l’affrontement final entre Dieu et Satan à Armageddon, l’évangile promeut une fraternité qui rejette les exclusions et les hiérarchies entre les peuples, et qui permet de surmonter les conflits dans la réconciliation.

Concrètement, cette Déclaration affirme que la sécurité et la paix ne sont accessibles qu’au prix de la justice, et que le refus de cette incontournable exigence condamne le peuple israélien à être lui-même victime de la violence qu’il inflige aux Palestiniens. Ne se contentant pas d’énoncer des principes, elle appelle à la reconnaissance de l’identité et de l’unité du peuple palestinien par l’État hébreu, à la fin de la politique de colonisation qui se traduit par la confiscation des terres et de l’eau, et par l’enfermement des Palestiniens dans des ghettos. Les murs qui inscrivent dans le paysage l’implacable dureté de la politique d’apartheid pratiquée par Israël ne peuvent produire que le malheur de part et d’autre, mettant en péril la sécurité de ceux qui les érigent en même temps que la stabilité de la région, voire celle du monde entier. En invitant les chrétiens à combattre la politique trompeuse qui mène à l’iniquité actuelle et à ses dangers, les Églises préconisent le recours à la non-violence prêchée par Jésus en estimant qu’elle représente la seule voie vraiment humaine et efficace.

Jean-Marie Kohler



1 Cet article s’appuie très largement sur les analyses présentées par Sébastien Fath dans Le poids géopolitique des évangéliques américains : le cas d’Israël, in Hérodote n° 119, 2005 ; et sur le remarquable ouvrage de Célia Belin, Jésus est juif en Amérique, Droite évangélique et lobbies chrétiens pro- Israël, Fayard, 2011. Le sionisme chrétien est peu répandu en Europe ; ceux qui s’en réclament en France se recrutent surtout dans les milieux d’extrême- droite qui ont substitué une islamophobie obsessionnelle à leur anticommunisme originel.

2 « Voici, je les ramène du pays du septentrion. Je les rassemble des extrémités de la terre… Celui qui a dispersé Israël le rassemblera, et il le gardera comme le berger garde son troupeau. » Jr 31, 8-10 ; voir aussi Jr 23, 7-8, Ez11, 16-17 - réf. C. Belin. C’est vers la fin des années 1960 que s’est organisé ce mouvement de conversion ; près d’un demi-siècle plus tard, il compte autour de 10 000 fidèles.

3 Mgr Michel Sabbah, patriarche catholique de rite latin, l'archevêque Swerios Malki Mourad de l'Eglise othodoxe syrienne, le très Rév. Riah Abu El-Assal, évêque anglican de Jérusalem et le très Rév. Munib Youman, évêque Luthérien.



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06/07/2012 15:38 Par Stephane M.

Sur les procédés du Mossad en France et à l'international, le témoignage très intéressant d'un ancien sioniste :

http://blogs.mediapart.fr/blog/stephane ... acob-cohen




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Re: Finkelkraut : vendre le sionisme grace a la shoah...

Message non lupar yacoub » ven. 14 oct. 2016 20:03

Allah est un sioniste

Surprise : le Coran fait explicitement référence à une présence juive en Israël. Les élus israéliens feraient bien de mémoriser ces versets providentiels
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La plupart des gens ignorent tout de l’existence d’une communauté de cent familles juives sur le mont des Oliviers à Jérusalem.

Au cours de la première année de mon installation à Maale Hazeitim, dans le quartier à dominance arabe de Ras el-Amoud, j’allais faire mes emplettes dans les magasins arabes voisins, avec l’espoir de nouer des relations, de créer des liens.
J’ai grandi à Haïfa dans un quartier mixte juif et arabe, où je jouais avec les gamins arabes et ma mère m’envoyait à la boutique arabe du coin acheter du café ou du sucre avant même l’âge de la maternelle. Mon nouveau quartier, cependant, n’a rien à voir avec le Haïfa des années 1980. Dans le Jérusalem-Est de 2012, au lieu de la coexistence chaleureuse de mon enfance, j’ai été repoussé par les commerçants, qui m’ont fait sentir sans ambiguïté possible que je n’étais pas le bienvenu.

Certains étaient anti-Israël et anti-juifs. D’autres non, mais avaient tout simplement peur des réactions de la société arabe autour d’eux.
Être arabe n’est pas de tout repos de nos jours : cela implique de vivre dans une société prompte à critiquer vos moindres faits et gestes. Quand je serre la main d’un voisin arabe, je le vois lancer un regard affolé autour de lui pour s’assurer que personne ne l’a vu. Parce qu’ici, fraterniser avec un Juif (en particulier un « colon ») équivaut à une trahison.

La propagande du Fatah et du Hamas, les organisations arabes locales dominantes, répandent toutes les deux des idées selon lesquelles les Israéliens sont des étrangers, qui volent les terres arabes, dépourvus en sus de toute valeur humaine pour racheter leurs défauts. Tout le monde doit se rallier à ce principe même si, en privé, certains vous diront qu’ils ne sont pas d’accord.


« Allah vous aime beaucoup »

J’ai cependant réussi à marquer des points. Pas en me faisant des amis ou en réalisant des percées importantes, malheureusement, mais plutôt en parvenant à récuser la rhétorique déshumanisante toxique que mes voisins arabes se plaisent à répandre.
Comment suis-je venu à bout de la notion qui considère Israël comme un intrus étranger et les Juifs comme des voleurs de terre ? Je parle à Dieu.

Un jour, je faisais du jogging sur le mont des Oliviers et je me suis arrêté pour prier minha, la prière de l’après-midi, dans un parc donnant sur le mont du Temple, à proximité du campus de l’université Brigham Young.
Je me tenais debout dans un coin isolé, en pleine méditation silencieuse, quand deux jeunes Arabes se sont approchés, menaçants, et ont interrompu ma prière, affirmant tout de go que je n’avais rien à faire ici.
C’était une situation pour le moins dangereuse : ils étaient plus nombreux que moi, nous étions seuls, et une violence sourde perçait sous leurs attitudes. Mais, comme j’ai grandi avec des Arabes pendant une grande part de ma jeunesse, j’ai décidé d’entamer le dialogue. Je leur ai dit que c’était un parc public, administré par la municipalité de Jérusalem, et que j’avais le droit de prier ici comme bon me semble. Ils ont reconnu ce fait à contre-cœur, mais ont insisté : pour eux, je n’avais pas le droit de prier en direction du mont du Temple, car il s’agit d’un site musulman. J’ai répondu que les musulmans prient vers la Mecque, alors que le Haram est le lieu historique de deux Temples juifs et le point de mire de toute prière juive. Rageusement, ils m’ont demandé si j’avais l’intention de tuer des Arabes pour construire le Troisième Temple. Je leur ai rétorqué que nous, les Juifs, ne sommes pas là pour tuer les Arabes, et que s’ils voulaient assister à des assassinats en masse, ils n’avaient qu’à aller visiter un pays arabe tout proche, comme la Syrie. Cela a eu le don de les énerver et j’ai réalisé que c’était le moment de passer à l’offensive.

