L'islamisme modéré n'existe pas ... selon .Fédorovski

Expériences et témoignages des apostats de l'islam mais aussi des convertis à une autre religion - leur histoire - les problèmes rencontrés dans leur vie de tous les jours - Soutien et aide. Pour les tous "mécréants" qui subissent les attaques des musulmans orthodoxes - Racontez nous votre expérience...
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Re: Islam modéré : l'exemple du Mali

Message non lupar Donia » mar. 5 févr. 2013 20:45

Dernier message de la page précédente :

Krinou a écrit :Je comprends l'angoisse de ton amie.
Il n'y a pas moyen de lui faire fermer son blog.
Ah non, c'était pas un blog, c'était Facebook je crois ?
Je suis un peu dans le coltar, deux jours que je me bat avec la crève. :mrgreen:
Bonsoir Krinou :)

Oui c'était une page facebook et non un blog, m'enfin, c'est bonnet blanc et blanc bonnet :mrgreen: Je ne sais pas s'il y a un moyen de faire fermer cette page sans passer par la case police, si cette page existe toujours, c'est que non manifestement... Le problème, c'est que ces filles n'oseront jamais porter plainte car leur familles seraient mises au courant de leur train de vie, et surtout, elles risqueraient à tout moment que leurs bourreaux leur tombent dessus et se vengent. En fait, elles sont coincées, obligées de se laisser humilier. Les mecs qui ont crée cette page savent très bien tout ça, ils ne sont pas inquiétés de quelconques poursuites, ce sont des lâches :twisted:




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Re: Islam modéré : l'exemple du Mali

Message non lupar flor » mar. 5 févr. 2013 21:46

- L'affaire Malienne. Avec le fanatisme musulman, les Maliens ont pu être au plus près du contenu des textes coraniques, des hadiths, et de son application. Par ce traumatisme, ils auront une grande auto-critique du contenu de cette religion. Il est à prévoir des apostasies prochaines.
Encourageons-les à cette critique sans ménagement.

oui ,c'est ce que je fais en ce moment sur malijet.com, beaucoup de malien s'y expriment ainsi que des français et maghrébins .Par contre les journalistes disent un peu n'importe quoi défois. Si ça permet de semer la graine de l'apostasie ou de la réforme de l'islam c'est ça de gagné.



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Re: Islam modéré : l'exemple du Mali

Message non lupar Angelotin » mer. 6 févr. 2013 10:00

Ce qui est intéressant dans l'affaire malienne, le refus de l'islamisme est partagé par différent pays africains avec une riposte coordonnée.


Ni Dieu, Ni Maitre. Athéisme naturaliste et humaniste. l'auto gestion comme forme politique. L'écologie pour nous sauver. La vie comme une romance gothique!.
"Vous n'avez pas besoin de religion pour justifier l'amour, mais c'est le meilleur outil jamais inventé pour justifier la haine."

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Re: Islam modéré : l'exemple du Mali

Message non lupar Krinou » mer. 6 févr. 2013 10:23

Lilith a écrit : pas mal de grosses boites occidentales (et chinoises maintenant) se trouvent en Afrique. pour l'uranium, les diamants, etc
C'est bien, mais qui sont les ouvriers qui travaillent dans ces boites ?
Des africains ou des occidentaux que l'on fait venir ?
Et cette histoire de "commerce équitable" dont certaines boutique bio se vantent, sont-elles vraiment équitable ?
Quand je pense à tout l'argent que l'on gaspille pour des conneries, je me dis que non seulement la dette du tiers-monde serait largement soldée, mais en plus, il resterait encore de l'argent pour effacer la misère de nos propres pays.

Merci Donia pour ta suggestion, je vais me procurer ce film au plus vite. :)


LES RAISONS DE MON DÉPART DÉFINITIF D'iSLAMLA :

Avant de vous forger une opinion défavorable sur ma personne, suite aux propos malveillants d'un membre mal intentionné, merci de bien vouloir prendre le temps de lire, même partiellement, le topic dont vous trouverez le lien ci-dessous :

cette-fois-vous-dis-vraiment-adieu-peux ... t8188.html


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Re: Islam modéré : l'exemple du Mali

Message non lupar yacoub » dim. 10 févr. 2013 16:40

  • Filière jihadiste vers le Mali : quatre hommes mis en examen, deux d'entre eux ont été écroués

    Quatre hommes ont été mis en examen dont deux écroués, soupçonnés d'appartenir à une filière jihadiste vers le Sahel. Plus tôt samedi 9 février, ils avaient été présentées au juge antiterroriste Marc Trévidic. Tous les quatre ont été mis en examen pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste".

