Pleure oh pays bien aimé !

Critique du Coran et ses versets - Chronologie - Histoire - Versets abrogés, Critique constructive des hadiths - quel apport dans la vie d'un musulman ? La réalité de la charia et de ses horreurs un peu partout dans le monde. Comment l'islam règle la vie des gens - comment les religieux oppressent le peuple
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yacoub
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Re: Pleure oh pays bien aimé !

Message non lupar yacoub » mar. 21 juin 2016 19:56

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Tollé en Algérie : deux hommes arrêtés pour « blasphème » sur Facebook


Les deux jeunes gens ont été mis en détention pour « actes blasphématoires et prosélytisme anti-musulman sur Internet ».



Par Feriel Kolli journaliste. Publié le 21/06/2016 à 10h21
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(D’Alger) Rachid Faudil et son ami ont été arrêtés le 9 juin par une brigade de la gendarmerie de M’Sila (sud-est de l’Algérie) pour « actes blasphématoires et prosélytisme anti-musulman sur Internet ». Un cas inédit dans le pays qui a provoqué des remous sur les réseaux sociaux.
Placés sous mandat de dépôt en plein mois de ramadan, dans cette chaude région du pays, le commerçant de 27 ans et son ami âgé de 28 ans attendent leur procès.
« Dangereux réseau criminel international »
Le 14 juin, la gendarmerie nationale publie un communiqué cinglant. Les deux prévenus sont présentés comme les membres d’un « dangereux réseau criminel international » qui « diffuse des publications, des vidéo publicitaires, des articles et des caricatures blasphématoires contre Allah et offensants à l’égard des envoyés de Dieu et l’islam en général sur un site électronique ». Un contenu qui selon les services de sécurité « dénaturait des versets du Coran et des Hadiths du prophète, des délits punis par la loi ».
Une connaissance de Rachid Faudil, bien au fait des ses activités électroniques, affirme sous couvert d’anonymat que ce dernier est le contributeur actif de deux interfaces Facebook comptant chacune plusieurs milliers de sympathisants :

le groupe privé « Athées algériens » – supprimé par son administrateur suite à des « soupçons d’infiltration par des islamistes et probablement des agents », selon la même source ;
et une page publique arabophone intitulée « Le Coran en dialecte algérien (Derja) ». Signalée à plusieurs reprises, elle a fait l’objet d’une plainte déposée auprès des services de sécurité algériens et est désormais bloquée pour les besoins de l’enquête.


L’internaute proche de Rachid Faudil précise :

« De nombreuses pages algériennes dédiées aux athées existent mais aucune n’avait été visée par un dépôt de plainte et n’avait suscité autant d’indignation publique auparavant. »


L’interpellation de Rachid Faudil dans les locaux de son commerce fait rapidement le tour des réseaux sociaux et provoque un tollé sur le Web.

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Une publication de la page Athées algériens (distincte du groupe privé) annonce les premiers détails :

« Rachid Faudil, un jeune très actif sur Facebook, a été arrêté […] Il a été conduit par la suite au siège de la brigade de la gendarmerie où il est maintenu en détention et, depuis, aucune nouvelle n’a filtré sur les conditions de sa détention et sur les faits qu’on lui reproche.
Rachid n’est ni un délinquant ni un criminel, il est jeune, aime les livres et pense au monde actuel en essayant de trouver avec d’autres jeunes des réponses à ses interrogations. En attendant de plus amples informations, d’autres éléments éclairant les circonstances de son arrestation et les faits pour lesquels on l’accuse, nous exigeons sa libération immédiate et de permettre à sa famille de lui rendre visite. Organisons la riposte en exprimant dans un large mouvement notre solidarité avec Rachid. »

Accusations douteuses
Dans la foulée des réactions, d’autres internautes ont appelé à une mobilisation, sans suite pour l’instant. Depuis, des doutes demeurent sur le bien-fondé des accusations des services de sécurité reprises par la presse locale. Dans un entretien publié le 17 juin par le quotidien algérien francophone El Watan Weekend, Maître Bakouri Amirouche, l’avocate de Rachid Faudil, précise :

« Contrairement à ce que raconte la presse, l’affaire n’a rien d’international. Elle est purement locale. Mon client n’est pas un athée convaincu. »


Dans son communiqué, la gendarmerie affirme que « le réseau qui activait dans plusieurs wilayas était en relation avec des ramifications internationales de prosélytisme anti-musulman dans des pays du Proche-Orient, notamment la Syrie et l’Egypte ». Des allégations jugées « absurdes » par la source proche de Rachid Faudil, qui tient un avis nuancé :

« La création de cette page n’a rien à voir avec le crime international, Facebook est un réseau social mondial, pas la plateforme d’un cartel aux ramifications étendues. Je sais que Rachid est athée mais je ne l’ai jamais vu tenir de positions prosélytiques.
Dans sa page, il prenait des versets du Coran dont il faisait la traduction littérale sans se soucier du sens, du contexte de révélation et des subtilités linguistiques de l’arabe académique.
Les mauvaises traductions ont probablement laissé penser que l’auteur distordait délibérément les propos des textes islamiques à des fins que chacun peut interpréter à sa manière. Je ne suis pas croyante, je n’approuvais pas particulièrement sa démarche mais il est aussi connu qu’en Algérie on n’accepte pas la différence des points de vue religieux et des pratiques d’opinions. »


Un propos confirmé par un deuxième internaute proche de Rachid Faudil. Dans une autre version, des amis de Rachid Faudil cités par El Watan Weekend estiment que ce dernier « n’a fait que proposer la traduction du Coran dans la langue algérienne, comme il l’a été déjà fait pour les autres langues. Rachid critique toutes les religions monothéistes et même les autres. »
Manipulation juridique
Selon l’avocate, l’activiste ne sera pas « poursuivi pour appartenance à un réseau international mais pour offense au Prophète et atteinte aux préceptes de l’islam selon l’article 144 bis 2 du code pénal », qui requiert une peine de trois à cinq ans d’emprisonnement et une amende de 50 000 à 100 000 dinars, ou l’une de ces deux peines seulement, pour « quiconque offense le prophète et les envoyés de Dieu ou dénigre le dogme ou les préceptes de l’Islam, que ce soit par voie d’écrit, de dessin, de déclaration ou tout autre moyen ».
Ce texte de loi, souvent évoqué pour juger les litiges à caractère religieux impliquant notamment les non-jeûneurs athées et chrétiens, est pourtant en contradiction avec l’article 36 de la Constitution algérienne qui garantit « l’inviolabilité de la liberté de conscience et d’opinion ».
Salah Dabouz, avocat algérien des droits de l’homme et président de la Ligue algérienne des droits de l’homme, commente :

« La justice algérienne a souvent recours à la mauvaise interprétation des lois pour influencer une décision de justice. Si un texte est en contradiction avec la Constitution il ne peut pas être appliqué, c’est un principe fondamental. Pour appliquer ce texte de loi pénal il faudra à la lumière des preuves, être coupable de propos dégradants comme les injures par exemple, qui sont dissociées de la liberté de conscience. Il est dans ce contexte plus question de l’interprétation culturelle de l’élément moral du délit que de vide juridique. »

Les réseaux sociaux, un refuge alternatif de revendications
Depuis l’avènement des réseaux sociaux et la démocratisation de l’accès internet dans les foyers algériens, de plus en plus d’internautes ont trouvé un « refuge » fédérateur d’expression libre et de revendications, qui jusque là contournait les obstacles habituels des services de sécurité.
Hadid Nait Slimane, journaliste originaire de Bejaïa et auteur de posts Facebook critiques à l’égard de la religion, de la politique et de la société algérienne, signés « Le Berger », explique :

« En Algérie, marcher et manifester dans la rue pour réclamer plus de libertés individuelles et de liberté de culte requiert un certain courage. Dans les régimes dictatoriaux et théocratiques, on craint toujours des représailles. »

Menaces de mort
Ancien fervent pratiquant de l’islam, Le Berger se sert aussi de Facebook pour publier des statuts au vitriol contre « la récente percée islamiste à Béjaïa », une ville frondeuse longtemps imperméable à la montée de la doctrine intégriste islamiste, qui a connu un succès fulgurant dans le pays au début des années 1990. Etre actif sur les réseaux sociaux n’est pas pour autant sans risque.
Le Berger témoigne :

« J’ai déjà reçu des menaces de mort par e-mail puis sur mon téléphone personnel dont seuls mes proches connaissaient le numéro. Quand je suis parti porter plainte, les policiers m’ont tout simplement recommandé d’arrêter de publier mes chroniques. »




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Re: Pleure oh pays bien aimé !

Message non lupar yacoub » ven. 1 juil. 2016 11:21

L’Algérie s’enlise silencieusement


Le contre-choc pétrolier le plus violent de ces trente dernières années, un président absent, un déficit budgétaire de trente milliards de dollars et des candidats à la succession qui ne s’accordent sur rien, sauf sur un immobilisme dangereux, rendent la fin du quatrième mandat présidentiel d’Abdelaziz Bouteflika particulièrement incertaine. Malgré certains articles de la presse française qui tendent à faire croire le contraire.
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Deux ans après l’éclatement de la crise pétrolière mondiale, l’Algérie est paralysée par un triple blocage qui menace de déboucher sur le pire. L’impasse politique née de l’incapacité des ténors du régime à s’accorder sur un successeur à l’actuel président, Abdelaziz Bouteflika, bien incapable de tenir les rênes du pouvoir, interdit tout progrès sérieux dans la solution de la grave crise financière que traversent l’État et le secteur public. De plus, l’Algérie, qui vit du pétrole et du gaz qu’elle exporte est incapable, à la différence de l’Arabie saoudite, de la Russie, de l’Irak ou de l’Iran, d’augmenter ses exportations et de compenser, au moins partiellement, la baisse des prix par une augmentation des volumes vendus. Sa production se réduit depuis dix ans alors que sa consommation intérieure explose et que diminue son surplus exportable. Il faudrait, pour renverser la tendance, un effort massif d’investissements ; l’État algérien en a moins que jamais les moyens à cause de la crise financière. La compagnie nationale Sonatrach a été déficitaire l’an dernier, et l’impasse politique interdit de revoir les conditions peu engageantes offertes aux compagnies étrangères qui boudent le sous-sol algérien depuis 2010.

Le pays ne peut sortir du dangereux cercle vicieux qui s’est mis en place qu’en levant au préalable l’hypothèque politique et en réglant enfin la question de la succession qui traîne depuis le printemps 2013 et l’évacuation sur l’hôpital du Val-de-Grâce à Paris du président Bouteflika, victime d’un accident cardiaque dont il ne s’est, à la vérité, jamais remis. Avant les élections présidentielles d’avril 2014, la candidature du chef de gouvernement Abdelmalek Sellal a été évoquée, avant d’être contrée in extremis par le chef de l’armée, le général Ahmed Gaïd Salah. Début 2016, c’est le nom du directeur du cabinet présidentiel Ahmed Ouyahia, un survivant de la vie politique locale où il grenouille depuis plus de trente ans, qui a circulé pour le poste de premier ministre qu’il a déjà occupé à trois reprises. Mais ses rivaux ont eu peur de le voir prendre une option sérieuse sur la succession en cas de disparition soudaine d’Abdelaziz Bouteflika et ont déclenché un tir de barrage contre lui.
Surplace politique et déficit budgétaire

Les trois principaux acteurs de cette tragi-comédie : l’armée, les services de sécurité et la famille Bouteflika se neutralisent et ne s’accordent que sur le statu quo. Le vice-ministre de la défense, chef d’état-major de l’armée, le général Gaïd, se verrait bien à la présidence, mais le « collège » militaire renâcle à voir l’un des siens assumer le pouvoir dans des circonstances plus que difficiles et préfère laisser cette tâche ingrate à un civil. Saïd Bouteflika, le « petit » frère de l’actuel président, n’a ni l’audience ni le sérieux qu’exige la situation. Enfin, le chef du gouvernement Sellal manque cruellement de crédibilité et d’appuis. L’opposition est quant à elle divisée et témoigne plus qu’elle ne s’oppose, faute de disposer d’un minimum de libertés malgré les promesses et la révision constitutionnelle du début de l’année.

Dans ce surplace politique où chacun des candidats, connu ou inconnu, se marque à la culotte, il est urgent d’attendre et de différer les « réformes » que les institutions internationales et les analystes recommandent pour faire face à la gravité de la situation financière de l’État. L’inaction va se payer au prix fort. a rente pétrolière s’est effondrée (70 milliards de dollars avant la crise, 27 milliards espérés cette année) et le déficit budgétaire attendu en 2016 pourrait atteindre 30 milliards de dollars, soit près de 20 % du PIB. Où les trouver ? Le magot accumulé pendant les dix ans du boom pétrolier (2004-2013) s’assèche rapidement, le Fonds de régulation des recettes (FRR) qui a depuis six ans financé le déficit budgétaire sera à sec avant la fin de l’année.

Après deux ans d’hésitations, Alger semble se résigner à s’endetter à nouveau à l’extérieur. Mais il lui sera difficile de lever plus de 4 à 5 milliards auprès de la Banque mondiale ou de la Banque africaine de développement (BAD). C’est insuffisant. Le marché financier international est, de fait, inaccessible à l’Algérie sans la garantie du Trésor américain ou japonais qu’a obtenue la Tunisie ; un tel patronage serait vécu comme une humiliation nationale par les Algériens traumatisés par la précédente crise financière des années 1990 qui a conduit à un plan d’ajustement structurel ruineux pour les salariés du secteur public et les consommateurs.
La croissance économique en panne

Au plan intérieur, le grand « Emprunt national pour la croissance économique » (ENCE) a fait un flop malgré les pressions exercées sur les banquiers et les assureurs (à peine l’équivalent de 2 milliards récolté jusqu’ici) et a coûté son poste au ministre des finances, Abderrahmane Benkhalfa. Quelle autre solution reste-t-il à son successeur, le troisième grand argentier en deux ans, sinon de faire tourner la planche à billets à plein régime et de dévaluer sauvagement le dinar avec la complicité du nouveau gouverneur de la Banque centrale ? La conséquence en sera forcément une inflation à deux chiffres, des pénuries et un appauvrissement douloureux de la population, au total une triple menace pour la stabilité sociale et politique du régime.

La dernière conférence tripartite (gouvernement, patronat, Union générale des travailleurs algériens, UGTA) du 5 juin dernier illustre cette incapacité du régime, malgré l’urgence, à prendre le taureau par les cornes. Albelmalek Sellal n’a pas osé rendre public le « cadrage » budgétaire 2016-2019 préparé par son équipe et la seule mesure annoncée, le retour de l’âge de la retraite à 60 ans, a été renvoyée à plus tard. La Caisse nationale des retraites (CNR), pourtant très déficitaire, s’est empressée de faire savoir quelques jours plus tard par voie de presse que les départs anticipés en retraite au bout de 25 ans de carrière n’étaient pas remis en cause. De leur côté, les principales fédérations de l’UGTA ont, dans la foulée, renié la signature de leur centrale et revendiqué bruyamment le maintien des avantages acquis.

Sur le front pétrolier, la même procrastination est de mise. Fin mai, avec l’aide de l’Union européenne, Salah Khebri, le ministre de l’énergie a organisé à Alger un forum destiné à attirer les compagnies internationales, à les inciter à revenir explorer et exploiter le sous-sol saharien, en particulier gazier. Les débats ont tourné au dialogue de sourds : les demandes de changements sur la fixation des prix du gaz ou sur la propriété des gisements qui est aujourd’hui automatiquement à 51 % algérienne ont été rejetées et la perspective d’un retour des investissements étrangers dans le secteur s’est éloignée encore un peu plus. Dans un contexte de baisse des ressources des compagnies et de surenchères entre pays producteurs pour les attirer, l’Algérie est moins que jamais, aux yeux des pétroliers, une destination séduisante. Finalement, la seule décision prise après ce fiasco a été de limoger le ministre, ce qui ne veut pas dire que son successeur sera plus à l’écoute.
Répression annoncée

Les grandes puissances ont voulu croire que la mise à la retraite l’an dernier du général Mohamed Mediène, dit « Toufik », à la tête des services pendant plus de vingt ans, l’omniprésente Direction de renseignement et de la sécurité (DRS) et la réorganisation de son ancien fief, inauguraient une transition vers un État « civil », plus respectueux des libertés et de l’opposition, voire une modernisation du régime. Les indices qui vont dans ce sens, en dehors de l’instabilité ministérielle, sont cependant rares : la justice reste aux ordres, le Parlement marginalisé, les élus locaux domestiqués et les quatre derniers quotidiens indépendants menacés et privés de publicité officielle. L’emprisonnement sans jugement depuis plus de neuf mois d’un officier général à la retraite qui avait osé critiquer le frère du président Bouteflika ou les tracasseries infligées à Issad Rebrab, le plus riche homme d’affaires d’Algérie, dit-on, en rivalité avec un autre mieux placé que lui auprès des puissants de l’heure, font craindre qu’à l’inaction et à la paupérisation s’ajoute bientôt la répression.
Jean-Pierre Séréni



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Re: Pleure oh pays bien aimé !