« Vous savez, Allah vous aime beaucoup ! », ai-je déclaré à ces adolescents soudain perplexes. « Allah vous a donné 22 États arabes, gorgés de pétrole. Allah doit vraiment vous aimer ! Et de la même façon qu’Il vous a donné toutes ces terres, Il nous a aussi donné Israël et Jérusalem. Comment pouvez-vous expliquer tout cela autrement ? » D’un geste de la main, j’ai désigné à l’ouest le magnifique panorama de Jérusalem, avec ses nombreuses grues à l’horizon, en pleine construction pour la prochaine génération. « Comment avons-nous pu bâtir tout cela ? Est-ce que nous, les Juifs, sommes meilleurs que vous ? Plus nombreux que vous ? Plus puissants que vos six armées arabes ? Sommes-nous plus riches que vous ? Nous ne sommes rien ! « Koullou min Allah! » C’est la volonté de Dieu que nous, les Juifs, soyons sur cette terre, en dépit du reste du monde. Allah vous a donné beaucoup, mais Al-Qods [Jérusalem] c’est à nous qu’Il l’a donnée ! » Cela a eu un effet étonnant sur mes interlocuteurs arabes. L’expression de leurs visages s’est instantanément transformée : la grimace initiale de colère et d’agressivité a laissé place au calme placide d’un visage enfantin. Sans un mot, ils m’ont tourné le dos et sont partis.

Le sionisme coranique

Depuis, j’ai utilisé ce même argument avec d’autres Arabes, et j’ai toujours observé le même type de réaction. Pourquoi ? Parce qu’au lieu d’être dans l’agressivité, de mettre en avant la supériorité militaire d’Israël par rapport aux faibles armées arabes, je suis parti d’un principe profondément ancré dans la théologie musulmane : la soumission à la volonté de Dieu. Pas la Shoah, pas l’Histoire, pas le droit international, mais seulement la volonté d’Allah.
Plus surprenant encore, un autre principe musulman sous-jacent dans mes propos a le don de fissurer la façade intransigeante de mes cousins : le sionisme coranique.
Oui, vous avez bien lu. Au moins quatre versets du Coran mentionnent l’idée que le peuple juif sera réuni en terre d’Israël « à la fin des temps ». La sourate 17, verset 104 par exemple : « Et puis, Nous [Allah] avons déclaré aux enfants d’Israël : « Vivez en sécurité en Terre Promise. Et quand viendra le dernier avertissement,

Nous vous ferons venir en foule rassemblés du sein de différents pays... »
Un long article Wikipedia intitulé Muslims supporters of Israel (non traduit en français) mentionne des liens vers les penseurs et religieux du monde musulman qui lisent ces versets littéralement. Voici quelques citations : Tawfik Hadid est un médecin égyptien qui prône un islam pacifique et compréhensif. Dans un article intitulé

Pourquoi j’aime Israël, il affirme que, selon le Coran, Dieu a donné aux Israélites la Terre d’Israël comme leur Terre promise.
Khaleel Mohammed est professeur agrégé de religion à l’université d’État de San Diego et membre du corps professoral de son Centre d’études islamiques et arabes. Mohammed met en avant la sourate 5, verset 21 comme preuve qu’Israël appartient aux Juifs. « [Moïse dit] : O mon peuple, entre dans la Terre sainte que Dieu a décrété pour toi, et ne te révolte pas, de peur que tu ne perdes tout. »

Quant à Abdoul Hadi Palazzi, secrétaire général de l’Assemblée musulmane italienne, et le Khalifat pour l’Europe de l’Ordre Soufi Qadiri, co-fondateur et co-président de l’association Islam-Israël, il écrit : « Le Coran précise que la terre d’Israël est la patrie du peuple juif, que Dieu lui-même lui a donné cette terre en patrimoine et lui a ordonné d’y habiter. Il annonce également que – avant la fin des temps – le peuple juif viendra de différents pays pour reprendre possession de cet héritage qui est le leur. Quiconque nie ce fait nie le Coran lui-même. »

Oser parler théologie

Ces voix sont certes rares, mais elles montrent bien qu’Israël et l’islam ne sont peut-être pas aussi incompatibles que certains religieux iraniens et saoudiens d’aujourd’hui veulent bien nous faire croire. (En fait, lors de la Conférence de paix de Paris en 1919, Chaim Weizmann et l’Emir Fayçal, fils du chérif Hussein de La Mecque et futur roi d’Irak, ont signé un protocole d’accord statuant que les Juifs soutiendraient l’indépendance arabe et que les Arabes soutiendraient un Etat d’Israël juif en Palestine !) Bien sûr, je ne prône pas le laxisme vis-à-vis du Djihad. Pas du tout. Mais, si les porte-parole israéliens mémorisaient ces versets du Coran et s’appuyaient sur les valeurs musulmanes de soumission à Allah, ils auraient en main un outil puissant pour faire du chemin auprès des populations, négociateurs et diplomates arabes. Cela donnerait également aux intellectuels et religieux musulmans la possibilité de commencer à parler en faveur de l’acceptation musulmane d’Israël. Après tout, c’est dans le Coran.

Seul hic, pour parler efficacement de soumission à la volonté d’Allah, il faut sincèrement croire que Dieu a, en effet, donné la terre aux Juifs. Hélas, la plupart des hommes d’Etat israéliens ne se sentent pas à l’aise avec cette idée. Ils sont bloqués dans un état d’esprit laïc occidental et écartent toute trace de pensée théologique de leur discours politique. C’est dommage, car la théologie est la langue officielle du Proche-Orient. En restant muets sur la question, ils laissent les djihadistes libres d’interpréter la parole de Dieu à leur guise. Et, malheureusement, leur Dieu n’est pas sioniste.

Yishaï Fleisher est un journaliste presse et radio Américano-israélien. Il anime chaque semaine une émission de débat sur Galey Israel.


https://youtu.be/NVmelIYVXaY

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Re: Finkelkraut : vendre le sionisme grace a la shoah...

Message non lupar yacoub » mer. 26 oct. 2016 18:55

Religion et laïcité en Israël

La question est complexe et déchire la société israélienne entre démocrates et fondamentalistes.

Sondage en 2011

Une étude menée par l’institut de sondages Rafi Smith à l’approche de la fête de Rosh Hachana, le nouvel an juif, révèle que 56 % des juifs israéliens souhaitent la séparation de l’État et de la religion (35 % beaucoup et 21 % plutôt). À l’inverse, 28 % y sont fermement opposés.

Une analyse plus fine des résultats laisse apparaître l’opposition entre le monde religieux et le monde laïc à l’intérieur de la société israélienne : 85 % des juifs ultraorthodoxes, 87 % des orthodoxes et 54 % des juifs traditionnels s’opposent à cette séparation quand 80 % des juifs sécularisés la défendent. Les ultraorthodoxes sont même 51 % à s’opposer à la liberté de religion en Israël.