    Il s'agit de deux Français de 27 et 37 ans, d' un Franco-Algérien de 27 ans et d'un Malien de 23 ans. Les deux Français ont été placés sous contrôle judiciaires, tandis que les deux autres ont été placés en détention provisoire.
    Soupçonnés d'avoir eu le projet de se rendre dans le nord du Mali

    Interpellées mardi, ils sont soupçonnés d'être proches de Cédric Lobo, ce Français arrêté à Niamey (Niger) en août, alors qu'il espérait rejoindre Tombouctou, au Mali.



    C'est dans le cadre d'une enquête sur une filière de jihadistes vers le Mali à laquelle appartiendrait Cédric Lobo, qu'ils avaient été interpellés. Ils sont notamment soupçonnées d'avoir eu le projet de rejoindre des groupes jihadistes dans le nord du Mali, où la France est actuellement engagée dans une opération militaire pour chasser ces groupes.

    Mi-janvier, le juge Trévidic avait dit à l'AFP qu'il y avait "10 à 15 Français ou résidents français" qui étaient partis dans le nord du Mali, mais que leur décompte était difficile
Image

http://www.francetvinfo.fr/filiere-jiha ... 09-[bouton]-[]



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Re: L'islamisme modéré n'existe pas ... selon .Fédorovski

Message non lupar yacoub » sam. 16 févr. 2013 19:03

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  • L’Islam politique est-il soluble dans la démocratie ?
    Samir AMIN


    Texte de Samir Amin diffusé par le M’PEP avec l’autorisation de l’auteur. Économiste franco-égyptien, Samir Amin est directeur du Forum du Tiers-Monde.

    Résumé

    Samir Amin veut mettre les points sur les « i » à propos des partis politiques qui se revendiquent de l’islam. Il ne veut pas discuter de la possibilité éventuelle d’un « islam politique moderne » et encore moins de religion. Ce qui intéresse Samir Amin est une analyse de classe : quelles sont les politiques économiques et sociales menées par ces partis se réclamant de la religion, comment font-ils vivre la démocratie là où ils ont le pouvoir, à qui sert leur politique ?

    Pour lui, ces partis sont prétendument islamistes et donnent chacun leur interprétation de la religion, ils sont en fait réactionnaires et anti-démocratiques. Pour eux, l’Islam (ou Dieu) règlera tous les problèmes, tandis que pour les néolibéraux « le marché règlera correctement tous les problèmes ». Où est la différence ? Pour Samir Amin, « ces régimes enferment les sociétés qui sont leurs victimes dans l’impuissance totale face aux défis du monde contemporain. Ils acceptent la soumission à toutes les exigences du libéralisme économique mondialisé. »
    M’PEP.

    Texte complet

    Ce bref commentaire, qui vient en complément d’écrits plus étoffés de l’auteur, ne se veut ni provocateur, ni polémique. Je veux seulement mettre les points sur les i. Je rappelle donc, dans une forme brève, ce que j’ai écrit et répété : je n’y discute pas « d’un Islam politique moderne possible qui serait démocratique », mais des partis qui existent sur le terrain et se revendiquent de l’Islam. Je ne discute pas davantage – et encore moins – de l’Islam comme religion.

    Je me suis exprimé souvent, en arabe, en français et en anglais, et avec précision, sur ce que j’entends par « Islam politique réactionnaire », raccourci pour la périphrase que je rappelle de temps à autre : « mouvement prétendu islamique et de fait politique réactionnaire et anti-démocratique ».

