Plus de droit au travail pour les palestiniens au Liban ?

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lorie
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Plus de droit au travail pour les palestiniens au Liban ?

Message non lupar lorie » jeu. 19 août 2010 12:17

Devons nous nous réjouir de cette nouvelle .. quand on sait le sort qui est réservé aux palestiniens au Liban ?

C'est un des seuls pays où une majorité est musulmane .. et même au gouvernement et où les palestiniens n'ont aucun droit au travail ..

Alors une avancée ou une médiatisation sans effet ?

Le Parlement libanais a approuvé mardi un amendement à la loi du travail accordant aux quelque 400.000 réfugiés palestiniens du pays le droit d'exercer tous les métiers autorisés aux étrangers, a indiqué à l'AFP un haut responsable.

"Le parlement a approuvé une loi levant les restrictions imposées en matière d'emploi aux réfugiés palestiniens, qui auront désormais le droit de travailler dans n'importe quel secteur ouvert aux étrangers", a dit le responsable sous le couvert de l'anonymat.

Ils pourront par ailleurs bénéficier de prestations, dont la sécurité sociale, issues d'un fonds spécial, a-t-il ajouté.

Jusqu'alors, seuls quelques métiers étaient ouverts aux réfugiés palestiniens, comme ceux des secteurs de l'agriculture ou du bâtiment.

Les professions de soldat, policier, médecin ou avocat restent elles réservées aux Libanais.

Bien que l'ONU chiffre à 400.000 le nombre de réfugiés palestiniens, certains avancent un chiffre plus proche de 250.000 à 270.000, car l'ONU n'a pas effacé de ses listes les réfugiés partis dans d'autres pays. Le Liban compte quatre millions d'habitants.

L'une des propositions de loi soumise sur le sujet par le groupe parlementaire du leader druze Walid Joumblatt, et visant, outre le droit pour les Palestiniens à exercer tous les métiers, le droit à la propriété, avait été rejetée.

Cette proposition de loi avait suscité de vifs débats entre parlementaires musulmans et chrétiens, répartis en nombre égal au parlement.

Les parties chrétiennes, bien que divisées, avaient exprimé d'une même voix leurs réserves, notamment concernant le droit de propriété qui pourraient constituer, selon eux, un pas supplémentaire vers l'implantation des Palestiniens au Liban.

Les chrétiens, dont le nombre régresse au fil des années en raison d'une forte émigration et d'un taux de natalité plus faible, craignent que les Palestiniens ne soient "implantés" au Liban dans le cadre d'un règlement global du conflit israélo-palestinien, affectant ainsi l'équilibre démographique et confessionnel fragile dans le pays.

Dans ce pays multiconfessionnel, la présence de Palestiniens, réfugiés après la création de l'Etat d'Israël en 1948, a été l'un des facteurs de la guerre civile (1975-90) qui a opposé des sympathisants de la cause palestinienne, en majorité des musulmans et des partis de gauche, à des partis y voyant un danger pour la souveraineté du Liban, notamment des chrétiens.

Tous les réfugiés dépendent, notamment au niveau de l'éducation, de l'Agence de l'ONU d'aide aux réfugiés palestiniens (Unrwa).

Les 12 camps de misère, considérés comme des "îlots de sécurité" en raison de la présence de groupuscules armés, reste l'un des dossiers les plus sensibles du débat politique, beaucoup les considérant comme une poudrière.

http://www.lepoint.fr/monde/liban-les-r ... 970_24.php



A suivre .. mais j'ai bien peur que cette loi reste sans effet ..




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sofasurfer
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Re: Plus de droit au travail pour les palestiniens au Liban ?

Message non lupar sofasurfer » jeu. 19 août 2010 12:49

Même les dirigeants libanais musulmans ne veulent pas des palestiniens en tant que citoyens a part entière...


Quelle époque terrible que celle où des idiots dirigent des aveugles

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yacoub
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Re: Plus de droit au travail pour les palestiniens au Liban

Message non lupar yacoub » mar. 17 févr. 2015 21:16

Les chrétiens et les musulmans ont bien fini par s'entendre au Liban, pourquoi pas en Palestine.
:shock:
Le Liban était un pays à moitié chrétien à moitié musulman dans les années 60

Puis et arrivé septembre soir les réfugiés palestiniens ont débarqué et la guerre civile a commencé en 1975
les chrétiens maintenant fuient en Amérique latine ou au Canada Ils évitent la France car ils redoutent le recommencement.

Que les politicards français cessent de prendre l’islam pour une religion inoffensive

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Re: Plus de droit au travail pour les palestiniens au Liban ?

