APPEL DU 18 JUIN 2009 - CONTRE L'ISLAMISATION DE LA FRANCE ...

Expériences et témoignages des apostats de l'islam mais aussi des convertis à une autre religion - leur histoire - les problèmes rencontrés dans leur vie de tous les jours - Soutien et aide. Pour les tous "mécréants" qui subissent les attaques des musulmans orthodoxes - Racontez nous votre expérience...
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Re: APPEL DU 18 JUIN 2009 - CONTRE L'ISLAMISATION DE LA FRANCE ...

Message non lupar yacoub » sam. 14 oct. 2017 13:33

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Politiques, journalistes, intellos: enquête sur les agents d'influence de l'islam

Par Judith Waintraub
Mis à jour le 07/10/2017 à 13:22
Publié le 06/10/2017 à 09:00
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ENQUÊTE - Intellectuels, responsables politiques ou acteurs associatifs, ils investissent l'espace médiatique. A leurs yeux, le musulman incarne la nouvelle figure de l'opprimé et il importe de le défendre contre l'homme blanc, qu'ils accusent de toutes les fautes.
Peu importe l'origine, la religion, la couleur de peau ou le sexe. L'islamosphère est un club dont les membres se cooptent selon un seul critère: la lutte contre l'oppresseur, à savoir l'homme blanc ou, à l'occasion, la femme blanche de plus de 50 ans, et leurs complices arabes. Ils honnissent Alain Finkielkraut, dont ils dénoncent régulièrement l'«hystérie» contre l'islam, Elisabeth Badinter, qui a le culot de «ne pas craindre d'être traitée d'islamophobe», et peut-être plus encore Kamel Daoud, coupable entre autres méfaits d'avoir dénoncé «la misère sexuelle dans le monde arabo-musulman, le rapport malade à la femme» après les agressions de la nuit du Nouvel An à Cologne, en 2016.
» Bruckner: «Ils haïssent la France, non parce qu'elle opprime les musulmans, mais parce qu'elle les libère»
L'islamosphère étend son influence dans le monde intellectuel, politique, dans les médias et les réseaux associatifs. Elle a ses rendez-vous annuels, comme les Y'a bon Awards. Sous couvert de «distinguer» les auteurs de propos racistes, cette cérémonie s'est muée en tribunal médiatico-mondain de l' «islamophobie». Le «camp d'été anticolonial» est également très prisé, même s'il est «réservé uniquement aux personnes subissant à titre personnel le racisme d'Etat en contexte français», autrement dit, s'il est interdit aux Blancs.
Le noyau dur
Les membres de l'islamosphère entretiennent des liens à géométrie variable avec les organisations musulmanes de France, elles-mêmes travaillées par la montée du fondamentalisme. Ces associations, censées organiser le culte et représenter une «communauté» en plein essor évaluée entre 4 et 7 millions de personnes, étaient à l'origine regroupées par nationalités. C'était ce que l'on appelait «l'islam consulaire», avec quatre organisations principales: la Fédération nationale de la Grande Mosquée de Paris, proche de l'Algérie ; la Fédération nationale des musulmans de France et sa branche dissidente, le Rassemblement des musulmans de France, soutenus par le Maroc ; le Comité de coordination des musulmans turcs de France, sous l'influence d'Ankara.
Ce quadrillage historique a progressivement perdu de son emprise, notamment du fait de la poussée de trois formes de fondamentalisme. Le plus ancien est celui des pays du Golfe comme l'Arabie saoudite, qui diffuse le wahhabisme, idéologie religieuse ultrarigoriste, et finance la construction de mosquées, comme celles de Strasbourg, Saint-Denis et Cergy. Plus récemment, l'Union des organisations islamiques de France (UOIF) - rebaptisée Musulmans de France (MDF) en avril dernier - s'est imposée comme un acteur majeur. Fondée en 1983 par des étudiants tunisiens dans la mouvance des Frères musulmans - une organisation d'origine égyptienne prônant l'instauration d'une société islamique régie par la charia -, l'UOIF est très active sur le terrain social. Son président actuel, Amar Lasfar, recteur de la mosquée de Lille-Sud, appelle officiellement au respect des valeurs de la République. «Mais grâce à l'UOIF, les Frères musulmans ont réussi leur implantation ici, notamment avec des visées communautaristes, comme l'ouverture d'écoles privées musulmanes», estime Mohamed Louizi, un ancien cadre de cette organisation, auteur du livre Pourquoi j'ai quitté ...




