Pleure oh pays bien aimé !

Critique du Coran et ses versets - Chronologie - Histoire - Versets abrogés, Critique constructive des hadiths - quel apport dans la vie d'un musulman ? La réalité de la charia et de ses horreurs un peu partout dans le monde. Comment l'islam règle la vie des gens - comment les religieux oppressent le peuple
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omar
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Re: Pleure oh pays bien aimé !

Message non lupar omar » lun. 17 oct. 2016 20:00

Dernier message de la page précédente :

https://youtu.be/0h9wopXwhGI


«L'Occident n'oppose aucune idéologie à l'islamisme, sinon celle de l'argent»


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Re: Pleure oh pays bien aimé !

Message non lupar yacoub » mer. 19 oct. 2016 20:01

Cela s’est passé un 18 octobre 1970, assassinat de Krim Belkacem

Oct 19, 2014

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le « Lion des djebels » par les français, Krim Belkacem, le signataire de l’acte de naissance de l’Algérie indépendante, est assassiné le 18 octobre 1970, dans sa chambre d’hôtel à Francfort (Allemagne). Voici un article qui résume « l’ambiance » autour de son assassinat.


CRIME CONTRE KRIM


Krim Belkacem, le révolutionnaire de la première heure, le négociateur en chef et signataire des accords de paix, le militant pour une Algérie de liberté, de la dignité et des droits de l’homme a été découvert sans vie, le mardi 20 octobre 1970 dans une chambre de l’hôtel intercontinental à Franckfurt en Allemagne .



UN CRIME D’ETAT A L’ENCONTRE D’UN HÉROS DE L’ALGERIE COMBATTANTE.

Commandité par le pouvoir de Boumedien et exécuté par des agents de services indifférents à l’illégalité des missions qui leur sont confiés.

Ce « faux pas » commis dans le contexte de l’Algérie du conseil de la révolution représente le symbole de la dictature et de l’élimination physique des opposants au régime.

Un crime qui reste encore couvert d’une omerta, et qui, a que quelques rares écrits ou déclarations timides et isolées n’a guère bénéficié d’une mise en œuvre historienne, y compris par les intellectuels et historiens étrangers et notamment Français qui ne se sont jamais hasardés à aller plus que : Krim fut découvert étranglé dans sa chambre d’hôtel a Frankfurt.

Plus surprenant encore, lorsque sa biographie est évoquée, elle débute un jour avant sa naissance, le 14 décembre alors qu’il est né le 15 décembre 1922 et s’arrête avec la crise de l’été 1962, et c’est d’ailleurs ce que va mettre en scène le cinéaste Ali Rachedi, qui n’a rien trouvé de mieux a me dire que la vie de Krim après 62 ne m’intéresse pas !!!!

Certes dans une de ses sorties médiatiques a propos de l’assassinat de Krim, Mr Ait Ahmed désigne un certain Ait Mesbah comme le présumé responsable du crime, mais il n’en demeure pas moins que la réalité est beaucoup plus complexe que ce simple raccourci.

Il faut remonter a avril 69, ou a la suite d’une parodie de justice, les juges de la cour révolutionnaire d’Oran ont condamné a mort Krim Belkacem, au mépris de la justice et de la vérité, sur de faux documents, de faux témoignages et de témoins fabriqués.

C’est de là qu’il faut partir, d’abord de ceux qui ont organisé la sentence de mort ; ils ont pour nom : SNP Abdelghani ! président, cdt Draia procureur ; Hachemi Hadjeres, Abdelhamid Latreche, Makhlouf Dib et autres juges assesseurs…juges et jurés dont les consciences conjuguées ont abouti a la légitimation juridique d’un assassinat d’Etat.

Après cette condamnation et l’appel au meurtre lancé par le quotidien d’État de l’ouest (NDLR El Moudjahid) « tout Algérien se doit être l’auxiliaire de la justice en exécutant la sentence de mort en tout lieu et en tout moment » (In El Moudjahid du 8 avril 1969, page 3). La chasse à l’homme pouvait commencer. Khomeyni s’en est inspiré quelques années plus tard pour ces fetwas !

L’ordre donné, chacun (services officiels et parallèles), de son coté, utilisa ses propres ressources, ses propres moyens, ses propres relais pour prendre contact avec Krim, ce qui explique le flou entourant cet assassinat.

Il est certain que sans toute cette armada de personnes qui ont fini par faire douter Krim des réelles intentions du régime, celui-ci ne serait pas tombé dans le piège qui lui était tendu. Lui qui était toujours sur ses gardes et en mouvement. Lorsque le 10 octobre 1970 à Lausanne un coup de téléphone lui donna rendez-vous à Francfort, il confia à un ami qui est venu le chercher pour le conduire à Cointrin : « Je dois me rendre à un rendez-vous mais cela m’ennuie beaucoup ! » Comment ne pouvait-il pas être inquiet lui qui savait que des dizaines de militants de son parti, le MDRA, étaient dans les geôles du régime et qu’il avait la responsabilité et le devoir d’alléger leurs souffrances en prenant langue avec le pouvoir au risque de sa vie.

LA FRANCE LUI REFUSE LE DROIT D’ENTREE


Comment ne pouvait-il pas être inquiet lui qui avait demandé auparavant à ses interlocuteurs de les rencontrer en France et que la France lui avait refusé le droit d’entrer alors que le visa n’existait pas encore ! La France savait-elle quelque chose ? La lettre qu’a adressée M. Buron au président Georges Pompidou lui demandant des explications sur le refus du droit d’entrer à Krim Belkacem est édifiante et rend compte d’une certaine complicité passive de la France dans l’affaire Krim Belkacem. Il est vrai que la France de de Gaule avait déjà sur le dos l’affaire Benbarka où sa complicité active avec le régime de Hassan II ne souffre d’aucune contestation.

LES AUTORITES ALLEMANDES SAVAIENT

Que dire également des autorités et de la police allemande qui ont laissé faire, eux qui étaient certainement au courant de ce qui attendait Krim Belkacem, puisqu’à sa descente d’avion, la police lui a proposé sa protection. Pourquoi la police allemande qui connaissait l’identité des assassins ne les a pas arrêtés ? La non-intervention des autorités allemandes pour empêcher le meurtre est un acte de complicité active. Donc condamnable. Ainsi, l’assassinat de Krim n’a été possible que grâce à la conjonction de plusieurs services, certains actifs d’autres passifs et la collaboration de plusieurs personnes parmi les plus insoupçonnables. Comme pour la tragédie nationale le jour où la vérité, toute la vérité sera dite sur l’affaire Krim, bien des mythes s’écrouleront. Car il y a des vérités qui feront sûrement osciller le sismographe de la conscience nationale et créer un véritable malaise chez beaucoup de ceux qui se sont fait une notoriété sur le dos de Krim Belkacem. En ce 18 octobre 2012, comme chaque année, c’est avec beaucoup d’émotion que nous nous retrouvons à ce rendez-vous avec la mémoire et la vérité empêchée. Dans cette commémoration l’Etat, les pouvoirs publics, le ministère des Moudjahidine, l’organisation des moudjahidine ont toujours été totalement absents dénotant par là l’impression du malaise de l’Etat et de ses relais devant cette affaire. La réconciliation nationale restera insuffisante si elle ne prend pas en compte ce passé, car la problématique à solutionner n’est pas comment faire oublier le passé mais comment tirer d’un tel passé un avenir ? La réconciliation nationale avec le passé ne saurait s’accommoder des tentatives de mainmise politique sur l’histoire que déjà comme par le passé les « blanchisseurs de l’histoire » s’attellent à nous préparer. L’histoire de notre pays, à défaut de la justice, sera-t-elle un jour capable de trancher le sort de ceux qui n’ont fait que trancher les têtes ? Sinon la réconciliation et la paix recherchées ne serait que la tranquillité de l’ordre établi et non de la société.

Enfin, la réconciliation nationale passe inexorablement par la réhabilitation de tous ceux qui ont été injustement condamnés, exécutés, bannis par le système. Pour Krim Belkacem, cette réhabilitation passe par le déjugement de la cour révolutionnaire. La reconnaissance de son innocence, la reconnaissance de la responsabilité du pouvoir et non par donner son nom à un aéroport ou à une rue.



Article de Mohamed Maiz, publié le jeudi 18 octobre 2012 dans

http://lequotidienalgerie.org



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Re: Pleure oh pays bien aimé !

Message non lupar yacoub » mer. 19 oct. 2016 20:15

MAHOMET ET LES BERBERES

Mohamed Bnou Ahmad Alhamadani rapporte dans son livre que Anass Ben Malik a dit :

je suis venu voir le prophète en compagnie d'un jeune (Wassif) Berbère.

Le prophète me dit alors : Anass, quelle est la race de ce gamin ?

Je lui répondit qu'il est Berbère.

Le prophète me dit : Anass vends le même pour un Dinar.

J'ai demandé pourquoi Prophète ?

Il m'a dit c'est une nation à laquelle Dieu a envoyé un prophète, ils l'ont égorgé et cuit, ils ont mangé sa viande et ont donné la sauce à leurs femmes. Depuis Dieu a dit qu'il n'auront plus jamais de prophète"

Voilà une curieuse histoire. Elle révèle l'ignorance de Mahomet dans plusieurs domaines. De plus, elle nous indique l'état spirituel du "prophète".

Il condamne un peuple, les berbères, sans ménagement. Savait ils seulement qui étaient les berbères?

Il ordonne de vendre un homme comme on vend une marchandise.

Il invente une histoire horrible pour justifier son racisme.

Il ne donne ni le nom du prophète ainsi tué, ni ne le situe dans le temps.

Les histoires de ce genre sont nombreuses dans les Hadiths. Pour se sortir d'un piège quelconque ou justifier un comportement ou une décision, ou bien pour couvrir son ignorance sur un sujet donné, Mahomet fait souvent appel à des histoires tirées par les cheveux.


