Pleure oh pays bien aimé !

Critique du Coran et ses versets - Chronologie - Histoire - Versets abrogés, Critique constructive des hadiths - quel apport dans la vie d'un musulman ? La réalité de la charia et de ses horreurs un peu partout dans le monde. Comment l'islam règle la vie des gens - comment les religieux oppressent le peuple
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Re: Pleure oh pays bien aimé !

Message non lupar marmhonie » sam. 24 juin 2017 22:34

Dernier message de la page précédente :

Merci beaucoup. Je ne souhaite qu'aider, liberté d'expression, franc-parler.




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Re: Pleure oh pays bien aimé !

Message non lupar yacoub » dim. 25 juin 2017 14:46

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Re: Pleure oh pays bien aimé !

Message non lupar yacoub » lun. 26 juin 2017 16:02

Djamila Bouhired dénonce

El Watan, 21 juin 2017

Halte à la falsification de l'Histoire !» ; «Halte à la profanation de la mémoire de nos martyrs !». La salve est de l'héroïne nationale Djamila Bouhired pour empêcher la réalisation d'un film sur son parcours et sa vie sans son aval.

Mme Bouhired a rendu public, hier, un communiqué pour prendre à témoin l'opinion nationale, mais surtout de mettre en garde contre l'entêtement de ce «réalisateur officiel» spécialisé dans les films «historiques». Le réalisateur en question n'est autre qu'Ahmed Rachedi qui s'est spécialisé depuis quelque temps dans la réalisation de films sur des figures de la Révolution grassement subventionnés pas le Trésor public.

L'héroïne de la guerre de Libération nationale accuse ainsi et vertement le pouvoir politique d'être derrière cette opération de légitimation. «Un film prétendant relater ma vie et mon parcours militant est en préparation. Commandité par le pouvoir politique, financé sur le budget de l'Etat, il est confié à un cinéaste officiel. Dans un contexte de falsification décomplexée qui tente de tailler une histoire sur mesure à des usurpateurs et des faussaires, cette opération vise, une fois encore, à instrumentaliser la guerre de Libération nationale à des fins de légitimation du pouvoir», pilonne-t-elle.

Elle dénonce une opération de «réduire la Révolution à un rôle de faire-valoir d'un régime autoritaire, impopulaire et antinational». Jamais des qualificatifs aussi durs et aussi radicaux n'ont été utilisés par cette légende vivante. C'est-dire la colère de cette femme qui, aux côtés de nombreuses jeunes Algériennes, s'est battue pour l'indépendance nationale. «Malgré mon opposition clairement formulée à la réalisation d'un film qui veut réduire la Révolution au rôle de faire-valoir d'un régime autoritaire, impopulaire et antinational, les commanditaires de ce film ont décidé de passer outre.

Après avoir manipulé les martyrs, ils revendiquent maintenant le droit d'instrumentaliser l'image des survivants dans des luttes d'arrière-garde. Je prends à témoin mes frères et mes sœurs algériens pour réaffirmer mon opposition à la réalisation de tout film dont je serai le personnage principal, et mon refus de servir de caution à toute opération occulte. Je dénonce avec force l'instrumentalisation de la Révolution et de ses martyrs à des fins de légitimation du pouvoir», dénonce-t-elle.

Hacen Ouali



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Re: Pleure oh pays bien aimé !

Message non lupar marmhonie » mer. 28 juin 2017 22:53

Pleure, ô pays bien-aimé, car l'Islam ne permet aucune révolution ni la reconnaissance des droits de l'homme.
Pleurez, tant que vous voulez et citez tous vos héros modernes martyrs, tout cela avait déjà été dit mot pour mot durant la Révolution française.




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Re: Pleure oh pays bien aimé !

Message non lupar yacoub » jeu. 6 juil. 2017 16:47

Algérie : Bouteflika presse Paris de reconnaître « les souffrances d’hier » liées à la colonisation

A l’occasion des cinquante-cinq ans de l’indépendance, Alger a de nouveau exigé de la France de faire face aux « vérités de l’Histoire ».
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Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a de nouveau demandé à la France d’admettre officiellement les « souffrances » infligées au peuple algérien sous la colonisation, dans un message à l’occasion des cinquante-cinq ans, mercredi 5 juillet, de l’indépendance de l’Algérie.

