Le miroir

Le miroir

Après toutes ces années de croyance et de méditation, je peux résumer le fruit de mon expérience d’une manière simple et caricaturale.

J’étais un homme ordinaire traversant les ruelles de la vie, j’entendis parler d’un Dieu qui me donna envie de le rencontrer impatiemment afin de me faire mon propre avis sur la question. Je partis à sa recherche, je croisai des individus qui m’indiquèrent le chemin jusqu’à ce que je me retrouve devant son palais. En contemplant sa beauté, je fus persuadé qu’il y résidait. Je me rapprochai afin de demander aux gardes “Qui habite dans ce palais ?”. La réponse fut sans équivoques : c’est Dieu et ses serviteurs.

Depuis ce jour j’ai fait l’impossible pour être l’un de ses serviteurs. J’ai prié, supplié, étudié pour me rapprocher de lui. J’ai réussi à rentrer dans son jardin puis ai suivi le chemin qui m’a été indiqué pour l’atteindre. J’ai découvert l’intérieur de ce palais qui était encore plus beau que l’extérieur. Je me suis prosterné devant cette splendeur en demandant aussitôt : “Où est Dieu ?”. Ils m’indiquèrent la direction à suivre. J’atterris devant un grand portail encore plus beau que le précédent où le gardien me dit : “Pour rentrer il faut être un serviteur rapproché de Dieu”.

Le miroir

Le miroir

J’ai étudié, j’ai médité et prié pour le devenir, jusqu’au jour où il me fut permis de rejoindre ses grands serviteurs. Je fus ébloui par l’intensité de la lumière au point de ne pouvoir ouvrir les yeux. Je me suis écroulé devant le prétendu Dieu et, devant cette lumière aveuglante, tous autour de moi ont fermé les yeux pour se protéger de cet éclat de lumière.

Soudain, l’un de nous se dirigea vers un rideau et le traversa, je voulus le suivre mais je n’ai pas pu, la lumière était trop forte. J’ai attendu en priant et en réfléchissant jusqu’à ce que j’aie pu dépasser le premier rideau, puis le deuxième et ainsi de suite. A chaque étape la lumière baissait – ou je m’habituais à son intensité – jusqu’à ce que j’atteignisse le dernier voile où l’on est finalement sensé trouver Dieu.

Vous ne pouvez pas imaginer l’ampleur de ma surprise. Je me suis trouvé devant une magnificence qui dépasse tout entendement, je me suis prosterné, machinalement, en éprouvant une sérénité sans précédent. Enfin, j’étais arrivé auprès de Dieu que j’avais tant cherché ! Je n’avais jamais cru qu’il puisse être si beau, tout ce qu’on avait pu me dire sur lui n’était rien à côté de ce que je perçus en ce moment.

Je restai des années à m’imbiber de cette beauté, jusqu’au jour où j’ai décidé à le regarder en face. J’ai osé lever la tête, j’ai commencé à le dévisager et, à ma grande surprise, j’ai remarqué chez lui des traits qui m’étaient familiers. Puis je suis revenu à la charge pour en avoir le cœur net et là, vous allez être aussi surpris que moi. J’ai revu l’ensemble des chemins que j’ai dû emprunter pour venir vers lui: Je voyais la vie telle que je l’avais laissée derrière moi, avec ses composants habituels.

Je revoyais le quotidien des humains, les étoiles, le ciel, la Terre et tout ce qui compose la matière existante. En me rapprochant davantage, je me suis aperçu que j’étais devant un miroir qui reflétait l’ensemble de ce qui se projetait en lui, une simple matière. Sous l’emprise de la déception j’ai décidé de briser le miroir pour aller au-delà et découvrir ce qu’il cache derrière. Je ramasse toutes mes forces et je fonce dans le miroir tête baissée. Mais hélas, je n’avais rien brisé. Et je me suis trouvé, en levant la tête, au milieu des passants, dans les ruelles de la vie d’où j’avais démarré.

Une fois le choc absorbé, je me suis levé et je suis parti à la découverte de la vie matérielle qui m’entoure et que je n’ai réussi à prendre en compte qu’à la suite de ce voyage en dehors du temps et de l’espace. J’ai réalisé que Dieu n’existe que dans la mémoire des gens, c’est l’Homme qui a créé Dieu et non l’inverse. « Heureusement que je n’ai perdu que la moitié de ma vie, me suis-je dit, il me reste encore l’autre moitié pour vivre comme un Dieu et non pas comme l’esclave de Dieu ».