Message non lupar yacoub » ven. 1 juil. 2016 12:14

Al-Qaradawi se lâche : «Comment j’ai abordé mon ex-épouse algérienne la première fois»

Al-Qaradawi se lâche : «Comment j’ai abordé mon ex-épouse algérienne la première fois»
29 Jun, 2016 | 18:55 | 76
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Le guide spirituel des Frères musulmans, Youssef Al-Qaradawi, est revenu sur sa mystérieuse histoire avec son ex-épouse algérienne, Asma Benkada, en levant le voile, pour la première fois, sur les circonstances dans lesquelles a eu lieu leur première rencontre. Dans sa dernière confession diffusée sur sa chaîne de prédilection, Al-Jazeera, qui lui consacre depuis quelques semaines une interview rétrospective en plusieurs parties, le mufti du «printemps arabe» dévoile son penchant pour le sexe faible et confirme ce qui se raconte à son propos : derrière son air dévotieux et mystique se cache un jouisseur. Al-Qaradawi affirme avoir vu la jeune étudiante Asma Benkada, la première fois à Alger, lors d’un colloque dont le vieux prédicateur égyptien était la vedette. La jeune fille a pris la parole pour répliquer «avec véhémence» à ceux qui venaient de s’attaquer à la «sahwa» (éveil) islamique pendant les débats. «Elle a été très applaudie, raconte Al-Qaradawi, puis les journalistes sont venus la prendre en photo.» Il a dû flasher, à ce moment-là. «Le soir, poursuit le narrateur, on nous envoyait aux cités universitaires pour jeunes filles pour y donner des conférences.» Le débat tourne à une séance d’épicurisme, puisque toutes les questions-réponses portent sur l’amour, enveloppé de religiosité : «L’homme peut-il aimer une femme pour l’amour de Dieu ?» Réponse immédiate : «Il n’y a aucun mal à ce qu’un homme puisse aimer une femme, si celle-ci se sacrifie pour la cause de Dieu.» C’est au terme de cette rencontre libido-théologique qu’il fait la connaissance de sa future épouse. Après un échange d’amabilités pudiques, il se met à la flatter, à la couvrir de cajoleries du genre : «Ton intervention m'a mis du baume au cœur», puis à lui souhaiter plein succès dans sa vie d’étudiante et de militante. Ensuite, premier glissement, il lui demande dans quelle filière elle poursuivait ses études. Puis les questions deviennent de plus en plus intimes, histoire de la mettre en confiance, tel un prédateur s'abattant sur sa proie : «Tu es comme mes quatre filles ; elles sont toutes comme toi dans la filière scientifique, l’une s’appelle comme toi Asma et vous devez avoir le même âge.» Le Qaïs des temps modernes a attendu cinq ans pour la recontacter et la demander en mariage. La fille a, d’après lui, aussitôt accepté. Il dit que tout se passait bien durant les premières années, et que la «communion» entre les deux tourtereaux était parfaite. Les problèmes commencent à arriver suite à des petits conflits dus, selon ses termes, à «une différence de culture et de visions sur certaines choses» qu’il refuse de préciser. «Je ne lui ai rien dit de mal et je me disais que nous étions faits l’un pour l’autre», regrette-t-il. Il a peut-être oublié d’avouer que, dans cette histoire, sa foi est faible (dha’îfou el-imân) : une différence de culture peut-elle s’avérer plus forte qu’une communion religieuse ou spirituelle ?

R. Mahmoudi



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Re: Pleure oh pays bien aimé !

Message non lupar yacoub » mar. 2 août 2016 19:37

LARBI BEN M’HIDI ET LES AUTRES La deuxième mort des Immortels
par chems eddine Chitour

« Donnez-nous vos avions et nous vous donnerons nos bombes »

Larbi Ben M'hidi



« Entre ici Jean Moulin avec ton terrible cortège.. et écoute aujourd'hui jeunesse de France ce qui fut pour nous le chant du malheur, c'est la marche funèbre des cendres que voici..(...) »

André Malraux Discours pour le transfert des cendres de Jean Moulin au Panthéon



« Gare au terrorisme à bas coût ! » C'est par ces mots que Boualem Sansal qualifie le terrorisme islamique à qui il trouve une analogie avec la Révolution algérienne. Réduire une glorieuse révolution, fruit d'une condition sociale abominable imposée par la France, à un acte abject d'un pschychopathe qui a fauché la vie de dizaines de personnes à Nice le 14 juillet. I

Il écrit : « Chaque terroriste a besoin d'inventer son mode opératoire à lui, qui sera sa signature et produira l'effet le plus important pour le coût le plus bas. Ce fut l'attentat à la bombe dans des cafés phares de la capitale, très courus par la bourgeoise algéroise (le Cafétéria, le Milk-Bar, L'Otomatic, le Coq Hardi), commis par de jeunes Algériennes se faisant passer pour des Européennes délurées ».(...) On a envie de crier je suis la France'', je suis Nice'' pour dire sa peine et sa solidarité. »

Les mots de Sansal ne sont pas gratuits, ils sont là pour apitoyer et dire en creux sa proximité. Je n'ai toujours pas compris à quoi cela correspondait les Je suis... surtout quand on sait que derrière chaque attentat il y a une manipulation, bref une opération de false flag. Personne ne disait : « Je suis Alger quand l'Algérie saignait... »

Le paléo-algérien de coeur : L'éloge sincère de la révolution

Pourtant, il fut une époque où vous témoigniez du respect non feint pour le pays qui vous a vu naître. Dans un de vos ouvrages, lucide vous écriviez avec sincérité à propos de l'Algérie et de sa révolution. Vous sembliez fier de l'Algérie de cette époque, avant que l'intégrisme ne la rattrape Nous lisons : « (...) Socialiste, révolutionnaire, tiers-mondiste, matérialiste jusqu'au bout des ongles, que partout dans le monde progressiste on appelait avec admiration 'la Mecque des révolutionnaires'', qui recevait quotidiennement et avec quelle ferveur les héros de ce temps, les Cubains Che Guevara et Fidel Castro, affectueusement surnommés 'los barbudos'', le légendaire général Giap, le vainqueur de la déjà mythique bataille de Diên Biên Phu, Gamal Abdel Nasser, le champion du panarabisme triomphant, Mehdi Ben Barka, le Marocain panafricaniste activement engagé dans la révolution tricontinentale, Mandela, qui un jour abattrait l'apartheid et serait le premier président noir de l'Afrique du Sud, les Black Panthers, dont le célèbre Eldridge Cleaver, et les Black Muslims, et des personnages sulfureux et excitants comme Ilitch Ramírez Sánchez, dit « Carlos », ami inconditionnel de nos frères les Palestiniens de l'OLP (Organisation de libération de la Palestine) que l'Algérie soutenait avec une passion intensément anti-impérialiste, anticolonialiste et antisioniste ».

Allant plus loin dans votre plaidoyer pour effectivement nous convaincre de l’aura de l’Algérie, vous écriviez : « Il y avait tous ceux qui avaient courageusement soutenu les révolutionnaires algériens pendant la guerre d'Algérie, et parmi eux ceux qu'on appelait les « porteurs de valise », qui acheminaient en Suisse l'argent collecté en France par le FLN auprès des travailleurs émigrés. Tous ces gens venaient à Alger chercher refuge, solliciter des subsides, s'initier auprès du FLN à l'art de la lutte révolutionnaire, ou simplement respirer l'air romantique d'Alger la Blanche et faire la fête entre militants de la cause des peuples opprimés, les guerriers doivent aussi se reposer. (...) l'armée algérienne était dirigée par des hommes qui avaient fait une guerre révolutionnaire contre la France et ne manquaient ni de technique ni de détermination. C'était en janvier 1991. Le pays entrait dans une guerre civile qui allait durer une douzaine d'années. Le monde entier a suivi cette barbarie qui au fil des mois prenait des allures de génocide, mais jamais personne n'est intervenu, ni le Conseil de sécurité, ni un quelconque État. »

Les faux-fuyants de Boualem Sansal

Que s’est-il passé pour qu‘il y ait ce virage à 180° ? Comment en êtes vous arriver à brûler des icones que vous respectiez à une certaine époque ? D’aucun diront que tout change, que c’est l’air du temps auqule il faut s’adapter, Qu’il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis ! Que Paris et ses avantages valent bien ce bûcher . Mais vous vous rendez compte que ce n’est pas un problème de liberté d’expression, cette liberté du renard formaté à l’occidental dans le poulailler des sans grades des faibles. Honnêtement pourriez vous gloser de cette façon sur des « icône » ou supposés telles en France ? De plus le plus grand reproche que l’on pourrait vous faire , est que vous touchez à un équilibre subtil invisible mais là celui du vivre ensemble et d’une communion autour d’un certain nombre d’invariants admis par tout et qui constitue en dehors de l’histoire officiel un modus vivendi entre algérien s’agissant de la glorieuse Révolution de novembre qui est non seulement fierté pour les Algériens mais pour tous les peuples épris de liberté, amenés à secouer les jougs de l’oppression et du colonialisme. Vous vous souvenez certainement d’Amilcar Cabral Pour qui : « les Musulmans se tournent vers la Mecque, les révolutionnaires se tournent vers Alger la Mecque des révolutionnaires » Vous avez certainement entendu parler des dizaines de thèses sur la Révolution algérienne aux Etats

Je rapporte ci-après quelques indignations pour que vous mesuriez monsieur Sansal l’étendue de votre faute que vous assumez sans regret, Nous vous demandons pourtant ni remord ni ni repentir « Boualem Sansal est allé chercher un exemple dans la tactique de guérilla urbaine qu'était la bataille d'Alger pour suggérer au gouvernement français la méthode dure utilisée par les généraux tortionnaires contre les vaillants combattants pour la Libération nationale. Il reprend insidieusement une sémantique que même les militaires français ont fini par abandonner depuis fort longtemps : comparer les compagnons de Larbi Ben M'hidi aux faux dévots et autres ayatollahs de la mort est une démarche aussi hasardeuse que malheureuse. (...) Sollicité par El Watan pour s'exprimer après les critiques suscitées par sa tribune, Boualem Sansal ne répond pas sur le fond. Il adopte une attitude victimaire, criant à la persécution. Il en fait sa ligne de défense. (...) L'écrivain qui, souvent, dans ses interventions médiatiques, exprime du mépris pour l'Algérien, le maintenant dans l'« indigénat » intellectuel - comme en témoigne son interview accordée au Monde, en juin dernier. » (1)

Maâmar Farah journaliste au long cours fondateur du Journal Le Soir d’Algérie, avec des mots simples tente de convaincre Boualem Sansal qu'il ne faut pas toucher aux icônes, aux invariants : « Notre fond commun, le point de départ et la source restaient la Révolution armée, toujours sacralisée. Nos héros étaient solidement assis sur de fermes convictions, que nous pensions inébranlables. Nous nous risquions même à travestir légèrement la réalité, à faire pousser un peu la démagogie, à montrer les nôtres sous le meilleur jour, parce que nous avions la certitude d'agir pour le bien de ce pays, pour que les générations montantes ne soient pas démoralisées (..) qu'il ne fallait donc pas les descendre de leur piédestal. Maâmar a eu raison de rappeler la loi Gayssot qui inflige une amende à tous ceux qui osent faire bouger un cil s'agissant de la shoah. « Nous sommes écrit-il, contre les censures et les anathèmes, mais nous devons fraternellement lui rappeler que, même là où il vit, la loi républicaine protège le martyr du peuple juif et toute l'histoire héroïque de la résistance contre le nazisme. » Et le comble de tout est que vous l'évoquez en citant la glorieuse 'bataille d'Alger'' qui fut un grand moment de la lutte héroïque de notre peuple et une référence mondiale dans l'art de la guérilla urbaine. Quand ils se sont retrouvés coincés dans les villes irakiennes, les Américains ont projeté la 'bataille d'Alger'' pour savoir comment agissent les cellules dormantes et celles qui ne dorment jamais ! C'est cette grandeur, ce monumental exercice de la guerre d'indépendance, que vous avez tenté de rabaisser. » (2)

« Assimiler les couffins de Zohra Drif, Djamila Bouhired et Hassiba Ben Bouali, écrit Saïd Rabia du journal El Watan , aux terroristes de Nice est un raccourci, le moins que l'on puisse dire, indécent. Larbi Ben M'hidi, un des chefs emblématiques de la Révolution, avait opposé cette cinglante réplique, restée dans les annales, à ce genre de condamnation à un journaliste français qui lui avait posé une question sur le 'terrorisme'' pratiqué par le FLN lors de la bataille d'Alger : « Donnez-nous vos chars et vos avions, nous vous donnerons nos couffins. » Pour Boualem Sansal, la bataille d'Alger est donc une somme d'actes de terrorisme contre un gentil colonialisme. Qu'est-ce qui lui a pris pour oser un tel parallèle ? Ce n'est assurément pas les outils intellectuels qui manquent à l'écrivain pour faire la différence entre le mouvement de Libération nationale et les terroristes de Daesh. Sa contribution, qui prétend être une explication aux nouvelles méthodes du terrorisme de Daesh, s'aventure aux limites du révisionnisme. Faire le parallèle entre les héros de la bataille d'Alger et les terroristes de Daesh est une contrevérité que rien ne justifie. » (3)

Faut-il déchoir Monsieur Sansal de la nationalité algérienne ?

Nous ne crierons pas avec les loups et faire de monsieur Sansal un persécuté, voire un martyr. De ce fait nous ne sommes pas d'accord sur la déchéance proposée dans un accès de colère compréhensible au vu du préjudice moral à toute une nation. Ainsi : « Des juristes affirment qu'il n'est point exclu de voir l'écrivain Boualem Sansal, déchu de sa nationalité pour deux erreurs jugées très graves. La première étant de s'être rendu en Israël dans une démarche en faveur de la normalisation culturelle avec l'Etat sioniste et ainsi que la comparaison de l'attentat terroriste de Nice en France à la bataille d'Alger. Le juriste ajoute que cela pourrait être jugé comme grande trahison qui est passible d'une condamnation à perpétuité ou condamnation à mort ainsi que d'une déchéance de nationalité. Le président de la Commission des droits de l'homme plaide à ce que Sansal soit déchu de sa nationalité, estimant que les procédures juridiques seront faciles du fait que ce dernier détient une autre nationalité. » (4)

La réalité : s’attirer les bonnes grâces des puissants

En fait les attaques ad patria de monsieur Sansal sont récurrentes. Ce n’est donc pas la première fois. Avec une rare lucidité, l'urbaniste Abderrahamane Zakad donne quelques leçons à tout ceux qui font dans l'Algérien bashing à longueur de journée en fait qui démonétisent leur pays pour une poignée d’euros et une visibilité en météore obligeant l’obligé à toujours en rajouter, à toujours pédaler en tapant sur ce qui plait aux puissants du moment. Il écrit : « (...) Boualem Sansal a écrit un texte sur l'International Herald Tribune, texte repris par Le Monde du 13 juillet 2013. (...) Tu devrais mieux te contenir à écrire des romans au lieu de te lancer dans des considérations politiques qui te dépassent, en plus invérifiables autant par toi que par nous. A moins que tu pointes aux officines ou chez Enrico Macias, un autre embobineur chez qui certains artistes algériens vont faire une « ziara » sous couvert de « malouf ». Quel Algérien ne sait pas que nous avons des problèmes, que nos institutions boitent, que la justice n'est pas efficace ou sous les ordres et que le doute s'installe ? Pourquoi ce tollé sur la corruption sans cesse rabâchée alors qu'il n'existe aucun tollé pour la combattre ? Aide-nous, ya si Boualem Sansal, à régler nos problèmes au lieu de t'atteler à toujours nous insulter de Paris. (...) C'est le rôle d'un homme de culture d'aider les autres au lieu de leur taper dessus à coups d'hypothèses. Quel Algérien également ne sait pas que notre pays est en danger avec ce qui se passe à nos frontières et elles sont immenses ? (...) C'est de cela qu'il convient de parler, toi qui veut monter sur la scène. (...) Voilà de quoi il faudrait parler. Mais ayant trop tété à la mamelle de la littérature coloniale, ton esprit est embué par les métastases de la colonisation dont parle Frantz Fanon Si tu veux parler ou écrire viens ici, petit ! Viens vivre avec nous où tu peux dire ce que tu veux, sinon, boucle-la ! » (5)

Enfin, pour Khidr Ali cette provocation du point de vue des Algériens, n'est pas gratuite il y a un message de son auteur, à passer : « Boualem Sansal écrit-il est un écrivain algérien qui aime cultiver le sens de l'iconoclastie, de la provocation, pour exister. (...) A son retour d'Israël, il avait commis un papier dans lequel il décrivait le « bonheur » des Palestiniens vivant en Israël, un pays qu'il présente comme un exemple de démocratie et de vivre ensemble A le suivre dans son faux parallélisme, les Hassiba Ben Bouali, Djamila Bouhired, Djamila Boupacha, Ourida Meddad, Djouher Akrour, qui déposaient les bombes dans les quartiers européens, dans le cadre de la quête de l'indépendance du pays, ne seraient pas moins coupables que le désaxé-criminel de Nice. Quel outrage pour la mémoire des héros éternels de la bataille d'Alger ? Du révisionnisme ? (...) Le terroriste tunisien, pris de fanatisme démentiel a écrasé sous les roues d'un camion des dizaines de personnes. Boualem Sansal a fait pire en l'occurrence, il a souillé la mémoire de la Révolution algérienne et la noblesse de sa cause. » (6)

Pas de procès en sorcellerie

Nous devons pas faire de procès en sorcellerie mais nous devons réagir car la liberté invoquée par monsieur Sansal s’apparente comme je l’ai écrit plus haut à la liberté du renard dans le poulailler. Nous ne ferons pas comme en France de texte qui interdisent sous peine d’amende de prison et naturellement de mort médiatique de toucher à des tabous. Un vrai intellectuel libre de ses idées doit les développer à l’encontre de tout ce qui lui parait indigne et inconvenant en tout cas qui fait problème avec la dignité humaine

Pourquoi monsieur Sansal le choix de l'Algérie comme exemple pour le terrorisme ? Je comprend votre empathie envers ce crime atroce, qui ne ferez pas devant des dizaines de vies fauchées ? Le faites vous pour toutes les victimes de la barbarie ? Les 300 morts de l’Aid el Adha une semaine plus tôt en Irak vous ont-ils scandalisés de la même façon ?

