Daesh / Etat islamique

Actualités dans le monde, Débats politiques et économiques intérieurs et internationaux - Opposition - Partis politiques - Leaders politique - Pouvoirs économiques.



Avatar du membre
yacoub
Être-soi-meme
Être-soi-meme
Messages : 20339
Enregistré le : jeu. 10 nov. 2005 08:00
Localisation : Paradis d'Allah au milieu des houris
Gender : Male
Contact :
Status : Hors ligne

Re: Daesh / Etat islamique

Message non lupar yacoub » dim. 17 avr. 2016 19:54

NE BLÂMEZ PAS DAESH, ILS NE FONT QU'APPLIQUERLE CORAN, LA SUNNA ET LA « CHARIA ( الشريعة الإسلامية ) »
Appolinaire Noël Koulama·dimanche 17 avril 2016

L'objectif ici n'est évidemment pas de cautionner les atrocités des groupes Djihadistes. L'objectif est d'expliquer aux gens que nous ne pouvons pas, au 21 siècle, vivre avec des dogmes religieux du 7e siècle. L'islam ne peut pas être pour « tout lieux et toute période ( كل زمان و مكان ) ».
***************************************

Les groupes Djihadistes en profitent et les musulmans modérés passent leur temps à dire que les actes des groupes terroristes n'ont rien à voir avec l'islam.
1) IL FAUT QUE CELA S'ARRÊTE UN JOUR ?
Je constate jour après jour que les musulmans dans mon entourage ne connaissent pas vraiment leur héritage islamique. Et je remarque aussi que les groupes extrémistes connaissent très bien cet héritage, leurs chefs en tout cas. Les atrocités qu'ils commettent sont-elles conformes aux actes des premiers musulmans décrits dans les livres des « exégètes du Coran (مفسرين القرآن ) » et de certains hadiths « authentiques » de Sahîh al-Bukhari et de Sahîh Muslim par exemple ?
Prenons le cas de Daech, leur chef Abu Bakr Al Baghdadi possède un Doctorat en « lois islamiques ( الشريعة الإسلامية ) ». Quand on oublie les sentiments pour essayer de regarder de près ce que font ses combattants, on ne peut que constater qu'ils font juste un copier/coller de ce qu'ils ont appris dans les livres de l'islam.
2) LA LÉGITIMITÉ DU CALIFAT À LEURS YEUX
Quand le chef de Daech a annoncé la naissance de ce qu'il appelle « État islamique » ou « Califat », il s'est appuyé sur ce hadith « authentique » :
مسند أحمد - أَوَّلُ مُسْنَدِ الْكُوفِيِّينَ - تكون النبوة فيكم ما شاء الله أن تكون ثم يرفعها إذا شاء أن يرفعها
قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ تَكُونُ النُّبُوَّةُ فِيكُمْ مَا شَاءَ اللَّهُ أَنْ تَكُونَ ثُمَّ يَرْفَعُهَا إِذَا شَاءَ أَنْ يَرْفَعَهَا ثُمَّ تَكُونُ خِلَافَةٌ عَلَى مِنْهَاجِ النُّبُوَّةِ فَتَكُونُ مَا شَاءَ اللَّهُ أَنْ تَكُونَ ثُمَّ يَرْفَعُهَا إِذَا شَاءَ اللَّهُ أَنْ يَرْفَعَهَا ثُمَّ تَكُونُ مُلْكًا عَاضًّا فَيَكُونُ مَا شَاءَ اللَّهُ أَنْ يَكُونَ ثُمَّ يَرْفَعُهَا إِذَا شَاءَ أَنْ يَرْفَعَهَا ثُمَّ تَكُونُ مُلْكًا جَبْرِيَّةً فَتَكُونُ مَا شَاءَ اللَّهُ أَنْ تَكُونَ ثُمَّ يَرْفَعُهَا إِذَا شَاءَ أَنْ يَرْفَعَهَا ثُمَّ تَكُونُ خِلَافَةً عَلَى مِنْهَاجِ النُّبُوَّةِ ثُمَّ سَكَتَ
3) LE DRAPEAU DU DAESH
Leur drapeau n'a pas été choisi au hasard. Il est noir avec un « cachet » au milieu composé de trois lignes : « Allah », « prophète » et « Mohamed ». Tout cela est tiré des hadiths et de la « Sira ».
السيرة النبوية لابن هشام » غزوة بدر الكبرى » رايتا الرسول صلى الله عليه وسلم
قال ابن إسحاق : وكان أمام رسول الله صلى الله عليه وسلم رايتان سوداوان ، إحداهما مع علي بن أبي طالب ، يقال لها : العقاب ، والأخرى مع بعض الأنصار
صحيح البخاري » كتاب اللباس » باب هل يجعل نقش الخاتم ثلاثة أسطر
عن أنس أن أبا بكر رضي الله عنه لما استخلف كتب له وكان نقش الخاتم ثلاثة أسطر محمد سطر ورسول سطر والله سطر
4) ILS APPLIQUENT LA SUNNA EN VOULANT IMITER LE PROPHÈTE
Les combattants de Daech sont des croyants pratiquants pour qui le prophète est bien évidemment le « bon exemple ». Ils s'appuient sur ces deux versets du Coran qui confirment cela :
سورة الحشر: 7
وَمَا آتَاكُمُ الرَّسُولُ فَخُذُوهُ وَمَا نَهَاكُمْ عَنْهُ فَانتَهُوا ۚ وَاتَّقُوا اللَّهَ ۖ إِنَّ اللَّهَ شَدِيدُ الْعِقَابِ
سورة الأحزاب: 21
لَّقَدْ كَانَ لَكُمْ فِي رَسُولِ اللَّهِ أُسْوَةٌ حَسَنَةٌ لِّمَن كَانَ يَرْجُو اللَّهَ وَالْيَوْمَ الْآخِرَ وَذَكَرَ اللَّهَ كَثِيرًا
Ils essaient donc d'appliquer à la lettre ce qu'ils lisent dans les livres de la sunna comme dans les deux hadiths ci-dessous :
صحيح البخاري - كِتَاب الْإِيمَانِ - بَاب فَإِنْ تَابُوا وَأَقَامُوا الصَّلَاةَ وَآتَوْا الزَّكَاةَ فَخَلُّوا سَبِيلَهُمْ
عن ابن عمر أن رسول الله صلى الله عليه وسلم قال أُمِرْتُ أن أقاتل الناس حتى يشهدوا أن لا إله إلا الله وأن محمدا رسول الله ويقيموا الصلاة ويؤتوا الزكاة فإذا فعلوا ذلك عصموا مني دماءهم وأموالهم إلا بحق الإسلام وحسابهم على الله
مسند أحمد "حديث صحيح" - مُسْنَدُ الْمُكْثِرِينَ مِنَ الصَّحَابَةِ - بعثت بالسيف حتى يعبد الله لا شريك له
عَنِ ابْنِ عُمَرَ قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ بُعِثْتُ بِالسَّيْفِ حَتَّى يُعْبَدَ اللَّهُ لَا شَرِيكَ لَهُ وَجُعِلَ رِزْقِي تَحْتَ ظِلِّ رُمْحِي وَجُعِلَ الذِّلَّةُ وَالصَّغَارُ عَلَى مَنْ خَالَفَ أَمْرِي وَمَنْ تَشَبَّهَ بِقَوْمٍ فَهُوَ مِنْهُمْ
Daech applique scrupuleusement le Jihad au nom de Dieu comme il est défini dans les livres de l'héritage islamique
Qu'est-ce que le Jihad au nom de Dieu ?
D'après la sunna, faire le Jihad au nom de Dieu pour un musulman, c'est combattre les non musulmans pour « diffuser » sa religion. Il faut distinguer, néanmoins, le « Jihad de la demande ( جهاد الطلب ) » et le « Jihad pour repousser l'agresseur ( جهاد الدفع ) ». Le premier est « فرض كفاية », c'est à dire que si quelques-uns le font, les autres en sont dispensés. Le deuxième est « فرض عين », c'est à dire que tous les musulmans (aptes) doivent le faire.
صحيح البخاري » كتاب العلم » باب من سأل وهو قائم عالما جالسا
عن أبي موسى قال جاء رجل إلى النبي صلى الله عليه وسلم فقال يا رسول الله ما القتال في سبيل الله فإن أحدنا يقاتل غضبا ويقاتل حمية فرفع إليه رأسه قال وما رفع إليه رأسه إلا أنه كان قائما فقال من قاتل لتكون كلمة الله هي العليا فهو في سبيل الله عز وجل