هذه الأسباب يكره السلفيون القبائليون الإنتساب إلى الأمازيغية


ورد في مسند الإمام أحمد بن حنبل عن عبد الله بن عمرو أن رسول الله صلى الله عليه و سلم قال: "من أخرج صدقة فلم يجد إلا بربريا فليردها"


و عن أبي هريرة قال: «جلس إلى النبي صلى الله عليه و سلم رجل، فقال له رسول الله صلى الله عليه وسلم: من أين أنت؟ قال "بربري"، فقال له رسول الله صلى الله عليه و سلم: "قم عني"، قال بمرفقه هكذا؛ فلما قام عنه، أقبل علينا رسول الله صلى الله عليه وسلم فقال: "إن الإيمان لا يجاوز حناجرهم".


ـ وجاء في "المعجم الكبير" للطبراني أن رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَال: "الْخَبَثُ سَبْعُونَ جُزْءًا: لِلْبَرْبَرِ تِسْعَةٌ وَسِتُّونَ جُزْءًا، وَلِلْجِنِّ وَالإِنْسِ جُزْءٌ وَاحِد



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Re: Pleure oh pays bien aimé !

Message non lupar omar » mer. 19 oct. 2016 21:37

raciste ?


«L'Occident n'oppose aucune idéologie à l'islamisme, sinon celle de l'argent»


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Re: Pleure oh pays bien aimé !

Message non lupar yacoub » sam. 22 oct. 2016 19:30

Une jeune algérienne aime un français non musulman, l'épouse et le couple fuit au Canada

DENIS MASCHINO est le fils de MAURICE MASCHINO : comme vous pouvez le lire dans l'Extrait de l’Article du Nouvel Observateur du 19/06/1978 ci-dessous:

Une femme disparaît…

Une Algérienne de vingt-six ans, Dalila, étudiante à Montréal, droguée puis enlevée à bord d’un « D.C.8 » privé de son frère aîné, richissime et puissant homme d’affaires,qui n’accepte pas son mariage avec un Français et la retient depuis, de force, en Algérie.
On croirait un mélange d’«Angélique, marquise des Anges » et de « SAS ».
Mais l’affaire occupe depuis trois semaines les colonnes de la presse canadienne et pourrait bien finir, si un règlement à l’amiable n’intervenait pas rapidement, par créer une tension diplomatique entre l’Algérie et le Canada.
Le 24 Avril dernier, Dalila est invitée à une soirée par deux de ses sœurs résidant aussi à Montréal. Son mari, Denis Maschino est trop fatigué pour sortir. Il ne reverra plus sa femme.
Les deux jeunes gens s’étaient connus en 1974, à l’Université d’Alger où Denis Maschino faisait ses études d’économie. Son père, Maurice Maschino, un intellectuel français connu pour son engagement pendant la Guerre d’Algérie aux côtés du FLN et marié à une Algérienne Fadéla M’Rabet, auteur d’une étude sans complaisance sur la condition de la femme algérienne, y réside depuis l’indépendance.

En 1971, Maurice et Fadéla Maschino, en désaccord avec le régime, partent s’installer en France. Denis, lui, reste pour poursuivre ses études, il serait peut-être en Algérie s’il avait pu épouser librement celle qu’il aime.

Mais Dalila est promise à un autre par son frère, Messaoud Zeghar, qui n’est pas un homme que l’on peut braver impunément. Denis rentre donc en France où Dalila le rejoint secrètement au début de l’année 1975. Ils se marient, au moins de mars, à Paris, qu’ils doivent quitter pour Montréal, craignant les représailles du frère. Dans le courant de l’année 1976, tout semble s’arranger : Messaoud lui rend visite au Canada. La rencontre se passe bien et lorsque les deux sœurs de Dalila viennent s’installer avec leur mari à Montréal, où Messaoud a des affaires, les relations avec la belle-famille paraissent excellentes. Jusqu’à cette fameuse soirée du 24 avril…




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Re: Pleure oh pays bien aimé !

Message non lupar yacoub » dim. 30 oct. 2016 13:12

Il est le fruit d’un travail collectif d'intellectuels algériens pour la cause berbère
“Algérie arabe, en finir avec l'imposture” présenté au 21e SILA

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Algérie arabe, en finir avec l'imposture (Éditions Koukou), est un ouvrage collectif de 247 pages qui a été présenté jeudi, lors d'une vente-dédicace, à la première journée du Salon international du livre d'Alger (Sila) par Hend Sadi, un des auteurs de ce livre. L’auteur est ainsi revenu sur l'une des questions les plus complexes de l'Algérie contemporaine : l'identité nationale.

Hend Sadi, écrivain, universitaire et militant de la cause berbérophone et kabyle, dresse avec Rabah Aït Messaoud et Hand Baïri dans Algérie Arabe, en finir avec l'imposture (éditions Koukou), un amer constat sur l'identité algérienne, la place réservée à la langue amazighe, et le combat des intellectuels et autres militants qui ont de tout temps défendu cette cause. Ce collectif d'écrivains a tenu à réunir, pour les besoins du livre, de nombreux auteurs qui ont participé à l'élaboration de ce travail, et dans lequel ils expriment leurs réflexions et leurs opinions, comme Amin Zaoui, Arezki Metref, ou encore l’artiste Lounis Aït Menguellet. Ces personnalités ont tenu à apporter, par leurs mots, leur militantisme et leur courage, des réponses à quelques questions qui revêtent une importance considérable dans notre société : le problème de l'identité nationale, ses composantes, la marginalisation du tamazight et ses causes. Outre ces écrivains et artistes, les auteurs de ce livre ont voulu “donner la parole aux auteurs vivants ou ceux disparus dont nous avons repris quelques textes qui traitent de la thématique de l'identité, de la culture, de l'histoire (...) parce que l'Algérie est un pays qui a une histoire très singulière, le mouvement de libération nationale a été extraordinaire, mais nous n'avons pas réglé la question de l'identité nationale”, a regretté M. Sadi. Un grand hommage est aussi rendu à l'auteur de Nedjma, Kateb Yacine, qui a, durant toute sa vie, milité pour une identité algérienne authentique, celle de la diversité langagière, culturelle, et religieuse. “Dans les dernières années de sa vie, Kateb Yacine a passé sa vie à défendre tamazight”, a déclaré notre interlocuteur. D’ailleurs, les initiateurs de cet ouvrage ont repris l’une des déclarations les plus retentissantes du poète Kateb, qui annonça, dans le journal Le Monde en 1985 : “Je ne suis ni Arabe, ni musulman. Je suis Algérien”.
Quant aux causes de ce déni, ou du moins de la marginalisation de l'identité amazighe, elles seraient dues, entre autres, à la brèche ouverte après l'indépendance et qui a laissé le champ libre aux mouvements religieux : “Un texte comme la plateforme de la Soummam, qui a été un moment d'ouverture sur la modernité, a mis de côté la question de l'identité amazighe” a souligné Sadi. Et d'ajouter: “Il n'y a certes, pas eu la négation traditionnelle du fait amazigh, mais on a fait comme si cela n'existait pas. Cela a engendré un vide, un vide qui a été occupé par le mouvement religieux, notamment les oulémas”. Mais c'est justement pour contrer les ravages de cette politique qui a voulu, des décennies durant, effacer une composante essentielle de l'identité algérienne que ces intellectuels se sont réunis dans le cadre de cet ouvrage. “Ce genre de démarches porte ses fruits, la preuve, on en parle encore quoique cette question n'est pas encore réglée. Il faut prendre en compte aussi le fait que le rapport de forces est déséquilibré, d'un côté il y a des moyens gigantesques en termes de lobbys et de moyens financiers portés par les états pétroliers. Ces moyens ont été pour beaucoup dans leurs succès”, a conclu M. Sadi.

Yasmine Azzouz



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Re: Pleure oh pays bien aimé !

Message non lupar yacoub » dim. 30 oct. 2016 14:15

Qui se souvient d'Abdelkader Meksa ?

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Meksa avec sa femme Nathalie et sa fille Missiva.

L'immense auteur de "Zelgum", "Anzar", Abdelkader Meksa, est né le 4 juin 1954 à Mira (Timizart) en Algérie. Il est décédé à Créteil (France) le dimanche 30 octobre 1988, à l'âge de 34 ans.



Meksa, un talent fou et un parcours digne d'une étoile filante qui continue de nous illuminer de ses morceaux musicaux. Tous les mélomanes qui l'écoutent diront qu'il est parti trop tôt. Abdelkader Meksa a, en une brève carrière artistique, apporté énormément à la chanson kabyle. Son jeu de guitare tout en sensibilité et sa voix cristalline gorgée de douceur ont fait de lui un chanteur hors pair.

Missiva Meksa qui a perdu son père alors qu'elle avait seulement huit ans a raconté à kabyle.com, que son père est mort suite à une bavure, non par accident comme beaucoup le laissent croire.

"Mon père est mort d’une bavure policière. Ce jour fatidique du 30 octobre 1988, après son travail, mon père est passé boire un coup dans un bar. Ayant voulu passer un coup de fil, il descendit au sous-sol où se trouvait l’appareil téléphonique. Mais il trébucha dans les escaliers et tomba. En le découvrant ainsi, le patron du bar appela la police qui est venue le récupérer. On le mit dans une cellule de dégrisement sans examen médical préalable. C’est quand ils ont vu qu’il ne bougeait plus depuis un bon moment que les policier ont décidé de le transporter dans un hôpital. Le rapport de l’hôpital que j’ai pu récupérer stipule que mon père était dans un état éthylique. Et le rapport du médecin légiste affirme que mon père avait reçu un coup (sans doute de matraque) à la tempe…"

Missiva se rappelle d'un papa poule qui aimait la chanson et sa famille. "Durant sa courte vie, il avait deux passions : celle de la famille et celle de son travail d’artiste engagé. Il était très attaché à ses racines kabyles, et à tout ce qui a trait à la civilisation berbère", a-t-elle confié dans ce témoignage.

