Pleure oh pays bien aimé !

Critique du Coran et ses versets - Chronologie - Histoire - Versets abrogés, Critique constructive des hadiths - quel apport dans la vie d'un musulman ? La réalité de la charia et de ses horreurs un peu partout dans le monde. Comment l'islam règle la vie des gens - comment les religieux oppressent le peuple
Avatar du membre
yacoub
Être-soi-meme
Être-soi-meme
Messages : 20115
Enregistré le : jeu. 10 nov. 2005 08:00
Localisation : Paradis d'Allah au milieu des houris
Gender : Male
Contact :
Status : Hors ligne

Re: Pleure oh pays bien aimé !

Message non lupar yacoub » dim. 4 déc. 2016 13:27

Dernier message de la page précédente :

Moi, Boualem Sansal, je réponds à la lettre ouverte de Jean Daniel

Image
Par Boualem Sansal
Écrivain algérien

Boualem Sansal a été privé du Prix du roman arabe pour "Rue Darwin", au motif que le romancier s’était rendu quelques semaines plus tôt au Festival international des écrivains de Jérusalem. Le prix lui a finalement été remis, sans dotation financière. Il répond ici à la "Lettre ouverte de Jean Daniel à Boualem Sansal" publiée par "Le Nouvel Observateur" le 19 juillet 2012.

Image

Boualem Sansal à la cérémonie de remise du prix de la Paix des libraires allemands à Francfort le 16 octobre 2011 (LOHNES/SIPA).


Cher Jean,

Dans ta lettre, tu me parles des ambassadeurs arabes à Paris et de leur attitude dans l’affaire du prix du roman arabe 2012.


Je reconnais bien là ton élégance d’esprit et de cœur, jamais prise en défaut. "L’ennemi est à terre, laissons-lui la vie sauve, aidons-le à se relever", sembles-tu dire à propos de ces éminents diplomates. Tu trouves que la sanction est passée, ils ont été assez secoués par la démission du jury et la charge des médias. Ils sont embarrassés, dis-tu, ils n’étaient pas vraiment unanimes, et leur refus de me remettre le prix qu’un jury souverain m’avait loyalement décerné, finalement, loin de me causer du tort, m’a servi, il a fait de moi une star.


Dans ces États, les écrivains censurés

Tu es un maître pour moi, cher Jean, et je tirerais plaisir et honneur à te suivre dans ce raisonnement, mais je ne le peux pas, je ne veux pas être élégant, cela me tuerait de l’être. Je te rappelle que dans les États que ces ambassadeurs représentent à Paris, ville des lumières et de la littérature jusqu’à nouvel ordre, on censure les écrivains, on les surveille à les rendre fous, on les veut obéissants et obséquieux et, quand il plaît au chef, on les jette en prison, on les force à l’exil, et il arrive qu’on les pende.

Combien sont-ils à vivre encore dans leurs pays ? Aucun ou très peu, c’est la preuve que la situation est grave. Toute sa vie, ton ami Kateb Yacine le magnifique a été en butte à leurs méchancetés et il en est mort et à ce jour, son nom est interdit de cité. Pareil pour ton autre ami, l’immense Arkoun, honoré dans le monde entier, à qui le gouvernement algérien a refusé une simple tombe dans son petit village de Kabylie. Il est enterré à Rabat et on peut dire qu’il manque doublement aux siens.


N’oublions pas que parmi lesdits ambassadeurs, il y a celui qui représente Bachar El Assad, celui qui représente El Bachir, celui qui représente Bouteflika, celui qui représente les Saoud, celui qui… j’en tremble, il y a une année il était parmi eux, le représentant des Kadhafi père et fils !

Haine incommensurable

Ne nous trompons pas, le fond de l’affaire n’est pas Boualem Sansal, ni sa visite en Israël, ni ses vilains papiers, ni la Palestine, encore moins les Palestiniens, de tout cela ils se fichent comme d’une guigne, le fond, le vrai, le seul, c’est la haine incommensurable, dévorante, que ces gens portent à Israël, dans laquelle ils veulent nous embarquer tous, comme si Dieu le leur avait ordonné, comme s’il n’y avait de vie sur terre que dans la mort de ce pays. C’est cela, j’ai attenté à leur belle et merveilleuse Haine, élevée au rang de religion, avec sa profession de foi, ses sacrements, ses excommunications, ses mises à mort, et son clergé, c’est-à-dire eux, qui font et défont les lois et les vies. Si j’étais revenu d’Israël vomissant de dégoût et tremblant de colère, ils m’auraient médaillé et promu écrivain de génie.


Je suis heureux que tu cites Montherlant. Lui s’était converti à l’Algérie, le sait-on ? Il a écrit un livret sur Alger que tous les Algériens, de quelle que nationalité qu’ils soient et où qu’ils se cachent dans le monde, devraient posséder et apprendre par cœur. Son titre seul suffit pour le rendre indispensable à chacun : "Il y a encore des paradis".


Le dandy comte de Montherlant était venu à Alger pour quelques jours (la vie en Europe lui pesait, nous sommes dans les années 30, Hitler polluait l’atmosphère), et il est resté cinq longues années, chaque jour un peu plus entiché de son paradis. Il découvrit une vérité :


"Il existe une sorte de loi, qui veut que, lorsqu’un écrivain de valeur aime avec passion certain pays ou certain peuple, et que ses livres respirent cet amour, ce pays ou ce peuple, lui réponde par de l’animosité."

Notre pays ou la vérité ?

Voilà cher Jean, nous en sommes là, il nous faut haïr pour être dans les bonnes grâces de nos amis. Tu en sais quelque chose, tes amours t’ont valu bien des critiques, ton amour pour l’Algérie, ton amour pour Israël. Et ma foi, on peut le comprendre, aimer très fort un pays, un peuple, c’est le distinguer, c’est l’élever dans son cœur au-dessus des autres, pour, toujours, être plus dur envers lui, et parfois, seulement parfois, être prêt à tout lui pardonner.



Qui aimes-tu le plus, ô étranger, notre pays ou la vérité ? La question a-t-elle une réponse autre que celle que lui a donnée Camus ? Ce Camus que tu portes si haut dans ton cœur, comme aussi tous les écrivains d’Algérie, Kateb, Mimouni, et les nouveaux, comme moi, que tu reçois si généreusement, dès lors qu’ils passent à Paris et sont à portée de ton téléphone. C’est ainsi que j’ai partagé avec toi quelques bons repas riches en goût et en fraternité, chez toi, rue Vanneau, et dans tes bureaux au "Nouvel Observateur". C’est émouvant comme tout, ces agapes en famille, pour les méditerranéens de "Là-bas" que nous sommes, pétris dans l’émotion.



Tu parles de l’hommage que nous t’avons rendu à Sciences Po. C’était un grand jour, je m’en souviens, j’étais très ému. Lakhdar Brahimi et Elie Barnavi ont été magnifiques et très justes. Je ne crois pas, pour ma part, avoir été brillant, du moins le cœur y était, mais qu’importe en vérité, le public n’était pas là pour nous, il venait t’écouter, toi, t’entendre décrypter pour eux les complexités du monde et leur donner quelques pistes pour trouver le chemin de l’espoir.



Tu étais impressionnant, seul sur la scène, assis sur une chaise devant une table d’écolier, parlant à voix basse à un public que tu as tenu en haleine une demi-heure durant. C’est étrange, j’en étais fasciné, tu leur parlais de ce qui obscurcit le monde et le rend inintelligible et dans leurs yeux brillait une lumière. "L’art est l’apothéose de la solitude" disait Beckett. Face au public, fut-il ami, on est seul. Mais après tu fus tellement entouré que nous qui t’avions rendu hommage fûmes oubliés, personne n’est venu nous questionner pour apprendre quelque chose de nous. "Devant l’arbre, on est dans l’ombre" aurait dit un proverbe africain.

Notre arme : l'indépendance

Il reste la question délicate de la récupération. Tu as bien raison, s’en garder est harassant, combattre ces gens manipulateurs et fourbes est en plus plein de dangers. Ils se sont donné tous les droits, y compris celui de tuer, et affirment les tenir de Dieu. Notre arme, l’indépendance, est bien dérisoire devant leur folie, mais bien assumée, publiquement, elle suffit à les tenir à distance. Comme dans la corruption qui ne fonctionne que si le corrupteur rencontre un corruptible, il n’y a de récupérateurs que parce qu’il existe des récupérables. Ils peuvent évidemment attenter à notre vie, mais c’est là une autre histoire.




Avatar du membre
yacoub
Être-soi-meme
Être-soi-meme
Messages : 20115
Enregistré le : jeu. 10 nov. 2005 08:00
Localisation : Paradis d'Allah au milieu des houris
Gender : Male
Contact :
Status : Hors ligne

Re: Pleure oh pays bien aimé !

Message non lupar yacoub » sam. 10 déc. 2016 14:33

Des milliers de musulmans se convertiraient en secret au christianisme

Des milliers de musulmans d'Algérie se convertiraient au christianisme, désenchantés par le «Printemps arabe» et la montée d'un islam violent, selon Ali Khidri, le seul distributeur de Bibles du pays qui croule actuellement sous les demandes. Des centaines de personnes viennent chaque mois aux bureaux de la Société de Bibles d'Algérie, assure son secrétaire exécutif. Ali Khidri souligne aussi que des milliers de musulmans se rendent dans les églises pour en savoir plus sur la foi chrétienne.

D'après le distributeur de Bibles, les musulmans interrogeraient actuellement leur foi, à cause des actes perpétrés au nom de l'islam. «Ils sont de plus en plus à penser qu'il s'agit là du vrai visage de l'islam», affirme Ali Khidri. Il ajoute que des chrétiens convertis produisent des émissions de télévision pour promouvoir la Bible auprès des Algériens, en utilisant leur connaissance du Coran.

200 000 chrétiens?

Selon la Société de Bible, il y aurait entre 100 000 et 200 000 chrétiens dans le pays, une immense augmentation, en comparaison des 2000 qui y résidaient il y a trente ans. Mais il est impossible d'avoir des chiffres exacts, parce que les chrétiens ne peuvent pas pratiquer leur foi ouvertement, en Algérie. Ali Khidri rappelle que, d'après le gouvernement, les chrétiens seraient 600 000. Mais, il s'agit selon lui d'une tentative de semer la peur. Plus de 2000 baptêmes ont en tout cas été enregistrés en 2013. Selon le bibliste, le pouvoir d'Alger tolérerait les nombreuses conversions parmi les Berbères, parce qu'ils étaient chrétiens avant l'arrivée de l'islam, au 7ᵉ siècle. Ali Khidri affirme également que les musulmanes sont attirées par le christianisme à cause du respect que Jésus manifestait envers les femmes. Depuis un décret présidentiel de 2006, le prosélytisme est interdit, et les cultes non-musulmans sont restreints, en Algérie, indique «The Tablet». Le fait de brandir une Bible peut être puni de cinq ans de prison ou de l'expulsion du pays, pour les prêtres étrangers.

