08 – Le mythe de l’identité arabo-musulmane

Le mythe de l’identité arabo-musulmane

Beaucoup de partis politiques en Tunisie ou en Égypte parlent de l’identité arabo-musulmane, comme unique identité qu’il ne faut pas modifier dans la constitution, car elle représente la réelle identité du peuple.

Le mythe de l’identité arabo-musulmane

Le mythe de l’identité arabo-musulmane

Depuis l’indépendance et jusqu’à aujourd’hui, la question de l’identité arabo-musulmane reste une revendication de tous les partis politiques et du peuple et reste pour eux une vérité sacrée est requise, la seule issue pour nous protéger de tout effacement culturel, même après le soulèvement contre les dictatures.

Ma question est si l’idée de l’identité arabo-musulmane n’est rien d’autre qu’un mensonge alimenté par les pro-islamistes et les pro-arabes? Est-ce que nous sommes vraiment des arabo-musulmans ? Loin de toute polémique du complot d’effacement identitaire, un peuple qui ne peut pas définir sa vraie identité est un peuple qui ne peut, ni se libérer ni évoluer et qui ne pourra pas arriver à une civilisation humaine digne de notre temps. Un peuple sans identité réelle est un peuple sans histoire, donc forcement, sans avenir, il va de soi qu’un peuple qu’on lui impose une identité est un peuple sans dignité.

Avant de savoir qui nous sommes, il faut d’abord définir ce que c’est que l’identité. Cette dernière peut définir un peuple, un groupe ou un pays ? Sur quels critères se base l’identité réelle d’un peuple ? Est-elle si importante pour un individu ? L’identité est primordiale pour pouvoir avancer ?

Se tromper sur la définition de l’identité nous empêcherait certainement d’avancer, alors, essayons d’approcher tous ces concepts.

L’identification d’un peuple est comme l’identification d’un individu, une personne qui ne connaît pas son sexe ne pourra choisir son orientation sexuelle et un peuple qui ne connaît pas son identité ne pourra pas choisir son orientation culturelle.

L’être humain et quel qu’il soit, a besoin d’être identifié au point de vue individuel ou social afin de pouvoir avancer vers l’avant et surtout dans la bonne direction, sinon, il va vivre la crise d’identité qui le bloquera sur tous les plans.

Définition simple de l’identité selon le dictionnaire : “Ce qui détermine une personne où un groupe, données qui déterminent chaque personne et qui permettent de la différencier des autres, L’identité regroupe les façons dont les individus ou les groupes se définissent par eux-mêmes, et sont définis par autrui”.

L’identité n’est pas que l’on prononce seulement ou que l’on peut imposer, mais elle est bien une réalité qui émane de l’intérieur et commode à la pratique à l’extérieur, il ne suffit pas de dire ou d’être convaincu d’être un homme ou une femme, mais il faut que le comportement arrive à en convaincre l’entourage de l’identité de la personne même. Il en va de même pour l’identité collective : il ne suffit pas simplement de le dire, mais plutôt de vivre cette identité, non pas uniquement dans le présent, mais dans le passé et à travers l’histoire également.

Il y a plusieurs critères pour définir un peuple ou un groupe, on se contente des plus importants, cités dans l’histoire :

    1. Critère du sang ou de la couleur de la peau : Ce critère est le plus ancien et remonte au temps de l’âge animal, comme pour la différence entre deux sortes d’animaux et la différence entre deux êtres humains, ce critère est utilisé dans l’histoire pour différencier les peuples sur des bases héréditaires et physionomiques. Ce critère a causé des massacres dans l’histoire et de l’esclavagisme ainsi que des crimes racistes et des génocides, aujourd’hui et suite à l’évolution de l’esprit humain, ce critère est considéré comme raciste et inhumain. Toute personne ou un groupe s’identifiant par ce critère est condamné par les esprits civilisés.
    2. Critère religieux, des croyances et critères idéologiques : Ce critère est évolutif par rapport à son précédent, il est apparu dans l’histoire pour faire opposition au critère racial, et explique que l’identité d’un peuple se définit par rapport à la croyance: C’est constaté chez les chrétiens, mais plus clairement dans l’islam sous la notion d’el umma. Ce critère a permis de créer des empires despotiques et impérialistes dans l’histoire dans lesquelles les minorités religieuses ou idéologiques sont opprimées et détournées au silence et à la soumission dans la majorité. Ce critère du religieux se considère plus dangereux que le critère de la race, il se base plutôt sur les idées que sur l’apparence.

