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Une foi, deux fois, trois fois….adjugé !

Une foi, deux fois, trois fois….adjugé !

Qu’est-ce que la foi ? Voilà une question qui mérite à la fois réflexion et délicatesse. Mais essayons d’être bref. La foi, c’est être convaincu de l’authenticité de ce que l’on croit. Avoir la foi, c’est une caractéristique propre à la nature humaine.

L’être humain, désormais, ne peut pas vivre sans foi cette dernière lui apporte un sentiment de sécurité et de sérénité dont il a besoin pour approcher un état d’équilibre moral et physique.

En quoi ou en qui peut-on avoir foi ?
Il faut d’abord préciser que le plus important n’est pas en qui ou en quoi avoir foi mais d’avoir la foi. Pour mieux comprendre cela, comparons une personne qui n’a jamais connu la foi à celle l’ayant déjà connue. Nous allons nous rendre compte que la deuxième personne vit beaucoup mieux que la première.

Une foi, deux fois, trois fois….adjugé !

Une foi, deux fois, trois fois….adjugé !

Ne dit-on pas que vivre sans foi c’est comme vivre à l’état animal ? La vie serait tel un voyage sans boussole ou une nuit sans lumières… C’est à travers ces métaphores qu’apparaît l’importance de la foi. Cette dernière est nécessaire pour l’équilibre de l’être humain.

C’est une nécessité obligatoire. La foi sépare l’Homme de l’animal. N’oublions pas que pour atteindre le stade humain, l’homme a du laisser la foi pénétrer son être. En sentant sa présence, l’Homme a pu dépasser le stade animal et devenir un être humain.

C’est cette foi qui l’a incité à avancer et évoluer. La foi produit chez lui un sentiment de sécurité, la rassure et donne un sens à sa vie. Dans tous les cas de figure, avoir la foi c’est un plus, voire même un atout. Comme le fait d’être amoureux.

Ceci, nous permet de sentir l’amour de l’autre et ainsi vivre ou le fait de manger pour survivre. Avec la foi c’est pareil. Il s’agit d’un besoin pour vivre et survivre. Voilà pourquoi une personne avant la foi peu importe en qui ou en quoi vit mieux qu’une personne dépourvue de foi.

Y a-t-il une foi mieux qu’une autre ?
On ne peut pas juger et trancher que telle foi est mieux qu’une autre. L’unité de mesure si vous permettez l’utilisation de ces termes de la foi est le degré de sincérité. Est-on vraiment honnête à ce que ou à qui on croit ou à ce qu’on fait ?

Notre foi est-elle réelle ou tout simplement, comédie ? C’est comme dans l’amour, je reviens à ma comparaison, il faut croire en qui ou en quoi on aime et surtout l’aimer sincèrement. Il ne faut pas oublier que l’hypocrisie est l’ennemi de la foi. Mentir aux autre n’est rien par rapport au fait de mentir à soi-même et plus tard se croire. Pour résumer, la « véritable foi » c’est de croire sincèrement. La « fausse foi » est de mentir à soi-même et aux autres.

Quels sont les critères pour être considéré comme quelqu’un ayant la foi ?
En amour il n’y a pas de règles ou de critères standard, pareil en matière de foi. Cette dernière est une affaire purement personnelle et privée. On ne peut avoir la foi ni en suivant les fois des autres ni en empruntant les leurs. Croyez-vous que tout le monde aime de la même façon ? Certes non. Chaque personne doit choisir, puis comprendre et enfin croire.

La foi est une synthèse des expériences personnelle. Elle émane de l’intérieur et se manifeste à l’extérieur à travers nos comportements. C’est cette foi qui fixera, plus tard, notre conduite que ce soit dans la vie de tous les jours ou dans les relations avec nous-même, avec les autres et avec tout ce qui nous entoure.

La foi peut être basé sur des choses réelles, matérielles mais même, des hypothèses qu’on essaiera de tester ou d’affirmer à l’avance. C’est-à-dire considérer ces hypothèses comme des réalités. Ceci dépend de la façon dont pense chacun. Ce qui est une réalité pour moi peut être un mythe pour un autre, voire un mensonge et ainsi de suite.

