Jérusalem ville sainte de l'islam ? pourquoi ?

Critique du Coran et ses versets - Chronologie - Histoire - Versets abrogés, Critique constructive des hadiths - quel apport dans la vie d'un musulman ? La réalité de la charia et de ses horreurs un peu partout dans le monde. Comment l'islam règle la vie des gens - comment les religieux oppressent le peuple
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Re: La pophétie de Jean de Jérusalem

Message non lupar Donia » dim. 14 oct. 2012 16:46

Dernier message de la page précédente :

Bonjour à tous et merci de vos réponses :-)

Grumpy,

ce n'est pas ce que j'appellerai un don. Effectivement, il y a des gens qui sont capables de saisir et voir des choses étonnantes concernant l'avenir, le passé, ou même sur le vécu et la psychologie d'un individu. Mais cela n'est pas un don. Je pense pour ma part que chaque être humain a cette capacité en lui, et que selon les sensibilités des uns et des autres, certains arrivent plus facilement à dompter ce potentiel que d'autres.
Les animaux ressentent le danger, ils ont cet instinct, nous l'avons nous aussi, mais avec les trains de vie actuels, nos préoccupations quotidiennes, nous ne sommes plus aussi attentifs à cette petite voix. Comme toi je pense que ce n'est en rien la preuve de l'existence d'un Dieu, mais simplement une capacité naturelle supplémentaire que nous avons mais qui est presque totalement occultée.

Spin,

Cela fait quelques années que j'ai découvert ce texte, il est vrai que je ne me suis jamais interrogée sur son authenticité... Je ne sais plus trop où je l'ai lu la première fois, mais il me semble que c'était tout de même une source sérieuse... Mais tu as raison, je vais aussi faire des recherches, peut-être qu'il n'a rien d'authentique.

Lorie,

Je ne dis pas qu'il faut croire aux prophéties, je trouve simplement celle-ci particulièrement pertinente (si elle est bien authentique), c'est pourquoi il me semblait intéressant de la partager ici. Et puis cette prophétie n'a rien à voir avec celles des marchands de malheur. Jean de Jérusalem décrit avec précision et justesse les temps actuels mais présage un renouveau de l'humanité après ces grandes périodes de troubles.

Bonjour Cola,

Ce texte n'a rien de très important ou inspirant pour moi non lol mais je le trouve quand même assez troublant. J'aimerais beaucoup y croire car il prévoit des beaux jours pour l'humanité, mais vu comme on est parti, on est franchement mal barré...
Au-delà du coté religieux ou spirituel de ce texte, je trouve qu'il délivre un très beau message.




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Re: La pophétie de Jean de Jérusalem

Message non lupar Donia » mar. 23 oct. 2012 12:17

spin a écrit :Le topo wiki, plutôt sceptique : http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_de_V%C3%A9zelay

à+
Bonjour Spin,

Merci pour le lien wiki. En effet l'authenticité de ce texte est clairement mise en doute. Wikipédia ce n'est pas toujours une référence en terme de vérité, mais les arguments avancés me paraissent plutôt crédibles.
Je vais essayer de trouver la critique d'un historien ou d'un spécialiste sérieux sur ce texte. Je vais voir sur Amazon et si je trouve un truc intéressant, je le mettrai ici.

Bonne journée.



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Re: La pophétie de Jean de Jérusalem

Message non lupar Angelotin » mar. 23 oct. 2012 12:34

Je ne crois pas aux prophéties, mais je crois à l'imaginaire humain.
Mettez en vers en poésie avec des imprécisions des situations, et les autres feront leurs interprétations concordistes lorsque des événements arrives.
Les interprètes seront incapable de prévenir les fait à venir mais ils seront les premiers à dire "c'etait écris!".

Pour ceux que cela intéresse, voici un topo sur Nostradamus qui en mets un coup à cette culturelle légendes.
http://www.youtube.com/watch?v=a6CiRqF1SVU
http://www.youtube.com/watch?v=BilZhGiD23M&feature=relmfu


Ni Dieu, Ni Maitre. Athéisme naturaliste et humaniste. l'auto gestion comme forme politique. L'écologie pour nous sauver. La vie comme une romance gothique!.
"Vous n'avez pas besoin de religion pour justifier l'amour, mais c'est le meilleur outil jamais inventé pour justifier la haine."

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Re: Jérusalem ville sainte de l'islam ? pourquoi ?

Message non lupar yacoub » lun. 1 août 2016 16:04

«Affaire Unesco-Jérusalem»: mensonges et harcèlement

«Affaire Unesco-Jérusalem»: mensonges et harcèlement


La polémique sur la résolution votée par l’Unesco à propos de Jérusalem a connu, cette semaine, un tour nouveau. Le CRIF et ses amis ont déployé une stratégie d’interpellations acharnées du gouvernement français. En totale disproportion avec la réalité de l’affaire. Et au prix de quelques gros mensonges, validés par Valls et Cazeneuve ! Du jamais vu sous la cinquième république. Récit détaillé.