    Je précise que ce qui doit être l’objet du débat ce n’est pas la qualification « d’Islamique » que ces mouvements se donnent. Par exemple je n’ai pas condamné le président Moursi parce qu’il est, ou se déclare, Islamique ou Frère Musulman. Je le juge sur la politique économique et sociale qu’il met en œuvre. Celle-ci accepte sans la moindre hésitation le libéralisme économique, la liberté non entravée des marchés, y compris celui du travail, avec tous leurs effets sociaux catastrophiques. Peu importe qu’il « légitime » cette politique en la prétendant conforme aux principes fondamentaux de l’Islam tels qu’il les entend (« l’Islam respecte la propriété privée », etc). C’est là une interprétation possible de l’Islam. Il y en a d’autres également possibles, qui conduisent à des conclusions différentes. J’ai moi-même contribué à faire connaître par exemple Mahmoud Taha, théologien (en arabe fiqh) musulman de la libération, condamné par tous les mouvements qui se réclament de l’Islam et dont j’ai préfacé la traduction française du livre majeur. Mais la conformité de telle ou telle politique aux principes de l’Islam n’est pas mon problème. Je n’entre pas dans le jeu : ce parti qui s’auto-proclame Islamique, l’est-il ou non ? Je veux contraindre les défenseurs de tel ou tel parti « islamique » à entrer dans la discussion des politiques mises en œuvre, non de leur légitimation islamique ou autre. Car ces mêmes politiques sont mises en œuvre par des partis qui se réclament de la laïcité, voire des partis « anti-religieux ». Elles sont toutes également réactionnaires.

    Sur le plan de la question démocratique les partis politiques que je critique, qu’ils s’autoproclament « islamiques » ou pas, sont ceux qui refusent les libertés démocratiques nécessaires à l’expression libre des mouvements populaires de protestation et de lutte contre les politiques réactionnaires en question. C’est le cas par exemple des Frères Musulmans. Je les qualifie donc « d’anti-démocratiques ».

    Sur tous ces points je me suis prononcé avec force détails, par exemple dans mon livre en arabe « Thawra Misr » (La révolution égyptienne) ou l’article « Rasmalia al mahassib » (« Le capitalisme de connivence »).

    PNG - 52.8 ko

    S’agit-il de « partis » ou de « mouvements » autoproclamés « islamistes » ? Pas toujours. Dans certains cas il ne s’agit que de groupes armés qui se nomment comme ils l’entendent (« djihadistes » par exemple) et se donnent le droit, au nom d’une interprétation de la religion qui est la leur, de conquérir des territoires pour y imposer leur loi. Dans ces cas il devient alors difficile de faire la distinction entre les différentes motivations qui animent ces actions : conviction religieuse ou pillage, organisation de trafics divers ? « Groupes armés religieux », ou seigneurs de guerre, ou mafias ? Le Nord du Mali en constitue un exemple : le territoire a été conquis par des groupes armés, non par un « mouvement populaire ».

    Peut-on qualifier les partis en question de « fascistes » ?

    Au Maghreb, du fait d’une meilleure connaissance de la culture politique française, ce qualificatif est souvent utilisé, peut-être ici d’une manière efficace. Par ailleurs dans ces pays, du fait de la proximité du français et de la France, on se bloque parfois sur le débat français qui, prenant au mot l’auto-qualification « d’Islamique » par les mouvements en question, en déduit que « tel est bien l’Islam ». Ce n’est pas mon problème.

    En Égypte, au Mashreq et en Afrique subsaharienne je doute que le qualificatif de « fascistes » soit mieux compris que ma périphrase (« parti politique s’auto-proclamant islamique, en fait réactionnaire et anti-démocratique »).

    Les pays du Golfe sont ils « fascistes » ? Je ne le crois pas. Ils sont archaïques et « esclavagistes », au sens où ils privent les travailleurs (ici à 90 % immigrés) de tous les droits même les plus élémentaires. Mais ils tentent de présenter leur interprétation de l’Islam (wahabite) comme seule correcte.

    Les Frères Musulmans en Égypte sont ils « fascistes » ? Outre que ce qualificatif ne dit pas grand-chose au peuple ordinaire, il ne me paraît pas dire mieux que ce que j’exprime par ma périphrase. Le peuple égyptien qualifie le système de « rasmalia al mahassib » (en anglais « crony capitalism » ; en français « capitalisme des petits copains » si l’on veut). Cette qualification me semble très juste. C’est celle que j’ai reprise.