Par : Mohamed Karim Labidi

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Les Alaouites ou Alawites-Alevis

Les Alaouites ou Alawites-Alevis

On trouve premièrement la dynastie des Alaouites, dynastie marocaine originaire du Tafilalet, aux portes du Sahara, fondée au XVIIe siècle, dont les chérifs revendiquent une ascendance remontant à Ali, le gendre du Prophète. Ils ont pris le pouvoir après les Saadiens. Ils gouvernent le Maroc depuis 1666.

Deuxièmement, les Alaouites dit aussi Nusayrî. Il s’agit en effet de la secte de l’islam chiite fondée au IXe siècle, puissante notamment en Syrie. Les Alaouites, bien que très minoritaires, sont au pouvoir en Syrie.

Les sectes minoritaires issues du chiisme sont : les Druzes (au Liban, en Syrie et en Israël), les Alaouites (en Syrie), les Azéris (en Azerbaïdjan, en Iran et en Russie), les Ismaéliens (en Syrie et au Yémen), les Zaydites (au Yémen) et puis les Alevis (en Turquie).

Les Alaouites ou Alawites-Alevis

Les Alaouites ou Alawites-Alevis

Ces derniers forment une importante minorité religieuse de Turquie. Les Alevis représentent au sein de l’islam un courant original issu du chiisme, gnostique et déiste, mais remarquable par son humanisme et son approbation de la laïcité (leur rempart face à la majorité sunnite). Ils s’affirment désormais ouvertement dans le jeu politique turc.

On dit que son fondateur est Ibn el Roumi et que c’était secret au début. Elle compte aujourd’hui environ 25 millions d’adeptes dont 5 millions de Kurdes.

Les Alevis, qui forment la variante spécifiquement turque des Alaouites, s’en distinguent en ce qu’ils s’éloignent moins de l’islam chiite traditionnel que leurs homologues arabes de Syrie (ou de la province turque méridionale d’Iskenderun). Le culte qu’ils vouent à Ali en fait cependant des hérétiques aux yeux du sunnisme dont ils eurent, au cours des âges, à subir les persécutions. Aussi, pour se protéger, dissimulent-ils souvent leur appartenance religieuse. Cette prudence (qui se double d’une pratique systématique de la taqiyya (dissimulation) pour toutes les questions touchant à leur dogme) rend difficile leur recensement.

Selon Irène Mélikoff, l’alévisme découle des pratiques shamaniques ancestrales des turkmènes associé à l´islamisation générale mais progressive de ces derniers.

D’après un adage «pour pouvoir être considérer comme un musulman, un alevi doit d´abord se convertir au judaïsme puis au christianisme». P.Dumont (Turcica)

  •  Les Alevis ne se rendent pas à la mosquée.
  • Les Alevis sont musulmans mais ils s’éloignent de la doctrine coranique à travers le temps. – Ils prennent comme successeur de Mohammed : Haziret Ali.
  • Ils accordent beaucoup d’importance au 12 imams, avec Ali en haut de la hiérarchie. – Ils accordent beaucoup d’importance à l’être humain.
  • Il n’y a pas de distinction entre homme et femme.
  • Pas d’obligation en pèlerinage et aux tabous alimentaires.
  • – Pas d’ablution.
  • – Pas de jeûne pendant le mois de ramadan mais pendant le mois de Muharram (Martyr Hüseyin à Kerbala). Il dure douze jours, un pour chaque imam.
  • Pas de pèlerinage à la Mecque mais au tombeau de Haci Bektash.
  • Pas de clergé mais guides spirituels, descendants des douze Imams ou de Bektashi sar Selluk qui ont, en plus, de leurs fonctions spirituelles des fonctions juridiques.
  • Pas de vérité révélée, la connaissance est une conquête.
  • Tabous alimentaires particuliers : interdiction de manger du lapin et du cheval. Ils mangent du porc.
  • Cérémonie mixte avec usage ritualisé d’alcool.
  • Hostile à un culte fait de pratiques ostentatoires.
  • Choix obligatoire, pour chaque nouveau membre, d’un compagnon (Musahib) qui est un frère juré.

