Rome musulmane selon le prophète

Critique du Coran et ses versets - Chronologie - Histoire - Versets abrogés, Critique constructive des hadiths - quel apport dans la vie d'un musulman ? La réalité de la charia et de ses horreurs un peu partout dans le monde. Comment l'islam règle la vie des gens - comment les religieux oppressent le peuple
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Rome musulmane selon le prophète

Message non lupar Georges » lun. 26 janv. 2009 15:46

On posa au prophète Mahomet la question suivante :
"Quelle ville sera conquise en premier, Constantinople ou Romiyya ?

Il répondit : La ville d'Héraclès sera conquise en premier", c'est-à-dire Constantinople… Romiyya est la ville aujourd'hui appelée 'Rome', capitale italienne.

La ville d'Héraclès [qui devint ensuite Constantinople] fut conquise en 1453 par Mohammed Ben Morad, jeune Ottoman de 23 ans, connu sous le nom de Mohammed le Conquérant.

L'autre ville, Romiyya, reste [à conquérir], et nous espérons et croyons [qu'elle sera conquise] …. Cela signifie que l'islam retournera en Europe.

L'islam est entré deux fois en Europe, et deux fois l'a quittée…

Peut-être que la prochaine conquête, avec la volonté d'Allah, se fera par la prédication et l'idéologie. Toute terre n'est pas obligatoirement conquise par l'épée….

[La conquête de la Mecque] ne s'est pas faite par l'épée ou la guerre, mais par un traité [de Houdaybia] et par des moyens pacifiques…

Peut-être allons-nous conquérir ces terres sans armées.
Nous voulons qu'une armée de prédicateurs et d'enseignants présentent l'islam dans toutes les langues et tous les dialectes…

Nous avons conquis Constantinople, mais la deuxième partie de la prophétie reste à accomplir - la conquête de Romiyya.
Celle-ci implique le retour de l'islam en Europe…

L'Europe [finira par] se rendre compte qu'elle souffre de sa culture matérialiste et se cherchera une solution de remplacement, une échappatoire, un canot de sauvetage ; elle ne trouvera rien qui puisse la sauver, si ce n'est le message de l'islam, le message du muezzin, qui lui transmettra la religion sans renier le monde, la conduira aux cieux sans la déraciner de la terre.

Avec la volonté d'Allah, l'islam retournera en Europe, et les Européens (comme les bérberes en Afrique du Nord jadis) se convertiront à l'islam.

Ils seront ensuite à même de propager l'islam dans le monde, mieux que nous, les anciens musulmans.

Tout cela est possible pour Allah. »


"La où l'islam passe, la civilisation trépasse" Ibn Khaldoun
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Re: Rome musulmane selon le prophète

Message non lupar lorie » mar. 27 janv. 2009 13:15

Mais très cher .. le monde est ISLAM ..



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Re: Rome musulmane selon le prophète

Message non lupar Georges » mar. 27 janv. 2009 16:01

Pas encore. :)


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Re: Rome musulmane selon le prophète

Message non lupar Georges » mar. 27 janv. 2009 16:18

Christian Science Monitor: une vague de conversion à l’Islam s’étend aux USA

Le nombre de conversions à l'Islam augmente chaque jour aux USA, et ce phénomène a connu une augmentation 30% quand il s'agit d'hispaniques, comme a révélé le quotidien américain The Christian Science Monitor.


Le mariage, la curiosité envers l'Islam après le 11 septembre et des dénominateurs communs comme l'immigration sont des facteurs de cet accroissement.


Catherin García qui est couvert avec le voile complet en se rendant à la mosquée pendant le mois sacré du ramadán, a déclaré à ce quotidien que "quand elle se trouvait dans son propre pays jamais je ne me suis vu appartenant à cette société, mais, en me convertissant , tout a changé car l'Islam fait que mes idées coïncident avec tout ce à quoi je crois."


Ali Jan, secrétaire national du Conseil des Musulmans de l'Amérique du Nord à Chicago, a déclaré que "de 1999 jusqu'à présent le nombre de musulmans, d’origine latino-américaine, a augmenté de 30 %, pour atteindre aujourd’hui les 200.000. Beaucoup croient que la cause principale de ces conversions est à chercher avec les terroristes du 11 septembre, qui a permis une union entre ces deux groupes minoritaires."

La croissance de la population musulmane est plus grande surtout à New York, en Floride, en Californie et au Texas, états où l’on retrouve davantage d’ hispaniques.


Mohammad Mesri, imam de la prière de vendredi dans une mosquée et président de la Société des Musulmans de Floride Centrale a déclaré : "il y a quelques années de cela nous n’aurions pu voir quelqu'un parlant Espagnol dans la mosquée."

Ainsi, ce fait sentir aujourd'hui chaque fois de manière plus importante la nécessité de livres islamiques, comme le Coran, en Espagnol ; les samedis on fait un office spécial pour les hispaniques dans leur propre langue.

Mesri d’ajouter : "d'ici quelques années les offices religieux se feront aussi en Espagnol."

Il y a des facteurs communs comme l'immigration, la pauvreté et la santé, mais le caractère et la spiritualité sont aussi d'importants facteurs. Une femme hispanique a délaré qu’elle s'était senti attirée par l'Islam parce que le voile des femmes lui rappelait Sainte Marie.

La présence des musulmans dans la politique démontre que ceux-ci souhaitent la démocratie, et selon le docteur Bagby très peu sont les musulmans qui pensent comme Bin Laden.

The Christian Science Moniteur termine son article avec une phrase de Catherin García, convertie à l’islam qui a déclaré : "rien de meilleur ne m'est arrivé dans la vie si ce n’est l'Islam. Je n'aurais jamais pu imaginer que je puisse ressentir toute cette tolérance divine et tout ce calme dont je jouis maintenant."