L'inimitable Meksa Abdelkader est enterré dans son village natal, Mira, auprès de ses parents. Sa fille regrette profondément que sa tombe ne soit pas entretenu comme il se doit. Il est évident qu'un grand chanteur comme Meksa mérite les égards. "Asif asif", "Anzar" "Loundja", "Avava Amghar"... Son patrimoine est d'une richesse inouie et d'une profondeur musicale aura marqué plusieurs générations.

Repose en paix Meksa.

Hamid Arab



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Re: Pleure oh pays bien aimé !

Message non lupar yacoub » ven. 4 nov. 2016 19:36

Mes années Boum : une enquête algérienne

"Mon père a été assassiné quand j’avais deux ans. Ni ma famille ni moi ne savons ce qui s’est réellement passé." Une enquête à suspens, entre la France et l'Algérie d'aujourd'hui, sous le regard du président Boumédiene. Sept épisodes à podcaster dès maintenant !

Légende : Hocine Bennedjaï, le père d’Adila Bennedjaï-Zou• Crédits : DR Adila Bennedjaï-Zou - Radio France
Une série d'Adila Bennedjaï-Zou, réalisée par Marie Plaçais et Emmanuel Geoffroy diffusée dans Les Pieds sur Terre à partir du 3 novembre à 13h30

Téléchargez. Tous les épisodes de cette enquête sont disponibles en podcast en cliquant sur ce lien - et en écoute sur le site plus bas dans la page.


Mon père a été assassiné quand j’avais deux ans. Ni ma famille ni moi ne savons ce qui s’est réellement passé.
Aujourd’hui, j’ai décidé d’enquêter sur cette mort et je me suis rendue en Algérie où il a été tué. C’est là aussi que je suis née dans les années 70, qu’on appelle là-bas les années Boum, du nom du président Boumédiène qui a instauré la dictature dans le pays.

Cette série en sept épisodes est une enquête psychodramatique, généalogique, vaguement policière et pleine de surprises.
C’est aussi une enquête biographique sur cet inconnu qui m’a donné la vie et que je n’ai pas eu la chance de fréquenter. Il y a même des effluves d’une quête de soi, malgré tous mes efforts pour éviter de me rencontrer.

Mes années Boum, ça parle de l’Algérie, de la France et de moi, de nos rapports si étroits et si conflictuels. Et de la possibilité d’une histoire commune si chacune de nous trois veut bien pardonner aux deux autres.
Image
Episode 1 : Papa est mort
Écouter
Où j'apprends que mon père a été tué par des militaires


« Ça faisait un bon mois que tu disais « maman, papa est mort » » (Maman)


40 ans après la mort mystérieuse de mon père, je décide de mener l’enquête. Le hic c’est que ça m’oblige à partir en Algérie et que, comme beaucoup d’immigrés, je nourris un franc mépris pour le pays où je suis née. Est-ce que je vais réussir à combattre mes préjugés ?
Episode 2 : Bennedjaï-Street
Écouter
Où j'apprends que mon père a été tué par un certain lieutenant Mokrane


« Assassiner pour eux, c’est comme s’ils prenaient un verre d’eau. » (Nabil)


Dans la ville natale de mon père, je découvre que ma famille est friande de théories du complot, mais aussi qu’elle a une histoire qui a commencé avant la colonisation. Est-ce qu’on peut être maghrébine et devenir fan d’arbres généalogiques ?



Les parents d'Adila • Crédits : DR Adila Bennedjaï-Zou - Radio France Episode 3 : Les Promises
Écouter
Où j’apprends que mon père a été tué par ma mère


« C’est ta mère qui a tué mon frère ! » (Ma tante paternelle)


Dans la famille Bennedjaï, certains pensent que ma mère est responsable de la mort de mon père. En réalité, croyez-moi, vu de l’intérieur, un mariage arrangé ça ne ressemble pas du tout à ce qu’on pense.
Episode 4 : Les années Boum
Écouter
Où j’apprends que mon père a été tué par un camarade de promotion


« C’est comme ça qu’on a appris que Hocine a été descendu » (Mokhtar)


A Mostaganem, où mon père a fait ses études, je fais la connaissance de ses camarades de classe et d’une époque où on croisait à Alger des femmes en mini-jupes et des indépendantistes du monde-entier. Si, si, il y a eu un genre de mai 68 là-bas aussi.



Houari Boumédiène, 5 octobre 1971 • Crédits : AFP - AFP Episode 5 : La ferme pilote
Écouter
Où j’apprends que mon père est mort d’une crise cardiaque


« Il n’a pas été assassiné, il est mort tout seul » (Lakhal)


Je pars à la recherche de la maison dans laquelle on a retrouvé le corps de mon père. Sur le chemin, je tombe sur un morceau d’histoire de l’Algérie que tout le monde a préféré oublier.
Episode 6 : Tout le monde ment
Écouter
Où j'apprends que mon père s'est suicidé


« Dans le Coran, ils disent que les meilleurs croyants, ce sont ceux qui ont péché avant » (Nabil)


Après avoir rencontré un ancien collègue de mon père, qui remet en cause toutes mes certitudes, je découvre que dans la culture traditionnelle de mon père, il y avait aussi de la tolérance pour les faiblesses humaines.
Episode 7 : Ceux qui déterraient les cadavres
Écouter
Où j’apprends que la vérité est ailleurs


« Il était tellement énervé le bonhomme, qu’il a ouvert la tombe tout seul. » (Nadia)


Je me décide enfin à relancer ma requête officielle auprès de l’armée algérienne. Mais est-il réellement possible, aujourd’hui, de demander des comptes à l’armée ?



Le cimetière des Martyrs • Crédits : Saber68 / Wikicommos

Fichiers média:

http://media.radiofrance-podcast.net/po ... 4430-6.mp3

http://media.radiofrance-podcast.net/po ... 4430-5.mp3

http://media.radiofrance-podcast.net/po ... 4430-4.mp3

http://media.radiofrance-podcast.net/po ... 4430-3.mp3

http://media.radiofrance-podcast.net/po ... 4430-2.mp3

http://media.radiofrance-podcast.net/po ... 4430-1.mp3

http://media.radiofrance-podcast.net/po ... 4430-0.mp3



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Re: Pleure oh pays bien aimé !

Message non lupar yacoub » lun. 7 nov. 2016 19:09

Image

Algérien d’origine à la fois juive, berbère et européenne, qui se considère partie prenante de l’Algérie indépendante, mais qui est aussi profondément déçu, à plusieurs titres, par l’évolution de son pays . Pour lui, l’Algérie « est devenue indépendante, mais n’a pas réussi à être fraternelle ».

« Algérie, histoires à ne pas dire », a été entièrement tourné en Algérie, mais son thème essentiel est l’Absent, celui qui n’est plus là et dont la mémoire même tend à disparaître. L’absence d’un chef de maquis probablement victime d’un règlement de comptes entre indépendantistes et dont la mort reste obscure, celle d’une femme qui a risqué sa vie pour l’indépendance algérienne mais qui est aujourd’hui déçue par l’islamisation de son pays, l’absence des Juifs qui ont dû quitter un pays dont ils constituaient l’une des plus anciennes populations, et l’absence de ces descendants d’immigrants espagnols d’Oran, qui entretenaient de bons rapports avec les Arabes et dont certains, pourtant, ont été victimes, à l’indépendance, de massacres aveugles.

Pour évoquer ces quatre absences, le film nous emmène successivement dans quatre régions d’Algérie, qui sont en même temps emblématiques de quatre moments-clés de la guerre d’indépendance. Dans chacune d’elles, un personnage revient sur son enfance avant 1962 ou cherche à reconstituer un épisode de ces années de guerre qui furent aussi les dernières de la colonisation française
Sources : critiques cinématographiques

Que cherche J-P Lledo en interrogeant ces quatre personnages ?

Il cherche, dans la mémoire des Algériens, ce qu’il reste de la cohabitation entre les Pieds-noirs et les Algériens d’origine berbéro-arabo-musulmane 45 http://www.filmfestamiens dans films.émissions TVans après l’exode massif des Juifs et des Pieds-Noirs ? C’est bien ce qu’a tenté de trouver J-P Lledo et il l’a trouvé.


Voici ce que J-P Lledo dit de son film Les 4 histoires de ce nouveau film touchent à quelques tabous absolus de l’histoire algérienne, sur lesquels repose la légitimité du système politique qui s’est construit après l’indépendance. Temple bien gardé, l’histoire en est sans doute le dernier pilier. Et même s’il s’agit pour chacun des personnages principaux du film, d’abord d’une quête personnelle et de leur histoire qui prime toujours sur la grande histoire, il faut avoir conscience de leur courage.Cette interrogation entreprise avec mes personnages peut donc être considérée comme une tentative d’affronter la tâche qui attend les représentants de toutes les communautés du monde qui se sont fait la guerre, et notamment « les intellectuels » : revenir tôt ou tard, de façon critique, sur l’histoire de nos pères, sans animosité mais aussi sans oeillère, en cessant de voir la paille seulement dans l’oeil de l’autre.

Ces personnages en quête d’une vérité sur leur propre vie, reviennent sur leur enfance durant les années de guerre qui furent aussi les dernières décennies de la colonisation française.

En retournant vers leurs origines, d’est en ouest, de Skikda à Oran, du début à la fin de la 74616_mini2guerre d’indépendance, ils reconstituent un portrait inédit de l’Absent.

Méfiance, peur et malheur, les relations intercommunautaires n’ont-elles pas été aussi attraction, respect, reconnaissance et souvenirs heureux ?

Malgré les discriminations et les dégâts du colonialisme, un nouveau corps fait d’emprunts mutuels n’avait-il pas commencé à se constituer, à l’insu même de ses différentes composantes ?