Il n’était pas dans mes intentions d’ajouter une suite au précédent billet que j’ai consacré à cette affaire, mais les développements de ces derniers jours m’y obligent un peu. Pour mémoire, rappelons donc que le 16 avril dernier, l’Unesco avait voté, une résolution proposée par différents pays arabes, reprochant à Israël de multiples violations du statu quo qui avait normalement prévalu dans la vieille ville de Jérusalem, de 1967 à 2000, par lequel les Israéliens et le Waqf jordanien s’étaient partagé la gestion et l’administration des lieux saints juifs et musulmans. Cette résolution critiquait notamment divers travaux effectués par les Israéliens sur et aux alentours d’une passerelle reliant le mur des lamentations - le lieu le plus saint du judaïsme - à l’esplanade des mosquées, troisième lieu saint de l’islam. Deux lieux dont la contigüité est d’autant plus source d’affrontements, réels ou fantasmés, que la tradition juive désigne l’esplanade des mosquées sous l’appellation de « Mont du temple ». Depuis quelques années, des groupes juifs religieux intégristes militent pour la reconstruction d’un troisième temple, réplique de celui qui fut détruit par les Romains en 70 après JC en lieu et place des mosquées qui datent du 7ème siècle… La résolution de l’Unesco critiquait donc Israël pour toutes une série d’actions alléguées par les pays arabes (et pas toujours vérifiables dans la mesure où Israël se refuse à autoriser des experts indépendants à se rendre sur place) et appelait de ses vœux au retour du statu quo qui avait fonctionné à peu près normalement jusqu’en 2000. Enfin, cette résolution réitérait les termes d’une précédente décision de novembre 2015 relative aux « tombeaux des patriarches », lieux saints communs au judaïsme, au christianisme et à l’islam situés en Cisjordanie mais qu’Israël avait décidé d’inscrire à son patrimoine national : l’Unesco avait alors estimé que ces tombeaux devaient être considérés comme faisant « partie intégrante des territoires palestiniens occupés ».

Colère du gouvernement Israélien, et de ses relais habituels en France. Certes, cette résolution critique beaucoup Israël, peut-être parfois à tort. Mais on l’a dit, le gouvernement israélien refuse le moindre contrôle sur ses fouilles archéologiques et ses travaux d’aménagement de la vieille ville. Certes, la résolution qualifie à chaque ligne Israël de « puissance occupante ». Mais, contrairement à ce que prétendent certains, ce qualificatif n’implique aucune intention péjorative : il désigne un statut juridique qui, en droit international, implique un certains nombre d’obligations, celles-là mêmes dont le non-respect est, à tort ou à raison, reproché, à Israël. Certes, les lieux litigieux sont désignés sous leur nom arabe. Rien d’étonnant puisque le projet a été écrit… dans la langue des pays requérants. Mais le texte de la résolution soumis au vote final a ajouté à certains d’entre eux l’appellation habituellement utilisée par les israéliens : ainsi le mur des lamentations appelée par les Arabes « Place al Buraq » est également appelée « Mur occidental ». Quant à l’esplanade des mosquées, il ne saurait être question de l’appeler « Mont du temple », précisément en raison du statu quo de 1967 par lequel Israéliens et Jordaniens était tombés d’accord pour qu'elle demeurât un lieu de culte musulman.

Mais surtout, horresco referens … la France a voté en faveur de cette résolution !

Il n’en fallait pas plus pour que le ressentiment contre l’Unesco se transforme aussitôt en une série d’attaques très ciblées contre la diplomatie française. Un french bashing dont certains milieux pro-israéliens sont coutumiers, qui se manifeste habituellement par la voie d’insinuations, que relayent divers médias, radios, journaux ou sites Internet. Cette fois-ci, l’affaire devait être grave puisque les attaques ont pris la forme de mises en demeures adressées tous azimuts aux plus hautes autorités de l’Etat, de manière officielle, solennelle, grandiloquente et… mensongère.

La France « négationniste »

C'est le président du CRIF Roger Cukierman qui ouvre le ban par un courrier adressé à François Hollande le 18 avril, soit deux jours après le vote controversé, dans lequel il déplore que la France ait voté « en faveur d’une résolution qui dénie le lien historique entre les Juifs, le Mur des Lamentations et le Mont du Temple à Jérusalem ». Ce faisant, dès cette première phrase, le président du CRIF entretient en fait une confusion entre le lien historique (c'est-à-dire mémoriel, émotionnel et subjectif) qui peut s’attacher à tel ou tel lieu et la destination de ce lieu qui, dans une réalité présente, actuelle, objective, et en vertu d’accords juridiques explicites ou implicites, le constitue comme un lieu de culte pour une religion particulière. Une confusion qui permet ainsi, à Roger Cukierman de mettre dans le même sac le mur des lamentations et le mont du temple (là où, précisément, la résolution de l’Unesco, attachée au statu quo de 1967, se fonde sur le fait que l’esplanade des mosquées est effectivement un lieu de culte musulman). Et qui permet au président du CRIF de poursuivre, à la phrase suivante : « Cette décision est une négation délibérée [qui] ignore le lien historique du judaïsme avec Jérusalem, capitale du peuple juif ». Il n’est donc plus seulement question du mur des lamentations et du mont du temple, mais de Jérusalem tout entière, dont le simple fait de rappeler qu’elle abrite des lieux saints des trois religions monothéistes s’apparenterait donc à une « négation »… Moyennant quoi Roger Cukierman peut asséner sa conclusion : « L’Unesco tente de réécrire une partie de l’histoire de l’humanité et prouve encore une fois que la mauvaise foi et la haine d’Israël ne connaissent aucune limite ». Rien que ça.

La campagne est lancée. Le 25 avril, Gilles-William Goldnadel, président de l’association France-Israël, écrit dans Le Figaro que « cette résolution insensée fait du Mur des lamentations à Jérusalem, un monument exclusivement musulman ». Trois jours plus tard, c'est Meyer Habib, député (UDI) des Français de l'étranger (il possède la double nationalité franco-israélienne et fait partie des intimes du premier ministre israélien Netanyahu) qui écrit sur le Huffington Post que « la France s’est déshonorée » en votant une « résolution négationniste », et qu’elle se rend complice d’une tentative de rendre Jérusalem « judenrei » (une expression allemande empruntée à la phraséologie nazie qui signifie « vide de juifs »). Dans la foulée, Meyer Habib, prétend (en se référant à une autre résolution, mais citée elle aussi de manière grossièrement inexacte) que l’Unesco aurait fait des tombeaux des patriarches un site « exclusivement musulman ». Affirmation reprise quelques jours plus tard, toujours dans le Figaro, par le Grand rabbin de France Haïm Korsia, ainsi que par un grand nombre de sites et blogs de la communauté juive. Le monde à l’envers ! Car bien au contraire, dans sa résolution du 16 avril comme dans les précédentes, l’Unesco s’appuyait sur « l’importance religieuse » revêtue par les tombeaux des patriarches aux yeux « du judaïsme, du christianisme et de l’Islam » pour affirmer qu’ils ne pouvaient en conséquence être inscrits sur le patrimoine national israélien, étant de surcroit « partie intégrante des territoires palestiniens ». Ou comment faire dire à autrui l’exact contraire de ce qu'il a réellement dit.