:lol: :lol: :lol:
Il ne manque plus que le pape d'ailleurs invité par le fils Khadafi à embrasser l' islam
après qu'il ait déclaré que l' islam est une religion violente. :mrgreen:


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Re: Rome musulmane selon le prophète

Message non lupar Georges » mar. 27 janv. 2009 16:34



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Re: Rome musulmane selon le prophète

Message non lupar Georges » lun. 2 févr. 2009 16:30

L'islam est un péril à ne pas sous-estimer... »

L'archevêque de Smyrne (Turquie), Mgr Giuseppe Germano Bernadini, a affirmé que l'Islam était un danger pour l'Europe, laquelle fait preuve de naïveté en estimant qu'il peut y avoir réciprocité dans le dialogue. Il a rapporté le fait suivant:

«Au cours d'une rencontre officielle sur le dialogue islamo-chrétien un personnage musulman influent, s'adressant aux participants chrétiens, avait déclaré avec calme et aplomb: « Grâce à vos lois démocratiques, nous vous envahirons. »

faut y croire, écrit l'archevêque, car cette « domination » a déjà commencé avec les pétrodollars, utilisés non pas pour créer du travail dans les pays d'Afrique du Nord ou du Moyen-Orient, mais pour construire des mosquées et des centres culturels dans les pays chrétiens, y compris Rome, centre de la chrétienté».


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Re: Rome musulmane selon le prophète

Message non lupar mourtad31 » mar. 10 mars 2009 05:03

concernant cette question il a été demandé un jour a cheikh al albani connu pour etre le grand mouhaddith du siecle : " est ce que vous pensez a une conquete proche de rome ?" et en faisant reference a douma qui est un village situé sur le plateau de golan " on arrive meme pas a s emparer de douma que dire de rouma". N ayez crainte meme un des plus grands savants wahabite du XX eme siecles ne semble pas y croire



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Re: Rome musulmane selon le prophète

Message non lupar yacoub » mar. 10 mars 2009 16:11

Ce ne sera pas une conquête militaire mais la conversion des Italiens à la secte satanique
en imortant des maghrebins encoraniqués jussqu' à la moele
avec le soutien aveugle des staliniens du genre raf, la démocratie italienne s'ecroulera
et les Italiens appliqueront de gré ou de force la loi du gourou cher à diablotin
comme ça se passe actuellelement en Agérie.






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Re: Rome musulmane selon le prophète

Message non lupar yacoub » mar. 9 févr. 2016 18:33

http://www.polemia.com/rencontre-avec-l ... e-de-rome/

Rencontre avec l’Evidentiste : revivons-nous la chute de Rome ?
Michel Geoffroy, essayiste. 4 février 2016 | Exclusivité Polémia

♦ Je ne l’avais pas revu, l’Evidentiste – c’est comme cela qu’il aime se présenter – depuis la mort de Louis Pauwels. Cela faisait donc un bail ! Il m’avait donné rendez-vous dans son habituel restaurant chinois, Place de la République. Il m’attendait en sirotant un bourbon, car il était toujours en avance sur ses rendez-vous : « Une habitude prise dans la Résistance », se plaisait-il à dire. Il n’avait pas vraiment changé. Quelques rides, peut-être, mais c’était bien lui. Il entama la conversation comme si nous nous étions vus la veille : l’Evidentiste devait habiter dans un trou du temps, assurément.

La chute de Rome, histoire proche

« Alors, quel effet cela fait-il ? » me demanda-t-il.

Je ne comprenais pas. « Je veux dire quel effet cela fait-il de revivre la chute de Rome, bien sûr ! » répondit l’Evidentiste.

J’essayai de reprendre pied : « Vous croyez vraiment que nous sommes dans la même situation ? ».

« Plus que vous ne le croyez », répondit-il avec un entrain mal dissimulé. « Il y a en effet beaucoup de points communs d’après ce que nous savons de cette histoire proche ».

Je rectifiai : « Vous voulez dire de cette histoire antique » ? « Mais pas du tout ! La chute de Rome est très proche de nous, au contraire : 1500 ans environ, ce qui à l’échelle du peuplement de l’Europe, c’est-à-dire au moins 30.000 ans, n’est rien », rétorqua l’Evidentiste. « La chute de Rome c’était hier, comme aujourd’hui sera hier demain, vous comprenez ? ».

Un peu abasourdi, je me plongeai dans la lecture du menu, pour gagner du temps.

Les grandes invasions

« Vous faites sans doute référence aux grandes invasions pour établir ce parallèle ? » répondis-je sur un mode interrogatif. « Encore que les barbares de l’époque étaient avant tout des Européens du Nord ou de l’Est », ajoutai-je sur un ton que je voulais docte.

« Oui mais pas seulement. La similitude historique est systémique en effet et non pas factuelle », me répondit l’Evidentiste, avant de continuer : « Et il ne faut pas oublier que c’est Rome qui a ouvert la porte aux Barbares».

« Exactement comme les gouvernements européens encouragent l’immigration de peuplement ? » dis-je.

« Oui, vous voyez : vous y venez », sourit mon interlocuteur. « Et en plus pour des raisons économiquement et sociologiquement comparables : le modèle économique de Rome, fondé sur la prédation, s’essoufflait faute de nouvelles conquêtes. Les finances publiques étaient déficitaires et il devenait de plus en plus difficile de subventionner les pauvres dans les villes et de payer régulièrement la troupe. Car les Romains avaient abandonné la conscription républicaine au profit de l’armée de métier : ils préféraient la douceur de leurs villas aux rudes camps militaires ! Mais l’oligarchie terrienne refusait aussi de lever les impôts qui auraient permis de rétablir les finances et de recruter l’armée nécessaire à la défense de frontières de plus en plus étendues. C’est alors que des patriciens pensèrent qu’il serait plus simple de faire garder le limes par les Barbares eux-mêmes, puisque ces derniers ne demandaient, au début, qu’à jouir de la vie romaine ».

