Islamophiles et autres idiots utiles....

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yacoub
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Re: Islamophiles et autres idiots utiles....

Message non lupar yacoub » mar. 14 nov. 2017 15:02

En défense de Mediapart et d’Edwy Plenel

12 nov. 2017 Par Les invités de Mediapart Édition : Les invités de Mediapart

« Il semble bien que nous soyons confrontés ici à une campagne politique qui, loin de défendre la cause des femmes, la manipule pour imposer à notre pays un agenda délétère, fait de haine et de peur », écrivent plus de 150 personnalités signataires de ce texte en réponse à la Une de « Charlie Hebdo ».


Tout doit avoir le droit de se dire, de s’écrire et de se représenter, et cela doit être dit et répété, particulièrement pour Charlie Hebdo.

Nous avons aussi le droit d'écrire que la Une de Charlie de cette semaine est diffamatoire, et haineuse.

Elle relaie une campagne de délation, dont « l'argumentaire » défie la logique, la justice, et la morale. Il y a quelques années, on a reproché à Mediapart d'avoir publié les informations au sujet de Cahuzac lorsqu'il en avait les preuves, aujourd'hui on (parfois le « on » est le même) lui reproche de ne pas avoir publié ce qu’il ne savait pas.

Edwy Plenel et Mediapart se sont exprimés, preuves et vidéos à l'appui, sur leurs « relations » avec Tariq Ramadan. Cela n'empêche pas la délation de se développer, en utilisant, entre autres, des photo-montages truqués, et des affirmations non vérifiées.

Mediapart est l’un des rares grands moyens d'information français à avoir publié une enquête fouillée sur Tariq Ramadan, dans une série de cinq longs articles. Les délateurs, tout en affirmant que eux « savaient » (mais quoi ?), reprochent aujourd'hui à Mediapart de ne pas avoir publié des informations dont les faits sont apparus il y a quelques jours. Comme l'écrit Mathieu Magnaudeix, le journaliste qui a mené l'enquête sur Ramadan pour Mediapart : « la question intéressante dans tout ça, la vraie question journalistique, [...] c'est pourquoi il a fallu autant de temps, et Weinstein, pour que ces témoignages atroces soient connus. Pourquoi ces femmes ne voulaient pas témoigner. Amener des victimes de violences sexuelles à la parole, c'est le vrai enjeu pour les journalistes. »

Nous défendons et respectons l'attitude conforme à l'éthique qui est, et a été, celle de Mediapart dans le cadre de cette enquête comme dans les autres, et notamment pour celles menées sur les sujets de harcèlements sexuels.

Il semble bien que nous soyons confrontés ici à une campagne politique qui, loin de défendre la cause des femmes, la manipule pour imposer à notre pays un agenda délétère, fait de haine et de peur. Cette campagne s’attaque au journal qui, depuis bientôt dix ans, combat avec constance cette politique de la peur, défendant les causes communes de l’égalité contre toutes les discriminations, qu’elles visent les femmes, les LGBT, les musulmans, les noirs, les juifs, les victimes du racisme et de la xénophobie, les migrants et les réfugiés, etc.

Nous défendons et respectons toute attitude qui mène à la fraternité plutôt qu'à l'affrontement, au rassemblement plutôt qu'à l'exclusion, au respect plutôt qu'à la chasse en meute.

La campagne inique menée contre Mediapart et sa rédaction est dangereuse : elle vise le symbole d’une presse libre, indépendante des pouvoirs quels qu’ils soient, au service du droit de savoir des citoyennes et des citoyens.

Les signataires :