Ceci nous montre une fois de plus que la foi est une affaire personnelle, spirituelle intérieure et privée. Elle dépend du degré de connaissance de la personne et de son degré d’évolution. On ne peut pas se limiter à un niveau bien précis. Il y aura toujours une possibilité de passer à un autre stade plus évolué, plus réel et plus logique.

Sans oublier de souligner les variables qui peuvent intervenir telles que le temps, l’espace, l’éducation ou l’état d’esprit de la personne. Chacun de nous a le droit de choisir sa foi. Nous ne sommes pas obligés de partager toute la même foi. La diversification est enrichissante pour l’humanité. C’est comme le fait de demander à quelqu’un d’aimer ce qu’on aime. D’ailleurs on n’est pas obligé d’aimer ce que les autres aiment Chaque personne est libre de choisir les critères de sa foi.

Peut-on changer notre foi ?
Non, si nous la changeons sur un coup de tête ou bien pour survivre les autres sans une conviction intérieure. Dans ce cas, on perdra et la foi d’origine et la nouvelle foi, et l’on échouera dans la « fausse foi » ou la foi du mensonge. Il y aura une divergence entre notre foi intérieure et celle des autres.

Nous aurons une double personnalité ce qui nous causera beaucoup de souffrance. C’est une perte totale e tous. Nos principes. Par conséquent, il vaut mieux garder sa foi intérieure même si elle est différente de tous les autres.

Cependant. Oui, si ce changement surgit après une longue réflexion, tout en prenant en considération notre état d’esprit et nos connaissances. Une décision prise au fur et à mesure et qui nous aura amené vers une nouvelle foi. Une foi, généralement par notre entourage. C’est le résultat d’une recherche extérieure et d’une conscience intérieure à la fois.

Attention, cela ne nous donne pas le droit de dire que les autres fois ne nous empêche pas de parler et d’expliquer notre expérience personnelle aux autres, non pas dans le but de les convaincre mais d’enrichir le débat.

Enfin, certes la foi est importante pour l’être humain, mais encore plus quand ce dernier croit en lui-même. La foi n’est pas forcément liée à Dieu, surtout celui décrit par les religions monothéistes.

Avoir la foi en un Dieu, en deux Dieux, voire en plusieurs Dieux ; avoir la foi en la non existence de Dieu ; avoir la foi en soi-même ou en l’être humain en général, avoir la foi en une force surnaturelle…

Peu importe en quoi ou en qui pour vu que notre foi soi solide et réelle. La foi naît par nous et ne devrait être imposée ni par la tradition ni par la société…

Par : Mohamed Karim Labidi

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Mystère, si te tiens !

Mystère, si te tiens !

On appelle, Mystère, tout ce qui nous échappe. Par conséquent l’ampleur du mystérieux doit être égale à celle de notre ignorance. Ce qui parait mystérieux pour les uns ne l’est pas, forcément, pour les autres. C’est pourquoi, on va se limiter à ce qui semble relevé des mystères universels tel que la mort, les phénomènes surnaturels et ainsi de suite qui touchent, a part égale, l’ensemble de l’humanité.

Le mystérieux est fait pour être affronté et démystifié. C’est la seule façon de faire avancer les choses, c’est le caractère mystérieux qui nous pousse à le défier afin de pouvoir progresser à la découverte de nouveaux mystères. Ce qui était mystérieux dans le passé ne l’est plus aujourd’hui, et celui de nos jours, disparaîtra dans l’avenir pour laisser la place à la place à la naissance de nouveaux mystères. C’est ainsi que l’humain se développe au fil du temps.

  • – Le mystère de la vie et la mort.
  • – Le mystère d’avant la vie et d’après la mort.
  • – S’il existe et ne sait pas faire pour rendre ce monde meilleur, alors il ne mérite pas d’être un dieu.
  • – Le mystère de Dieu.

Le mystère de la vie et la mort :
Le discours religieux renvoie la balle dans le camp de Dieu, il est le seul maître nous dit-on dans ces domaines. Tout d’abord, comment peut-on définir la vie ? Il y a plusieurs stades de la vie à l’échelle minérale et humaine. En ce qui me concerne, la vie est l’existence, , alors que la mort est la non existence. Donc, il faut chercher le mystère de l’existence et celui de la non existence ce qui nous ramène à deuxième point.