Je l’interrompis : « Comme le patronat a pensé qu’il serait plus rentable de faire venir une main-d’œuvre immigrée bon marché ? ».

La responsabilité des classes dirigeantes

« Oui, dans les deux cas c’est bien l’égoïsme et l’aveuglement des classes dirigeantes qui a initialisé la chute » ajouta l’Evidentiste. « Car une fois le processus engagé, il n’a plus été possible de l’arrêter. Dans un premier temps les Barbares sont devenus indispensables à l’Empire. Mais comme ils étaient de plus en plus nombreux, car ils faisaient venir leurs familles, ils ont aussi fait moins d’efforts pour devenir romains. Puis comme ils disposaient de la force militaire ils ont fini par se tailler des royaumes pour leur propre compte. C’est ainsi que ceux qui voulaient au début bénéficier de la Pax Romana ont fini par détruire Rome et que la civilisation s’est effondrée à l’ouest de l’Europe ».

L’Evidentiste continua sa démonstration : « Vous vous trouvez dans une situation tout à fait romaine aujourd’hui en Europe ». Il parlait toujours en effet des Européens à la troisième personne, comme s’il était lui-même chinois, indien ou martien…

« Des pans entiers de votre économie ne peuvent plus se passer de la main-d’œuvre immigrée, puisque vous avez découragé le travail productif manuel. Et vous ne savez plus arrêter les migrations. C’est la fuite en avant comme à Rome ».

J’objectai faiblement que l’immigration de peuplement avait chez nous remplacé l’immigration de travail. « Oui, comme à Rome ! Pour un guerrier arrivait une famille tout entière, puis des cousins, des apparentés, puis des gens des tribus voisines », répondit mon interlocuteur.

Le regroupement familial

« Il faudrait aussi vous demander pourquoi l’Empire romain d’Orient a survécu jusqu’à la conquête turque, alors que celui d’Occident s’est effondré », ajouta l’Evidentiste. « Je crois que vous allez me l’expliquer », répondis-je.

L’Evidentiste ne se fit pas prier : « Pour plusieurs raisons : géographiques, d’abord, qui ont fait que ses frontières étaient plus

Romulus Augustus, le dernier des emereurs romains d'Occident.
Romulus Augustus, le dernier des empereurs romains d’Occident.
faciles à défendre ; ensuite, les empereurs d’Orient n’ont accepté les guerriers barbares qu’à titre individuel et non pas comme peuples ; ils ont toujours veillé à disposer de troupes impériales aguerries, sans leur concours ».

Je l’interrompis : « Vous voulez dire qu’ils n’ont jamais accepté de regroupement familial » ? « Exactement, et c’est sans doute ce qui les a protégés, alors que les Romains d’Occident n’ont pas eu cette prudence », me rétorqua l’Evidentiste, avant de poursuivre :

« Enfin, le pouvoir impérial, de nature presque théocratique, était mieux respecté en Orient qu’en Occident, où l’empereur devait compter avec l’Eglise et l’oligarchie terrienne et avait bien du mal à faire prévaloir l’intérêt commun. De toute façon, les armées romaines, composées en Occident de mercenaires mal payés, tentés en permanence par les coups d’Etat et les usurpations, n’étaient plus que l’ombre des légions citoyennes d’antan ».

Les racines religieuses de la chute

« Ce qui démontre, selon vous, que les invasions n’ont été rendues possibles que par l’effondrement interne et préalable de la société romaine ? » lui demandai-je.

« Voilà une objection tautologique, bien dans l’air du temps ! » s’esclaffa l’Evidentiste ; « car il est toujours facile, après coup, de trouver des explications de longue durée à des accidents historiques : les historiens ont de tout temps été payés par les vainqueurs pour tenter de rationaliser leur victoire… En réalité les deux phénomènes sont évidemment liés car les migrations incontrôlées sont le signe de la mort prochaine de la société d’accueil. Les migrations ont détruit la société romaine d’abord parce qu’elles ont dévasté les campagnes. Mais les Romains n’ont pas su réagir d’une façon appropriée car ils avaient perdu leurs antiques vertus, c’est-à-dire la foi de leurs pères ».

Je lui demandai : « A cause de quoi : du christianisme ? ». « C’est possible » répondit mon interlocuteur, « même si ensuite, lorsque le christianisme est devenu religion d’Etat à Rome, les auteurs chrétiens se sont évertués, en bons historiens, à démontrer le contraire ! Le christianisme, plaçant le salut dans l’au-delà, ne pouvait que ruiner dans un premier temps la religion civique des Romains. Même si par la suite il est devenu le ciment d’un empire en perdition. Ce qui n’était pas non plus sans risques car on disait aussi que certains empereurs romains se préoccupaient plus de querelles théologiques – incessantes à l’époque, y compris chez les Barbares eux-mêmes – que de la défense de l’Empire ! ».

J’ajoutai : « Comme aujourd’hui la religion des droits de l’homme fait perdre tout sens commun à nos gouvernants et les empêche de réagir ?». « Sans aucun doute » me répondit l’Evidentiste. « Car vous savez, comme on dit, que le poisson pourrit toujours par la tête ».

Plus dure sera notre chute

Le repas s’achevait, morose. Dehors il commençait à pleuvoir.