Ce critère est apparu en dernier et partage les peuples selon la langue et la culture, il ne prend pas en compte le sang ni la physionomie ni les croyances, mais la langue parlée et ce que véhicule cette langue comme comportement social et culturel et qui crée une identité des peuples, comme les Kurdes, les Berbères, les Basques, les Arabes…

Ce critère et malgré son évolution par rapport aux précédents reste imparfait, car il limite d’un côté la liberté des individus à choisir leurs identités, de l’autre côté, il permet de créer des groupes fermés sur eux-mêmes et qui refusent toute évolution, ce qui s’en suit, ce sont des états nationalistes qui interdisent la diversité culturelle et linguistique. Le monde aujourd’hui vit dans cet état de préservation culturelle et linguistique et une division du monde en des pays.

Cette situation a créé dans certains de ces pays une injustice envers les minorités culturelles et linguistiques, surtout quand l’état d’un pays prend une identité culturelle unique ou principale et une langue officielle majoritaire, ce qui a engendré beaucoup d’effacement et de disparition des langues et des cultures, on prévoit une impasse à laquelle va se heurter le monde dans l’avenir.

  1. Critère du sol et du territoire :Critère nouveau et avant-gardiste qui se base sur le droit du sol, quelle que soit l’appartenance de la personne, sa religion, sa langue ou sa culture. La personne est considérée citoyenne à part entière dans un pays et un état qui respecte toutes les cultures et toutes les langues et dialectes ainsi que toutes les croyances et les idéologies, dans cette atmosphère diversifiée, vivra tout personne sur le sol d’un pays sans aucune injustice. Ce seul critère est pris en considération comme critère d’identité dans l’histoire, dans le présent et dans le futur. À travers l’histoire, les idéologies, les croyances et les personnes changent par contre, la terre ne change pas. Jean-Marie Adiaffi a cité, “Rien ne vaut la force de l’amour de l’homme pour sa terre, sa forêt, ses fleuves, ses montagnes, ses rochers, ses arbres, ses oiseaux, ses pierres.

En se basant sur ce critère du droit du sol, on peut avoir des pays civilisés qui avancent vers un avenir sans aucune discrimination tout en acceptant la différence qui est née du multiculturalisme, celle qui fait la richesse réelle d’un pays. Avec certainement cette identité réelle, on pourra se créer une union équilibrée et claire afin d’être reconnu et s’identifier par rapport à l’autre, cette dernière doit se baser sur l’endroit géographique, seul critère stable à travers l’histoire, la race, l’identité et les croyances étant présentes sur la terre, une terre sur laquelle nous vivons depuis toujours. Cela-dit, quelles que soient l’origine, la croyance, la langue ou la culture, le citoyen doit être reconnu à part entière et avec dignité sur la terre qu’il a choisie où vivre.

Quand on prend l’exemple de la Tunisie, on peut dire que chaque personne se sent tunisienne à part entière dans sa chaire et dans son esprit quelles que soient son origine ou sa croyance et se considère tunisienne nord-africaine, je crois à la toute-puissance de la terre sur laquelle nous vivons. La race n’est pas dans le sang ni dans les croyances ni dans la langue, mais elle est ultimement liée à la terre et à l’atmosphère de cette terre: c’est notre origine et la base de notre conception, c’est ce qui a fait notre propre culture, c’est le trait d’union entre les hommes et les femmes. Le symbole de la culture naît dans la considération des lieux où elle est née. Aimer un lieu doit se refléter à travers le respect dans les comportements et les attitudes de la personne envers ce lieu-là. Ce dernier qui n’est rien d’autre que la terre qui nous donne l’identité dont on est fier.

Quand on se pose la question à propos des Arabes installés au nord de l’Afrique, sont-ils les mêmes aujourd’hui ? Ils se sont certainement mélangé avec les Turcs, les Romains, les Phéniciens, mais aussi les Français, bref, tous ceux qui ont vécu sur cette terre, pour former les Nord-Africains. Serait de même pour un Africain qui habitera plusieurs siècles en Europe, il sera finalement un Européen. Logiquement, nous pourrons dire aujourd’hui que Maghrébins, Libyens et Mauritaniens ne sont pas des Arabes, mais ils sont réellement des Nord-Africains, qu’ils soient différents par la race, la couleur ou la langue, la religion ou les croyances, ils vivent sur la terre du nord d’Afrique et respirent l’air du nord d’Afrique. Nous ne rejetons pas nos origines, nous ne nions pas d’où nous venons, car les civilisations précédentes méritent tout respect et toute reconnaissance.