الحديث » صحيح مسلم » كتاب الإمارة » باب فضل الجهاد والخروج في سبيل الله
عن أبي هريرة قال قال رسول الله صلى الله عليه وسلم تضمن الله لمن خرج في سبيله لا يخرجه إلا جهادا في سبيلي وإيمانا بي وتصديقا برسلي فهو علي ضامن أن أدخله الجنة أو أرجعه إلى مسكنه الذي خرج منه نائلا ما نال من أجر أو غنيمة [...] والذي نفس محمد بيده لوددت أني أغزو في سبيل الله فأقتل ثم أغزو فأقتل ثم أغزو فأقتل
Le Jihad, c'est juste « combattre les agresseurs » disent-ils
Ce n'est malheureusement pas vrai et c'est ce que disent certains savants qui veulent seulement maquiller l'héritage islamique, ne s'inscrivent pas dans une démarche critique pour le réformer et ainsi couper l'herbe sous les pieds des futurs groupes extrémistes.
Le meilleur exemple qui montre que le Jihad n'est pas juste le combat contre l'agresseur, est celui des « guerres d'apostasie ( حروب الردة ) » du premier Calife Abu Bakr.
En effet, l'armée du premier Calife Abu Bakr avait reçu l'ordre d'aller combattre les tribus arabes qui avaient délaissé l'islam après la mort du prophète et celles aussi qui avaient décidé de ne plus payer la « Zakat » directement au Calife. Les membres de ces tribus n'étaient pourtant pas des agresseurs...
5) TUER LES PRISONNIERS DE GUERRE
Quand les combattants de Daech tuent leurs prisonniers, ils n'inventent rien... Au contraire, ils font beaucoup moins que ce qu'a fait Khalid Ibn Al Walid en 633 ap J. -C. quand il a sciemment fait capturer un maximum de prisonniers à « Alis » en Irak actuel pour leurs couper la tête le lendemain (pour plus de détails, voir bataille du fleuve de sang).
Les combattants de Daech connaissent aussi le verset 67 de sourate al-Anfal et ses interprétations :
En effet, on lit dans les « taffasseers » qu'après la bataille de Badr, le camp d'Abu Bakr voulait une rançon contre les prisonniers de « Qoraych » et celui de Omar Ibn Al Khattab voulait les tuer avant de retourner à Médine. Finalement, le prophète choisit la rançon. Mais, nous expliquent Tabari et d'autres exégètes, Dieu révéla par la suite au prophète qu'il aurait dû les tuer sur le champ :
سورة الأنفال: 67
مَا كَانَ لِنَبِيٍّ أَن يَكُونَ لَهُ أَسْرَىٰ حَتَّىٰ يُثْخِنَ فِي الْأَرْضِ ۚ تُرِيدُونَ عَرَضَ الدُّنْيَا وَاللَّهُ يُرِيدُ الْآخِرَةَ ۗ وَاللَّهُ عَزِيزٌ حَكِيمٌ
تفسير الطبري [سورة الأنفال: 67
وإنما قال الله جل ثناؤه [ذلك] لنبيه محمد صلى الله عليه وسلم، يعرِّفه أن قتل المشركين الذين أسرهم صلى الله عليه وسلم يوم بدر ثم فادى بهم، كان أولى بالصواب من أخذ الفدية منهم وإطلاقهم
6) POSSÉDEZ LES « ESCLAVES SEXUELLES ( السبايا ) » APRÈS LES GUERRES
Les esclaves sexuelles après les guerres seraient « halal » pour les combattants musulmans. Les « taffassers » dans Sourate [Nissa'e :24] sont nombreuses et vont tous dans le même sens :
والمحصنات من النساء إلا ما ملكت أيمانكم } قال : ما سبيتم من النساء , إذا سبيت المرأة ولها زوج في قومها , فلا بأس أن تطأها
Ce que les combattants de Daech font avec les femmes Yézidies, par exemple, ne serait donc pas une invention du 21e siècle. Les hadiths qui évoquent les « esclaves sexuelles ( السبايا ) » et « الإماء » sont aussi très nombreux. Par exemple :
صحيح مسلم » كتاب الرضاع » باب جواز وطء المسبية بعد الاستبراء وإن كان لها زوج انفسخ نكاحها
عن أبي سعيد الخدري أن رسول الله صلى الله عليه وسلم يوم حنين بعث جيشا إلى أوطاس فلقوا عدوا فقاتلوهم فظهروا عليهم وأصابوا لهم سبايا فكأن ناسا من أصحاب رسول الله صلى الله عليه وسلم تحرجوا من غشيانهن من أجل أزواجهن من المشركين فأنزل الله عز وجل في ذلك والمحصنات من النساء إلا ما ملكت أيمانكم أي فهن لكم حلال إذا انقضت عدتهن
Dans Sahîh al-Bukhari que certains ne veulent pas remettre en cause, nous apprenons que quand le prophète a attaqué les juifs à Khaybar, il a tué tous les hommes adultes et réduit en esclavagisme tous les enfants et toutes les femmes.
صحيح البخاري » كتاب المغازي » باب غزوة خيبر
عن أنس رضي الله عنه قال صلى النبي صلى الله عليه وسلم الصبح قريبا من خيبر بغلس ثم قال الله أكبر خربت خيبر إنا إذا نزلنا بساحة قوم فساء صباح المنذرين فخرجوا يسعون في السكك فقتل النبي صلى الله عليه وسلم المقاتلة وسبى الذرية وكان في السبي صفية فصارت إلى دحية الكلبي ثم صارت إلى النبي صلى الله عليه وسلم فجعل عتقها صداقها
7) PUNITION POUR LE BANDIT OU « VOLEUR DE GRAND CHEMIN ( حد الحرابة ) »
C'est une des pires atrocités qui puisse exister sur terre. On ne se contente pas de tuer les voleurs de grand chemin, on les mutile en coupant leurs mains et leurs jambes avant.
Daech applique cette punition de nos jours. Est ce qu'ils l'ont inventé ? Non, encore une fois, Daech s'appuie sur les textes. Franchement, quand vous êtes musulman (les combattants de Daech sont des musulmans, je le rappelle) et vous voulez « bien faire », comment réagissez-vous vis-à-vis de l’interprétation du verset 33 de Sourate Al-Maeida et du hadith ci-dessous ?
سورة المائدة : 33
إِنَّمَا جَزَاءُ الَّذِينَ يُحَارِبُونَ اللَّهَ وَرَسُولَهُ وَيَسْعَوْنَ فِي الْأَرْضِ فَسَادًا أَن يُقَتَّلُوا أَوْ يُصَلَّبُوا أَوْ تُقَطَّعَ أَيْدِيهِمْ وَأَرْجُلُهُم مِّنْ خِلَافٍ أَوْ يُنفَوْا مِنَ الْأَرْضِ ۚ ذَٰلِكَ لَهُمْ خِزْيٌ فِي الدُّنْيَا ۖ وَلَهُمْ فِي الْآخِرَةِ عَذَابٌ عَظِيمٌ
تفسير ابن كثير [سورة المائدة : 33
قدم على رسول الله صلى الله عليه وسلم قوم من عرينة حفاة مضرورين ، فأمر بهم رسول الله صلى الله عليه وسلم ، فلما صحوا واشتدوا قتلوا رعاء اللقاح ، ثم خرجوا باللقاح عامدين بها إلى أرض قومهم ، قال جرير : فبعثني رسول الله صلى الله عليه وسلم في نفر من المسلمين حتى أدركناهم بعدما أشرفوا على بلاد قومهم ، فقدمنا بهم على رسول الله صلى الله عليه وسلم فقطع أيديهم وأرجلهم من خلاف ، وسمل أعينهم ، فجعلوا يقولون : الماء . ورسول الله صلى الله عليه وسلم يقول : " النار " ! حتى هلكوا . قال : وكره الله - عز وجل - سمل الأعين ، فأنزل الله هذه الآية : ( إنما جزاء الذين يحاربون الله ورسوله ) إلى آخر الآية
صحيح البخاري » كتاب الطب » باب الدواء بأبوال الإبل