L’affaire aurait pu en rester là, ce qui aurait déjà été beaucoup de bruit pour rien.

Mais le 6 mai, François Hollande adresse à Roger Cukierman une lettre en réponse à son courrier du 18 avril. La missive présidentielle est courte, formelle, mais le ton est courtois ; ni sec, ni laconique, avec quelques mentions manuscrites amicales. Le président de la république admet que des incompréhensions ont pu naitre de certaines formulations du texte de la résolution (ce qui est le cas de 99% des textes émanant des organisations internationales, rédigés dans un jargon onusien indigeste censé représenter un consensus très relatif, obtenu au prix de laborieuses négociations, à travers des traductions en plusieurs langues…), mais affirme que la France garde une position claire, fondée sur le respect du statu quo et de la garantie d’accès aux lieux saints pour les trois grandes religions.

Ces mots, certes convenus mais qui se veulent apaisants, déclenchent la tempête. Chose inouïe dans l’histoire de la cinquième république, les plus hautes autorités de l’Etat vont alors accepter de venir se justifier – et pour certains s’excuser – d’une faute imaginaire commise à l’occasion de ce qui constitue un non-évènement absolu.

Cazeneuve et Valls désavouent Hollande et Ayrault

C'est d’abord une nouvelle lettre que Cukierman adresse le 10 mai à François Hollande, mise en ligne sur le site du CRIF. Il s’y déclare « blessé » par la réponse du président de la république en ce quelle ne reconnait pas « le caractère négationniste » du vote de la France. Pas moins !

Le même jour, le député LR Claude Goasguen interpelle le ministre des affaires étrangères Jean-Marc Ayrault lors de la séance des questions au gouvernement. Les mensonges du CRIF et de ses amis font leur entrée à l’assemblée nationale : « Ainsi, depuis le 16 avril, le mont du temple à Jérusalem et d’autres édifices religieux juifs situés également à Jérusalem doivent être considérés comme des lieux saints exclusivement musulmans ! (…) la France s’est déshonorée en participant à une opération de négationnisme culturel, qui n’implique pas seulement Israël mais l’ensemble de l’humanité ! ». Car, ajoute Goasguen : « le Mont du temple n’est pas seulement un des fondements de la culture juive, mais c'est aussi un des fondements de la culture chrétienne ». On se croirait revenu au temps de Christine Boutin brandissant sa bible. La réponse d’Ayrault reprend les termes de la lettre adressée par Hollande à Cukierman : la France n’a fait que marquer son attachement au statu quo afin que soit garantie pour tous l’accès aux lieux saints.

Mais le soir même, le ministre de l'intérieur Bernard Cazeneuve est invité à une conférence organisée par Les amis du CRIF, et il désavoue la diplomatie française en déclarant – après avoir beaucoup tourné autour du pot – « qu’il ne fallait pas adopter » la résolution de l’Unesco. Reste à savoir quelle sont les compétences d’attribution en matière de politique extérieure du locataire de la place Beauvau. Mais la salle, chauffée à blanc par les semaines qui viennent de s’écouler n’en reste pas là et réclame… des excuses publiques de François Hollande ! Réponse particulièrement emberlificotée – et totalement surréaliste ! - de Cazeneuve qui, benoitement, semble admettre la légitimité d’une telle demande : « Si [François Hollande] me demande ce que j'en pense, je lui dirai des choses qui sont de nature à lui permettre de faire la déclaration que vous avez envie d’entendre. Je ne peux pas être plus clair… » [1].Un ministre de l'intérieur désavouant publiquement le président de la république sur un sujet de politique étrangère et anticipant sur ses excuses souhaitables… Une grande première sous la cinquième !

Le lendemain, 11 mai, nouvelle interpellation au Palais Bourbon. Et c'est à nouveau Meyer Habib qui interpelle le premier ministre, car, dit-il, la réponse de Jean-Marc Ayrault, la veille, ne l’a pas convaincu. Le refrain est maintenant bien rodé : la France s’est « déshonorée » et s’est « fourvoyée dans une entreprise négationniste ». Valls prend la parole et admet que « ce vote n’aurait pas du avoir lieu ». Le chef du gouvernement vient à cet instant précis de valider devant la représentation nationale les mensonges du CRIF, en désavouant son ministre des affaires étrangères ainsi que le… président de la république.

La réaction israélienne ne se fait pas attendre. Dès le lendemain, la classe politique et les médias exultent. Une lettre adressée par Netanyahu à Hollande est rendue publique. La France se serait disqualifiée en tant qu’organisateur de la réunion internationale censée relancer le processus de paix au Proche-Orient, qui doit se tenir à Paris à partir du 30 mai prochain, et qu’Israël a de toute façon annoncé, de longue date, rejeter par avance. C'était donc ça…

Ce dimanche 15 mai, la chaîne Israélienne francophone I24, a mis en ligne un article intitulé « France : " le soutien à la résolution de l’Unesco est un malentendu (Hollande) ». Hollande n’a jamais dit ça. Dans sa lettre à Cukierman il évoquait un « malentendu », non pour parler du soutien de la France à la résolution de l’Unesco mais de l’interprétation qui en était faite par certains… Mais déjà, hier, samedi, le journal Haaretz mettait en ligne un article expliquant que dans sa lettre à Cukierman, Hollande s’était « engagé à ne plus soutenir, à l’avenir, de pareilles résolutions ».