Vous auriez pu aussi dans le même mouvement d'honnêteté intellectuelle prendre comme exemple le terrorisme légitime de la résistance française. Pourquoi ne pas dire que le résistant Jean Moulin, dirigeant des Forces françaises libres, un révolutionnaire qui usa de tous les moyens dont il disposait pour contrer la puissance allemande, était un terroriste ? A ces messieurs qui vous pressent de donner un avis conforme à ce qui est attendu de vous, Doit-on leur rappeler d'où vient le mot terreur et comment Victor Hugo a décrit cette période tragique dans son fameux roman 93 ? Doit-on leur rappeler les mots de la Marseillaise de Rouget de l'Isle « Aux armes citoyens Formez vos bataillons Marchons, marchons Qu'un sang impur Abreuve nos sillons » ?

Monsieur Sansal ceux qui vous ont demandé un avis sur la tuerie de Nice, connaissent ou devraient connaitre le Chant des partisans de Joseph Kessel que mêmes en tant qu’algériens , nous identifiant aux maquisards de la Résistance , nous ânonnions tout loupiots au lycée « Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu'on enchaîne ? Ce soir, l'ennemi connaîtra le prix du sang et des larmes. Ohé ! Les tueurs à la balle et au couteau, tirez vite ! Ohé ! Saboteur, attention à ton fardeau : dynamite ! » N'utilisaient-ils pas les mêmes méthodes ?

L'attentat abject de la rue de Thèbes à Alger fait par des terroristes européens et qui ensanglanta la Casbah, n'était ce pas du terrorisme ! Le plasticage de la maison où étaient cachés Ali la Pointe, Petit Omar et Hassiba Ben Bouali n'était-ce pas du terrorisme ? Comment peut-on qualifier l'assassinat de Ben M'hidi, ou la guillotine de dizaines d'Algériens, n'était-ce pas du terrorisme d’Etat ?

En cautionnant la colonisation israélienne en Palestine, en visitant l'Etat hébreu pour une vulgaire rencontre littéraire quelque part on ne peut être que complice de la politique inhumaine et d’apartheid à l'encontre des Palestiniens. Leur Si vous étiez parti en Israël pour porter la bonne parole pour la juste cause comme ce fut le cas des combats des écrivains israéliens Gédéon Levy, Uri Avnéri et tant d'autres Israéliens qui font de la défense de la dignité humaine à propos du calvaire palestinien, nous aurions applaudi.

Souvenez-vous, monsieur Sansal de ce postulat en mathématiques cher au professeur Aoudjehane : « Pour qu'un produit de facteur soit nul, il faut et il suffit qu'un facteur soit nul », en l'occurrence vous avez annulé en une fois tous les facteurs positifs, et pourquoi ne pas le dire, quelque fierté qu'un Algérien maîtrise la langue de Vauvenargues. Quelle mouche vous as prise de problématiser les rares fondations Arkaïz pour reprendre le bon mot de Lacheraf auxquels les Algériens s'accrochent comme à une bouée, devant cette anomie identitaire. les pouvoirs n'ont jamais voulu mettre en œuvre un récit national fait certaines fois de mythes, pour éviter aux jeunes cette apesanteur identitaire.

Monsieur Sansal, en traitant Larbi Ben M'hidi - à qui même son tortionnaire le général Bigeard a tenu à présenter les honneurs - de terroriste banal comme le psychopathe de Nice qui n'a rien à voir avec l'islam, vous avez tort.

Je vous reproche peut-être à votre corps défendant d'avoir problématisé le récit historique du pays qui vous a vu naître. S'il vous plaît monsieur Sansal laissez-nous avec nos rêves, notre fond rocheux identitaire avec la glorieuse révolution de Novembre. Je suis sûr que si vous en faites un motif de fierté, vous allez avoir la reconnaissance des Algériens et le vrai respect de ceux qui ont combattu les Algériens. Par votre comparaison maladroite, c'est une seconde mort pour nos icônes, mais rassurez-vous, ils sont immortels : Dans mille ans on racontera encore leur épopée dans les chaumières. Ils auront quitté le récit historique pour le mythe.



1.http://www.algerie.xyz/2016/07/les-faux ... ansal.html
2.http://www.lesoirdalgerie.com/articles/ 2016/07/28/ article.php ?sid=199785&cid=8
3.Dérapage de Boualem Sansal Said Rabia, El Watan, El Watan 21.07.16
4.http://rmbuzz.com/2016/07/des-juristes- ... -a-sansal/
5.Abderrahamane Zakad, http://www.algeriepatriotique.com/artic ... ment-23074
6.http://www.algerie1.com/actualite/monsi ... ou-a-lier/

Article de référence http://www.lexpressiondz.com/chroniques ... professeur_ chitour /246821-un-heros-peut-il-mourir.html



Professeur Chems Eddine Chitour

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yacoub
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Re: Pleure oh pays bien aimé !

Message non lupar yacoub » lun. 8 août 2016 16:17

https://youtu.be/KGFc83n9cLw

https://youtu.be/KGFc83n9cLw

Chronologie des crimes du terrorisme Islamiste.

AUX MARTYRS DE LA RÉPUBLIQUE: LE DEVOIR DE MÉMOIRE

Les évènements en Algérie connaissent une accélération particulière et un tournant des plus tragiques.
Les islamistes rackettent, mutilent, égorgent, décapitent, brûlent et exterminent dans les villes comme à la campagne. Le génocide est à l'échelle de l'Holocauste. Aujourd'hui “les défenseurs du petit peuple” sèment la mort sans vergogne dans les quartiers populaires, les cafés, les marchés publics, les écoles et sur les lieux de travail. Ils n'hésitent même pas à commettre leurs crimes dans l'espace sacré des mosquées. Le terrorisme islamiste a un seul but : inhiber et tétaniser une société qui s'ingénie tous les jours à puiser dans ses ultimes ressources pour exprimer sa résistance multiforme et dire non à la soumission.
Le livre noir contre l'intégrisme reste encore à écrire. Sans prétendre être exhaustif, cette chronique sommaire (1970-1997) voudrait être un modeste témoignage des atrocités et des crimes perpétrés par l'intégrisme islamiste en Algérie.
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1970
Dès le début des années 1970, les étudiants progressistes sont agressés et les femmes contrevenant aux "valeurs" islamiques vitriolées.

1975

Mahfoud Nahnah, actuel chef du parti islamiste "modéré" Hamas est condamné par le tribunal militaire de Blida à quinze ans de réclusion criminelle pour avoir scié avec un de ses groupes terroristes des poteaux électriques et téléphoniques. Il est libéré au lendemain de l'accession de Chadli à la Présidence de la République.

C'est encore Mahfoud Nahnah qui a organisé les premiers réseaux de jeunes Algériens envoyés en Afghanistan via l'Arabie Séoudite et le Pakistan en vue de leur assurer une formation militaire. On connaît la suite :

Ceux qui sont retournés en Algérie se sont transformés en coupeurs de têtes sans foi ni loi.

1982

Kamel Amzal, un étudiant démocrate et militant de la cause berbère est empalé au sabre par un groupe d'intégristes à la cité universitaire de Ben Aknoun (Alger).

1985

- Implantation des premiers maquis islamistes dans la région d'Alger.

- Attaque de la caserne de police de Soumaâ le jour de l'Aïd Es-seghir : deux sentinelles sont assassinées et un important lot d'armes est récupéré par les islamistes.

1990

12 juin, premières élections municipales "libres" majoritairement "gagnées" par le FIS.

1991

23 mai
ABASSI Madani, chef du FIS lance une grève pour “protester” contre la loi et le découpage électoraux en vue des premières législatives, et appeler à des présidentielles anticipées.

25 mai
La grève, peu suivie, est soutenue par des “marches” dans les grandes villes du pays, avec des effectifs de plus en plus nombreux amenés de l'intérieur du pays.

26 mai
Les policiers sont obligés d'intervenir pour bloquer les manifestants en route vers la Présidence. Les unités d'intervention font usage de gaz lacrymogènes pour disperser les “marcheurs” devant l'université centrale d'Alger.

27 mai
“Un accord verbal” a lieu entre les chefs islamistes et Mouloud Hamrouche, à l'époque chef du gouvernement, pour que les manifestants n'occupent que quatre places à Alger.

Juin

1er juin
Début de la campagne électorale des législatives. Chadli donne des assurances aux responsables du parti dissous pour coopérer avec tout gouvernement issu de la nouvelle assemblée populaire.

2 juin
Les forces de sécurité demandent aux islamistes d'évacuer les places publiques. A. Madani refuse. Entre temps le climat politique se détériore de plus en plus et les manifestants tentent d'obliger les citoyens à rejoindre les grévistes.

4 juin
Dans la nuit du 3 au 4 juin, les forces de l'ordre interviennent pour déloger par la force les manifestants des places du premier Mai, des Martyrs, de Tripoli, et d'El-Harrach. ALI Benhadj, le n°2 du FIS dans un prêche enflammé demande aux policiers de “retourner leurs armes contre leurs supérieurs”.

5 juin
Certains islamistes tentent de “reprendre” la place du premier Mai à partir de la mosquée “Kaboul” de Belcourt. Les unités d'intervention ripostent et les obligent à faire demi-tour. Le bilan des victimes est lourd. Au moins une dizaine de morts du côté des manifestants et un officier de gendarmerie tué.
Des policiers sont enlevés, jugés et torturés par les militants de l'ex-FIS qui transforment le sous-sol de l'hôpital Mustapha en lieu de séquestration et de torture. Dans plusieurs villes du pays, le bilan ne fait que s'alourdir. Chadli décrète l'état de siège pour une durée de quatre mois. Les pouvoirs de police sont confiés, en vertu de ce décret, aux militaires. Mouloud Hamrouche démissionne et Sid-Ahmed Ghozali est chargé de former un autre gouvernement, tandis que les élections sont annulées.

6 juin
La situation sécuritaire critique pousse les pouvoirs publics à instaurer le couvre-feu dans l'Algérois.
Un accord est trouvé entre Ghozali,chef du gouvernement, Madani et Benhadj, chefs du fis,pour l'arrêt de la grève insurrectionnelle contre l'organisation des élections législatives et des présidentielles anticipées.

7 juin
La suspension du mouvement de grève est annoncé par A.Benhadj à la mosquée “Essouna” de Bab El Oued lors de la prière du vendredi.

19 juin
Benhadj appelle “tout musulman qui trouve une arme de la garder” en affirmant que “la charia n'interdit pas aux musulmans de prendre les armes contre l'état impie”.
Les mosquées se transforment alors en casemates, où d'importantes quantités d'armes sont stockées.

21 juin
Les éléments de l'Armée Nationale Populaire (ANP) interviennent pour remettre sur le fronton des mairies islamistes les anciennes appellations républicaines « Par le peuple et pour le peuple » à la place de la devise islamiste « Municipalité islamique »

24 juin
Benhadj appelle la population à violer le couvre-feu en organisant des “concerts” nocturnes de casseroles dans les quartiers populaires.

28 juin
Madani donne quarante huit heures à l'ANP pour évacuer les villes et menace de déclarer le “jihad”.

30 juin
A. Benhadj est arrêté devant les locaux de la télévision et A. Madani quelques heures plus tard, au siège de l'ex-FIS situé à la rue Charras pour atteinte à la sécurité de l'état au même titre que Kamel Guemmazi, Abdelkader Boukhamkham, Ali Djeddi, Omar Abdelkader et Noureddine Chigara.

Décembre

- A la veille des élections législatives de décembre 1991 les intégristes attaquent la caserne de Guemmar : plusieurs jeunes du service national y sont affreusement mutilés avant d'être assassinés.

1992

FEVRIER

- Les militants islamistes attaquent la caserne située à l'amirauté et massacre dix militaires à l'arme blanche

4 avril

interdiction du FIS

29 JUIN

Assassinat du Président Boudiaf lors d'un meeting organisé au centre culturel d'Annaba.



AOUT

- Attentat à la bombe à l'aéroport Houari Boumediene d'Alger : neuf morts et une centaine de blessés dont des émigrés de retour en France après des vacances passées en Algérie. Y est impliqué le syndicat islamiste (SIT) affilié au FIS dont un commandant de bord, militant de ce syndicat.

SEPTEMBRE

- Assassinat du premier militant d'un parti politique : Abderrahmane Belazhar, militant d'Ettahaddi, syndicaliste et cadre universitaire.

NOVEMBRE

- Le secrétaire général de la principale centrale syndicale des travailleurs (UGTA) Abderzak BENHAMOUDA échappe à un attentat. Un de ses proches parents y succombe.

1993

JANVIER
- A Telagh, un hôtel est incendié sur ordre du FIS sous prétexte que l'on y fêtait le nouvel an et qu'on y servait de l' alcool.

FEVRIER
- Le général major K.Nezzar, échappe à la mort. Un véhicule piégé a explosé au moment où sa voiture passait dans le quartier d'El Biar à Alger.

MARS
- Hafid SENHADRI, cadre, syndicaliste, un des fondateurs du Comité National de Sauvegarde de l'Algérie (C.N.S.A.), organe créé au lendemain des élections suicidaires de décembre 1991, figure parmi l'une des premières cibles du terrorisme intégriste.
- Djilali LIABES, Ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique est assassiné au pas de sa porte.
L'université de Sidi-Bel-Abbès porte aujourd'hui son nom.

AVRIL
- Karima BELHADJ, secrétaire dactylographe à la direction de l'action sociale et des sports de la sûreté nationale tombe sous les balles dans un quartier périphérique d'Alger.
- Amar Guendouz, militant progressiste est kidnappé puis lâchement assassiné aux environs de Boufarik.
- El Hachemi Cherif Le secrétaire général du mouvement Ettahaddi-Tafat, échappe miraculeusement à un attentat en plein centre d'Alger.
Le mouvement Ettahaddi-Tafat paiera le prix fort les positions courageuses qu'il aura adoptées face à l'islamisme politique.

MAI
- Tahar DJAOUT, romancier, directeur de la rédaction de l'hebdomadaire "Ruptures" est tué par balles alors qu'il accompagnait sa fille à la crèche.
La "MAISON DE LA PRESSE" qui abrite plusieurs titres de journaux immortalise son nom.
- L'ÉPOUSE DE L'IMAM SAÏD BELARBI témoigne à la télévision à visage découvert contre les méfaits de l'intégrisme. A titre de représailles elle subit un viol collectif.