D’après le Blog de J-P Lledo

La douleur fantôme de l’amputation, chez ceux qui étaient partis comme chez ceux qui étaient restés, n’en révélait-elle pas la réalité ?

Une Algérie multiethnique, libre et fraternelle n’était-elle pas possible ?705311620251293

Entre haines et fraternités, avec nos personnages nous refaisons le cheminement universel de la tragédie, lorsqu’aux protagonistes, le dénouement semble s’imposer.

Images du 5 juillet à Oran — Les deux communautés



Extraits du film

Aziz / Skikda (ex-Philippeville) / 20 août 1955

Né en 1949, enseignant en agronomie à Mostaganem, est originaire de Béni Malek, sur les hauteurs de Skikda, ex-Philippeville, épicentre d’une insurrection déclenchée par l’ALN, le 20 août 1955, qui cible principalement la population européenne. Lors de la répression de l’armée française, 23 hommes de sa famille, dont son père, disparaissent à jamais.
Mais Roger, le « colon » du coin, recueille plus de 80 femmes et enfants. Les Européens de Béni Malek ont été en effet épargnés par les insurgés. Et Aziz attribue cette exception à son oncle Lyazid, chef ALN local. Pour en avoir la confirmation, il retourne dans sa famille afin d’interroger les vieux.
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Katiba / Alger / 1956/1957

Née en 1949, anime à la Radio d’État une émission sur la Mémoire, exaltant le nationalisme. Katiba accepte de revenir sur les traces de son enfance, et nous retournons avec elle dans la Casbah de ses ancêtres puis à Bal El Oued, où elle a grandi, et qui fut le grand quartier populaire pied-noir d’Alger. Blonde aux yeux bleus et habillée « à l’européenne », on la prend pour une Française ».

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Cheïkh Raymond / Constantine / 22 juin 1961

Assassiné le 22 juin 1961 à Constantine, Raymond, chanteur juif de musique andalouse, est considéré comme un des grands Maîtres du genre. Il est pourtant absent des ondes depuis l’indépendance et d’un mur du Centre Ville où sont représentés 5 autres grands musiciens du malouf. Ses fans d’hier et d’aujourd’hui tiennent à lui rendre hommage.

Cette 3ème partie du film a été amputée de sa moitié, car suite aux annulations des 3 avant-premières en Algérie en juin 2007, le personnage principal a demandé de ne plus apparaître.

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Kheïreddine / Oran / 5 juillet 1962

Kheïreddine, né en 1976, metteur en scène de théâtre, prépare la pièce de Camus, Les Justes. De l’époque coloniale, il ne connaît que ce qui lui en a été dit à l’école. Pourtant il se rappelle aussi que dans sa famille, on lui a raconté que le jour même de l’indépendance, le 5 juillet 1962, on a tué des Européens. Kheïreddine se rend à Sidi El Houari, quartier pauvre de La Marine, où « Espagnols » et « Arabes » étaient presque tous frères de lait, avec l’espoir que ce quartier ait pu être une exception

.



Hayet Ayad



D’origine algérienne, kabyle, née en Alsace, Hayet Ayad interprète les chants sacrés dans toutes les langues de l’Andalousie historique. Dans le film, son chant pur s’inscrit thématiquement et musicalement dans l’Andalousie, Andalousies rêvées, Andalousies sublimées, Andalousies ratées, Andalousies égorgées, Andalousies renaissantes. Sa voix d’alto exprime plus qu’elle n’interprète. Sans accompagnement, sans parole, improvisée, elle crie, berce, interpelle, invective, et réactive ce qui se joue pour les personnages, comme pour l’histoire. Entre nostalgie et violence, elle dit la douleur tout autant que la révolte face à l’échec, la séparation des trois communautés. Elle s’élève contre le destin. Elle panse les plaies. Elle dit ce que les personnages cachent par pudeur. Elle est la Terre qui demande des comptes au Ciel, la Mère au Père. Elle revendique tous ses enfants, et refuse qu’ils s’entretuent. Elle est Mère courage.

Sources : fiche de présentation du film à la Presse.
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Le film a été interdit en Algérie. Pourquoi ?

Le cinéaste Lamine MERBAH fait partie de ceux qui refusent la diffusion de ce film, compte tenu, dit-il, de ce qu’il contient de vérités qui ternissent l’histoire de l’Algérie et sa révolution.
Car ce film présente des scènes qui montrent qu’Algériens, Chrétiens , Juifs vivaient en paix et en prospérité jusqu’en 1954 , quand survient la révolution qui leur gâche tout, évoquant clairement l’intégration

.En plus de ça Lamine MERBAH dit que le cinéaste a tenu à utiliser des cameramen et des enquêteurs algériens pour réussir à arracher des témoignages non anodins de certains moudjahidines algériens qui disent que les révolutionnaires algériens ont commis des crimes atroces contre les Pieds-noirs. Donnant ainsi l’image d’un terrorisme qui coule dans le sang des Algériens depuis la nuit des temps.

Voici le document d’où sont tirés ses propos. doc algriehistoirenepasdire3.doc

Jean-Pierre Lledo répond à Lamine MERBAH doclledorpondmerbah.doc

pochoirfrise104.jpg

Mais les censeurs ne font pas l’unanimité en Algérie même.

Voici la pétition et le texte des contestataires. Seront-il entendus ?

http://www.lapetition.com/sign1.cfm?numero=1527

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Qu’en pensent les Pieds-Noirs

Je ne peux parler que des Oranais . J’espère que les autres Pieds-noirs donneront leur avis dans les commentaires du Blog .

Voici la vidéo que j’ai pu diffuser sur mes forums.

Sur cette vidéo, bien sûr, ils reconnaissent non seulement le lieu mais les anciens « copains »Chichi le danseur, Hamida, Charlemagne et d’autres Ce qui les a le plus émus c’est cette presque vielle femme qui se souvient des paroles de la chanson que toutes leurs mères chantaient : l’Emigrante.

http://www.commeaucinema.com/bandes-ann ... 02810.html

Mais hélas eux ne sont pas prêts d’oublier et pardonner cette journée du 5 juillet 1962 qui a vu voler en éclat toutes leurs illusions sur l’autre communauté.

Un de mes anciens élèves m’a écrit une bien émouvante missive en réponse à un de mes messages.

Je crois qu’elle résume assez bien le sentiment qui prévaut parmi eux. On peut le regretter mais je le comprends oh! combien.



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Re: Pleure oh pays bien aimé !

Message non lupar yacoub » sam. 12 nov. 2016 15:11

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Re: Pleure oh pays bien aimé !

Message non lupar yacoub » ven. 18 nov. 2016 19:40

Liste des dirigeants de l’Algerie depuis l’an 215 av J.C

Cet article est un énoncé de noms, des rois et dirigeants qui ont été à la tête de l’Algérie et ce depuis l’an 215 av J/C , et non pas seulement de l’histoire des dirigeants de la République algérienne moderne. Il ne faut pas oublier que la civilisation humaine au Maghreb et en particulier en Algérie remonte à des millénaires mais ce n’est qu’à partir de l’Antiquité que cet espace commence à prendre sa forme actuelle en se scindant en régions et peuples. Cette liste, de dirigeants qui se sont succédés à la tête de l’Algérie ont été les premiers artisans de cet état-nation algérien moderne d’aujourd’hui. Telle une Chronique, ces grandes figures ont été un vaste panorama des évènements passés et sont une source indispensable de par la valeur documentaire, que soulève le rôle qu’ils auront joué à travers les millénaires. Ils demeurent, une source de connaissance historique de l’Algérie parfois d’une étonnante crudité, d’où la liste nominative qui suit !


Rois numides :
Juba II

Juba II

• Rois de la Numidie occidentale des Massaessyles :
• Roi Syphax (215 av J.C à 220 av J.C)
• Rois de la Numidie orientale des Massyles :
• Roi Zelalsen (vers 225 av J.C jusqu’à vers 215 av J.C)
• Roi Gaïa (vers 215 av J.C à 207 av J.C)
• Roi Ozalces (207 à 206 av JC)
• Roi Capusa (206 à 206 av JC)
• Roi Lacumazes (206 à 206 av JC)
• Roi Massinissa (206 à 202 av JC), qui unifia la Numidie






Rois de la Numidie unifiée :
Massinissa

Massinissa

• Roi Massinissa (202 à 148 av JC)
• Roi Micipsa (148 à 118 av JC)
• Roi Gulussa (148 à 145 av JC) – vice-roi, ministre de la guerre
• Roi Mastanabal (145 à 118 av JC) – vice-roi, ministre de la justice
• Roi Adherbal (118 à 112 av JC)
• Roi Hiempsal I (118 à 118 av JC)
• Roi Jugurtha (118 à 106 av JC)
• Roi Gauda (106 à 88 av JC)
• Roi Hiempsal II (88 à 60 av JC)
• Roi Juba I (60 à 46 av JC)
• Souveraineté saisie par la République romaine ( 46 a 30 a JC)
• Roi Juba II (30 à 23 av JC)
• Roi Ptolémée de Maurétanie (23 av JC à 40 ap JC) – Fin de la dynastie numide.


Occupation romaine :
Auguste

Auguste

• Empereur Auguste (25 av JC à 14)
• Empereur Tibère (14 à 37) – Tacfarinas dirige une résistance
• Empereur Caligula (37 à 41)
• Empereur Claude Ier (41 à 54)
• Empereur Néron (54 à 69)
• Empereur Vespasien (69 à 79)
• Empereur Titus (79 à 81)
• Empereur Domitien (81 à 96)
• Empereur Nerva (96 à 98)
• Empereur Trajan (98 à 117)
• Empereur Hadrien (117 à 138)
• Empereur Antonin le Pieux (138 à 161)
• Empereur Marc Aurèle (161 à 180)
• Empereur Commode (180 à 192)
• Empereur Septime Sévère (193 à 211)
• Empereur Caracalla (211 à 217)
• Empereur Macrin (217 à 218) – Cet empereur est issu de Cherchell
• Empereur Élagabal (218 à 222)
• Empereur Sévère Alexandre (222 à 235)
• Empereur Dioclétien (284 à 285)
• Empereur Maximien Hercule (285 à 305)
• Empereur Constance Chlore (305 à 306)
• Empereurs d’Occident, jusqu’à Honorius (395-423), puis Valentinien III (425-455) qui perd en 439 le contrôle du pays au profit de la domination partielle vandale.