La mystique musulmane à laquelle se rattache l’alévisme s’enracine dans le rapport dialectique entre l’«apparent» et le «caché». Tout est sujet d’interprétation même le texte du Coran.

Porteurs de turbans rouges à 12 tranches en signe de commémoration des douze imams. La Vie d’Ali est transposé sur leur propre histoire, Kerbela, Chah Ismail (se présentant comme la manifestation d’Ali) est sans cesse présent dans les poèmes, chants, proverbes et adages.

Je suppose que tout le monde a la tête qui tourne à présent. Vous dites : Ouaou ! Quelle tolérance ! Quelle évolution ! C’est magique. Je joindrai tout de suite les alevis. Je deviendrai un alevi acharné, que c’est beau. Juste une chose. N’oubliez pas qu’il s’agisse tout de même d’une secte. Une secte restera toujours une secte aussi libérale soit-elle…mais acceptable et je respecte beaucoup…

Par : Mohamed Karim Labidi

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Vers de Daimi, asik :
Nous avons plongé dans l’Essence
Et fait le tour du corps humain
Trouvé le cours des univers
Tout entier dans le corps humain
La Torah et les Évangiles
Les Psaumes et le Coran Toutes paroles écrites
Se trouvent dans le corps humain.
Je suis le miroir du monde
Puisque je suis un homme
L’océan où la Vérité prend forme
Puisque je suis un homme
Je peux écrire la Torah Je peux égréner
l’Évangile Percer les mystères du Coran
Puisque je suis un homme.

Ce n’est pas si gay que ça !

Ce n’est pas si gay que ça !

Qu’on l’admette ou pas, aujourd’hui, il existe une vie gay un peu partout au Maghreb. Avec ses codes, ses rites, ses habitudes, ses endroits, ses craintes, ses interrogations et ses revendications. Parler de son orientation sexuelle n’est pas une obligation et heureusement. Ceux qui disent que leur sexualité ne regarde personne sont parfaitement justifiés de penser ainsi. Mais c’est sûrement un moyen de s’empêcher de faire un dernier pas pour assumer pleinement son homosexualité.

Ce n'est pas si gay que ça

Ce n’est pas si gay que ça

Des associations se sont levées pour fédérer autour d’activités culturelles et conviviales gays au Maghreb les des homosexuels franco-maghrébins et du Maghreb (Kelma, N’DéeSses,…), pour que les gays et les lesbiennes de l’autre côté de la Méditerranée puissent trouver un relais, une écoute et un échange fécond. Même si les familles sont encore réticentes voire complètement réfractaire à cette idée, qu’elles le veuillent ou non, les gays existent bel et bien chez les rebeus.

D’après un rapport américain (Université de Minnesota) 30% de la totalité des jeunes suicidés sont homosexuels où la famille n’envisage que le seul amour hétérosexuel, où l’Église comme l’islam qualifie l’homosexualité d’acte contre-nature, les gays apprennent à vivre dans le mensonge. La honte de soi s’installe, l’isolement, la solitude, en langage plus technique on appelle cela “l’homophobie intériorisée”.

Mais cette condamnation explicite ne suffit pas à expliquer l’homophobie. La consommation d’alcool, par exemple, est également condamnée par l’islam ; pour autant, elle n’entraîne pas de réaction phobique à l’encontre de ceux qui s’y adonnent. C’est donc que l’homophobie ne tient pas seulement à des raisons religieuses.

Car dans bien des cas, cacher son orientation sexuelle, sous prétexte qu’elle ne regarde personne, forcera l’individu à mentir sur bien des petits détails de la vie quotidienne, à jouer un rôle…C’est toujours mieux de se sentir soi-même partout et toujours en se disant que les gens qui m’ignorent pour cette raison sont forcément des cons et que je n’ai rien à faire avec eux. Mais la vie communautaire méditerranéenne ne permet pas toujours cet isolement, comment vit cette communauté gay avec le poids culturel, religieux et familial qui n’est pas toujours évident à supporter ?

Samir nous dit : “Je ne peux pas suivre une religion qui ne me laisse aucune place pour exister dans ma différence .Je ne prie pas, je bois de l’alcool, j’aime les hommes et je ne fais pas le ramadan.” D’autres disent : “Je suis musulman avant d’être homosexuel. Pour le reste, Dieu est clément et miséricordieux, il pourra me pardonner car je suis quelqu’un de bien”.