JUIN
- M'hamed BOUKHOBZA, sociologue, auteur de l'essai "La Modernité ou la disparition " est éventré puis égorgé sous les yeux de sa famille.
- Mahfoud BOUCEBSI, professeur de psychiatrie, est poignardé à mort au moment où il s'apprête à regagner son cabinet médical à l'hôpital.

JUILLET
- Les SAHEB, RACHIDA enseignante et son mari MOHAND OUBELAÏD, agronome, sont assassinés dans leur domicile au milieu de la nuit par une horde d'intégristes. On retrouvera le lendemain leurs deux enfants terrés dans une armoire.

AOUT
- Kasdi Merbah, ex-premier ministre, ex-responsable des services de sécurité, président du parti politique MAJD est assassiné à Aïn Taya (Alger) . Pour la premiére fois, un communiqué signé du GIA revendiquera l'attentat.

SEPTEMBRE
- Abderrahmane CHERGOU, ancien officier de l'Armée de Libération Nationale, journaliste, est assassiné dans son quartier à El HARRACH (ALGER).
- Le complexe électronique E.N.I.E., entreprise publique employant 528 travailleurs est ravagé à 100% par un incendie criminel perpétré par les intégristes à TELAGH. Un magasin de stockage de pièces détachées de 25000 mètres carrés s'est volatilisé en fumée. Les dégâts ont été évalués à 40 milliards de centimes.
En décembre 1992 ils s'y étaient déjà distingués en incendiant un hôtel.

OCTOBRE
- Rabah GUENZET, professeur de philosophie, syndicaliste, est assassiné sur le parking de son immeuble.
Quelques semaines auparavant, il avait osé soutenir la contradiction à A. Madani dans un débat télévisé.
- Djilali BELKHENCHIR, professeur de pédiatrie, chef de service, militant actif de la société civile est assassiné sur son lieu de travail, à l'hôpital de Birtraria.

NOVEMBRE
- Le F.I.S., dans un ultimatum, intime l'ordre à tous les étrangers de quitter le territoire national.
- Mahfoud Saïdi, militant démocrate est assassiné.

DÉCEMBRE
- Youssef SEBTI, poète est assassiné à l'arme blanche dans son lit !
- Le directeur des affaires religieuses de Constantine tombe sous les balles juste après la prière qu'il venait de faire à la mosquée.
- Mohamed KERDALI, juge d'instruction au tribunal de Sidi M'hamed est assassiné dans un quartier de Belcourt.
- Douze techniciens croates de la société HYDRO-ELEKTRA sont assassinés.
Le mouvement islamiste pousse à la fuite les coopérants étrangers et veut l'effondrement de l'économie nationale.

1994

JANVIER
- Raymond LOUZOUM, citoyen algérien d'origine juive est lâchement assassiné.
- Aouati, enseignant est enlevé à Constantine puis décapité.

FEVRIER
- A. CHLIGHEM, professeur d'histoire et de géographie à TAHER (JIJEL) est grièvement blessé puis achevé dans sa classe sous les yeux de ses... élèves ! .
- Joachim, plus connu sous le nom de Vincent, par les habitués de la “librairie des Beaux Arts” d'Alger est assassiné. Faudrait-il croire que le métier de libraire est contraire aux “valeurs islamiques” ?
- Mohamed BELAHCENE, imam, est assassiné à la sortie de la mosquée "RIMALI" à MEDEA.
- LE WALI (PREFET) DE TISSEMSSILT ET SON ESCORTE sont fauchés dans une embuscade.
- Mohamed TOUALI, militant syndicaliste au complexe des tracteurs (CIMOTRA) de CONSTANTINE est assassiné.
- Un attentat cible deux journalistes étrangers Olivier Yves Henry et White Scott Allane respectivement de nationalités française et australienne.
- Katia BENGANA, lycéenne, est assassinée au fusil à canon scié. Elle avait refusé de porter le hidjab(voile).

MARS
- Le directeur de L'École DES BEAUX ARTS D'ALGER, Ahmed ASSELAH et son fils RABAH sont assassinés dans l'enceinte même de l'établissement.
C'est le cinq mars de l'année 1994 que tombe le premier homme de l'art. C'était, et ce n'est presque pas le hasard, à l'intérieur de l'école des Beaux Arts et il se trouvait que la victime était le directeur de la vénérable institution : Ahmed Asselah. Le second artiste tombera tout de suite à ses côtés pour être venu à son secours. C'était, cruel destin, Rabah, l'unique enfant de Ahmed.
- Abdelkader ALLOULA, célèbre dramaturge, metteur en scène et acteur est mortellement atteint par balles sur le chemin de son domicile au PALAIS de la CULTURE d' ORAN où il devait donner une conférence. Le monde de la culture est en état de choc.
Le dix mars, à quelques jours de l'Aïd, durant un ramadan particulièrement sanglant, c'était au tour de l'éminent auteur de Ladjoued. La semaine d'avant, Alloula avait fait le déplacement à Alger pour être aux obsèques des Asselah. On l'avait pressé de quitter le pays et mis les moyens à sa disposition. Il s'en fâchera et poursuivra résolument son militantisme pour l'art et la culture. Et c'est sur le chemin du Palais de la Culture, où il se rendait pour donner une conférence sur le quatrième art, qu'il est froidement abattu. Lui, le novateur qui, toute sa vie, s'était consacré au théâtre citoyen, terminait sa vie et sa carrière sur une comédie où il était question de rire et d'amour. Une concession qu'il avait consentie, disait-il, parce que son pays meurtri et sa jeunesse avaient besoin qu'on leur parle d'amour.
- Younès SELLAMI, travailleur agricole à HAOUCH GROS (BOUFARIK) est kidnappé puis sauvagement mutilé et égorgé. Pour semer la peur au sein de la population et la soumettre, son corps traîné par un véhicule, est exhibé dans les cafés des environs.
Cet assassinat est perpétré par les intégristes en guise de représailles contre la famille SELLAMI qui s'était particulièrement distinguée et se distingue encore par son opposition farouche au diktat que l'intégrisme veut imposer à toute la région.
- L.ZEMAM, commissaire de police à BOUZAREAH, est assassiné la veille de l'aïd, au moment de la rupture du jeûne.
- Hadj BENZAGHOU, journaliste et homme de culture est lâchement assassiné.

AVRIL
- La cimenterie de Meftah est sabotée. Deux bombes artisanales explosent dans la salle des commandes. L'entreprise la plus importante du pays cesse toute activité pendant plusieurs mois. Cet arrêt de production occasionne une perte sèche pour l'économie évaluée à 60 millions de dollars.

MAI
- Trois coopérants techniques russes et huit agents de sécurité algériens succombent dans une embuscade près de Ziama-Mansouria(JIJEL).
- Assassinat d'un cadre démocrate à Chlef : Bachir Djellid.

JUIN
- Le Recteur de l'université Bab Ezzouar, Salah Djebaîli est assassiné au moment où il s'apprête à monter dans son véhicule. Il est le quatorzième intellectuel à être assassiné.
- Maître Youssef FETHALLAH, président de La Ligue des Droits de L'Homme est assassiné à proximité de son cabinet.
- F. CHERKIT, journaliste exerçant au quotidien "EL MOUDJAHID" et Hichem GUENIFI, jeune technicien stagiaire à la radio nationale (chaîne I de l'E.N.R.S.) sont assassinés dans leur quartier.
- Chaâbane Rabah, militant politique meurt suite à l'explosion de la bombe lors de la marche du 29 JUIN organisée par le RCD.

JUILLET
- Au port de Djendjen sept marins italiens sont tués à l'arme blanche, à l'intérieur de leur cargo transportant des produits alimentaires.L'intégrisme islamiste punit l'Italie de maintenir ses relations économiques avec la "junte militaire".
- Yasmina DRICI, une correctrice au quotidien "Le SOIR D'Algérie" est retrouvée égorgée, du côté de Rouïba (ALGER). Elle avait été enlevée la veille.
- Sûre qu'elle allait être assassinée devant son mari et ses enfants, Aïcha Djellid, femme travailleuse et militante de progrès, a supplié les terroristes d'avoir pour elle un peu de "rahma" (pitié!) et de la tuer par balles. Sa fille, quinze ans, a détourné la tête pour ne pas voir la scène d'horreur qu'allait subir sa mère. Un "héros" du groupe lui a rivé la tête pour l'obliger à regarder la scène de décapitation de sa mère dont la tête a été arrachée puis jetée par dessus le mur d'enceinte de la maison. Le lendemain, à l'aube, la fille a été chercher ... la tête de sa mère.

AOUT
- Rabah STAMBOULI, islamologue moderniste est assassiné à TIZI-OUZOU.
- L'école française "Max Marchand", ainsi que les habitations où résident les membres de la communauté française, situées à la cité Ain-Allah(ALGER), sont attaquées par les terroristes intégristes. Cinq ressortissants français, le vice-consul, un fonctionnaire du ministère du budget et trois gendarmes sont assassinés.
L'intégrisme venait de signer là sa première déclaration de guerre à la FRANCE.
- Un jeune adolescent du nom de CHERIF est assassiné. Son tort : avoir refusé de tuer son frère policier comme le lui demandaient les islamistes.
- Un enseignant coranique, Ahmed MOKHTARI est assassiné à l'arme blanche à la sortie de MOSTAGANEM.

SEPTEMBRE
- Salah CHOUAKI, inspecteur de pédagogie, auteur de nombreux écrits sur les questions de L'École, est assassiné au parking de son immeuble.
- Abderrahmane FARDEHEB, le seul professeur d'économie en titre à l'université d'Oran est assassiné dans les mêmes conditions. Il décède sous les yeux de sa fille qu'il accompagnait au lycée.
- L'annonce de l'assassinat de CHEB HASNI, l'une des stars les plus populaires du RAÏ, jette l'émoi et la consternation parmi la population, en particulier chez les jeunes.
Le 29 septembre 1994, l'accostant traîtreusement, sous l'apparence d'un fan, l'assassin de Cheb Hasni pointe sur lui le canon de son arme. Le premier est un adepte de “zaouedj el moutaâ” (mariage de jouissance) , le second un chantre de l'amour. Son tube de l'année - Gaâ Ennsa - faisait chavirer les coeurs et chalouper les corps. C'en était trop pour les violeurs.

OCTOBRE
- Le managing director de la firme de voitures DAEWOO en ALGERIE est tué à bout portant.
- NASRI, P.D.G. de l'entreprise nationale ENASUCRE est assassiné.
- Le colonel Hadj Cherif Djelloul est lâchement assassiné alors qu'il négociait sans arme, la reddition d'un commando qui menaçait de faire sauter ... l'immeuble "Lafayette" à Alger.

NOVEMBRE
- Un militant démocrate, cadre de la sécurité sociale, Lounès DJABALLAH est assassiné.
- S. BENACHOUR, journaliste à l'A.P.S.(Agence de Presse Algérienne) est abattu.
- Une bombe, placée dans un cimetière de Mostaganem, tue onze scouts lors d'une cérémonie de recueillement à la mémoire des martyrs de la Guerre de Libération Nationale. Toutes les victimes étaient des enfants.
L'Algérie entière est brisée par les images d'horreur que lui transmet la télévision.

DECEMBRE
- Aziz Belgacem, polytechnicien et prestigieux militant du Mouvement Ettahaddi, est assassiné à Alger.
- Le mouvement intégriste décide l'extension de la guerre en France en détournant un Air Bus d'Air France d'Alger vers Marseille. Plus de 170 passagers, en majorité de nationalité algérienne, s'y trouvent en otage. Trois d'entre eux (un Vietnamien, un Français, un Algérien) sont exécutés à intervalles réguliers.
- Saïd MEKBEL, directeur de publication du quotidien "Le MATIN" et célèbre billetiste, reçoit deux balles dans la tête pendant qu'il se restaurait à quelques mètres du siège du journal.
La population lui a rendu un vibrant hommage en faisant de son enterrement de véritables funérailles nationales.
- Quatre religieux, trois Français et un Belge sont assassinés à TIZI-OUZOU.

Rachida Hamadi est assassinée par son propre fiancé "travaillé" par les spécialistes de la "fission"

Une femme à Rouiba est rendue enceinte de sa propre tête enfouie dans son ventre après avoir été décapitée.
Des agents de la protection civile "sautent" sur des bombes enfouies dans les dépouilles de victimes du terrorisme.
Pendant l'année 1994 le terrorisme intégriste, selon des sources officielles, a tué 6.388 personnes, 2.289 blessées et occasionné deux milliards de dollars de dégâts.

1995

JANVIER

- Un véhicule piégé, lancé sur le commissariat central d'Alger, percute un bus à une heure de pointe : cinquante trois morts et deux cent quatre vingt six blessés parmi les citoyens. Le FIS venait de signer l'un des premiers attentats à la voiture piégée.
ANOUAR Haddam, représentant du FIS aux USA, (Washington) "regrette" la bévue du FIS tandis que son compère Kébir le blanchit de Bonn. La barbarie du FIS et la duplicité sont sans limite.
- L'assassinat de ZINOU ALIOU SALAH, journaliste au quotidien "LIBERTE" allonge la comptabilité macabre de nos hommes de presse.
- REBBAH Rachid, citoyen est assassiné à Hussein Dey (Alger)

FEVRIER
- Le monde de la culture est en émoi suite à l'assassinat de Djamel Eddine ZAITER, journaliste à "El Djoumhouria".
- Six gardes nationaux tunisiens sont assassinés en territoire tunisien par un groupe d'islamistes venus d'Algérie.
- Azzedine Medjoubi, homme de théâtre, est assassiné au sortir de l'institution dont il venait à peine de prendre la direction : Le Théâtre National d'Alger.
Le quatorze février 1995, alors qu'il se vouait corps et âme à contribuer à sortir le théâtre algérien du marasme, alors qu'il était instamment appelé à venir triompher à Paris dans Hissaristan un monologue où il a été sublime à Alger, alors qu'il sortait du Théâtre National Algérien dont il venait un mois à peine à prendre les destinées en main, Azzedine Medjoubi est impitoyablement criblé de balles. “Hafila tassir” est définitivement à l'arrêt.
- Fatma-Zohra Ouraïs, professeur de français est assassinée dans son quartier à El Biar (Alger).
- Rabah HAMANE, policier de profession est assassiné non loin de son domicile.
- Rachid Baba-Ahmed, chanteur et musicien, tourné vers la recherche du patrimoine musical et ouvert aux aux apports de la musique universelle moderne est assassiné à Oran.
L'auteur de la musique de “Ladjoued”, celui qui avait commencé fort en 1965 en exhumant un nostalgique “Youk baba dji”, rappelant à Tlemcen une des facettes de sa millénaire histoire, celui auprès duquel les raïmen avaient trouvé enfin un producteur qui ne soit pas un rapace de l'édition parce qu'il était de leur bord, Rachid Baba-Ahmed tombait lui aussi sous les balles assassines à Oran dans la rue ...Mohamed Boudiaf.
- Nabila Djahnine, militante féministe est assassinée à Tizi-ouzou.

MARS
- El Hadj TAGREROUF, policier accompagné de sa fille âgée de trois ans sont tous deux assassinés à Bordj El Kiffane.
- Assassinat de Mohamed ABDERRAHMANI directeur du quotidien "EL MOUDJAHID".

AVRIL
A ce jour, plus de trois mille actes de sabotage, plus de 500 écoles détruites. Les secteurs des Télécommunications et des transports sont les premiers touchés.
Il n'y a pas lieu de s'en étonner : les centres névralgiques du pays sont particulièrement visés.

MAI
- Un attentat à la bombe à Khemis El Khechna cause des blessures à 13 personnes dont 2 enfants et occasionne d'importants dégâts aux habitations d'alentour.
- Mourad HEMAÏZI, journaliste et présentateur à la télévision a été assassiné de trois balles après avoir été ligoté par ses ravisseurs à Gué De Constantine.
- Malika SABBOUR, journaliste à la télévision est mortellement blessée lors d'une mission de travail.
- Bakhti BENAOUDA, journaliste et écrivain est assassiné par balles alors qu' il assistait à un match entre jeunes de son quartier.

JUIN
- Yamaha, de son vrai nom Hocine DIHIMI , coqueluche des stades, supporter infatigable du C.R.B, club de football algérois, est mort en martyr sous les balles intégristes. Son enterrement s'est transformé en manifestation de réprobation et de colère contre l'intégrisme.
- N'GUYEN-NHU-VIEN, professeur d'université de nationalité vietnamienne est assassiné à hauteur de la cité CHAÏB Mohamed (Wilaya de TIARET).
- Un groupe de terroristes investit la ville de LARBAÂ et procède à la pose de plusieurs bombes. Le siège du tribunal, une école primaire, des locaux d'habitation et de commerce sont soufflés par les déflagrations.