Ce sondage, commandé par l’association Hiddush pour la liberté religieuse et l’égalité et conduit auprès de 800 personnes représentatives de la population adulte juive israélienne, montre d’ailleurs que, parmi les tensions internes à la société israélienne, la fracture entre ultraorthodoxes et laïcs est devenue le premier sujet d’inquiétudes pour 37 % des personnes interrogées, suivie par les tensions entre droite et gauche, entre riches et pauvres, entre séfarades et ashkénazes et enfin entre Israéliens nés en Israël et immigrants récents.

Une orthodoxie de plus en plus isolée, mais puissante :

22 % s’inquiètent de l’absence des matières fondamentales dans la formation des ultraorthodoxes et de la difficulté des hommes à s’intégrer sur le marché du travail.

Pour 19 % des personnes interrogées, le problème principal est l’enrôlement des étudiants de yeshiva dans l’armée, pour 16 % le budget public alloué aux yeshivot, pour 14 % le monopole accordé aux juifs orthodoxes sur le mariage et le divorce, pour 11 % le problème des conversions, et pour 7 % les conflits autour des règles à appliquer le jour du shabbat.

Ainsi, concernant les conversions, 39 % des répondants pensent que l’État ne devrait reconnaître que les conversions orthodoxes, 32 % se disent en faveur de la reconnaissance de toutes les conversions religieuses en Israël et à l’étranger (y compris chez les juifs « conservatives » et libéraux, majoritaires aux États-Unis). Enfin 29 % accepteraient des conversions laïques, incluant études et cérémonies d’admission au sein du peuple juif.

À propos du débat sur le shabbat, 63 % des Israéliens interrogés par l’Institut Smith souhaiteraient voir davantage de lignes de bus ouvertes le week-end. Quant aux femmes, interrogées sur ce qu’elles font ou feraient dans des bus séparant les deux sexes, 35 % ont déclaré qu’elles iraient s’asseoir au fond (27 % parce que cela leur est habituel, 8 % par crainte des réactions des autres passagers), 18 % agiraient comme dans les lignes régulières et 47 % éviteraient de voyager de cette manière et chercheraient un autre moyen de transport.

Le rabbin Uri Regev, président de l’association Hiddush, estime que la société israélienne « exprime son désir pour une liberté de religion et de conscience. Pour parvenir à la justice sociale, l’État doit appliquer le service militaire pour tous, couper dans les subventions accordées aux yeshivot et forcer celles-ci à enseigner les matières fondamentales ».

Rappelons que le mouvement Massorti est pour une séparation de la religion et de l’Etat et pour une totale liberté de conscience. Il a prit plusieurs fois position en ce sens sur la scène politique israélienne et dans les médias.
Rêve d’un Etat religieux

A notre avis, ce rêve d’un Etat de la Tora qui tient du fantasme identitaire bien plus que d’un projet réaliste serait un cauchemar.

Voici un article de Yeshaya Dalsace qui en fait l’analyse :

PDF - 105.4 ko
Justice de la Tora aujourd’hui

Cet article montre que la revendication de la part de certains orthodoxes pour un Etat religieux est un fantasme qui ne ferait que discréditer le judaïsme et montrer les limites de leur projet de société.
La religion comme identité nationale

Un israélien est toujours inscrit comme citoyen de confession telle ou telle, ce qui ne va pas sans poser de nombreux problèmes et quelques injustices et absurdités administratives.

Certains s’y opposent fermement. C’est ainsi que l’écrivain israélien Yoram Kaniuk a obtenu en septembre 2011 d’un tribunal israélien de figurer comme "sans religion" et non plus comme appartenant à la "religion juive" sur les registres d’état civil, rapporte le quotidien israélien Haaretz.

"C’est une décision d’importance historique", a déclaré au quotidien l’écrivain âgé de 81 ans, après ce jugement qui pourrait faire jurisprudence. Après avoir vainement demandé au ministère de l’Intérieur de rayer toute appartenance religieuse dans le registre d’état civil, l’écrivain avait fait appel en mai, affirmant qu’il ne voulait pas appartenir "à ce qu’on appelle la religion juive en Israël", la comparant à l’islam de l’Iran.

Dans ses attendus rendus cette semaine, le tribunal de Tel Aviv a estimé que tout citoyen a le droit de se définir comme "libre de religion" conformément à la loi fondamentale israélienne sur la Liberté et la dignité de l’Homme.

En revanche les tribunaux israéliens ont jusqu’aujourd’hui repoussé des recours d’intellectuels laïcs pour autoriser l’inscription de la mention "israélien" sur les registres d’état civil, à titre d’appartenance nationale, au lieu de "juif", "arabe", "russe" ou autre comme c’est le cas aujourd’hui.
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Re: Finkelkraut : vendre le sionisme grace a la shoah...

Message non lupar yacoub » jeu. 1 déc. 2016 17:15

Judaïsme, sionisme et fantasmes
par Alain Gresh, 19 novembre 2006
Le Monde diplomatique
Judaïsme, sionisme et fantasmes


Judaïsme, sionisme et fantasmes (I)

La discussion autour sur le judaïsme et le sionisme semble soulever bien des fantasmes. Tout rationalisme est mis de côté et on échange volontiers insultes et noms d’oiseaux, y compris sur ce blog. Pourtant, le débat mérite d’être mené de manière rationnelle, loin des schématisations. Certains confondent judaïsme et sionisme, d’autres camouflent leur antisémitisme derrière l’antisionisme, d’autres encore considèrent que toute critique du sionisme est un antisémitisme déguisé. Pour essayer de mettre les choses au point (en tous les cas pour donner "mon point de vue"), je publie ci-dessous un extrait de mon livre Israël-Palestine. Vérités sur un conflit (Hachette, 2004) ; je publierai la suite dans un prochain envoi (mais si vous ne pouvez pas attendre, achetez le livre :-)

« Faisons une pause dans ce survol de l’histoire. J’ai évoqué, dans le précédent chapitre, les juifs et le début du mouvement sioniste. Pour aller plus loin, il faut répondre à deux interrogations simples, au moins en apparence. Qui le terme de juif désigne-t-il ? D’autre part, les juifs forment-ils une nation ? Commençons par la première question. Le 5 juillet 1950, le Parlement israélien adoptait la « loi du retour ». Elle stipulait que « tout juif a le droit d’immigrer dans le pays ». David Ben Gourion, le premier ministre, commentait : « Ce n’est pas l’Etat qui accorde aux juifs de l’étranger le droit d’installation, mais ce droit est en chaque juif dans la mesure où il est juif ». Mais comment « mesurer » la judaïté ? Il fallut attendre 1970 pour que la Cour suprême tente une sentence : est juif qui est né d’une mère juive, ou s’est converti au judaïsme et n’appartient pas à une autre religion. Cet arrêt n’a pas mis fin aux controverses : les conversions posent problème, celles réalisées par les rabbins conservateurs ou libéraux ne sont pas reconnues par le rabbinat orthodoxe d’Israël. D’autre part, où classer les athées ? Et comment définit-on « une mère juive » ? Pour reprendre une boutade humoristique, pour devenir une mère juive, on n’a besoin ni d’être mère, ni d’être juive… Plus sérieusement, nous savons que sur les centaines de milliers d’anciens citoyens de l’Union soviétique installés en Israël depuis les années 1980, plus d’un tiers, n’entretient aucune relation avec le judaïsme. De nationalité israélienne, ils servent pourtant dans l’armée, même si le rabbinat peut, comme lors de l’attentat contre le dancing de Tel-Aviv (juin 2001), refuser l’enterrement en « terre sainte » à certains de ces « juifs incertains ». »