J’objectai quand même : « Il y a cependant une grande différence : les Barbares d’alors étaient avant tout des peuples du Nord ou de l’Est de l’Europe et en outre ils ont adhéré à la nouvelle religion de l’empire : ils sont devenus chrétiens. Alors que les immigrants d’aujourd’hui sont avant tout originaires d’Afrique ou du Moyen-Orient et sont en majorité musulmans ».

L’Evidentiste savourait sa dernière tasse de thé au jasmin : « Bien sûr, la différence est de taille et cela explique que la catastrophe qui s’annonce sera pire pour l’Europe que la fin de l’Empire romain d’Occident. Il ne faut pas oublier que même des envahisseurs d’origine européenne ont pu mettre à bas la société romaine du simple fait de leur altérité et de leur nombre. Or aujourd’hui l’altérité est encore plus prononcée : la conclusion s’impose d’elle-même… ».

L’Evidentiste continuait sa démonstration : « N’oubliez pas que l’Europe occidentale a mis près de 1000 ans pour se remettre de la chute de Rome ; disons jusqu’au début du XVIe siècle où elle a écarté, avec la bataille de Lépante, l’expansionnisme turc et où l’avènement de l’Etat-nation et des empires européens a mis fin au chaos politique endémique. Où aussi les progrès techniques ont permis de retrouver une certaine prospérité, favorable à la démographie. Mais les conditions actuelles seront bien pires : l’Europe occidentale a perdu la foi et les immigrants installent la leur ».

Vous devriez y réfléchir

Je lui demandai, un peu découragé : « Alors vous êtes donc convaincu que l’histoire de la chute de Rome recommence et que nous n’avons plus d’espoir ? »

L’Evidentiste me sourit : « La chute de la Rome occidentale recommence en effet, nuance. Car il est frappant de constater que la Russie et certains pays de l’ex-bloc soviétique résistent mieux aux migrations que les pays occidentaux : leur vitalité est meilleure que la vôtre, mais il est vrai que vous êtes bien malades ! ».

Et il ajouta en me quittant : « Manifestement les lointains héritiers de Byzance, qui au surplus ont été protégés par le communisme de la contamination occidentale, ont gardé des atouts que vous n’avez plus. La troisième Rome se tient encore à l’Est ! Vous devriez y réfléchir, avant qu’il ne soit trop tard, puisque selon la prédiction du moine Philothé (*), il ne devrait pas en y avoir de quatrième ».

Il pleuvait sur Paris, ou sur Rome, je ne savais plus très bien. Je regardai s’éloigner l’Evidentiste dans l’averse, tout en pensant à ses derniers propos : « Nous devrions y réfléchir, en effet ».

Michel Geoffroy
3/02/2016

(*) Moine au monastère de Pskov au début du XVIe siècle.



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Re: Rome musulmane selon le prophète

Message non lupar yacoub » mar. 17 mai 2016 16:41

En 2050, les musulmans devraient rattraper les chrétiens en nombre de fidèles dans le monde

Repéré par Jean-Laurent Cassely


L’institut de sondages et d’études Pew Research Center a publié début avril une vaste étude sur «Le futur des religions du monde» à l’horizon 2050.

Alors qu’en 2010, on comptait 2,2 milliards de chrétiens, ce qui en fait la première religion du monde devant l’islam avec 1,6 milliard de croyants, le nombre de ces derniers augmenterait de 73%, plus vite que celui des chrétiens qui eux n’augmenteraient qu’au rythme de la population mondiale (35%).

En conséquence, les deux religions auraient un nombre presqu’égal de fidèles, autour de 2,8 milliards pour les musulmans et un peu plus, 2,9 milliards, pour les chrétiens. Parmi ces derniers, 4 sur 10 vivront en Afrique sub-saharienne. La population mondiale compterait ainsi environ 30% de chrétiens, et une part presqu’égale de musulmans. Ces derniers dépasseraient les chrétiens, si les projections de l’institut sont justes, aux alentours de 2070.

Les athées, agnostiques et autres individus qui ne sont affiliés à aucune religion devraient voir leur part relative se réduire dans la population mondiale.

La projection, exercice difficile, prend en compte les populations actuelles, leurs taux de natalité et de mortalité, leur âge, les migrations internationales et les tendances de conversion d’une religion à l’autre.

En 2010, les musulmans sont plus nombreux que les membres d’autres religions à être jeunes, et leur taux de natalité est plus élevé, deux facteurs qui expliquent cette évolution. Plus âgées et ayant un taux de natalité plus faible, les populations bouddhistes d’Asie devraient voir leur part se réduire.

Projected Change in Global PopulationLe Pew Research estime que la part des chrétiens passerait de ¾ à 2/3 de la population en Europe, restant la religion majoritaire, alors que les «sans religion» seraient ¼ et les musulmans, autour de 10%, contre environ 6% en 2010. Bien qu’ayant une part relative très minoritaire, la population hindouiste doublerait ses effectifs (elle compterait un peu moins de 0,5% de la population européenne en 2050).

Dans son tableau pays par pays, le Pew Research estime que la France fait partie de ceux où la religion chrétienne ne sera plus majoritaire en 2050, au profit des athées et agnostiques qui seront un peu moins d’un sur deux.

La limite d'une telle étude réside bien sûr dans les définitions très nombreuses qu'on peut donner d'un «croyant», d'autant que la religion ne fait pas l'objet d'un recensement dans tous les pays.

En revanche, comme le soulignait Henri Tincq sur Slate, on assiste bien à un retour du religieux ou «une revanche de Dieu» depuis la fin du XXe siècle, notamment en Europe, où les différentes religions sont plus visibles et dynamiques.