Message non lupar yacoub » dim. 5 mars 2017 11:14

Vu du Liban. L’État sans droit de François Fillon

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En maintenant sa candidature à l’élection présidentielle malgré sa convocation devant les juges et en appelant à manifester contre eux, François Fillon piétine la base des démocraties européennes, un modèle pourtant si désiré dans le reste du monde, estime ce journaliste libanais.

L’État de droit. C’est ce qui a longtemps séparé l’Occident du reste du monde. Davantage que le progrès technique, c’est la protection des droits individuels garantis par une justice indépendante et impartiale qui a pu justifier que l’Occident soit présenté comme un modèle universel. L’État de droit n’est rien de moins que le cœur de la démocratie libérale. Lorsqu’il est remis en question, cette dernière vacille. Elle se renie, se dénature, et peut dériver vers une forme de démocratie illibérale, ou d’autoritarisme.

On ne joue pas avec l’État de droit. Encore moins lorsqu’on est un représentant politique. Encore moins lorsqu’on postule à la plus haute fonction de l’État. Rien ne peut le justifier : ni les ambitions politiques, ni les soutiens populaires, aussi nombreux soient-ils.
Le discours qu’a tenu hier [le 1er mars] François Fillon, le candidat de la droite à la présidentielle française, a quelque chose de grave. Remettre en question l’impartialité de la justice lorsqu’on souhaite devenir le gardien de l’indépendance judiciaire est une faute politique. Accuser les juges et les médias, deux garants de l’État de droit, d’avoir fomenté un complot visant à “l’assassiner politiquement” est un mépris des règles les plus élémentaires de la vie démocratique. Opposer le pouvoir des juges à celui du peuple est une dérive populiste et illibérale. Si les juges n’ont pas à gouverner, le peuple n’a pas, de son côté, à rendre la justice.

Une affaire qui affaiblit la démocratie

Politiquement, le député de Paris n’a rien inventé. Au lieu d’avouer ses erreurs ou de donner des arguments pour prouver son innocence, il se pose en victime d’un grand complot médiatico-judiciaire. Nicolas Sarkozy a utilisé la même méthode à de multiples reprises et a probablement dû conseiller son ancien “collaborateur”. Cette stratégie a le mérite de resserrer l’électorat le plus solide autour du candidat et de faire douter une partie des Français qui n’ont aucune confiance dans les médias et/ou dans la justice.

Mais à terme, cette stratégie affaiblit profondément la démocratie. Parce qu’elle laisse à penser que les institutions, dont le président est le garant, ne sont pas fiables. Parce qu’elle laisse à penser que les hommes politiques ne sont pas des justiciables comme les autres. Parce qu’elle neutralise le débat politique en prenant l’élection présidentielle en otage et contribue au dégoût des citoyens envers la classe politique.
Le discours de François Fillon a quelque chose d’immoral. L’ancien député de la Sarthe avait promis d’incarner la probité politique, en opposition à Nicolas Sarkozy dont il moquait les mises en examen. François Fillon se présentait comme le candidat du courage et de l’honnêteté. Les mots qu’il a prononcés [mercredi 1er mars] ressemblent d’avantage à de la lâcheté et à de la malhonnêteté. Des mots que ne renieraient probablement pas Marine Le Pen ou Donald Trump. Et c’est bien ce qui est le plus inquiétant dans l’affaire Fillon : la droite républicaine est prête à sacrifier le respect de l’État de droit sur l’autel de sa voracité politique.

Du populisme complotiste

“Mis en examen, je ne serais pas candidat”, déclarait François Fillon il y a encore quelques semaines. “Je ne céderai pas, je ne me rendrai pas, je ne me retirerai pas, j’irai jusqu’au bout”, a pourtant martelé mercredi le candidat après avoir annoncé sa convocation devant les juges, le 15 mars, “afin d’être mis en examen”. Les mots ont un sens. Surtout quand on s’appelle François Fillon.

Interroger le timing de l’affaire est on ne peut plus légitime. Dire que cela souille l’élection présidentielle est on ne peut plus vrai. Mais ce n’est ni la faute des juges ni celles des médias, qui ne font tous les deux que leur travail : à partir du moment où il y a des fuites politiques, aucun des deux ne peut faire comme si elles n’existaient pas.
Le populisme complotiste du député de Paris, qui a dénoncé un climat de “quasi-guerre civile en France”, fait penser à la rhétorique employée par les dirigeants autoritaires du monde arabe pour faire taire les mouvements de contestation. Mais dans ce monde arabe, l’État de droit est le plus souvent une chimère, tandis que la guerre civile, elle, est parfois une réalité. Est-ce vers ce modèle que François Fillon souhaite que la France se dirige ?





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