« Notre peuple exige toujours une reconnaissance de ses souffrances de la part du colonisateur d’hier, la France », a affirmé M. Bouteflika dans ce message diffusé par l’agence de presse officielle APS. « Le partenariat d’exception », dont l’Algérie et la France ont engagé la construction depuis la visite à Alger fin 2012 du président français François Hollande, « gagnera en sérénité et en élan dans une reconnaissance des vérités de l’Histoire », a poursuivi le chef de l’Etat algérien.
Des blessures toujours pas cicatrisées

L’Algérie a par le passé réclamé que la France reconnaisse officiellement ses « crimes » commis dans le pays et s’en excuse, après cent trente-deux ans de colonisation française et une guerre d’indépendance sanglante qui ont laissé des blessures toujours pas cicatrisées.

Cette question a été rarement soulevée ces dernières années, notamment depuis que le président Hollande avait, le 20 décembre 2012, solennellement reconnu devant le Parlement algérien « les souffrances » infligées par « la colonisation française », sans toutefois formuler d’excuses ou de repentance.


Les relations – compliquées et passionnelles – entre Paris et Alger s’étaient alors réchauffées, après avoir été longtemps plombées par un article d’une loi française votée en 2005, mentionnant « le rôle positif de la colonisation ». M. Bouteflika avait vu dans cette loi une « cécité mentale confinant au négationnisme et au révisionnisme » et exigé une « repentance » de la France.

En 2006, malgré l’abrogation de cet article, il avait réclamé des « excuses publiques et solennelles » de la France pour « le crime de colonialisme » comme préalable à la signature d’un accord d’amitié entre les deux pays, finalement abandonné.
« Ami de l’Algérie »

Cette nouvelle demande d’Alger intervient peu après l’élection à la présidence française d’Emmanuel Macron, qui souhaite renforcer le « partenariat d’exception » avec Alger et est attendu en visite à Alger à une date non encore précisée.

Encore candidat, M. Macron – qualifié par M. Bouteflika d’« ami de l’Algérie » – avait, à Alger, qualifié la colonisation française en Algérie (1830-1962) de « crime contre l’humanité ».


Mercredi 5 juillet, M. Bouteflika, diminué physiquement depuis un accident vasculaire cérébral (AVC) en 2013, a fait une rare apparition publique en se recueillant, assis dans un fauteuil roulant, à la mémoire des martyrs de la guerre d’indépendance (1954-1962), dans un cimetière de la banlieue est d’Alger, selon des images diffusées par la télévision d’Etat.

A la tête du pays depuis 1999, M. Bouteflika, 80 ans, a été réélu en 2014 pour un quatrième mandat. Depuis son AVC, son état de santé fait l’objet de nombreuses spéculations et il ne fait que de brèves et rares apparitions à la télévision d’Etat

En savoir plus sur
http://www.lemonde.fr/afrique/article/2 ... HqXBVVMd.99



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Re: Pleure oh pays bien aimé !

Message non lupar yacoub » lun. 17 juil. 2017 16:37

Saïd Bouteflika a besoin du soutien de Paris pour succéder à son frère. Que propose-t-il pour l’obtenir ?


Avec le régime algérien, rien n’est simple et rien ne doit être pris au premier degré. Y compris ses folles exigences de repentance. Ainsi, le 5 juillet 2017, quand, à l’occasion de la fête nationale, sourd, muet et quasi paralysé, le président Abdelaziz Bouteflika publie un message diffusé par l’agence officielle APS dans lequel « il » écrit : « Notre peuple exige (je souligne) toujours une reconnaissance de ses souffrances de la part du colonisateur d’hier, la France »[1].
Au-delà de cet exercice de style incantatoire, mécanique et convenu, passons à l’essentiel du message. Ceux qui tiennent la main du président Bouteflika s’y adressent plus aux Français qu’aux Algériens. Un paradoxe le jour de la fête nationale algérienne…. Après avoir insulté la France, voilà qu’ils y affichent une claire intention d’établir avec elle des rapports enfin apaisés à travers « un partenariat d’exception qui se doit d’être mutuellement bénéfique ».
« Mutuellement bénéfique » signifiant donnant-donnant, que demande donc le clan Bouteflika aux abois ? Tout simplement qu’Emmanuel Macron entérine la succession « à la cubaine » qu’il prépare, Saïd Bouteflika prenant alors la place de son frère Abdelaziz. En échange de cet aval français qui ouvrirait la voie à une reconnaissance internationale, les services algériens « aideraient » Paris dans un dossier malien de plus en plus pesant, mais dont ils connaissent intimement certains des principaux acteurs…

Explications :

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Re: Pleure oh pays bien aimé !