Occupation vandale :
Vandal

Roi Vandal

• Roi des Vandales Genséric (430 à 477)
• Roi Hunéric (477 à 484) – révolte des Berbères Circoncellions
• Roi Gunthamund (484 à 496)
• Roi Thrasamund (496 à 523)
• Roi Hildéric (523 à 530) – son général Hoamer subit une défaite face aux Berbères.






Occupation Byzantine :
empereur justinien

Empereur Justinien

• Empereur Justinien (530 à 565)
• Empereur Justin II (565 à 578)
• Empereur Tibère II (578 à 582)
• Empereur Maurice Ier (582 à 602)
• Empereur Phocas (602 à 610)
• Empereur Héraclius (610 à 641)
• Empereur Constantin III (641 à 641)
• Empereur Heraclonas (641 à 641)
• Empereur Constant II (641 à 647)








Califat Omeyade qui succède aux 4 califes dit « el Rashidun » :
Chassériau Ali Ben Ahmed

Chassériau Ali Ben Ahmed

• Khalife Muawiya Ier (647 à 656)
• Khalife Yazid Ier (680 à 683)
• Khalife Muawiya II (683 à 684)
• Khalife Marwan Ier (684 à 685)
• Khalife Abd el Malik (685 à 705) – Alger est prise aux Byzantins.
• Khalife Al Walid Ier (705 à 715)
• Khalife Suleymane Ibn Abd el Malik (715 à 717)
• Khalife Omar II (717 à 720)
• Khalife Yazid II (720 à 724)
• Khalife Hisham Ibn Abd el Malik (724 à 743)






Révolte berbère :
Révolte berber

Révolte berber

(743 à 776) – L’Afrique du Nord s’enflamme sous la direction d’une révolte berbère contre l’impôt et le rite sunnite des Omeyyades. Une armée berbère impose la défaite à deux armées arabes omeyades (à Chlef et dans le Constantinois) venues d’Espagne et de Damas. L’armée berbère se met en marche , et part de Béjaïa pour réformer le monde islamique.








Dynastie Roustemide :
dynastie Roustoumide

Cavalier Roustoumide

• Imam Abderahmane Ibn Roustoum (776 à 784)
• Imam Abdelwahab Ibn Abderahman (784 à 832)
• Imam Aflah ibn abdelwahab (832 à 871)
• Imam Abou Bakr Ibn Aflah (871 à 871)
• Imam Mohamed Abou Yaqzan (871 à 894)
• Imam Youssef Abou Hatem (894 à 897)
• Imam Yaakoub Ibn Aflah (897 à 901)
• Imam Youssef Abou Hatem – encore – (901 à 906)
• Imam Yakzan Ibn Mohamed (906 à 909)




Dynastie Fatimide :
Selahaddin Eyyubi

Selahaddin Eyyubi

• Imam Obeyd Allah El Mahdi Bi Allah – (909 à 934). Les armées berbères Kutama de basse Kabylie fondent, sous Ubayd Allah al-Mahdi, la dynastie Fatimide. Les Kutamas mettent fin à la dynastie Rostemides et conquièrent l’Ifriqiya. Lorsqu’ils transfèrent leur cour en Égypte, ils nomment la dynastie Ziride pour les remplacer et imposer l’union.












Dynastie Ziride :
Bologhine ibn ziri

Bologhine ibn ziri

• Ziri ibn Menad (935 à 973)
• Bologhine ibn Ziri (973-983) – construit la ville musulmane d’Alger
• al-Mansur ibn Bologhine (983-995)
• Badis ibn Mansur (995-1015)
• al-Muizz ibn Badis (1015-1062) – les Hilaliens, envoyés par les Fatimides, détruisent Kairouan, la capitale des Zirides est transféré à Mahdia
• Tamim ibn al-Muizz (1062-1108)
• Yahya ibn Tamim (1108-1131)
• Ali ibn Yahya (1115-1121)
• al-Hasan ibn Ali (1121-1148)






Dynastie Hammadide :
Hammad ibn bologhine

Hammad ibn bologhine

• Hammad ibn Bologhine (1014 à 1028) – fils de Bologhine ibn Ziri et prince Ziride il fonde la dynastie des Hammadides
• al-Qaid ibn Hammad (1028 à 1045)
• Muhsin ibn Qaid (1045 à 1046)
• Bologhine ibn Muhammad ibn Hammad (1046 à 1062)
• an-Nasir ibn Alnas ibn Hammad, (1062 à 1088)
• al-Mansur ibn Nasir (1088 à 1105)
• Badis ibn Mansur (1105)
• Abd al-Aziz ibn Mansur (1105 à 1121)
• Yahya ibn Abd al-Aziz (1121 à 1152)






Dynastie Almoravide :
Youssef Ibn Tachfin

Youssef Ibn Tachfin

• Youssef Ibn Tachfin (1061 à 1106) – fondateur de la dynastie Almoravide
• Ali Ben Youssef (1106 à 1142)
• Tachfin Ben Ali (1142 à 1146)
• Ibrahim Ben Tachfin (1146-1147)
• Ishaq Ben Ali (1147)












Dynastie Almohade :
Abu Yusuf Yaqub al-Mansur

Abu Yusuf Yaqub al-Mansur

• Abd al-Mumin (1145 à 1163) – fondateur de la dynastie des Almohades
• Abu Yaqub Yusuf (1163 à 1184)
• Abu Yusuf Yaqub al-Mansur (1184 à 1199)
• Muhammad an-Nasir (1199 à 1213)
• Yusuf al-Mustansir (1213 à 1223)
• Abd al-Wahid al-Makhlu (1223)
• Abu Muhammad al-Adil (1224 à 1227)
• Yahya al-Mutasim (1227 à 1235)
• Abu al-Hasan as-Said al-Mutadid (1242 à 1248) – il réussit à récupérer une partie de l’ouest de l’Algérie alors annéxé par les Hafsides








Dynastie Hafside :
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Royaume Hafsid

• Yahya I (1229-1249)
• Muhammad I al-Mustansir (1249-1277)
• Yahya II al-Watiq (1277-1279)
• Ibrahim I (1279-1283)
• Abd al Aziz I (1283)
• Ahmad Ibn Abi Umara (1283-1284)
• Omar I (1284-1295)
• Muhammad II al-Muntasir (1295-1309)
• Abu Bakr I ach-Chahid (1309)
• Khalid I an-Nasir (1309-1311)
• Zakarija I al-Lihyani (1311-1317)
• Muhammad III al-Mustansir al-Lihyani (1317-1318)
• Abu Bakr II al-Mutawakkil (1318-1346)
• Omar II (1346-1347)
• (court règne du mérinide Abu al-Hasan ben Uthman (1347))
• Ahmad I al-Fadî al-Mutawakkil (1348 – 1350)
• Ibrahim II al-Mustansir (1350-1369)
• Khalid II (1369-1370)
• Ahmad II al-Mustansir (1370-1394)
• Abd al-Aziz II al-Mutawakkil (1394-1434) – sous son règne l’empire s’étend d’Alger à Tripoli
• Muhammad IV al-Mutansir (1434-1435)
• Othman (1435-1488)
• Yahya III (1488-1489)
• Abd al-Mumin (1489-1490)
• Zakariya II (1490-1494)
• Muhammad V al-Mutawakkil (1494-1526)


Dynastie Zyanide :
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Dynastie Zyanide

• Yghomracen Ibn Zyan (1236 à 1283) – Fonde la dynastie dont la capitale est Tlemcen. Cette dynastie est également appelée Abdalwadide.
• Othmane Ibn Yghomracen (1283 à 1304)
• Abou Zeyane Mohamed Ier Ibn Othmane (1304 à 1308)
• Abou Hammou Moussa II (1353 à 1389) – Prend Alger.
• Abou Zeyane (1389 à 1389)
• Abou El Hadjadj Youssef (1389 à 1393)
• Abou Zeyane (1393 à 1399)
• Abou Mohamed (1399 à 1401)
• Abou Abdallah El Tensi (1401 à 1410)
• Moulay Said Ibn Abou Hammou (1410 à 1411)
• Abou Malek (1411 à 1425)
• Abou Fares (1425 à 1425)
• Abou El Abas Ahmed (1425 à 1425)
• Moulay Mohamed (1425 à 1435)
• Moulay Abdallah (1435 à 1437)
• Abou Zeyane (1437 à 1438)
• El Moutawakel (1438 à 1475)
• Mohamed (1438 à 1460)
• Abou Zakaria (1460 à 1488)
• Abou Abdallah Mohamed (1488 à 1505)
• Abou Abdallah Mohamed II (1505 à 1512) – il traite avec les espagnols qui contrôle déjà Alger, Oran , Béjaïa, Mers el Kébir et Ténès. Les Algériens font appel aux Ottomans pour venir les aider.


