06 – Mystère, si te tiens !

Mystère, si te tiens !

On appelle, Mystère, tout ce qui nous échappe. Par conséquent l’ampleur du mystérieux doit être égale à celle de notre ignorance. Ce qui parait mystérieux pour les uns ne l’est pas, forcément, pour les autres. C’est pourquoi, on va se limiter à ce qui semble relevé des mystères universels tel que la mort, les phénomènes surnaturels et ainsi de suite qui touchent, a part égale, l’ensemble de l’humanité.

Le mystérieux est fait pour être affronté et démystifié. C’est la seule façon de faire avancer les choses, c’est le caractère mystérieux qui nous pousse à le défier afin de pouvoir progresser à la découverte de nouveaux mystères. Ce qui était mystérieux dans le passé ne l’est plus aujourd’hui, et celui de nos jours, disparaîtra dans l’avenir pour laisser la place à la place à la naissance de nouveaux mystères. C’est ainsi que l’humain se développe au fil du temps.

  • – Le mystère de la vie et la mort.
  • – Le mystère d’avant la vie et d’après la mort.
  • – S’il existe et ne sait pas faire pour rendre ce monde meilleur, alors il ne mérite pas d’être un dieu.
  • – Le mystère de Dieu.

Le mystère de la vie et la mort :
Le discours religieux renvoie la balle dans le camp de Dieu, il est le seul maître nous dit-on dans ces domaines. Tout d’abord, comment peut-on définir la vie ? Il y a plusieurs stades de la vie à l’échelle minérale et humaine. En ce qui me concerne, la vie est l’existence, , alors que la mort est la non existence. Donc, il faut chercher le mystère de l’existence et celui de la non existence ce qui nous ramène à deuxième point.

Le mystère d’avant la vie et d’après la mort :
On connaît l’approche religieuse qui ne nous intéresse pas ici. De mon point de vue, tout ce qui apparaît a connu un cheminement clandestin sur une infinité d’étapes avant de surgir sous sa forme définitive.

Je vais me limiter à trois types de mystères :
Si je suis apparu tel que je suis c’est en raison de la mise en place d’un long processus depuis toujours pour aboutir à ce résultat et non pas à un autre le moindre changement aurait donné un autre résultat, peut être, diamétralement opposé. Ce qui s’applique sur le plan individuel se répète à l’échelle humaine avec l’apparition du premier être humain.

Mystère, si te tiens !

Mystère, si te tiens !

Personnellement, je pense qu’avant la vie j’ai été une dispersion de points qui se sont rassembler pour faire de moi ce que je suis dans cette existence et après la mort, je serai dispersé de nouveau dans la non existence.

La seule différence réside dans le fait qu’avant, je vais exister, et qu’après, j’ai déjà existé par conséquent, je suis dans cette vie sans y avoir été avant et sans y être après, mais si on réunit de nouveau le même ensemble de nouveau le même ensemble de point, dans le même ordre, on obtiendrait exactement la même personne.

Le mystère de dieu, ou l’origine de l’existence :
C’est ce qu’on appelle le mystère des mystères. La question principale est de savoir s’il existe une origine à l’existence ? C’est le principe de causalité qui va nous plonger dans un cercle vicieux sans fin pour se contenter du principe de « la cause des causes » qui se trouve à l’origine première.

Il ne faut pas brûler les étapes et pour ne pas se perdre dans l’infini, on doit se limiter à la recherche de notre propre origine.

Avant de songer à la source première concentrons-nous d’abord sur notre source directe, abordons la question progressivement pour mieux la cerner. L’origine de l’existence ne peut être qu’une étape primitive de l’existence qui provient, à son tour, d’une autre étape encore plus primitive et ainsi de suite.

C’est une chaîne illimitée qui s’est développé, je ne dis pas seule mais d’elle-même et en fonction de ses besoins pour aboutir à ce que nous connaissons de nos jours. Tout mystère doit être découvert et expliqué pour qu’on puisse se développer à commencer par celui de dieu.

Il ne faut plus poursuivre cette soumission esclavagiste envers un Dieu mis en place, de toutes pièces, par l’imaginaire humain en fonction de son besoin de l’époque. Il est temps de se libérer de ces chaînes qui nous empêchent d’aller vers l’avant. Notre avenir est entre nos mains et non pas entre les mains d’un Dieu, sauf si on considère que nous sommes. Nous même, cette perfection divine vers laquelle on tend.

Par : Karim Mohamed Labidi

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03 – Les Alaouites ou Alawites-Alevis

Les Alaouites ou Alawites-Alevis

On trouve premièrement la dynastie des Alaouites, dynastie marocaine originaire du Tafilalet, aux portes du Sahara, fondée au XVIIe siècle, dont les chérifs revendiquent une ascendance remontant à Ali, le gendre du Prophète. Ils ont pris le pouvoir après les Saadiens. Ils gouvernent le Maroc depuis 1666.