Message non lupar yacoub » mer. 19 juil. 2017 17:28

Ma condition d'animal en Algérie par

Kamel Daoud

Le bestiaire de l’Islamistan n’est pas aussi riche que le panthéon de l’hindouisme. C’est le propre des monothéismes peut-être: un seul Dieu et peu d’animaux dans ses parages.

Sur la scène de l’imaginaire algérien, les animaux n’ont pas beaucoup de place. Le Coran en cite quelques-uns mais le bestiaire coranique reste pauvre et sur une arche, un Noé algérien d’aujourd’hui, emportera peu d’espèces qu’il jugera utiles: beaucoup de moutons à manger, peut-être un caniche, des chardonnerets car ils se revendent bien, des canaris d’Espagne, un cheval, mais pas d’âne ni d’araignée. L’Algérien se soucie peu, généralement, des animaux. L’Islam ne l’y pousse pas et la Loi ne l’encourage pas.

Le chien n’est pas l’ami de l’islamiste
Mal vu par les islamistes, il est l’une des causes d’impureté qui obligent le musulman à refaire ses ablutions. Utile contre les voleurs, il est accusé cependant d’empêcher les anges d’entrer dans les maisons, selon la tradition. C'est un hadith qui le dit. Le chien mord, attaque, chasse l’étranger et l’ange, en même temps. Du coup, il a un statut ambigu: la pauvreté en a fait le meilleur ami de l’homme et le plus ancien système d’alarme. L’islamiste en a fait une bête maudite.

Une ambiguïté qui ne manque pas de créer des incidents: les Algériens peuvent élever un caniche parce qu’il est beau, qu'il impose l’idée d’un prestige financier et social. Mais ils peuvent aussi brûler le chien, juste pour s’amuser, comme cela est arrivé dans la wilaya (préfecture) de Sidi Bel Abbes, à l’ouest du pays.

Un chien sans maître a volé un morceau de viande lors d’un pique-nique de jeunes. Ces derniers l'ont poursuivi, attrapé et brûlé avec de l’essence. Ironie de l'histoire, l’animal martyrisé se refugia, en flamme, sous leur voiture qui finira elle aussi carbonisée.

Le chien peut aussi être un passe-temps des banlieues: pitbull, berger allemand, gardien, assistant de gardiennage…etc. Dans l’ensemble, il est utile mais reste «impur». Ce statut ambigu du chien en Algérie est illustré par bien d’autres anecdotes. Celle des fourrières canines à Oran par exemple.

Fiers de leurs statistiques (1.800 chiens errants ont été capturés depuis le début de l’année à ce jour et ont été acheminés vers la fourrière canine pour l’abattage qui se fait par électrocution, Ndlr), les agents de fourrière expliquent cependant leur dur métier de chasseurs urbains:

«Dans certaines localités, les citoyens se manifestent pour empêcher les agents à accomplir leur travail. Un paradoxe: d’un côté, ils se plaignent de la prolifération des chiens et d’un autre côté, ils s’opposent au travail des agents», racontent des employés de la mairie aux journalistes.

La chasse aux chiens est alors empêchée par les habitants des villages, parfois armés d’armes blanches! Résultats, les chasseurs des chiens se font accompagner d’agents de police pour attraper les chiens dont certains citoyens se plaignent...

Selon ces défenseurs du chien algérien, les sociétés privées dont s’aide la mairie «ne respectent pas les méthodes légales de la capture, et ne pratiquent pas l'abattage au niveau de la fourrière, puisque dans le meilleur des cas, les chiens capturés sont relâchés à nouveau dans d'autres communes». Ces chiens, à nouveau errants, représentent de nouvelles missions de capture que la mairie du village va devoir payer à la société privée qui ainsi se fait son argent.

Car la chasse au chien, c'est de l’argent:

«Le nombre de chiens à capturer est fonction du budget attribué par chaque commune pour cette opération», précise les agents de la fourrière canine à Oran.

Pour les chiffres, on retiendra celui des morsures: chaque année entre 3.500 et 4.000 cas de morsures sont recensés, dont 75% sont provoquées par des animaux errants. Selon les sources, Oran-ville arrive en premier et près de 50.000 euros sont dégagés chaque année en facture de vaccin antirabique.