JUILLET
- Selon le quotidien "EL WATAN", le terrorisme islamiste a occasionné des pertes estimées à plusieurs milliards de dollars et engendré un déficit de 50 000 emplois.

AOÛT
- Salah BOUTEINE, imam de la mosquée Sidi ABDERRAHMANE à ALGER est tué par balles à l'intérieur même du lieu de culte par les terroristes intégristes.

SEPTEMBRE
- Deux religieuses, Denise LECLERC (65 ans) et Jeanne LITTLE JOHN (62 ans) qui vivaient en Algérie depuis 30 ans et travaillaient bénévolement dans un centre de formation féminin du quartier de Belcourt sont assassinées par de "courageux " intégristes.
- Le caricaturiste Brahim GUERROUI est kidnappé puis égorgé devant son domicile aux Eucalyptus (Alger).
- Les intégristes incendient le train qui assurent la liaison Alger-Blida et font exploser une bombe sur la voie ferrée à Boufarik. Bilan : trois morts et onze blessés.
- A. BELKAÏD, ancien ministre du travail, de l'enseignement supérieur et de l'intérieur est assassiné à la sortie d'une réunion.
- Tazrout Saïd, journaliste est assasssiné.

OCTOBRE
- Omar OUARTILANE, rédacteur en chef d' "EL KHABAR" est assassiné.
- Omar ZIANI, jeune en service commandé est victime d'un attentat terroriste.

NOVEMBRE
- Mebarak MAHIOU, militant politique est assassiné

DECEMBRE
- Khadidja DAHMANI, 29 ans, journaliste à l'hebdomadaire "ECH CHOUROUK" est tuée par balles à Baraki (Alger) par des terroristes, non loin de son domicile.
- Mohamed SELLAMI, figure de proue de la résistance anti-intégriste, père fondateur des groupes d'autodéfense dans la MITIDJA (Alger) tombe au champ d'honneur.
- Un groupe d'intégristes jette une bouteille chargée de matières explosives à l'intérieur du "13", bar situé à TIZI-OUZOU. La bousculade qui s'en est suivie aggrave le bilan des morts et blessés.

1996

JANVIER
- Mohamed MEKATI, journaliste à "El Moudjahid" et un jeune documentaliste du quotidien "l'Indépendant" tombent sous les balles des terroristes intégristes.
- Un véhicule piégé explose en plein centre de Blida tuant cinq personnes et blessant quarante autres.
- Levée du couvre feu quatre ans après son institution par décret présidentiel portant état d'urgence.

FEVRIER
- Le pouvoir décide "l'imprimatur" sur l'information à caractère sécuritaire.

- Une bombe déposée devant le pavillon des urgences de l'hôpital de Aïn Bessem (wilaya de Bouïra), explose faisant cinq morts et vingt deux blessés parmi les malades et les agents de l'hôpital. Le terrorisme intégriste pousse chaque jour le seuil de l'intolérable au delà de l'inouï!

- Une voiture piégée, abandonnée en plein milieu de la circulation (les terroristes avaient simulé la panne) près de la "MAISON DE LA PRESSE" fait vingt six morts dont trois journalistes. du quotidien

"LE SOIR D'Algérie" (Allaoua Aït Mebarek, Mohamed Dorbane et Djamel Derraza). Le siège du quotidien est complètement détruit. Ceux de "L'OPINION", du "MATIN", d'"ELWATAN" et d'"ELKHABAR" sont endommagés.

- Belghezli Moh Achour, militant démocrate est assassiné.

- Deux voitures piégées à la cité d'Aïn Naâdja et dans la commune de Aïn Taya font des dégâts matériels importants à plusieurs habitations de ces deux localités et tuent plus d'une dizaine personnes.

MARS
- Rabah ALLALI est la quarante neuvième victime du terrorisme intégriste parmi le personnel des Douanes.
- Le train de voyageurs Tlemcen-Oran est attaqué. Bilan : douze morts et vingt blessés parmi les passagers.
- Attentat à la voiture piégée à une heure d'affluence au centre de TIZI-OUZOU : six morts et vingt deux blessés.
- L'explosion d'une bombe à Sidi-Moussa(Région d'Alger) dans une décharge publique fait quatre morts.
- Sept religieux chrétiens de l'ordre des trappistes sont enlevés du monastère de Tibehrine dans la région de Médéa. Ils seront assassinés deux mois plus tard.
AVRIL
- Lazhar OUADFEL, jeune du service national, tombe sous les balles intégristes à SIDI-BEL-ABBES.

MAI
- Une bande de terroristes assassinent froidement une veuve de Chahid (martyr de la guerre de libération) âgée d'une soixantaine d'années à TADMAIT (Wilaya de TIZI-OUZOU).
- Un groupe de terroristes, s'octroyant comme tant d'autres des refuges de luxe avec l'argent du racket, prennent deux familles en otage après avoir été repérés dans un appartement résidentiel à la cité Saïd Hamdine (Alger). Ils seront décimés au terme d'un échange de tirs avec les forces de sécurité.
- Mohamed Hardi, ancien ministre de l'intérieur est victime d'un attentat terroriste.

JUIN

- La petite ville de Boudouaou à proximité d'Alger est secouée par l'explosion d'une voiture piégée. Deux citoyens sont tués et une dizaine d'autres blessés. Le véhicule piégé a été placé à proximité du domicile d'un patriote.

- Mokhtar BENKRAOUCHE, procureur général-adjoint, près la cour d'Alger est assassiné par quatre terroristes qui guettaient sa sortie au bas de l' immeuble à Aïn Naâdja.

JUILLET
- Une bombe de forte puissance déposée dans un salon de thé sur les hauteurs d'Alger(El Biar)fait plusieurs morts et blessés.
- Les habitants de BLIDA sont violemment tirés de leur sommeil par l'explosion d'un fourgon piégé. La déflagration qui a été entendue sur un rayon de cinquante kilomètres a causé l'effondrement d'un immeuble et des dizaines de victimes parmi les locataires.

AOUT
- Assassinat de Monseigneur Pierre Claverie, évêque d'Oran dans son évêché.

- Une horde de terroristes armés de fusils et de couteaux interceptent un car de voyageurs à Aïn Oussera; tragique bilan : dix sept jeunes entre dix sept et vingt cinq ans sont assassinés.

- C'est au moment où il s'apprêtait à lancer l'appel à la prière que le muezzin de la mosquée de Birkhadem est égorgé.

C' est le quatre vingt sixième homme de culte assassiné selon une déclaration officielle. La réalité malheureusement est plus amère.

- Mohamed GUESSAB, journaliste à Radio Coran est assassiné.

SEPTEMBRE:
- Boudjemaâ BECHIRI, chanteur connu sous le nom de CHEB AZIZ est kidnappé lors d'une soirée musicale qu' il donnait à l'occasion d'un mariage à CONSTANTINE. On le retrouve le lendemain assassiné. Les semeurs de la mort en tout ce qui est manifestation de la vie lui auront interdit à exercer son métier.
- Explosion d'une ambulance piégée à Thenia. Aucune information officielle n'est fournie sur le nombre des victimes.
- Une bombe explose dans un marché à Boufarik. C' est le carnage : vingt-sept morts au moins et plus de soixante quinze blessés.
- Un car de voyageurs est attaqué par un faux barrage à Bouterfkine dans la région de Laghouat : trente-quatre morts !
- Quelques jours auparavant, dans une petite localité de la Kabylie une bande de terroristes décapitent quatre fidèles en pleine mosquée !

OCTOBRE
- Une bombe explose un jour de marché à Koléa près d'Alger: cinq morts et plus de soixante dix blessés dont une partie dans un état très grave.
- Trente-huit personnes sont assassinées non loin du centre pétrolier de Hassi R'mel. Parmi les victimes on y dénombre des membres du personnel de l' entreprise Sonatrach. L'A.I.S (armée affiliée officiellement au F.I.S) annonce dans un communiqué une offensive sur les champs pétroliers.

NOVEMBRE
- A Sidi El Kebir (village de la périphérie de Blida) les habitants sont sous le coup de la stupeur : une trentaine des leurs ont été égorgés par les groupes terroristes et parmi les victimes, il y a de nombreuses femmes et enfants. Les images de la télévision les montrent fuyant leur village à la recherche de cieux plus cléments.
- Une bombe explose à proximité d'un car de voyageurs à Alger. On dénombre une dizaine de morts et les blessés, pour la plupart, sont dans un état grave.
- Ce mois de novembre a été particulièrement meurtrier. A deux semaines du référendum le bilan selon la presse officielle est de cent dix huit morts.
- A quatre jours du référendum sur la constitution cinq personnes ont été tuées et quinze autres blessées dans l'explosion d'une bombe piégée au centre de Blida (50 km au sud d'Alger). L'explosion qui a endommagé plusieurs maisons alentour, visait un hôtel habité par des policiers, mais toutes les victimes sont des passants : trois hommes, une femme et une jeune fille . La voiture était garée dans une petite rue aux abords de la place principale de Blida, très fréquentée et où se trouvent divers commerces et des cafés.

DECEMBRE
- A. Haddam, représentant du F.I.S. aux États-unis est arrêté par la police américaine pour "irrégularité administrative du séjour".
- Vingt neuf personnes dont dix neuf habitants du village de Benachour ont été massacrées dans la région de Blida.
- Un attentat à la bombe(une bombonne de gaz de treize kilos, chargée de poudre noire et de clous) fait quatre morts et plus d'une trentaine de blessés à la station du R.E.R. de Port-Royal. La similitude avec l'attentat de juillet 1995 à Saint-Michel est la signature du terrorisme intégriste.
- Un car de voyageurs est intercepté par un faux barrage dans la région de Blida. Vingt d'entre eux sont égorgés.
- Vingt huit personnes sont assassinées par un groupe de terroristes dans la commune de Dhamnia (wilaya de Aîn Defla)
- Trois membres de la famille Boussaboune de Constantine, le père et les deux frères dont Mimoun connu pour son appartenance politique à la mouvance démocratique sont assassinés.

1997

JANVIER
- Récidive des terroristes au village de Benachour après l'hécatombe de décembre dernier : seize personnes, pour l'essentiel des femmes et des enfants sont froidement assassinés.
- Dans un texte adressé au "Monde" le F.I.S. dissous affirme qu'il n'est pour rien dans les attentats contre la France mais "conseille", comme le G.I.A., aux pays occidentaux de cesser toute aide au pouvoir algérien. Le même quotidien informe, par ailleurs, que l'A.I.S. diffuse sur le réseau Internet une cassette vidéo d'une heure et demi sur ses maquis en Algérie.
- A trois jours du ramadan, une voiture piégée explose en plein centre d'Alger et à quelques mètres de l'université. C'est une véritable boucherie : un autobus transportant des voyageurs et des voitures particulières s'embrasent; les façades des immeubles et magasins avoisinants sont endommagées; une panique généralisée s'en suit. Les blessés sont transportés dans des hôpitaux où souvent font défaut...les gants et le fil de chirurgie ! . Le bilan officiel est très lourd : treize morts et plus d'une centaine de blessés !
Pour la première fois des voix officielles s'élèvent contre la thèse du "terrorisme résiduel" prônée par le gouvernement tandis que les "défenseurs" des droits de l'Homme en Algérie se taisent devant le crime.
- Dix neuf personnes dont cinq jeunes filles d'une même famille sont égorgées dans deux villages au sud d'Alger(respectivement à Bouinan et Chebli). Le wali est vivement interpellé par les survivants du carnage : Face à la machine à tuer la population exige des armes. Les islamistes ont promis un ramadan sanglant.
- Quatorze personnes sont assassinées dans un attentat à la bombe au marché de voitures de Boufarik. L'explosion a eu lieu à dix heures du matin.

- Un institut de recherche américain influent et proche du Pentagone (la Rand Corporation) considère la prise du pouvoir par le F.I.S. comme imminente et souhaitable pour l'intérêt des États -Unis.

- Un groupe de terroristes est anéanti à l'intérieur de la Casbah par les forces de sécurité.
- Comme n'importe quel quartier d'Alger après la rupture du jeûne, Belcourt ce soir là connaît une ambiance très animée. Les gens aiment bien flâner après avoir calmé la faim. C'est précisément le moment qu'a choisi la bête immonde pour perpétrer son crime : selon le quotidien "Liberté" quarante huit morts et plus de soixante blessés dans un attentat à la voiture piégée. L'explosion a été entendue à dix kilomètres à la ronde ! Spectacle de désolation : flaques de sang, façades dévastées, voitures calcinées...
- A 80 kilomètres au sud d'Alger, à Beni Slimane(Wilaya de Médea) un commando islamiste lance une expédition punitive contre la population : soixante cinq morts en l'espace de quarante huit heures, tous égorgés et affreusement mutilés. Ni les enfants, ni les femmes, ni les vieillards ne sont épargnés. Quarante neuf d'entre eux ont été assassinés en pleine mosquée à l'heure des "Taraouïh"
- En l'espace de cinq heures deux attentats à Alger font au moins sept morts : une voiture piégée explose au passage d'un bus à la place des martyrs, la seconde dans le centre commercial et de loisirs de la capitale à Riad El Feth.
- Un réseau islamiste de trafic d'armes est démantelé conjointement par les polices allemande et française.
- A ceux qu'ils massacrent dans les explosions à la voiture piégée un des chefs intégristes répond : "les Algériens doivent faire leurs ablutions avant de sortir de chez eux, comme ça s'ils meurent dans les explosions, ils partiront au paradis"
- Abdelhak Benhamouda, secrétaire général du plus important syndicat de travailleurs algériens(U.G.T.A.) est assassiné par balles à Alger. Il avait déjoué le plan de déstabilisation du pays par le FIS lors de la grève insurrectionnelle qu'il avait lancée en juin 1991 et a été l'un des fondateurs les plus actifs du Comité National de Sauvegarde de l'Algérie(C.N.S.A.) créé au lendemain du premier tour des élections suicidaires de décembre 1991. Il avait soutenu la candidature de Zeroual aux élections présidentielles de novembre 1995.
- Un attentat à la bombe, à Blida , ville se trouvant à cinquante kilomètres d'Alger : trois morts et une trentaine de blessés.
- Un général en retraite, Habib Khelil, est assassiné à Oran.
- Dix habitants de Sidi Moussa, localité de la région d'Alger sont assassinés. Parmi les victimes, un bébé de ...treize mois.

FEVRIER
- Selon le quotidien El Watan, trente et une personnes ont été égorgées ou décapitées dans la région de Médéa, ville des Hauts plateaux. Les témoignages des rescapés rapportent que les habitants ont été conduits de force, un à un, vers l'égorgeur, un "nain", qui tantôt au couteau, tantôt à la hache, décapitait ses victimes.
- L'Aïd El Fitr n'a pas été la fête du pardon, puisque les terroristes n'ont pas hésité à prendre pour cible de paisibles citoyens à la sortie de la mosquée comme ce fut le cas à Meftah (Alger). En effet, peu après la prière de l'Aïd, samedi dernier, des terroristes ont tiré des rafales sur des citoyens à proximité du "souk el fellah" de la localité faisant deux morts et sept blessés. Non loin de Boufarik, plus exactement au lieu dit "Haouch Gros", une bombe artisanale a été déposée au cimetière. L'engin a été fort heureusement désamorcé à temps. Toujours dans la wilaya de Blida, deux poseurs de bombes ont été tués à la veille de l'Aïd suite à l'explosion de l'engin qu'ils transportaient. Par ailleurs, quatorze personnes ont été assassinées par des terroristes dans la nuit de vendredi à samedi aux Eucalyptus. Les victimes faisaient partie de deux familles. Par ailleurs l'imam de la localité de Damous a été assassiné à la veille de l'Aïd.
- Mohamed Madani, ancien joueur de l'équipe nationale de football est assassiné près de la mosquée de l'École Nationale Supérieure de Ben Aknoun (Alger) alors qu'il s'apprêtait à y accomplir la prière du vendredi.
- Une bombe explose dans un marché à bétail à Boufarik : un mort (un enfant de douze ans) et quarante blessés.

- Trente trois personnes, vingt quatre femmes, six hommes et trois enfants dont un bébé ont été brûlés vifs, mitraillés ou achevés à coup de hache et de pioche à Kerrach dans un hameau près de Blida (Alger).


- Un faux barrage arrête un car de voyageurs dans la région de Saïda, ville du sud ouest oranais. Dix huit jeunes de dix sept à vingt cinq ans sont égorgés. Le terrorisme intégriste veut semer la terreur parmi les jeunes pour les dissuader d'effectuer le service national.

