Mariage temporaire et coutumier en droits musulman et arabe

Critique du Coran et ses versets - Chronologie - Histoire - Versets abrogés, Critique constructive des hadiths - quel apport dans la vie d'un musulman ? La réalité de la charia et de ses horreurs un peu partout dans le monde. Comment l'islam règle la vie des gens - comment les religieux oppressent le peuple
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AliadArrakis
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Re: Mariage temporaire (fatawaislam)

Message non lupar AliadArrakis » mer. 10 déc. 2008 22:47

Dernier message de la page précédente :

lorie a écrit :
lellou a écrit :L’islam autorise, justifie et appuie le machisme ! La connerie des hommes ! Si une mécréante est utilisée allah ne serait pas mécontent !

Et après ça se croit supérieur aux autres !

Amicalement,

Oui cela fait peur ma chérie .. mais le pire c'est que tant que la majorité des femmes accepteront ces traitements les hommes en profiteront

Combien de femmes ne disent rien et acceptent leur sort en disant que c'est allah qui veut cela ???

Combien de femmes acceptent parce que c'est la religion ????

C'est cela le pire ... c'est que la majorité des femmes acceptent tout cela
C'est tout un système d'endoctrinement et de conditionnement qui empêche à l'esclave à se libérer de son maître.

Sans compter qu'elles se font plus de mal entre-elles que l'homme sur elles. C'est souvent la mère qui fait reproduire à sa fille le schéma qu'on lui a inculqué, et la belle-mère à sa belle-fille, dans un esprit (inconscient?) de vengeance par rapport à sa propre condition. Dans ce cas, le schéma maternel est nocif pour ces filles, car perpétue ce cycle vicieux.

Parfois, je me demande si les pire ennemis du féminisme ne sont pas des femmes. :roll:


"L'esprit est comme le bois et la pierre. C'est comme si quelqu'un peignait de sa propre main des dragons et des tigres, et s'effrayait à leur vue."
Traité de Bodhidharma, Mélanges I, L'esprit créateur


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Re: Mariage temporaire (fatawaislam)

Message non lupar lorie » jeu. 11 déc. 2008 13:42

Alia d'Arrakis a écrit :
Parfois, je me demande si les pire ennemis du féminisme ne sont pas des femmes. :roll:

C'est bien vrai !!!!!!!!! et c'est ce qui fait le plus peur d'ailleurs

Les femmes oublient un peu trop que nous sommes les mères de tous ces monstres qui nous briment et que nous sommes aussi responsables de ce qu'ils deviennent



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Georges
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Re: Mariage temporaire (fatawaislam)

Message non lupar Georges » ven. 5 juin 2009 14:42

Aidons nos sœurs qui se donnent tellement de mal pour offrir leur corps, selon ce que nous demandé notre prophète (saws) avec l'accord d'Allah qui a envoyé des versets pour nous y encourager :

`A'icha (qu'Allah soit satisfait d'elle) a dit:

Je jalousais les femmes qui offrent elles-mêmes leurs corps à l'Envoyé d'Allah et disais:

"Comment une femme ose-t-elle faire don d’elle-même ainsi?"


Quand Allah
révéla ce verset: " Tu fais attendre qui tu veux d'entre elles et tu héberges chez toi qui tu veux.

Puis il ne t'est fait aucun grief si tu invites chez toi l'une de celles que tu avais écartées...


http://quran.al-islam.com/Targama/DispT ... 33&naya=51>',

Aicha dit: "Il me semble que ton Seigneur se hâte de satisfaire tes désirs".

Sahîh Muslim 2658

http://hadith.al-islam.com/Display/Hier ... iaNum=2657>

Mes frères en islam, aidez nos sœurs en hijab, niqab et djilbab pour qu'elles arrêtent d'avoir des rapports sexuels entre elles comme elles le font dans leur majorité dans les vrais pays musulmans.

Gardons nos bonne traditions de mariage temporaire contre compensation, autorisée par notre prophète saws et que nul n'a le droit d'interdire :

Jâbir ibn `Abd-Allah a dit:

Un héraut de la part du Messager d'Allah (pbAsl) vint nous informer que le Prophète (pbAsl) nous avait autorisés de contracter des mariages temporaires.