Régence d’Alger :
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Arudj Barberousse

• Arudj Barberousse (1515 à 1518)
• Khayr ad-Din Barberousse (1518 à 1520)
• Ahmed Ben El Cadi (1520 à 1527)
• Kheirdine Barbarossa (1527 à 1533)
• Hassan Agha (1533 à 1545)
• Hassan Pacha Ibn Kheirdine (1545 à 1551)
• Salah Rais (1551 à 1556)
• Mohamed Kourdougli (1556 à 1556)
• Caid Youssef (1556 à 1556)
• Yahia Pacha (1556 à 1556)
• Hassan Pacha Ibn Kheirdine (1556 à 1561)
• Ahmed Pacha (1561 à 1561)
• Hassan Pacha Ibn Kheirdine (1561 à 1567)
• Mohamed Ibn Salah Rais (1567 à 1568)
• El Euldj Ali (1568 à 1571)
• Arab Ahmed (1571 à 1573)
• Caid Ramdan (1573 à 1577)
• Hassan Veneziano (1577 à 1580)
• Djaffar Pacha (1580 à 1582)
• Caid Ramdan (1582 à 1582)
• Hassan Veneziano (1582 à 1587)
• Dely Ahmed ( 1587 a 1589)
• Khider (1589 à 1591)
• Chaabane (1591 à 1595)
• Khider (1595 à 1596)
• Mustapha (1596 à 1599)
• Deli Hassan Boukricha (1599 à 1600)
• Suleymane (1600 à 1604)
• Khider (1604 à 1605)
• Mustapha El Koussa (1605 à 1607)
• Redouane (1607 à 1610)
• Mustapha El Koussa (1610 à 1611)
• Mustapha (1611 à 1614)
• Hocine (1614 à 1616)
• Mustapha (1616 à 1617)
• Suleymane Pacha (1617 à 1618)
• Hocine Pacha (1618 à 1619)
• Sidi Saref Hadji (1619 à 1621)
• Hocine Pacha, gouverneur de Sousse (1621 à 1623) – Épidémie de peste à Alger, bombardement anglais, bombardement hollandais
• Mourad Pacha El Aama (1623 à 1624)
• Ibrahim Pacha (1624 à 1624)
• Sidi Saref Hadji (1624 à 1626)
• Hocine Pacha (1626 à 1630)
• Younes Pacha (1630 à 1632)
• Hocine Pacha (1632 à 1634)
• Youssef Pacha (1634 à 1637)
• Ali Pacha ( 1637 a 1639)
• Cheikh Hocine (1639 à 1640)
• Abou Jamal Youssef (1640 à 1642)
• Mohamed Boursali (1642 à 1645)
• Ali Betchine (1645 à 1645)
• Mohamed Boursali (1645 à 1647)
• Abou Jamal Youssef (1647 à 1647)
• Othmane (1647 à 1651)
• Mohamed (1651 à 1653)
• Tobal (1653 à 1655)
• El Hadj Ahmed (1655 à 1656)
• Ibrahim (1656 à 1656)
• El Hadj Ahmed (1656 à 1657)
• Ismail Ibn Ibrahim (1657 à 1659)
• Khelil (1659 à 1660)
• Ramdan (1660 à 1661)
• Chaabane (1661 à 1665)
• Ali (1665 à 1671)
• Hadj Mohamed (1671 à 1681)
• Baba Hassen (1681 à 1683)
• El Hadj Hussein Pach el Dey anciennement Mezzo Morto (1683 à 1688)
• Ibrahim Khodja ( 1688 a 1688)
• Hadj Chaabane Bey (1688 à 1695)
• El Hadj Ahmed (1695 à 1698)
• Baba Hassen (1698 à 1700)
• Hadj Mustapha (1700 à 1705)
• Hocine Khodja (1705 à 1707)
• Mohamed Baktache ( 1707 a 1710)
• Dely Brahim (1710 à 1710)
• Ali Chaouch (1710 à 1718)
• Mohamed Ben Hassan (1718 à 1724)
• Kourd Abdi (1724 à 1732)
• Baba Ibrahim (1732 à 1745)
• Ibrahim Koutchouk (1745 à 1748)
• Mohamed Ben Bekir anciennement Il Retorto (1748 à 1754)
• Baba Ali Bou Sbaa (1754 à 1766)
• Mohamed Ben Osmane Khodja (1766 à 1791)
• Dey Hassan (1791 à 1798) – Père de la célèbre Khedaouedj el aamia, et beau-père du futur Dey Hussein.
• Dey Mustapha (1798 à 1805)
• Ahmed Khodja Bey (1805 à 1808)
• Hadj Ali (1808 à 1809)
• Hadj Ali (1809 à 1815)
• Mohamed Kharnadji (1815 à 1815)
• Omar Agha ( 1815 a 1817)
• Ali Ben Ahmed (1817 à 1818)
• Dey Hussein (1818 à 1830)
Colonisation française :
Charles X

Charles X

• Charles X (1830 à 1830)
• Louis Philippe (1830 à 1848)
• Louis Napoléon Bonaparte (1848 à 1852)
• Napoléon III (1852 à 1870)
• Louis Jules Trochu (1870 à 1871)
• Adolphe Thiers (1871 à 1873)
• Patrice de Mac-Mahon (1873 à 1879)
• Jules Grévy (1879 à 1887)
• Marie François Sadi Carnot (1887 à 1894)
• Jean Casimir-Perier (1894 à 1895)
• Félix Faure (1895 à 1899)
• Émile Loubet (1899 à 1906)
• Armand Fallières (1906 à 1913)
• Raymond Poincaré (1913 à 1920)
• Paul Deschanel (1920 à 1920)
• Alexandre Millerand (1920 à 1924)
• Gaston Doumergue (1924 à 1931)
• Paul Doumer (1931 à 1932)
• Albert Lebrun (1932 à 1940)
• Charles de Gaulle (1940 à 1946) (…)
• Félix Gouin ( 1946 a 1946)
• Georges Bidault ( 1946 a 1946)
• Léon Blum (1946 à 1947)
• Vincent Auriol (1947 à 1954)
• René Coty (1954 à 1959)
• Charles de Gaulle (1959 à 1962)


République algérienne :
Présidents Algeriens

Présidents Algeriens

• Ahmed Ben Bella (1962 à 1965)
• Mohamed Boukharouba Alis Houari Boumedienne (1965 à 1978)
• Rabah Bitat (1978 à 1979)
• Chadli Bendjedid (1979 à 1992)
• Mohamed Boudiaf (1992 )
• Ali Kafi (1992 à 1994)
• Liamine Zeroual (1994 à 1999)
• Abdelaziz Bouteflika (1999 à aujourd’hui)



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Re: Pleure oh pays bien aimé !

Message non lupar yacoub » mer. 23 nov. 2016 18:04

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Point de vue
« L’école algérienne entre incompétence et obscurantisme »

Un collectif d’intellectuels dénoncent l’appauvrissement et la « néo-salafisation » de la langue arabe dans la société.

LE MONDE Le 22.11.2016 à 09h13

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Une classe dans la Casbah d’Alger, en décembre 2006.

Dans aucun pays du Maghreb et du Machrek, la langue arabe – langue de l’enseignement public – ne suscite et déchaîne autant de passions qu’en Algérie. Elle est constamment sujette à des tensions politiques et à des disputes idéologiques extrêmes. Car ceux qui la défendent bruyamment ne la conçoivent que comme une langue rituelle et patrimoniale. Et même lorsqu’ils ne récusent pas le fait qu’elle soit une langue de culture, ils ne se soucient ni de la forme ni du contenu de cette culture. La langue leur suffit : elle leur tient de culture.

Lire aussi : La ministre de l’éducation, bête noire des conservateurs en Algérie

Alors qu’ils en font une affaire « existentielle », comme ils disent, ni eux ni leurs enfants, et par conséquent les élèves de nos écoles, ne consentent à l’effort de l’apprendre véritablement pour en faire sereinement l’instrument linguistique d’un accomplissement individuel et social heureux. La langue arabe est, chez nous, mal parlée, mal apprise, parce qu’elle est sans contenu, aussi pauvre et sèche qu’un filet d’oued saharien. Tant qu’on n’aura pas compris que le contenu et la richesse d’une langue, ce que l’on nomme son génie, c’est sa culture, telle qu’elle est cristallisée dans ses monuments littéraires et esthétiques et qu’elle se déploie à travers sa créativité présente et future, elle restera sans contenu.
Décrépitude et déchéance

Alors, plus on affecte de s’indigner pour elle, et plus on s’emploie à œuvrer à sa décrépitude et à sa déchéance. Les peuples ne sont dignes des langues dont ils se réclament que s’ils les fructifient et en partagent le fruit récolté avec le reste du monde. Et quel est l’état de la culture arabe en Algérie ? Médiocre. Sans doute parce que les Algériens sont coupés du patrimoine littéraire classique de cette langue, que quasiment plus personne ne lit parce qu’il est devenu incompréhensible, y compris pour la plupart des membres de l’élite intellectuelle. En soixante ans d’existence, l’école algérienne n’a rien enseigné de tout cela.

Lire aussi : L’arabe, une langue « communautaire » ? C’est surtout une matière oubliée de l’école

Or tous les systèmes d’enseignement dignes de ce nom, ceux d’hier comme ceux d’aujourd’hui, reposent sur la connaissance et l’apprentissage des classiques, sans quoi il n’y a pas de modernité littéraire. Il en est ainsi depuis que l’école existe : chez les Grecs comme chez les Romains, dans la Chine ancienne comme dans l’Inde védique, chez les Perses sassanides comme chez les Arabes à leur âge classique, et, plus encore, à l’époque moderne depuis la Renaissance italienne.

Ainsi, la culture arabe classique a réussi à faire ce dont la culture arabe moderne est incapable (et pas uniquement chez nous) : à doter les Arabes musulmans de deux cultures, l’une religieuse et l’autre profane. A l’époque classique, on pouvait consacrer sa vie à étudier l’une sans toucher à l’autre, ou à les étudier l’une au côté de l’autre pour les posséder simultanément.
Adeptes de la sottise

Et pourquoi donc ? Parce que l’islam n’est pas qu’une religion, il est aussi une culture. S’il n’était resté qu’une religion, il n’aurait même pas pu ni su développer ses propres sciences religieuses telle que la théologie. Car toutes ces sciences nécessitent la maîtrise d’une pensée spéculative que l’on ne peut acquérir ni développer en l’absence de la logique. Or la logique n’est ni arabe ni islamique, elle est grecque. Les livres mêmes dans lesquels sont exposées ces sciences religieuses ont emprunté leurs techniques de composition, leurs modèles d’écriture et leurs traditions littéraires à la plus prestigieuse de toutes les cultures antiques : la culture hellénistique. Les faux défenseurs de la langue arabe de chez nous, ceux qui sont responsables de son naufrage scolaire, ne savent pas – bien sûr – qu’ils sont tributaires de la culture grecque jusque dans la façon dont ils ont appris à lire et à écrire la langue arabe, et qui est celle que les écoles coraniques ont perpétuée depuis des siècles.