Deux petits mensonges de plus. Au point où on en est…


[1] http://www.lefigaro.fr/politique/le-sca ... france.php
===============================================================================

Quelqu'un à un avis sur la critique de Martine Gozlan dans le Marianne qui vient de sortir ?

C'est au moins articulé en ce qui concerne l'explication : Ayrault piloté sur l'Orient par un expert du consulta à Jerusalem et non un conseiller d'ambassade à Tel-Aviv, la représentation française à Jérusalem étant orientée vers la vision chrétienne ou palestinienne des choses, elle le dit mieux que moi bien sûr.




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Re: Jérusalem ville sainte de l'islam ? pourquoi ?

Message non lupar yacoub » mer. 19 oct. 2016 18:36

Israël boude l’Unesco

Israël boude l’Unesco, suite à l’approbation d’un texte qui "nie" le lien entre le peuple juif et Jérusalem. Nouvel épisode de la cohabitation délicate entre populations juive et arabe.

Israël a annoncé vendredi la suspension de sa collaboration avec l’Unesco. Le gouvernement israélien n’a pas apprécié qu’une résolution approuvée jeudi par une commission de l’agence onusienne pour l’éducation, la science et la culture nie, selon lui, le lien historique entre le peuple juif et Jérusalem. Israël est en outre présenté comme "puissance occupante" dans ce texte dont l’adoption effective par le comité exécutif de l’organisation est prévue mardi prochain.

Le projet de résolution, soumis par sept pays arabes, entend œuvrer à "la sauvegarde du patrimoine culturel de la Palestine et du caractère distinctif de Jérusalem-Est". En filigrane de cet intitulé apparaît la situation particulière de la partie arabe de la Ville sainte, occupée par Israël depuis 1967 et annexée depuis. Le texte dénonce les empiétements d’Israël dans la Vieille ville, située dans la partie orientale et palestinienne - et en particulier sur l’esplanade des Mosquées.



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Re: Jérusalem ville sainte de l'islam ? pourquoi ?

Message non lupar yacoub » mer. 26 oct. 2016 13:10

Israël : Pourquoi l’État juif suscite-t-il une haine inextinguible ? Par Dora Marrache


Israël : Pourquoi l’État juif suscite-t-il une haine inextinguible ? Par Dora Marrache


CHRONIQUE

« J’ai assez vécu pour voir que différence engendre haine » (Stendhal)

Israël : Un État qui, à première vue, ressemble à beaucoup d’autres : un chef d’État, un drapeau, un hymne national, une armée et des citoyens qui ressemblent à s’y méprendre à tous les citoyens du monde. Mais il n’est pas un État comme les autres :

c’est un État qui suscite la haine !

Dire qu’Israël est victime de harcèlement de la part de ses voisins et d’un nombre sans cesse croissant d’États dont il est devenu le bouc émissaire revient à enfoncer des portes ouvertes.

Qu’on déteste un État qui agresse ses voisins, qui les provoque sans cesse, qui viole leurs lois, cela se comprend aisément. Mais qu’on voue une haine farouche à un État qui ne demande que le droit de vivre en paix peut sembler aberrant. C’est pourtant le cas de l’État juif qui sert de bouc émissaire, victime d’une haine sans merci de la part, entre autres, des Palestiniens et de leur chef Abou Mazen.

Pourquoi cette haine ? À ce sujet, il me semble intéressant de s’arrêter à la relation qu’entretient Abbas avec Israël.

Par sa haine d’Israël, par ses attaques répétées contre Israël, par son double discours, par ses mensonges, par son besoin de s’accaparer l’Histoire juive, Abbas présente de nombreuses caractéristique attribuées à ceux que les psychanalystes appellent des « pervers narcissiques manipulateurs » (PNM).

La haine de l’autre en est une. En effet, les psychanalystes nous apprennent que les pervers narcissiques ont besoin de haïr pour se sentir exister, que leur relation à l’autre est « perverse », car il s’agit d’une relation teintée d’ambivalence dans laquelle se mêlent admiration et jalousie.

Dans une relation perverse, le pervers hait la singularité de l’autre parce qu’il en est dépourvu, parce qu’il la voit comme un plus qu’il aimerait avoir, parce que cette singularité lui fait ombrage. Ce qui génère un sentiment d’infériorité et attise la haine, donc la violence.

En quoi consiste donc cette singularité ? En un certain nombre de « caractéristiques victimaires » que le philosophe Girard définit comme étant « des caractéristiques a-normales possédées par un groupe au sein d’une société ».

« Les caractéristiques victimaires » d’Israël

1 – Un peuple ambivalent caractérisé par une double quête : la tentation d’être comme les autres, d’effacer la différence – tentation qui remonte à l’époque de Samuel quand les Hébreux crièrent au prophète : « Nous voulons être comme les autres » – mais, en même temps, le désir de demeurer différent des autres, parce que cette différence est précieuse.

Ce désir d’être le même et un autre fait du peuple juif un peuple différent des autres peuples. Ainsi, il connaît, par exemple, la fierté d’être le peuple élu, de compter un grand nombre de chercheurs et, en même temps, il éprouve gêne et regrets devant la situation de ses ennemis. Il est incapable de savourer sa victoire sans éprouver en même temps un sentiment de honte. A-t-on jamais vu un peuple remporter une victoire écrasante contre ses ennemis et demander la paix ? C’est pourtant ce qu’ont fait les Israéliens en 67, après la Guerre des Six jours.