Nadia Aissaoui, sociologue, féministe,
Paul Alliès, juriste,
Claude Alphandéry,
Pouria Amirshahi, citoyen,
Salah Amokrane, militant associatif,
Louis Astre,
Lucien Attoun, homme de théâtre,
Micheline Attoun, femme de théâtre,
Régis Aubry, professeur de médecine, membre du CCNE,
Gabrielle Babin Gugenheim,
Andrew Bampfield, scénariste,
Pierre-Louis Basse, écrivain,
Christian Baudelot, sociologue,
Jean-Philippe Béja, Directeur de Recherche émérite,
Jay Bernfeld, musicien,
Olivier Besancenot, membre du NPA,
Jean-Paul Besset, ex-député européen,
Pascal Boniface, géopolitologue,
Nicolas Bordas,
Sophie Bouchet-Petersen, conseiller d'Etat retraitée et féministe,
Daniel Boukman, écrivain, militant culturel martiniquais,
Abdelkrim Branine, journaliste
Jean-Louis Brochen, avocat,
Julie Brochen, actrice et metteur en scène,
Ian Brossat, adjoint (PCF) à la Maire de Paris, élu du 18e,
Michel Broué, président de la Société des amis de Mediapart,
Dorothée Browaeys, journaliste scientifique et auteur,
Louise Bruit Zaidman, historienne,
André Burguière, historien, EHESS,
Alain Cabos,
Claude Calame, anthopologue, EHESS,
Michel Calvo,
Jean-Claude Carrière, écrivain, dramaturge,
Carmen Castillo, écrivaine et cinéaste,
Patrick Chamoiseau, écrivain,
Suzanne Citron, historienne,
Rémi Cochard, militant associatif (LDH),
Laurence de Cock, historienne,
Philippe Corcuff, ancien chroniqueur de Charlie Hebdo,
Marie Cosnay, écrivaine,
Constantin Costa-Gavras, réalisateur,
Michèle Costa-Gavras, productrice,
Thomas Coutrot, économiste,
Sylvain Cypel, journaliste
Pierre Dardot, philosophe,
Caroline De Haas, militante féministe,
André Deledicq, prix Erdös 2004,
Marc-François Deligne, vidéaste
Manthia Diawara,
Ian Dufour, militant syndical,
Françoise Dumas, productrice et réalisatrice,
Éric Fassin, sociologue,
Michel Feher, philosophe,
Sylvie Fennec, comédienne,
Lydia Flem, psychanalyste, photographe, écrivain,
Dan Franck, écrivain,
René Gallissot, historien,
François Gemenne, chercheur à Sciences-Po,
Alain Genestar, journaliste,
Denis Gheerbrant, cinéaste,
Sylvie Glissant, Institut du Tout-Monde,
Caroline Glorion, productrice et réalisatrice,
Anouk Grinberg, comédienne,
Caroline Gruson, mathématicienne,
Christophe Hadri,
Frédéric Hocquard, adjoint à la Mairie de Paris,
Claire Hocquet, avocat
Pascale Iltis,
Erich Inciyan, journaliste,
Hugues Jallon, écrivain et éditeur,
Samy Johsua, professeur émérite des universités,
Geneviève Joutard, historienne,
Philippe Joutard, historien,
Leslie Kaplan, écrivain,
Naruna Kaplan de Macedo, cinéaste,
Pierre Khalfa,
Christiane Klapisch-Zuber, historienne,
Thierry Kuhn, militant associatif,
Jean Labib, producteur,
Mehdi Lallaoui, président de Au Nom de la Mémoire,
Nicole Lapierre, socio-anthropologue,
Mathilde Larrère, historienne,
Céline Larrière, attachée culturelle,
Sylvain Larrière, sculpteur,
Bernard Latarjet,
Patricia Lavail, musicienne,
Olivier Le Cour Grandmaison, universitaire,
Catherine Legalery, cadre de santé
Jean-Louis Legalery, universitaire
Séverine Leidwanger, universitaire,
Michael Lowy, directeur de recherche émérite au CNRS,
Dominique Lurcel, metteur en scène,
Emmanuel Maheu, médecin,
Ziad Majed, politologue, professeur universitaire,
Noël Mamère, ex-député,
Gilles Manceron, historien,
Philippe Mangeot, militant associatif,
Farouk Mardam Bey, éditeur,
Philippe Marlière, politiste,
Roger Martelli, historien, co-directeur de Regards,
François Marthouret, comédien,
Muhammad Marwan, auteur, statisticien,
Francine Mazière, linguiste,
Muriel Mesguich,
Jean-Pierre Mignard, avocat,
Véronique Nahoum-Grappe, anthropologue,
Océanerosemarie, auteure et comédienne,
Heitor O'Dwyer de Macedo, psychanalyste,
Maurice Olender, historien (EHESS), éditeur (Seuil),
Paul Otchakovsky-Laurens, éditeur,
Gilbert Pago, historien,
Bernard Paillard, chercheur à la retraite,
Marc Paquien, metteur en scène,
Christian Paul, ancien ministre,
Willy Pelletier, sociologue, Fondation Copernic,
Nicole Phelouzat, sociologue à la retraite, membre de la LDH,
Alfredo Pena-Vega, sociologue (EHESS),
Martyne Perrot, sociologue CNRS,
Thomas Piketty, directeur d'études à l'EHESS,
Manuel Piolat Soleymat, écrivain et critique dramatique,
Vincent Présumey, professeur d'Histoire et syndicaliste,
Jérôme Prieur, réalisateur et historien,
Salvatore Puglia, photographe,
Lydie Rappaport, directeur de recherche au CNRS, retraitée,
Sylvain Rappaport,
Marie Raymond,
Michel Ricard,
Carol Rio,
Régine Robin, historienne,
Barbara Romagnan, militante politique,
Delia et Alexandre Romanes, directeurs du Cirque Tzigane Romanes et de Tchiriclif Centre des Arts et des Cultures Tziganes et Gitanes,
Dominique Rousseau, professeur à l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne,
Isabelle Saint-Saens, militante associative,
Christian Salmon, écrivain,
Elias Sanbar, écrivain,
Jane-Lise Samuel, biologiste,
Shlomo Sand, historien,
Sarkis, artiste-sculpteur,
Eva Sas, ex-députée EELV,
Denis Sieffert, journaliste,
Jean-Pierre Siméon, poète et dramaturge,
Béatrice Soulé, directrice artistique, militante,
Xavier Soule, architecte,
Bernard Stéphan, éditeur,
Enzo Traverso, historien, Cornell University,
Aurélie Trouvé, militante altermondialiste,
Francoise Vibert-Guigue,
Christine Vitrani,
François Vitrani, président de l’Institut du Tout-Monde,
Patrick Viveret, philosophe,
Eleni Vrikas, maître de conférences émérite, Paris 8,
Michelle Zancarini-Fournel, historienne.