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Re: APPEL DU 18 JUIN 2009 - CONTRE L'ISLAMISATION DE LA FRANCE ...

Message non lupar yacoub » jeu. 26 oct. 2017 14:48

Ce récit n’est pas une charge contre l’islam mais une tentative de comprendre le basculement d’une adolescente, grâce à des lectures et des conversations avec des responsables religieux musulmans.

«Ma princesse, qu’ont-ils fait de toi?»

Dans un livre sidérant, une mère raconte la radicalisation de sa fille, désormais membre d’une communauté salafiste en Angleterre. Un témoignage sans fard qui met en lumière la difficulté des familles à faire face aux détresses adolescentes et aux sirènes des prédicateurs du Web

C’est l’histoire de Charlotte, une toute jeune adolescente de Lyon qui a grandi dans un milieu aisé et athée. Et qui dès 12 ans se retrouve happée par la spirale intégriste. Lau Nova (pseudonyme), sa mère, vient de publier Ma chère fille salafiste, radicalisée à 12 ans, un livre témoignage qui raconte comment sa fille a glissé petit à petit vers l’intégrisme.

Charlotte a désormais 18 ans et vit en Angleterre en compagnie de son mari et ses deux autres épouses, au sein d’une communauté qui se revendique du salafisme piétiste. «Ce ne sont pas des activistes, ils attendent la révélation dans la pénombre des appartements, vivant comme au temps du Prophète», précise Lau Nova.
Préserver un lien

Véronique de Montfort, son éditrice, spécialisée dans les ouvrages traitant de la radicalisation, rappelle le contexte: «On assiste à un basculement des comportements de la hijra – l’exil en terre musulmane – qui ne se fait évidemment plus vers la Syrie ou vers l’Irak, mais au sein de l’espace européen. Les salafistes recréent des mini-Raqqa en Europe, notamment autour de Londres.»

Ce récit n’est pas une charge contre l’islam mais une tentative de comprendre le basculement d’une adolescente, grâce à des lectures et des conversations avec des responsables religieux musulmans. C’est avant tout le combat d’une mère pour sauver le lien avec sa fille, assaillie par les réseaux sociaux et les sourates des prédicateurs du Web. Voici cette histoire.

exemple
«Ce terroriste de ton intimité et de ton identité»

Juillet 2017. Lau Nova prend l’avion pour l’Angleterre. On ne dira pas à destination de quelle ville, «pour protéger Charlotte», indique-t-elle. Le quartier où Lau marche pour la première fois est à 95% musulman. Une centaine de salafistes français y vivent. Commerces français, écoles françaises, mosquée française. Sa fille de 18 ans qu’elle n’a pas vue depuis sept mois habite dans une petite maison.

Lau possède l’adresse: elle lui a déjà envoyé des colis, «des petites choses pour faire plaisir et lui rappeler qu’elle demeure mon enfant, ma pépite». Lau toque à la porte. Pas de réponse. Toque encore. Elle pose un paquet, attend toute la journée. Elle tente à nouveau sa chance le lendemain. Le paquet n’est plus là. Lau fait face à la maison, de l’autre côté de la chaussée. Un homme vient tout à coup à elle, un Français.

Elle était inhibée. J’ai senti ses os et ai eu le sentiment qu’elle était maltraitée, comme certaines femmes battues qui se disent que c’est leur destin, leur chemin

Barbu, comme la plupart par ici. Il lui dit: «Je suis son mari, vous pouvez la voir. Vous savez, moi aussi j’ai une mère.» Ils rentrent dans un snack-bar. Une pièce pour les hommes, une autre pour les familles avec un rideau qui les sépare. «Je me suis retrouvée comme dans une cabine d’essayage XXL», se souvient Lau.

Charlotte, qui a pris pour prénom Amina depuis sa conversion, est là, de voiles noirs vêtue comme les femmes entraperçues dans la cité. Lau, qui s’est beaucoup documentée, identifie le sitar: aucune parcelle de peau n’est apparente contrairement au jilbab, qui laisse apparaître l’ovale du visage.