Le christianisme comme affirmation identitaire

Mais, comme le note l'historienne française Karima Dirèche, dans un article publié par l'Apic en 2010, la plupart de ces conversions se font vers les mouvements protestants évangéliques et concernent surtout les Kabyles, un peuple issu de tribus berbères. Les conversions au néo-évangélisme s’inscrivent dans un contexte algérien de violence politique et idéologique: la décennie 1990, «décennie noire», a laissé place à la terreur et la guerre civile qui a fait plus de 200 000 victimes, opposant le gouvernement algérien à divers groupes islamistes. Cette violence a suscité le désarroi dans une Kabylie déjà encombrée de nombreuses crises, note Karima Dirèche. En Kabylie, le désenchantement induit par les années noires fait place à l’invocation d’un passé idéalisé, souligne la chercheuse. Au niveau religieux, le christianisme s’impose comme la religion d’origine du peuple kabyle, illustré par la figure de proue du Berbère qu’était saint Augustin (354-430). Karima Dirèche relève que les causes des conversions sont multiples. Selon une analyse sociopolitique, la conversion pourrait traduire, et principalement en Kabylie, la tentative de s’opposer au pouvoir et de se distinguer face à l’arabo-islamisme idéologique nationaliste algérien. - apic/tab/arch/rz



Avatar du membre
yacoub
Être-soi-meme
Être-soi-meme
Messages : 20115
Enregistré le : jeu. 10 nov. 2005 08:00
Localisation : Paradis d'Allah au milieu des houris
Gender : Male
Contact :
Status : Hors ligne

Re: Pleure oh pays bien aimé !

Message non lupar yacoub » mer. 21 déc. 2016 12:04

ALGÉRIE 19/12/2016
Agression sexuelle en Algérie : "J’ai montré cette vidéo pour que la police intervienne"

Une femme se faisant déshabiller de force par un homme, et qui le supplie d’arrêter : c’est ce que montre une vidéo publiée vendredi sur la page Facebook de Deejay Rafik, un artiste algérien, et rapidement devenue virale. Contacté par France 24, il explique avoir diffusé ces images choquantes pour que la police arrête l’agresseur et sa complice ayant enregistré la vidéo.

Dans cette vidéo, qui dure 1’34, on voit un homme tenter d’arracher le vêtement d’une femme, déjà à moitié dénudée. Elle le supplie de la lâcher. Il parvient ensuite à la mettre au sol. La femme qui enregistre la scène lui dit alors : "Déshabille-là !" L’homme continue d’essayer de lui enlever ses vêtements, en la faisant se relever, puis retomber à plusieurs reprises.

Il parvient ensuite à lui retirer son vêtement : la femme se retrouve alors en sous-vêtements et part en courant quelques secondes plus tard. L’homme parvient à la rattraper, mais elle réussit à lui échapper à nouveau. La complice de l’agresseur lui dit alors : "Fais attention, ramène-là !" On voit ensuite la victime courir vers une rivière, située en contrebas.


Captures d'écran de la vidéo diffusée depuis vendredi sur les réseaux sociaux.

"On m’a reproché de ne pas avoir flouté le visage de la victime"
Image
Deejay Rafik, un DJ algérien vivant en France, explique pourquoi il a choisi de diffuser cette vidéo.

C’est un internaute qui me l’a envoyée en me disant : "Regarde, l’Algérie va mal." Il avait l’air choqué, donc je ne lui ai pas vraiment posé de questions pour savoir où il l’avait trouvée.

En la visionnant, je me suis dit qu’aucun être humain ne pouvait subir un traitement pareil et qu’il fallait que je réagisse. Lorsque l’on est témoin d’agressions sexuelles, directement ou indirectement, si l’on ne dit rien, ça peut inciter d’autres personnes à faire la même chose, si elles pensent que c’est sans conséquence !

J’ai d’abord demandé à un ami qui est commissaire à Alger s’il avait déjà vu cette vidéo, car elle aurait pu être ancienne. Il m’a dit que non. Je l’ai donc publiée sur ma page Facebook vendredi en début d’après-midi, en espérant que la police intervienne. Et le soir même, il y avait déjà deux millions de vues. Mais Facebook a bloqué mon compte, donc je l'ai ensuite repostée sur mon autre page Facebook. [La vidéo qui a été repostée comptabilisait plus de 300 000 vues lundi soir, NDLR.]

Beaucoup de gens m’ont insulté, en me disant : "Pourquoi tu publies une vidéo pareille ? Tu affiches la fille ! Tu aimerais que quelqu’un diffuse ce genre d’images si c’était ta sœur ?" Je leur ai répondu : "Oui, mais c’est un mal pour un bien, car il faut dénoncer ce qu’elle a subi, pour que ça ne se reproduise pas !" D’ailleurs, lorsque les policiers ont vu la vidéo, ils m’ont également reproché de ne pas avoir flouté la fille. Mais je n'y ai juste pas pensé sur le coup...

Cela dit, d’autres internautes m’ont également dit que j’avais bien fait de diffuser ces images. J’ai d'ailleurs expliqué dans un Facebook Live pourquoi j’avais diffusé cette vidéo : les gens ont alors mieux compris ma démarche.


Sur Facebook, certains internautes ont reproché à Deejay Rafik d'avoir publié cette vidéo.

D'autres internautes, en revanche, ont indiqué qu'ils comprenaient la démarche de l'artiste.

Dès le vendredi, plusieurs médias algériens ont parlé de cette vidéo, évoquant un "viol", à l’image d’Algérie-Focus.

Il ne s’agit toutefois pas exactement d’un viol, au regard du droit local. Si le viol n’est pas défini par le code pénal algérien, qui indique uniquement qu’il s’agit d’un "crime" passible de cinq à dix ans de prison, il correspond à la pénétration forcée d'une femme, selon la jurisprudence.

Dans le cas présent, il s’agit donc d’une "simple" agression sexuelle, autrement dit d’un "attentat à la pudeur" selon le code pénal algérien, qui indique que "tout attentat à la pudeur consommé ou tenté avec violences contre des personnes de l’un ou de l’autre sexe" est passible d’une peine de cinq à dix ans de prison.

Rien ne montre ce qui s’est produit avant et après la scène que l’on voit dans la vidéo.

"La vidéo avait tellement circulé que les autorités étaient obligées de réagir"
Deejay Rafik poursuit :

Finalement, la diffusion de cette vidéo a quand même servi à quelque chose puisque la police a procédé à des arrestations. De toute façon, elle avait tellement circulé que les autorités étaient un peu obligées de réagir. En fait, j’ai simplement utilisé ma notoriété pour que les gens voient ce qui se passe chez eux…



Selon les médias locaux, l’agresseur et sa complice ont été rapidement identifiés, de même que la victime. Le premier aurait été arrêté dans la wilaya de Tiaret, au nord-est du pays, où l’agression se serait produite, de même que deux autres jeunes qui y auraient assisté. En revanche, la femme ayant réalisé l'enregistrement serait toujours en fuite et rien n’indique quand les faits se seraient déroulés précisément. Selon Algérie-Focus, l'homme aurait agressé la victime en raison d'un "différend sentimental".

France 24 a contacté la sûreté de la wilaya de Tiaret et la Direction générale de la sûreté nationale afin d'en savoir plus sur cette affaire. La première a indiqué que l'affaire était "en cours" et qu'un "point presse" serait organisé dans les prochains jours. La seconde n'a pas répondu pour l'instant. Nous publierons leur réponse dès qu'elle nous parviendra.

Selon un rapport publié par Amnesty International en 2014, "il n'existe pas de statistiques exhaustives sur l'ampleur de la violence sexuelle et de la violence liée au genre en Algérie". Le rapport cite une étude de l'Institut national de santé publique publiée en 2005, selon laquelle 5,4 % des violences perpétrées à l'égard des femmes étaient de nature sexuelle. Mais l'ONG assure que ce chiffre est probablement bien plus élevé, dans la mesure où les victimes ne portent souvent pas plainte. Elle estime par ailleurs que les dispositions du code pénal concernant les agressions sexuelles sont "insuffisantes", puisqu'elles "ne s'appliquent pas aux adultes".



Avatar du membre
yacoub
Être-soi-meme
Être-soi-meme
Messages : 20115
Enregistré le : jeu. 10 nov. 2005 08:00
Localisation : Paradis d'Allah au milieu des houris
Gender : Male
Contact :
Status : Hors ligne

Re: Pleure oh pays bien aimé !

Message non lupar yacoub » mar. 27 déc. 2016 18:33

Algérie – Maroc : Lamamra renouvelle la proposition de Sellal
18:22 lundi 26 décembre 2016 | Par Hadjer Guenanfa | Actualité
Ramtane Lamamra, ministre des Affaires étrangères (Crédits : D.R.)

Ramtane Lamamra est revenu, dans la soirée du dimanche 25 décembre, sur de nombreux dossiers dont les relations « anormales » de l’Algérie avec le Maroc, la décision de la Cour de Justice de l’Union européenne concernant le Sahara occidental et la « campagne destructrice » suite à l’expulsion des migrants africains début décembre.

| LIRE AUSSI : Sahara occidental et Maroc : l’arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne
Relations avec le Maroc : Lamamra renouvelle la proposition de Sellal

« Les relations avec le Maroc sont anormales (…) même si les relations entre les deux peuples sont exemplaires », a admis le chef de la diplomatie algérienne. « Il y a un différend au sujet du Sahara occidental. Dans cette affaire, la position de l’Algérie est en parfaite harmonie avec la légitimité internationale », a-t-il soutenu dans un entretien diffusé par l’ENTV.

Ramtane Lamamra a cité également d’autres points de discorde entre les deux pays, notamment d’ordre sécuritaire et liés aux frontières, qu’il « faut traiter sérieusement ». « L’Algérie est prête à en débattre dans les cadres prévus pour cela (…), mais indépendamment de la question du Sahara occidental qui est de la responsabilité de l’ONU », a assuré le ministre qui pointe indirectement du doigt le Maroc sans le citer concernant le blocage de l’Union pour le Maghreb arabe (UMA). Le chef de la diplomatie algérienne renouvelle ainsi une proposition formulée par le premier ministre Abdelmalek Sellal en novembre.