Slate.fr



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Re: Rome musulmane selon le prophète

Message non lupar yacoub » ven. 7 oct. 2016 19:43

Une Europe qui porte des fruits chrétiens : 7 octobre 1571… la bataille de Lépante…

Signe du Ciel : le 7 octobre est l'anniversaire de la bataille de Lépante - la plus formidable raclée jamais infligée aux Ottonans - mais aussi l'anniversaire de la naissance du président Vladimir Poutine ! Difficile de ne voir là qu'une simple coïncidence ! Ayons Confiance !





7 octobre 1571… Bataille de Lépante… Le Monde chrétien, réunissant les flottes vénitiennes, espagnoles et papales autour de la Sainte Ligue, affronte l’Empire ottoman et sa puissante flotte…
Pour une Europe qui porte des fruits chrétiens

Crucifix qui ornait la proue
de la galère de Don Juan d’Autriche
lors de la bataille de Lépante, le 7 octobre 1571


La Basilique Notre Dame de la Victoire à Saint-Raphaël — devenue à présent Notre Dame du Rosaire — tout comme la fête liturgique instituée par le pape saint Pie X commémorent la victoire de Lépante.

Au XVI° siècle, le Souverain Pontife Pie V avait demandé aux catholiques de confier à la Vierge Marie l’issue de cette bataille navale. La victoire de Lépante, le 7 octobre 1571, est un jalon incontournable dans l’histoire de l’unité européenne.

Fort de ce patrimoine historique qui n’est pas sans résonance contemporaine, l’Association les Amis de la Basilique Notre Dame de la Victoire, créée en 2010, veut développer une réflexion et une action sur divers thèmes afin d’apporter sa modeste contribution à la compréhension des enjeux culturels et religieux de l’Europe du XXI° siècle.


LA BATAILLE DE LÉPANTE


d'après "Le grand dictionnaire historique ou Le mélange curieux de l’histoire sacrée" par Louis Moreri


Cette bataille est la plus célèbre que les Chrétiens aient jamais gagnée sur mer. Elle fut donnée dans le détroit qui est entre les petites îles de Cursolari, autrefois les Échinades, et la terre ferme, environ à soixante milles du promontoire…


Les Turcs ayant mouillé à Lépante apprirent que les Chrétiens en quittant Corfou, venaient sur eux à pleines voiles. Ils avaient si mauvaise opinion de la flotte Chrétienne, qu’ils ne s’imaginèrent pas qu’elle eût assez de hardiesse pour leur présenter le combat.
Leurs généraux néanmoins alarmés par ce bruit, envoyèrent en diligence des barques dans tous les ports de ce golfe pour y chercher des matelots et des soldats, et firent embarquer ce qu’ils avaient de cavaliers. Bientôt après, on leur rapporta que la flotte Chrétienne avait déjà gagné au-dessus de l’île de Céphalonie. Les Turcs levèrent promptement les ancres, pour fermer le passage aux Chrétiens. La flotte Ottomane commandée par Ali Bâcha, était composée de deux cens galères, et de près de soixante-dix frégates et brigantins. Celle des Chrétiens était composée de deux cent dix galères, de vingt-huit grands navires d’équipage, et de six galéasses garnies de grosse artillerie. La fleur de la noblesse d’Italie était dans cette armée, et plusieurs d’entre eux s’étaient déjà signalés à la guerre…

D. Juan d’Autriche, frère naturel de Philippe II roi d’Espagne, était généralissime de l’armée ; et Marc-Antoine Colonne, général de la flotte du Saint-Siège, avec pouvoir de commander absolument en l’absence de D. Juan. Venieri était général de la flotte Vénitienne. Les Chrétiens sortirent du port Alexandrin le 2 du mois d’octobrev1571 et s’élargirent dans le golfe de Lépante. Les barbares qui avaient pendant la nuit gagné au-delà du golfe, mouillèrent à Galengo ; les Chrétiens qui s’étaient plus avancés, jetèrent les ancres entre Pelata et les îles Cursolaires. Les deux flottes quittèrent leurs postes au point du jour du lendemain, sans le savoir de part ni d’autre. Ainsi elles se trouvèrent engagées à donner bataille. Les Chrétiens partagèrent leur armée en quatre corps. L’aile droite était composée de cinquante-quatre galères, et commandée par André Doria. Augustin Barbarigo était à la tête de l’aile gauche, avec un pareil nombre de galères. D. Juan d’Autriche s’était réservé le corps de la bataille, composé de soixante-et-un vaisseaux, et avait à ses côtés Venieri. Le fils du duc d’Urbin joignit la capitane de la flotte du Saint-Siège, monté sur celle du duc de Savoie ; et Alexandre de Parme joignit celles des Vénitiens, sur la capitane de la république de Gênes. Pierre Justsniani, qui commandait les galères de Malte, et Paul Jourdain, étaient aux deux extrémités de cette ligne, Le marquis de Sainte-Croix avait un corps de réserve de soixante voilés, pour soutenir ceux qui plieraient les premiers. Jean de Cordoue précédait toute l’armée avec une escadre, de dix vaisseaux, pour aller à la découverte ; et les six galéasses Vénitiennes étaient une espèce d’avant-garde. Les deux armées se trouvèrent séparées par les îles Cursolaires à soleil levé. Quelque temps après les Infidèles parurent à peu près dans le même ordre de bataille, sinon qu’ils n’avaient point de corps de réserve, et qu’ils avaient plus étendu leur ligne, qui était, selon leur coutume, courbée en forme de croissant. Hali était au milieu de l’armée, monté sur la capitane opposée directement à celle de D. Juan d’Autriche. Pertau était à côté d’Ali sur une autre galère. Louchali et Siroch, qui commandaient les deux ailes, avaient en tête Doria et Barbarigo.