Deuxièmement, les Alaouites dit aussi Nusayrî. Il s’agit en effet de la secte de l’islam chiite fondée au IXe siècle, puissante notamment en Syrie. Les Alaouites, bien que très minoritaires, sont au pouvoir en Syrie.

Les sectes minoritaires issues du chiisme sont : les Druzes (au Liban, en Syrie et en Israël), les Alaouites (en Syrie), les Azéris (en Azerbaïdjan, en Iran et en Russie), les Ismaéliens (en Syrie et au Yémen), les Zaydites (au Yémen) et puis les Alevis (en Turquie).

Les Alaouites ou Alawites-Alevis

Les Alaouites ou Alawites-Alevis

Ces derniers forment une importante minorité religieuse de Turquie. Les Alevis représentent au sein de l’islam un courant original issu du chiisme, gnostique et déiste, mais remarquable par son humanisme et son approbation de la laïcité (leur rempart face à la majorité sunnite). Ils s’affirment désormais ouvertement dans le jeu politique turc.

On dit que son fondateur est Ibn el Roumi et que c’était secret au début. Elle compte aujourd’hui environ 25 millions d’adeptes dont 5 millions de Kurdes.

Les Alevis, qui forment la variante spécifiquement turque des Alaouites, s’en distinguent en ce qu’ils s’éloignent moins de l’islam chiite traditionnel que leurs homologues arabes de Syrie (ou de la province turque méridionale d’Iskenderun). Le culte qu’ils vouent à Ali en fait cependant des hérétiques aux yeux du sunnisme dont ils eurent, au cours des âges, à subir les persécutions. Aussi, pour se protéger, dissimulent-ils souvent leur appartenance religieuse. Cette prudence (qui se double d’une pratique systématique de la taqiyya (dissimulation) pour toutes les questions touchant à leur dogme) rend difficile leur recensement.

Selon Irène Mélikoff, l’alévisme découle des pratiques shamaniques ancestrales des turkmènes associé à l´islamisation générale mais progressive de ces derniers.

D’après un adage «pour pouvoir être considérer comme un musulman, un alevi doit d´abord se convertir au judaïsme puis au christianisme». P.Dumont (Turcica)

  •  Les Alevis ne se rendent pas à la mosquée.
  • Les Alevis sont musulmans mais ils s’éloignent de la doctrine coranique à travers le temps. – Ils prennent comme successeur de Mohammed : Haziret Ali.
  • Ils accordent beaucoup d’importance au 12 imams, avec Ali en haut de la hiérarchie. – Ils accordent beaucoup d’importance à l’être humain.
  • Il n’y a pas de distinction entre homme et femme.
  • Pas d’obligation en pèlerinage et aux tabous alimentaires.
  • – Pas d’ablution.
  • – Pas de jeûne pendant le mois de ramadan mais pendant le mois de Muharram (Martyr Hüseyin à Kerbala). Il dure douze jours, un pour chaque imam.
  • Pas de pèlerinage à la Mecque mais au tombeau de Haci Bektash.
  • Pas de clergé mais guides spirituels, descendants des douze Imams ou de Bektashi sar Selluk qui ont, en plus, de leurs fonctions spirituelles des fonctions juridiques.
  • Pas de vérité révélée, la connaissance est une conquête.
  • Tabous alimentaires particuliers : interdiction de manger du lapin et du cheval. Ils mangent du porc.
  • Cérémonie mixte avec usage ritualisé d’alcool.
  • Hostile à un culte fait de pratiques ostentatoires.
  • Choix obligatoire, pour chaque nouveau membre, d’un compagnon (Musahib) qui est un frère juré.

La mystique musulmane à laquelle se rattache l’alévisme s’enracine dans le rapport dialectique entre l’«apparent» et le «caché». Tout est sujet d’interprétation même le texte du Coran.

Porteurs de turbans rouges à 12 tranches en signe de commémoration des douze imams. La Vie d’Ali est transposé sur leur propre histoire, Kerbela, Chah Ismail (se présentant comme la manifestation d’Ali) est sans cesse présent dans les poèmes, chants, proverbes et adages.

Je suppose que tout le monde a la tête qui tourne à présent. Vous dites : Ouaou ! Quelle tolérance ! Quelle évolution ! C’est magique. Je joindrai tout de suite les alevis. Je deviendrai un alevi acharné, que c’est beau. Juste une chose. N’oubliez pas qu’il s’agisse tout de même d’une secte. Une secte restera toujours une secte aussi libérale soit-elle…mais acceptable et je respecte beaucoup…

Par : Mohamed Karim Labidi

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Vers de Daimi, asik :
Nous avons plongé dans l’Essence
Et fait le tour du corps humain
Trouvé le cours des univers
Tout entier dans le corps humain
La Torah et les Évangiles
Les Psaumes et le Coran Toutes paroles écrites
Se trouvent dans le corps humain.
Je suis le miroir du monde
Puisque je suis un homme
L’océan où la Vérité prend forme
Puisque je suis un homme
Je peux écrire la Torah Je peux égréner
l’Évangile Percer les mystères du Coran
Puisque je suis un homme.