Yassine (27 ans) affirme quant à lui : “…J’arrête de boire de l’alcool 40 jours avant le ramadan. Je prie, je vais à la mosquée…C’est une bonne occasion pour me purifier.”

Purification, pardon divin, les mots sont lâchés. Ceci reflète le désarroi et la détresse dans lesquels se trouvent beaucoup de gays maghrébins. L’homosexualité est considérée comme quelque chose d’impur, de malsain. Un pêché. Y compris par les gays eux-mêmes. On peut imaginer ensuite la culpabilité qui s’en suit, et puis la quête d’une rédemption un jour. La rédemption signifie souvent le mariage. On rentre dans le droit chemin, on épouse une femme et on fait des enfants.

Ceci-dit cette situation, arrange tout le monde : les parents, la femme dont le rêve dans la vie était de trouver un mari et de fonder une famille et garantir la meilleure couverture contre les qu’on dira-t-on…

J’ai un voisin qui est né sans testicules et donc il n’arrive pas à bonder. Il est homo de naissance. Ses parents ont tout fait pour qu’il ne soit pas homo. Mais rien à faire. Il a maintenant 22 ans et il est amoureux d’un homme. Ses parents viennent de le renvoyer de la maison et il est perdu notamment à cet âge.

Il est encore étudiant en Beaux-arts. En plus il est très croyant et pratiquant. Il est allé voir l’imam du coin pour lui trouver une solution et intervenir pour que ses parents l’accepte mais toujours rien. Il l’a empêché même de rentrer dans la mosquée. Maintenant il fait ses prières dans une autre mosquée plus loin.

Il est venu me voir et m’a pose cette question : Est-ce que je peux rester homo et musulman en même temps ? Au paradis je ne veux pas ni le vin ni les vierges ni même la viande mais je veux des hommes, du hachisch et des légumes. Est-ce que j’aurai cela ? A vous de lui trouver la solution et de répondre à ses questions??!!!!!! Autre chose que faites vous si vous avez un enfant homo?

Par : Karim Mohamed Labidi

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Que devrais-je faire cher esprit libre ?

Que devrais-je faire cher esprit libre ?

Que devrais-je faire cher esprit libre ?

Guide-moi, montre-moi le chemin

Prends ma main, je désespère presque !

Ne suis-je donc pas votre ami ?

Devrais-je pleurer du sang ?

Ou devrais-je rire de leur suivisme et de leur ignorance ?

Je ne sais plus, je suis perdu mes amis

Jour après jour, ils me prouvent qu’il n’y a plus d’espoir.

Devrais-je encore patienter et espérer ?

Ou devrais-je abandonner et secouer leurs cervelles ?

Pour ne plus les voir tomber encore plus bas dans l’ignorance

Existe-il plus bêtes qu’eux sur cette terre !!!

Toute nation, en touchant le fond rebondit,

Tout objet touchant le sol remonte

Sauf eux, oui je désigne bien les islamistes

Qui défendent cette religion bourrée de mensonges et de haine.

N’ont-ils pas hontes, d’eux-mêmes ?

Ça ne leur suffit pas d’être si bas

Ils creusent pour être encore plus bas

Ils creusent leurs tombes avec leurs propres mains.

Non, ils ne sont pas vivants, ils sont déjà morts

Depuis bien longtemps qu’ils sont morts vivants,

Inconscients du mal qu’ils font à l’humanité.

Des malades mentaux qui naissent et meurent.

Fatigué de leurs mensonges et de leur malhonnêteté

Quinze ans de ma vie perdus, à critiquer en vain.

Chaque jour passe, j’en vois plus bête.

Mais plus bêtes qu’eux sur cette planète, je n’en ai jamais vu.

Je leur dis que l’islam rabaisse la femme

Ils me disent que l’islam a libéré la femme

L’islam en conquête de l’Afrique du Nord

A trouvé des femmes reines, guerrières…

Même une pierre, elle aurait compris

Même un aveugle, il aurait vu

Dis-moi, toi Homme libre ce que je dois faire ?

Pour ma nation, mon pays et mon peuple ?

Par : Mohamed Karim Labidi

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Que devrais-je faire cher esprit libre

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