L’âne: hallal ou haram?
«En Algérie, dans la wilaya de Tébessa, à 16 kilomètres de la frontière tunisienne, plusieurs têtes d’ânes égorgés ont été retrouvées à même le sol ces derniers mois. Après enquête, les services de sécurité de Bir el-Ater, à 90 kilomètres de Tébessa, ont saisi une importante quantité de viande d’âne destinée à l’exportation», racontaient Slate Afrique.

C’en est devenu un mythe alimentaire algérien et une obsession:

«Et si on m’avait fait manger de la viande d’âne?», se dit chaque Algérien devant la vitrine de son boucher.

L’arnaque a connu son heure de gloire durant la dernière décennie. Chez les rôtisseurs, les bouchers clandestins comme les bons bouchers, des ânes abattus étaient revendus en pièces et présentés comme étant du bœuf ou du mouton.

Si c’est interdit par la loi, l’âne n’est pas illicite du point de vue religieux, ou presque pas. L’essentiel est que c’est une tricherie punie par la loi. Du coup, de temps à autres, les services algériens démantèlent une filière «âne».

Surtout près des frontières est de l’Algérie, vers la Libye qui, pour cause de révolution, importe presque tout pour manger: le blé algérien dont les chiffres d’importation ont explosé et les viandes, celle de l’âne y compris.

L’âne se mange mais il est aussi utile pour les contrebandiers eux-mêmes qui l’aiment beaucoup pour sa fidélité. C’était l’animal de transport par excellence des armes lors de la guerre de Libération, mais aussi du kif et autres exportations marocaines clandestines vers l’Algérie, du côté ouest.

Invisible, peu couteux, obéissant, discret, l’âne est l’ami de la contrebande des frontières depuis toujours. Avec le retour en force du commerce informel, il est l’animal de traction préféré des charrettes «Bouazizi» et des revendeurs ambulants de toute l’Algérie post-printemps arabe.

L’oiseau se vend bien
A Oran, il existe un gros marché d'oiseaux en cages qui concerne surtout les chardonnerets. Ils sont l'objet de contrebande, de trafic, de commerce qui conduisent à leur extinction.

Les chardonnerets algériens sont devenus une marchandise d’exportation illégale. Le commerce fait florès aux frontières, surtout avec le Maroc. Les saisies sont d’ailleurs nombreuses à l’ouest. En décembre 2010, 550 chardonnerets ont été saisis par la gendarmerie dans le véhicule d’un intermédiaire. Il expliqua les avoir acheté à un euro l’unité pour les revendre presque le triple à Alger, auprès d’un éleveur qui les revendait, à son tour, dix fois le prix, par la suite! Mais combien coûte l’oiseau de compagnie? Cela va de 3.000 à 20.000 dinars (entre 50 et 150 euros).

Si des commerces existent pour en assurer la nourriture et les produits de base, c’est la contrebande frontalière qui nourri les réseaux car ces espèces n’existent presque plus dans les forêts algériennes.

Le gouvernement s’est d'ailleurs vu forcé d’agir et de signer un décret de protection rapprochée pour certaines espèces. Un décret qui restera sans effet, ou presque. La liste des VIP à protéger compte le chardonneret élégant, l’aigle royal, la sitelle kabyle, la couleuvre à capuchon algérienne, le porc-épic, le singe magot, le hérisson, le cobra d’Afrique du nord etc. Au total, cette liste comprend «plus de 373 animaux dont des mammifères, des reptiles, des oiseaux, des insectes, des amphibiens».

Qui a tué le dernier lion de barbarie?
C'est un animal emblématique. Il sert de surnom aux héros de guerre. Krim Belkacem, un des pères de la guerre de Libération, a été surnommé par les Français «Le lion du Djebel».

Il a aussi donné son nom à une montagne à Oran, à l‘ouest d’Alger. Le mot «lion» est d'ailleurs aussi une étymologie possible du nom d’Oran: Oran veut dire Wahran, qui veut dire rugissement. Ce qui explique les deux statues de lions à l’entrée de la Mairie d’Oran, sculptées par l’artiste animalier français Auguste Caïn.

Le lion d’Algérie appelé aussi lion de barbarie (en latin «Panthera leo berberisca») a pour signes particuliers un pelage gris et une crinière abondante par rapport aux lointains cousins d’ailleurs.