Étreinte entre mère et fille. «Elle était inhibée. J’ai senti ses os et ai eu le sentiment qu’elle était maltraitée, comme certaines femmes battues qui se disent que c’est leur destin, leur chemin.» Charlotte lui confie qu’elle peut vivre en Angleterre pleinement sa religion, vêtue et agissant selon les préceptes.

Le mari qui a deux autres épouses assiste à toute la rencontre. Lau écrit dans son livre: «Cet homme manipulateur, ce terroriste de l’intimité et de ton identité, qui fait de toi une de ses esclaves de son mariage polygame a semble-t-il réussi à convertir ton cerveau à ses moindres exigences. Ma petite princesse, qu’ont-ils fait de toi?»
«La mosquée, une révélation»

Pour comprendre cette radicalisation, il faut revenir en 2011. Charlotte a 12 ans. Maman est manager commerciale dans l’industrie, papa multiplie les virages professionnels. Une petite sœur, un petit frère. Tennis, le ski l’hiver, la plage l’été, le groupe Dionysos qu’elle écoute.

Deux événements se conjuguent et vont affecter Charlotte. Son père tombe en dépression et assaille sa fille aînée de réprimandes. Charlotte rencontre au même moment son premier grand amour, Karim, le frère de son amie Nora, qui porte le voile. Un garçon différent, plus mûr, qui ne la regarde pas. Pour qu’il se rapproche, la jeune fille s’intéresse à sa religion et sa façon de vivre. Elle apprend des mots en arabe et passe beaucoup de temps chez Nora.

Ma fille recevait toutes les deux heures par SMS des messages appelant à la prière, à la dévotion, jour et nuit

La famille de Charlotte se décompose, avec la séparation de ses parents. La jeune fille trouve du réconfort au sein de celle de Nora et Karim. Une vie plus décousue, plus légère, dans un environnement plus populaire, plus solidaire, un quartier où les voisins surveillent d’un œil les plus petits. Le Coran se retrouve parmi ses livres d’école, et Charlotte commence à fréquenter une mosquée.
Premier choc: la livraison d’un habit de prière noir. françois supiot

«Ce fut pour elle une révélation, une première empreinte intérieure, une extase qui lui a tiré des larmes», raconte Lau. Cette découverte n’alerte pas la maman. Après tout, à l’âge de Charlotte, on est en quête d’identité. Premier choc: la livraison d’un habit de prière noir. Lau se fâche. Charlotte se braque. Au collège, les notes chutent. Ses nouvelles lectures l’intéressent davantage que sa scolarité.
«Ce ne sont plus des conneries d’ado, c’est au-delà»

Bonne basketteuse, Charlotte pourrait intégrer une équipe de haut niveau. Mais elle préfère aller chez Nora plutôt qu’à la salle de sport. Lau apprend par un professeur que sa fille, qui vient d’avoir 14 ans, se voile intégralement pour se rendre en classe et qu’on l’oblige à ôter cet habit sur le trottoir. «Ce ne sont plus des conneries d’ado, c’est au-delà.» Charlotte hurle, crie à la liberté de culte.

Lau est débordée, elle travaille, doit gérer seule ses deux autres enfants. Sans voir qu’une vaste communauté entoure déjà sa fille, et que sur les réseaux sociaux des prédicateurs l’encouragent dans ses actes et ses pensées. «Ma fille recevait toutes les deux heures par SMS des messages appelant à la prière, à la dévotion, jour et nuit.» Quand elle vide les armoires de Charlotte emplies de chiffes noires, «ça rentrait aussitôt les jours suivants». Charlotte sait désormais écrire des phrases en arabe, ce qui stupéfait, et rend un peu admirative, sa mère.

Vous êtes celle qui pourra la sortir de là. On a deux ans pour y parvenir

C’est désormais le lycée qui appelle Lau pour lui signifier que sa fille est sur le point de partir en Egypte pour y suivre une éducation religieuse rigoriste. Lau contacte le numéro vert Stop Djihadisme et entame au commissariat une procédure d’OST (opposition de sortie du territoire). Elle imagine déjà Charlotte en Syrie, et cache son passeport.