Pensons plutôt à la vie actuelle et aux générations futures, qui ne cessent de se projeter et de côtoyer le monde entier sans se soucier des frontières et de ses limites, pour devenir ce qu’elles veulent et réaliser le rêve d’être libre et d’appartenir à la terre et au droit du sol, sans jamais s’arrêter aux particularités. Dire que les Nord-Africains ne sont que des Arabes ou que des Magrébins, c’est nier l’origine de la terre et nier notre histoire avant l’arrivée des Arabes et de l’islam, le nord d’Africain existait bien avant les Arabes et l’islam et demeure jusque-là sur cette terre. Il ne faut surtout pas nier notre identité réelle qui va nous permettre d’évoluer et d’aller vers l’avant, sinon, nous allons tomber dans l’illusion de la fausse identité.

Aujourd’hui, l’identité arabo-musulmane est celle qu’affiche la majorité comme unique identité, par ignorance, par dogmatisme religieux ou même nationalisme. Cette identité n’est qu’un mythe et un mensonge inventé afin de cacher la vraie identité, celle qui existait bien avant l’arrivée de l’islam et des musulmans. C’est une injustice envers l’autre et envers le berbère qui revendique dans son combat sa présence, et une discrimination des non musulmans sur cette terre.

Les valeurs de l’islam et de cette identité arabo-musulmane effacent notre identité réelle et ne gardent que ce que l’islam retient, pour nous empêcher d’être fiers en dehors de l’islam et des Arabes. Finalement, notre identité réelle a été arabisée et islamisée sans nous donner le choix d’être ce que nous étions avant l’islam et ce que nous voudrons être. Le peuple tunisien est nord-africain et humain, un peuple diversifié et varié dans ses valeurs, ses origines et ses opinions, il doit se sentir libre à travers le droit du sol sans avoir honte ni avoir peur.

Le citoyen tunisien doit l’être à part entière, quelqu’un qui aime cette terre, son air et son âme, quelle que soit son origine, sa langue ou ses croyances, sans pour autant appartenir à la majorité ou nier les minorités. Toute personne a le droit de choisir son identité et de changer par soi-même, sans être accusé de traître ou autre.

L’identité est fortement liée au sol et à la terre ; à vous de méditer le sujet et de conclure par vous-même, ce qui pourrait nous faire avancer et non reculer.

Par : Mohamed Karim Labidi

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07 – La liberté est l’ennemie N°1 de l’islam

La liberté est l’ennemie N°1 de l’islam

Voilà 10 ans que j’ai quitté l’islam orthodoxe et que je me suis libéré de la tutelle islamique, et je suis toujours convaincu que l’ennemi numéro un de l’islam est la liberté : l’islam se développe certainement dans la censure et l’oppression et cela dès le début de l’apparition de l’islam, il y a 1400 ans, et c’est pour cela que les islamistes font absolument tout pour passer aux yeux de la masse musulmane comme des victimes et des opprimées. Ce n’est pas par hasard aussi que l’islam interdit la critique, tue l’apostat et refuse la discussion avec les non musulmans, sauf dans un but bien précis et dans un cadre bien déterminé à l’avance.

La liberté est l’ennemie N°1 de l’islam

La liberté est l’ennemie N°1 de l’islam

Que ça soit en Tunisie après le 7 novembre, ou après le 11 septembre, j’ai toujours été contre toute censure des islamistes dans le monde arabo-musulman ou ailleurs, et contre toute opération militaire contre eux, ainsi que contre leurs arrestations.

Je suis convaincu que tout cela ne va que les renforcer, cela est justifié par l’histoire en période de l’apparition de l’islam en Arabie, c’est surtout avec l’interdiction de celui-ci qu’il s’est propagé comme un virus partout.

L’islamiste se cache derrière des principes civilisés et humanistes comme la liberté simplement pour arriver au pouvoir et par la suite, interdire la liberté au nom de Dieu, Mohamed lui-même et à La Mecque s’est montrée tolérant et ouvert, mais dès qu’il a pris le pouvoir à la Médina, il a changé le discours.

Cela peut être justifié par la différence entre versets coraniques de La Mecque et ceux de la médina, ce qui est une preuve que l’islam utilise le double langage et la ruse pour arriver à son but. Cela en plus n’est propre à l’islam, mais à tous les mouvements racistes, dogmatiques et autoritaires, car se montrer tolérant et altruiste n’est qu’une façade pour convaincre la masse, ni plus ni moins, mais en réalité, les islamistes ne connaissent pas ce que veut dire mot liberté puisque l’islam ne contient rien de la liberté, cette religion est soumission et suivisme total.