5362 حدثنا موسى بن إسماعيل حدثنا همام عن قتادة عن أنس رضي الله عنه أن ناسا اجتووا في المدينة فأمرهم النبي صلى الله عليه وسلم أن يلحقوا براعيه يعني الإبل فيشربوا من ألبانها وأبوالها فلحقوا براعيه فشربوا من ألبانها وأبوالها حتى صلحت أبدانهم فقتلوا الراعي وساقوا الإبل فبلغ النبي صلى الله عليه وسلم فبعث في طلبهم فجيء بهم فقطع أيديهم وأرجلهم وسمر أعينهم قال قتادة فحدثني محمد بن سيرين أن ذلك كان قبل أن تنزل الحدود
8) TUEZ PAR ERREUR DES FEMMES ET DES ENFANTS
Quand des femmes et des enfants sont tués par erreur pendant les attaques de Daech contre les Kouff'ar, ceci n'est pas condamnable et serait autorisé selon « Sahîh Muslim ( باب جواز قتل النساء والصبيان ) » :
صحيح مسلم » كتاب الجهاد والسير » باب جواز قتل النساء والصبيان في البيات من غير تعمد
سئل النبي صلى الله عليه وسلم عن الذراري من المشركين يبيتون فيصيبون من نسائهم وذراريهم فقال هم منهم
9) TUEZ POUR « APOSTASIE ( حد الرِّدة ) »
Plusieurs scènes d'horreur ont été filmées par Daech où on voit des gens tués pour « crime » d'apostasie. Daech n'invente rien, ils s'appuient sur ce hadith :
صحيح البخاري - كِتَاب الْجِهَادِ وَالسِّيَرِ
قَالَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ مَنْ بَدَّلَ دِينَهُ فَاقْتُلُوهُ
10) LES SCÈNES D'HORREUR DE DÉCAPITATION DES TÊTES
Pourquoi les combattants de Daech décapitent les têtes de leurs prisonniers ? Pourquoi choisissent-ils spécialement cette méthode d’exécution ?
Le fameux exégète Al-Qortobi a donné, il y a des siècles, l'explication dans son « tafsser » du verset 4 de Sourate Mohammed. Pour lui, quand on il faut tuer les kouff'ar, il faut marquer le coup en coupant le cou ! Ceci permettrait de montrer la cruauté de l'acte d’exécution.
سورة محمد :4
فَإِذَا لَقِيتُمُ الَّذِينَ كَفَرُوا فَضَرْبَ الرِّقَابِ حَتَّىٰ إِذَا أَثْخَنتُمُوهُمْ فَشُدُّوا الْوَثَاقَ فَإِمَّا مَنًّا بَعْدُ وَإِمَّا فِدَاءً حَتَّىٰ تَضَعَ الْحَرْبُ أَوْزَارَهَا ۚ ذَٰلِكَ وَلَوْ يَشَاءُ اللَّهُ لَانتَصَرَ مِنْهُمْ وَلَٰكِن لِّيَبْلُوَ بَعْضَكُم بِبَعْضٍ ۗ وَالَّذِينَ قُتِلُوا فِي سَبِيلِ اللَّهِ فَلَن يُضِلَّ أَعْمَالَهُمْ
تفسير القرطبي
وقال : " فضرب الرقاب " ولم يقل فاقتلوهم ; لأن في العبارة بضرب الرقاب من الغلظة والشدة ما ليس في لفظ القتل , لما فيه من تصوير القتل بأشنع صوره , وهو حز العنق وإطارة العضو الذي هو رأس البدن وعلوه وأوجه أعضائه
11) COMMETTRE DES « ATTENTAS KAMIKAZES »
Le verset 111 dans sourate Tawba est souvent utilisé par les groupes djihadistes pour « justifier » les attentats kamikazes et pour promettre le paradis à leurs combattants après l'attentat :
سورة التوبة: 111
إِنَّ اللَّهَ اشْتَرَىٰ مِنَ الْمُؤْمِنِينَ أَنفُسَهُمْ وَأَمْوَالَهُم بِأَنَّ لَهُمُ الْجَنَّةَ ۚ يُقَاتِلُونَ فِي سَبِيلِ اللَّهِ فَيَقْتُلُونَ وَيُقْتَلُونَ ۖ وَعْدًا عَلَيْهِ حَقًّا فِي التَّوْرَاةِ وَالْإِنجِيلِ وَالْقُرْآنِ ۚ وَمَنْ أَوْفَىٰ بِعَهْدِهِ مِنَ اللَّهِ ۚ فَاسْتَبْشِرُوا بِبَيْعِكُمُ الَّذِي بَايَعْتُم بِهِ ۚ وَذَٰلِكَ هُوَ الْفَوْزُ الْعَظِيمُ
تفسير ابن كثير
وقوله : ( يقاتلون في سبيل الله فيقتلون ويقتلون ) أي : سواء قتلوا أو قتلوا ، أو اجتمع لهم هذا وهذا ، فقد وجبت لهم الجنة
تفسير القرطبي
أثامن بالنفس النفيسة ربها وليس لها في الخلق كلهم ثمن بها تشترى الجنات إن أنا بعتها بشيء سواها إن ذلكم غبن
ومر أعرابي على النبي صلى الله عليه وسلم وهو يقرأ هذه الآية : إن الله اشترى من المؤمنين أنفسهم فقال : كلام من هذا ؟ قال : كلام الله . قال : بيع والله مربح لا نقيله ولا نستقيله . فخرج إلى الغزو واستشهد
12) DES ENNEMIS BRÛLÉS VIFS
On se souvient quand Daech a brûlé vif le jeune pilote Jordanien en 2015. Certains avaient, à cette époque, mentionné le fait que donner la mort de cette manière était « haram » en islam. Les Djihadistes de Daech sont manifestement mieux informés que ces gens là. En effet, Sahîh al-Bukhari nous apprend que Ali, qui est le gendre et cousin du prophète, avait brûlé des gens accusés d'athéisme :
صحيح البخاري » كتاب استتابة المرتدين والمعاندين وقتالهم » باب حكم المرتد والمرتدة واستتابتهم
أتي علي رضي الله عنه بزنادقة فأحرقهم
13) COUPEZ ET BRÛLER LES ARBRES DES ENNEMIS
L'école apprend aux enfants qu'en temps de guerre, l'islam interdit de couper ou de brûler les arbres (voir paragraphe suivant). C'est faux. En tout cas les dattiers des juifs de Banou N'azir furent brûlés par les musulmans au temps du prophète selon les livres de l'héritage islamique. L'organisation de Daech a utilisé presque la même méthode contre les chiites de la région de Baakouba en Irak.
(مَا قَطَعْتُم مِّن لِّينَةٍ أَوْ تَرَكْتُمُوهَا قَائِمَةً عَلَىٰ أُصُولِهَا فَبِإِذْنِ اللَّهِ وَلِيُخْزِيَ الْفَاسِقِينَ (سورة الحشر:5:
تفسير الطبري
لما نـزل رسول الله صَلَّى الله عَلَيْهِ وَسَلَّم بهم، يعني ببني النضير تحصنوا منه في الحصون، فأمر رسول الله صَلَّى الله عَلَيْهِ وَسَلَّم بقطع النخل، والتحريق فيها، فنادوْه: يا محمد، قد كنت تنهى عن الفساد وتعيبه على من صنعه، فما بال قطع النخل وتحريقها؟ فأنـزل الله عزّ وجلّ: (مَا قَطَعْتُمْ مِنْ لِينَةٍ أَوْ تَرَكْتُمُوهَا قَائِمَةً عَلَى أُصُولِهَا فَبِإِذْنِ اللَّهِ وَلِيُخْزِيَ الْفَاسِقِينَ )
صحيح مسلم » كتاب الجهاد والسير » باب جواز قطع أشجار الكفار وتحريقها
أن رسول الله صلى الله عليه وسلم حرق نخل بني النضير وقطع وهي البويرة زاد قتيبة وابن رمح في حديثهما فأنزل الله عز وجل ما قطعتم من لينة أو تركتموها قائمة على أصولها فبإذن الله وليخزي الفاسقين
14) LE FAMEUX TESTAMENT D'ABU BAKR À SON ARMÉE : UN HADITH FAUX
Tous les enfants dans les pays musulmans connaissent le hadith dit testament du Calife Abu Bakr qui conseillait à son armée de respecter ce que nous appelons aujourd'hui les droits de la guerre :
[...] أن أبا بكرٍ رضيَ اللهُ عنهُ لما بعث الجنودَ نحوَ الشامِ [...]، ثم جعل يوصيهم ، فقال : أوصيكم بتقوى اللهِ
فإن هم فعلوا فاقبلوا منهم ، وكفُّوا عنهم ،[...] ، ولا تُغرقَنَّ نخلًا ، ولا تُحرقنَّها ، ولا تعقروا بهيمةً ولا شجرةً تثمرُ ، ولا تهدموا بيعةً ، ولا تقتلوا الوِلدانَ ولا الشيوخَ ، ولا النساءَ ،
الراوي : سعيد بن المسيب | المحدث : الإمام أحمد | المصدر : السنن الكبرى للبيهقي
الصفحة أو الرقم: 9/85 | خلاصة حكم المحدث : منكر
Ce hadith n'est même pas authentique. Il est « منكر ( faux ) », comme indiqué ci-dessus.