Le mystère d’avant la vie et d’après la mort :
On connaît l’approche religieuse qui ne nous intéresse pas ici. De mon point de vue, tout ce qui apparaît a connu un cheminement clandestin sur une infinité d’étapes avant de surgir sous sa forme définitive.

Je vais me limiter à trois types de mystères :
Si je suis apparu tel que je suis c’est en raison de la mise en place d’un long processus depuis toujours pour aboutir à ce résultat et non pas à un autre le moindre changement aurait donné un autre résultat, peut être, diamétralement opposé. Ce qui s’applique sur le plan individuel se répète à l’échelle humaine avec l’apparition du premier être humain.

Mystère, si te tiens !

Mystère, si te tiens !

Personnellement, je pense qu’avant la vie j’ai été une dispersion de points qui se sont rassembler pour faire de moi ce que je suis dans cette existence et après la mort, je serai dispersé de nouveau dans la non existence.

La seule différence réside dans le fait qu’avant, je vais exister, et qu’après, j’ai déjà existé par conséquent, je suis dans cette vie sans y avoir été avant et sans y être après, mais si on réunit de nouveau le même ensemble de nouveau le même ensemble de point, dans le même ordre, on obtiendrait exactement la même personne.

Le mystère de dieu, ou l’origine de l’existence :
C’est ce qu’on appelle le mystère des mystères. La question principale est de savoir s’il existe une origine à l’existence ? C’est le principe de causalité qui va nous plonger dans un cercle vicieux sans fin pour se contenter du principe de « la cause des causes » qui se trouve à l’origine première.

Il ne faut pas brûler les étapes et pour ne pas se perdre dans l’infini, on doit se limiter à la recherche de notre propre origine.

Avant de songer à la source première concentrons-nous d’abord sur notre source directe, abordons la question progressivement pour mieux la cerner. L’origine de l’existence ne peut être qu’une étape primitive de l’existence qui provient, à son tour, d’une autre étape encore plus primitive et ainsi de suite.

C’est une chaîne illimitée qui s’est développé, je ne dis pas seule mais d’elle-même et en fonction de ses besoins pour aboutir à ce que nous connaissons de nos jours. Tout mystère doit être découvert et expliqué pour qu’on puisse se développer à commencer par celui de dieu.

Il ne faut plus poursuivre cette soumission esclavagiste envers un Dieu mis en place, de toutes pièces, par l’imaginaire humain en fonction de son besoin de l’époque. Il est temps de se libérer de ces chaînes qui nous empêchent d’aller vers l’avant. Notre avenir est entre nos mains et non pas entre les mains d’un Dieu, sauf si on considère que nous sommes. Nous même, cette perfection divine vers laquelle on tend.

Par : Karim Mohamed Labidi

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Mirage divin

Mirage divin

J’ai été subjugué par l’idée qu’on faisait du Dieu parfait qui est au dessus de tout. J’ai cherché, tout d’abord, à me rapprocher de lui afin de lui ressembler le plus possible, ensuite, j’ai essayé de le connaître à travers le discours religieux qui n’était pas satisfaisant, ensuite, je me suis dirigé vers la présentation ésotérique et mystique de la nature divine, supérieure à celle de l’exotérique religieux.

Mirage divin

Mirage divin

Cependant, je me suis aperçu que ce que les soufis et les mystiques, de tout bord, croyaient être la nature divine n’était autre que la nature humaine à son plus haut niveau. En effet, ce qui devait être Dieu n’est autre que l’homme parfait, qui n’est pas encore apparu, à travers lequel on se libéré des chaînes de la matière, afin de retrouver la nature humaine infinie initiale.

Je ne vous raconte pas l’ampleur de ma déception à la suite de cette découverte que je refusais d’admettre en essayant d’aller encore plus dans la recherche de la nature divine sans succès. Ainsi, j’ai réalisé soudainement que l’idée de Dieu est une idée purement humaine, le résultat d’une mauvaise interprétation du mirage qui émane de la nature humaine, et qui n’est autre que l’ombre de cette dernière.