Dans un entretien publié le 11 novembre par le quotidien saoudien Al Asharq al-Awsat, Abdelmalek Sellal avait déclaré que l’Algérie était « prête à régler ses différends avec le Maroc ». « Le Maroc est un pays voisin et frère. Nous avons quelques désaccords en suspens. Il y a une divergence de vision. Nous préférons en Algérie une approche globale et un dialogue direct pour régler toutes les questions, d’autant qu’il s’agit de dossiers précis et notre pays est prêt à les régler d’une façon sérieuse et pacifique », avait affirmé Sellal, la veille d’une visite officielle en Arabie saoudite. Cette proposition de dialogue direct n’a reçu aucune réponse de Rabat.

Le ministre des Affaires étrangères a estimé que la décision de la Cour de Justice de l’Union européenne qui rappelle que le Sahara occidental ne fait pas partie du Maroc est « extrêmement importante ». « Cette décision vient confirmer la position de l’ONU, celle de l’Union africaine et de la position de principe de l’Algérie », a-t-il dit.

« Le sujet est que l’affaire du Sahara occidental est une affaire de colonisation et que le peuple sahraoui a le droit à l’autodétermination (…) Cette décision confirme que le Sahara occidental a un centre juridique différent de celui du Royaume marocain », s’est-il réjoui.
Expulsion de migrants

Sur l’expulsion de plus de mille migrants subsahariens, le ministre des Affaires étrangères a évoqué une « campagne destructrice » visant l’Algérie. « On est fier de notre appartenance africaine et de tous ce qu’on a donné et on donne à nos frères dans le continent africain. On accorde des bourses d’études à plus de 5 000 étudiants africains », a-t-il dit.

| LIRE AUSSI : Des Maliens dénoncent les conditions de leur expulsion d’Algérie, le Maroc annonce une régularisation massive de migrants

« Toute cette campagne destructrice liée au fait que l’État ait décidé de renvoyer un nombre de personnes impliquées dans des actes de violence dans plusieurs endroits. Tout s’est passé dans le cadre du respect de nos relations avec nos voisins. L’affaire a été exploitée et cela était attendu », a commenté Ramtane Lamamra.

Le premier responsable du département des Affaires étrangères n’a pas été interrogé sur le Forum africain d’investissements et d’affaires ni sur sa dernière déclaration concernant la défaite du terrorisme à Alep. Sur le conflit en Syrie, justement, Ramtane Lamamra s’est contenté de rappeler la position de l’Algérie.

| LIRE AUSSI : Alep : l’imprudence de Lamamra

« L’Algérie a toujours été parmi ceux qui appelaient à une solution pacifique et à la nécessité de rassembler les frères syriens au lieu d’en exclure certains », a-t-il affirmé. Pour lui, les dernières évolutions sur le terrain prouvent que la « solution militaire est impossible et qu’elle ne pourrait qu’ouvrir la voie pour s’asseoir autour de la table des négociations ».




Avatar du membre
yacoub
Être-soi-meme
Être-soi-meme
Messages : 20115
Enregistré le : jeu. 10 nov. 2005 08:00
Localisation : Paradis d'Allah au milieu des houris
Gender : Male
Contact :
Status : Hors ligne

Re: Pleure oh pays bien aimé !

Message non lupar yacoub » sam. 31 déc. 2016 15:44

C’était la joie en Kabylie le jour de la mort de Boumediene !
Lounès B 29 décembre 2016 3 Commentaires Boumedienne, Joie, kabylie, Mort

ALGÉRIE (Tamurt News) – Le 27 Décembre 1978, le tyran Mohamed Boukherouba, alias Boumediene, a rendu son âme.


Une onde de joie s’est emparée de toute la Kabylie, contrairement à d’autres régions d’Algérie qui ont sombré dans la tristesse.


Image

« Je me souviens de ma grand-mère qui était sortie à la placette du village avec d’autres femmes toutes heureuses pour partager la nouvelle de la mort de ce raciste avec les voisines. Des youyous stridents ont suivi, cette annonce, par nos vieilles », nous raconta un ancien jeune de la région de Tigzirt qui a perdu son frère dans le conflit algéro-marocain à Tindouf en 1976. Même si des scènes de liesse n’ont pas eu lieu en Kabylie, la plupart des kabyles témoignent que l’annonce de la mort de Boumediene était une bonne nouvelle pour eux. C’était lui, Boukherouba qui a privé les kabyles de leur droit et de leur langue. Boumediene a aussi confisqué l’indépendance algérienne après plus de 132 ans de lutte au profit d’une caste d’anciens militaires de l’armée Française, dénommé le clan de Oujda. Ce clan est toujours au pouvoir à ce jour.

« Certes, on est toujours sous l’emprise de la dictature, mais la haine de Boumediene envers les kabyles n’a pas d’égale. Sa mort était effectivement une bonne nouvelle et il le faut le dire. Des irakiens sont sortis dans la rue pour fêter la chute de Saddam et en Libye pour fêter la mort de Kadhafi, et nous aussi on est heureux de la mort de ce tortionnaire », nous raconta un kabyle d’Alger qui avait tenu à souligner, que durant l’époque de Boumediene, il avait fait six mois de prison pour s’être exprimé en kabyle dans un commissariat de police. Pour les kabyles qui ont fait et ont vécu la guerre de 1954-1962, Boumediene était pire que les militaires tortionnaires Français.

Lounès B pour Tamurt News




Avatar du membre
yacoub
Être-soi-meme
Être-soi-meme
Messages : 20115
Enregistré le : jeu. 10 nov. 2005 08:00
Localisation : Paradis d'Allah au milieu des houris
Gender : Male
Contact :
Status : Hors ligne

Re: Pleure oh pays bien aimé !

Message non lupar yacoub » mer. 4 janv. 2017 11:24

Boualem Sansal : la France est une pièce essentielle dans le programme de domination planétaire de l’islamisme

30 Déc 2016JackA ne pas manquer, Djihad, Identité française, Islam

Boualem Sansal : la France est une pièce essentielle dans le programme de domination planétaire de l’islamisme
C’est un Algérien qui vous parle. Il SAIT, lui… et face à lui, dans la salle, se trouvent tous les grands (??) du journalisme français, qui en ont pris plein les oreilles.
Ces journalistes auront-ils le courage, et surtout l’honnetteté, de reproduire ce discours dans leurs torchons ? J’en doute fort…

Boualem Sansal : la France en voie de faire allégeance au Calife ? Discours sur l’Islamisme

Intervention de Boualem Sansal devant la Fondation Varenne [13 décembre 2016]*. Importante tant par son contenu – nous laissons nos lecteurs le découvrir – que parce qu’elle a été faite devant de grands noms de la presse française et d’illustres personnalités. LFAR

Il ne faut désespérer ni Billancourt, ni le Qatar, ni l’institut

Mesdames et Messieurs, bonjour, bonsoir,

Daniel Pouzadoux m’a fait l’amitié de m’inviter à votre cérémonie et il a poussé la gentillesse jusqu’à me demander de venir au pupitre dire quelques mots. Je le remercie très chaleureusement. Je vais le faire en essayant de ne pas vous ennuyer, j’ai tendance ces derniers temps à me répéter, et pas de la meilleure façon, je veux dire la politiquement correcte.

Je ne sais pas si vous l’entendez mais je vous le dis, parler devant vous n’est pas facile, dans la salle je vois de grands noms de la presse française… c’est impressionnant. Et flatteur pour moi, dans mon pays, l’Algérie, j’ai droit au traitement pour lépreux, on lâche les chiens, on jette des pierres. En ce moment, à la suite d’un supposé amalgame, blasphème, ou mauvaise pensée de ma part, on délibère à mon sujet, et la fumée n’est pas blanche, ça ne dit rien de bon. Mais passons, rien n’est certain tant qu’il n’est pas arrivé.

Je voudrais, avec la permission de Daniel, et la vôtre aussi, vous dire deux trois choses sur l’islamisme. Il y a d’autres sujets mais celui-ci les dépasse, il tient le monde en haleine, et la France en premier, elle est une pièce essentielle dans son programme de domination planétaire. C’est ici qu’il gagnera ou perdra face à l’Occident, il le croit, voilà pourquoi il s’y investit avec tant de rage, derrière laquelle cependant agit un monde étonnant de froide intelligence et de patience.

Personne ne peut mieux qu’un Algérien comprendre ce que vous vivez, ce que vous ressentez, l’Algérie connaît l’islamisme, elle en a souffert vingt années durant.

Je ne veux pas laisser entendre que l’islamisme est fini dans ce pays, simplement parce que le terrorisme a reflué, c’est tout le contraire, l’islamisme a gagné, à part quelques voix dissonantes qui s’époumonent dans le désert, rien ne s’oppose à lui, il a tout en main pour réaliser son objet. Tout son programme, dont le terrorisme est un volet important mais pas le plus important, il en est dix autres qui le sont davantage, ne vise que cela : briser les résistances, éteindre les Lumières avec un grand L et installer les mécanismes d’une islamisation en profondeur de la société. On peut dire que l’islamisme ne commence véritablement son œuvre qu’après le passage du rouleau compresseur de la terreur, à ce stade la population est prête à tout accepter avec ferveur, humilité et une vraie reconnaissance.

On en est là en Algérie, le programme se déroule bien, les islamistes travaillent comme à l’usine, ils contrôlent tout, surveillent tout, le point de non-retour est franchi et le point final arrive comme un coup de poing. Encore quelques réglages et nous aurons une république islamique parfaite, tout à fait éligible au califat mondial. Vous en entendrez parler, je pense.

Un exemple pour le montrer : dans la petite ville où j’habite, à 50 kms d’Alger, une ville universitaire dont la population, 25000 habitants environ, se compose essentiellement d’enseignants, de chercheurs et d’étudiants, il y avait avant l’arrivée de l’islamisme, dans les années 80, une petite mosquée branlante, coloniale par son âge, que ne fréquentaient que quelques vieux paysans des alentours ; aujourd’hui, après deux décennies de terrorisme et de destruction, et alors que le pays manque de tout, il y en a quinze, toutes de bonne taille et bien équipées, eau courante au robinet, hautparleurs surpuissants, climatisation et internet à tous les étages, et je vous apprends que pour la prière du vendredi elles ne suffisent pas pour accueillir tous les pénitents. Il faudrait clairement en construire quinze autres ou réquisitionner les amphis et les laboratoires. Attention, je ne fais pas d’amalgame, ni de persiflage, je ne dis pas que les pénitents sont des islamistes, aucun ne l’est, je vous l’assure, n’ayez crainte, je dis simplement que les islamistes ont bien travaillé, en peu de temps ils ont assaini le climat et fait de nous de bons et fidèles musulmans, ponctuels et empressés, et jamais, au grand jamais j’insiste, ils ne nous ont demandé de devenir des islamistes comme eux. « Point de contrainte en religion », c’est dans le Coran, sourate 2, verset 256.