    Il restera toujours des incorrigibles qui n’entreront pas dans le débat sur les politiques concrètes mises en œuvre ou promises et accepteront de se satisfaire du slogan « l’Islam (ou Dieu) règlera le problème, forcément correctement ». On peut imaginer que certains des dirigeants sont suffisamment cyniques pour savoir que c’est le moyen pour eux d’évacuer le débat et de n’avoir pas à dire ce qu’ils font ou veulent faire, parce que les masses qui les suivent ne l’accepteraient pas. Mais il y a aussi des personnes convaincues qu’il suffit de confier le pouvoir à ceux qui se réclament de l’Islam (ou de toute autre religion ou idéologie) pour que leurs problèmes soient réglés, sans exiger davantage de précision. Cette attitude n’est pas le propre exclusif des « Islamistes ». Les partisans du libéralisme ne sont pas moins des fondamentalistes dogmatiques, le plus souvent. Les dirigeants du FMI par exemple proclament ouvertement que « le marché règlera correctement tous les problèmes ». Je les appelle pour cette raison « les salafistes du capitalisme contemporain ». Ici également certains peuvent être soupçonnés de cynisme : ils savent quels intérêts ils servent, mais ne veulent pas le dire et se cachent derrière l’affirmation dogmatique des vertus absolues du marché. D’autres sont peut être des naïfs ou de bons élèves, nombreux parmi les universitaires, qui répètent le dogme qu’on leur a enseigné et y croient sincèrement. Que faire d’autre que de répéter inlassablement que ces dogmatiques sont creuses et le démontrer inlassablement en projetant la lumière sur les politiques mises en œuvre par ces dogmatiques et sur leurs conséquences désastreuses pour leurs victimes.

    Ceux qui s’intéressent à la théologie (le fiqh dans l’Islam) ont parfaitement le droit de poursuivre leurs réflexions dans ce champ. Mais on a également le droit de ne pas vouloir participer à ces débats de théologie, sans pour autant que ce comportement exprime le moindre mépris de la croyance religieuse. Les personnes convaincues de l’importance des débats théologiques n’ont pas le droit de disqualifier le débat « laïc » sur les politiques mises en œuvre par les uns et les autres, y compris par les mouvements qui se réclament d’une pensée religieuse, ou d’une autre philosophie, quelle qu’elle soit.

    L’Islam politique est-il soluble dans la démocratie ?

    Les défenseurs de cette thèse ne manquent pas et servent d’alibis aux pouvoirs dominants de l’establishment de Washington et de ses alliés européens qui doivent à tout prix faire croire que le respect des « victoires électorales » de partis qui se réclament de l’Islam politique « moderne » (comme en Égypte et en Tunisie) pourrait ouvrir la voie au progrès de la démocratie dans les pays concernés. Cette position est hélas reprise dans certaines tribunes critiques respectables.

    La question à laquelle il faut répondre est double : (i) quel est le projet de l’Islam politique en question, de celui-ci et pas d’un autre imaginaire ; (ii) en quoi ce projet sert parfaitement les objectifs de l’impérialisme dominant.

    1.- La théocratie n’est pas soluble dans la démocratie

    Le projet des Frères Musulmans en Égypte et de la Nahda en Tunisie est un projet théocratique qui ne diffère en rien de celui en place en Iran (bien que l’un soit Chiite, et l’autre Sunnite). Il s’agit d’ériger le pouvoir religieux en pouvoir antérieur et supérieur à ceux de l’Etat moderne – le législatif (assumé par un Parlement élu), l’exécutif (Président élu) et le judiciaire. Le Conseil des Ayatollahs en Iran, le Conseil des Ulemas dans la constitution des Frères Musulmans en Égypte assument les responsabilités d’une sorte de Conseil constitutionnel religieux et de Cour Suprême qui veille à la conformité à « l’Islam » (en fait à son interprétation par ce Conseil) des lois proposées par le Parlement, des actes du gouvernement et des jugements des tribunaux. Le système est donc l’équivalent de celui d’un parti unique, prétendu « religieux », à la rigueur tolérant dans son sein quelques différences. Car aucun parti n’aurait, dans ce cadre, le droit de rejeter la suprématie du droit religieux. On ne voit pas pourquoi ce système, que les médias qualifient d’anti-démocratique en Iran, serait devenu miraculeusement démocratique en Égypte, en Tunisie et demain en Syrie.

    Cet Islam politique qui est farouchement réactionnaire sur tous les plans n’est pas soluble dans la démocratie. J’ai dit – et ne fais que répéter ici – que « l’Islam » en soi n’a rien à voir avec cette affaire politique. Une autre lecture de l’Islam, possible, serait parfaitement compatible avec la démocratie. J’en ai donné le seul exemple qui ait existé dans les temps actuels, celui du Soudanais Mahmoud Taha. Mais « l’Islam » tel que l’entendent les Frères Musulmans n’est pas de cette nature. Tout simplement. La condamnation à mort de Taha, approuvée par eux – bel exemple de tolérance –, le démontre.