Autrement dit, au long de l’histoire humaine, on prenait ce qui émane’ de non matériel, de la matière comme étant la nature divine et ceci en raison de notre ignorance. En fait, ce qu’on prenait pour Dieu n’était autre qu’une conséquence de l’existence matérielle humaine à l’image de l’ombre qui apparaît à la suite d’une construction matérielle.

Imaginez plusieurs caravanes qui se perdent dans un désert, chacune d’elles était à la recherche de quelque chose différente de l’autre. Ainsi, l’une d’elles espérait trouver de l’eau au point d’imaginer le mirage étant une flaque d’eau, vers laquelle elle avance, jusqu’à ce qu’elle échappe à la mort on plein désert en trouvant une sortie. C’est- à- dire, en imaginant le mirage comme étant de l’eau, elle a pu garder espoir de survie jusqu’à ce qu’elle trouve une solution à son errance.

Une autre caravane, qui était à la recherche d’ombre afin de se protéger de la chaleur du soleil, voyait dans le mirage une oasis vers laquelle elle se dirigeait. Ainsi, c’est l’espoir d’atteindre cette oasis qui avait permis à cette oasis qui avait permis à cette oasis qui avait permis à cette caravane de supporter les brûlures du soleil du désert, jusqu’à ce que la nuit tombe et la sauve d’une mort certaine.

Une autre caravane, qui avait besoin d’une aide, était à la quête d’une caravane qui lui porte secours, ainsi, elle voyait dans le mirage une caravane, vers laquelle elle tend, jusqu’à ce qu’elle trouve une solution à son problème, ou même encore, qu’elle rencontre réellement une caravane qui lui apporte de l’aide.

Cet exemple nous explique clairement les différentes visions de la nature divine par l’être humain, puisque cette vision émane d’un mirage qu’on interprète différemment en fonction du besoin humain de l’époque, et ceci jusqu’à ce que l’humanité ait pu atteindre l’époque actuelle et échapper à l’extinction de son espèce grâce à l’espoir. En d’autre termes, c’est la vision de Dieu dans ce mirage qui a sauvé l’humanité d’une éventuelle disparition, et qui lui a permis d’atteindre un niveau qui l’autorise de comprendre la vérité de ce mirage.

Ainsi, la vérité de Dieu n’est autre qu’une idée humaine formulant un espoir qui conduit au port d’attache. Supposons que les différents caravanes continuaient à croire que le mirage est de l’eau, une oasis ou une caravane même après être sauvées de la mort, cette attitude ne serait- elle pas illusoire, irréelle et dangereuse ? Ainsi, ce qui était bénéfique dans le passé devient maléfique au présent et surtout dans l’avenir.

De même pour l’idée de Dieu qui était un espoir sauveur dans le passé humanitaire, et qui devient une entrave si l’être humain continu à croire que cette idée est une réalité. Autant cette idée était bénéfique et positive dans le passé humain, autant elle est devenue négative et un handicap pour le progrès de l’être humain.

En fait, l’idée en soi est neutre tout dépend quand, comment et pourquoi on l’utilise puisqu’il s’agit d’une pure invention humaine qui n’est dotée d’aucune existence réelle. En effet, l’existence divine ne réside que dans l’imaginaire humain en raison de l’espoir qu’elle représentait, ce qui justifiait les messages des grands prophètes qui voulaient le bien être de l’humanité et qui cherchaient la vérité de leurs époques pour faire progresser l’homme.

Par conséquent, je déduis que Dieu n’est que le mirage qui émane de l’univers de l’existence infini dans le sens ou il a toujours existé depuis le non début. Ainsi, c’est lui qui a engendré l’être humain, objectif de l’existence ou son noyau.

Au départ, je plaçais Dieu au sommet suivi de l’univers de l’existence qui est suivi de homme, mais après la découverte de cette vérité, je place l’univers de l’existence au sommet suivi de l’homme qui sera suivi, à son tour, du sur- homme qu’on croyait, dans le passé, être la nature divine.

Ainsi, ce qui était sensé être Dieu n’est pas encore apparu, mais peut très bien apparaître dans l’avenir en fonction de la volonté humaine. Donc l’origine de Dieu est l’être humain qui rêve d’atteindre cette idée divine un de ces jours.