Les deux armées n’étant éloignées que de douze milles, D. Juan fit donner le signal pour combattre, en faisant arborer l’étendard qu’il avait reçu à Naples de la part de Sa Sainteté. L’image de Jésus-Christ sur la Croix, brodée sur cet étendard, ne fut pas sitôt déployée, que toute l’armée la salua avec de grands cris de joie. Alors tous les officiers donnèrent le signal de la prière, et toute l’armée à genoux adora l’image sacrée de Jésus-Christ. C’était un spectacle assez surprenant de voir tous ces soldats armés pour combattre, et ne respirant que le carnage, se prosterner devant le Crucifix, et demander à Dieu la grâce de vaincre les Infidèles. Cependant les deux flottes s’approchaient, et celle des Turcs était poussée par un vent favorable, mais qui tomba un peu avant qu’on eût commencé le combat. Aussitôt il se releva tant soit peu en faveur des Chrétiens, et porta la fumée de leur artillerie dans l’armée Ottomane : de sorte qu’on regarda ce changement comme une espèce de miracle, et comme un secours envoyé du Ciel. Le 7 d’Octobre les deux armées étant à la portée du canon, on fit un si grand feu de part et d’autre, que l’air fut tout obscurci. Après qu’on se fut vaillamment battu pendant trois heures avec un avantage égal, la victoire commença de favoriser l’aile gauche des Chrétiens, commandée par Barbarigo, qui coula à fond la galère de Sirocho, lequel fut tué en se défendant comme un lion. Sa mort jeta la consternation dans les galères qu’il commandait, qui vivement pressées par celles de Venise, s’enfuirent vers la côte. Le bruit de la victoire répandu dans l’armée des Chrétiens, parvint jusqu’à dom Juan d’Autriche, qui se battait contre le gênerai Hali, et qui commençait à remporter l’avantage. Les Espagnols ayant quelque jalousie de ce que les Vénitiens avaient donné le branle à la victoire, firent à nouveau feu sur la capitane, tuèrent Hali, montèrent dans sa galère, et en arrachèrent l’étendard. Dom Juan fit alors crier Victoire ; et ce ne fut plus là un combat, mais un horrible massacre des Turcs, qui se laissaient égorger sans se défendre. Dork qui commandait l’aile droite, n’ayant pas assez de vaisseaux pour faire un front égal à ceux de Louchali, gagna la mer avec toutes ses galères. Louchali le poursuivant, invertit quelques vaisseaux Vénitiens dont il se rendit maître, et voulut ensuite attaquer le gros de l’armée Chrétienne ; mais ayant aperçu que Doria et le marquis de Sainte-Croix s’efforçaient de tenir sur lui, il s’enfuit à toutes voiles suivi de trente galères : le reste de ses vaisseaux fut pris ou coulé à fond. Pertau, sans être connu, s’échappa dans un esquif au travers des galères Chrétiennes.


Les Turcs perdirent plus de trente mille hommes dans cette bataille, une des plus sanglantes pour eux qu’ils eussent donnée depuis le rétablissement de leur empire. Les Chrétiens firent cinq mille prisonniers, entre lesquels se trouvèrent les deux fils de Hali, et se rendirent maîtres de cent trente galères Ottomanes : plus de quatre-vingt-dix-sept se brisèrent contre la terre, ou furent coulées à fond, ou consumées par le feu. Près de vingt mille esclaves Chrétiens recouvrirent la liberté ; et le butin fut très considérable, parce que ces barbares venaient de piller les îles et de prendre plusieurs vaisseaux marchands. Les Chrétiens y perdirent huit mille hommes, dont le plus considérable fut Barbarigo, commandant de l’aile gauche, lequel après avoir enfoncé l’aile droite des ennemis, reçut un coup de flèche dans l’œil, dont il mourut quelque temps après. Le combat dura depuis cinq heures du matin jusqu’au soir. L’obscurité et la mer qui devint grosse, obligea les vainqueurs à se retirer dans les ports les plus proches, d’où on envoya des courriers au Pape, à la République de Venise, et à tous les princes Chrétiens, pour leur faire part d’une si heureuse nouvelle.
* * *


7 octobre 1571 : bataille de Lépante,
les flottes espagnole et vénitienne anéantissent la flotte turque


Bataille navale de Lépante, à proximité du golfe de Patras en Grèce.


La Sainte Ligue composée de l'Espagne, de Venise et des États pontificaux du pape Pie V, et à une échelle moindre de Gênes et de d'autres États italiens, ainsi que des chevaliers de Malte, bat les turcs à Lépante, près de Corinthe. La flotte de plus de 200 navires est sous le commandement de Don Juan d'Autriche, frère du roi d'Espagne Philippe II et fils naturel de Charles Quint. Ce sont près de 100 000 hommes qui s'affrontent dans les deux camps. Les Turcs du Sultan d'Istanbul, Selim II Mast, sont écrasés. L'amiral Ali Pacha est fait prisonnier et décapité. Cette défaite marque un coup d'arrêt à l'avancée turque sur la Méditerranée. Un jeune soldat espagnol est blessé au combat et perd sa main gauche. Il s'agit d'un certain Cervantès.


Cette bataille marque un tournant dans la stratégie navale. En effet, c'est la première fois que les galères sont opposées (à grande échelle) à une flotte plus manœuvrante et armée de canons. La démesure de l'affrontement en fait un événement inouï : on dénombre 7 500 morts chez les chrétiens, 30 000 morts ou blessés et 8 000 prisonniers chez les Turcs, 15 000 forçats chrétiens libérés de leurs fers ; 117 navires, 450 canons et 39 étendards sont pris aux Turcs.


Paul Véronèse : Bataille de Lépante


* * *



La fête catholique de Notre-Dame du Rosaire a été instituée pour célébrer la victoire à Lépante en 1571. Elle est fixée au 7 octobre depuis 1913.