Lau sort aussi de son isolement. Elle entre en contact avec le CPDSI, le Centre de prévention contre les dérives sectaires liées à l’islam. Sa fille est inscrite au fichier S (sûreté de l’Etat). Elle est surveillée notamment au travers de ses contacts sur les réseaux sociaux. Un policier lui confirme l’appartenance de Charlotte au salafisme piétiste, dont les passerelles avec Daech sont nombreuses.

Le CPDSI qui œuvre pour lutter contre les embrigadements relationnels de type sectaire insiste sur la nécessité de maintenir un dialogue bien dosé. «Vous êtes celle qui pourra la sortir de là. On a deux ans pour y parvenir», lui dit-on. Dans deux ans en effet, Charlotte sera majeure.
«Si tu lis cette lettre, je suis déjà en Angleterre»

Deux ans. Durant ce laps de temps, Lau va ouvrir le Coran, discuter avec des imams. Mère et fille rencontrent aussi à Paris des mineurs qui ont été endoctrinés par Daech, rêvant d’un monde meilleur, pas si différents au fond d’autres adolescents.

Charlotte semble à la fois fascinée et dégoûtée. Ce sont deux années de relatif calme à la maison. Charlotte étudie la cuisine, joue le jeu de l’élève appliquée, ne fait plus de vagues. Lau savoure une victoire: avoir réussi à maintenir une part de laïcité chez sa fille, qui à l’école de cuisine avait un calot sur la tête et n’affichait dans la cour aucun signe distinctif religieux.

Une illusion: «Plus elle s’adoucissait à l’extérieur, plus elle s’endurcissait à l’intérieur», écrit Lau. Cinq jours avant Noël 2016, Charlotte annonce qu’elle s’en va s’occuper du bébé d’une copine. Un geste de la main en signe d’au revoir. Le lendemain, elle contacte sa mère par messagerie et lui demande de lire une lettre déposée dans sa chambre.

«Si tu la lis, c’est que je suis déjà en Angleterre.» Comment Charlotte, fichée S, a-t-elle pu quitter le territoire? A l’aide de faux papiers? Lau l’ignore. Depuis l’Angleterre, Charlotte accepte de communiquer par Skype à condition qu’il n’y ait aucune autre présence masculine que son frère. Avec ce livre, Lau a pris la plume pour tendre la main à sa fille.

Lau Nova, «Ma chère fille salafiste, radicalisée à 12 ans», Lau Nova, Editions La Boîte à Pandore, 2017.




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Re: APPEL DU 18 JUIN 2009 - CONTRE L'ISLAMISATION DE LA FRANCE ...

Message non lupar yacoub » sam. 20 janv. 2018 11:47

Le tribunal des bien-pensants


Promotion pour l’auteur de cette lettre : son nom apparaît en une de Valeurs actuelles à côté de quelques membres honnis d’un supposé «tribunal des bien-pensants», Marlène Schiappa, Aymeric Caron, Yann Barthès, Anne Hidalgo, auxquels s’ajoutent les «féministes hystériques», les «associations pro-migrants», les «islamo-gauchistes», les «bobos» et leurs «délires», etc. Bref, une bande diabolique et hurlante, une légion d’horreur, qui hante les cauchemars des rédacteurs de Valeurs actuelles.

Affaire anecdotique, néanmoins révélatrice. Que fait donc ce «tribunal des bien-pensants» aussi informel que nuisible ? Il étouffe la pensée libre et maintient le débat public sous une épaisse chape de plomb. Comme chacun sait, les vrais résistants, les francs-tireurs de l’intelligence, les dissidents martyrisés par la bien-pensance que sont Eric Zemmour, Alain Finkielkraut, Laurent Wauquiez, Ivan Rioufol, Luc Ferry, Denis Tillinac, Eugénie Bastié, Philippe de Villiers, vivent dans la clandestinité, abominablement censurés, réduits au silence, pourchassés par la police de la pensée. Avec une mention particulière pour Elisabeth Lévy, dont la parole ténue et délicate est impitoyablement étouffée. Tout juste ont-ils réussi, tel Che Guevara dans la Sierra Maestra, Jean Moulin dans les traboules du vieux Lyon, Alexandre Soljenitsyne dans son isba de Gorki, à trouver refuge dans les studios des radios et des télévisions, les tribunes des quotidiens ou les pages des hebdos, où ils campent héroïquement, défiant avec panache les menées répressives du nouveau KGB intellectuel.