Sachez que chaque idée qui traverse l’esprit humain s’enregistre automatiquement à l’intérieur de l’univers de l’existence jusqu’à ce vienne le jour ou un être humain la prononce. Chaque idée qu’on exprime s’enregistre d’office à l’extérieur de l’univers de l’existence jusqu’à ce vienne le jour ou un être humain l’écrive.

Chaque idée écrite retraverse de nouveau l’esprit humain afin d’extraire d’elle de nouvelles idées, c’est ainsi que l’être humain a pu progresser tout au long de son histoire.

Un début duquel j’aurais voulu commencer, une fin vers laquelle j’aurais aimé arriver, un sujet que j’aurais aimé aborder, celui de l’humanité en terme général, celui de l’être humain en terme précis puisqu’il est le noyau de l’univers de l’existence et sa raison d’être. C’est une vérité qui a été ressente par les anciens, comprise par l’actuel humain et qui sera confirmée par le futur humain, génération après génération.

J’écris pour que tu saches, tu sais pour que tu penses, tu penses pour que tu écrives. Le temps de l’oralité, des histoires des légendes, des contes est révolu, le temps des révélations, des prophètes, des histoires divines est achevé. Il est venu le temps des histoires humaines, de l’écrit, de la pensée, de l’analyse, du concret, de la vérité palpable.

Doit- on vous rappeler que d’un son est apparue la parole, d’un point est apparue l’écriture, c’est ainsi qu’on se dirige vers le sommet de l’humanité, vers le sur- homme, vers l’infini absolu à l’intérieur duquel on avance depuis l’infini.

Mille et une questions traversent l’esprit humain, mais y a t- il une réponse à chacune de ses questions ? ce n’est pas sûr, en revanche, il est certain que chaque réponse dispose d’une question. Ce qu’on peut dire c’est qua chaque question il existe mille réponses, plus ou moins juste, en fonction de ce qu’on cherche à travers la question est le propre de l’être humain qui ne cesse de s’interroger sur le tout et le rien sans jamais arriver au bout de ses peines.

D’ailleurs, c’est à la suite du sentiment d’incapacité de répondre à certaines questions, tel que d’où je viens, qui suis- je, ou bien, ou vais- je ?que l’homme a inventé l’idée de Dieu afin d’échapper à ses responsabilités et mettre le tout sur le dos de la nature divine. En effet, l’idée de Dieu règle bon nombre de problèmes que l être humain a du mal à résoudre dans le passé. Mais si Dieu était la solution de l’homme d’autant, peut- il continuer à jouer ce rôle encore aujourd’hui ?

Si Dieu est la réponse à l’ensemble des questions d’ordre existentiel, quia tourmenté l’esprit humain dans le passé, il ne peut plus satisfaire l’homme moderne qui a de nouveau besoin en fonction du degré d’évolution de son esprit.

Vous devez vous demander pourquoi on doit se détacher de l’idée de Dieu ? Pourquoi je cherche à combattre une idée qui procure encor, de nos jours, un bien être à prés de 90% de l’humanité directement ou non ? Personnellement, je n’ai rien contre l’idée de Dieu en soi, il m’importe peu aujourd’hui qu’il existe réellement ou non, je pense avoir dépassé ce stade.

En fait, j’ai tellement constaté l’impact négatif de cette idée sur l’humanité que je me sens forcer de penser que même si jamais Dieu existe réellement, il devrait se retirer et je dois appeler à la non existence divine. En effet, il s’agit d’un passage que l’humanité doit emprunter afin de se débarrasser de l’effet négatif que cette idée a engendré.

Le premier effet négatif que cette idée a crée est la manque d’ambition humaine pour vaincre le temps, la baisse su sens de la responsabilité en faisant constamment référence au Dieu providence qui va tout résoudre. Même si Dieu existe, il devrait envoyer des messagers pour appeler é sa non existence, afin que l’humanité puisse affronter sa destinée en cherchant, par exemple, à vaincre la mort, au lieu de continuer à croire qu’il existe une vie après, pour se rassurer et pour éviter de s’avouer la triste vérité de la fin de tout avec la mort. Il faut arrêter de se voiler la face et de croire en ce qui nous arrange sans résoudre le problème à sa racine.