Comment ne pas envier ces hommes qui, tout en revendiquant leur identité, tout en la préservant jalousement, aspirent également à être autres que ce qu’ils sont, donc à se dépasser ? Mais en même temps comment ne pas les détester quand ils proposent un modèle d’homme difficile à atteindre ? Le Juif, parce qu’il réussit à réaliser ce souhait commun à tous les êtres humains, présente donc une des caractéristiques des victimes des pervers.

2 – Un peuple de « révolutionnaires » à l’origine de véritables révolutions telles que le monothéisme, le communisme, le capitalisme. En ce sens, le peuple juif a quelque chose de subversif qui suscite l’admiration et l’envie. Même la Déclaration des droits de l’homme est inspirée de l’Ancien Testament, du commandement « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ».

3 – Un peuple capable de « rebondir », une caractéristique qui semble unique au peuple juif. Sans cette capacité de résilience, on parlerait des Juifs aujourd’hui comme on parle des Mayas ou des Aztèques. « Lorsque au cours de la Seconde Guerre mondiale, écrit Joseph Farah, l’île de Malte a passé trois années terribles de bombardement et de destruction, elle a reçu à juste titre, la médaille George pour sa bravoure, et aujourd’hui, on devrait décerner une décoration similaire à Israël pour défendre la démocratie, la tolérance et les valeurs occidentales contre un meurtrier assaut qui a duré vingt fois plus longtemps. »

Le peuple juif a survécu malgré toutes les persécutions qui jalonnent son histoire. Certains vous diront que c’est grâce à la persécution. Je crois plutôt que c’est au judaïsme qu’il doit sa survivance.

4 – Un peuple d’une vitalité remarquable qui a transformé le désert en un jardin d’Eden, suscitant par le fait même, comme dans toute relation perverse, la jalousie de ses voisins. Un État qui a essuyé pas moins de 4 guerres en 50 ans et qui a réussi à les gagner toutes. Un État dont l’économie est riche, et dont les recherches technologiques et scientifiques ont permis de sauver la vie de millions d’individus à travers le monde. Un peuple dont Churchill avait dit en 1920 :« Bien qu’ils constituent moins de la moitié de un pour cent de la population mondiale, entre 1901 et 1950 les juifs ont remporté 14% de tous les Prix Nobel de littérature et des sciences, (et entre 1951 et 2000 les Juifs ont remporté 32% des Prix Nobel de médecine, 32% de physique, 39% de l’économie et 29% pour la science). Ce, en dépit de tant de leurs plus grands esprits qui sont morts dans les chambres à gaz. »

5 – Une histoire jalonnée de tragédies Évidemment, à nos yeux, la condition de victime du peuple juif n’a rien d’enviable, mais les autres peuples considèrent que cette histoire lui confère un certain prestige. C’est un peu comme si la guerre, de par la douleur qu’elle génère, a permis au peuple juif d’acquérir une certaine dignité, un peu comme s’il fallait connaître la souffrance pour mériter le nom d’Homme.

6 – Un État démocratique, la démocratie par excellence, pourrait-on dire, et ce dans une région d’États totalitaires. Une démocratie avec un Parlement où siègent des députés arabes, où dans les tribunaux, incluant la Cour suprême, siègent des juges arabes.

Une démocratie où les Arabes israéliens, malgré leur opposition farouche à l’existence d’Israël, jouissent des mêmes droits que les Israéliens.

Une démocratie, comme il en existe peu, avec un gouvernement qui admet la critique, laquelle est parfois d’une virulence inqualifiable, même s’il donne le meilleur de lui-même, même s’il a un sens aigu des responsabilités et qu’il veut ce qu’il y a de mieux pour ses citoyens, c’est-à-dire une paix définitive.

7 – Un État qui se veut exemplaire et dont on attend qu’il le soit. Bien sûr, on nous objectera qu’il ne l’est pas toujours. Et pourquoi le serait-il ? Pourquoi cette exigence ? Pourquoi ce qu’on permet aux autres nations lui serait-il interdit ? Bien des pays ont chassé de chez eux des milliers d’habitants sans même que le reste de la planète en entende parler : la Turquie, entre autres, a chassé un million de Grecs. On n’exige d’aucun pays qu’il reprenne ses réfugiés, sauf de l’État d’Israël.

Existe-t-il un pays qui s’évertue autant qu’Israël à tout mettre en œuvre pour éviter que ne pèsent sur lui des blâmes ? L’État d’Israël est très vulnérable aux jugements et aux critiques que porte sur lui la communauté internationale, ce qui l’amène à toujours vouloir se justifier, à ne jamais contre-attaquer rapidement. Comme toute victime de harcèlement, Israël ne se défend qu’après coup. Ainsi, après le reportage de Charles Enderlin sur l’Affaire Al-Dura, Israël a accepté, des années durant, les accusations qu’on a fait peser sur Tsahal. Ce n’est que bien longtemps après, au vu de toutes les preuves collectées par Philippe Karsenty, que le gouvernement israélien a pris position et reconnu que le reportage de Charles Enderlin était un montage.

Certes, cette sensibilité à l’opinion publique occidentale s’est émoussée depuis la fin des années quatre-vingt-dix, non pas parce qu’Israël se sentait soutenu par les États-Unis, mais bien parce que la multiplicité des condamnations de l’ONU frisait le ridicule.

Toutefois, les Juifs antisionistes, toujours soucieux de l’image qu’ils donnent aux ennemis d’Israël, participent à la diabolisation d’Israël et donc à une augmentation de la violence. En effet, en se montrant solidaires des ennemis d’Israël, ils sont perçus par leurs agresseurs comme supérieurs, ce qui a pour effet d’accroître la haine. Pis encore : le désir de paix des intellectuels juifs est même interprété par beaucoup d’antisémites comme le désir d’écraser les populations pour que le peuple juif puisse enfin être reconnu comme « le Peuple élu ».