Qu’est-ce qu’un «bien-pensant» ? C’est celui ou celle qui ne pense pas comme Valeurs actuelles. Celui ou celle qui défend, par exemple, le droit des gens, la dignité des migrants, les libertés publiques, les réformes sociales, la coopération internationale, ces idées folles qui ont fait tant de mal. Un progressiste, quoi, autant dire un dictateur, un tyran, un mercenaire de l’idéologie rouge, un soldat du totalitarisme. Et qu’est-ce qu’un «mal-pensant», que Valeurs actuelles désigne ainsi par antiphrase ? Celui qui pense comme l’hebdo de la droite nationaliste, à la fois subtil et profond, tolérant et visionnaire, élégant et respectueux de la vérité : Donald Trump, Marine Le Pen, Viktor Orbán, Vladimir Poutine, Nigel Farage, tous en finesse et en retenue précieuse.




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Re: APPEL DU 18 JUIN 2009 - CONTRE L'ISLAMISATION DE LA FRANCE ...

Message non lupar yacoub » jeu. 1 mars 2018 15:59

Un clergé islamique ? Non, merci !

Carte blanche

01/03/18 à 10:06 - Mise à jour à 10:06

Source: Le Vif Image
Salah Echallaoui, président de l'Exécutif des Musulmans. © BELGA/Thierry Roge
Lettre ouverte au président de l'Exécutif des musulmans, Monsieur Echallaoui, et aux clercs musulmans de Belgique.
Depuis un certain temps déjà, des structures islamiques institutionnalisées de notre pays oeuvrent, de concert, à une entente avec les plus hautes sphères du pouvoir en Belgique. Et cela, sans démonstrations bruyantes, mais plutôt avec un véritable désir - par une rhétorique policée et un repositionnement stratégique - d'aboutir, doucement mais certainement, à ce qui se profile chaque jour de façon plus claire : l'instauration d'un "clergé islamique" qui bénéficie de l'appui décisif de l'Etat. Le récent déménagement dans un prestigieux bâtiment, de style Louis XIV, n'est qu'une illustration des ambitions d'une structure qui dépassent indéniablement la dimension cultuelle à proprement parler.

Ce "clergé islamique", chapeautant notamment ce qui est présenté comme une instance doctrinale et des structures cultuelles, est donc l'option privilégiée que le politique a décidé de soutenir. Comment un modèle normatif et d'imposition d'une pensée présentée comme majoritaire, sur d'autres toutes aussi légitimes, pourrait-elle être une solution juste ? Si opter pour la dépendance intellectuelle, l'instauration d'un contrôle social, la mise sous tutelle d'une "communauté" et le fait de s'accaparer l'expression musulmane s'avère être une solution, alors il est pertinent de se demander si l'obstacle que constitue ce "clergé" à l'émancipation de citoyens, en l'occurrence de culture ou d'ascendance musulmane, ne se transforme en un levier providentiel pour lequel le politique aurait eu les yeux de Chimène.

Cette posture politique pragmatique mais arbitraire, s'oppose à toutes les luttes libérales et progressistes dont l'objectif fut d'extirper les individus de l'emprise des clergés en faveur du libre examen et de la liberté de conscience. Cet idéal semble passer à la trappe, en ce qui concerne l'islam, car le climat terroriste l'oblige, dit-on. Une sorte de convergence des tendances dominantes, émanant du politique et du religieux, pour s'accorder sur un condominium sur la minorité musulmane. Quelle aubaine que cet instrument de contrôle de la parole et des esprits que ce "clergé" permet et dont la mission est, paradoxalement, de réagir contre les maux qu'il a causé, contre l'ignorance qu'il a entretenue, contre le fondamentalisme qui est l'ouvrage de certains de ses membres actuels.