Lire aussi : « Il ne faut pas s’attendre à ce que les élites des pays arabes réforment l’éducation si cela doit mettre leur survie en péril »

Quant à ceux qui s’imaginent que la langue arabe est une langue sacrée, voire la langue sacrée par excellence, ils ne sont rien moins que des adeptes de la sottise. D’abord parce que la plupart des langues s’imaginent descendre du ciel ; ensuite parce que les prétendus arguments religieux sur lesquels cette allégation est bâtie sont apocryphes. On a bien fait dire au prophète Mahomet que, de toutes les langues, c’est l’arabe qui était sa préférée parce qu’elle est « la langue des gens du paradis ».

Mais ce pseudo-hadith est considéré, y compris parmi les grands maîtres de l’école juridique hanbalite, comme une « forgerie ». Or ce même prétendu hadith est réhabilité par le néosalafisme, qui en a fait l’emblème de sa religiosité tactique. En effet, ce type de hadiths est le pain quotidien des prédicateurs et des sermonnaires dont la plupart des récits par eux colportés relèvent de cette catégorie. Force est de constater que c’est le discours de ces derniers qui tient lieu de religion à l’école algérienne, comme en témoigne la vidéo mise en ligne par une institutrice le jour même de la rentrée scolaire de cette année 2016-2017.
Néosalafisme

Outre son caractère abrutissant, cette rhétorique de la défense de l’école au nom de la religion tend à faire de celle-ci une mécanique tranchante : d’un côté le halal (« autorisé par la religion »), de l’autre le haram (« interdit par la religion »). Or dans le système normatif islamique, tous les actes humains sont soumis, non pas à une, mais à deux échelles de qualification, qui s’appliquent concurremment à ces actes : l’une est religieuse, l’autre légale. C’est l’ensemble de ce système que le néosalafisme a détruit dans notre pays. Il n’y a plus que l’ibadisme – l’une des trois composantes de l’islam avec le sunnisme et le chiisme – qui témoigne aujourd’hui pour la religion de nos pères. Or l’Etat, tout autant que la société, le défend mal des menaces qui pèsent sur lui et qui sont source de divisions, dont un certain aveuglement national ne mesure pas les dangers.

Ces menaces sont les mêmes qui pèsent sur les différentes expressions langagières du berbère. En attendant leur sauvegarde, pour les unes, leur standardisation, pour les autres, l’école doit d’ores et déjà s’atteler à enseigner leur littérature : poésie, geste, contes, mythes. Cette littérature berbère ne doit en aucun cas être limitée aux zones berbérophones. Elle doit aussi bien être enseignée à la partie arabophone du pays, qui doit la redécouvrir et l’assimiler comme une part oubliée de sa propre profondeur historico-culturelle.

Lire aussi : En Algérie, une multitude de prétendants à la succession de Bouteflika

Pour revenir à la langue arabe classique, qu’il soit entendu qu’elle n’a rien de sacré et n’a nul besoin d’être sacralisée pour être appréciée et aimée. La langue technique caractéristique du Coran, avant d’être le support de la parole d’Allah, fut celle des poètes rhéteurs, des orateurs, des devins et des prêtres du paganisme arabe. Et d’ailleurs, si la langue arabe était si sacrée que le prétendent les néosalafistes, pourquoi le Coran nous est-il parvenu dans une écriture (graphie) inventée par des communautés arabes chrétiennes vivant entre la Jordanie et la Syrie d’aujourd’hui ?
Tensions idéologiques et politiques

Malheureusement, l’islam est privé de son histoire et réduit à n’être qu’un ensemble de techniques rituelles. Or nous voulons que la religion n’envahisse pas tout l’espace scolaire, au risque de sa stérilisation totale. Ceci n’est pas une revendication de laïcs athées, comme le prétendent les détracteurs de l’école moderne. C’est une revendication qui est pensée et mesurée à l’aune de l’Histoire : l’islam classique n’a pu devenir la grande civilisation que l’on connaît que parce qu’il a su distinguer les sciences traditionnelles des sciences rationnelles, jusqu’à ressusciter le curriculum d’étude de la philosophie étudiée de façon autonome.

Pourquoi l’école algérienne est-elle constamment tiraillée par des tensions idéologiques et politiques d’une violence extrême ? A la vérité, depuis l’époque du président Ben Bella, les gouvernants successifs sont restés prisonniers – intellectuellement s’entend – des paradigmes pédagogiques des parties qui ont fait de l’école leur terrain de compétition politique et idéologique.

Lire aussi : En Algérie, le climat de fin de règne attise les tensions

Maintenant, la médiocrité de l’école algérienne est bien là, et nul ne peut la contester. Elle a mutilé des générations d’élèves. Comment, dans ces conditions, exprimer une quelconque pensée si l’on ne maîtrise pas parfaitement la langue dans laquelle on a étudié pendant dix, quinze, voire vingt ans ! Comment aimer son pays et cimenter durablement sa communauté de destin si personne ne connaît son Histoire ? Comment s’ouvrir au monde si l’on reste monolingue ? Comment s’accomplir pleinement dans son humanité et dans sa citoyenneté si l’on ne dispose d’aucun bagage culturel, si l’on n’a ni goût de la lecture ni amour de l’art ?
Libre arbitre

Pourquoi en effet faut-il que notre école adopte quasi officiellement le credo de la prédestination et du déterminisme ? Savoir si l’homme est déterminé ou libre et responsable de ses actes est pourtant une question que le Coran n’a pas tranchée. Il l’a laissée en débat entre les croyants, « afin qu’ils raisonnent », en donnant des arguments aux uns et aux autres.

Or, après avoir mis en crise toutes les expressions de la religiosité sunnite et s’être substitué à elles, partout où il a conquis des espaces sociaux et institutionnels, le néosalafisme a répandu le fatalisme au point de nier à l’homme son existence en tant qu’être de volonté. Pis, il a fait du libre arbitre l’« essence de l’incroyance », alors même que, dans le Coran, il y a autant de versets pour que contre le libre arbitre : au total, seize de part et d’autre. Le Libre arbitre est le seul credo philosophique qui convienne au monde complexe dans lequel nous vivons. Il faut que l’école puisse donner aux enfants qui lui sont confiés par millions les clés de leur « être-au-monde », afin que notre Algérie soit digne de son rang dans le concert des nations et qu’elle œuvre au bonheur et à la prospérité de tous comme une part de son humanité.

Ahmed Djebbar, mathématicien et historien des sciences, professeur émérite à l’université des sciences et des technologies de Lille, ancien ministre de l’éducation nationale algérienne ; Abderrezak Dourari, linguiste, professeur à l’université d’Alger ; Mohammed Harbi, historien et ancien dirigeant du FLN ; Wassiny Laredj, écrivain et professeur de littérature moderne aux universités d’Alger et de Paris-III-Sorbonne-Nouvelle ; Khaoula Taleb-Ibrahimi, linguiste, professeure à l’université d’Alger ; Houari Touati, historien, directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) à Paris.

En savoir plus sur
http://www.lemonde.fr/afrique/article/2 ... KFvMGe0.99



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Re: Pleure oh pays bien aimé !

Message non lupar yacoub » sam. 26 nov. 2016 15:01

♦ Mais d'où nous viennent les islamistes ?

La religion, c'est comme un appel en absence d'un numéro masqué : vous savez qu'on vous a appelé, mais vous ne savez pas qui. Alors, vous dites que c'est Allah, Dieu, Jéhovah, Bouddha ou le Râ. La révélation, c'est comme un SMS : cela doit vous dire tout, mais en trois lignes et 150 caractères. A vous d'interpréter. La foi est une ligne d'abonné. La croyance se recharge comme des unités. Trêve d'humour. Le sujet du jour est une question : pourquoi les islamistes sont des islamistes qui veulent imposer la chariâ partout ? Ils sont comme nous, vivent et respirent et vont aux toilettes. Pourquoi à un moment, ils se prennent pour les guichetiers du ciel et les émissaires de Dieu ? Pourquoi ils n'aiment pas la nudité, la femme, la liberté, le choix, l'homme, l'urne et le choix du choix ? Pourquoi ils sont comme ça : violents, laids, souffreteux et impénétrables aux nuances de l'humanité ? A quel moment un être humain devient un être islamiste ? Faute d'amour ? De bons livres ? D'accès à canal + ? D'attente déçue ? D'emploi ou de sens ? D'où viennent les Djihadistes justement ? Qui les enfantent ? D'où vient l'islamisme ?
Réponse : de l'école. Ensuite, plus profond, des livres qui sont en circulation, puis des chaines satellitaires religieuses, de la question palestinienne et des échecs sensuels et amoureux et de salaires et de voyages ratés. Ensuite ? Là, il faut le dire comme l'a dit un collègue : de l'Arabie Saoudite. Ce pays qui mange l'argent des pélerins crédules et vit d'être le PDG des Lieux Saints, qui exporte le pétrole vers l'Occident et le wahabisme vers le monde « arabe ». C'est de là que viennent ces idées qui empêchent les femmes de prendre le volant des voitures et les « arabes » de prendre le volant du monde. C'est de là que vient l'argent des élections, des maquis, des Djihadistes. Et ce n'est pas de la propagande bas de gamme pro-occidentale mais la réalité : ce pays exporte la mort et forme nos malades tueurs de lueurs et de levers de soleil. La source du Mal est là : dans ce pays qui lutte contre le terrorisme chez lui mais l'encourage ailleurs comme un désert qui avance. Les islamistes sont les petits pupilles de cette nation familiale : ils y tètent les idées noires et l'irrespect des libertés au nom d'une obligation de croyance. C'est dans ce pays, et son sosie l'Iran, que naissent ces fatwas qui nous ridiculisent et ces Cheikhs pervers chevillés à la libido par la tête la haine.
Car il faut se poser la question sur les « islamistes » et leur origine idéologique. Le rêve d'AQMI, c'est le remake pauvre de ce Royaume. La question a longtemps préoccupée le chroniqueur : d'où viennent les islamistes qui naissent comme nous avant de se transformer contre nous ? Qui a fait que des enfants se transforment en hideux guerriers d'AQMI et d'ailleurs ? Des idées. Des idées surtout qui viennent de ce pays de sable et de mort où un peuple entier est condamné à être serviteur des faux serviteurs de ces Lieux. Du coup, une conclusion : le vrai printemps arabe commencera le jour où ce foyer sombre sera éclairé par la révolte et le sursaut de son peuple qui tourne en rond autour d'une famille. C'est de là que nous viennent ces méchants tristes qui veulent emprisonner nos femmes, voler nos arbres, nous imposer les ablutions après les éternuements et nous faire croire que l'on peut marcher vers la lune, le front en semelle de leurs croyances. C'est le jour où l'on cassera le tabou derrière lequel se cache les Al Saoud pour se proclamer garants de nos croyances et gardiens des espaces sacrés, que nous entameront la marche du monde. AQMI et les autres ? Se ne sont que les enfants perdus de la monstrueuse paternité de ce Royaume. Il ne sert à rien de lutter contre le terrorisme sans s'avouer qu'il a une origine et des Pères fondateurs. Kamel Daoud / Avril 2012.