Conclusion : La haine des Palestiniens vis-à-vis d’Israël n’a qu’une seule explication : la singularité du peuple juif et de son pays. Et l’État juif devient alors objet de désir. Et il en sera ainsi jusqu’à la fin des temps.

En réalité, on en veut à Israël non pas pour ce qu’il fait, ni même pour ce qu’il a, on lui en veut pour ce qu’il est, à savoir un État juif avec des caractéristiques bien à lui: c’est là la raison de la détestation d’Israël.

Les Arabes ne convoitent pas réellement ce tout petit territoire, ils convoitent l’âme de son peuple. Ils sont persuadés qu’une fois qu’ils auront éliminé ce groupe et pris possession de sa Terre, tous leurs maux disparaîtront. Ils auront alors réalisé leur rêve le plus cher : devenir l’alter ego du peuple juif. C’est là que se situe le noeud du conflit qui les oppose à Israël, c’est là qu’il faut voir la source de cette haine inqualifiable.

Certes ce n’est pas la première fois, et ce ne sera certainement pas la dernière, qu’on aspire à éliminer le peuple juif. Et sa façon de se défendre se résume en un mot: RÉSISTER! « Je plie, mais ne romps pas», tel est le message qu’il envoie. On peut vouloir le supprimer, mais même s’il est coincé avec pour seule issue la mer, il tient bon. Il n’a d’autre choix que la résistance à l’ennemi grâce à son armée hors-pair qui veille sur lui et sur sa terre.

© Dora Marrache pour Europe-Israël



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Re: Jérusalem ville sainte de l'islam ? pourquoi ?

Message non lupar yacoub » jeu. 7 déc. 2017 12:24

Jérusalem, le nouveau caprice de Donald Trump
VIDÉOS. Depuis son accession à la Maison-Blanche, il multiplie les embardées et les volte-face diplomatiques. Sans que l'on distingue la cohérence de sa politique.


Il aime, dit-il, se montrer imprévisible pour dérouter et désarçonner ses adversaires. Mais, après presque un an à la Maison-Blanche, le mode de fonctionnement de Donald Trump a un petit air connu. L'annonce, hier, de la reconnaissance de Jérusalem comme la capitale d'Israël en est un bon exemple.
Le président n'aime rien tant que de susciter le chaos, de créer l'incertitude en allant à l'encontre de l'orthodoxie. Mettre un grand coup de pied dans la fourmilière lui permet de négocier un meilleur « deal », de faire plaisir à sa base qui adore le voir renverser l'ordre établi et de se montrer comme un type hardi. Contre l'avis de ses alliés, de son secrétaire d'État et de son ministre de la Défense, il a donc décidé de transférer l'ambassade américaine à Jérusalem, une rupture totale avec la politique américaine. Donald Trump remplit ainsi une promesse de campagne, ravit son électorat évangélique et ses riches donateurs pro-Israël. Tant pis si ça déclenche une vague de violences au Moyen-Orient.
Lire également sur ce sujet l'interview de l'historien Vincent Lemire : « Trump n'a pas mesuré que Jérusalem est une ville-monde »

De la même manière, il s'est retiré de l'accord de Paris, a menacé de sortir de l'accord sur le nucléaire irakien. Un jour il vante les mérites du leader japonais, le lendemain il menace de se retirer d'un accord commercial bilatéral, souffle le froid et le chaud sur la Chine… Alors que son secrétaire d'Etat Rex Tillerson se trouve à Pékin pour discuter de la Corée du Nord, Trump déclare par tweet que c'est « un gaspillage de temps ».


Les avancées restent maigres
En bon joueur de poker, il aime également le risque. Même si ça conduit à la bombe atomique. Et il prend ses décisions plus en fonction des rapports qu'il développe avec ses homologues que des intérêts stratégiques de l'Amérique. Il est proche de Netanyahu, et Xi Jinping, qu'il promettait pourtant d'écraser, est devenu son meilleur ami, ce qui explique qu'il ménage la Chine et ne critique plus ses excédents budgétaires.
Mi-novembre, à son retour d'un voyage en Asie, Donald Trump s'est vanté en disant que sa politique avait restauré la puissance et le respect envers l'Amérique. « La confiance renouvelée et la position dans le monde de l'Amérique n'ont jamais été si fortes que maintenant », a-t-il affirmé. Il donne comme exemple sa rhétorique musclée contre l'Otan qui a poussé certains membres à augmenter leur contribution financière, le fait que le Canada et le Mexique soient en train de renégocier le Nafta… « Il y a un peu de vrai dans le fait que le président a réussi à recadrer les débats et à pousser les gens vers ses positions », estime Rosa Brooks, professeur à l'université de Georgetown.
Mais les avancées restent maigres. Ses menaces ont peu d'effets sur Kim Jong-un, qui continue de balancer des missiles de plus en plus perfectionnés. Les pays du Nafta ne se sont toujours pas mis d'accord, la Chine et la Russie prennent la place laissée par l'Amérique, le Mexique ne paie pas son mur, les pays d'Asie finalisent le TPP sans les États-Unis.. Il a réussi à se mettre à dos la plupart des alliés, à commencer par l'Allemagne. Selon Sigmar Gabriel, le ministre des Affaires étrangères allemand, l'administration Trump voit trop souvent l'Europe comme « un rival et parfois même comme un adversaire économique ».