« Les antisémites n’ont pas mieux réussi dans l’exercice risqué de la définition. En septembre 1935, les nazis avaient adopté les lois de Nuremberg, expression de leur vision raciale et délirante de l’humanité. Elles définissaient comme juifs ceux dont trois ou quatre grands-parents sont juifs. Sont désignés comme « métis juif » de premier degré, ceux qui ont deux grands-parents de sang allemand et deux de sang juif ; s’ils appartiennent à la religion juive ou sont intégrés à la communauté juive, notamment par mariage, ils sont considérés comme juifs. Les métis de second degré ont trois grands-parents allemands et un de sang juif ; ils peuvent devenir citoyens du Reich. Mais comment détecter le « sang juif » ? Dans les faits, les nazis, adeptes des théories raciales, oscillèrent dans leur recherche de « signes distinctifs », firent souvent prévaloir une détermination religieuse, mais prirent en compte parfois la circoncision, quelque fois le nom, etc. La « version française » de cette loi (statut des juifs du 3 octobre 1940) affirme que sont de « race juive » ceux ayant « appartenu à la religion juive ». Hannah Arendt, la philosophe allemande, elle-même juive, avait dressé, dans une lettre de 1961 à son mari, un parallèle dévastateur, qui la brouilla avec quelques uns de ses amis israéliens, entre les lois de Nuremberg et celle de l’« Etat juif ». Elle relate un dîner avec Golda Meir, la ministre des affaires étrangères israélienne : « Nous nous sommes disputées jusqu’à une heure du matin (…) Au fond, surtout, la question de la Constitution, de la séparation de l’Eglise et de l’Etat, des mariages mixtes ou plus exactement de ces lois de Nuremberg qui existent actuellement et qui sont en partie vraiment monstrueuses. » Du danger de creuser une ligne de démarcation entre les juifs et les Autres, de faire des juifs une entité à part... »

« Pendant que j’écrivais ces lignes, j’ai appris la mort d’un ami très cher. Chehata Haroun était égyptien et juif. Très jeune, dans les années 1940, cet avocat avait rejoint le combat communiste. Il refusa obstinément d’émigrer vers Israël ou vers l’Europe, comme le firent la plupart de ses coreligionnaires. Sur sa tombe, on a lu ces quelques lignes qu’il avait rédigées : « Chaque être humain a plusieurs identités. Je suis un être humain. Je suis Egyptien lorsque les Egyptiens sont opprimés. Je suis Noir lorsque les Noirs sont opprimés. Je suis juif lorsque les juifs sont opprimés et je suis Palestinien lorsque les Palestiniens sont opprimés. » Il déclinait toute appartenance « étroite », toute assignation à une identité figée, excluante. Il mena dans son pays un combat rude, parfois douloureux. Il fut arrêté à plusieurs reprises comme communiste mais aussi comme juif et « donc » comme agent potentiel d’Israël. Il suscita même parfois la méfiance de certains de ses propres camarades de gauche, incapables de faire la différence entre « juif » et « sioniste ». »

« Gardons-nous donc des classifications et des logiques philosophiques qui les nourrissent. Maxime Rodinson, un éminent orientaliste a tenté d’éclairer les ténèbres de l’obscurantisme, dans l’introduction à son ouvrage, « Peuple juif ou problème juif ? ». Il peint les quatre groupes distincts que recouvre le terme « juif ». D’abord les fidèles d’une religion nettement définie - on dit juif comme on dirait musulman ou chrétien. Un deuxième groupe est constitué par les descendants des membres de cette religion, désormais athées ou déistes, mais qui se regardent comme appartenant à une sorte de « communauté ethnico-nationale » ou même à un peuple. Troisième catégorie, ceux qui ont rejeté les liens aussi bien religieux que communautaires, mais que les autres considèrent, au moins à certains moments, comme juifs. Dernière catégorie, la plus insolite, celle que l’écrivain Roger Peyrefitte baptisait joliment les « juifs inconnus », ceux dont l’ascendance juive est ignorée par les autres et par eux-mêmes. Les juifs composent donc un ensemble hétérogène, qui ne se laisse pas capturer facilement. Ils diffèrent donc en partie de l’ensemble « chrétien » ou « musulman », et pas seulement parce qu’ils furent, j’y reviendrai, partout minoritaires. Forment-ils pour autant une « nation » ? Pour le mouvement sioniste, la réponse va de soi : les juifs sont inassimilables par les peuples parmi lesquels ils vivent, ils aspireraient depuis deux mille ans à retourner en Palestine d’où ils ont été chassés. Pourquoi alors cette ambition ne s’est-elle pas manifestée en termes politiques avant le XIXème siècle ? Le sionisme élude la question, qui a pourtant le mérite d’inscrire les juifs dans l’histoire concrète et non dans le ciel des idées. »
Révélation de Seymour Hersh sur le programme nucléaire iranien.

Le journaliste américain Seymour Hersh publie une importante information dans un article à paraître dans The New Yorker, « The Next Act » (le prochain acte) un article daté du 27 novembre, sur les intentions de l’administration américaine à l’égard de l’Iran. C’est lui qui avait déjà publié sur les risques de guerre contre l’Iran.
La volonté du gouvernement américain d’attaquer l’Iran a été rendue « bien plus compliquée » ces derniers mois par un rapport ultra-secret de la CIA mettant en cause les croyances de la Maison Blanche sur la bombe iranienne. « La CIA n’a trouvé aucune preuve d’un programme secret d’armes nucléaires parallèle au programme civil », écrit Hersh. Mais cela suffira-t-il à dissuader George W. Bush ? Sur les différentes estimations concernant la bombe iranienne, on pourra lira Quand l’Iran aura-t-il l’arme nucléaire ?
Trosième guerre mondiale

.

Le quotidien Haaretz rapporte sur son site les propos du général américain John Abouzeid, le commandant en chef du Commandement central des forces américaines (Centcom), les forces armées américaines au Proche-Orient, qui a comparé l’émergence des idéologies militantes comme celle qui est derrière Al-Qaida à la montée du fascisme en Europe dans les années 1920-1930 qui ont créé les conditions de la seconde guerre mondiale : « Si nous n’avons pas le cran pour affronter l’idéologie islamiste, nous serons demain dans une troisième guerre mondiale. », a-t-il affirmé dans un discours intitulé « The Long War » (la longue guerre), prononcé à la Kennedy School of Government (Université de Harvard, Cambridge). Ce terme de longue guerre, il l’a lui-même inventé.
Débat sur le foulard en Egypte

.