(Il s'agit d'un mariage de période fixée en échange d'un salaire déterminé.

Sahîh Muslim 2494

http://hadith.al-islam.com/Display/Hier ... iaNum=2493>

De l'aide frères moujahidounes pour nos sœurs dans la sunnah droite !

Nous vous implorons ! amine

[dmotion]x5jkrp_mariages-temporaires-au-maroc-islam_travel[/dmotion]


"La où l'islam passe, la civilisation trépasse" Ibn Khaldoun
"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd
"Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet
"le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
Mustafa Kemal, discours de 1928



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Re: Mariage temporaire et coutumier en droits musulman et ar

Message non lupar Krinou » sam. 31 mai 2014 20:44

Un documentaire passionnant sur la prostitution... oups, désolée ... le mariage temporaire.

https://www.youtube.com/watch?v=jCIBLTx9CKk


LES RAISONS DE MON DÉPART DÉFINITIF D'iSLAMLA :

Avant de vous forger une opinion défavorable sur ma personne, suite aux propos malveillants d'un membre mal intentionné, merci de bien vouloir prendre le temps de lire, même partiellement, le topic dont vous trouverez le lien ci-dessous :

cette-fois-vous-dis-vraiment-adieu-peux ... t8188.html

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yacoub
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Re: Mariage temporaire et coutumier en droits musulman et ar

Message non lupar yacoub » sam. 8 août 2015 17:24

LE MUTAH OU MARIAGE TEMPORAIRE DANS LA SOCIETE MUSULMANE
Article original en anglais. Traduction par Caius

Nous avons été très choqués de lire dans les nouvelles (HINDU VOICE- janvier 2007) qu’un riche Arabe de 60 ans a épousé 3 jeunes filles, Afreen, Farheena et Sultana, lors d’une cérémonie unique (en moins de dix minutes) à Hyderabad. C’est incroyable mais de tels incidents ne sont pas rares dans la communauté musulmane même si seuls quelques cas parviennent à l’attention du public. En outre, vu que le Coran autorise la polygamie et permet à l’homme musulman d’avoir 4 épouses à la fois, le dit jeune époux Arabe de 60 ans aurait pu sans se gêner ajouter une quatrième fille à sa liste d’épouses sans violer les lois du Tout-Puissant et Omniscient Allah.

La loi islamique ou Charia prévoit deux types de mariages, le nikah et le mutah. Le premier ne permet pas d’avoir plus de quatre épouses à la fois alors que le mutah n’impose aucune restriction quant au nombre d’épouses. Cet Arabe aurait donc pu encore allonger sa liste de fiancées et les épouser toutes en une fois sans violer la Charia si ses mariages avaient été mutahs. De plus, le mariage mutah est limité dans le temps et ne reste valide que quelques semaines ou quelques jours voire même quelques heures. C’est simplement de la prostitution sous le voile d’un mariage. De fabuleusement riches Arabes des pays du Golfe, généralement âgés, se rendent en Inde, mettent la main sur des jeunes filles de Hyderabad au moyen d’un mariage temporaire ou mutah, en remettant évidemment une forte somme à leurs parents sous la forme d’une dot (mehr), prennent leur plaisir et rentrent tranquillement chez eux puisque le mariage est automatiquement dissout au bout du délai stipulé. Un exemple de ce genre d’incident peut être lu ci-dessous.

En mai 2004, un vieil homme nommé Muhammad Zafer Yaqub Hassan al Jorani s’est rendu de Sharjah (Émirats arabes unis) à Hyderabad, la capitale de l’Andhra Pradesh, pour subir une opération de la cataracte. Le 7 mai, il épousait Haseena Begum, une jeune fille de 19 ans pour en divorcer au bout de deux jours. Le 24 mai, il épousait Ruksana Begum une autre jeune fille de 16 ans. Haseena, faisant fi des menaces de mort, est alors allée raconter son histoire au commissariat et dans l’heure la police arrêtait Jorani. La police a également appréhendé un nommé Shamsuddin qui aurait joué les intermédiaires et avait reçu 40.000 roupies de Jorani, argent qu’il avait remis aux parents de Haseena pour la dot. On a appris que Jorani a deux épouses et 11 enfants à son domicile de Sharjah.