En Algérie, on suit avec beaucoup d’inquiétude l’évolution des choses en France. Je ne parle pas de nos islamistes, ils se félicitent de leurs avancées chez vous, ni de notre gouvernement, tout entier mobilisé au chevet de son vieux président, M. Bouteflika, je parle de ceux qui ont de l’amitié pour vous et ceux qui ont des parents en France et qui voudraient les voir continuer de vivre leur vie française le mieux possible. Je vous le dis, ceux-là sont inquiets, très très inquiets et même désespérés. Ils vous en veulent pour cela.

Inquiets parce qu’ils constatent jour après jour, mois après mois, année après année, que la France ne sait toujours pas se déterminer par rapport à l’islamisme : est-ce du lard, est-ce du mouton, est-ce de la religion, est-ce de l’hérésie ? Nommer ces choses, elle ne sait pas, c’est un souci. Pendant ce temps, le boa constrictor islamiste a largement eu le temps de bien s’entortiller, il va tout bientôt l’étouffer pour de bon. Insouciante qu’elle est, la mignonne est allée faire amie-ami avec les gros cheikhs du Golfe que chacun sait être les géniteurs et les dresseurs du boa et surtout d’anciens redoutables détrousseurs de caravanes.

Inquiets de voir la France des libertés verser dans le maccarthysme. Que se passe-t-il, bon sang, il n’est plus possible, pour personne, de parler de certains sujets liés à la Chose sans se voir aussitôt traîné au tribunal et condamné sévèrement. On en sort encore avec des amendes, des sursis et des marques à l’épaule, mais le jour n’est pas loin où on se verra appliquer la vraie charia.

Inquiets et dégoutés de voir cette grande nation laïque et avant-gardiste exhiber à tout bout de champ ses imams et ses muftis, ses pachas de l’UOIF, ses commandeurs du CFCM, et, pour la note moderne, deux trois sœurs cagoulées à l’arrière-plan, comme jadis au temps des colonies de papa elle promenait de cérémonies en cérémonies ses caïds chamarrés bardés de médailles, ses marabouts en boubous et autres sorciers en plumes, et repousser fermement ceux qui peuvent parler aux gens sans réciter un seul verset ou lever de doigt menaçant au ciel. On croirait que la France n’a pas été décolonisée en même temps que ses colonies ou que la laïcité y a été abrogée par un édit du grand imam.

Inquiets et en colère de voir que les Algériens de France, pourtant instruits de la vraie nature de l’islamisme, et pis, qui savent qu’il a lancé une OPA sur leurs enfants, ne s’engagent pas plus que ça dans la lutte contre lui, pas au-delà des protestations de principe : « C’est pas ça l’islam » ; « L’islam est paix, chaleur et tolérance », « l’islam est une chance pour la France ». Misère, comment le dire : l’urgent n’est pas de sauver l’islam de l’amalgame mais de sauver les enfants de la mort

Inquiets et effarés de voir l’Europe se déliter et devenir un amplificateur de crises et fabricant d’un islamisme européen véritablement monstrueux, qui par ses prétentions totalitaires et ses haines tous azimuts, s’apparente au nazisme-fascisme d’antan, qu’il contribue de la sorte à ressusciter.

Désespérés en fin de compte de voir que la France et l’Europe sont à mille lieues de pouvoir concevoir et mener ensemble le seul combat qui puisse venir à bout de l’islamisme : le contre-djihad, conçu sur le principe même du djihad. Et le djihad n’est pas la guerre, c’est mille chamboulements dans mille domaines différents, menées sans restriction ni frein, dans un mouvement brownien accéléré irréversible.

Après tout ça, y-a-t-il de l’espoir ? Oui, il existe, il est puissant, la France est un grand pays avec une immense histoire pleine de ressort et d’énergie, il continue de vivre et de se projeter dans l’avenir, mais chacun sent que l’effort coûte de plus en plus, que le poison islamiste court dans ses veines, que la langueur de la décadence le travail, que le pays perd de sa cohérence et de son unité, que le gouvernement n’y entend goutte, que l’Europe est un boulet, bref chacun comprend que la fin approche. L’espoir est précisément là, dans cette horrible sensation que l’Histoire est finie, c’est là que le désespoir trouve sa meilleure énergie.

Il y a une condition cependant, un vrai challenge de nos jours, la France doit retrouver l’usage de la parole libre et en faire une arme. Si le terrorisme se combat dans la discrétion et la patience, par le renseignement et l’infiltration, l’islamisme se combat par la parole, dite au grand jour, haut et fort. Ce combat a toujours été celui des journalistes et des écrivains, qu’ils reprennent le flambeau, il est à eux.

On n’oubliera pas de mener ce combat en premier contre l’armée des idiots utiles et des bienpensants, qui avec une poignée de considérations de patronages ont réussi à paralyser la France, peuple et institutions, et l’ont livrée aux islamistes et demain à la guerre civile : « pas d’amalgame tu feras », « l’assassin de ton frère est ton frère, des bisou ours tu lui adresseras », « raciste et islamophobe tu es si tu ne tends pas l’autre joue », « ta coulpe tu battras car colonisateur et esclavagiste tu fus », « de remords et de pénitences, tu te nourriras », « ta place tu cèderas, d’Hilmi tu seras », « paix, tolérance et soumission, tu pratiqueras avec tes agresseurs ».

Ces formules sont arrivées à l’école, avec d’autres douceurs du même genre, ce qui facilite les abandons de demain. « Cons et dangereux », disait d’eux Yves Montand, qui fut lui-même un idiot-utile des plus célèbres, c’était hier, aujourd’hui il dirait plus : « cons, dangereux, et heureux de l’être ».

Vous l’avez noté, à aucun moment je n’ai parlé de l’islam. Vue par-là, l’affaire nous dépasse, on est dans l’intouchable, l’islam, c’est Allah, c’est Mahomet, le Coran, le Califat, la Oumma, c’est la fin universelle des hérésies et de la mécréance. « L’islam est l’horizon indépassable de notre temps », ce cher Jean-Paul Sartre nous le dirait sans faute s’il revenait parmi nous.

A côté, l’islamisme n’est rien, avec sa pauvre charia et ses sabres ébréchés, on pourrait le balayer ce soir, si on nous le permettait, il n’est que l’expression des délires et des caprices de bédouins du désert arabique, abrutis par des siècles d’ignorance et de consanguinité féroce, soudainement enrichis et ennoblis par des Anglais idiots et accueillis à bras ouverts dans les grandes capitales d’Europe. Nous vivons les frasques de ces enfants monstrueusement gâtés, jouisseurs fous et insatiables.

Aujourd’hui, ils saccagent des pays comme hier, quand ils apprirent à prendre l’avion et actionner des ascenseurs, ils saccageaient les palaces du monde libre avant de les acheter pour les mettre à leur goût. C’est cela que les idiots-utileset les bienpensants aiment en vérité : l’argent des cheikhs, il sent bon l’encens et le mazout. Avec eux, Billancourt ne désespérera jamais, et d’ailleurs par leur faute Billancourt n’existe plus, il a disparu en même temps qu’une certaine France. A Colombe-les-deux-Mosquées, il y en a un qui doit salement râler.

Pour terminer, je voudrais vous dire mon sentiment sur les propositions récentes de l’institut Montaigne pour réformer l’islam et rendre possible l’émergence d’un islam de France. J’ai vérifié, c’est bien d’islam qu’il parle, d’islam de France, ce qui déjà est un gros blasphème, l’islam est un, il est partout chez lui. C’est par le JDD du 18/9 passé que j’en ai pris connaissance. Ces propositions qui s’enfilent comme des perles sont au nombre de dix et se résument ainsi : on lève une redevance sur le halal, on construit des mosquées, on forme des aumôniers et des imams, on enseigne l’arabe aux écoliers et le français aux imams, on expurge l’histoire, on crée un secrétariat d’Etat à la laïcité et aux cultes, on implique les maires, on actionne la diplomatie pour endiguer l’influence des régimes wahhabites d’Arabie et du Qatar. Quand j’ai lu ça, je suis tombé à la renverse,

J’ai compris que le plan était un programme d’arabisation et d’islamisation des plus sévères, il ne laissait aucune possibilité de faire machine arrière en cas de regret. Il ressemblait comme deux gouttes d’eau au plan d’arabisation et d’islamisation que le pouvoir algérien a mise en œuvre en Algérie au début des années 80 sous la pression de l’Arabie saoudite et qui allait en peu de temps faire de nous des perroquets wahhabites salafistes.

Il fallait réfléchir et comprendre l’intention de l’institut. Même à long terme et dans un climat apaisé, ces propositions seraient à mon avis sans portée ni effet quant à l’objectif visé : réformer l’islam et faire émerger un islam de France, accepté de tous, les Français d’abord, religieux et laïques de tous bords, et ensuite tous les pays arabes et musulmans, et à leur tête l’Arabie saoudite gardienne universelle du dogme.

Au contraire, elles joueront dans le sens de la réalité et celle-ci est la suivante : la France est déjà très avancée dans la voie de son islamisation par un islam importé, archaïque et brutal, sectaire et haineux, affairiste et opportuniste en diable, fortement teinté de salafisme mais pas seulement, adepte du djihad mondialisé, et ces propositions généreuses inespérées vont formidablement aider à son expansion et son enracinement.

L’effet multiplicateur et accélérateur n’a pas été pris en compte dans l’étude, il jouera à plein, ce que l’étude montre pourtant puisqu’elle nous apprend que 29% des musulmans de France sont déjà en rupture avec la communauté nationale. Il semblerait que l’institut n’a pas travaillé sur la réalité mais sur une image de la réalité. Le fait de formuler de telles propositions dans ce contexte de déchirement et après une année 2015 riche en attentats islamistes, révèle que le but recherché par les planificateurs des attentats est atteint : la France est prête à tout céder, les dix propositions de l’institut se présentent comme un acte d’allégeance au calife.

Je ne veux pas désespérer l’Institut M. mais on doit le lui dire : le calife tient son pouvoir d’Allah, il n’attend rien de personne, il écrase tout sur son chemin, les idiots utiles, les allégeants et les soumis en premier. Je vous remercie. •

* Fondation pour la promotion des métiers du journalisme

http://lafautearousseau.hautetfort.com/ ... 89765.html

Note de Christine Tasin

A lire en complément notre dossier sur Boualem Sansal, avec qui nous avons des accords et des désaccords. Il louvoie sans cesse sur islam et islamisme, précautions oratoires de circonstance ? Il semble que dans le discours ci-dessous il soit passé du côté obscur de la force et décidé à attaquer directement l’islam. Pourvu que ça dure…

http://resistancerepublicaine.eu/search ... m%20Sansal

Complément de ZAZA, voici la video


Résistance républicaine Etats-Unis “Those who surrender freedom for security will not have, nor do they deserve, either one.” « Ceux qui sacrifient la liberté pour la sécurité n'obtiendront, ni ne méritent, ni l'une ni l'autre » Benjamin Franklin

https://youtu.be/AEv_N18I_Hk

https://youtu.be/AEv_N18I_Hk




Avatar du membre
yacoub
Être-soi-meme
Être-soi-meme
Messages : 20115
Enregistré le : jeu. 10 nov. 2005 08:00
Localisation : Paradis d'Allah au milieu des houris
Gender : Male
Contact :
Status : Hors ligne

Re: Pleure oh pays bien aimé !