Si l’écriture est un objectif, la lecture est un moyen dont le but est la pensée, c’est pourquoi, une lecture sans réflexion est un simple moyen et une perte de temps. Ainsi, l’écrivain pense ensuite il écrit, alors que le lecteur lit ensuite il pense. Les idées naissent, vivent et meurent comme tout autre existant.

L’idée de Dieu après avoir bien vécu se trouve vielle de nos jours et vouée à la disparition en laissant derrière elle la nouvelle idée qui va la remplacer, et dont la naissance a eu lieu depuis des siècles afin d’arriver à maturité lui permettant de se substituer à l’ancienne idée.

En effet, l’idée étant humaine, on doit lui appliquer le mécanisme qui régit la nature humaine, c’est- à- dire, que les idées se marient, se reproduisent se séparent, se contredisent, naissent, grandissent, meurent s’héritent, s’enterrent et se visitent. Si l’existence a engendré l’être humain, c’est ce dernier qui a engendré l’idée, ou le verbe, dont il est le seul créateur.

Par conséquent, s’il existe un dieu, celui- ci ne peut être que l’être humain lui- même qui est le secret et le noyau de l’existence, il est le premier et le dernier, le miséricordieux, et ainsi de suite des 99 noms divins.

N’avez- vous pas remarqué que ce qu’on appelle Dieu n’envoie plus de prophètes, peut-être qu’il s’aperçoit qu’on croit un peu trop en lui et qu’il devait prendre un peu de distance pour qu’on puisse voler par nos propres ailes, ceci dans l’hypothèse ou il existe réellement, enfin, on ne sait jamais.

Par : Mohamed Karim Labidi

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À la vitesse de la lumière vers l’ignorance

À la vitesse de la lumière vers l’ignorance

Qui d’entre nous n’a pas entendu le discours orgueilleux de l’un de nos imminents Oulémas. Ils sont si fiers de détenir la vérité, une vérité qui existe désormais avant que ces scientifiques occidentaux ne la découvrent. Ils affirment avec certitude : « regardez chers musulmans, c’est une découverte déjà existante dans le Coran. Dieu est grand, si grand … »

En effet, il est très facile, quand on arrive à atteindre une vérité concrète, de dire que telle ou telle personne ne l’avait dit auparavant ou encore qu’elle a déjà été citée dans tel ou tel livre sacré. Ainsi, on peut revenir, par exemple, sur les dessins préhistoriques réalisés par l’être humain primitif afin de prétendre que dés le début de l’humanité savait déjà que la terre était ronde.

À la vitesse de la lumière vers l’ignorance

À la vitesse de la lumière vers l’ignorance

De même qu’à travers la mythologie et les contes, on peut faire des constats du même genre afin de chercher à prouver que les dernières découvertes scientifiques ont déjà été avancées par les anciens. De la sorte, on peut dire que les philosophes grecs connaissaient déjà l’existence de l’atome, mais s’agit-il du même atome dont on parle aujourd’hui ?

Certes, selon les Grecs l’atome représentait la plus petite particule connue à l’époque, mais, en aucun cas, il ne s’agissait de l’atome tel qu’il est découvert de nos jours. De même que l’atome cité dans le Coran n’a pas de lien direct avec celui de la science moderne. Ainsi, la composition de cette dernière diffère de celle des temps anciens. Par conséquent, ce qui était considéré comme étant la plus petite particule s’avéré être aujourd’hui un ensemble d’atomes modernes.

Autrement dit, il n’y a que le nom qui a survécu à travers les siècles afin de désigner la plus petite composante de la matière. Par conséquent, ce serait une preuve d’ignorance que d’attribuer aux anciens l’ensemble des découvertes de la science moderne comme si l’Homme moderne ne faisait que répéter ce qui a déjà été dit par les anciens. En effet, quel intérêt auraient l’Homme moderne et l’Homme ancien s’ils ne peuvent profiter de leurs découvertes. Et d’ailleurs, profiter pour prouver quoi ?