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Re: Pleure oh pays bien aimé !

Message non lupar Proust » lun. 28 nov. 2016 17:29



Un peuple qui élit des corrompus, des renégats, des imposteurs, des voleurs et des traîtres n'est pas victime ! Il est complice.
George Orwell.

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Re: Pleure oh pays bien aimé !

Message non lupar yacoub » dim. 4 déc. 2016 13:27

Moi, Boualem Sansal, je réponds à la lettre ouverte de Jean Daniel

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Par Boualem Sansal
Écrivain algérien

Boualem Sansal a été privé du Prix du roman arabe pour "Rue Darwin", au motif que le romancier s’était rendu quelques semaines plus tôt au Festival international des écrivains de Jérusalem. Le prix lui a finalement été remis, sans dotation financière. Il répond ici à la "Lettre ouverte de Jean Daniel à Boualem Sansal" publiée par "Le Nouvel Observateur" le 19 juillet 2012.

Image

Boualem Sansal à la cérémonie de remise du prix de la Paix des libraires allemands à Francfort le 16 octobre 2011 (LOHNES/SIPA).


Cher Jean,

Dans ta lettre, tu me parles des ambassadeurs arabes à Paris et de leur attitude dans l’affaire du prix du roman arabe 2012.


Je reconnais bien là ton élégance d’esprit et de cœur, jamais prise en défaut. "L’ennemi est à terre, laissons-lui la vie sauve, aidons-le à se relever", sembles-tu dire à propos de ces éminents diplomates. Tu trouves que la sanction est passée, ils ont été assez secoués par la démission du jury et la charge des médias. Ils sont embarrassés, dis-tu, ils n’étaient pas vraiment unanimes, et leur refus de me remettre le prix qu’un jury souverain m’avait loyalement décerné, finalement, loin de me causer du tort, m’a servi, il a fait de moi une star.


Dans ces États, les écrivains censurés

Tu es un maître pour moi, cher Jean, et je tirerais plaisir et honneur à te suivre dans ce raisonnement, mais je ne le peux pas, je ne veux pas être élégant, cela me tuerait de l’être. Je te rappelle que dans les États que ces ambassadeurs représentent à Paris, ville des lumières et de la littérature jusqu’à nouvel ordre, on censure les écrivains, on les surveille à les rendre fous, on les veut obéissants et obséquieux et, quand il plaît au chef, on les jette en prison, on les force à l’exil, et il arrive qu’on les pende.

Combien sont-ils à vivre encore dans leurs pays ? Aucun ou très peu, c’est la preuve que la situation est grave. Toute sa vie, ton ami Kateb Yacine le magnifique a été en butte à leurs méchancetés et il en est mort et à ce jour, son nom est interdit de cité. Pareil pour ton autre ami, l’immense Arkoun, honoré dans le monde entier, à qui le gouvernement algérien a refusé une simple tombe dans son petit village de Kabylie. Il est enterré à Rabat et on peut dire qu’il manque doublement aux siens.


N’oublions pas que parmi lesdits ambassadeurs, il y a celui qui représente Bachar El Assad, celui qui représente El Bachir, celui qui représente Bouteflika, celui qui représente les Saoud, celui qui… j’en tremble, il y a une année il était parmi eux, le représentant des Kadhafi père et fils !

Haine incommensurable

Ne nous trompons pas, le fond de l’affaire n’est pas Boualem Sansal, ni sa visite en Israël, ni ses vilains papiers, ni la Palestine, encore moins les Palestiniens, de tout cela ils se fichent comme d’une guigne, le fond, le vrai, le seul, c’est la haine incommensurable, dévorante, que ces gens portent à Israël, dans laquelle ils veulent nous embarquer tous, comme si Dieu le leur avait ordonné, comme s’il n’y avait de vie sur terre que dans la mort de ce pays. C’est cela, j’ai attenté à leur belle et merveilleuse Haine, élevée au rang de religion, avec sa profession de foi, ses sacrements, ses excommunications, ses mises à mort, et son clergé, c’est-à-dire eux, qui font et défont les lois et les vies. Si j’étais revenu d’Israël vomissant de dégoût et tremblant de colère, ils m’auraient médaillé et promu écrivain de génie.


Je suis heureux que tu cites Montherlant. Lui s’était converti à l’Algérie, le sait-on ? Il a écrit un livret sur Alger que tous les Algériens, de quelle que nationalité qu’ils soient et où qu’ils se cachent dans le monde, devraient posséder et apprendre par cœur. Son titre seul suffit pour le rendre indispensable à chacun : "Il y a encore des paradis".


Le dandy comte de Montherlant était venu à Alger pour quelques jours (la vie en Europe lui pesait, nous sommes dans les années 30, Hitler polluait l’atmosphère), et il est resté cinq longues années, chaque jour un peu plus entiché de son paradis. Il découvrit une vérité :


"Il existe une sorte de loi, qui veut que, lorsqu’un écrivain de valeur aime avec passion certain pays ou certain peuple, et que ses livres respirent cet amour, ce pays ou ce peuple, lui réponde par de l’animosité."

Notre pays ou la vérité ?

Voilà cher Jean, nous en sommes là, il nous faut haïr pour être dans les bonnes grâces de nos amis. Tu en sais quelque chose, tes amours t’ont valu bien des critiques, ton amour pour l’Algérie, ton amour pour Israël. Et ma foi, on peut le comprendre, aimer très fort un pays, un peuple, c’est le distinguer, c’est l’élever dans son cœur au-dessus des autres, pour, toujours, être plus dur envers lui, et parfois, seulement parfois, être prêt à tout lui pardonner.



Qui aimes-tu le plus, ô étranger, notre pays ou la vérité ? La question a-t-elle une réponse autre que celle que lui a donnée Camus ? Ce Camus que tu portes si haut dans ton cœur, comme aussi tous les écrivains d’Algérie, Kateb, Mimouni, et les nouveaux, comme moi, que tu reçois si généreusement, dès lors qu’ils passent à Paris et sont à portée de ton téléphone. C’est ainsi que j’ai partagé avec toi quelques bons repas riches en goût et en fraternité, chez toi, rue Vanneau, et dans tes bureaux au "Nouvel Observateur". C’est émouvant comme tout, ces agapes en famille, pour les méditerranéens de "Là-bas" que nous sommes, pétris dans l’émotion.



Tu parles de l’hommage que nous t’avons rendu à Sciences Po. C’était un grand jour, je m’en souviens, j’étais très ému. Lakhdar Brahimi et Elie Barnavi ont été magnifiques et très justes. Je ne crois pas, pour ma part, avoir été brillant, du moins le cœur y était, mais qu’importe en vérité, le public n’était pas là pour nous, il venait t’écouter, toi, t’entendre décrypter pour eux les complexités du monde et leur donner quelques pistes pour trouver le chemin de l’espoir.



Tu étais impressionnant, seul sur la scène, assis sur une chaise devant une table d’écolier, parlant à voix basse à un public que tu as tenu en haleine une demi-heure durant. C’est étrange, j’en étais fasciné, tu leur parlais de ce qui obscurcit le monde et le rend inintelligible et dans leurs yeux brillait une lumière. "L’art est l’apothéose de la solitude" disait Beckett. Face au public, fut-il ami, on est seul. Mais après tu fus tellement entouré que nous qui t’avions rendu hommage fûmes oubliés, personne n’est venu nous questionner pour apprendre quelque chose de nous. "Devant l’arbre, on est dans l’ombre" aurait dit un proverbe africain.

Notre arme : l'indépendance

Il reste la question délicate de la récupération. Tu as bien raison, s’en garder est harassant, combattre ces gens manipulateurs et fourbes est en plus plein de dangers. Ils se sont donné tous les droits, y compris celui de tuer, et affirment les tenir de Dieu. Notre arme, l’indépendance, est bien dérisoire devant leur folie, mais bien assumée, publiquement, elle suffit à les tenir à distance. Comme dans la corruption qui ne fonctionne que si le corrupteur rencontre un corruptible, il n’y a de récupérateurs que parce qu’il existe des récupérables. Ils peuvent évidemment attenter à notre vie, mais c’est là une autre histoire.





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