Notre Dame du Rosaire est une des dénominations de la Vierge Marie, ce nom a été notamment donné à la Vierge Marie lors des événements de Fatima en 1917.


Le rosaire est une variante de chapelet utilisée par les catholiques. C'est un grand chapelet consacré à la Vierge. Il tire son nom du latin ecclésiastique rosarium, qui désignait la guirlande de roses dont la Vierge était couronnée. Une légende veut que le rosaire ait été donné à Saint Dominique (1175-1221) par la Vierge Marie. Le chapelet utilisé est un collier composé de cinq dizaines de petits grains appelés Ave, précédées chacune d'un grain plus gros appelé Pater. Partant de l'un des grains plus gros, une branche terminale comporte trois petits grains (Ave), un gros (Pater) et un crucifix. Les appellations Ave et Pater correspondent au premier mot de la version latine des prières récitées.
Le roi d'Espagne Philippe II pratiquait beaucoup la dévotion du Rosaire, à laquelle il attribuait sa victoire contre les musulmans lors de la bataille de Lépante en 1571. À la suite de cette victoire, attribuée à l'intercession de la Vierge, la fête de Notre-Dame de la Victoire fut localement fixée au 7 octobre, date anniversaire de la bataille de Lépante. En 1913, le pape saint Pie X l'étendit à l'église universelle. Cette fête se nomme à présent Notre-Dame du Rosaire.



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yacoub
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Re: Rome musulmane selon le prophète

Message non lupar yacoub » mer. 16 août 2017 14:08

Augustin y compare minutieusement les récits des différents évangiles.
Les Évangiles sont quatre à l’image des quatre points cardinaux...

Les Évangiles sont quatre à l’image des quatre points cardinaux, pour montrer que la terre entière est appelée à la foi (Sur le Ps. CIII, 3,2). Mais « si grande est l’autorité du saint Évangile, parce que c’est l’Esprit Saint qui s’exprimait en lui, qu’est vrai même ce qu’a dit un seul évangéliste » (Sermon CCXXXV, 1). « Vous pouvez penser qu’un seul a tout écrit, puisque c’est le même Esprit qui les a tous inspirés » (Sermon CCXLVI, 1).

Sur l’accord des évangélistes De consensu euangelistarum est un travail de 403-404. Augustin y compare minutieusement les récits des différents évangiles. Des païens comme Celse et Porphyre s’étaient gaussés de leurs contradictions et y voyaient une raison majeure de ne pas leur accorder foi, et dans ses commentaires, Origène y est très attentif : il ne cherche pas à gommer les différences des évangiles, mais y voit plutôt l’indice qu’il faut s’attacher au sens spirituel de ces récits plus qu’à leur lettre. Cet argument n’est pas absent du De consensu, mais tout autre est la perspective d’Augustin ; contre Porphyre et les manichéens, il entend prouver l’harmonie des Évangiles, et ce sans recourir à autre chose qu’au sens littéral.

Le livre I fait une présentation des quatre évangiles et fournit des notices probablement inspirées de quelque Prologue des quatre évangiles (1,4). L’Évangile de Matthieu aurait été écrit en hébreu, et les autres en grec (voir aussi Jérôme, Des hommes illustres 3) ; pour Augustin, Marc n’est guère qu’un abréviateur de Matthieu ; il n’aurait que peu d’éléments propres et bien peu en commun avec Luc et Jean. Chaque évangéliste a eu connaissance de l’ouvrage de ses devanciers, et quand il omet un fait, ce n’est pas par ignorance, mais avec une intention particulière.

Matthieu et Luc mettent en relief l’humanité du Fils de Dieu, l’un dans sa dimension royale, l’autre dans sa dimension sacerdotale ; les trois premiers évangélistes racontent « les actions et les paroles du Seigneur dans le temps », pour enseigner à l’homme comment il doit vivre ; « ils marchent sur la terre avec l’homme Christ » (I, 3,6-7). Jean, quant à lui, fait connaître la divinité du Fils de Dieu, Verbe incarné ; il a moins de récits que de discours sur la Trinité et la vie éternelle et veut plutôt inciter à la contemplation (I, 5,8 ; IV, 10,19-20). Augustin reprend dans ces pages des considérations traditionnelles depuis le iie siècle sur la différence de perspective adoptée par les quatre évangélistes, figurés par les quatre animaux de l’Apocalypse.

Après avoir, dans le livre I, réfuté la vision païenne d’un Jésus qui serait seulement un sage et un thaumaturge, Augustin, dans les trois autres livres, compare minutieusement les récits des différents Évangiles, cherchant à atteindre la réalité historique des événements, à travers une lecture très littérale des textes dont il détaille minutieusement les divergences, concluant généralement qu’elles ne sont qu’apparentes. Au lieu de majorer les particularités de chaque Évangile, comme on tend aujourd’hui à le faire pour tenter de reconstituer la vision propre à chacun d’eux, Augustin les minore toujours. Il voit des différences, mais non des contradictions. Les divergences dans l’ordre chronologique de la narration sont interprétées à l’aide des procédés rhétoriques de la prolepse et de la reprise (« récapitulation »). Les récits sont considérés comme complémentaires (II, 79,155). Si les paroles par lesquelles Jésus à Gethsémani accueille Judas diffèrent d’un Évangile à l’autre, on ne doit pas les opposer, mais les additionner (III, 5,15-18). L’un raconte ce que l’autre a omis : des souvenirs différents sont à la base de récits différents. Les évangélistes étaient des hommes comme les autres, tributaires de leurs souvenirs pour le récit des événements : leur mémoire était inégale : l’un a pu ne pas se souvenir d’un fait ou n’avoir pas entièrement mémorisé un discours, d’où leurs divergences dans le récit et la chronologie (II, 12,27-28) ; mais cela ne change rien à la vérité des faits qu’ils rapportent (II, 39,86).