MARS
- Les forces de sécurité ont réussi à cerner un groupe de terroristes armés, en début d'après-midi à Beau- Fraisier, quartier situé sur les hauteurs de Frais-Vallon à Alger. Les échanges de coups de feu ont duré plusieurs heures entre le groupe retranché dans une maison mitoyenne à la mosquée et les services de sécurité. Douze éléments du groupe, dont une femme, ont été abattus. Un important lot d'armes a été récupéré.
- Dans la région de Sour El Ghozlane 25 terroristes ont été abattus.
- A Sidi Moussa, localité de la région d'Alger, une bombe transportée dans un cartable puis dissimulée sous l'estrade a explosé à l'intérieur d'une salle de classe d'un technicum. On y a dénombré six blessés, tous des élèves.
- les habitants de Kouba ont vécu une journée particulière de psychose et de tension. En deux heures, trois véhicules piégés ont explosé, dans différents endroits, faisant huit morts et plus d'une trentaine de blessés. Une peur terrible se lisait sur les visages des habitants de cette commune qui viennent de renouer avec la série noire des explosions des véhicules piégés. La psychose s'est donc réinstallée et on s'attend au pire dans les prochains jours d'autant plus que les forces de sécurité ont donné des coups très durs aux groupes armés, particulièrement ceux activant dans la capitale.
- Un attentat à la bombe a eu lieu, entre deux et trois heures du matin, dans la ville de Saïda (ouest algérien) , plus précisément au niveau du quartier "Boukhors" causant la mort de sept personnes.
- une trentaine de civils, dix hommes et vingt femmes, ont été égorgés ou tués, à la hache, dans le petit village de Houle Antar près de Ksar El Boukhari (150 km au sud d'Alger) dans un nouveau massacre perpétré par un groupe islamiste selon les quotidiens "El Watan" et "Liberté. Fait sans précédent, le massacre de Ouled Antar a été perpétré en plein jour. Tous les autres massacres enregistrés jusque là, ont été commis de nuit.

A la fin du concert qu'il a donné à Strasbourg dans le cadre de la lutte contre le front national, le chanteur Khaled a déclaré : "les fascistes et les terroristes, c'est la même famille"..., "Tous ces gens-là sont des enfants d'Hitler, soit chez moi (en Algérie), soit ici, soit partout"

Un des chefs du G.I.A., Yahia Rihane plus connu sous le pseudonyme de Abdellah Kronfel, l'homme qui avait tenu en haleine les services de renseignements français durant plusieurs mois, vient d'être abattu par les forces de sécurité, à l'issue d'une opération menée de nuit dans la cité des Anassers (Alger).

- Cinq collégiennes ont été assassinées dans un village situé à une vingtaine de kilomètres de Berrouaghia, wilaya de Médéa. Leur enterrement a eu lieu devant une foule nombreuse.
- Attentat à la bombe dans un café de la banlieue est d'Alger. Bilan : au moins deux morts et plusieurs blessés.
- L'explosion d'une bombe a fait deux morts et plusieurs blessés à Sig à l'ouest du pays.

AVRIL
- Pour la première fois des sources officielles d'information annoncent le démantèlement d'un hôpital de campagne et d'un laboratoire de fabrication de bombes à Sidi-Ali-Bounab (Kabylie) .Bilan : plus d'une centaine de morts parmi les islamistes.
- En l'espace de quarante huit heures une quarantaine de terroristes intégristes armés de haches, de poignards et d'épées ont égorgé quatre vingt deux citoyens dans différentes localités du pays, dont la totalité des habitants (cinquante deux villageois) du hameau de Thalit, situé entre les communes de Zoubeiria et de Seghouane près de Ksar El Boukhari (région de Médéa).
- Dix sept villageois ont été assassinés dans la région de Saïda.
- Treize citoyens ont été assassinés dans la région de Tlemcen.

- Onze membres du G.I.A., soupçonnés de faire partie d'une structure de l'organisation terroriste basée en Espagne, comme pont entre l'Algérie et l'Europe sont arrêtés à Valencia par la police espagnole. Les activités du groupe démantelé consistaient notamment à faciliter le passage des terroristes, d'obtenir des documents, des logements, des véhicules ainsi que de fournir l'appui nécessaire pour la préparation et la réalisation d'actions dans n'importe quel pays.
- En 1992 quatre kurdes sont assassinés dans le restaurant grec "Komynos" à Berlin. Cinq ans plus tard, la justice allemande établit la responsabilité totale de l'état iranien dans cet attentat. L'Allemagne puis l'Union Européenne, en signe de solidarité, rappellent leurs ambassadeurs respectifs d'Iran.
Est-ce la fin du "dialogue critique" avec l'Iran ?

- Vingt deux personnes sont égorgées dans le village de Menaâ par une bande de terroristes intégristes.
- Quatre personnes succombent dans un attentat à la voiture piégée à Boufarik.
- Trente personnes sont assassinées à trente cinq kilomètres au sud d'Alger, à Boufarik.
- Quatre vingt treize villageois, dont quarante trois femmes et des adolescents, trois enfants âgés de quatre, cinq ans et ...neuf mois ont été égorgés à Haouch Baghli Khemisti situé à deux cent mètres du centre de Bougara (ex-Rovigo), village de la périphérie sud d'Alger.
Le terrorisme, à six semaines des élections législatives, ne désarme pas et se rend coupable de la plus grosse tuerie de ces derniers mois.
La démence n'a plus de limite : la pelle, la scie, la pioche sont devenues une arme d'abattoir et pour aller vite en besogne, on n'hésite pas à se servir de la tronçonneuse et de potences portables. Le seuil de l'horreur dépasse tout entendement : les femmes enceintes sont éventrées et leurs fœtus piétinés.
Quatre militants islamistes soupçonnés d'appartenance au GIA sont arrêtés à Barcelone.
Des partis politiques dont le MDA de Benbella, le PT de Louisa Hanoune, l'ex FIS, la Ligue des Droits de L' Homme, parrainés par des ONG se réunissent à Madrid et décident le boycott des élections législatives du 5 juin prochain. Tout le monde aura remarqué une nouvelle fois que l'ex-FIS revendique les attentats perpétrés en Algérie.

Une statuette, située en plein centre de Sétif, "Aïn El Fouara", âme de la ville, subit un acte de vandalisme en pleine nuit. Ce qui provoque une vive indignation parmi les Sétifiens. Elle est remise en état quarante huit heures plus tard.
- Les polices européennes ayant démantelé plusieurs de leurs réseaux d'approvisionnement en armes au nord de la Méditerranée, les islamistes algériens se sont tournés vers l'Afrique, en particulier vers le Libéria, où l'on peut se procurer des kalachnikov à cent dollars pièce. Les convois transitent par la Mauritanie avant de pénétrer sur le territoire algérien par la frontière commune aux deux pays. De récentes saisies ont mis au jour ces nouveaux réseaux. "L'express"24-30/04/97

- Encore une fois, ce sont de paisibles citoyens qui viennent d'être la cible d'un horrible massacre commis dans un village situé dans région de Omaria, wilaya de Médéa. En effet, quarante deux citoyens ont été massacrés à coup de hache et de sabre. Parmi ces derniers, figurent dix sept femmes, vingt deux hommes et trois bébés.
- Un groupe de terroristes a attaqué un bus et égorgé cinq des voyageurs à Ouezra.
- Une bombe de fabrication artisanale explose à l'entrée en gare d'un train de voyageurs au gué de Constantine (banlieue d'Alger) . Sa puissance est telle qu'elle laisse un cratère de sept mètres de diamètre et réduit en pièces un wagon entier. On y dénombrera vingt et un morts et plus de vingt blessés.

MAI
- Deux voitures piégées explosent à Bou-Hanifia, centre thermal à l'ouest du pays. Le nombre des victimes s'élève à dix neuf morts et à une vingtaine de blessés.
- A un mois du scrutin électoral la violence terroriste frappe à Bab El Oued pour tétaniser la population. Une bombe de fabrication artisanale, placée sous une voiture, explose à l'entrée du lycée Frantz Fanon à quelques minutes de la sortie des élèves. Bilan officiel : quatre adolescentes tuées et vingt et un blessés.
- Un commando de cinq hommes portant des uniformes de la gendarmerie pour mieux tromper la vigilance générale, pénètrent dans un établissement scolaire à Beni Yeni en Kabylie et assassinent, à moins d'un mois des élections législatives et sous les yeux de ses élèves, Djaâfar Ouahioune, professeur de mathématiques. La victime était connue pour être un grand militant de la cause berbère.
- Trois attentats à la bombe à Alger, à proximité du Ministère de la Justice, devant la cité universitaire de jeunes filles et une discothèque se trouvant au parc zoologique font un mort et plus de soixante dix blessés. Le quatrième a ciblé une salle de jeu à Bordj El Kiffane et entraîné la mort de cinq citoyens.
- Massacre de villageois à Chebli dans la région d'Alger le jour de l'ouverture de la campagne électorale : on dénombre un minimum de trente morts dont un nombre important de femmes et d'enfants ! .
- Quatre citoyens dont une fillette sont assassinés à Sidi Moussa : des terroristes ont égorgé trois membres d'une famille, avant de mettre le feu dans leur maison, où une petite fille de cinq ans a été brûlée vive.
- Selon un bilan non définitif, quinze personnes ont été tuées à Boufarik dans un attentat à la voiture piégée. La population a identifié le poseur de bombes et l'a livré aux forces de sécurité.
- A une dizaine de jours du scrutin, deux attentats à la bombe font sept morts et quinze blessés parmi la population à Tlemcen, à l'ouest du pays. L'attentat a eu lieu à l'hôtel “Maghreb” où devait être accueillie la commission de surveillance des élections et dans le quartier populaire de Bab Zir. Le souffle des bombes a complètement détruit l'hôtel, a ravagé Bab Zir, notamment ses habitations vétustes .
- Des chauffeurs de taxi découvrent ...dix huit têtes près de Djelfa, dans le sud d'Alger. A quelques jours du scrutin électoral, le seuil de la violence ne connaît pas de limite ! .
- La radio annonce une vingtaine de morts en différents endroits du territoire national sans autre précision.
- Une bombe explose à l'intérieur d'une salle de cinéma se trouvant sur la rue Larbi Ben M'hidi, artère principale d'Alger. Bilan : un mort et cinq blessés.

Juin
- A quatre jours de la tenue des élections législatives, Alger n'en finit pas de compter ses morts : à cinquante minutes d'intervalle deux bombes ont éventré deux bus à la place des martyrs et sur les hauteurs d'Alger. Elles ont fait sept morts et soixante dix sept blessés.
- L'explosion d'une bombe au marché de la rue Bouzrina (ex Lyre) à la Casbah a fait sept morts et trente sept blessés. A trois jours des élections le terrorisme est plus fort que jamais. Les terroristes ont forcé une jeune fille de passage, une enseignante, de déposer un sac à l'intérieur du marché. Comprenant de quoi il s'agissait, la femme se met à crier. Pris de panique, les deux terroristes lui tirent deux balles dans la tête et posent le sac près de son corps inerte avant de prendre la fuite dans les ruelles de la Casbah.
- Le plus grand massacre vient de se dérouler dans la région d'Alger depuis la tenue des élections législatives. Les islamistes viennent d'y brûler et d'assassiner treize personnes.
- Depuis la tenue des élections le 5 juin dernier, 50 morts ont été signalés.
- Une bombe de fabrication artisanale explose au cinéma “Sindbad” en pleine projection à Alger. Officiellement, on annonce deux morts et vingt blessés, des jeunes surtout.

- Pour la première fois, Scotland Yard annonce le démantèlement d'un réseau islamiste sur son territoire. Trois collaborateurs du bulletin du GIA “Al Ansar” : Sofiane Kebilène, 30 ans, étudiant de nationalité algérienne, Mohamed Riad Souïdi, 33 ans, homme d'affaires de nationalité algérienne, Farid Boukmiche, 26 ans, Tunisien chômeur, seront jugés pour possession de produits chimiques, de matériel de transmission et de réception, escroquerie et falsification de documents. Ils sont également accusés d'ordonner, de préparer ou d'inciter à des actions terroristes à l'extérieur de la Grande-Bretagne.

- Un groupe d'une trentaine de terroristes a investi le petit hameau de Daïrat Labguer, daïra M'djedel, située entre Djelfa et M'sila. Les terroristes ont opéré une véritable razzia, tuant femmes, enfants, vieillards et ...bêtes. Trente-huit personnes auraient été égorgées par le groupe armé, lequel a décimé les troupeaux de vaches et de moutons appartenant aux victimes et volé leurs économies et bijoux. Selon des témoins, le massacre aurait fait une cinquantaine de morts, d'autant plus que les quatre femmes enlevées le jour de l'attaque ont été retrouvées, quelques heures plus tard, égorgées. Selon la même source, ce petit village est situé dans une région connue pour être “chaude”. Cinq jours auparavant, trois familles ont été décimées à quelques kilomètres de ce village faisant dix-sept morts, dont huit femmes.
- Il est huit heures trente. Le train venant de Reghaïa (Alger) , bondé de voyageurs, avance lentement vers la gare d'El Harrach. Dès que la première voiture s'engouffre sous le pont, la première bombe explose. C'est la panique. Les passagers, affolés, tentent de prendre la fuite en se jetant par les fenêtres et les portes. Le train, à peine arrêté, une autre explosion se produit dans la seconde voiture désertée miraculeusement par les passagers. Au total, les deux bombes auront fait quarante six blessés.
- Dans la nuit du 25 au 26 juin, un groupe terroriste massacre à la hache vingt-deux personnes parmi la population civile à Médéa, sur les hauts plateaux du centre du pays.
- Huit citoyens sont assassinés à Tipaza, à l'ouest d'Alger.

Juillet
- En l'espace de quarante huit heures, Ouzera (Médéa) a vécu l'horreur. Ainsi, dix huit personnes, dont un bébé de trois mois, ont été assassinées par un groupe terroriste qui a investi le village. Les terroristes, décidés à décimer les habitants du village sont revenus le surlendemain sur les lieux, en posant cette fois-ci une bombe dans le cimetière. Une bombe a éclaté au moment où de jeunes scouts, des enfants qui n'avaient pas encore dix ans, récitaient des chants patriotiques à l'occasion de la commémoration de la fête de l'indépendance. Trois d'entre eux sont morts.
- Dans la commune de Bénia, daïra de Ain Boucif (Médéa), des barres de fer, des armes à feu et des haches sont venus à bout de tout un village qui a été fauché en quelques heures dans une nuit d'enfer : vingt-sept personnes, dont douze femmes, ont été assassinées.
- Une bombe dans un cinéma à Alger fait un mort et une trentaine de blessés.
- Quarante quatre personnes ont été assassinées à la hache et au couteau et vingt et une jeunes filles ont été enlevées dans plusieurs hameaux se trouvant dans la région de Médéa selon le journal “El Khabar”.
- Aujourd'hui, le marché de Baraki sort de l'ordinaire. Ce quartier populaire d'Alger s'apprête à célébrer le Mouloud mais la fête y sera de courte durée. Une bombe explose dans la matinée, à une heure d'affluence, au moment où l'on fait ses dernières emplettes pour la fête. Baraki aura vécu encore une fois le cauchemar et des scènes d'horreur indescriptibles. De source officielle, le nombre des victimes s'élève à vingt et morts et des dizaines de blessés. La réalité du massacre est plus amère : On parle de plus de soixante morts.
- Deux bombes explosent dans des cafés à Tlemcen, ville de l'ouest algérien se trouvant à quatre cent kilomètres d'Alger. Bilan : un mort et plus d'une trentaine de blessés.
- En l'espace d'une semaine, deux membres fondateurs de l'ex-FIS, A. Hachani et A. Madani sont libérés. Le pouvoir n'en finit pas de jouer avec le feu.
- triple carnage dans trois hameaux de la région de Blida rapporte le quotidien “le Matin” : une soixantaine de civils y ont été égorgés.
- Benyahia, militant démocrate, psychiatre de profession, a été assassiné de cinq balles à la tête dans son cabinet médical à Constantine.
- Deux fillettes de six et huit ans qui gardaient des moutons ont été déchiquetées par une mine non loin de Médéa.

Août
Une bombe fait une centaine de victimes à Blida lors de l'enterrement de... victimes du terrorisme!!!

ET CE N'EST PAS FINI !