Mais où sont-ils passés tous aujourd’hui? Selon les livres, les lions de Barbarie ont disparu de la Libye dès 1700. Le dernier lion de Barbarie a été tué en Tunisie en 1891 «près de Babouch, entre Tabarka et Aïn-Draham». Le dernier lion algérien? Il a été tué en 1893 près de Batna, à 97 km au sud de Constantine. Selon d’autres versions, le dernier lion a été abattu par des colons dans les forêts de Séraïdi (est de l’Algérie) vers 1890.

Précision, le dernier lion tué en Algérie n’est pas mort il y a un siècle mais il y a quelques années, en décembre 2004. Le fauve a été abattu par un policier, au zoo d’Oran, qui voulait sauver un enfant tombé dans la fosse aux lions de la ville. L’enfant sera sauvé, le policier décoré par le préfet de la ville et le lion abattu. Loin de l’histoire de tartarin de Tarascon, autre tueur de lions algériens.

L’outarde et ses émirs
L'outarde est un objet de conflit entre les Algériens qui ne se sentent pas arabes et les Arabes qui se sentent chez eux partout. C’est un des sujets qui fâchent le gouvernement et la presse algérienne. Tout ça à cause des émirs du Golfe qui viennent braconner dans le sud algérien la gazelle belle et l’outarde craintive.

Le massacre est énorme mais la discrétion du pouvoir en Algérie est, elle, totale. Autant que sa disponibilité: les émirs bénéficient de vastes zones franches de braconnages et de tout l’appui logistique des préfectures du sud.

Le scandale grossissant, un geste a été fait mais avec calcul: les Emiratis ont organisé une opération de remise en liberté de 500 spécimens d’outardes houbara. Autant pour se faire pardonner le massacre que pour assurer la disponibilité de la proie pour le sport favoris des Saoudiens et autres princes.

L’outarde algérienne, animal de plus en plus menacé, est souvent sacrifiée sur l’autel de l’amitié célèbre entre Bouteflika et les émirs. Le carnage est important mais les enquêtes sur ce braconnage sont quasi impossibles: la zone est fermée au reste des algériens.

Le fennec, fétiche du foot algérien
Ce renard, habitant l’Algérie plus qu’ailleurs, a fini par devenir le symbole officiel de son «onze». La raison? On ne sait pas. Dans la course africaine aux animaux fétiches des grands joueurs du ballon rond, le pays s’est offert le fennec, dernier animal «neutre»: ni haram, ni hallal, pas carnivore, mais omnivore, discret et rusé.

Sauf que depuis quelques années, le conservatisme local lui ôte un peu de son rôle: l’équipe nationale, dite celle des «guerriers du Sahara», est désormais sous le symbole de la guerre, du Djihad par les pieds, plutôt que de celui du Fennec, trop mou.

Les singes mangeurs de routes
Menacés un moment de disparition, il semble que les déséquilibres sécuritaires du pays leur aient donné bonne santé: le singe magot en est venu aujourd’hui à menacer les vergers et les récoltes des paysans dans les régions du parc de Djurjura et en Kabylie. Pour y remédier, une seule solution, l'abattage, à défaut d'autres.

Dans les limites de l’algérois, autre cas de figure avec les singes dit des gorges de la Chiffa. Là, ces animaux agiles et parasites provoquent des embouteillages de curieux. Ils sont aussi à l'origine d'un commerce de bananes, cacahuètes et sucreries vendus par des ambulants qui les revendent à des automobilistes...qui les donnent à des singes devenus parasites de la route.

Les rats de Camus
Comme dans le roman de La Peste, cela se passe à Oran. Les rats y sont de plus en plus nombreux, à vu d’œil et de chiffres. La raison? Elle est double. Il y a d'abord la prolifération des ordures et des décharges sauvages (pour lutter contre les rats, il faut les affamer, dira un responsable de la mairie) mais aussi les chantiers du tramway qui ont délogé les rats et les ont poussé vers la surface.

Selon les journaux, les quincailleries sont prises d’assaut par les habitants qui y achètent les dératisant en grandes quantités.

«Ces derniers temps, je vends tout produit permettant de venir à bout des rats et ce, quotidiennement. Je vends, durant une seule journée, jusqu'à quatre à cinq produits anti-rats», affirmera un vendeur dans une quincaillerie au Quotidien d’Oran.

Pour les chiffres, les mêmes sources affirment que «durant les trois dernières années, pas moins de 2.000 personnes ont été victimes de morsures de rats». En 2003, des cas de peste buboniques avaient même été signalés dans la région.