Non, Monsieur Echallaoui (NDLR : président de l'Exécutif des musulmans), ni vous ni votre structure ne ferez écran entre l'Etat et ses citoyens que nous sommes. Il est donc temps, pour vous, de respecter une citoyenneté pleine et libre contre toute emprise religieuse ou communautaire. Usurper la parole musulmane dans vos positionnements religieux, c'est faire croire à l'opinion publique que les "musulmans" resteraient sous l'empire de leur loi propre et donc de vos théologiens qui les ont prononcées. Chacun est libre de penser par lui-même et son islamité ne dépend d'aucune structure. Que le "clergé islamique" érigé en magistère doctrinal soit maintenu à sa vraie place, une place désacralisée que l'on peut remettre en cause, critiquer et dont la parole n'a aucune légitimité puisque l'expression citoyenne rejette sa représentativité.

Libre aux théologiens musulmans de se réunir pour penser et produire des réflexions, mais des limites doivent être posées. En effet, il y a une nette différence entre enseigner, penser des textes islamiques et le fait de sommer des individus à s'y soumettre - par ordonnance quasi officielle telles les fatwas normatives - sous peine d'être culpabilisés. N'oublions pas que c'est en luttant contre les tutelles - morale ou non - qu'un véritable changement est possible et que la modernité est un mouvement jamais abouti, qu'elle se construit par la quête de liberté et la lutte contre l'aliénation dans des horizons humains qui se renouvellent constamment.

Soucieux de promouvoir un Etat de droit, laïque, qui protège les individus, nous constatons donc l'existence de certaines difficultés à y accéder. Prenant acte de la réalité de ce "clergé islamique" et du caractère négatif en termes de développement de résistances critiques, d'autonomie de l'individu, de l'inégalité de traitement au détriment d'autres formes d'islamités, nous tenions à rappeler nos principes qui sont les suivants :

Nous ne considérons pas l'Etat comme étant le gardien d'une morale ou encore comme le protecteur - par ses financements - d'un ou plusieurs cultes reconnus au-dessus d'autres non-reconnus. Nous lui préférons une laïcité politique qui garantisse une équidistance avec les cultes - reconnus ou non - sans les financer et donc sommes en faveur d'une réforme en profondeur du système actuel du financement des cultes.

Nous plaidons pour l'abolition de tout magistère doctrinal, qui n'est rien d'autre qu'une autorité morale de superposition et un instrument de contrôle social. Or, il existe une confusion : comment distinguer un organe chargé de la gestion du temporel du culte (interlocuteur de l'Etat et financé avec des fonds publics pour des missions précises) d'une structure théologique - dont l'ambition est de devenir l'Autorité morale islamique en Belgique - qui lui est intégrée et cette prétention qu'a cette structure à représenter "l'ensemble de la communauté musulmane" ?

Nous restons opposés à toute volonté de prôner un intérêt communautaire au détriment des libertés de l'individu. Dans ce sens, le degré de connivence entre l'Etat et les communautés ou plutôt les organes "représentatifs" des cultes doit être restreint parce que l'Etat pourrait en effet être parfaitement laïque au sens politique, du fait qu'il serait équitable et équidistant des cultes, mais parfaitement injuste en enfermant les individus dans leurs appartenances "confessionnelles" et en ne protégeant pas la liberté individuelle des citoyens de s'affranchir de leur groupe ou des normes en vigueur chez celui-ci.

Nous soutenons que la liberté des citoyens doit précéder l'éventuelle appartenance à un groupe et doit aller jusqu'à la liberté de le critiquer ouvertement, le condamner ou le quitter. De même, aucune structure ou groupe ne devrait avoir le pouvoir - même officieux - d'excommunier un individu qui en revendiquerait l'appartenance sous prétexte que ce dernier ne respecte pas les prescriptions en usage ou pour tout autre motif. Nous accordons une importance à la lutte pour l'émancipation de l'individu et plus particulièrement à son autoémancipation loin de tout contrôle social et de tout poids normatif ethno-culturel.

Nous sommes convaincus que c'est grâce à l'éducation et au développement de l'esprit critique que nous pourrons ensemble faire reculer les entraves à l'autonomie de l'individu. En ce sens, notre système éducatif public - dont le rôle est l'éveil et le développement de l'esprit critique - doit entièrement être débarrassé des cours confessionnels qui ne sont qu'une entrave à sa mission. Il y a des lieux pour croire, et d'autres pour le savoir. Nous militons pour un enseignement public obligatoire gratuit, laïque et qui n'entretient aucune distinction confessionnelle entre ses usagers.