Le ministre de la culture égyptien Farouk Hosni vient de déclarer que le port du foulard était une « régression » pour les femmes. Ses propos ont soulevé l’indignation de quatre-vingt députés (de toutes les formations, aussi bien du parti gouvernemental que des Frères musulmans), qui ont demandé la démission du ministre. Le débat sur cette question s’illustre aussi au cinéma comme le montre l’intéressant article « Egypte : de la difficulté du hijab au cinéma », de Daikha Dridi, publié sur le beau site BabelMed, le site des cultures méditerranéennes. « Elle s’appelle Amira (princesse en arabe). C’est une solitaire, couverte de la tête aux pieds dans un monde où ne circulent que des décolletés trop généreux, des nuques et des épaules dévoilées et des cuisses sous des jupes plus mini que mini. Amira est néanmoins grande et belle, elle a le regard réservé et le sourire timide, elle préfère les livres (religieux) aux clips vidéos que ses deux sœurs dévorent goulûment, mais c’est elle l’héroïne du film et c’est elle que préfère le beau brun sexy et branché, heureux en affaires comme en amour. C’est donc fait, le hijab a fini par faire son apparition sur les écrans des cinémas du Caire et le premier film qui campe une héroïne en hijab s’appelle "Kamel el Awsaf" (Aspects Parfaits) sorti avec la vague de nouveautés qui suivent traditionnellement les fêtes de l’Aïd en Egypte. »