Sa stratégie semble inconsistante, voire incohérente
D'où les critiques qui l'accusent d'affaiblir l'influence des États-Unis, de déstabiliser la planète et d'accroître les chances d'une guerre. « Il a fait un job extraordinaire pour détruire la crédibilité américaine dans le monde », estime Eliot Cohen, un ex-conseiller de la secrétaire d'État Condoleezza Rice et un critique acerbe du président. Les chefs d'État qui ne le prennent pas au sérieux « ont déjà commencé à reformer les alliances et à reconfigurer les réseaux de l'économie mondiale en passant outre les États-Unis et en réduisant son standing ».
Pour Aaron David Miller, vice-président du think tank Woodrow Wilson International Center for Scholars et grand spécialiste du Moyen-Orient, » jouer les perturbateurs peut être une politique plausible si elle est exécutée comme un effort pour concevoir et mettre en place des politiques alternatives ». Mais Donald Trump n'en a pas. Dans beaucoup de dossiers, sa stratégie semble inconsistante, voire incohérente. Il a justifié la reconnaissance de Jérusalem comme capitale en disant que c'était « une nouvelle approche et une manière neuve de penser ». Mais l'ambassade ne va pas être transférée avant plusieurs années et cela met en danger le plan de paix sur lequel travaille depuis des mois son gendre.
Derrière les gesticulations, il suit souvent la politique d'Obama. Mais ne le lui dites pas, ça l'énerve.
Il a fait ami avec la Chine, continue la politique de rapprochement avec Cuba, maintient les efforts en Irak et en Syrie pour détruire l'EI… En Afghanistan, par exemple, dans un discours en août, il a annoncé son intention de faire pression sur le Pakistan, d'augmenter les troupes… Pas très novateur. Et même sur la Corée du Nord, derrière les tweets menaçants où il promet « le feu et la fureur », il négocie en coulisse avec la Chine. Quant à l'Iran, l'administration annonce depuis le début qu'elle va renoncer à l'accord sur le nucléaire signé par Barack Obama, que Trump a qualifié d' » un des pires accords jamais négociés ». Près d'un an plus tard, les États-Unis sont toujours dans l'accord, même si Trump a refusé de « certifier » le fait que Téhéran respecte ses engagements.
« En résumé, un an de doctrine Trump n'a pas fondamentalement changé les intérêts américains ou la politique étrangère américaine, mais a modifié la réputation et l'image des États-Unis qui ont toutes les deux décliné de façon continue », écrit Sahar Khan, du Cato Institute. Si l'impact de cette politique n'est pas encore très visible, c'est parce que « les énormes échecs en politique étrangère sont comme un infarctus, conclut Eliot Cohen. Le vertige et les palpitations qu'on ressent aujourd'hui augurent bien pire demain. »




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yacoub
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Re: Jérusalem ville sainte de l'islam ? pourquoi ?

Message non lupar yacoub » dim. 10 déc. 2017 17:20

Pourquoi Jérusalem cristallise-t-elle les tensions?
Entretien avec l'historien Vincent Lemire sur le transfert de l’ambassade américaine
9 décembre 2017 | Le Devoir - Propos recueillis par Stéphane Baillargeon | Actualités internationales
Des Palestiniens musulmans ont manifesté leur colère devant le dôme du Rocher à Jérusalem pendant la prière du vendredi.
Photo: Ahmad Gharabli Agence France-Presse Des Palestiniens musulmans ont manifesté leur colère devant le dôme du Rocher à Jérusalem pendant la prière du vendredi.

Vincent Lemire est maître de conférence en histoire à l’Université Paris-Est Marne-la-Vallée. Il a codirigé l’ouvrage Jérusalem, histoire d’une ville-monde (Flammarion) et fondé le projet Open Jerusalem pour décloisonner les historiographies. Il a été joint à Jérusalem.

Votre livre synthèse sur l’histoire de Jérusalem en parle aussi comme d’une ville-monde. Que veut dire cette formule ?


Jérusalem est la seule ville au monde dont le statut est encadré par l’ONU depuis la fondation de l’organisation mondiale. C’est aussi une ville-symbole depuis des millénaires, la seule cité qui concentre des lieux saints des trois grandes religions monothéistes. Et l’histoire de ces lieux dans la longue durée montre des tensions, parfois très fortes, mais aussi des porosités entre ces traditions religieuses.


Comment réagissez-vous à l’annonce du président Trump du déménagement de l’ambassade des États-Unis de Tel-Aviv à Jérusalem ?


Cette décision a des impacts localement, mais il s’agit d’abord d’un coup de force contre le droit international. Finalement, si Donald Trump a une seule conviction, c’est celle qu’il ne croit pas au multilatéralisme, il ne croit pas au droit international. Il ne croit qu’aux relations bilatérales et aux rapports de force entre les États et les individus d’ailleurs. Il ne faut pas lui prêter une rationalité qu’il n’a pas. Donald Trump est un ignorant, un incompétent, un pyromane qui gère les affaires internationales extrêmement complexes sans mesurer la conséquence de ses actes. Cette décision sur Jérusalem est d’ailleurs à mettre en rapport avec d’autres de ses décisions catastrophiques, comme la sortie des accords de Paris sur le climat, la fragilisation de l’accord sur le nucléaire iranien ou le retrait des États-Unis de l’UNESCO. Bref, il y a une logique dans la logique de Trump : elle consiste à piétiner autant que faire se peut le droit international. Comme le conflit israélo-palestien a toujours été, on va dire, sous contrôle du droit international, la décision américaine peut avoir des conséquences extrêmement lourdes.
Donald Trump est un ignorant, un incompétent, un pyromane qui gère les affaires internationales extrêmement complexes sans mesurer la conséquence de ses actes
Vincent Lemire, historien


Pourtant, les réactions du monde arabe ne semblent pas si véhémentes. Le New York Times soulignait cette semaine que le Moyen-Orient a changé ces dernières années, au point de ne plus accorder autant d’importance à la cause palestinienne comme à ce problème du statut de Jérusalem. Qu’en pensez-vous ?