Source : « reformerlislam.blogspot ».



Avatar du membre
yacoub
Être-soi-meme
Être-soi-meme
Messages : 20339
Enregistré le : jeu. 10 nov. 2005 08:00
Localisation : Paradis d'Allah au milieu des houris
Gender : Male
Contact :
Status : Hors ligne

Re: Daesh / Etat islamique

Message non lupar yacoub » lun. 25 avr. 2016 13:09

Qu’apprend-on aux enfants à l’école de l’État islamique

Image

Page d'un manuel scolaire de l'EI destiné à des élèves de CP. "Coche l'élément le plus long. Lie chaque objet au groupe correspondant".

C’est une école où les enfants ne chantent plus. Une école où les visages humains sont effacés des livres de classe, quand les armes et la guerre sont omniprésentes, une école où les élèves de première année de primaire sont invités à faire la différence entre un taureau et un cerf et entre deux fusils-mitrailleurs russes, avec ou sans crosse.

L’histoire – à part la vie de Mahomet et des premiers jours de l’islam – a disparu des programmes, comme toutes les sciences humaines, géographie exceptée, au profit de l’étude du Coran et de la «  doctrine du musulman  » – réduite à un b.a.-ba salafiste – aux côtés des mathématiques, de la physique et de l’anglais, à partir du «  CM1  ». On entre à l’université à l’âge de 15  ans, après neuf ans d’enseignement au lieu de douze auparavant.

Chaque jour, des enfants et des adolescents prennent place dans des salles de classe ou de cours, placées sous la coupe du «  diwan de l’enseignement  » de l’organisation Etat islamique (EI), fierté du groupe djihadiste et machine de guerre propagandiste consacrée à l’édification des générations futures du « califat », à commencer par les enfants de ses combattants. La plupart des instituteurs et professeurs ont fui l’Irak et la Syrie par dizaines de milliers à cause de la guerre. Il reste les zélotes de l’EI ou ceux qui n’avaient pas le choix, épaulés par des djihadistes éducateurs autoproclamés.
Une menace et une priorité

La principale fierté de ce «  ministère  » de l’enseignement de l’EI consiste dans la refonte, courant 2015, des systèmes éducatifs irakien et syrien et l’élaboration..

En savoir plus sur
http://www.lemonde.fr/international/art ... iM2J8OL.99




Avatar du membre
yacoub
Être-soi-meme
Être-soi-meme
Messages : 20339
Enregistré le : jeu. 10 nov. 2005 08:00
Localisation : Paradis d'Allah au milieu des houris
Gender : Male
Contact :
Status : Hors ligne

Re: Daesh / Etat islamique

Message non lupar yacoub » lun. 23 mai 2016 12:42

Image



Avatar du membre
Proust
Major Virtuel
Major Virtuel
Messages : 2067
Enregistré le : lun. 2 juil. 2012 14:06
Gender : Male
Status : Hors ligne

Re: Daesh / Etat islamique

Message non lupar Proust » lun. 6 juin 2016 14:48

L’État islamique par lui-même : profession de foi

Par : Pr Ella Landau-Tasseron *

En 2015, l’État islamique (EI) a publié un document intitulé « Voici nos croyances et nos voies ». Le document consiste en un profil de l’État islamique réalisé par lui-même, présentant les fondements théologiques et l’idéologie politique de l’organisation. Il traite de sujets qui occupent les esprits musulmans depuis des générations, mais reflète également les situations et phénomènes propres à notre temps. Un examen de son contenu révèle que l’EI n’ajoute rien de nouveau aux dogmes islamiques traditionnels, hormis lorsqu’il fait du retour du califat un article de foi obligatoire. Cette profession de foi est profondément ancrée dans les sources islamiques, auxquelles elle se réfère fréquemment ; elle fait écho aux doctrines islamiques conservatrices hanbalites et néo-hanbalite.

* Ella Landau-Tasseron est professeur retraitée du Département d’études islamiques et du Moyen-Orient de l’Université hébraïque de Jérusalem. Ses domaines de recherche sont l’histoire islamique antique, le système tribal arabe, les institutions politiques islamiques, les hadiths, l’historiographie islamique et le djihad. Parmi ses publications figurent une série d’articles sur la société tribale de l’époque pré-islamique et ancienne, deux monographies sur l’institution du « serment d’allégeance » de la République islamique et une monographie sur les non-combattants dans la pensée islamique.

http://www.memri.org/pdf/MEMRI_IA_A_Sel ... ument2.pdf


Un peuple qui élit des corrompus, des renégats, des imposteurs, des voleurs et des traîtres n'est pas victime ! Il est complice.
George Orwell.

Avatar du membre
Proust
Major Virtuel
Major Virtuel
Messages : 2067
Enregistré le : lun. 2 juil. 2012 14:06
Gender : Male
Status : Hors ligne

Re: Daesh / Etat islamique

Message non lupar Proust » ven. 10 juin 2016 15:44

http://aranews.net/2016/06/isis-jihadis ... -adultery/

daesh fait lapider une femme accusée d'adultère


Un peuple qui élit des corrompus, des renégats, des imposteurs, des voleurs et des traîtres n'est pas victime ! Il est complice.
George Orwell.

Avatar du membre
yacoub
Être-soi-meme
Être-soi-meme
Messages : 20339
Enregistré le : jeu. 10 nov. 2005 08:00
Localisation : Paradis d'Allah au milieu des houris
Gender : Male
Contact :
Status : Hors ligne

Re: Daesh / Etat islamique

Message non lupar yacoub » jeu. 16 juin 2016 17:00

La Politique des Réfugiés d'Obama : Oui aux terroristes potentiels, Non aux victimes de génocide
par Raymond Ibrahim 14 juin 2016

Traduction du texte original: Obama's Refugee Policy: Yes to Potential Terrorists, No to Victims of Genocide

◾"Les Syriens de toutes confessions sont victimes de cette guerre sauvage et tous, sans aucun doute, sont confrontés à des souffrances inimaginables. Mais les chrétiens et les autres minorités religieuses sont les seuls à être les cibles délibérées de persécution systématique et de génocide." — Le sénateur américain Tom Cotton, le 17 mars 2016.

◾Les chrétiens forment 10% de la population totale de la Syrie - mais représentent moins de 0,5% des réfugiés accueillis en Amérique. Les musulmans sunnites représentent les trois quart (74%) de la population syrienne – mais ils forment 99% des réfugiés accueillis en Amérique. Si une règle de proportionnalité était instaurée, il devrait y avoir 20 fois plus de chrétiens et environ un quart de sunnites en moins dans les quotas de réfugiés accueillis sur le sol américain.

◾L'Etat islamique " profite du torrent des migrants pour y insérer des agents." — James Clapper, directeur des services de renseignement.

◾L'ONU et les États-Unis savent que les réfugiés sunnites terrorisent les chrétiens dans les centres d'accueil ; mais les véritables victimes, celles qui méritent vraiment asile, sont abandonnées alors que leurs persécuteurs sont accueillis « humanitairement ».