Aidez-nous à actualiser cette chronique et/ou nous signaler d'éventuelles erreurs

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Tragique bilan du terrorisme en 1994 en Algérie


8.677 victimes et près de 2 milliards de dollars de pertes matérielles
6.388 personnes ont été assassinées et 2.289 blessées, (...)
Plus de 200.000 hold-up et 13.000 extorsions de biens à main armée ont été, en outre, perpétrés durant cette année, précise le bilan rendu public par les services du chef du gouvernement.
Le bilan des services de sécurité indique que 135 agents de l'État ont été tués : un wali, onze chefs de daïras, 7 hauts fonctionnaires, 76 DEC (présidents de délégations exécutives communales) ainsi que 40 membres de ces délégations.
Le décompte macabre révèle que la société civile a aussi déploré plus de 450 victimes du terrorisme durant l'année 94 : 101 enseignants, 52 imams, 41 étudiants, 122 moudjahidin, 32 gardes communaux, 31 gardiens de prisons, 21 journalistes, 21 douaniers, 15 magistrats, 10 agents de la protection civile, 5 avocats, un pilote et un chanteur. Au chapitre des dégâts matériels, et sans quantification des dégâts indirects, les pertes, durant cette année, ont été évaluées à 2 milliards de dollars, à un moment où les recettes des exportations couvraient à peine le service de la dette.
Le secteur éducatif figure parmi les plus touchés dans la politique de la terre brûlée menée par le terrorisme islamiste : 915 classes du primaire, 999 blocs administratifs, 7 instituts de recherche, 9 centres de formation professionnelle, et 3 centres universitaires ont été incendiés par les groupes terroristes.
Dans le chapitre des édifices publics, 224 mairies et sous préfectures ont été incendiées, des "dizaines" d'entreprises économiques ont été détruites par le feu.
Les secteurs des transports et des infrastructures ont connu leur part de désastre : 1218 camions, 577 véhicules légers, 511 engins de travaux publics, 288 bus, 7 locomotives et 204 wagons ont été détruits. Le même sort a été réservé à 2.204 plateaux téléphoniques, 78 relais de communication, 178 pylônes.
Ce massacre, qui n'a épargné aucune région du pays, signifie pour les auteurs du document gouvernemental que le "terrorisme islamiste" a opté pour "une politique d'épuration idéologique et de la terreur de la terre brûlée".




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Re: Pleure oh pays bien aimé !

Message non lupar yacoub » lun. 15 août 2016 17:34

QUI EST RACHID NEKKAZ ?
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Né en France en 1972, Rachid Nekkaz est aujourd’hui uniquement algérien. Il n’est plus français depuis le 23 octobre 2013 car il a rendu son passeport aux autorités françaises.

Il a vécu 25 ans dans une cité populaire et pauvre de Choisy-le-Roi, près de Paris.
Il est le neuvième enfant sur douze. Sa mère Khédidja est originaire de Béjaïa (06) en Kabylie. Mais en 1871, suite à la révolte des Mokrani contre la colonisation française, sa famille a été déportée dans l’Ouest de l’Algérie entre Chlef (02) et Rélizane (48), à Mazouna. Le père de Rachid est de Ain-Mérane, à 40 km de Chlef.

De parents algériens modestes et analphabètes installés en France depuis 1950, Rachid NEKKAZ a suivi des études d’Histoire et de Philosophie, à la Sorbonne, à Paris. Son Mémoire de Maîtrise portait sur » La naissance de la Ligue des États Arabes « .

Son père Larbi, décédé depuis 2 ans en Algérie, lui a appris les valeurs de la dignité, du respect et du travail. Il n’est pas harki et il n’a pas tué Krim Belkacem (rumeur indigne qui circule sur Internet).
Son oncle, Djilali Cheboub, décédé aussi depuis 2 ans (Allah irhamhoum), a été un combattant du FLN à la fois en Algérie (où il a été emprisonné par l’armée française de 1957 à 1959) et en France, pour mobiliser la communauté algérienne pendant la guerre d’Algérie. Rachid Nekkaz a un enfant de 13 ans.

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Responsable associatif

Ayant vécu 25 ans dans une cité populaire près de Paris, il a monté plusieurs associations dans les quartiers, notamment de soutien scolaire, d’initiation à Internet, d’encouragement à s’inscrire sur les listes électorales et de rédaction de livres.

En 2005, lors de la révolte des banlieues, après avoir été reçu à Matignon par le premier Ministre Dominique de Villepin, il crée avec Hassan Ben M’Barek le Collectif « Banlieues Respect » afin de lancer un appel à la Paix et au Respect dans les quartiers populaires lors d’un rassemblement de 300 personnes devant le Mur de la Paix, au Champs-de-Mars, à Paris, en présence de la presse internationale.

Rachid Nekkaz avait pris aussi en 2009 la défense de trois jeunes lycéens français d’origine tunisienne qui avaient été agressés violemment par des membres de la Ligue de Défense Juive (LDJ : organisation terroriste interdite en Israël et aux Etats-Unis mais autorisée en France), à la sortie du Lycée Janson-de-Sailly, à Paris, dans le 16ème arrondissement.

Il mobilisa la presse et les pouvoirs publics pour que des membres de cette organisation terroriste soient recherchés et arrêtés par la police.

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Rachid Nekkaz s’est notamment illustré en 2008, en organisant les manifestations du Comité de soutien à l’avocat algérien d’origine Kabyle, Maitre Karim Achoui qui avait été condamné injustement à 7 ans de prison. Il fit une grève de la faim pendant 20 jours et paya la caution de 50 000 euros pour faire libérer le talentueux avocat.

En 2009, il s’est rendu en Chine pour empêcher l’exécution de 12 jeunes Ouïghours musulmans, au Turkestan oriental chinois.

Libérateur d’otages français

En avril 2013, après un voyage à Kano au Nord du Nigéria, Rachid Nekkaz a contribué à la libération d’une famille française avec 4 enfants, prise en otages par le groupe armé Boko Haram, en faisant un don de 500 000 $ dans les écoles du Nord du Nigéria musulman, très appauvries.

Défenseur de la Liberté de religion (Niqab)
En juillet 2010, le président français Nicolas Sarkozy décide, comme en Belgique, de voter une Loi contre les femmes musulmanes qui portent le Niqab en violation des principes de Liberté garantis par la Constitution européenne. Rachid Nekkaz est le seul dans le monde entier à réagir RN Niqab 1efficacement contre cette Loi.

Il sait qu’il ne peut pas changer la Loi à court terme, mais il a le pouvoir de neutraliser cette Loi sur le terrain et de la ridiculiser. Comment ? En payant les amendes.

Il s’engage immédiatement à créer un fonds de défense de la Liberté et de la laïcité doté d’un million d’euros qu’il finance avec ses fonds personnels.
A ce jour, ce fonds a permis aux 1000 femmes qui portent librement le Niqab en France et en Belgique de continuer à sortir tranquillement dans la rue grâce au paiement des amendes.
Les plus grands leaders religieux musulmans ont salué l’initiative de Rachid Nekkaz en faveur de la liberté des femmes, que ce soit en Egypte avec le Cheikh Abou Ishaq al Houwayni ou en Iran avec le Grand Ayatollah Lotfollah Safi Golpayegani.

A ce sujet, il déposera le 5 juin 2013, un recours auprès de la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH), à Strasbourg, en France, afin de faire sanctionner la Belgique et la France pour violation des libertés individuelles.

A cause de son action en faveur des femmes portant le Niqab, l’Etat français mettra en place deux contrôles fiscaux internationaux afin de le dissuader de poursuivre son action. Mais il n’a jamais abandonné.

Sauveur de Mosquées en France

En septembre 2011, il prêta 500 000 € au FBI (Front des Banlieues Indépendant) pour l’achat d’un terrain pour sauver de destruction une mosquée à Gennevilliers, située dans le département de l’ancien président français, Nicolas Sarkozy.

Défenseur des Minorités

Opération « République des Roms »
Le 24 décembre 2010, Rachid Nekkaz offre à la communauté Rom, en guise de cadeau de Noël, un terrain de 16 hectares en Auvergne (région d’origine de Brice Hortefeux, ancien ministre de l’Intérieur de Nicolas Sarkozy), pour un euro annuel, en partenariat avec l’association la Voix des Roms.

Lutte contre la corruption politique et emprisonnement discriminatoire

Afin de montrer à l’opinion publique française que les parrainages des élus peuvent être achetés facilement, Rachid Nekkaz a décidé de lancer une campagne de communication contre le système corruptible des parrainages des élus pour être candidat aux élections présidentielles. Ce système est non seulement corruptible mais pénalise les candidates femmes (90% des Maires sont des hommes).

Déjà le 12 mars 2007, Rachid Nekkaz avait acheté pour 1550 € et déchiré en direct à la télévision sur LCI un parrainage qu’un maire avait décidé de vendre. Voir la video. Aucun politique n’avait réagi. Face à ce silence consternant, Rachid Nekkaz a décidé de frapper plus fort.

Parrainage2007Ainsi, cinq ans plus tard, à l’occasion de la journée internationale de la femme, soit le 8 mars 2012, Rachid Nekkaz a décidé d’acheter publiquement au profit de Marine Le Pen « candidate halal » un parrainage à un maire alsacien et l’a déposé publiquement au Conseil constitutionnel devant les caméras de télévision. Toujours aucune réaction.

5 jours plus tard, soit le 13 mars 2012, il a procédé de la même manière en déposant un second parrainage acheté au profit de la candidate du parti du plaisir Cindy Lee. Cette fois-ci, les autorités françaises ont réagi, mais de façon autoritaire. Rachid Nekkaz a été mis en garde à vue pendant deux jours puis incarcéré à la prison de Fresnes pendant 5 jours, comme un vulgaire délinquant.

En France, pays des principes et des libertés, ceux qui corrompent sont en liberté et ceux qui dénoncent la corruption vont en prison.
Nekkaz Barreaux

En menant ces actions, l’objectif de Rachid Nekkaz est de remplacer le système corruptible du parrainage des élus par un parrainage républicain de 100 000 citoyens. L’Algérie est en avance sur la France car, avec le parrainage de 75 000 citoyens, tout citoyen peut être candidat. La France devrait s’inspirer du modèle algérien.

De fait, Rachid Nekkaz est un prisonnier politique en France car ce pays lui refuse le droit de se battre pour ses idées et de combattre un système de parrainage qui favorise la corruption des élus. Chose qu’il démontrera avec une vidéo accessible sur son site internet lors d’un procès en France, à Paris, le 24 octobre 2013.

Écrivain et Chef d’entreprise

En 1997 et 2000, il publie trois livres aux Editions Robert Laffont :

Le premier livre » On vous écrit d’à côté « , porte sur les difficultés des jeunes de banlieues à trouver leur place dans la société.
Le deuxième livre » Splendeurs et misères des petits actionnaires » est un livre sur la finance et le montage des grands projets internationaux comme Eurotunnel et Eurodisney.

Le troisième ouvrage publié en 2000, » Millenarium, quel avenir pour l’Humanité » est un livre-entretien avec les Chefs d’Etat du G7 (Clinton, Chirac, Blair…) sur les espoirs des jeunes pour le troisième millénaire et les enjeux pour la Paix dans le Monde. A cette occasion, il avait été reçu au Sommet des Chefs d’État du G7, à Cologne, en Allemagne, le 18 juin 2000.

Grâce aux contacts noués sur le plan international, Rachid Nekkaz proposera, lors de la deuxième Intifada, à Bill Clinton, le projet de déplacer le siège des Nations-Unies de New York à Jérusalem et d’internationaliser Jérusalem afin de pouvoir enfin installer de façon durable la paix au Moyen-Orient. La fin du second mandat de Bill Clinton ne lui permettra pas d’aller jusqu’au bout de ses projets de paix.

Il monte une start-up informatique en 1998, qu’il vend pour investir dans l’immobilier près de Paris.
C’est cette indépendance financière qui lui permet de s’engager en politique et de rester libre.

ENGAGEMENT POLITIQUE EN FRANCE

Candidat aux élections présidentielles de 2007 en France
Villepin
En mars 2006, il décide de se présenter aux élections présidentielles afin de pouvoir inscrire automatiquement tous les citoyens sur les listes électorales (soutien de 2417 Maires, 414 Députés PC, Verts, PS, UDF, UMP), d’accorder le droit de vote aux étrangers aux élections municipales et surtout de montrer que les Français d’origine étrangère sont capables d’assumer des responsabilités politiques.
Pour financer cette élection, Rachid Nekkaz avait vendu sa maison. Portrait du journal Libération.

Lancement d’un nouveau parti et candidat aux législatives de 2007 en France
Aux élections législatives de juin 2007, il décide de lancer un nouveau parti politique, le RSD (Rassemblement Social-Démocrate, ex-PRN) et présente 58 candidats, tous issus de la diversité maghrébine et africaine, avec une ligne politique centre-gauche. Voir en vidéo le bilan et l’analyse de cette action.

Candidat aux municipales de mars 2008 en France
En mars 2008, il se présente aux élections municipales d’Orly dans le Val-de-Marne où il obtient 5,15% des voix.

PRISES DE POSITION SUR L’ALGERIE

Révolte kabyle de 2001
Le 7 mai 2001, Rachid Nekkaz a signé dans le journal français le Figaro et sur le site internet algérien Algeria Watch une tribune dans laquelle il considérait que le soulèvement kabyle était une chance pour la démocratie et le respect des libertés en Algérie.

Défenseur de la mémoire algérienne

Turquie

En janvier 2012, lors d’une tournée médiatique en Turquie, il encouragea le Gouvernement turc à voter une Loi qui apparenterait la colonisation française de l’Algérie à un génocide.

Candidat aux élections présidentielles algériennes en 2014

Le 3 juin 2013, à 15h, Rachid Nekkaz a annoncé sa candidature officielle à la Présidence de la République algérienne, près de Maghnia, à la frontière algéro-marocaine, afin de promouvoir l’ouverture des frontières entre l’Algérie et le Maroc qui permettrait de créer 300 000 emplois sur 5 ans en Algérie.

Rachid Nekkaz met une condition à l’ouverture des frontières : que le Maroc s’engage à mettre en place un programme de lutte contre le trafic de drogues.

Il a aussi lancé un appel à la relance du processus de mise en place du Grand Maghreb.

https://youtu.be/ys8qi8z2F3s

http://youtu.be/ys8qi8z2F3s



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Re: Pleure oh pays bien aimé !

Message non lupar yacoub » lun. 22 août 2016 12:38

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Re: Pleure oh pays bien aimé !

Message non lupar yacoub » lun. 5 sept. 2016 12:32

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Condamné à 5 ans pour « atteinte à l’islam et au prophète Mohamed » : Slimane Bouhafs reste en prison

14:30 mardi 30 août 2016 | Par Hadjer Guenanfa | Actualité

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Slimane Bouhafs

Slimane Bouhafs, condamné en première instance à cinq ans de prison ferme pour « atteinte à l’islam et au prophète Mohamed » (QSSL), reste en prison. Son procès en appel s’est tenu, ce mardi 30 août, au tribunal de Sétif mais le juge a refusé de le remettre en liberté pour des raisons de santé en attendant le verdict, a-t-on appris de Saïd Salhi, vice-président de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH).
Ses avocats « ont demandé l’annulation du procès et l’abandon des poursuites (engagées contre lui). Le verdict sera prononcé le 6 septembre prochain. Mais Slimane Bouhafs n’a pas obtenu la liberté provisoire. Il paraissait pourtant très fatigué et très malade », regrette Saïd Salhi qui juge « son arrestation puis sa mise en détention injustifiée ».
Lors de l’audience, Slimane Bouhafs a « réfuté l’accusation de l’offense au prophète et à l’islam », précise la LADDH dans un communiqué. L’accusé, qui s’est présenté comme un ancien policier a, cependant, « assumé son opposition et critiques sur son compte Facebook contre l’islam radical et le terrorisme et l’article 2 de la Constitution ». Il a également revendiqué la « séparation de la religion de l’État », selon la même source.
| Lire sur TSA: Amnesty appelle à libérer un militant accusé d’ « atteinte à l’islam et au prophète Mohamed »
Les avocats de Slimane Bouhafs ont évoqué de « procès d’exception » selon la LADDH, où les « droits du prévenu n’ont pas été respectés ». L’ONG de défense des droits de l’Homme « s’est déjà prononcée sur les irrégularités du procès de première instance, en contradiction avec les normes et garanties d’un procès équitable et sur les atteintes aux droits et libertés de culte, d’opinion et d’expression ».[justify]Des militants et des membres de la société civile se sont déplacés à Sétif pour assister au procès. Ils ont été empêchés d’accéder à la salle dans un premier temps par les services de sécurité alors que l’audience était publique. « Nous avons alors protesté auprès du procureur afin qu’ils nous laissent entrer », affirme le vice-président de la LADDH.



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Re: Pleure oh pays bien aimé !