    La question du voile imposée aux femmes doit être replacée dans le cadre de ce projet théocratique. Il ne s’agit pas seulement de confirmer le statut inférieur de la femme (son témoignage en justice ne vaut pas celui d’un homme). Il s’agit d’imposer ce statut inférieur au nom du pouvoir supérieur et indiscutable de la religion (interprétée de cette manière, qui n’est pas celle de Taha, par exemple !) placé au dessus de tous les autres pouvoirs politiques et civils.

    2.- Pourquoi alors les puissances occidentales soutiennent-elles ces régimes prétendus islamiques anti-démocratiques par nature ?

    La réponse est simple et évidente : ces régimes enferment les sociétés qui sont leurs victimes dans l’impuissance totale face aux défis du monde contemporain. Ils acceptent la soumission à toutes les exigences du « libéralisme » économique mondialisé. Ces régimes garantissent que les pays en question ne pourront pas s’élever au rang de pays émergents, concurrents éventuellement gênants des métropoles impérialistes occidentales. Et c’est cela qui constitue l’essentiel pour les puissances dominantes.

    Cette soumission abolit toute perspective de démocratisation et de progrès social. Les forces puissantes en mouvement en Égypte et en Tunisie qui se battent contre ce pouvoir exercé par les Frères Musulmans l’ont bien compris. Pas les médias occidentaux, semble-t-il, qui qualifient ces mouvements « d’opposition minoritaire » comme si l’apparente victoire électorale des Islamistes constituait la référence exclusive pour la reconnaissance de l’état de « l’opinion ». Je ne ferai que rappeler ici ce qu’on feint d’ignorer - les moyens douteux mis en œuvre pour garantir la « victoire électorale » des islamistes -, comme on veut ignorer que beaucoup d’électeurs naïfs ont changé d’opinion lorsqu’ils ont vu à l’œuvre ceux qu’ils avaient élus. On feint d’ignorer que la référence démocratique authentique voudrait qu’on respecte l’action du mouvement, qui permet à la « minorité » d’entraîner la « majorité » dans la perspective d’avancées démocratiques associées au progrès social.

    L’assassinat de Chokri Belaïd illustre la nature de la stratégie mise en œuvre par ces partis dits « islamistes », fondée sur une division du travail entre les partis de gouvernement qui s’autoproclament « démocratiques » et les Salafistes qui refusent cette qualification, prétendue « occidentale ». Les jeunes désœuvrés et les voyous recrutés par les Frères Musulmans et la Nahda, organisés dans des groupes qualifiés de « défenseurs de la révolution » (sur le modèle des pasdaran en Iran) sont chargés de basses besognes, que les dirigeants des partis « honorables » feignent de dénoncer de temps à autres. La ficelle est grosse. Mais nos défenseurs de « l’Islam politique soluble dans la démocratie » ne la voient pas.

    Est-il également nécessaire de rappeler qu’aucun des gouvernements se revendiquant de cet Islam politique n’a dénoncé – sauf dans quelques cas extrêmes, et du bout des lèvres – les agissements des djihadistes armés (Talibans, Tchétchènes, Kosovars, Algériens du GIA, Libyens, Syriens, AQMI et autres), ni leurs exactions, ni leurs trafics mafieux, ni leurs prises d’otages. Ils n’ont jamais soulevé la question : ces groupes ont-ils le droit de se revendiquer de l’Islam ?

    Compléments de lecture - documents placés dans ce même site Face Book, sous les numéros suivants :

    37 L’émergence avortée : Turquie, Iran, Égypte
    40 Égypte, réponses immédiates (capitalisme de connivence)
    44 Mali janvier 2013
    48 Mali 2013, commentaires de Samir Amin
    49 Mahmoud Taha et la théologie islamique de la libération
    51 Commentaires autour du texte de Tariq Amin-Khan

    http://fr-fr.facebook.com/samir.amin.75098

    Samir Amin. Le 14 février 2013.

    http://www.m-pep.org/spip.php?article3197
    URL de cet article 19380
    http://www.legrandsoir.info/l-islam-pol ... ratie.html



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Re: L'islamisme modéré n'existe pas ... selon .Fédorovski

Message non lupar Maried » dim. 10 mars 2013 17:04

Islam : les modérés peuvent-ils émerger ?