L'administration Obama a donné un coup d'accélérateur à une politique qui se caractérise par l'abandon des chrétiens d'Orient et une exposition accrue des Américains au djihad.

L'année dernière, il a été révélé que 97% des réfugiés syriens accueillis aux États - Unis étaient des musulmans sunnites - la secte musulmane qui fournit à l'État islamique ses miliciens - alors que les chrétiens représentaient moins d'un demi pour cent.

Cette disparité a empiré. Du 1er au 23 mai, 499 réfugiés syriens – soit plus que le nombre total de réfugiés admis au cours des trois dernières années - ont été accueillis sur le sol américain. Aucun chrétien n'était du nombre ; 99 % étaient des sunnites (le 1% restant étant simplement répertorié comme « musulman »).

Ces chiffres sont troublants.

Tout d'abord, d'un strict point de vue humanitaire - et l'humanitaire est au fondement de l'accueil des réfugiés - les chrétiens devraient être prioritaires simplement parce qu'ils font partie des groupes humains les plus persécutés au Moyen - Orient. Avec les Yézidis, les chrétiens sont en butte à un génocide perpétré par l'Etat islamique, ainsi que le Département d'Etat l'a récemment reconnu. L'État islamique a systématiquement obligé les chrétiens à abjurer le Christ ou mourir ; il les a asservis et violés ; profané ou détruit plus de 400 de leurs églises .

Le sénateur Tom Cotton (Républicain-Arkansas) a déclaré en mars, « Les Syriens de toutes les confessions sont victimes de cette guerre sauvage et tous, sans doute aucun, sont confrontés à des souffrances inimaginables. Mais seuls les chrétiens et les autres minorités religieuses sont les cibles délibérées de persécutions systématiques et de génocide ».

Les musulmans sunnites ne sont pas massacrés, ni décapités ; leurs femmes ne sont pas violées pour avoir refusé d'abjurer leur foi, ni leurs mosquées brûlées ; ils ne sont pas emprisonnés et tués pour apostasie, blasphème, ou prosélytisme. Au contraire, les sunnites non affiliés à l'Etat islamique sont aussi les acteurs de dizaines d'atrocités semblables contre les minorités chrétiennes chaque mois de l'année partout dans le monde islamique. [1]

C'était à prévoir, les sunnites qui entrent nombreux en Amérique et en Europe - y compris les terroristes qui ont tué 120 personnes à Paris, 32 personnes à Bruxelles, et 12 en Californie - partagent la même haine sunnite officielle à l'égard des non-musulmans « infidèles ». James Clapper, directeur des services de renseignement américain admet que l'Etat islamique « profite du torrent de migrants pour y insérer des agents ».

Même dans l'hypothèse où le statut de réfugié est ouvert et accessible à tous les Syriens sans distinction de religion, les simples données démographiques démontrent le parti pris pro-sunnite et anti-chrétien de la politique d'Obama : les chrétiens forment 10% de la population totale de la Syrie - mais représentent moins de 0,5% des réfugiés accueillis en Amérique. Les musulmans sunnites représentent les trois quart (74%) de la population syrienne – mais ils forment 99% des réfugiés accueillis en Amérique. Si une règle de proportionnalité était instaurée, 20 fois plus de chrétiens devaient être accueillis sur le sol américain et un quart de sunnites en moins.

Même l'excuse donnée par les défenseurs de cette disparité sonne totalement faux : Selon le Haut-Commissariat pour les Réfugiés (HCR), les chrétiens et les autres minorités « craignent que l'enregistrement n'entraine des représailles de la part d'autres réfugiés ». A les en croire, ils auraient fait le choix de ne pas s'inscrire pour demeurer en dehors du processus. Ainsi que l'indiquent différents rapports, cependant, la majorité des réfugiés – sunnites - persécutent les chrétiens jusque dans les centres d'accueil et camps de réfugiés, et vont parfois jusqu'à les tuer. Au cours d'une traversée de la Méditerranée de la Libye à la Sicile, les « réfugiés » musulmans ont crié « Allahu Akbar! » [« Allah est le plus grand ! »] en balançant par-dessus bord 53 chrétiens.

L'ONU et les États-Unis savent que les réfugiés sunnites terrorisent les chrétiens dans les centres d'accueil ; mais les véritables victimes, celles qui méritent vraiment asile, sont abandonnées alors que leurs persécuteurs sont accueillis « humanitairement ».

L'Eglise catholique et plusieurs institutions protestantes sont également coupables. Très récemment, les « réfugiés chrétiens [se sont vus] « laissés tomber » par le pape [Francois] : il avait promis de les ramener en Italie, mais a préféré rentrer à Rome avec des musulmans.

Pareille hypocrisie s'est affichée ouvertement quand les Etats Unis ont accepté d'accueillir des réfugiés du Moyen - Orient. Il y a quelques mois, Barack Obama – élevé en tant que musulman sunnite – a jugé « honteuse » la proposition de donner la préférence aux minorités chrétiennes. « Ce n'est pas américain. Cela ne nous ressemble pas. Nous n'allons pas passer notre compassion au crible de tests religieux » a-t-il laissé tomber de manière méprisante.

Aujourd'hui, de simples statistiques révèlent l'incroyable effet pervers[2] du programme d'accueil des réfugiés : il favorise ceux qui sont en faveur du terrorisme au détriment des rescapés d'un génocide. C'est la politique d'accueil des réfugiés d'Obama qui est « honteuse », « anti-américaine » et qui « ne nous ressemble pas ».

Raymond Ibrahim est l'auteur de Crucified Again: Exposing Islam's New War on Christians (publié par Regnery et le Gatestone Institute, April 2013).

[1] Bien avant que le « Califat » de l'Etat islamique soit créé, les chrétiens ont été et continuent d'être une cible pour les musulmans - les foules musulmanes, les individus musulmans, les régimes musulmans, les terroristes musulmans, les pays musulmans de toutes les origines (arabes, africains, asiatiques, etc.) - et pour la même raison : les chrétiens sont l'infidèle numéro un. Lire Crucified Again: Exposing Islam's New War on Christians pour avoir une idée des centaines d'événements qui ont précédé et favorisé la montée de l'ISIS, et se construire un point de vue sur les doctrines musulmanes qui engendrent une telle haine et un tel mépris pour les chrétiens qui méritent particulièrement de bénéficier du statut de réfugié.

[2] Ces révélations récentes sur les politiques pro-musulmanes et anti-chrétiennes de l'administration Obama correspond à un schéma clair et établi qui découlent des partis pris religieux de son administration. Voici quelques exemples :
◾En invitant des dizaines de représentants musulmans, le Département d'Etat a pris l'habitude de refuser des visas aux représentants chrétiens solitaires.
◾Lorsque quelques chrétiens irakiens persécutés ont traversé la frontière des États -Unis, ils ont été arrêtés, jetés en prison pendant plusieurs mois, puis renvoyés dans la gueule du lion.
◾Quand le gouvernement nigérian a mené une forte offensive contre Boko Haram, tuant certains de ses terroristes djihadistes, le secrétaire d'État John Kerry a lancé un appel pour le respect des « droits humains» des djihadistes, qui eux, ne se privent pas d'abattre et de violenter les chrétiens tout en brulant leurs églises. Plus récemment, Kerry a exhorté le Tadjikistan à ne « pas aller trop loin dans la répression contre l' Islam ».
◾Lorsque les chrétiens coptes persécutés d'Egypte ont voulu soutenir la révolution anti-Frères musulmans de 2013, les États - Unis ont dit « non ».
◾Lorsque les chrétiens irakiens et syriens persécutés ont demandé des armes pour se joindre à la lutte contre l'opposition ISIS, Washington a refusé .

http://fr.gatestoneinstitute.org/8261/p ... gies-obama

(via Le blog à Lupus)



Avatar du membre
omar
Sergent Virtuel
Sergent Virtuel
Messages : 504
Enregistré le : mar. 4 mars 2014 12:02
Gender : Male
Status : Hors ligne

Re: Daesh / Etat islamique

Message non lupar omar » jeu. 16 juin 2016 21:03

Obama est un peu coincé, j'ai l’impression, il aime bien les musulmans.