Message non lupar yacoub » ven. 9 sept. 2016 11:52

Yacoub,

Il y a une certain membre sur le forum qui est bahaï et qui défend la thèse naïve qu'un certain nombre de musulmans sont pour la laïcité .
Tous les pays musulmans qui ont vécu le printemps arabe ont voté pour la théocratie , tous , aucun n'a voté pour un gouvernement laïc .
On sait très bien que la laïcité est parfaitement anti nommique avec l'islam , continuer à avoir un approche naïve avec l'islam de ce coté là ça suffit .
On sait désormais très bien que lorsqu'en france il y aura un nombre suffisant de musulmans pour faire pencher la balance électorale , la france sera dirigée par un gouvernement de type les frères musulmans comme ça a été le cas partout ailleurs sans exception dans les pays musulmans .
C'est de la défense de notre modèle de société qu'il convient de préserver , et la lutte commence , les gens ont très bien compris l'enjeu .
Ce troll bahaï ment comme un arracheur de dents, un vrai musulman ne peut être ni laïque ni démocrate ni partisans des droits de l'être humain.

En 1992, quand en Algérie, le colonel Chadli a supprimé le parti unique, c'est le FIS qui a failli l'emporter car les masses voulaient une Dawla islamiya. Ils ont manifesté en hurlant à pleins poumons "La Mithaq la destour Allah a dit PPBL a dit", dans la langue d'Allah,

لا ميثاق لا دستور قال الله قال الرسول

Tous les actes du vrai musulman sont religieux même uriner ou déféquer, il n y a pas d'actes profanes, comment concevoir un acte laïque ?

Le pouvoir appartient à Allah, l'homme n''est que son calife sur terre et doit d'abord gouverner selon le Saint Coran.

Il n y a pas des droits de l'homme, il y a les droits d'Allah sur l'homme

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Re: Pleure oh pays bien aimé !

Message non lupar yacoub » mer. 14 sept. 2016 10:51

Au nom du FIS, du CCIF et du saint Burkini.

En 1989, le pouvoir algérien annonçait l'ouverture démocratique à la pluralité politique, et le front islamique du salut qui œuvrait dans la clandestinité décidait de s'afficher au grand jour et de concourir aux élections législatives à venir.

Ce mouvement religieux était populaire par ses actions caritatives, menées auprès d'une population précaire avec des fonds saoudiens clandestins.
Il profitait d'une grave récession économique et le simple fait qu'il se réclame d'Allah lui donnait une bénédiction aveugle dans un pays majoritairement musulman.
Ce parti annonçait une épuration religieuse sans précédent, deux millions d'algériens égarés seraient éliminés sur l'autel du dieu Allah, et l'Algérie serait rééduquée à l'islam des origines.
86% des votants plébisciteront le FIS!

C'était Daesh avant la lettre, à la différence qu'il n'était pas prévu de faire bouger les frontières de la région et que le conflit ne serait pas aussi internationalisé qu'il l'est depuis quelques années au proche orient, en Europe mais aussi dans le monde entier, hormis une exception durant cette période, notre pays la France.

Notre pays subissait deux attaques durant cette terrible décennie,un djihâd terroriste avec Khaled Kelkal, précurseur des Merah, Kouachi, Coulibaly et autres Abdesalham, et un djihâd idéologique, civil avec l'arrivée du voile et des barbus réfugiés politiques des années Mitterrand, ce voile ne concernait qu'une minorité nous disait on, et ces barbus, qui prenaient le contrôle mental des cités françaises avec l'aide des paraboles réceptionnant le prêt à penser de la maison mère de l'état islamique globalisé, n'étaient que des parangons de vertu d'un islam quiétiste et orthodoxe!

La démocratie algérienne a accouché d'une guerre civile faisant 250 000 morts, au premier rang desquels les femmes émancipées, celles qui refusaient la soumission aux barbares, au patriarcat le plus humiliant, au tutorat éternel, au voile discriminant et culpabilisant.
Deux femmes furent le symbole du martyre algérien,Katia Bengana 17 ans, et Amel Zenoune 22 ans, égorgées pour leur insoumission!

En 1989, l'affaire de Creil témoignait de l'attaque idéologique du FIS en France, à cette époque le président de SOS racisme pariait sur l'émancipation des femmes musulmanes pour les protéger de ce retour phallocratique, elles étaient l'enjeu car futures mères, futures éducatrices d'une jeunesse musulmane en perdition dans ce qu'on appèlera 13 ans plus tard les territoires perdus de la république!
On nous avait assuré que ce voile était minoritaire comme l'est la burqa aujourd'hui.

Près d'un quart de siècle plus tard, ce voile minoritaire est devenu majoritaire dans de nombreuses villes, de nombreux quartiers où la chevelure d'une femme est considérée comme une provocation, où le non musulman rase les cloisons ou fuit avec une étiquette de raciste là où l'on s'excuse d'être blanc, de ne pas faire partie de la Oumma.

Cette OPA sur les femmes musulmanes s'est accompagnée d'une police des mœurs et des vagins qui agresse de façon décomplexée, celles ne répondants pas aux standards vestimentaires de la pudeur islamique défendue par le CCIF et leurs affidés opportunistes faisant la promotion d'un prolétariat racialisé au nom d'un nouveau groupe ethnique, les musulmans !
De par cette position, ils nient la possible universalité de l'islam en la confinant à une propriété arabe où maghrébine et assignent à identité islamique tous les arabes et tous les maghrébins, faisant des non musulmans arabes et maghrébins des traîtres, des harkis, des femmes et des hommes à assassiner,et comme il m'est arrivé de le lire sur les réseaux sociaux "des bougnoules de service"!

Edwy Plenel, Clémentine Autain, Rafael Liogier, Esther Benbassa par exemple, deviennent les fantassins idéologiques du FIS, du califat islamique, et crachent sur les tombes des artistes, des journalistes, et des politiques laïcs de gauche algériens qui tombèrent sous les balles du "salut" où agonisèrent sous la lame des fous d'Allah!

Ils sont devenus les supplétifs de l'islam politique en France représenté par le CCIF qui se spécialise dans le discours victimaire et envoie des commandos de femmes voilées afin qu'elles déposent des bombes médiatiques dans des restaurants, des hôpitaux, des universités, mais aussi sur nos plages avec le fameux burkini Gate!

Ce burkini, qui est un jilbab de plage, un voile intégral ne laissant paraître qu'un ovale de visage, est un étendard islamique visant à emmener la violence urbaine sur les plages afin de faire des lieux de loisirs des mécréants un enfer encadré par des mâles dominants aux barbes hirsutes rappelants une certaine idée de la charia pour laquelle on a tué au bataclan, à Nice, à Paris le 7 janvier, à Toulouse en 2012, à Bruxelles cette année.
Ces mâles dominants qui régentent des rues, des quartiers où les non voilées sont interdites de circuler, auront bien des difficultés à tolérer tous ces corps féminins dénudés qui vont s'offrir à leurs regards concupiscents.

En effet ceux et celles qui veulent nous imposer le burkini sur les plages partagent le même objectif que les djihadistes partis en Syrie où les groupes islamiques armés algériens, à la différence qu'ils utilisent nos failles démocratiques et nos lois libérales pour atteindre leurs objectifs.
Ils ont noyauté à l'aide d'une stratégie héritée d'Hassan Al Bana, fondateur des frères musulmans, nos partis politiques, nos administrations, nos syndicats, nos associations et nos ligues de droits de l'homme et anti racistes afin de nous terroriser idéologiquement et nous museler médiatiquement.
L'islam est devenue une ethnie victime au nom de laquelle on massacre et on menace de fatwas et autres joyeusetés du genre!
Le CCIF, les anti racistes et progressistes islamophiles de gauche jouent la surenchère par la menace médiatique, judiciaire et politique et érigent en holocauste insoutenable aux yeux de la communauté internationale un arrêté municipale visant à cacher une islamisation galopante de la société française sur quelques plages françaises.

Le CCIF s'affirme comme le syndicat,l'avocat de l'islam politique en France.
Le nom du CCIF qui nous rappelle le mot et prénom Saïf qui signifie "épée", un message subliminal inconscient certainement.

Comme toujours avec l'islam on nous répondra qu'il ne faut pas prendre tout cela à la lettre et que,comme les djihadistes, nous sommes trop littéralistes!
Ce même littéralisme qui leur permet de défendre le voile, mais aussi les imams radicaux, de faire des prêches politiques dans des mosquées.

Le CCIF est passé à la vitesse supérieure face à la baisse des actes islamophobes, en effet les français restent dignes et ne tombent pas dans les règlements de compte communautaires après les attentats, il est de bon ton de provoquer et de défendre des missionnaires symboliques.

L'islam utilise deux sabres pour la conquête.
L'un idéologique par le djihâd civil avec des femmes voilées en mission qui provoquent et piègent pour se faire plaindre.

L'autre est terroriste et permet de garder la cible sous pression afin de favoriser les futurs actes de victimisation.
Ces attaques ne sont possibles que parce que nous sommes désarmés idéologiquement, l'illusion et l'effondrement du marxisme après mai 68 fut le début d'une idéologie multiculturaliste, l'égalitarisme identitaire ayant comme lame de fond la critique continuelle et destructrice de l'Occident, la déconstruction de nos traditions, l'invention de l'antiracisme bouclier d'un autre racisme pour parvenir à la confiscation de la démocratie par une minorité.
Nous sommes face à un autoritarisme qui a pour but de détruire notre pacte social et qui voit s'allier l'islam politique à un clergé fou appartenant à une nouvelle religion politique, le multiculturalisme forcené d'une classe médiatique et politique qui délivre des oukases comme d'autres émettent des fatwas!



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Re: Pleure oh pays bien aimé !

Message non lupar yacoub » ven. 23 sept. 2016 19:33

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Re: Pleure oh pays bien aimé !

Message non lupar yacoub » lun. 3 oct. 2016 13:22

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HASSAN "TERRO" (1967). Film Algérien révolutionnaire Complet Avec Rouiched.

https://youtu.be/dfaP2_u-TRg

https://youtu.be/dfaP2_u-TRg



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Re: Pleure oh pays bien aimé !

Message non lupar yacoub » mer. 5 oct. 2016 13:01

Bakchich et « Notre ami Bouteflika » : Algérie, Absurdistan…

L’hebdomadaire satirique «Bakchich» consacre un dossier au dernier livre «Notre ami Bouteflika» dont il publie les bonnes feuilles. Il écrit :

«L’ouvrage collectif Notre ami Bouteflika, de l’État rêvé à l’État scélérat, écrit sous la direction du journaliste Mohamed Benchicou, emprisonné pendant deux ans, décrit une Algérie en pleine régression où Bouteflika, après plus de dix ans de règne, contrôle tout. Dix ans de règne, ça se fête. Pour marquer le coup, en avril 2009, Abdelaziz Bouteflika entame un troisième mandat présidentiel.Il modifie, au passage, la Constitution et procède à l’émasculation du pays. Une longue transformation en un Absurdistan où tout n’est que luxe, calme et avidité. L’Algérie pointe aujourd’hui à la 111e place (sur 180) des pays les plus corrompus, selon l’ONG Transparency. Frustré de ne pas avoir accédé au pouvoir dès 1979, quand il s’estimait à même de succéder à Houari Boumédiène, Boutef ’ savoure sa revanche. Contre ces autres généraux d’Alger, putschistes post-coloniaux qui tiennent encore une partie du pouvoir. Contre les Algériens, ce peuple qu’il n’a jamais respecté et qui fuit le pays (lire «les Harragas»). Contre les milieux d’affaires, qu’il a confisqués au profit de ses proches.

Même malade, même acculé, ce «civil à l’âme militaire» continue à vouloir tout diriger dans un pays qui ne cesse de reculer. À dessein. Comme les contre-révolutionnaires qui résumèrent leur programme à une date, 1788, Bouteflika veut revenir à 1988. Avant le soulèvement d’octobre qui brisa l’hégémonie du parti unique, le FLN, et du parti d’État. Avant que le peuple essaie de se réapproprier le pays, que le pouvoir soit partagé et la liberté de la presse consacrée.Un réquisitoire implacable, Notre ami Bouteflika, de l’État rêvé à l’État scélérat, taillade ce constat. Un ouvrage placé sous la férule de Mohamed Benchicou, journaliste fort énervé : deux ans de prison, ça agace. Surtout quand le fallacieux prétexte d’«infraction régissant le contrôle des changes et les mouvements des capitaux» sanctionne la sortie d’un précédent brûlot contre Boutef ’, Une imposture algérienne (2004)."



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Re: Pleure oh pays bien aimé !

Message non lupar yacoub » sam. 15 oct. 2016 19:40

FLN, je te déteste ! par Kamel Daoud
Nos chroniqueurs juin 25, 2014juin 25, 2014 La rédaction

Daoud

Le FLN n’est pas mon Père. Il ne sera jamais mon fils. Je ne raconte plus son histoire à mes enfants. Je me détourne de ses traces, salles, slogans, CC, bureau, visages, tenues, chiens, dobermanns et videurs. Je ne reconnais aucun lien de sang versé entre lui et mes ancêtres. Il n’est pas mon miroir, ni mon ombre, ni mon proche. Je m’en lave les mains. Je ne suis pas son ami. Je déchire les livres qui m’en parlent. Je crache sur sa tombe parce qu’il crache sur celle de mes héros. Je ne l’écoute pas. J’en ai honte. Je déteste ses goûts, ses méthodes et ses représentants. Je voudrais laver ma tête de tous ses souvenirs. Si j’avais à refaire le pays, je referais son indépendance mais surtout sa guerre de Libération en choisissant trois autres lettres. Je voudrais mettre le plus de distance entre lui et moi. La mémoire et son souvenir. Je voudrais ne jamais avoir à prononcer son nom. Je voudrais aller loin dans le passé et commencer la guerre de Libération sans lui. Sans son sigle, ni ses méthodes. Car s’il a bien commencé, il n’en fini pas de finir. J’ai détesté ce parti dès mon enfance à l’école. J’ai haï sa façon de se promener sur le dos de la terre comme un paon, son populisme, sa pensée unique, sa trahison, son larbinisme et sa veulerie et sa cupidité et ses vanités de vétérans. Je me sentais étouffé par sa vision de caporal cupide qui ne pense qu’à rafler, violer, dormir puis se vanter et éructer.

Je voudrais le voir mort, disparu, effacé, insulté, jugé, pendu et dépouillé de tout. Je voudrais le voir jugé et exécuté doucement pour assouvir en moi la colère et la haine. Je voudrais ne plus avoir à vivre dans ce pays, en même temps que lui. Je voudrais le voir lynché. Sincèrement. Je m’en sentirais propre et enfin réparé dans mon honneur d’algérien. Je voudrais. Le tuer. Tuer le FLN. Comme la France coloniale l’aurait souhaité. Je voudrais l’exécuter contre un mur et cracher sur son cadavre.

Car au début c’était un front. Puis, après la décolonisation, il est devenu des mains. Mille mains voraces et griffues. Mille accaparations. Puis, avec la famine et la cupidité, il est devenu une bouche. Immense. Large. Ouverte et sentant l’haleine morte. Il mangeait tout y compris les enfants nouveaux de ce pays. Il avalait. Il mordait. Et quand le pays a basculé dans la guerre, il est devenu des pieds, des semelles. Une fuite et des lâchetés. Un ventre pour danse du ventre. Une échine pliée et courbée. Et aujourd’hui ? Il revient. C’est un chien. Un dobermann. Un homme au crane rasé, avec une ceinture à l’hôtel Aurassi avant hier. Un intestin qui s’enroule autour de mon pays et qui l’étrangle. Un excrément. Un gang. Un bas ventre. Un œil et un jeu de hanches et de danseurs. Un instrument de musique. Puis une danse et une prostituée. Des hanches. Un tour de taille. Un horde de Fellagas après l’indépendance au nom des martyrs d’avant la libération.

A cause de lui les enfants de l’Algérie rêvent désormais d’être videurs en grandissant. Ou dobermanns. Ou enturbannés distribuant des passeports de Hadj. Ou voleurs. Ou harkis avec biens et immobilier à Paris. Ou prostitués. Ou comploteurs. Ah j’en rêve. D’écraser aujourd’hui le FLN, comme la France ne l’a pas réussi. Je rêve de libérer le souvenir de Larbi Ben M’hidi du présent de Belkhadem et de Saidani. C’est mon ennemi. L’insulte qui m’est faite. Ma honte première.

Ma guerre de Libération.



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Re: Pleure oh pays bien aimé !

Message non lupar omar » lun. 17 oct. 2016 20:00



«L'Occident n'oppose aucune idéologie à l'islamisme, sinon celle de l'argent»



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