Le mouton, ami d’Abraham et de l’estomac
Le mouton est tellement aimé qu’ils ont été 3.500.000 a être égorgés en une seule journée, à l’occasion de la fête de l’Aïd l’année passée, selon l’union des commerçants algériens. Les Algériens aiment manger le mouton, le sacrifier, l’élever et le revendre.

Le mouton reste la superstar de l’estomac algérien, bien avant la viande surgelée et la viande d’Inde que le pouvoir a importé cette année mais que les Algériens ont boudé.

Le sanglier en liberté
C'est un roi protégé: il a la liberté de la vache en Inde et personne ne le mange en Algérie, ou presque. Les battues administratives sont devenues rares depuis des décennies, les chasseurs peinent à récupérer leurs fusils confisqués après la décennie de la guerre civile des années 90, malgré les marches et manifs, et les meilleures zones de chasse sont infestées par le maquis terroriste.

Du coup, le sanglier se porte bien, se multiplie et se promène. Le djihadiste armé est donc le meilleur ami du sanglier. Il empêche qu’on le chasse et ne le mange pas lui-même. Une bonne entente. Biologique.

Quelques chiffres à retenir cependant. A Oran (région non infestée par les groupes armés), lors de la dernière battue qui a duré d’octobre 2011 à mars 2012, 266 sangliers ont été abattus «contre 383 lors de la campagne de l'année précédente». Ainsi que 99 chacals mal aimés par les éleveurs de la région.

Le cheval, ce symbole
Bouteflika en a offert un à Nicolas Sarkozy en 2007. Il s’appelle «Kheir», ce qui veut dire «bien», «fortune». Bouteflika en reçoit beaucoup, lui aussi. Le cheval se mange surtout avec les yeux chez les Algériens. C’est un peu l’animal fétiche des conservateurs, des nostalgique de l’arabité pure, des turfistes, des tribus.

Kamel Daoud



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Re: Pleure oh pays bien aimé !

Message non lupar yacoub » jeu. 3 août 2017 16:24

Mohamed Bnou Ahmad Alhamadani rapporte dans son livre que Anass Ben Malik a dit :

je suis venu voir le prophète en compagnie d'un jeune (Wassif) Berbère.

Le prophète me dit alors : Anass, quelle est la race de ce gamin ?

Je lui répondit qu'il est Berbère.

Le prophète me dit : Anass vends le même pour un Dinar.

J'ai demandé pourquoi Prophète ?

Il m'a dit c'est une nation à laquelle Dieu a envoyé un prophète, ils l'ont égorgé et cuit, ils ont mangé sa viande et ont donné la sauce à leurs femmes.
Depuis Dieu a dit qu'il n'auront plus jamais de prophète"


Voilà une curieuse histoire. Elle révèle l'ignorance de Mahomet dans plusieurs domaines. De plus, elle nous indique l'état spirituel du "prophète".

Il condamne un peuple, les berbères, sans ménagement. Savait ils seulement qui étaient les berbères?

Il ordonne de vendre un homme comme on vend une marchandise.

Il invente une histoire horrible pour justifier son racisme.

Il ne donne ni le nom du prophète ainsi tué, ni ne le situe dans le temps.

Les histoires de ce genre sont nombreuses dans les Hadiths. Pour se sortir d'un piège quelconque ou justifier un comportement ou une décision, ou bien pour couvrir son ignorance sur un sujet donné, Mahomet fait souvent appel à des histoires tirées par les cheveux.


هذه الأسباب يكره السلفيون القبائليون الإنتساب إلى الأمازيغية


ورد في مسند الإمام أحمد بن حنبل عن عبد الله بن عمرو أن رسول الله صلى الله عليه و سلم قال: "من أخرج صدقة فلم يجد إلا بربريا فليردها"

و عن أبي هريرة قال: «جلس إلى النبي صلى الله عليه و سلم رجل، فقال له رسول الله صلى الله عليه وسلم: من أين أنت؟ قال "بربري"، فقال له رسول الله صلى الله عليه و سلم: "قم عني"، قال بمرفقه هكذا؛ فلما قام عنه، أقبل علينا رسول الله صلى الله عليه وسلم فقال: "إن الإيمان لا يجاوز حناجرهم".


ـ وجاء في "المعجم الكبير" للطبراني أن رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَال: "الْخَبَثُ سَبْعُونَ جُزْءًا: لِلْبَرْبَرِ تِسْعَةٌ وَسِتُّونَ جُزْءًا، وَلِلْجِنِّ وَالإِنْسِ جُزْءٌ وَاحِد"



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Re: Pleure oh pays bien aimé !