Message non lupar yacoub » sam. 21 janv. 2017 12:08

Qui doit s'excuser, Obama et la coalition arabe ou Netanyahu?


Chaque jour plus d'informations arrivent et arriveront qui confirment et confirmeront l'ingérence de l'administration américaine dans les dernières élections israéliennes.

Il faut d'abord signaler qu'elle a une certaine expérience historique en la matière. Il est de notoriété publique aujourd'hui que les "révolutions démocratiques", colorées en "orange", d'Europe de l'Est (Serbie, Ukraine, Géorgie notamment) dans les années 90, comme celle qui fut plus récemment déclenchée en Egypte contre Moubarak par de ''jeunes blogueurs'' ont été manipulées via des organisations "locales" ("Otpor" -"Résistance" en serbe- et "Mouvement du 6 avril" en Egypte), formées, entrainées et financées par un même Centre: le CANVAS (Center for Applied Nonviolent Action and Strategies). Lequel était notamment financé par Freedom House. Laquelle est loin d'être la seule source du financement à des fins politiques...(1)
-Advertisement-
x

Ainsi en octobre 2011, lorsque la journaliste Tawakul Karman, aux premières loges de la contestation au président du Yémen de l'époque Ali Abdallah Saleh, reçut le Prix Nobel de la Paix qu'elle dédia "à tous les militants du Printemps arabe", les médias se gardèrent bien de nous révéler qu'elle était, comme son père, un membre influent du parti d'opposition islamiste Al-Islah, branche yéménite des Frères musulmans. Et plus encore, que son organisation "'Women Journalists Without Chains" était financée depuis 2008 par la NED (National Endowment for Democracy). La NED étant elle-même subventionnée par l'administration américaine, tout comme l'United States Agency for International Development (USAID), l'International Republican Institute (IRI), le National Democratic Institute for International Affairs (NDI).... et la Freedom House (2).

Et si le soutien multiforme aux luttes contre tous les totalitarismes est plus que légitime, l'on doit constater que les États-Unis, surtout depuis Obama, se sont mis à soutenir l'Internationale des Frères musulmans, à faire montre de "compréhension" vis-à-vis de l'un des pires états totalitaires du monde, l'Iran, et à manigancer pour affaiblir le seul pays du Moyen-Orient qui résiste à l'islamisme, Israël, seul oasis de démocratie et de paix dans un immense désert de maltraitance généralisée.

S'il est donc aujourd'hui un Président qui doive faire son mea culpa c'est bien celui des États-Unis qui semble se satisfaire qu'après lui soit le déluge, politique qui risque de ne plus être au goût non seulement de ses adversaires, les Républicains, mais même de son propre camp en perte de vitesse, les Démocrates, et qu'il risque, comme Hollande en France, et Herzog-Livni en Israël, d'entrainer dans sa chute prochaine, irrémédiablement et pour une longue durée.

Mais tel n'est pas le cas. Loin d'avoir subodoré que des techniques de manipulation, efficientes dans un contexte totalitaire, ne pouvaient qu'échouer quand il s'agit d'un peuple aux traditions plus que démocratiques, Obama s'entête et veut faire payer au peuple d'Israël son indépendance: d'abord en exigeant "des excuses", puis en affirmant que de toute manière, venant de Netanyahu, elles ne valent rien!

Refrain à deux couplets, comiquement repris en chœur par le grand vaincu de ces élections: l'alliance (de fait) du parti de Herzog-Livni avec la coalition arabe, sans doute obligée de manifester une nouvelle fois son degré d'allégeance vis-à-vis du parrain courroucé.

Mais qu'a dit de si répréhensible le premier ministre?

Sans doute bien informé de l'engagement d'Obama, il fit le constat que la mobilisation de cette "Sainte alliance" était optimum, et que seule pourrait la vaincre une mobilisation aussi grande de ses électeurs et des hésitants...

Où est le problème?

Netanyahu aurait ciblé une catégorie de la population et serait "raciste"! Ce qui est faux, car ce qui a été ciblé ce n'est pas une population mais bien des partis politiques, et là en l'occurrence des concurrents. Pourquoi cibler l'adversaire politique "coalition arabe" serait "raciste" tandis que cibler Herzog-Livni ne le serait pas?

Il est quand même curieux que ceux qui ont osé parler de "racisme", n'aient même pas eu l'idée de se demander si une coalition évacuant les différences idéologiques qui sont pourtant très grandes (entre les communistes de Hadach et les Frères musulmans du "Mouvement islamique") pour se rassembler sur des critères ethniques, n'était pas déjà un acte de "racisme"....

Car jusque-là, les minorités non-juives (Arabes chrétiens et musulmans, Bédouins, et Druzes notamment) étaient largement représentées dans tous les partis politiques israéliens, et d'ailleurs en majorité dans les partis dits de "droite"!

Hormis l'absence d'un tel questionnement chez les hommes politiques occidentaux et même israéliens, et même de la "droite" israélienne, ne serait-il pas temps de se demander d'où venait l'inquiétude du premier ministre?

Car cette coalition n'a rien de l'innocence d'une simple "liste ethnique". A en juger d'après les échos de cette campagne électorale, elle s'est voulue, se veut, et se voudra dans la future Knesset, non pas une "coalition arabe" mais bien une "coalition palestinienne", remettant en cause, de l'intérieur, l'identité même d'Israël, comme Etat du peuple Juif (le seul Etat de ce type, alors qu'il y a 22 pays arabes!).

Dans une interview, l'égérie Hanin Zoabi n'a-t-elle pas affirmé: "Je ne me considère pas comme un membre de la Knesset, mais comme une partie d'un projet national et nous ne dépendons pas du gouvernement israélien qui ne changera pas notre position et devra reconnaître nos droits"?

Ayman Odeh, le chef de cette coalition arabe, n'a-t-il pas affirmé de son côté que "notre ennemi direct est le sionisme", lequel constitue le fondement même d'Israël?

Le député Issawi Fredj, n°5 du parti Meretz (dit "extrême-gauche") n'a-t-il pas dénoncé l'attitude de ce même Ayman Odah qu'il traite "d'hypocrite" pour son double-langage: en hébreu, il encourage "l'intégration" des Arabes à la société israélienne, mais en arabe il prône "la sécession et le repli sur soi" , sans parler du fait qu'il qualifie "de pur" le vote pour sa chapelle et "d'impur" tout vote pour un parti sioniste, "même Meretz"

Enfin, et pour faire bref, Hatem Abdul Qader, ex-ministre palestinien qui détient le portefeuille de Jérusalem au Fatah, n'a-t-il pas lui aussi expressément appelé les Arabes israéliens à voter pour cette liste?

Si donc, telles sont bien les intentions de cette coalition "palestinienne", ne devrait-on pas plutôt se demander pourquoi le parti de Herzog-Livni s'autoproclamant "sioniste" n'en a pas dit un mot?

Et pourquoi Obama qui veut soi-disant le bien d'Israël a préféré s'en prendre à celui qui ne faisait que son devoir de dirigeant responsable en signalant un danger bien réel, comme il l'avait fait en janvier dernier, en conviant les Juifs de France stigmatisés et massacrés, à rejoindre Leur Maison?

Ce qui est sûr, c'est que si cette nouvelle coalition "palestinienne" persévérait dans cette voie, celle du refus de l'identité même d'Israël, c'est-à-dire de l'existence d'un Etat du peuple juif au Moyen-Orient, elle risquerait d'entrainer son électorat arabe dans une aventure aussi tragique que celle qui entraina l'exode de 1948 et dont furent responsables les chefs arabes et palestiniens à commencer par le grand Muphti de Jérusalem Amin El Husseini, (lequel, grâce à aux complicités française et anglaise, venait d'échapper au Tribunal de Nuremberg, pour ses engagements nazis dans l'armée d'Hitler).

Que chacun prenne donc ses responsabilités, compte tenu du fait que le peuple juif d'Israël, lui, n'a pas l'intention de se suicider, ce qui est le sens même de son vote, puisque certains font encore semblant de ne pas s'en être aperçu.
______________________________________________
(1) La Révolution dans le monde arabe. Ah ! si c'était vrai - JP Lledo (Ed. Colin, France) (2) Ibid



Avatar du membre
yacoub
Être-soi-meme
Être-soi-meme
Messages : 20115
Enregistré le : jeu. 10 nov. 2005 08:00
Localisation : Paradis d'Allah au milieu des houris
Gender : Male
Contact :
Status : Hors ligne

Re: Pleure oh pays bien aimé !

Message non lupar yacoub » ven. 3 févr. 2017 12:40

Les pays arabes sont malades de l'islam. Il faut absolument qu'ils adoptent la laïcité, la démocratie et la charte des droits de l'être humain.

Sommes-nous condamnés à perpétuité par la religion ?

Entre nous et l’Histoire, le chemin est brouillé. Les musulmans sont obsédés par leur passé. Un passé qui ne bouge point. Figé. Inerte. Un passé, poids, fardeau, qui, à son tour, ne fait pas bouger ces musulmans, ses acteurs. Pour les musulmans, l’Histoire est l’équivalent du passé. Religieusement, ils regardent leur passé, avec glorification, avec adoration, hallucination, fascination, avec obsession, sans réflexion aucune, sans critique. Aveuglément.