Alain Gresh

Judaïsme, sionisme et fantasmes (II)
par Alain Gresh, 23 novembre 2006

Judaïsme, sionisme et fantasmes (II)
Je poursuis la publication de ce texte paru dans mon livre Israël-Palestine, vérités sur un conflit (Hachette)
« Pendant le Moyen Age, le terme de nation se comprend à partir de son étymologie, « nasci » (naître) : un ensemble d’individus nés dans un même lieu et à qui on attribue une origine commune. Ce mot, explique l’historienne Suzanne Citron, « pouvait aussi désigner une communauté de religion. Jusqu’à la Révolution on parlait, en France, de la ‘nation juive’ (…) La langue, la religion, sont, parmi d’autres, des éléments de l’identité collective que les anthropologues désignent aujourd’hui par le mot « culture ». La « nation » au sens ancien était donc avant tout culturelle. » Cette dimension ethnico-religieuse subsiste encore en Europe de l’Est et balkanique ou au Proche-Orient. »
« La Révolution française marque l’émergence de la nation moderne, fondée sur un ensemble de données permanentes et stables au cours des siècles : communauté de territoire, de langue, d’histoire, de culture. Ernest Renan, un des intellectuels les plus brillants de la Troisième République, dans une conférence célèbre prononcée à la Sorbonne le 26 mars 1882 et intitulée « Qu’est-ce qu’une nation ? », répondait : « Une nation est une âme, un principe spirituel. C’est l’aboutissement d’un long passé d’efforts, de sacrifices et de dévouement ; avoir des gloires communes dans le passé, une volonté commune dans le présent, avoir fait de grandes choses ensemble, vouloir en faire encore, voilà les conditions essentielles pour être un peuple ». Cette volonté commune s’exprime par la participation politique des citoyens dans un cadre unique, l’Etat. »
« Aucun critère « scientifique » ne permet d’établir si une communauté de personnes forme une nation. Qu’en est-il des Corses ? Ou des Bretons ? Ou des Basques ? On ne sait pas définir une nation, remarque l’historien britannique Eric Hobsbawm, mais on sait repérer les mouvements nationalistes. Certains de ces mouvements réussissent, d’autres échouent. Dans le premier cas, la nation se consolide autour de l’Etat ; dans le second cas, elle se dissout, s’intègre à l’ensemble dominant, ou quelquefois résiste, comme dans le cas kurde. »
« Car, le plus souvent, la nation a eu besoin de l’Etat pour se réaliser pleinement, cet Etat qui unifie le marché national, éradique les particularismes, assure la loyauté de ses citoyens. Pour consolider un consentement des citoyens, souvent fragile au départ, l’Etat impose aussi une « histoire officielle » remontant aux « origines ». Vercingétorix fut « inventé » par la IIIème République en quête de légitimation, la Roumanie de Nicolae Ceausescu se voulait descendante des Daces, une peuplade indo-européenne, des dirigeants de l’ex-Yougoslavie ont couvert leurs folles ambitions par des mythes historiques souvent grotesques. Malgré ces prétentions à l’éternité, les nations sont, répétons-le, des créations modernes, dont la préhistoire est plus souvent imaginée que réelle. Existe-t-il donc un ensemble cohérent juif ayant traversé l’histoire ? Y-a-t-il un rapport entre les juifs du royaume de Salomon au Xe siècle avant Jésus-Christ, ceux de Palestine au temps de l’empire romain, ceux vivant dans les ghettos de l’empire tsariste, ceux d’Israël aujourd’hui ? Les juifs n’ont été, au cours des deux derniers millénaires, ni liés par le territoire, ni par la langue - la plupart adoptent le parler local, l’hébreu étant limité aux cérémonies religieuses -, ni par l’histoire - les trajectoires des juifs au Maroc ou en France ne sont en rien parallèles -, ni par les coutumes – les juifs ont embrassé les coutumes locales (en Iran, jusqu’à aujourd’hui, ils se déchaussent en entrant dans les synagogues. En Europe de l’Est et en Russie aux XVIIIe et XIXe siècles, en revanche, ils acquerront, ainsi que nous le verrons, des caractéristiques quasi nationales. »
« A l’origine de l’histoire juive, un des textes les plus sacrés de l’humanité, la Bible, l’Ancien testament pour les chrétiens. Il retrace la légende des Hébreux et de leur ancêtre, Abraham, un berger nomade de Mésopotamie. « Le Seigneur dit à Abraham : Pars de ton pays, de ta famille et de la maison de ton père vers le pays que je te ferai voir. Je ferai de toi une grande nation et je te bénirai. » (Genèse). Abraham s’installe à Sichem, une localité connue aujourd’hui sous le nom de Naplouse. Puis les Hébreux sont amenés en esclavage en Egypte. Moïse, sauvé des eaux par la fille du pharaon et prince d’Egypte les arrache à leur joug. Ils s’enfuient vers le XIVème siècle avant J.-C., errent dans le Sinaï où Moïse reçoit de Dieu les Dix commandements. Certaines études prétendent, comme le fait d’ailleurs Sigmund Freud dans plusieurs textes sur Moïse, que ses partisans n’étaient autres que des fidèles d’Akhenaton, le pharaon qui instaura le culte d’Aton, le Dieu unique. On discerne une similitude entre l’hymne d’Akhenaton au Dieu Soleil et le psaume 104 de la Bible, qui commence par « Bénis le Seigneur, ô mon âme », qui tous deux décrivent les bienfaits de la divinité. »
« Après avoir erré dans le désert, les Hébreux s’installent en Palestine, la terre promise par Dieu. Des royaumes s’édifient, notamment ceux de Saül, David, et Salomon, autour du Xè siècle avant J.-C.. Dans la nouvelle capitale, Jérusalem, s’élève le Temple, un sanctuaire majestueux à la gloire de Dieu. En juin-juillet 587 avant J.-C., Nabuchodonosor, souverain de Babylone, la conquiert et détruit le Temple ; nombre de juifs sont amenés en esclavage, avant d’être autorisés, en 537, sous le règne de Cyrus, à rentrer et à reconstruire le Temple. Jusque là, je le répète, nous baignons profondément dans la légende, même si elle reste « parole sacrée » dans l’enseignement en Israël. Selon l’un des plus éminents archéologues israéliens, Israël Finkelstein, « les Hébreux n’ont jamais été en Egypte, ils n’ont pas erré dans le désert, ils n’ont pas conquis la terre promise. Les royaumes de David et de Salomon décrits dans la Bible comme des puissances régionales n’étaient que de petits royaumes tribaux ». Les Romains conquièrent la Palestine au Ier siècle avant J.-C.. Durant l’année 70 après J.-C., Titus mène campagne contre les juifs révoltés contre Rome, et s’empare de Jérusalem. Il essaie de s’opposer à la destruction du Temple, mais ses ordres ne seront pas suivis, comme Flavius Josèphe, historien juif rallié à Titus, l’enregistre dans « La Guerre des juifs » : « Ni l’exhortation, ni la menace ne retenaient l’élan des légions qui avançaient ; tous se laissaient conduire par la seule colère. » A la suite d’une autre insurrection matée par Hadrien, soixante ans plus tard, Jérusalem sera interdite aux juifs, qui ne seront cependant pas chassés de Palestine. L’exil des juifs, leur diaspora, a commencé bien avant. Dès le premier siècle avant J.-C., on les retrouve dans tous les comptoirs de la Méditerranée occidentale. Ils constituent un tiers de la population d’Alexandrie. Beaucoup de ces communautés disparaîtront au cours de l’histoire, se fondant dans les populations locales. »
« Le triomphe du christianisme, à l’origine une simple faction juive, puis la conversion de l’empereur, et donc de l’empire, romain inaugurent une ère distincte. Les juifs se retrouvent partout minoritaires, sauf entre le Caucase et la Volga, dans l’empire des Khazars, peuple d’origine incertaine, dont la classe dirigeante embrasse le judaïsme au VIIIème ou au IXème siècle. La condition des juifs varie au cours des siècles, en fonction des pays, des circonstances, des alliances, la judéophobie aussi : elle ne fut ni permanente, ni universelle. En Europe, jusqu’au XIème siècle, les juifs vivent au milieu de la population, sans ségrégation et sans assignation professionnelle. Ce n’est qu’à partir des Croisades qu’un certain nombre de professions ainsi que la possession de terres leur fut progressivement interdit et certains se reconvertirent dans l’usure et le commerce international, commerce favorisé par les contacts entre membres de la diaspora. Cette spécialisation dans des fonctions susceptibles d’attiser haines et convoitises en fait des boucs émissaires commodes pour les gouvernants. L’affirmation d’un fondamentalisme religieux catholique excite les persécuteurs. A partir de 1492, après la reconquête des royaumes musulmans d’Espagne, les juifs sont expulsés de la péninsule ibérique. Nombre d’entre eux trouvent refuge dans l’empire ottoman, notamment à Constantinople. »
« Car l’islam fut souvent plus tolérant. Pas toujours : les pouvoirs musulmans peuvent aussi, en période de troubles, utiliser les juifs comme boucs émissaires, comme ce fut le cas à Grenade en 1066 ou au Maroc en 1790. On trouve dans le Coran de nombreuses références aux juifs. Elles fluctuent en fonction des alliances que le prophète Mahomet, exilé à Médine, tisse avec les tribus arabes juives (oui, il existait, et il existe des Arabes juifs) de la ville. Au départ, elles sont positives, mais vont s’infléchir au fur et à mesure que Mahomet assoit son pouvoir et qu’il entre en opposition avec ces tribus, qui refusent de se convertir à la nouvelle foi. Selon les périodes, les autorités musulmanes mirent en avant la face ouverte ou la face fermée des textes sacrés. Avec, dans l’ensemble, jusqu’au XVIIIème siècle au moins, un bilan beaucoup plus positif que celui des empires chrétiens. »
« Pourquoi ces très diverses « entités juives » résistent-t-elle durant des siècles, pourquoi la majorité des juifs ne sont-ils pas assimilés par la société dominante ? Maxime Rodinson insiste sur l’importance « du caractère pluraliste de ces sociétés, [sur] l’insuffisance des forces unificatrices, [sur le] manque d’incitation véritable de l’idéologie prépondérante dans l’Etat à pousser le totalitarisme jusqu’à la destruction des idéologies rivales ». Surtout si elles ne posent pas, comme le protestantisme en France au XVIè siècle, une menace politique au pouvoir. Le relatif quiétisme juif joue donc en faveur du maintien du groupe. Jusqu’à la création de l’Etat-nation moderne, de nombreux particularismes perdurent, aussi bien régionaux que linguistiques ou religieux. »
« La Révolution française va changer la donne. L’unification des nations s’accélère par la création d’un Etat fort et d’une économie intégrée, par l’affirmation d’un nationalisme moderne. Désormais, en Europe de l’Ouest au moins, les « communautés », religieuses ou régionales, tendent à se dissoudre, à perdre leurs caractéristiques - ce qui n’est pas le cas, jusqu’à aujourd’hui, dans le monde musulman, où l’individu est défini par l’appartenance à une communauté religieuse. L’émancipation des juifs français par l’Assemblée constituante le 27 septembre 1791 favorise cette évolution. « La France est notre Palestine, écrit l’un d’eux, ses montagnes sont notre Sion, ses fleuves sont notre Jourdain. Buvons l’eau de ses sources, c’est l’eau de la liberté. » Persiste pourtant une hostilité catholique contre le « peuple déicide » (celui qui aurait crucifié Jésus-Christ). La tendance à l’assimilation sera contredite par l’émergence d’une nouvelle forme de l’animosité à l’égard des juifs, l’antisémitisme, terme inventé en 1873, et par le développement parallèle du mouvement sioniste. Cette hostilité sera nourrie par l’invention, au XIXème siècle, d’une nouvelle « science », celle des races. Une frénésie de « classification » des peuples s’empare du monde scientifique et intellectuel, et qui dit classification dit hiérarchisation. Elle sert de justification à l’aventure coloniale et à la nécessaire domination des Blancs. Jules Ferry expliquait en 1885 : « Je répète qu’il y a pour les races supérieures un droit parce qu’il y a un devoir pour elles. Elles ont le droit de civiliser les races inférieures. » Jusque dans les années 1930, dans la France républicaine et en Europe, les zoos humains représentent une attraction recherchée : on y exhibe des peuplades primitives. Les bons citoyens accourent pour découvrir ce que la grande presse qualifie alors de « bande d’animaux exotiques, accompagnés par des individus non moins singuliers ». Entre 1877 et 1912, une trentaine d’« exhibitions ethnologiques » de ce type se déroulent au Jardin zoologique d’acclimatation, à Paris, avec un constant succès. »
« Les juifs seront victimes des mêmes doctrines, de la même science des races : ainsi, les Aryens et les Sémites formeraient deux groupes de peuples, qui auraient été à l’origine de la civilisation et se livreraient depuis une lutte farouche. L’antisémitisme s’appuie sur cette vision pour justifier son hostilité à l’égard des sémites. Ce mépris s’enracine aussi dans le regain de nationalisme qui balaie l’Europe en cette fin du XIXè siècle et qui s’accompagne d’un regain d’hostilité à l’égard des « étrangers », de l’extérieur comme de l’intérieur. L’antisémitisme, remarque l’historien Henry Laurens, rejoint « l’antijudaïsme traditionnel (…), le malaise des chrétiens devant l’affirmation de la société laïque, l’émergence des nationalismes et la généralisation de l’interprétation raciale de l’histoire. » Ce mouvement, en Europe de l’Ouest, coïncide avec les pogroms antisémites provoqués par le pouvoir dans la Russie tsariste, à partir de 1881. »
La paix, pas l’apartheid.
L’ancien président américain Jimmy Carter publie un livre au titre évocateur, Palestine. Peace not apartheid (Palestine, la paix pas l’apartheid) (Simon & Schuster, New York). Il y revient longuement sur l’histoire et sur son rôle au Proche-Orient durant sa présidence (1977-1981), mais aussi sur les dernières années, les accords d’Oslo, l’initiative de Genève, etc. Il se termine par un chapitre, « Le mur comme prison », dans lequel un de ses interlocuteurs lui fait cette remarque très pertinente : « Le mur ne sépare pas les Palestiniens et les juifs. Il sépare les Palestiniens des Palestiniens. »Car le mur est, selon lui, trois fois et demi plus long que la frontière internationalement reconnu d’Israël et que, à l’intérieur des limites de ce mur (côté israélien) vivront 375 000 Palestiniens. Une appréciation pertinente et qui confirme que le mur n’est pas une "séparation", mais seulement un des éléments de contrôle du territoire palestinien. Dans sa conclusion, l’ancien président note qu’Israël a trois choix possible : une annexion de tous les territoires occupés et de leur population à qui il donnerait la nationalité israélienne ; un retrait sur les lignes de 1967 ; « et un système d’apartheid, avec les deux peuples occupant la même terre mais totalement séparés l’un de l’autre, avec les Israéliens en position dominante et combattant la violence en privant les Palestiniens de leurs droits humains de base. C’est la politique qui est actuellement suivie, bien que nombre d’Israéliens rejettent la connotation racistes de cette assignation permanente des Palestiniens au statut de citoyens de seconde classe. »