Nous ne désirons pas nourrir ou promouvoir des discours ou postures de rupture partant du principe que cela ne peut que s'avérer contreproductif. Nous souhaitons à contrario nous faire les relais de la situation de terrain qui nous semble être occultée dans sa complexité. En effet, nous, militants de culture ou d'ascendance musulmane conscients de la sécularisation que traverse indéniablement notre minorité, exhortons ceux qui tentent d'usurper "la parole musulmane" à parler en leur nom uniquement et à sortir de cette spirale de violence dans la posture ainsi que son syndrome de "la citadelle assiégée".

Nous réfutons la posture victimaire et nous nous refusons à toute compétition victimaire. L'idéologie victimaire se prête à une instrumentalisation facile ainsi qu'à une potentielle dérive qui enferme dans la spirale du ressentiment sans fin. A contrario, nous souhaitons un positionnement responsable face à ces défis et rappelons le rôle central de l'Etat dans la protection des individus et des réponses qu'il convient d'apporter.

Nous nous présentons comme une autre voix, progressiste et laïque, s'opposant à ce qui nous parait actuellement réactionnaire dans les expressions qui s'auto-identifient comme musulmanes en Belgique. Nous militons dans le cadre d'un combat plus général pour la laïcité. En effet, nous cherchons à allier le large mouvement démocrate et progressiste belge afin de construire ensemble une Belgique davantage démocratique et progressiste.

Nous souhaitons que les individus issus d'autres minorités en Belgique puissent envisager leur avenir dans la sérénité. Il nous convient de faire de la diversité un atout de notre société. Puisque nos destins sont liés, puissions-nous construire avec nos énergies respectives ce qu'il y a de mieux au lieu de perdre cette énergie à tomber dans le piège de ceux qui souhaitent nous opposer. Nous avons tant de choses à dire et à faire ensemble quelles que soient nos origines, nos orientations sexuelles, nos couleurs de peau, nos appartenances diverses et variées.

Loin de la posture utopiste, l'idée est de défendre des convictions tout en les inscrivant dans le réel. Il est possible d'instiller un renouveau philosophico-convictionnel, culturel et social. Nous plaidons qu'il devient impératif de penser avec de nouvelles catégories et couper avec les idéologies dominantes pour des voies alternatives et progressistes.

Nous pensons que notre lutte laïque s'inscrit dans l'historicité même de notre culture d'origine et donc nous pensons qu'il est important de développer des conceptions laïques qui tiennent compte de notre héritage culturel propre. Nous ne sommes pas dans une imitation stérile et adulatrice des classes dominantes. Au contraire, nous pensons justement que la situation actuelle légitime un contrôle et une entrave à l'émergence de la diversité en ce y compris au sein de l'Islam. Le droit communautaire n'est pas un droit mais un piège. Accorder des droits aux communautés et les reconnaitre, c'est avant tout renforcer les organes représentatifs, les autorités morales, les pseudos représentants des "musulmans" qui les président et ouvrir un canal d'influence pour d'éventuels pays étrangers.

Monsieur Echallaoui, vous semblez parfois décréter tel un calife doté de tout pouvoir et qu'il n'y a pas lieu d'en discuter démocratiquement "avec l'ensemble de la communauté musulmane" après avoir entendu toutes les parties. Vous ne nous représentez pas et donc sachez que vous ne parlez pas en notre nom !

Enfin, nous avons décidé d'exister par nous-mêmes et avec nos spécificités, notre histoire et nos idées. Nous sommes conscients que notre approche laïque peut au mieux interpeller et au pire être présentée comme une forme d'agression contre "l'islam" et ses clercs, mais qu'importe. C'est une erreur de croire que les valeurs laïques et progressistes sont une attaque. Au contraire, il faut y voir une possibilité enfin offerte de garantir un espace où les différentes opinions, philosophies, croyances ou non-croyance, peuvent s'épanouir en toute liberté. Une islamité libre et culturelle dans un esprit laïque ne pourra s'épanouir qu'au sein d'une démocratie qui n'enferme pas ses citoyens dans des communautés ou des identités exclusives. Nous, militants, de culture ou d'ascendance musulmane, avons décidé d'exister, citoyens aux esprits libres !