Lors de l’interrogatoire de Jorani, la police a pu établir qu’au bout de quelques jours Jorani avait également divorcé de Ruksana et épousé une troisième jeune fille. Mais ni Ruksana ni la troisième jeune fille n’ont osé porter plainte auprès de la police et aucune poursuite ne pourra donc être entreprise dans leur cas. En interrogeant Shamsuddin, la police a découvert qu’un gang mafieux et un groupe de qazis (juges islamiques) d’Hyderabad étaient impliqués dans ce lucratif trafic de chair fraîche. Le rôle des qazis était d’officialiser les mariages accomplis selon les rites islamiques contre de juteuses rémunérations. La police a aussi arrêté Ahmed Sharif, le qazi qui avait célébré le mariage de Haseena avec Jorani. Des investigations plus poussées ont révélé qu’Ahmed Sharif n’était que le comparse d’un qazi d’un rang plus élevé qui avait une vingtaines de qazis sous ses ordres.

Le business de cette équipe de qazis et de truands commençait à l’aéroport Rajib Gandhi International de Hyderabad : dès qu’un Arabe atterrissait à l’aéroport, des rabatteurs commençaient par lui montrer des photographies de jeunes filles, se mettaient d’accord sur le montant de la transaction, fixaient la date et le lieu du mariage etc. Tous ces mariages sont des mariages temporaires appelés mutah dans la loi islamique ( charia) et n’ont qu’une durée de quelques semaines, jours, voire même heures. L’enquête a révélé qu’entre 35 et 40 cas de mutahs se produisaient chaque années entre de riches Arabes et des jeunes filles de Hyderabad. Beaucoup de ces Arabes ramenaient les jeunes mariées dans leur pays où elles étaient forcées de rester pour le restant de leurs jours en tant que servantes, concubines ou tout simplement esclaves sexuelles. Commentant ces affaires, M. A. K. Khan, Additional Commissioner de la police de Hyderabad, a déclaré : “Il est très difficile de mettre légalement fin à ces activités illicites. Tout ce que nous pouvons faire est de surveiller étroitement ces Arabes fabuleusement riches afin que leurs activités illicites soient exposées”.

Le vrai sens des commentaires de M. Khan est que lesdits mariages temporaires entre de riches Arabes et les malheureuses jeune filles indiennes sont sanctifiés par une partie des croyants et que comme par dessus le marché la loi islamique autorise la polygamie, il n’est pas possible aux autorités judiciaires de mettre les criminels derrière les barreaux. Des poursuites ne peuvent être entreprises que quand la fille a moins de dix-huit ans. Dans l’Islam, le mariage n’est qu’un simple contrat et le document établissant les termes et conditions de ce contrat est appellé nikahnama. Le point central d’un nikahnama est le mehr(dot), soit la somme que le fiancé s’engage à payer à la fiancée si un jour il divorce d’elle. La famille du fiancé tente de réduire le mehr au strict minimum tandis que celle de la fiancée essaie de la gonfler au maximum. Finalement, après d’âpres marchandages, on tombe d’accord sur une somme.

En application de la loi islamique, seul l’époux à le droit de divorcer de sa femme, alors que cette dernière n’a rien à dire. The Principle of Mohmedan Law par M. M Hidyatullah (Tripathy (1980), p-324), énonce a ce sujet : “Dés que l’époux prononce le mot « talaq » trois fois, le divorce devient effectif dés ce moment, quel que soit le lieu ou le moment. (Whenever the husband utters the word talaq thrice, the divorce becomes effective at that instant, irrespective of place and time)”. A ce sujet, le Coran énonce : “Le divorce est permis pour seulement deux fois. Alors, c'est soit la reprise conformément à la bienséance ou la libération avec gentillesse. Et il ne vous est pas permis de reprendre quoi que ce soit de ce que vous leur aviez donné, - à moins que tous deux ne craignent de ne point pouvoir se conformer aux ordres imposés par Allah. Si donc vous craignez que tous deux ne puissent se conformer aux ordres d'Allah, alors ils ne commettent aucun péché si la femme se rachète avec quelque bien. … S'il divorce avec elle (la troisième fois) alors elle ne lui sera plus licite tant qu'elle n'aura pas épousé un autre. Et si ce (dernier) la répudie alors les deux ne commettent aucun péché en reprenant la vie commune, pourvu qu'ils pensent pouvoir tous deux se conformer aux ordres d'Allah.. “ [II: 229].