Alain Gresh



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Message non lupar yacoub » jeu. 29 déc. 2016 15:02

Pas de paix sans arrêt de la colonisation israélienne

John Kerry sermonne le gouvernement «le plus à droite de l’histoire d’Israël»
29 décembre 2016 | Marco Fortier - Avec l’Agence France-Presse | Actualités internationales
Le secrétaire d’État américain, John Kerry, a livré mercredi un discours aux allures de testament politique. Il y a notamment défendu la solution à deux États, essentielle à la paix au Proche-Orient.

Photo: Andrew Harnik Associated Press Le secrétaire d’État américain, John Kerry, a livré mercredi un discours aux allures de testament politique. Il y a notamment défendu la solution à deux États, essentielle à la paix au Proche-Orient.

Le secrétaire d’État américain John Kerry a formulé mercredi une critique virulente de la colonisation israélienne en territoire palestinien occupé, qui « met en péril » selon lui toute possibilité de paix au Proche-Orient, y compris en Israël.


Dans un discours très détaillé aux allures de testament politique, le diplomate en chef de l’administration Obama a dénoncé le gouvernement « le plus à droite de l’histoire israélienne ». En multipliant les colonies juives en territoire occupé, Israël cherche à annexer de facto des terres palestiniennes et à rendre impossible la création d’un État palestinien, essentiel à la paix au Proche-Orient, a fait valoir le secrétaire d’État.


John Kerry a défendu avec vigueur la résolution du Conseil de sécurité des Nations unies, adoptée la semaine dernière, qui ordonne à Israël de « cesser immédiatement et complètement toute activité de colonisation en territoire palestinien occupé, dont Jérusalem-Est ». Les gestes d’Israël violent le droit international de façon flagrante, note la résolution.


Le premier ministre israélien, Benjamin Nétanyahou, a condamné mercredi le discours de John Kerry et a dénoncé une fois de plus le refus de veto de Washington — une première depuis 1979 —, qui a ouvert la voie à la résolution de l’ONU critique envers Israël. Le chef de la diplomatie américaine, lui, s’est appliqué à balayer les critiques israéliennes.


« Certains semblent croire que l’amitié américaine signifie que les États-Unis doivent accepter toute politique, peu importe nos intérêts, même après avoir insisté encore et encore pour un changement de politique, a déclaré John Kerry dans son dernier grand discours d’ici à l’assermentation du président désigné Donald Trump, le 20 janvier. Les amis doivent pouvoir se dire la vérité, et l’amitié nécessite un respect mutuel. »


Le pouvoir des extrémistes

Le secrétaire d’État voulait livrer ce discours depuis deux ans, après l’échec des négociations de paix israélo-palestiniennes qu’il a supervisées, selon le New York Times. Le président Barack Obama lui avait demandé d’attendre pour éviter d’entacher la crédibilité du premier ministre Nétanyahou, devenu un allié encombrant de Washington.


Cette fois, John Kerry n’a pas mâché ses mots. La coalition dirigée par Nétanyahou est « la plus à droite de l’histoire israélienne, dont l’ordre du jour est dicté par ses éléments les plus extrêmes », a lancé le secrétaire d’État.


John Kerry a rejeté les critiques d’Israël selon lesquelles Washington est à l’origine de la résolution des Nations unies adoptée la semaine dernière. C’est l’Égypte, autre allié des États-Unis dans la région, qui a mis en avant la résolution, a précisé Kerry. Washington a insisté pour que la résolution condamne aussi l’incitation à la violence contre Israël, ce qui a été fait.


L’administration Obama « n’a pas pris à la légère » la décision de laisser passer la résolution condamnant Israël, mais il s’agissait d’une nécessité pour sauver la proposition de créer deux États au Proche-Orient « pendant qu’il est encore temps », a fait valoir John Kerry.


Le président désigné Donald Trump n’a jamais caché son appui indéfectible à Israël. Il a nommé comme ambassadeur son ami David Friedman, partisan d’un seul « grand Israël » et qui a financé les nouvelles colonies dénoncées par les Nations unies. Friedman et Trump comptent établir l’ambassade des États-Unis à Jérusalem, et non à Tel-Aviv.