Face aux pensées "frériste" et "salafiste" dont peuvent émerger des groupes qui exigent tout et par n'importe quel moyen, il existe une pensée musulmane qui cherche l’harmonie entre foi fondatrice et monde contemporain. Une opinion de Felice Dassetto, sociologue.

L’action armée au Mali était inévitable. Si les armées malienne et des pays environnants avaient pu la mener seules cette guerre, c’eût été mieux. Ce n’était pas le cas. La France est plus qu’un simple appui. Action indispensable, même si, probablement, des intérêts économiques s’engouffreront dans le sillage de l’action armée. Ceci dit, une nouvelle question (comme en Afghanistan) se pose : la répression du jihadisme islamique est inévitable. Mais suffit-elle ? Et après ?

L’action "d’après" emprunte en général deux directions indispensables : l’instauration d’une démocratie formelle et la promotion du développement économique. Mais cette double réponse (donnée souvent bien partiellement) ignore l’idéologie religieuse qui sous-tend les actions jihadistes.

Dans le cas malien tout comme en Afghanistan, on soulignera les objectifs criminels (trafic de drogue, prises d’otages en vue d’une rançon ) de certains groupes ou leaders pour dire que l’idéologie religieuse est secondaire. Ce qui est probablement vrai pour certains, mais pas pour des jeunes qui partent au combat poussés par une injonction morale, légitimée par la notion religieuse de jihad¸ assortie par un esprit d’aventure et une quête de reconnaissance, justifiés également par l’idéologie religieuse.

Cet esprit religieux-idéologique, dans le monde sunnite, a aujourd’hui deux racines. L’une d’elles est forgée depuis les années 1930. Elle pense que la revivification de l’islam et des sociétés musulmanes passe par l’édification d’un Etat guidé par la doctrine islamique. Ce sont les Frères musulmans en Egypte ou Maulana Maoudoudi en Inde et au Pakistan.

La victoire du chiite Khomeiny en Iran a servi d’aiguillon. De ces racines sont nées, depuis l’origine, des formes d’extrémisme. Dans les années 1970 sont nés des mouvements radicaux nouveaux, appelés "islamistes". On parle aujourd’hui d’un islamisme modéré : il doit faire la preuve de ce que "modération" signifie.

La doctrine du jihad, relue selon l’usage qu’on veut en faire, a polarisé l’action : jihad contre les Soviétiques en Afghanistan; jihad contre les régimes musulmans corrompus ou vendus à l’Occident; jihad mondial d’al Qaïda et de ses avatars contemporains.

La deuxième racine de l’extrémisme a sa source dans la version moderne du wahhabisme saoudien. Le wahhabisme est une doctrine littéraliste rigoriste, centrée sur le culte et la norme morale, fondée en Arabie à la fin du XVIIIe siècle. Elle a trouvé un allié dans la tribu des Saoud. Ensemble, ils ont façonné le projet de cette tribu de se hisser à la tête d’une Arabie unifiée : le royaume saoudien.

Régime théocratique, oligarchique, oppresseur de la femme comme sujet et personne libre et autonome. Ce royaume a un projet plus vaste : hégémoniser le monde musulman sous l’égide du wahhabisme. Mais le "wahhabisme" apparaissait, très, trop "saoudien", appartenant à une culture bédouine et à une société qui ne sont pas fort appréciées par le monde musulman et urbain. Le coup de génie des leaders religieux et politiques saoudiens depuis les années 1960 a été de changer d’appellation et de proposer une version modernisée du wahhabisme, appelée "salafisme".

L’usage nouveau de cet ancien terme, fondé sur la racine "salaf", les anciens (le Prophète et ses compagnons de la première heure) donnait une portée universelle à cette doctrine, qui se présente purifiée par un retour aux sources de l’islam (ou plutôt à sa lecture des sources). Chacune à sa manière, souvent en opposition (comme aujourd’hui en Egypte ou en Tunisie), les pensées "frériste" et "salafiste" aboutissent à une pensée totale autour de l’idée de la prééminence absolue du religieux (et de l’islam), de l’englobement de l’individu et de l’organisation sociale au sein de la vision religieuse et de la nécessité d’un Etat qui promulgue des lois cohérentes avec ce système de pensée.