Que les textes sacrés, par définition divins, sont en accord avec les lois établies par Lui ? Quelle évidence ! Ou bien encore, prouver que les textes sacrés sont vraiment divins car ils sont en accord avec les lois de la physique moderne, des lois assujetties au changement et calculées avec des marges d’erreurs qui peuvent aller jusqu’à 20% ! En réalité, ceci ne prouve qu’une seule et unique chose à savoir que les découvertes des anciens n’étaient qu’intuitives et très loin de la réalité scientifique.

Ainsi, le genre d’essais de comparaison tel que le “Coran et la science” ou “l’évangile et la science” et j’en passe ne prouve qu’une seule chose à savoir une nette ignorance de l’histoire humaine et de la vérité de leur époque, malgré la parfaite maîtrise et la conscience de l’évolution scientifique.

Par ailleurs, ce genre d’essais manifeste la présence d’un conflit intérieur, que vivent les auteurs respectifs, entre leurs approches et leurs convictions de l’importance de la science moderne et entre le poids de leurs bagages culturels et religieux, qui commencent à perdre de leurs effets.

Ainsi, dans l’espoir de réconcilier les deux théories, ils optent vers ce genre de comparaisons qui n’apportent que des solutions provisoires. En d’autres termes, ces essais vont a l’échec, et n’ont pour objectif que de tromper la raison et la logique humaine imposées de plus en plus chez l’être humain de la fin du vingtième siècle.

Personnellement, je n’ai rien contre la “logique” dite religieuse ou divine, mais, je ne peux m’empêcher de constater que tous ceux qui ont besoin de faire ce genre de comparaison ignorent l’objectif réel du discours religieux et la vérité de l’histoire humaine.

Par ailleurs, ce qui leur échappe c’est qu’ils sont en train de rendre un très mauvais service aux textes dits divins à travers leurs travaux, étant donné que les expériences scientifiques sont en état d’évolution permanente. Ainsi, ce qui est prouvé aujourd’hui peut être démenti demain, de même que ce qui approuvé hier a été démenti de nos jours.

Alors, leurs démonstrations se retournent contre eux et au lieu de servir et de confirmer le discours religieux, ils se trouvent en train de le démolir pierre par pierre sans s’en rendre compte en raison de leurs ignorances.

Je reconnais, encore une fois, ma propre ignorance des lois de la physique et des mathématiques, mais, en même temps, j’affirme ma bonne maîtrise du discours religieux. Ainsi, il me suffit de prendre connaissance du mécanisme de la science moderne pour pouvoir expliquer la logique religieuse sous la lumière de la science.

Ceci étant, quelle sera ma position si cette dernière évolue et change de direction en me prouvant que mes croyances religieuses n’ont aucun fondement scientifique ? Me trouverais-je en train de prouver, à ceux qui ont les mêmes croyances que moi, que les lois sacrées, sur lesquelles on se base, n’ont aucune assise scientifique ?

Ce genre de pratiques a été une des origines de la distinction de la logique chrétienne en Europe. Par conséquent, si vraiment, vous êtes attachés à votre forme de croyance, je vous conseille d’éviter ce genre de comparaison afin de préserver le charme et l’authenticité du discours religieux auquel vous appartenez.

II ne faut pas chercher à comparer la parole divine à la parole humaine puisque, de la sorte, vous frappez, inconsciemment, la parole divine en prouvant, qu’en réalité, il ne s’agissait que d’une parole humaine dans un sens comme dans l’autre. Autrement dit, la théorie de la relativité d’Einstein . . . (?) appartient uniquement à ce dernier.

II faut essayer de renoncer à l’idée selon laquelle les “anciens savaient et les modernes ne font que répéter ce qui est déjà connu.” Pour finir, sachez que le temps de l’Homme irresponsable, qui se réfère constamment aux anciens et aux forces surnaturelles, est révolu et que le temps de l’Homme responsable débute afin qu’il puisse penser par lui-même et servir l’humanité sans la moindre intervention extérieure de quelque sorte que ce soit. On croit que Dieu sait tout sans pour autant pouvoir le prouver, en revanche, l’homme ne sait rien, mais on peut prouver qu’il est capable de tout savoir.

Par : Mohamed Karim Labidi

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