Le passé n’est pas l’Histoire.
Les autres nations étudient leur Histoires afin de ne pas retomber dans leur passé. Afin d’éviter la stagnation, la décomposition, de putréfaction. Pour de ne pas se baigner une nouvelle fois, une deuxième foi, dans la même eau usée, sale. Les Arabes et les musulmans en général reviennent à leur Histoire afin d’y rester, d’habiter leur passé. Habiter le passé pour toujours. Retourner au passer, chez les musulmans, c’est pour faire revenir ce passé dans leur présent. Pour faire de ce passé un projet de leur société future !
Pourquoi ce retour des musulmans vers leur passé afin d’y habiter ? Tout simplement parce que le musulman a peur pour sa religion. Il veut la garder vierge. Comme elle l’était aux premières années de la révélation! Le musulman a peur pour son Dieu ! Ainsi, le musulman est habité par la peur du futur et la peur de l’autre, la peur du changement. Il se considère, il se voit, il s’imagine comme en état de guerre sainte continue !
Les musulmans, dans leur tête, sont en guerre sainte, déclarée ou muette, depuis quinze siècles !
Le passé musulman pour les musulmans est inoxydable ! Et dans cet état d’inoxydabilité réside la décadence de la société musulmane.
Les musulmans avancent à pas sûrs et hâtives mais vers l’arrière ! Dans le sens inverse de l’Histoire.
Les musulmans n’analysent pas leur Histoire, ils essayent de la reproduire, en vain !
“Lire” l’Histoire (je mets le mot lire entre guillemets), pour les musulmans, n’est pas un acte pour la prendre en leçon qui aide à l’avancement vers un futur meilleur, pour éviter les guerres, pour bannir les haines, pour semer la diversité, pour surmonter le sous-développement, mais au contraire cette “lecture” est une sorte de promenade continuelle dans un jardin imaginaire, fictif. Une randonnée perpétuelle pour se vanter des mérites qui sont dépassés, périmés.
Les musulmans ont lu, et continuent à lire leur l’Histoire avec une mentalité chevaleresque : Sabre. Sable. Cheval. Honneur. Chasse. Vengeance. Expansion. Les musulmans “lisent” leur histoire politique, par exemple, la période d’el khoulafas arrachidine (les Califes guidés), en pensant que tout était blanc ! Propre. Juste. Positif. Paradis. Et ils veulent la transporter et la transplanter dans leur temps. Mais l’Histoire nous démontre que ce n’était pas le cas : pourquoi un tel Calife à été assassiné, pourquoi l’autre a été empoisonné, pourquoi cette guerre entre eux…
Les musulmans “lisent” les hadiths en pensant que tout ce qui a été dit, écrit dans les livres est sacré !! et ils n’ont pas le courage intellectuel de faire le nettoyage dans ces textes religieux, oubliant que beaucoup de ceux qui se sont donnés à l’écriture des hadiths n’étaient que des pions, des nègres ou des serviteurs du Prince. Le texte religieux n’est pas innocent, politiquement parlant.
Dans tous leurs actes historiques, culturels et même scientifiques, les musulmans étaient prisonniers, en proie à la vision totalitaire religieuse et le sont toujours. Le temporel a été éliminé, chassé. Le sens de la critique est absent. La colère prend le dessus sur la raison. Le fanatisme à la place de la spiritualité. La fainéantise et la paresse à la place du travail.
En Algérie, on raconte l’anecdote suivante et qui symbolise cette religiolisité maladive ancrée dans la société : dans les années quatre vingt-dix, et à l’occasion du Salon international du livre d’Alger, les Algériens achetaient tout livre composé de plusieurs tomes et dont la reliure est hautement religieuse : Tarikh Al Tabari ou Sahih el Boukhari ou Sira d’Ibn Hicham… de ce fait ils ont acheté le “Capital” de Karl Marx dont la reliure ressemble à celle des livres religieux !
Cette situation qui perdure dans le monde musulman a fini par produire et reproduire une société condamnée à perpétuité par le poids de la religion. Enfanter un individu religieux dans ses actes, son imaginaire et dans sa langue. Une société hypocrite, recroquevillée sur elle-même et consommatrice, avec un individu vidé de tout sentiment de citoyenneté, un individu candidat à tous les genres de suicide religieux.
AMINE zaoui ...



Avatar du membre
yacoub
Être-soi-meme
Être-soi-meme
Messages : 20115
Enregistré le : jeu. 10 nov. 2005 08:00
Localisation : Paradis d'Allah au milieu des houris
Gender : Male
Contact :
Status : Hors ligne

Re: Pleure oh pays bien aimé !

Message non lupar yacoub » mar. 7 févr. 2017 15:30

Kamel Daoud : « Nous sommes des sacs vides »

Image

Kamel Daoud publie cette semaine son nouveau recueil de chroniques, « Mes indépendances ». L’auteur de Meursault-contre enquête propose aux lecteurs plus d’une centaine de chroniques publiées dans différents journaux en Algérie et à l’étranger. Il sera présent dans l’après-midi du samedi 11 février à la librairie du Tiers Monde pour une vente-dédicace.

Dans cet entretien, le premier depuis sa chronique sur Cologne, l’écrivain revient longuement sur les polémiques suscitées par ses textes.
Comment est née l’idée de republier ces chroniques ?

Beaucoup de lecteurs collectionnaient mes chroniques. Et beaucoup d’entre eux me l’ont demandé. J’ai voulu aussi donner une idée aux lecteurs sur mes positions et sur ce que je pense depuis des années et non seulement depuis la parution de Meursault, contre enquête.
Pourquoi Mes indépendances ?

L’idée vient de la dernière chronique écrite dans Le Quotidien d’Oran en mars dernier après la polémique sur mon texte au sujet de ce qui s’est passé en Cologne (agression de femmes à la gare de Cologne notamment par des Maghrébins à la fin de l’année 2015, NDLR). Et cette chronique finissait sur cette phrase : « Je mène moi aussi mes guerres de libération et il m’arrive, moi aussi, de fêter mes indépendances. »
Dans ce recueil, vous republiez justement cette chronique sur Cologne qui a suscité une grande polémique. Vous ne regrettez pas donc ce texte ?

Absolument pas ! On regrette un crime, une erreur, un dépassement, une glissade. On ne peut pas regretter un constat sur ce que tout le monde vit et sur ce que toutes les femmes dans le monde dit arabe vivent et subissent.

En réalité, j’ai l’habitude des chroniques qui font la polémique. Cela ne date pas d’aujourd’hui. J’ai cette habitude d’écrire sur des sujets qui provoquent beaucoup de passions mais qui nous font réfléchir en urgence. C’est maintenant qu’il faut réfléchir là-dessus au lieu d’être dans le déni et dans le refus de réfléchir sur les sujets les plus douloureux. Une chronique publiée dans le New York Times a fait beaucoup de bruit. Sauf que pour nous, Algériens, le reste du monde, c’est la France. C’est-à-dire que tant que vous écriviez dans les journaux américains, allemands, italiens, vous pouvez dire ce que vous voulez. Cela n’impactera pas de la même manière. Dès que vous l’écrivez dans un journal ou vous le dites sur un plateau de télévision en France, cela prend une proportion assez grande.

J’avais publié l’article sur Cologne dans un journal italien. Il a été repris par d’autres journaux italiens, puis par un journal suisse-allemand, puis par un journal allemand, puis par un journal anglais avant que Le Monde ne l’achète et le publie. Bien sûr, ça n’a pas provoqué les mêmes réactions. Cela en dit plus sur le désordre idéologique en France et en Algérie que sur moi-même. Dans cet article, je dis que nous avions une douleur à vivre la féminité et la femme. Je dis également que l’Occidental doit assumer sa position au lieu de se débarrasser de la question mondiale des réfugiés. Les gens n’ont voulu lire que ce qu’ils avaient en tête. Seule la première partie du texte a été lue, commentée et sur-commentée. Personne n’a parlé de la deuxième partie du texte. Cela est très révélateur sur l’état du lecteur actuel et sur l’état des familles idéologiques dans le monde que sur ce que j’écris moi-même.
La polémique est-elle due seulement au fait que le texte soit repris par un journal français ?

Nous avons avec la France une relation très particulière comme tout le monde le sait. Une relation de passion, de haine, de rejet et d’acceptation. Un diplomate espagnol m’avait dit un jour : « Ce qui est extraordinaire chez vous en Algérie, c’est que vous voyez le reste de l’Occident à travers la France« . En 2014, je n’ai été attaqué par les islamistes que parce que je suis passé dans l’émission (de France 2) « On n’est pas couché ». Ce que j’y ai dit est banal par rapport à ce que j’écris depuis 19 ans. Mais en 19 ans, ils n’ont rien dit car ils n’ont rien lu, rien compris et donc rien commenté. Je pense que les (réactions) se sont démultipliées parce que l’article a été publié par un journal français.
Il n’y a pas que des Algériens qui vous ont critiqué. Dans une tribune publiée dans Le Monde, des universitaires estimaient que vous définissez plus d’un milliard de personnes par leur seul rapport à la religion, le sexe et la femme…

Premièrement, je pense que les 19 signataires ne sont pas les représentants des un milliard de musulmans. J’ai trouvé assez méprisable cette logique de procès et de meute pour commenter, à partir de son statut d’universitaire, un avis d’écrivain. Beaucoup d’écrivains ont des avis sur tout mais cela ne veut pas dire qu’ils ont des avis de spécialistes. On est écrivain et on commente le monde et sa propre époque. Je n’ai pas aimé la personnalisation de l’attaque. Quel droit ont des universitaires qui vivent dans le confort et la sécurité de l’Occident, toute relative maintenant, de juger que je suis un humaniste autoproclamé, que je représente une minorité ? Contrairement à ce que disent beaucoup de gens, je vis en Algérie dans ce monde dit arabe et musulman et je vois ce que vivent nos femmes, nos mères, nos filles, nos sœurs. Il ne faut pas se mentir. Le statut de la femme n’est pas réjouissant. J’estime que quelqu’un qui vit en Occident n’a pas le droit de commenter ce que je dis sur ce monde. Je ne suis pas une recherche universitaire, je ne suis pas une théorie, mais un corps, un être vivant qui mise sa vie et son corps dans ce monde-là.

Deuxièmement, je ne suis pas un universitaire pour qu’on me se mette à 19 pour me répondre, j’ai trouvé cette logique de procès assez dangereuse parce qu’elle cautionne un peu les discours conservateurs et islamistes chez nous.

Troisièmement, je n’ai pas essentialiser. J’ai dit que nous avons un problème avec autrui et avec la femme. Et cela tout le monde le constate. En même temps, j’ai rappelé que l’Occidental a un problème avec sa propre conscience. En réalité, ces universitaires, qui plus au moins voudraient représenter la gauche universitaire, ont surtout un rapport malaisé et douloureux vis-à-vis de l’Occident. Quand quelqu’un vient de mon monde, de notre monde à nous, mais qui ne soutient pas leurs discours de revendications face à l’Occident, ils se sentent trahis peut-être.

Dans leur texte, j’ai lu beaucoup plus une réaction passionnelle que réfléchie. J’ai eu l’impression que ces représentants de la gauche en Europe me disent : « Toi l’indigène, tu te tais. Nous parlons mieux de tes intérêts que toi. Donc ne fais pas le jeu de la droite« . À vrai dire, je n’ai à faire ni le jeu de la droite en Occident, ni celui de la gauche d’ailleurs. Je suis un Algérien et je suis libre de constater, de témoigner de mon époque et d’écrire ce que je veux. Je n’ai de leçon à recevoir de quiconque.
Ces universitaires n’ont pas donc le droit de commenter ce que vous dites ?