«L'Occident n'oppose aucune idéologie à l'islamisme, sinon celle de l'argent»


Avatar du membre
Maried
Colonel Virtuel
Colonel Virtuel
Messages : 5860
Enregistré le : mer. 2 sept. 2009 15:19
Gender : Female
Status : Hors ligne

Re: Daesh / Etat islamique

Message non lupar Maried » ven. 17 juin 2016 18:22

le calife de Daesh, Ibrahim Abu Bakr Baghdadi est mort.

http://www.mamafrika.tv/blog/frappes-us ... YYJroeE.99


"Qui n'empêche pas le mal le favorise"
Cicéron
_________________________________________________
ImageImageImage
ImageImage

Avatar du membre
yacoub
Être-soi-meme
Être-soi-meme
Messages : 20339
Enregistré le : jeu. 10 nov. 2005 08:00
Localisation : Paradis d'Allah au milieu des houris
Gender : Male
Contact :
Status : Hors ligne

Re: Daesh / Etat islamique

Message non lupar yacoub » ven. 17 juin 2016 20:00

"Le Silence de tout musulman, c'est trahir le Coran"


Ce mot d'ordre, scandé par des centaines de milliers de personnes en 1978, lors des manifestations populaires qui aboutirent à l'avènement de la République islamique d'Iran, le 11 février 1979, est terrifiant d'actualité pour ce ramadan sanglant. Le monde musulman vit à nouveau un immense "Fitna", cette grande discorde qui ensanglanta l'Islam naissant après la mort du Prophète. Il ne sort pas indemne de ses propres égarements : chaque jour amène son lot de barbarie et de mort, qu'il s'agisse des attentats quotidiens en Irak, en Syrie, en Libye, au Mali, en Tunisie. Les musulmans sont les premiers visés par le dévoiement d'un Islam devenu malsain aux mains des terribles assassins. L'Occident, ébranlé sur ses fondements, mal assuré de par l'ignorance et/ou l'occultation de sa propre histoire, tout craintif devant les nouveaux califes, qu'il s'agisse du petit sultan Erdogan ou des chefs auto-proclamés de l'Etat Islamique, des Talibans et d'autres variantes locales du même fléau, ne sait plus se défendre malgré la barbarie des crimes commis en son sein, impuissant qu'il est de réduire ses ennemis à néant. 11 Septembre 2001, San Bernardino, Orlando, Mohammed Merah, Charlie, hyper-Casher, Stade de France, Bataclan, Cologne, Bruxelles, Magnanville, la liste de ses épreuves est longue et non prête à se clore. Les cibles sont un jour la liberté de pensée et de presse, ou des Juifs ès-qualité, un autre des jeunes gens qui ne cherchent qu'à vivre, un autre des femmes non voilées, chair à viol et aux agressions - celles que Hani Ramadan, le frère de Tariq, directeur du Centre islamique de Genève, a récemment qualifiées de "pièces de deux euros qui passent de main en main"-, un autre encore des homosexuels visés pour ce qu'ils sont, suivis de policiers qui ne sont même pas dans l'exercice de leurs fonctions. A qui le prochain, maintenant et demain ? Parmi nos amis, rois et émirs que l'on décore, devant lesquels nos hommes et femmes politiques déroulent tapis rouge, l'horreur ne se déplore. Nos dirigeants se taisent et se complaisent dans un mutisme qu'il faut qualifier de complice, tant ils craignent de froisser les bras qui arment et financent le terrorisme. Ils détournent les yeux quand une militante du parti des Indigènes de la République félicite chaleureusement les "preux" Palestiniens qui ont mis a mort des Israéliens, il y a peu. Ils font mine de trembler, roulent la mécanique, ont le verbe haut. Mais quand on en vient aux faits, ils déclarent forfait. L'état d'urgence est le cache-misère de leur indigence. Ils devront répondre non seulement devant l'histoire mais à l'heure du choix, eux qui sont obnubilés par des échéances électorales qu'on espère ne pas leur porter chance.

Or le saint mois de ramadan est avant tout un mois où le croyant musulman force son corps par le jeûne. Il devrait aussi être celui où l'esprit se purge de tout ce qu'il a de toxique, où l'homme se doit d'entreprendre le "grand djihad", celui qui est retour et effort sur soi-même, celui où il faut tuer le plus redoutable des infidèles, celui qui sommeille en chaque fidèle. Oui il faut une guerre à mort contre soi pour mieux accepter l'autre, tous les autres, rendre justice à l'humanité de son prochain, le proche comme le lointain. Il faut incontinent renouer avec le verbe incréé du Coran qui, à côté des paroles violentes que l'on retrouve dans toutes les religions du Livre, pose en impératif : "Pas de contrainte en religion. La bonne guidance se distingue de l'errance" (sourate 2, "La Génisse", verset 257). Ou encore : "Est-ce à toi de les contraindre ? La vérité de Dieu est de dire : Que celui qui le veut croit. Que celui qui le veut soit incroyant" (sourate 18, "La caverne", verset 28). Enfin et surtout : "Tuer une âme, non coupable du meurtre d'une autre âme ou de dégâts sur terre, c'est comme d'avoir tué l'humanité entière. Et sauver une vie, c'est comme sauver l'humanité entière" (sourate 5, "La Table", verset 35). Cette dernière obligation se trouvait déjà dans les textes judaïques en deux versions : "Celui qui tue un juif, tue tous les Juifs" ; "celui qui tue un homme tue tous les hommes". Le Talmud pose : "Si vous voyez un homme courir après un autre homme pour le tuer, accourez au secours de celui-ci. Car il est écrit : "Tu ne t'arrêteras point devant le sang de ton prochain" (Lévitique, 19,16)" (Ovadiah Camhy, "Paroles du Talmud", éd. Stock/Judaïsme-Israël, Paris, 1951, p.178).

Puissent les musulmans du monde entier suivre leurs "frères aînés" -c'est ainsi que le Saint pape Jean-Paul II désigna les Juifs lors de sa première visite à la synagogue de Rome- juifs et chrétiens dont les livres saints servent d'appui à la révélation mahométane ! Puissent les imams prendre leçon sur Rabbénou Guerchon, ce grand rabbin lorrain du Xème siècle, surnommé "lumière de l'exil", dont les décisions font encore autorité de nos jours, celui qui interdit la polygamie aux Ashkénazim qui s'installaient en Europe. Puisse chaque musulman, tenté par l'interprétation littérale du Coran, faire sienne la formule paulienne : "La lettre tue, et l'esprit donne vie" (2ème épître aux Corinthiens, III, 6) ! Face aux massacres violents auxquels nous assistons, le silence est impie ; le silence est coupable. Et tous les parfums d'Arabie ne pourraient essuyer les mains et les âmes entachées du sang des innocents.



Avatar du membre
Maried
Colonel Virtuel
Colonel Virtuel
Messages : 5860
Enregistré le : mer. 2 sept. 2009 15:19
Gender : Female
Status : Hors ligne

Re: Daesh / Etat islamique

Message non lupar Maried » sam. 18 juin 2016 17:29

Image


"Qui n'empêche pas le mal le favorise"
Cicéron
_________________________________________________
ImageImageImage
ImageImage

Avatar du membre
yacoub
Être-soi-meme
Être-soi-meme
Messages : 20339
Enregistré le : jeu. 10 nov. 2005 08:00
Localisation : Paradis d'Allah au milieu des houris
Gender : Male
Contact :
Status : Hors ligne

Re: Daesh / Etat islamique

Message non lupar yacoub » sam. 18 juin 2016 19:08

Les fous d'Allah sont-ils malades ? (1/6)
Face à la menace terroriste, les juges ont pris l'habitude de demander systématiquement des expertises psychiatriques. Premier volet de notre enquête.
Par Marc Leplongeon
Modifié le 13/06/2016 à 19:11 - Publié le 13/06/2016 à 17:55 | Le Point.fr
Image

Omar Mateen, 29 ans, auteur de la fusillade d'Orlando, soupçonné d'avoir agi au nom de l'État islamique.
Omar Mateen, 29 ans, auteur de la fusillade d'Orlando, soupçonné d'avoir agi au nom de l'État islamique.