Ces pensées n’aboutissent pas d’office à un radicalisme. Elles peuvent se donner le temps d’une stratégie lente. Mais en leur sein peuvent émerger des individus et des groupes qui, à partir de cette vision totale, veulent exiger tout, tout de suite et par n’importe quel moyen : extrémismes et radicalismes apparaissent. Ben Laden est un exemple parmi bien d’autres.

La pensée frériste et, depuis les années 1970 la pensée salafiste, cette dernière s’appuyant sur les moyens pétroliers saoudiens et d’autres monarchies du Golfe, ont essaimé de manière organisée en propageant les idées et en formant des leaders tant dans le monde musulman qu’en Europe.

Face à cela, il existe dans le monde musulman une pensée (que l’on peut appeler réformatrice) en quête d’une harmonie entre foi fondatrice et monde contemporain (même si elle est critique à l’égard de pas mal d’orientations de ce monde). Pensée qui vise à concilier la foi religieuse avec le pluralisme, la démocratie et la science, à travers un travail moderne d’interprétation des textes et de l’histoire fondatrice.

Cette vision de l’islam semble une quête majoritaire au sein des populations et certainement parmi les musulmans européens. Mais ces majorités restent silencieuses, les réformateurs restent des figures individuelles, sans parvenir à une action structurée. Manque de moyen ? Ou pensée qui continue à rester à l’état du commencement, alors que la première prise de conscience de cette nécessité réformatrice date de plus d’un siècle ?

Tant que le monde musulman ne parviendra pas à faire émerger cette autre vision religieuse renouvelée d’autres Mali surgiront. Ils s’appuieront sur les malaises face aux sociétés contemporaines et au mode de développement du monde. Les idées ont leur force et les idées religieuses encore plus. Les contre-feux agnostique ou athée (qui ont le droit et le mérite d’exister) sont loin de suffire. La réalité du monde musulman le montre depuis quarante ans, tout comme la réalité des pays du Printemps aujourd’hui.

L’émergence d’une nouvelle pensée religieuse est également indispensable parmi les musulmans européens. Ceux-ci ont vécu jusqu’à présent en important leurs idées du monde musulman. Les choses commencent à bouger, lentement, très lentement. Une nouvelle pensée doit émerger à partir de l’expérience européenne. Et ce n’est pas l’islam importé des pays d’origine, de la Turquie, du Maroc, de l’Algérie ou d’ailleurs qui pourra fournir une réponse (ceci contrairement à ce que pensent et expriment des femmes et des hommes politiques, comme le ministre Didier Reynders sur les ondes de la RTBF le 15/2/2013).

C’est une lourde erreur de perspective. L’islam de ces pays n’est pas "naturellement" modéré. En général il est poussiéreux. Et de toute manière l’expérience vécue par les musulmans européens est bien éloignée de celle de musulmans qui vivent dans une société entièrement musulmane (sauf avec des minorités non musulmanes qui ont d’ailleurs de plus en plus des difficultés à survivre) et méconnaissent la question du pluralisme de conviction tel qu’il se vit en Europe, qui s’accommodent des positions antiscientifiques (par exemple en matière de théorie de l’évolution) de cet islam.

Ceci dit, le mode de développement mondial contemporain, économique, culturel et social impulsé par la vision occidentale/nord-américaine du monde, devra aussi donner lieu à de sérieuses révisions critiques et à des changements de cap fondamentaux. Le monde "riche" ne semble pas prendre conscience de cette exigence.


Version abrégée d’un texte consultable sur le site
http://www.uclouvain.be/cismoc.html


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Re: L'islamisme modéré n'existe pas ... selon .Fédorovski

Message non lupar Angelotin » lun. 11 mars 2013 10:38

Si l'islam modéré a plus de chance d'exister en Europe, il y aura l'émergence d'un islam a deux vitesses entre le continent européen et l’Afrique du nord.
Es-ce qu'un islam européen modéré pourra d'influencer l'islam des pays l'autre continent? Peu probable!
S'il y a changement, ils naitrons directement dans les pays de concernés de l'Afrique du nord par contestation sociale, et non par procuration de l’extérieur.
N'oublions pas un problème de taille, l'Arabie Saoudite est le cœur de l'Islam avec la Mecque. C'est très très loin d'être modérer.
Pour un réel changement, il faudrait que ce pays change son discours social et ses enseignements religieux intégristes qui influencent des millions de pèlerins.