J’ai trouvé assez osé le fait de porter des jugements sur nos réalités à partir d’une autre géographie. Mais je ne veux pas qu’on accorde plus d’importance à cette affaire. Sur le fond, est-ce qu’on peut réduire le monde dit arabo-musulman au seul rapport à la religion, le sexe, la femme ? Non ! C’est eux qui ont eu une lecture réductrice. Ils n’ont voulu lire et retenir du texte que ce qu’ils les provoquaient. À 19, ils ont réagi à un seul de mes textes. Je trouve cela assez extraordinaire et révélateur. Évidemment, je ne dis pas que nous sommes des frustrations ambulantes. Je dis que dans le monde dit arabe et musulman, nous avons un problème majeur avec la sexualité et la femme. Et là, je défie quiconque qui vit dans notre monde de me prouver le contraire.

Quand j’ai publié le texte sur Cologne, beaucoup me disaient : « C’est vrai mais le souci est qu’il ne fallait pas l’écrire« . Là on a déplacé le débat vers autre chose. Notre relation à la femme conditionne notre relation au monde et au désir du monde, à l’imaginaire, à l’art, la culture, la paix et la sérénité. Nous ne pouvons pas vivre avec tranquillité si nous vivons un rapport malaisé à la femme.

Dans une chronique publiée dans un journal algérien, j’avais écrit que moi personnellement, je juge de la santé et de la civilisation des peuples par rapport à leur rapport aux femmes. Quand je vois un peuple mépriser ses propres femmes, mépriser celle qui lui donne la vie, je pense qu’il se méprise lui-même et je ne peux pas le respecter.
Le peuple algérien méprise ses propres femmes ?

Pas tous les Algériens, mais une grande majorité.
Certains vous ont accusé de servir, à travers cette chronique, l’extrême droite…

C’est un vieux procès. Est-que ceux qui dénonçaient les goulags du communisme dans les années 1940 et 1950 étaient des impérialistes ? Est-ce qu’il fallait se taire au nom de l’anti-impérialisme et ne rien dire sur les massacres de Staline ? Je pense que la position éthique, celle des gens comme nous et des journalistes, c’est d’être témoins honnêtes de leur époque et de dire ce qui s’y passe et non pas de faire des cachotteries par rapport à la mémoire collective au nom des calculs idéologiques. Je ne l’accepte pas. Personnellement, je suis responsable de ce que j’écris et pas de ce que les autres interprètent. Il se trouve que nous vivons une époque nouvelle où il y a une internationalisation des textes. Aujourd’hui, l’écrivant, l’écrivain ou le journaliste, peut écrire un texte en réagissant par rapport à son monde, son histoire, au traumatisme de son époque, de sa génération. Sauf qu’avec Internet, il y a une internationalisation rapide et une dé-contextualisation rapide de tous les textes. Vous ne contrôlez pas les textes et les lectures.

Donc vous avez deux choix : soit vous vous taisez et vous n’écrivez plus parce que vous avez peur d’être sur-interprété ou bien vous continuez à faire preuve de bonne foi et à témoigner de votre époque. C’est-à-dire à faire votre boulot et à dénoncer et assumer vos responsabilités. En tant qu’Algériens, nous réagissons différemment à l’islamisme par rapport à beaucoup d’autres pays qui n’ont pas subi notre guerre, notre trauma, nos massacres. Notre façon de percevoir l’idéologie islamiste par exemple ne ressemble pas à celle d’un Suisse.

Maintenant si le même texte est repris en Algérie et ailleurs, il n’a plus le même sens et la même signification. Je ne sers que ma vision du monde et ma logique du Salut. Les gens sont responsables de ce qu’ils lisent et je suis responsable de ce que j’écris par rapport à ce que j’ai subi, aimé. Cela étant dit, nous nous réagissons plus en Algérie généralement au texte, aux idées du texte mais à la personne. Depuis 19 ans, les gens appréciaient ou rejetaient ce que j’écrivais mais sans violence. Dès que cela a été hyper-médiatisé dans le reste du monde, on réagit par une sorte de procès de traîtrise permanent.

Pour les islamistes, quoi que tu dises, tu es kafer. La version laïque du « takfir » est le harkisme. Quoi que tu dises, tu travailles et tu sers les intérêts de la France. C’est extraordinaire cette fatwa laïque. On est toujours dans la bleuite ancienne.
Comment expliquez-vous cela ?

En Algérie, je pense que nous avons perdu l’habitude du débat pour verser dans l’habitude de la polémique. Nous vivons dans une époque de perte de confiance dans les personnes, les institutions et les élites. Est-ce que vous avez remarqué que tout débat sur l’histoire finit par un débat sur les harkis en Algérie ? Tout finit par un jugement binaire : soit vous êtes harki, soit vous ne l’êtes pas. On n’arrive pas à concevoir la différence, le débat, l’échange d’idées. Dès que vous avez un avis différent par rapport à un groupe, vous êtes qualifié de traître, de pro-sioniste, de harki. Je pense que nous avons à guérir l’esprit algérien pour qu’il accepte les différences. Et je pense que le plus grand drame de l’Algérien actuellement est ce que j’appelle « La maladie de l’unanimisme ». On voudrait être un, unanime avec une seule langue, un seul livre, une seule interprétation. Et cela constitue la nécrose d’une nation que de ne pas accepter les différences et de ne pas nourrir les débats.
L’Algérien souffre-t-il du complexe de colonisé ?

Ce n’est pas exactement un complexe de colonisé. On n’essaie pas de dépasser le trauma colonial pour assumer le présent. Tout pour nous est facilement et confortablement expliqué par le trauma colonial. Cela est assez frappant. On n’essaie pas d’aller au-delà pour assumer nos responsabilités. La colonisation a été un crime et cela est indéniable, on ne peut ni le cacher, ni l’ignorer. Mais tout expliquer par le trauma colonial est une attitude victimaire trop confortable qui permet de ne pas assumer nos responsabilités au présent.
Vous ne regrettez pas non plus la chronique « Pourquoi je ne suis pas solidaire de la Palestine » ?

Absolument pas. Quand je rencontre des Palestiniens très engagés à Paris qui me disent qu’ils ont apprécié la chronique parce qu’ils l’ont comprise, je pense que c’est une récompense magnifique. Je n’ai pas parlé de la Palestine mais de l’orthodoxie du sentiment pro-palestinien qui est devenu un fond de commerce. C’est-à-dire qu’au fond, on en a cure de ce que subissent les Palestiniens, c’est juste qu’il faut qu’on entretienne cette forme d’engagement qui est totalement passif, paralysé et inutile. Qu’est-ce que j’ai dit dans ce texte ? J’avais remarqué que nous avons porté un grand coup à la cause palestinienne en l’arabisant et en l’islamisant alors qu’il s’agit d’une cause universelle dont tout le monde, tous les pays, toutes les élites de gauche et de droite, sont responsables. La réclamer à travers la religion ou l’arabité, c’est la déclasser. Cela mène le reste du monde à s’en décharger et se déresponsabiliser et cela est très néfaste pour provoquer une vraie solidarité et une responsabilité internationale.

Le texte était clair là aussi sauf que j’ai touché un affect qui rendait les gens aveugles. Je disais que si vous êtes solidaires au nom de la religion, la race, je ne suis pas solidaire. Si vous êtes solidaire au nom d’une cause juste de décolonisation dont tout le monde est responsable, là on rendra le meilleur service à la cause palestinienne. J’ai également appelé à un bilan du sentiment pro-palestinien. Cela sert à quoi d’être solidaire, de réclamer le djihad et la réconciliation et de rentrer chez soi par la suite ? Je pense que j’ai appelé à une position pragmatique et à une vraie solidarité au lieu d’une solidarité de folklore.

En dernier, je me suis demandé : comment veut-on me convaincre d’une solidarité humaine envers la victime palestinienne tout en étant insensible aux maux dans le M’zab et les voisins qui meurent ? J’avais rappelé que je ne suis pas pour la solidarité sélective. Dès qu’elle est sélective, elle se décrédibilise et perd de légitimité vis-à-vis du reste du monde. J’estime que je suis le témoin de mon époque, que mon père m’a appris à être honnête et que pour être honnête, il faut dire et répéter que la solidarité n’est pas de crier Allah Akbar, vive la Palestine avant de rentrer chez soi. C’est respecter la liberté chez soi, construire des pays forts et par la suite peser sur la décision internationale pour vraiment aider les Palestiniens.

J’aime bien la citation de Washington qui dit qu’un sac vide ne tient pas debout. Donc, nous sommes des sacs vides. Nous ne pouvons pas tenir debout ou aider les autres à se relever.
Vous avez gagné votre procès contre le prédicateur salafiste qui est derrière la fatwa contre vous. Est-ce que vous vous sentez en sécurité aujourd’hui en Algérie ?

Si je ne me sentais pas en sécurité, j’aurais quitté le pays. Ce n’est pas le cas. Ceci dit, il ne faut pas être totalement imprudent. En réalité, il ne s’agit pas d’une menace sur Kamel Daoud précisément mais une menace sur tout le monde. Moi qui vis dans ce pays et qui bénéficie de la sécurité dans ce pays, je n’ai pas le droit de me présenter comme menacé par rapport à la jeune fille kidnappée à Alep ou à la jeune lycéenne kidnappée et vendue par Boko Haram au Nigeria. J’éprouve de la honte de me mettre en avant en me réclamant le statut de menacé. Je ne suis ni plus ni moins menacé que tout le monde. C’est-à-dire que le simple touriste, celui qui traverse la route et qui soutient une idée, qu’une femme qui n’arrive pas à trouver un taxi à partir de 20 heures à Alger. Donc, j’estime que c’est une question dépassée. Je n’aime pas jouer au martyr. Je le refuse en Occident et en Algérie. Il faut continuer à vivre sa vie, à produire et à écrire au lieu de se promener comme étant un martyr vivant. Je n’aime pas ce statut-là.
Vous êtes satisfait du verdict du tribunal ?

Quand on arrive à ce sentiment d’insolence et d’impunité jusqu’au point d’appeler sur les plateaux de télévision à la mort de quelqu’un, c’est qu’il y a un grave problème qui se pose. En Algérie, nous avions eu des centaines de milliers de morts, des déplacés, une perte de temps et de sang, de la douleur pour arriver à ce qu’un salafiste autoproclamé appelle à la mort de quelqu’un et ne pas être mis en prison. Je ne suis pas satisfait. Mais il ne s’agit pas d’assouvir un désir personnel. Il s’agit de rappeler qu’il y a eu des morts en Algérie et que si les gens sont morts en Algérie, ce n’est pas pour que ces gens-là puissent se promener, ne pas saluer le drapeau national, de refuser de se lever pour l’hymne national et manifester dans les rues en toute impunité. Des gens sont morts pour que je puisse dire ce que je pense et pour que je puisse être libre.
Vous n’avez pas arrêté d’écrire dans les journaux finalement comme vous l’aviez annoncé auparavant…

Je travaille avec cinq journaux dans le monde. J’avais décidé d’arrêter pour garder le contrôle sur ma parole, mes positions et pour réfléchir un peu. Avec Le Point, il y avait un engagement par contrat. J’avais également continué juste par addition pour la chronique. Passer de deux, trois chroniques par jour à une seule par semaine, c’était par pur plaisir plutôt que par besoin d’affirmer une parole. J’avais également signé un contrat jusqu’à janvier avec le New York Times.
Meursault, contre enquête a eu beaucoup de succès. À quand le prochain roman ?