Et soudain, un fou endeuille l'Amérique. Une cinquantaine de morts dans une boîte gay d'Orlando fusillés, selon les premiers éléments de l'enquête, au nom de l'organisation État islamique (EI). Plusieurs fois, ces dernières années, le FBI avait nourri des soupçons à l'encontre du meurtrier, sans jamais réussir à les étayer. Omar Seddique Mateen, 29 ans, était donc libre d'acheter des armes. Interrogée, sa famille dément un quelconque lien avec le djihadisme, mais parle d'un jeune homme « instable mentalement ». Jamais son ex-compagne, victime de violences conjugales, ne l'avait entendu soutenir le terrorisme ou l'islamisme radical. « Il était évidemment profondément dérangé et traumatisé », a-t-elle confié. Les investigations devraient révéler, dans les prochaines heures, le véritable mobile du tueur : a-t-il agi en raison d'une « homophobie viscérale », comme le dit son père ? En soutien à Daech, comme le supputent d'autres ? À cause d'une maladie mentale ?

À chaque attentat, le même réflexe : on aimerait les savoir fous à lier. Atteints d'une pathologie qui expliquerait leurs actes et qui nous permettrait, rassurés, de les oublier au fin fond d'un asile. Oui, mais voilà : les djihadistes sont-ils malades ? « Quand je les ai devant moi, là, à les interroger, j'ai parfois tendance à me dire qu'ils sont un peu zinzins. Médicalement, ils ne le sont pas », assure un magistrat du pôle antiterroriste de Paris. De cette folie dépend pourtant leur avenir : seule une abolition de leur discernement permettrait à ces jeunes d'obtenir une irresponsabilité pénale, d'éviter la case prison et un procès réclamé par l'opinion publique. Dans les faits, cela n'arrive jamais : « On ne peut pas se le permettre. Le risque est trop élevé », confie une source judiciaire. Les djihadistes sont donc mis en détention provisoire et jugés. Et qu'importe qu'ils ne nous paraissent pas tout à fait normaux. La raison à cela est également politique : quoi de mieux qu'un procès public pour montrer à la nation que la France punit ceux qui préméditent sa mort ?
« Cela dépasse notre entendement »

Smaïn Aït Ali Belkacem, artificier des attentats de 95, condamné à une nouvelle peine de prison en 2012 pour avoir fomenté son évasion, l'avait bien compris, lui qui a essayé à plusieurs reprises de se faire passer pour plus fou qu'il n'était. Selon des documents retrouvés par Le Point, le djihadiste avait pris l'habitude de s'enduire tous les soirs d'excrément – une vieille pratique des prisonniers de l'IRA – pour protester contre son transfèrement à Fleury et pour réclamer son placement en unité psychiatrique. Un stratagème qui n'avait à l'époque dupé personne : une « intelligence normale », « pas de symptômes pathologiques », avait répondu l'enquêteur de personnalité mandaté par la justice. Lequel précisait sa pensée : « (Belkacem) sait très bien où est la vérité, ce qu'il peut ajouter, retrancher, voire interpréter. Et s'il la travestit, c'est d'une manière consciente et délibérée. » Froid et manipulateur.

Chaque semaine ou presque, la XVIe chambre du tribunal correctionnel de Paris voit débarquer son lot de jeunes fanatiques. Des procès qui durent deux ou trois jours, parfois une semaine, et qui, bien souvent, ne permettent pas de comprendre les motivations de ces jeunes. « C'est un véritable défi pour l'avenir. Cela dépasse notre entendement, le vôtre, le mien : pourquoi partent-ils ? », concède un juge, qui n'a pas encore trouvé de réponse. À chaque fois, les professionnels de la justice s'interrogent : où se situe la frontière de la folie ? Les jeunes hommes et femmes qui se présentent devant eux ont-ils véritablement conscience de leurs actes ? Ou sont-ils coupés à un tel point de la réalité qu'ils ne sont plus maîtres d'eux-mêmes ?
Mohamed Achamlane, une personnalité « paranoïaque et perverse »

Au tribunal, les exemples s'accumulent. Ahmed*, la vingtaine, qui a séjourné plusieurs fois en prison pour des délits mineurs avant de partir en Syrie, ne fait pas la différence entre des grands préceptes de l'Islam et certaines théories du complot. Tout se mélange dans sa tête. Mohamed Achamlane, le très médiatique chef du groupuscule islamique français Forsane Alizza (dissous par Claude Guéant en février 2012), est décrit par les experts comme doté d'une personnalité « paranoïaque et perverse ». « Il est égoïste, se considère comme supérieur et trouve normal d'utiliser les autres (…). Il ne paraît pas avoir d'inhibition, d'interdits. Rien ne doit entraver son action (…). L'autre n'existe pas », avaient-ils expliqué lors de l'instruction. Les psychologues concluent : Achamlane a des troubles de la personnalité mais reste accessible à une sanction pénale. Il sera condamné à neuf ans de prison en juillet 2015.

Gauthier, 25 ans, jugé début avril à Paris pour avoir voulu partir en terre de djihad, affirme ne répondre que de la loi d'Allah et refuse de se soumettre aux questions du juge. Ses propos sont décousus et incohérents. En plein milieu de l'audience, il dépose délicatement ses lunettes devant lui dans le box des prévenus et se met à prier, sous le regard désespéré du président du tribunal. Lequel laisse faire cette entorse à la laïcité qui n'aurait jamais dû être tolérée dans l'enceinte d'un palais de justice. « Certains poussent leur religion à un tel extrême que leurs pratiques s'apparentent presque à de la sorcellerie », ajoute un magistrat. Les juges ne sont pas préparés à devoir affronter cela à la barre et ne trouvent de réponses ni dans le code pénal ni dans les livres de psychiatrie.
Des expertises psy automatiques en matière terroriste

Des gamins comme Ahmed et Gauthier, il y en a des centaines. Il y a quelques années à peine, la presse les qualifiait encore d'« apprentis djihadistes » ou de « pieds nickelés » du djihad. Depuis les attentats de janvier puis de novembre 2015, ils sont devenus, aux yeux des médias, des apprentis terroristes. La justice, elle aussi, frappe plus fort, sans toutefois mieux comprendre. Les peines de prison ne sont plus tellement assorties de sursis et sont facilement multipliées par deux depuis la fin des années 2000. Les drames familiaux et les difficultés sociales ne sont plus des excuses.

Un magistrat antiterroriste confie : « La plupart du temps, nous ne savons pas ce qu'ils ont fait en Syrie. La géolocalisation nous permet de retracer leur parcours mais nous ne savons souvent rien de plus. Nous avons donc pris l'habitude, en matière terroriste, de toujours mandater un expert. » Lequel est chargé de sonder le fou d'Allah. « Nous avons l'espoir de mieux individualiser les peines », précise le magistrat. Cela permet également, même s'il ne faut pas le dire trop haut, pour ne pas froisser les grands principes de notre droit, de mieux mesurer les véritables intentions de ces jeunes. Et de les condamner en conséquence. Des jeunes qui ne sont donc plus seulement enfermés pour leurs actes, mais bel et bien pour leur dangerosité potentielle.



Avatar du membre
yacoub
Être-soi-meme
Être-soi-meme
Messages : 20339
Enregistré le : jeu. 10 nov. 2005 08:00
Localisation : Paradis d'Allah au milieu des houris
Gender : Male
Contact :
Status : Hors ligne

Re: Daesh / Etat islamique

Message non lupar yacoub » sam. 18 juin 2016 19:23

"Enfant, je pensais toujours à tuer les gens" (2/6)


"Enfant, je pensais toujours à tuer les gens" (2/6)
Image
Anxieux, dépressifs, schizophrènes ou fanatiques… Ils sont coupés de la réalité. Qui sont les djihadistes qui menacent la France ? Suite de notre enquête.
Par Marc Leplongeon
Modifié le 13/06/2016 à 18:22 - Publié le 13/06/2016 à 17:58 | Le Point.fr
Les experts avait décelé chez Amedy Coulibaly au début des années 2000 un « sens moral très déficient » et des traits de personnalité « immatures et psychopathiques ».
Les experts avait décelé chez Amedy Coulibaly au début des années 2000 un « sens moral très déficient » et des traits de personnalité « immatures et psychopathiques ». © Dr/ -