Un obstacle à la paix


Le gouvernement de coalition dirigé par Nétanyahou implante des colonies en territoire palestinien occupé dans le but évident de « rendre impossible la création de deux États », a insisté John Kerry. Par exemple, Israël a fait démolir en 2016 un nombre sans précédent de maisons palestiniennes situées en territoire palestinien occupé : plus de 1300 Palestiniens, dont 600 enfants, ont été chassés de chez eux, a affirmé John Kerry. « L’ordre du jour des colons définit l’avenir d’Israël. Leur but est clair. Ils croient à un seul État : le Grand Israël. »


Dans les faits, les Palestiniens n’ont même pas accès à plus de 60 % de la zone C de la Cisjordanie, qui devait passer sous contrôle palestinien en vertu des accords d’Oslo, a ajouté le secrétaire d’État. « Chaque nouvelle construction gruge la capacité à construire un État. Quiconque pense sérieusement à la paix ne peut passer sous silence la menace à la paix posée par les colonies », a affirmé John Kerry.


Cette solution basée sur un seul État implique qu’Israël soit juif ou démocratique, mais « pas les deux à la fois, et il ne sera jamais vraiment en paix », a prévenu le secrétaire d’État. Il a précisé que ses alliés dans le monde arabe lui ont clairement signifié que la paix entre Israël et la Palestine est une condition essentielle à la sécurité à laquelle aspire Israël.


Résultat : le gouvernement Nétanyahou milite pour prolonger l’occupation des terres palestiniennes prises en 1967, il y a bientôt 50 ans. Bref, il continue de priver des millions de personnes de leurs droits fondamentaux à se déplacer, à s’éduquer, à travailler, a souligné John Kerry.


« Comment Israël répondrait-il à un vaste mouvement de Palestiniens pour les droits civils, ou même à des émeutes dans toute la Cisjordanie ? Comment Israël peut-il justifier une occupation permanente avec ses idéaux démocratiques ? Comment les États-Unis peuvent-ils continuer de défendre cela ? Personne n’a jamais fourni de bonnes réponses à ces questions, parce qu’il n’y en a pas », a ajouté le secrétaire d’État.



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Message non lupar yacoub » jeu. 29 déc. 2016 15:42

Conférence de paix de Paris : le ministre israélien Avigdor Lieberman dénonce "un procès Dreyfus"

Dernière modification : 27/12/2016
Avigdor Lierberman a accusé, lundi, la France d'organiser "une version moderne du procès Dreyfus" lors de la conférence sur le Moyen-Orient qui se déroulera le 15 janvier à Paris. Le ministre a également appelé les juifs à quitter le pays.

Le ministre israélien de la Défense Avigdor Lieberman a qualifié, lundi, la conférence internationale sur le Proche-Orient qui se tiendra le 15 janvier à Paris de "procès Dreyfus".

Le gouvernement français organise cette conférence en présence des représentants de quelque 70 pays – mais sans en faire prendre part les Israéliens ni les Palestiniens – pour réitérer le soutien de la communauté internationale à une solution au conflit israélo-palestinien sur la base de la solution à deux États.

"Une version moderne du procès Dreyfus"

"Il ne s'agit pas d'une conférence de paix mais d'un tribunal contre l'État d'Israël", a affirmé le leader populiste lors d'une réunion des députés de son parti, Israël Beiteinou (extrême droite nationaliste). "C'est une version moderne du procès [d'Alfred] Dreyfus avec l'État d'Israël et le peuple juif sur le banc des accusés [...]", a-t-il asséné.

L'affaire Dreyfus – du nom d'un capitaine de l'armée, juif, condamné au bagne pour espionnage en 1894 au cours d'un procès controversé, puis réhabilité en 1906 – avait profondément divisé la société française de l'époque entre dreyfusards et anti-dreyfusards et reste aujourd'hui un symbole d'antisémitisme.

Dans la foulée de la conférence, Paris compte inviter le Premier ministre israélien et le président palestinien pour leur rendre compte des travaux mais Benjamin Netanyahou, très hostile à toute approche internationale du conflit israélo-palestinien, a déjà rejeté l'idée d'une rencontre avec Mahmoud Abbas à Paris.

La France a voté vendredi en faveur d'une résolution de l'ONU demandant à Israël de mettre fin à la colonisation des Territoires palestiniens occupés. L'ambassadrice de France avait été convoquée au ministère israélien des Affaires étrangères après ce vote.

"Vous devez venir vous installer en Israël"

Avigdor Lieberman, réputé pour ses formules outrancières, a par ailleurs appelé les juifs de France à s'installer en Israël, la "seule réponse à ce complot" qu'est la conférence de Paris.

Évoquant les attentats contre des cibles juives en France ces dernières années et la hausse des actes antisémites, le ministre s'est adressé aux juifs de France–: "Si vous voulez rester juifs et que vos enfants et petits-enfants restent juifs, vous devez quitter la France et venir vous installer en Israël".

"Ce n'est pas votre pays, ce n'est pas votre terre, quittez la France et venez en Israël", a ajouté le ministre, un fervent partisan de la colonisation qui vit lui-même dans une colonie de Cisjordanie, territoire occupé par Israël depuis 1967.

Près de 5 000 juifs de France ont immigré en Israël en 2016, soit une baisse de plus de 30 % par rapport à l'an dernier.

En 2014 et 2015, les juifs de France avaient fourni les plus gros contingents de l'immigration juive vers Israël, avec respectivement 7 200 et 7 800 immigrants.

Avec AFP



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Re: Finkelkraut : vendre le sionisme grace a la shoah...

Message non lupar yacoub » mer. 8 févr. 2017 11:49

Israël : condamnations internationales de la loi en faveur des colonies


https://youtu.be/9QdkDwsnhYA
© Thomas Coex, AFP | Des colons israéliens s'opposent à l'évacuation de leur colonie "sauvage" à Amona, dans le nord-est de Ramallah, en Cisjordanie, le 1er fevrier 2017.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 07/02/2017
La loi israélienne adoptée lundi et favorisant l'expropriation de terres palestiniennes a été condamnée mardi par l'ONU et par la France. L'administration de Donald Trump est restée silencieuse.

La nouvelle loi israélienne en faveur des colons viole la législation internationale, a estimé mardi 7 février le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres. Il a dit regretter "profondément" l'adoption de cette loi, qui permet à Israël de s'approprier de nouvelles terres palestiniennes en Cisjordanie occupée. Elle "est en infraction avec la loi internationale et aura d'importantes conséquences juridiques pour Israël", a-t-il ajouté, alors que le Conseil de sécurité de l'ONU a prévu de discuter des colonies israéliennes le 15 février.

En revanche, de façon tout à fait inhabituelle, les États-Unis n'ont pas fait de commentaire. "L'administration Trump se gardera de commenter (la loi) avant toute décision de justice", a dit un responsable du département d'État.

Condamnation de la France

Un peu plus tôt dans la journée, c’est le chef de l’État français, François Hollande qui a condamné ce texte. "Cette loi est contraire au droit international", a-t-il lancé lors d'une déclaration conjointe avec le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, invité à l'Élysée.

"Je veux croire qu'Israël et son gouvernement peuvent revenir sur ce texte et peuvent reculer", a-t-il ajouté, s’alarmant d’une "accélération des colonisations" qui a "encore compliqué la tâche" de ceux qui œuvrent en faveur de la paix.

>> À lire sur France 24 : "Israël : le Parlement vote une loi controversée légalisant les colonies dans les territoires occupés"

Avec AFP et Reuters





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