J’ai publié le recueil de chroniques parce qu’il y a eu beaucoup de gens qui le demandaient. Cela signifiait aussi la fin de l’époque de Kamel Daoud, chroniqueur. Mais le roman est en cours. Je suis dans ce qu’on appelle les finitions.



Avatar du membre
yacoub
Être-soi-meme
Être-soi-meme
Messages : 20115
Enregistré le : jeu. 10 nov. 2005 08:00
Localisation : Paradis d'Allah au milieu des houris
Gender : Male
Contact :
Status : Hors ligne

Re: Pleure oh pays bien aimé !

Message non lupar yacoub » sam. 18 févr. 2017 12:42

Image



Avatar du membre
yacoub
Être-soi-meme
Être-soi-meme
Messages : 20115
Enregistré le : jeu. 10 nov. 2005 08:00
Localisation : Paradis d'Allah au milieu des houris
Gender : Male
Contact :
Status : Hors ligne

Re: Pleure oh pays bien aimé !

Message non lupar yacoub » dim. 19 févr. 2017 13:29

Image



Avatar du membre
yacoub
Être-soi-meme
Être-soi-meme
Messages : 20115
Enregistré le : jeu. 10 nov. 2005 08:00
Localisation : Paradis d'Allah au milieu des houris
Gender : Male
Contact :
Status : Hors ligne

Re: Pleure oh pays bien aimé !

Message non lupar yacoub » mer. 1 mars 2017 10:58

A la Une: le spectre de l’islamisme en Algérie
Par Frédéric Couteau
Diffusion : mardi 28 février 2017
A la Une: le spectre de l’islamisme en Algérie
Image
© AFP/Pius Utomi Ekpei


« La tentative d’attentat à la ceinture d’explosifs, déjoué, dimanche, par un policier à Constantine, a été revendiquée hier par le groupe terroriste Daech, rapporte le site d’informationAlgérie Focus. Dans un texte posté sur internet, le groupe terroriste affirme que le “kamikaze Abou El Hassan Ali a réussi à atteindre le commissariat de police de Bab El Kantara à Constantine et à y faire détoner son sac piégé.” Cette revendication du groupe terroriste intervient au même moment, note encore le site algérien, qu’un communiqué du ministère de l’Intérieur annonçant que cet attentat a pu être déjoué “grâce à la vigilance et à l’intervention courageuse d’un agent de police en faction qui a pu repousser le terroriste kamikaze l’obligeant à enclencher sa ceinture explosive à l’extérieur du bâtiment abritant le siège du commissariat.” »

L’attentat a donc pu être déjoué. Le kamikaze est mort. Il n’a fait que deux blessés, des policiers.

Violente alerte

En tout cas, pour L’Expression, à Alger, il s’agit là d’un sérieux avertissement en direction des gouvernants. « Ce coup de tonnerre dans un ciel serein sonne comme une violente alerte à l’adresse de la classe politique bercée par une relative accalmie. Une classe politique qui semble, dans sa globalité, évacuer le péril terroriste. Grave erreur tactique, s’exclame L’Expression. […] A deux mois des législatives, cette réalité interpelle et responsabilise davantage ces acteurs politiques face à l’islamisme violent qui met en péril la vie des personnes, leurs biens et le processus démocratique. […] Les annonces quasi quotidiennes par le ministère de la Défense nationale de saisies de stocks d’armes, de casemates détruites suffisent pour affirmer que la vigilance doit être de mise. Si l’on ajoute, poursuit L’Expression, le contexte régional explosif avec le chaos libyen, l’anarchie qui règne dans la plupart des pays du Sahel et la fragilité en Tunisie, on est tenté de dire que la guerre contre le terrorisme a encore de beaux jours devant elle. Ce qui oblige et les services de sécurité et les citoyens à maintenir un degré de vigilance élevé, à concentrer leurs efforts sur le renseignement et à adapter les méthodes de lutte au nouveau mode opératoire avec lequel procède cette nouvelle faune de terroristes. »

Écraser le serpent dans l’œuf

Le quotidien Aujourd’hui à Ouagadougou s’interroge : « l’Algérie est-elle en train d’être revisitée par les islamistes ? Ali Benadj et Abass Madani auraient-ils fait de petits qui, presque trente ans après, veulent reprendre le flambeau de l’islamisme ? […] Même si cette attaque n’a pas fait de mort, elle sonne néanmoins, comme un tir de semonce qui doit être pris au sérieux. S’agit-il d’un retour des Frères musulmans ou plutôt du réveil de cellules dormantes qui estiment que le moment est propice à leur retour ? En tous les cas, l’armée algérienne dont on sait qu’elle ne badine pas avec les terroristes est prévenue. […] Les têtes chercheuses des services de renseignement algériens doivent se mettre en branle pour écraser le serpent dans l’œuf, car les anges gardiens comme le policier sauveur de Constantine, risquent de ne pas toujours être là au bon moment. »

Bouteflika out ?

Et puis Le Pays, toujours au Burkina, s’interroge lui sur l’état de santé du président Bouteflika et ses capacités à gouverner…

« Le pouvoir algérien dans un fauteuil roulant », titre le quotidien ouagalais. « Le cinquième président de la République algérienne, porté au pouvoir depuis un certain 27 avril 1999, fête ses 80 ans dans deux jours. Mais c’est peu de dire qu’il n’a plus la réalité du pouvoir depuis 2013. Grabataire depuis maintenant quatre ans, même pouvoir honorer les audiences est devenu un pari aléatoire. La chancelière allemande, Angela Merkel, l’a appris à ses dépens, la semaine dernière. Cette situation n’est pas sans troubler davantage les Algériens qui commencent à se poser des questions sur ce que tout cela va donner. »

Enfin, le quotidien Liberté à Alger ironise sur le « diagnostic » établi hier par le secrétaire général du FLN, Djamel Ould Abbes : « le président Bouteflika poursuit ses activités normalement », a-t-il soutenu. « Djamel Ould Abbes se plaît visiblement à confondre sa position et fonction de chef de parti et sa qualité de médecin, pointe Liberté. S’agissant de l’état de santé du chef de l’Etat, il n’en est d’ailleurs pas à sa première, rappelle le quotidien algérien, puisque, dans les jours qui avaient suivi sa cooptation à la tête du FLN, il avait émis un avis “médical” que les médecins traitants de Bouteflika s’étaient interdits de rendre, à savoir que le président allait bientôt se remettre à marcher. Il faut vraiment avoir manqué des modules, voire tout un cursus, s’exclame Liberté, pour gager ainsi sa crédibilité et prendre le risque que l’opinion, prise à témoin, doute de sa science. »



Avatar du membre
yacoub
Être-soi-meme
Être-soi-meme
Messages : 20115
Enregistré le : jeu. 10 nov. 2005 08:00
Localisation : Paradis d'Allah au milieu des houris
Gender : Male
Contact :
Status : Hors ligne

Re: Pleure oh pays bien aimé !

Message non lupar yacoub » sam. 11 mars 2017 12:30

Algérie: hausse des condamnations pour blasphème
En Algérie, l'Islam est religion d'Etat. La Constitution algérienne consacre la liberté d'expression et la liberté de culte.
Image
© Photo: Bengt Geijerstam / Getty images

Par RFI Publié le 10-03-2017 Modifié le 10-03-2017 à 03:48
En Algérie, Anouar Rahmani, étudiant en droit, est au cœur d'une enquête pour blasphème, pour un roman publié sur internet. Des associations demandent la fin des poursuites. Si c'est la première fois qu'un auteur de fiction est mis en cause, la justice algérienne a ouvert plusieurs procès pour blasphème ces derniers mois.

Anouar Rahmani pourrait être inculpé par le procureur pour « offense au prophète » et « dénigrement du dogme des préceptes de l'Islam » pour son roman, publié sur internet. En Algérie, l'Islam est religion d'Etat. La Constitution algérienne consacre la liberté d'expression et la liberté de culte. Ces huit derniers mois, la justice a reconnu plusieurs Algériens coupables de blasphèmes.

A Sétif, un chrétien converti, Slimane Bouhafs, a été condamné en septembre à trois ans de prison pour des publications sur Facebook pour « atteinte à l'Islam et au prophète Mohamed ». A M'sila, en février, Rachid Fodil a été condamné à un an de prison ferme pour atteinte aux préceptes de l'Islam, après des publications sur les réseaux sociaux.



Avatar du membre
yacoub
Être-soi-meme
Être-soi-meme
Messages : 20115
Enregistré le : jeu. 10 nov. 2005 08:00
Localisation : Paradis d'Allah au milieu des houris
Gender : Male
Contact :
Status : Hors ligne

Re: Pleure oh pays bien aimé !

Message non lupar yacoub » ven. 12 mai 2017 16:59

Plus de 100 000 femmes répudiées en cinq ans en Algérie


Le nombre des divorces explose. Selon les dernières données de l’institution judiciaire recueillies à l’occasion de la Journée internationale de la femme, les divorces sont en constante augmentation. Ils ont, en effet, connu une hausse de 60% en cinq ans, passant de 34 000 en 2007 à plus de 55 000 en 2012. La première explication donnée à cette hausse vertigineuse est d’ordre socio-économique. De nombreux divorces sont liés au chômage et à la crise du logement. Ce sont essentiellement les hommes qui sont à l’origine du divorce. Au cours des cinq dernières années, plus de 100 000 femmes ont été répudiées. Les femmes qui ont, en vertu du nouveau Code de la famille le droit de recourir au kholâ, le font rarement. Le kholâ est une forme de rachat de la femme de sa liberté en offrant une somme d'argent à son époux pour pouvoir obtenir le divorce. Les statistiques reflètent également la proportion non négligeable que prend le divorce à l’amiable. Bien qu’encore inférieur à la répudiation, le nombre de séparations de couples faites à l’amiable reste considérable. A titre indicatif, 14 000 sur les 40 000 divorces enregistrés en 2008 ont été faits à l’amiable. 17 000 sur 50 000 en 2011 et autant en 2012. Jadis considéré comme tabou, le divorce se «démocratise» pour ne pas dire qu’il se banalise.
Sonia B.





Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur enregistré et 20 invités