« Aimable et menaçant, convenable et méprisant, il oscille entre divers pôles […]. Son parcours reste marqué par une forme d'enfermement, tant dans sa pensée que dans la réalité de ce qu'il vit. » Le rapport, établi en 2010 par un enquêteur de personnalité et que Le Point a pu consulter, est légèrement oppressant, la personne expertisée pour le moins inquiétante. Il s'agit de Djamel Beghal, 44 ans, figure du Groupe islamique armé (GIA) dans les années 90, futur mentor des frères Kouachi. Condamné à une lourde peine de prison, déchu de sa nationalité mais inexpulsable à la suite d'un arrêt de la CEDH, Beghal est assigné à résidence dans le Cantal à la fin des années 2000. C'est là-bas qu'il reçoit régulièrement à son domicile les jeunes ouailles de l'islam radical. Et qu'il leur instille le poison de son idéologie.
Image
Djamel Beghal (à gauche) et Chérif Kouachi (à droite) lors d'un séjour dans le Cantal, à Murat, en 2010. © DR


Le Point s'est plongé dans des dizaines d'enquêtes de personnalité de djihadistes qui ont fait les gros titres de la presse ces dernières années. On y trouve les prosélytes et les influençables, les fous et les fanatiques, les grands méchants et les faibles d'esprit. Parmi eux, Beghal est vu comme le loup au milieu de la bergerie, le « prisonnier d'une idéologie qui l'enferme », selon son dentiste avec qui il avait sympathisé dans le Cantal. Beghal cherche à impressionner les experts qui le sondent. Une « pression » particulière pas loin de s'apparenter à une « forme d'intimidation », expliquent-ils. L'homme est intelligent, manipulateur. Il n'est atteint d'aucune pathologie mentale.
Beghal, « prisonnier d'une idéologie qui l'enferme »

Anxiété, dépression, ego exacerbé ou sous-dimensionné, rapport aux femmes ambigu… Les souffrances relevées par les professionnels qui ont eu à examiner les djihadistes sont nombreuses. Interrogés par Le Point, ils n'en restent pas moins formels : il serait vain, aujourd'hui et sans aucun recul, de vouloir déterminer une pathologie ou un mal qui affecterait en particulier les djihadistes. Et qui expliquerait pourquoi un tel et pas un autre verse dans la violence et l'islam radical. En mars 2015, devant la commission d'enquête sur les filières djihadistes de l'Assemblée nationale, Dalil Boubakeur, recteur de la Grande Mosquée de Paris, interrogeait ainsi : « Les djihadistes sont partis en bricolant leur identité, pour chercher autre chose. Pour quelles raisons, mis à part l'amertume, le désarroi, l'esprit abandonnique ? »

Ils cherchent une manière d'exister, « un milieu de survie », estime un psychologue. Ainsi en va-t-il de Sabri Essid, demi-frère de Mohamed Merah, dont la vie sociale semble « s'être limitée aux relations religieuses », note le docteur en psychopathologie Nayla Chidiac, dans une expertise datée de la fin des années 2000. « L'adhésion au modèle religieux semble être apparue comme une échappatoire puis, sans doute, une raison de vivre […] Malgré un décalage entre le réel et l'imaginaire chez cet homme jeune, écart renforcé par un manque de maturité face à une idéalisation venant combler l'intolérance et le manque d'affect, il ne présente pas de délire ni de perturbation de la structure mentale », ajoute-t-elle. Condamné à cinq ans de prison ferme dans le cadre du démantèlement de la filière « Artigat », on retrouvera Sabri Essid quelques années plus tard, ordonnant à un enfant, dans une vidéo diffusée sur le Web, d'abattre un otage à bout portant…
Coulibaly, des traits de personnalité « immatures et psychopathiques »

Mais derrière ces cas extrêmes ne se cache, à en croire les experts, aucune maladie. Les djihadistes ne sont pas fous (voir notre épisode 1 : les maladies des fous d'Allah). Abdelkader Merah, complètement fanatisé et bientôt jugé en tant que complice dans les tueries de Toulouse commises par son frère, est vu comme ayant une « personnalité rigide » avec un « appoint narcissique ». Rien de plus. Ses propos abjects tenus en garde à vue au moment même où Mohammed était retranché dans son appartement sous l'assaut du Raid n'y changent rien : Abdelkader Merah n'est atteint d'aucune pathologie.

Même constat pour Amedy Coulibaly, expertisé en 2002 après le braquage d'une banque, alors qu'il n'était encore qu'un gamin. Les experts avaient décelé chez lui une pauvreté de ses capacités d'introspection, un « sens moral très déficient » et des traits de personnalité « immatures et psychopathiques ». Amedy Coulibaly s'inscrit, au travers de ses actes, dans « la recherche de puissance », écrivaient-ils. Plus d'une décennie plus tard, en janvier 2015, le tueur de l'Hyper Cacher de la porte de Vincennes leur donnera, hélas, raison.
« Un malaise intime palpable »

Dans son rapport sur les filières djihadistes rendu public en 2015, le député socialiste Patrick Menucci avait amorcé un début de réponse : « Les psychologues que la commission d'enquête a rencontrés ont souligné l'immaturité et l'instabilité de la plupart des individus radicalisés, dont beaucoup présentent des fragilités narcissiques [une faible estime de soi], une intolérance à la frustration ainsi qu'une pauvreté, voire une absence d'affects. » Dans plusieurs cas que nous avons consultés, les experts décèlent de véritables « malaises intimes » et une volonté « quasi obsessionnelle de rencontrer une femme ». Lorsqu'ils n'y arrivent pas, ces jeunes reportent leur frustration dans l'expression de leur religion.

Certains ont le « sentiment passionné d'être persécutés » et se définissent eux-mêmes, bien que rien ne l'indique médicalement, comme des « fous furieux », raconte un expert psy. C'est ainsi que des personnes qui auraient pu être des délinquants de droit commun ont choisi l'islam pour tenter de canaliser leur violence. Kenji*, un gaillard de deux mètres d'origine antillaise, a ainsi été condamné de nombreuses fois pour des délits de droit commun, avant de rencontrer les Beghal, Kouachi et Coulibaly et d'être incarcéré à son tour pour des faits de terrorisme. Détenu violent et déséquilibré, il avait refusé, en 2010, de se confier au psychologue sur les souvenirs de sa jeunesse. « [Enfant], on aurait pu déceler en moi un futur serial killer. Je pensais toujours à tuer les gens. Je me demandais ce que ça ferait, ce qu'on ressentait. » « Je suis né dans le sang, je vais mourir dans le sang », avait-il ajouté. Verdict de l'expertise : « Un comportement transgressif du sujet, se caractérisant par une personnalité psychopathique en rapport à une carence de l'étayage dans le milieu familial. » Kenji n'est jamais sorti de prison.



Avatar du membre
yacoub
Être-soi-meme
Être-soi-meme
Messages : 20339
Enregistré le : jeu. 10 nov. 2005 08:00
Localisation : Paradis d'Allah au milieu des houris
Gender : Male
Contact :
Status : Hors ligne

Re: Daesh / Etat islamique

Message non lupar yacoub » sam. 18 juin 2016 19:27

"Cette chose qui est en moi déteste la religion" (3/6)
Abdel est mis en cause dans une affaire de terrorisme. Ce djihadiste de 35 ans originaire du sud de la France affirme être possédé par un "djinn".
Par Marc Leplongeon
Modifié le 13/06/2016 à 18:03 - Publié le 13/06/2016 à 18:01 | Le Point.fr
Un djihadiste du front Al-Nosra, pris en photo à Alep, en Syrie, le 1er avril 2013 (Photo d'illustration).
Un djihadiste du front Al-Nosra, pris en photo à Alep, en Syrie, le 1er avril 2013 (Photo d'illustration). © AFP/ CITIZENSIDE/GUILLAUME BRIQUET


« En fait, j'ai une sorte de double personnalité. Sauf que quand le djinn prend possession de mon corps, je le sens. J'arrive à le contrôler, mais pas complètement. Parfois, il me fait parler une langue qui ressemble à une langue africaine. Des spécialistes religieux m'ont dit qu'il s'agissait de la langue des djinns. » Lorsqu'Abdel, 35 ans, originaire du sud de la France, commence à raconter le mal qui l'atteint, les policiers qui l'interrogent en restent sans voix. L'homme qu'ils ont devant eux est-il complètement fou ou joue-t-il la comédie ? Mis en cause dans une affaire de terrorisme...





Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur enregistré et 7 invités