C’est ainsi que le mari, conformément à l’injonction coranique, a le droit jeter sa femme à la rue comme un animal domestique en prononçant le mot « talaq » trois fois et c’est à cet instant que le mari, comme sus mentionné, doit payer le montant du mehr fixé dans le nikahnama. Il faut toutefois noter que ces dispositions des lois coraniques ne concernent que le nikah. Pour ce qui concerne le mutah, le contrat est limité dans le temps et expire au moment stipulé, Cela peut être quelques semaines ou quelques jours ou même quelques heures et le mari n’a même pas besoin de divorcer de sa femme. Si le mari veut quand même s’en débarrasser avant l’expiration du délai, il devra en divorcer comme s’il s’agissait d’un nikah.

Bien qu’il n’y ait aucun verset du Coran où Allah permette expressément aux croyants de conclure des mariages temporaires avec des musulmanes, le hadith n° 3243 du Muslim Sharif dit : “Abdullah bin Mas’ud rapporte: ‘Nous étions en expédition avec le Messager d’Allah et nous n’avions pas de femmes avec nous. Nous avons dit : Faudrait-il que nous nous castrions ? Le Saint Prophète nous l’a interdit. Il nous a alors accordé la permission de contracter le mariage temporaire (avec des femmes de l’endroit) pour une période donnée en leur donnant une robe (comme dot). A cela ‘Abdulla s’est senti heureux et s’est rappelé le verset Coranique: Ô les croyants : ne déclarez pas illicites les bonnes choses qu'Allah vous a rendues licites. Et ne transgressez pas. Allah, (en vérité) n'aime pas les transgresseurs (V: 87)”.

Un hadith similaire du Muslim Sharif énonce, “Jabir rapporte: ‘Nous avons contracté le mariage temporaire en donnant une poignée de dates et de farine comme dot (3249)”. Quelques autres hadiths du Muslim Sharif peuvent être mentionnés dans ce contexte. “Jabir rapporte: ‘Oui, nous avons bénéficié de ce mariage temporaire du vivant du Saint Prophète et à l’époque de Abu Bakr et d’Umar’ (3248)”. “Iyas bin Salama rapporte, sous l’autorité de son père, ‘que le Messager d’Allah permit de contracter le mariage temporaire pour trois nuits l’année de Autas (après la Bataille de Hunain, an 8 de l’hégire) et qu’ensuite il l’interdit’ (3251).

T. P. Hughes écrit dans son Dictionary of Islam que le Mut’ah ou Usufruit (jouissance) est “un mariage contracté pour une durée limitée, pour une certaine somme. De tels mariages sont toujours légaux chez les Chiites et ont persistés en Perse jusque nos jours mais ils seraient illégaux chez les Sunnites. Ils furent permis par le Prophète arabe à Autas et constituent indubitablement la plus grande tache sur sa législation morale ; mais les Sunnites disent qu’il a par la suite interdit un mariage mut’ah à Khaibar” (Rupa & co, 2007, pp-424). Les Chiites arguent du verset coranique IV: 24 qui dit : “ (Vous sont interdites… )et parmi les femmes, les dames (qui ont un mari), sauf si elles sont vos esclaves en toute propriété. Prescription d'Allah sur vous! A part cela, il vous est permis de les rechercher, en vous servant de vos biens et en concluant mariage, non en débauchés. Puis, de même que vous jouissez d'elles, donnez-leur leur mahr, comme une chose due. Il n'y a aucun péché contre vous à ce que vous concluez un accord quelconque entre vous après la fixation du mahr. Car Allah est, certes, Omniscient et Sage” comme de la sanction d’Allah autorisant le mut’ah ou mariage temporaire.