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Re: Islamophiles et autres idiots utiles....

Message non lupar yacoub » mar. 14 nov. 2017 17:57

Affaire Ramadan : « Nous restons tragiquement aveugles aux “racines du mal” de l’islamisme »

Le philosophe Abdennour Bidar lance « un cri d’indignation et d’alarme » en direction des élites qui accordent trop d’attention aux « prestidigitateurs » néoconservateurs.


Tribune. L’affaire Tariq Ramadan est atterrante à bien des égards. Comment se fait-il qu’il ait fallu attendre le scandale d’accusations de violences sexuelles pour qu’enfin nos élites s’interrogent sérieusement sur le personnage ? Depuis quinze ans, j’ai eu plus que le temps de vérifier l’incapacité quasi systématique de nos médias, de notre classe politique, de la plupart de nos « grands » intellectuels à comprendre en profondeur les questions posées par l’islam. Cette intelligentsia se signale à peu près unanimement par son inculture sur le sujet, et, tandis qu’elle est si intelligente par ailleurs, voilà qu’ici elle n’arrive qu’à se partager benoîtement entre ceux qui considèrent le musulman comme le nouveau damné de la terre et, à l’autre extrême, ceux qui mélangent allègrement islam et islamisme sans s’en apercevoir… alors même, parfois, qu’ils croient être en train de distinguer les deux !

Combien de nos intellectuels ont entrepris une mise en dialogue de leur propre pensée avec au moins un grand philosophe ou sociologue du monde musulman, un grand théologien, un grand mystique de cette civilisation ? Combien connaissent les travaux décisifs et les œuvres cruciales du poète et philosophe musulman, qui contribua à la fondation du Pakistan, Mohamed Iqbal (1877-1938), du philosophe iranien Daryush Shayegan, du juriste tunisien Yadh Ben Achour, de l’islamologue tunisien Hamadi Redissi, ou, ici en France, de l’historien de l’islam Mohammed Arkoun ?

Paresseusement, on fait référence à Averroès (Ibn Rochd de Cordoue, XIIe siècle !) et on a « adoré » le roman de Kamel Daoud et ses magnifiques tribunes coups de poing. Mais pour aller un peu plus loin, quasi-personne. L’affaire Ramadan y changera-t-elle quelque chose ? Nous fera-t-elle enfin comprendre que nous restons tragiquement aveugles aux « racines du mal » de l’islamisme ? Systématiquement depuis des années, nos élites choisissent avec une infaillibilité remarquable





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