Message non lupar yacoub » sam. 12 août 2017 15:40

« En Algérie, de toute façon, on n’a que la plage »

Sur le sable algérien, pas de « révolte du bikini » ni de débat sur le « burkini », mais des femmes confrontées à des comportements sexistes et à des harceleurs.

Par Zahra Chenaoui (contributrice Le Monde Afrique, Alger)

LE MONDE| Le 10.08.2017 à 15h44 • Mis à jour le 10.08.2017 à 19h35

Commune d’Aïn Taya, Alger. Août 2017 i

Vue d’en haut, la plage des Canadiennes, à Aïn Taya, 30 kilomètres à l’est d’Alger, ressemble à un paquet de bonbons. Des centaines de parasols roses, jaunes, verts, bleus sont serrés les uns contre les autres. Au pied du parking se dressent un poste de gendarmerie et un de la protection civile, puis, au pied des escaliers, la plage.

Samia Azzoug est assise sur une natte, entre un thermos en plastique et une glacière. Un drap a été accroché avec des pinces à linge le long du parasol, pour protéger des regards. Elle est venue de Bouira, une région montagneuse à 100 kilomètres au sud-est de la capitale. Quand on l’interroge sur le choix de cette plage, qui n’est pas la plus simple d’accès pour elle, deux mots reviennent : « sécurité » et « familial ».

« On vient sur cette plage parce qu’il y a la gendarmerie. Les jeunes peuvent être agressifs », explique son mari, qui vient de sortir de l’eau vêtu d’un pantalon en toile. Par « familial », il faut comprendre : un lieu où il n’y a pas de bandes de jeunes garçons ou des couples non mariés qui cherchent à se voir à l’abri des regards de la famille ou du quartier.

Ici, la polémique de ces dernières semaines, sur de prétendues « baignades républicaines », paraît un peu lointaine. Les tenues de plage — du maillot de bain au burkini — cohabitent sans difficulté sur le sable. Et si certaines vacancières hésitent en effet à se mettre en bikini, le problème est plus général : femmes et filles sont confrontées au machisme ambiant, qui va des regards appuyés aux remarques déplacées.

Samia passe un doigt entre son menton et son foulard blanc aux motifs indiens bleus. Il fait chaud, le tissu colle à sa peau. Elle n’ira pas se baigner. A côté d’elle, pourtant, il y a des jeunes femmes dans l’eau, avec leur robe noire et leur foulard sur la tête. D’autres sont en maillot de bain. Son mari secoue la tête : « Nous sommes musulmans quand même, il faut respecter les autres, il faut se couvrir. » Samia rétorque : « Mais moi, elles ne me gênent pas ces femmes ! »

« Les vêtements des autres, on s’en fiche »

Un enfant se met à hurler. Il a la jambe prise dans un bouquet d’algues dans lequel est accrochée une méduse. Enroulée dans un paréo, les bras croisés sur le ventre, Nassima surveille l’eau. « Cette année, l’eau était polluée par des déversements de produits dans l’oued à l’est de la plage. Mon fils a eu des boutons », dit-elle. Elle vient pourtant, « parce que c’est plus près ». Son mari, Zine El Abidine, lui, peste : « Je n’aime pas beaucoup cette plage. Les jeunes sont mal élevés, ils regardent les femmes. »

Plage des Aiguades en Kabylie - Juillet 2017 i

Nassima et sa sœur, Karima, ont mis l’une un paréo, l’autre une robe sur leur maillot de bain en sortant de l’eau. « Regardez autour de nous, la plupart sont des hommes. Si on s’allonge en maillot, on va se faire harceler, affirme Karima. Il paraît qu’à Annaba, elles font la révolution ! » Les deux sœurs, plutôt francophones, regardent les chaînes de télévision françaises grâce à un décodeur piraté. Certaines, dans la foulée de l’hebdomadaire Marianne, ont évoqué l’initiative d’un groupe de jeunes femmes sur Facebook et on parlé de « révolte du bikini » avec près de trois mille baigneuses (un chiffre démenti depuis). Nassima et sa sœur ont trouvé cela courageux. Lorsqu’on explique qu’il s’agit en fait d’une trentaine de femmes qui se donnent rendez-vous via le réseau social, Nassima rit : « Ah, mais c’est comme quand on va à la plage entre copines le week-end ! On se sert de Facebook, c’est plus simple. »

Les deux femmes disent qu’elles se sentent mal à l’aise à cause du regard des hommes. « Les vêtements des autres, on s’en fiche tant qu’on ne vient pas nous embêter. Il y a toutes sortes de tenues ici », ajoute Karima. « Quand je regarde autour de moi, je cherche des femmes qui sont comme moi et je me sens mieux, c’est tout », explique Nassima.