Les signataires sont :

Fouad Benyekhlef, militant progressiste et acteur associatif.

Malika El Malki, militante laïque.

Hamid Benichou, acteur associatif et membre du Centre Citoyen Belge Musulman Laïque.

Mustapha Ouarghi, membre fondateur de ANZUF (association rifaine des droits de l'Homme).

Musa Fathi, membre de l'association Yuba II.

Oumayma Hammadi, militante féministe antiraciste et membre de la campagne Rosa.

Daoud Azam Daimoussi, acteur associatif et membre du Centre Citoyen Belge Musulman Laïque.

Mohamed Achahbar, militant de l'Association Marocaine des Droits Humains, section belge (AMDH).

Mohamed Aadel, militant des droits humains et acteur associatif.

Houria Mekideche, actrice associative et bénévole au sein des initiatives en milieu populaire.

Soade Cherifi, militante laïque.

Azeddine Benihlal, militant laïque.

Yeter Celili, militante associative.

Rachid Boutahar, militant et initiateur de projets citoyens.

Said Derouiche, militant de culture musulmane.

Baghdadia Naimi, militante associative et laïque.

Samira Michmich, Militante associative

Manel Mselmi, journaliste engagée et militante féministe.



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Re: APPEL DU 18 JUIN 2009 - CONTRE L'ISLAMISATION DE LA FRANCE ...

Message non lupar yacoub » mer. 21 mars 2018 14:33

L'appel de 100 intellectuels, dont Finkielkraut, Tesson et Lévy, contre le « séparatisme islamiste »
Cent intellectuels de tous bords, de Finkielkraut à Kouchner, dénoncent « le nouveau totalitarisme islamiste », dans une tribune publiée par « Le Figaro ».
Source AFP
Modifié le 20/03/2018 à 12:30 - Publié le 20/03/2018 à 08:47 | Le Point.fr
Cent intellectuels, dont Alain Finkielkraut, signent une tribune dans « Le Figaro » dans laquelle ils dénoncent « le nouveau totalitarisme islamiste ».

Cent intellectuels, dont Alain Finkielkraut, signent une tribune dans « Le Figaro » dans laquelle ils dénoncent « le nouveau totalitarisme islamiste ».
© AFP


Cent intellectuels de tous bords dénoncent « le nouveau totalitarisme islamiste », dans une tribune intitulée « Non au séparatisme islamiste », publiée ce mardi 20 mars par Le Figaro. « Ce ne sont pas nos affinités qui nous réunissent, mais le sentiment qu'un danger menace la liberté en général, et pas seulement la liberté de penser », préviennent les cent qui vont d'Alain Finkielkraut à Bernard Kouchner, en passant par Sylvain Tesson, Yann Queffélec, Luc Ferry, Françoise Laborde ou encore Élisabeth Lévy. « Le nouveau totalitarisme islamiste cherche à gagner du terrain par tous les moyens et à passer pour une victime de l'intolérance », affirment-ils en expliquant avoir « pu observer cette stratégie lorsque le syndicat d'enseignants SUD Éducation 93 proposait il y a quelques semaines un stage de formation comportant des ateliers de réflexion sur le racisme d'État interdits aux Blanc.he.s ».

Ils s'insurgent contre cet « apartheid d'un nouveau genre qui est proposé à la France ». « Comment ne pas voir que la laïcité protège aussi les religions minoritaires ? » s'interrogent-ils, tout en assurant que ce « nouveau séparatisme (...) est en réalité l'arme de la conquête politique et culturelle de l'islamisme ». Ces personnalités d'univers et de convictions éloignés les uns des autres s'accordent à penser que « l'islamisme veut être à part, car il rejette les autres, y compris les musulmans qui ne partagent pas ses vues ». Tous disent vouloir vivre dans « un monde complet où les deux sexes se regardent sans se sentir insultés par la présence de l'autre (...), où les femmes ne sont pas jugées inférieures par nature (...), où les gens peuvent se côtoyer sans se craindre (...), où aucune religion ne fait la loi





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