C’est ainsi qu’aux yeux de la jurisprudence islamique, Hassan al Jorani n’a peut-être commis aucun crime en passant un contrat de mariage temporaire (mutah) prévoyant le paiement d’un mehr de 40.000 roupies aux parents de Haseena. Au contraire, son acte a été rendu licite par le Saint Prophète. Mais il avait échappé au Prophète que c’est de son vivant qu’il n’était pas illégal d’épouser des filles mineures. C’est ainsi que le Prophète n’a commis aucun crime en épousant Ayesha à l’age de 52 ans alors qu’Ayesha était une fillette de 6 ans. Mais la sagesse du Prophète ne lui a pas permis de prévoir que dans le futur les hommes feraient des lois proscrivant le mariage des mineures. Aujourd’hui en Inde, épouser une jeune fille mineure ou de moins de dix-huit ans est un délit et un viol pur et simple aux yeux de la Loi et la pratique du mutah avec des jeunes filles mineures de la communauté musulmane n’est rien d’autre que forcer des mineures à se prostituer.

Il devient évident que la venue de riches Arabes en Inde en vue d’épouser des jeunes filles indiennes est une forme de prostitution. Sir W. Muir, le fameux biographe du Prophète Mahomet partageait ce point de vue sur le mutah. Et même plus, puisqu’un nikah peut aussi être dissout à tout moment en criant trois fois “talaq”, il considérait que même le nikah était une autre forme de prostitution et le mehr un autre nom pour désigner le prix de l’achat des services d’une prostituée.

Il faut noter que cette prostitution illégale qui sévit à Hyderabad sous le voile du mariage ou mutah, a débuté il y a 16 ans, en 1991, quand une fillette de 11 ans nommée Amina Begum a été mariée de force à un vieil Arabe de presque 70 ans. Cela a soulevé une tempête quand la nouvelle a été révélée par les médias et pendant quelque temps ce vice a été interrompu pour reprendre de plus belle après quelques mois. Commentant cette affaire, M. Majhar Hussain, président de la Confederation of Voluntary Agencies a déclaré : “Cela (le système islamique de mariages temporaires) fait des jeunes filles musulmanes des prostituées”.

Il ne fait aucun doute que dans n’importe quelle société civilisée, cette pratique islamique du mariage temporaire serait tout simplement considérée comme du viol ou de la prostitution. En même temps, la Loi devrait faire la différence entre le viol d’un enfant mineur et celui d’une femme adulte. Dans le Code Pénal Indien (IPC), le viol tombe sous le coup de l’article 375, mais malheureusement il n’y a aucune disposition dans cet article permettant de distinguer le viol d’un enfant de celui d’une femme adulte. Beaucoup considèrent que les lois devraient être renforcées pour punir de peines plus rigoureuses un crime aussi ignoble que le viol d’une mineure et qu’il faudrait même prévoir la peine de mort. Il ne fait pas de doute que l’introduction de lois plus sévères refroidirait les trafiquants et libérerait, jusqu’à un certain point, les jeunes filles mineures de Hyderabad de l’oppression sexuelle des riches Arabes du Moyen Orient.

Dr Radhasyam Brahmachari



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Re: Mariage temporaire et coutumier en droits musulman et arabe

Message non lupar yacoub » jeu. 3 août 2017 16:49

Elie et Mona, un amour interdit aux Emirats arabes Lui chrétien, elle musulmane, leur union est un «outrage à l'islam».

Elie et Mona, un amour interdit aux Emirats arabes Lui chrétien, elle musulmane, leur union est un «outrage à l'islam».

Abou Dhabi, envoyé spécial

C'était une belle histoire d'amour. Pour une fois, ce n'était pas les familles qui décidaient de choisir l'époux ou l'épouse. Simplement, Elie Ghalib, un Libanais de 30 ans, voulait se marier avec Mona, 25 ans, citoyenne de l'Etat des Emirats arabes unis (EAU), qu'il connaissait depuis l'âge de 16 ans. Apparemment, la famille de la jeune fille ne s'y opposait pas. Demeurait un grave problème: le prétendant était chrétien et l'aimée musulmane, ce qui rendait leur mariage impossible en terre d'islam. Car, comme l'a rappelé dernièrement cheikh Mohammed Abdullah ben Saddiq, le mufti de la cour islamique d'Abou Dhabi, «une femme doit suivre les conseils de son mari et un non-croyant ne peut donc être responsable d'une musulmane». Elie Ghalib n'envisageant pas de se convertir, il n'y a plus qu'une seule solution possible: aller faire enregistrer le mariage au Liban, seul pays musulman tolérant ce genre d'union. Ce que font Elie et Mona. Le mariage est célébré dans une église maronite.