« Si tu as de l’argent, tu pars en Tunisie »

A quelques mètres d’elles, Souad, 49 ans, est assise sur une chaise basse en plastique, dans l’eau. Habillée d’un burkini noir et bordeaux, elle a gardé ses lunettes de vue et une casquette sur la tête : « Le bonnet qui va avec le maillot a été emporté par les vagues », dit-elle dans un rire. Ses deux nièces viennent s’asseoir sur le sable à côté d’elle. Depuis qu’elles sont arrivées, certains jeunes garçons leur ont dit « des choses vulgaires ».

« La plage, c’est comme partout. Il y a des gens biens et des gens moins bien, résume Souad. Avant, un jeune n’aurait jamais osé draguer une fille de 15 ans. Aujourd’hui, ils n’arrêtent pas. Elles ont ces mêmes problèmes au lycée. » Pour se protéger de ce harcèlement, les parents des deux jeunes filles les scolarisent dans un établissement privé, « qui organise le transport scolaire de la cour du lycée jusqu’à la porte de la maison ». Pour les mêmes raisons, elles ne viennent pas seules à la plage.

Lire aussi : Les folles dépenses des mariages en Algérie

Se baigner habillée, est-ce une solution ? « Ça n’a rien à voir. Quand j’étais jeune, je me baignais en bikini. Aujourd’hui, j’ai des enfants, je ne peux pas être vulgaire. Elles, elles sont jeunes, elles peuvent se le permettre », rétorque Souad, en précisant que pendant l’année, elle va nager dans une piscine publique deux fois par semaine en maillot de bain. Là-bas, les cours ne sont pas mixtes. « De toute façon, malgré ces embêtements, en Algérie, on n’a que la plage. Si tu as de l’argent, tu pars en Espagne, si tu en as moins, tu pars en Tunisie. Mais moi, je n’ai pas les moyens », conclut-elle.

Au milieu des fumeurs de chicha et des joueurs de dominos, trois jeunes filles se serrent sous un parasol, face à la mer, leurs sacs à leurs pieds, l’air dépité. Ryma, 25 ans, porte une robe rouge avec des petits pompons multicolores le long du col et a mis une casquette beige sur ses longs cheveux bruns. « On nous avait dit qu’on serait à l’aise sur cette plage. Mais on est bien entourées », dit-elle en riant et en désignant du menton deux groupes de jeunes garçons assis d’un côté et de l’autre.

Habituellement, ces jeunes femmes qui vivent au Golf, le quartier de la présidence de la République, vont se baigner au Club des Pins, là où résident certains hauts responsables politiques et militaires du pays et où on ne peut entrer qu’avec une carte de membre. Voyant qu’elles ne se baignent pas, un jeune homme s’approche et leur propose de venir un peu plus loin, dans le bout de plage qu’il « gère ». « Il y a des filles ! », lance-t-il.

La sécurité et la présence de filles sont des arguments marketing pour les jeunes hommes qui louent parasols, chaises et tables. Les trois amies se lèvent pour changer de place. Mais le premier loueur de parasol n’apprécie pas qu’on débauche sa clientèle et une bagarre éclate. Ryma et ses deux amies n’osent plus se faire remarquer. Elles se déplacent mais ne se baigneront pas. « On reviendra avec des garçons ou de la famille », essaye de se persuader Amal en haussant les épaules.



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yacoub
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Re: Pleure oh pays bien aimé !

Message non lupar yacoub » sam. 30 sept. 2017 14:41

Images rares des funérailles en 1940 du grand réformiste Ben Badis

Images rares des funérailles du grand théologien Abdelhamid Ben Badis qui se déroulèrent en avril 1940, à Constantine, en présence de plus de 20 000 personnes. Figure majeure du mouvement réformiste musulman en Algérie, Ben Badis avait également fondé, en 1931, l’Association des oulémas musulmans algériens.

https://youtu.be/jfOYD0GMpvk

https://youtu.be/jfOYD0GMpvk

https://youtu.be/bncRPM-AwJM

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Sujet remonté par yacoub le sam. 30 sept. 2017 14:41.





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