Dieu a éclairé la mémoire des évangélistes et tel détail a pu leur être « suggéré par l’inspiration divine », car leurs esprits étaient instruits par celui qui gouverne toutes choses (III, 13,48).

• Augustin, Sur l’accord des évangélistes III, 13,48

La mémoire de l’homme flotte à travers mille pensées, et il n’est au pouvoir de personne d’évoquer le souvenir qu’il veut quand il veut. Mais ces hommes saints et véridiques ont remis à la puissante et secrète action de Dieu, pour qui rien n’est hasard, la part de hasard qu’il y avait dans leurs souvenirs.

Le rôle de l’auteur est donc reconnu. L’inspiration étant pour Augustin du même ordre que l’illumination, les évangélistes sont des auteurs conscients qui apportent leur marque personnelle à leur ouvrage : « Chacun a ajouté la très utile collaboration de son propre travail, selon ce qui lui était inspiré » (I, 2,4). Il a eu la liberté de mettre en relief tel fait ou telle vérité en l’exposant plus en détail, tandis qu’il traitait sommairement un autre point (2,28), et chacun a son style et ses caractéristiques propres (I, 1,1). Il n’y a pas eu d’intervention miraculeuse de Dieu pour faire écrire aux quatre évangélistes les mêmes choses dans le même ordre. Chacun d’eux a un plan propre et une visée théologique particulière (voir Tertullien, Contre Marcion IV, 2,2) ; Augustin ne fait toutefois pas tout l’usage que l’on attendrait de cette idée fondamentale dans le traité (I, 2,4 – 6,9).

En dernière analyse, c’est le Christ lui-même qui est l’auteur des évangiles à travers les évangélistes qu’il a inspirés : « L’Évangile est la bouche du Christ. Il siège dans les cieux, mais ne cesse pas de parler sur la terre » (Sermon LXXXV, 1). Les évangélistes sont comme les secrétaires de Dieu. Mieux : membres de l’Église, du Corps dont le Christ est la Tête, les évangélistes sont ses mains et écrivent ce que leur dicte la Tête : « Ce qu’on lit dans l’Évangile du récit fait par les disciples du Christ, on ne le recevra pas autrement que si l’on voyait la main du Seigneur, celle de son propre corps, en train de l’écrire » (I, 35,54).

Augustin ne se soucie pas des différences de présentation des faits, mais des faits seuls. La même personne, dit-il, est capable de raconter trois fois le même événement différemment sans se contredire pour autant (III, 4,13). Les différences qu’on trouve dans les témoignages des évangélistes doivent nous apprendre le caractère relatif de tout témoignage humain et nous pousser à nous intéresser à la réalité des choses plutôt qu’à l’expression (II, 12,27-28). Si les paroles de Jésus ne sont pas rapportées dans les mêmes termes par les différents évangélistes, peu importe, puisque l’idée est la même (II, 14,31). La quête des ipsissima uerba du Christ est vaine et sans intérêt (III, 2,8).

Que Jésus soit entré à Jérusalem sur un ânon ou une ânesse, qu’importe, « Dieu n’attache pas aux mots qui expriment la vérité la même importance qu’à la vérité elle-même » (II, 66,128). Quand des paroles de Jésus sont inscrites dans un contexte différent, « il faut se rappeler que le Seigneur a souvent redit les mêmes choses et, en cas de contradiction insoluble, comprendre qu’il les a dites deux fois » (II, 51,106). Lorsque deux récits d’un événement apparemment identique ne peuvent être ramenés l’un à l’autre, c’est qu’il s’agit de deux événements différents. Par exemple, la purification du Temple placée par Jean au début de la vie publique de Jésus est à distinguer de celle que les synoptiques narrent peu avant la Passion ; l’apparition en Galilée de Mt 28,16 est différente de celle de Jn 21,1-2 ; les différentes apparitions du Seigneur ressuscité ne se contredisent pas, elles s’additionnent. Quand les Évangiles ne s’accordent pas sur un geste ou une attitude, c’est qu’ils prennent l’action à deux moments différents : ainsi pour les anges que les femmes voient au tombeau debout (chez Luc) et assis (chez Jean). Si Marc et Jean situent la crucifixion de Jésus l’un à la troisième heure, l’autre à la sixième, c’est parce qu’ils ont une autre réalité en tête : « Crucifié à la troisième heure par la langue des Juifs, il l’est à la sixième heure par les mains des soldats » (III, 13,47).

Le livre nous paraît parfois fastidieux, parce qu’un regard à une synopse nous apprend rapidement ce qu’Augustin développe parfois longuement. Mais il ne disposait pas de cet instrument de travail ; les Canons d’Eusèbe de Césarée, qui avait divisé les Évangiles en sections numérotées et établi des tableaux des passages communs aux Évangiles, n’étaient faits que de listes de chiffres et n’avaient pas la commodité d’une synopse, surtout si l’on ne disposait pas d’un texte des évangiles accompagné de sa numérotation. Augustin aurait pu s’être servi de ces Canons, puisqu’ils figuraient en tête de la révision des évangiles faite par Jérôme en 383, mais on n’en a aucune preuve ; le texte sur lequel il travaille est du reste une Vieille Latine, et non celui de Jérôme. Des Questions évangéliques de l’évêque de Césarée, il ne connaît que ce qu’Ambroise lui en a appris. Tel qu’il est, le livre a rendu bien des services, comme en témoigne le nombre de manuscrits qui l’ont transmis en dépit de sa longueur : Augustin est le premier à avoir traité systématiquement ces problèmes.
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