Délation. Mona ayant décidé de poursuivre ses études aux Etats-Unis, Elie repart à l'hôtel Intercontinental de al-Aïn dont il dirige le restaurant. C'est là que, début 1996, la police des Emirats vient l'arrêter. Pour l'unique raison de s'être marié avec une musulmane. C'est un membre de la famille de sa femme qui l'a dénoncé. Selon les autorités, c'est le père de Mona. «Pas du tout. Mon père aime bien mon mari parce qu'il a payé mes études. C'est ma soeur qui nous a dénoncés. Parce qu'elle est folle ou jalouse», le contredit la jeune femme, jointe par téléphone à New York.

Sévices physiques. Pour Elie Ghalib, c'est la descente aux enfers. Selon plusieurs témoignages, il est sévèrement battu pendant l'instruction au point de devoir ensuite être hospitalisé. Les policiers veulent à la fois lui faire payer l'outrage fait à l'islam et lui arracher une confession.

«Il a aussi reçu une centaine de coups de fouet, ce qui a gravement endommagé ses reins. Il est aujourd'hui en très mauvais état et j'ai vraiment peur pour lui», ajoute sa femme. En mars, son avocat annonce sa conversion à l'islam. «Il a dit qu'il avait pris cette décision volontairement et sans avoir été forcé de le faire après avoir vu la charité de cette religion», affirme l'avocat du prévenu, Me Turkey Abdul Rahman, au journal Gulf News de Dubaï. Mais Mona en doute beaucoup. «Vous croyez que l'on peut devenir musulman comme ça, sans même étudier la religion?» Dans la communauté étrangère, on estime que c'est uniquement dans l'espoir de voir ses tourments atténués que Elie Ghalib s'est converti. Un avocat procureur. En fait, il apparaît très vite que le prévenu ne peut même pas compter sur son avocat. «C'est un avocat des Emirats. Il fait partie du système. Il ne veut pas même me parler au téléphone. Je lui ai envoyé six fax auxquels il n'a jamais répondu», déclare Mona. C'est vrai que, dans ses déclarations à la presse des Emirats, il ne plaide jamais en faveur de son client et de sa femme, suggérant même que celle-ci, en raison de ses «origines yéménites» n'est pas une vraie «nationale». Joint au téléphone, Me Rahman s'est refusé à toute déclaration.

Une année de prison. Le 29 octobre, après huit mois de délibération, la cour islamique a condamné Elie Ghalib à une année de prison ferme et 39 coups de fouet. Elle a aussi déclaré nul et non avenu son mariage avec Mona. Si l'on en croit son avocat ­ car le jugement n'a jamais été communiqué à sa femme ­, ce n'est pas pour s'être marié avec une musulmane qu'il a été condamné mais, très curieusement, pour «adultère». «Il a signé une confession devant le procureur dans laquelle il reconnaît être resté seul avec elle», explique Me Rahman au même journal. A New York, Mona s'insurge: «mais comment peut-on le condamner pour cela. C'est normal, quand on veut se marier, de se parler, de se promener ensemble».

Mona interdite de visite. Il reste que le châtiment prononcé apparaît néanmoins comme moindre que celui que son mari risquait pour l'avoir épousée. «Cela pouvait mériter jusqu'à dix ans de prison et cent coups de fouet. Sans doute, le gouvernement est-il intervenu pour inciter les juges à la modération», estime un spécialiste local des affaires judiciaires.

Visiblement, l'affaire Sarah Balabagan et les désastreuses conséquences que celle-ci a eues pour un pays très sensible à son image de marque sont encore dans les esprits.

Pendant toute sa détention, Elie n'a pu compter que sur quelques amis. L'ambassade du Liban est restée muette. Sa femme n'a pu lui rendre visite, ce qui lui aurait valu d'être arrêtée et punie. Ayant accompli sa peine de prison, il aurait dû être libéré début décembre. Il ne l'a pas été.
Jean-Pierre Perrin





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