Je suis d’accord avec cette observation. Il faut toutefois distinguer les dirigeants et les sociétés. Pour le meilleur ou pour le pire, les sociétés parfois se réveillent et se mobilisent. Évidemment, on voit bien qu’aujourd’hui l’Arabie saoudite a sorti la question palestinienne de son ordre du jour politique et diplomatique. Un axe se développe entre Trump, l’Arabie Saoudite, via Israël. Par contre, pour la Jordanie, ce problème demeure assez fondamental, ne serait-ce que parce que 60 % de la population jordanienne et 80 % de celle d’Amman sont palestiniennes. La Jordanie a la souveraineté sur Jérusalem-Est, mais n’a pas été citée une seule fois par Donald Trump dans son discours sur le transfert de l’ambassade américaine, alors qu’il a cité l’Arabie saoudite. Le président est absolument inconséquent, y compris sur la réalité politique du terrain.


Pourquoi cette décision de reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël pose-t-elle problème concrètement ?


En fait, ce n’est pas tellement un problème que Jérusalem soit une capitale. Le problème surgit quand une souveraineté cherche à en faire une capitale exclusive, c’est-à-dire à l’exclusion des autres communautés. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois dans l’histoire. Pendant la première croisade, au moment de la prise de la ville par les croisés en 1099, toutes les communautés juives et musulmanes ont été passées par le fil de l’épée. Comme disaient les croisés : Jérusalem a été purifiée avec leur sang. Le problème n’est pas de faire de cette ville un centre de décision politique. On peut y installer autant de parlements, de ministères, de présidences et d’ambassade que l’on veut. À Bruxelles, il y a la capitale de la Belgique et la capitale de l’Europe. Tout est possible. Le vrai problème, encore une fois, c’est celui de l’exclusivité. Dans cette ville particulière, aujourd’hui, il y a 40 % de la population qui n’est pas israélienne, qui est palestinienne, et qui n’a pas vocation de recevoir la citoyenneté israélienne, qu’Israël ne lui propose d’ailleurs pas. On voit bien qu’il est problématique de faire de sa capitale une ville dont quatre habitants sur dix ne participent pas à la vie politique. Cette proportion était d’un sur quatre en 1976. Ce problème va croissant. Ma position, encore une fois, ce n’est pas d’énoncer des principes ou de défendre des symboles, mais de partir de la situation telle qu’elle est pour les gens qui vivent ici.


Vous y êtes, vous y allez souvent. Comment est l’atmosphère là-bas ?


On peut parler d’une sorte de résilience. D’abord de la part des populations qui réussissent à vivre quotidiennement dans une situation de tension extrême. Je décris parfois Jérusalem comme l’oeil du cyclone, cet épicentre qui organise toute la violence à dix, cent ou mille kilomètres. Dans l’oeil, la situation sous tension reste d’un calme plus que précaire. Il y a un calme ici parfois plus angoissant que s’il se passait quelque chose.


Jérusalem, trois fois millénaire, a-t-elle déjà connu une période de véritable paix, de sérénité ?


Je suis historien et je dis les faits. Au cours des siècles, les moments où les communautés juives ont été autorisées à séjourner à Jérusalem sont les moments où la ville était sous souveraineté musulmane, pendant l’Empire ottoman. À l’inverse, les moments où on les a exclues, voire violentées, sont des périodes sous souveraineté chrétienne. Vers la fin de l’Empire ottoman, à la fin du XIXe siècle, au début du XXe, la ville a connu une sorte d’âge d’or. Moi, je parle d’un âge des possibles alors que les cultures semblaient plus ouvertes qu’aujourd’hui.


Vous avez vous-même fondé le projet Open Jerusalem pour faciliter les échanges entre les historiens. De quoi s’agit-il exactement ?


C’est un projet d’ouverture des archives et des historiographies financé par la Communauté européenne, lancé il y a quatre ans, qui va durer encore un an. Comme son nom l’indique, ce projet vise à ouvrir le plus possible les documents sur l’histoire de la ville aux XIXe et XXe siècles, mais surtout à entrouvrir les sources les unes aux autres. Open Jerusalem veut faire circuler les historiens entre les différentes archives, y compris dans les différentes langues. On veut que les historiens russes accèdent à de la documentation en arabe ou que des historiens turcs accèdent à de la documentation en arménien, etc. Il y a énormément de murs et de frontières qui zèbrent l’espace de Jérusalem, et pas seulement le conflit israélo-palestinien.


Les historiens et les historiographies sont donc divisés comme la ville ?


Oui, mais pas toujours pour des raisons idéologiques. Il faut insister. Quand je dis que Jérusalem est une ville-monde, il faut aussi comprendre que le monde entier s’y retrouve, et donc toutes les communautés qui parlent et écrivent toutes les langues. Ça veut dire que même quand on est un historien consciencieux et honnête et d’une certaine neutralité, surtout si on est en début de carrière, on va vers la documentation la plus facile, la plus accessible, qui semble la plus légitime. Donc les historiens grecs travaillent sur la documentation grecque et les Arméniens sur les archives en arménien, les juifs ashkénazes sur les ashkénazes et les séfarades sur les séfarades, les Palestiniens sur les Palestiniens. On peut continuer comme ça à l’infini. On se retrouve avec ce que j’appelle des alvéoles, des histoires de Jérusalem qui ont du mal à communiquer entre elles, encore une fois, pas forcément pour des raisons idéologiques mais plutôt pour des raisons pratico-pratiques et linguistiques. Notre responsabilité à nous, du projet Open Jerusalem, c’est de faire en sorte que les historiens de bonne volonté aient les moyens de sortir de leurs alvéoles.





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