Ni Dieu, Ni Maitre. Athéisme naturaliste et humaniste. l'auto gestion comme forme politique. L'écologie pour nous sauver. La vie comme une romance gothique!.
"Vous n'avez pas besoin de religion pour justifier l'amour, mais c'est le meilleur outil jamais inventé pour justifier la haine."

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Re: L'islamisme modéré n'existe pas ... selon .Fédorovski

Message non lupar yacoub » lun. 11 mars 2013 11:53

Le mahométisme est le mahométisme, il n'est ni modéré ni radical mais il y a des
mahométans modérés comme il y a des mahométans radicaux.

Ibn Arabi était modéré ainsi que Rûmi.



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Re: Islam modéré : l'exemple du Mali

Message non lupar Proust » lun. 18 mars 2013 15:49



Un peuple qui élit des corrompus, des renégats, des imposteurs, des voleurs et des traîtres n'est pas victime ! Il est complice.
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Vladimir Fédorovski et l'islam

Message non lupar Tof99 » sam. 11 mai 2013 12:17

très intéressant, cet article :
http://www.dreuz.info/2012/12/vladimir- ... nd-danger/

Pourquoi dénoncez-vous l’angélisme de l’Occident ?

"L’Occident observe cela avec des lunettes roses. Il croit que l’islamisme peut évoluer, voire se transformer s’il accède au pouvoir, selon le message politiquement correct répandu aujourd’hui. Malheureusement, cette analyse, qui correspond à la vision américaine actuelle, n’est pas suffisamment stricte. Consulté par les Etats-Unis sur le sujet, j’ai expliqué que l’islamisme modéré auquel ils croient est un peu comme le bolchévisme modéré : cela n’existe pas. L’Amérique a déjà tenté des expériences comme l’utilisation de Ben Laden contre les Russes, cela a abouti au 11 septembre. Elle a essayé de miser sur la société civile libyenne, la mort de Kadhafi a enflammé le Maghreb et on observe la propagation d’une sorte de nouvel Afghanistan au cœur de l’Afrique du Nord. Sans compter les otages français, la circulation des armes partout et l’Iran qui prône la destruction d’Israël avec le danger de l’arme atomique… Si un jour Israël est attaqué, nous serons aux portes d’une guerre mondiale. Cette situation exige une extrême lucidité."


"Dans ton pays, un dieu, c'est peut-être suffisant, mais nous, ils nous en faut plusieurs"

"C'est la vie que nous avons choisi. Celle que nous menons. Et il n'y a qu'une seule certitude, aucun de nous n'ira s'asseoir à la droite de Dieu"

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Re: Vladimir Fédorovski et l'islam

Message non lupar spin » sam. 11 mai 2013 12:35

Tof99 a écrit :très intéressant, cet article :
http://www.dreuz.info/2012/12/vladimir- ... nd-danger/
C'est peut-être "diplomatique", mais il dit aussi : "Le Coran est une religion de tolérance et d’équilibre...".

Egalement : "Quand on entre sur les sites web islamistes, on découvre leur projet : créer des califats “de l’Asie centrale jusqu’à Poitiers”. Les Russes sont très attentifs parce qu’ils savent que demain, le Caucase peut s’embraser. En Russie, chaque jour, des imams traditionnels sont tués par des radicaux".

à+


De quel droit refuserions-nous de faire usage du plus grand don de Dieu ? N'est-ce pas un formidable blasphème que de croire contre la raison ? (Vivekananda)
http://daruc.pagesperso-orange.fr/divers/islamp.htm
http://bouquinsblog.blog4ever.com/blog/ ... ique_.html

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Re: Vladimir Fédorovski et l'islam

Message non lupar david » dim. 12 mai 2013 01:44

spin a écrit :C'est peut-être "diplomatique", mais il dit aussi : "Le Coran est une religion de tolérance et d’équilibre...
Personne ne le dit publiquement. On parle souvent de politiquement correct, je pense que la critique de la religion est un des plus grands tabous.



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Re: Vladimir Fédorovski et l'islam

Message non lupar yacoub » dim. 12 mai 2013 10:44

Maintenant il faut être islamiquement correct.

D'ailleurs dans tous les pays mahométans, le blasphème est sévèrement puni.

4 ans de prison ferme pour insulte au vil coran minimum.



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Re: Vladimir Fédorovski et l'islam

Message non lupar Maried » ven. 25 oct. 2013 17:32



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