Il ne faut pas tomber dans le piège des islamistes et croire à leur mensonge au nom de la liberté, malheureusement ils savent très bien que la majorité de la population islamique est soumise et dominée par le pressentiment religieux, alors ils en profitent pour gagner le maximum de voix avec une compagne fondée sur le côté émotif des musulmans.

Ces derniers croient en dieu et son paradis et qui votent pour eux par peur de allah, que plutôt se fonder sur un programme politique ou économique qui peut répondre aux attentes des Tunisiens.

Afin de faire face à ces islamistes et à leur endoctrinement déloyal en Tunisie ou ailleurs, il faut se créer des limites et les respecter, il faut que le gouvernement utilise des lois pour punir tout appel à l’acte de violence. Chacun a le droit de critiquer et de parler de son point de vue, mais sans dépasser ses limites, car il ne faut pas tomber dans la diffamation qui doit être condamnée elle aussi par la loi, ni dans les mensonges. Tout cela doit passer par la justice et les lois, sans cela, l’islamisme va continuer à grandir dans l’ombre pour maintenir la masse populaire dans l’ignorance, la soumission et la peur de leur dieu.

Toute personne qui veut interdire la liberté au nom d’une personne, d’une idéologie, de dieu ou d’une religion n’a pas de place dans le monde libre et civilisé ; les islamistes se croient détenus la vérité absolue et n’acceptent pas la critique et la liberté d’expression. Pourquoi n’acceptent-ils pas l’autre ? Il faut donner la liberté vraiment aux gens de dire et de faire ce qu’ils veulent dire ou faire dans la cadre de la loi bien claire et définie pour tout le monde, pas de diffamations, pas de mensonges, pas d’appel à la violence et pas de droit d’exclure l’autre. Celui qui ne respecte pas ces règles qu’il soit islamiste ou autre sera puni selon la loi comme un criminel qui transgresse la loi et pas parce que c’est un islamiste ou autre ; Quant à la violence verbale et physique, elle doit elle aussi être punie selon la loi et c’est ainsi qu’on donne la liberté à tout le monde.

La liberté est un droit pour tout le monde, par contre, pas de liberté pour ceux qui sont contre la liberté ou qui cherchent à l’interdire au nom du sacré ou autre, car le sacré pour l’un n’est pas nécessairement sacré pour l’autre.

Enfin, je finis pour dire que la liberté est l’ennemi numéro 1 de l’islam et pour cela que ces derniers qui pleurent le manque de liberté sont les premiers à l’interdire, une fois ils ont le pouvoir. Pour leur faire face et leur barrer la route, il faut instaurer un cadre libre bien solide, protégé par la constitution qui punit toute censure quelle qu’elle soit, tout le monde a le droit de parler, de critiquer et d’exprimer son point de vue par l’art, la parole ou les écrits ou encore le cinéma… Et toute personne s’opposant au nom de son dieu ou à ses croyances par la violence sera punie par la loi.

Par : Mohamed Karim Labidi 

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09 – La liberté dans l’islam orthodoxe ?

La liberté dans l’islam orthodoxe ?

Est-ce qu’il y a de la liberté dans l’islam orthodoxe?
La liberté dans l'islam orthodoxe

La liberté dans l’islam orthodoxe

Définition du mots liberté : état dans lequel un sujet peut agir sans contrainte ni obstacle, et qui lui permet de déterminer en toute autonomie les fins de son action ainsi que les moyens d’y parvenir. Et j’ajoute sans toucher à la liberté des autres sujets, ma liberté s’arrête à la frontière des libertés des autres.

Définition du mots islam orthodoxe : c’est une idiologie dite divin qui appelle à la soumissions non conditionnée d’un sujet aux lois et règlements apportés par Mohamed dans tout les domaines de la vie il y a 1400 ans.

    Questions :L’islam est-il ouvert à l’esprit critique?

NON, NON L’islam à mon avis croit en une seule liberté, celle de choisir entre être libre de l’islam et finir en enfer ou de ne pas être libre de l’islam et être soumis à ses règles et lois et bénéficier du paradis.

Par : Mohamed Karim Labidi

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06 – Mystère, si te tiens !

Mystère, si te tiens !

On appelle, Mystère, tout ce qui nous échappe. Par conséquent l’ampleur du mystérieux doit être égale à celle de notre ignorance. Ce qui parait mystérieux pour les uns ne l’est pas, forcément, pour les autres. C’est pourquoi, on va se limiter à ce qui semble relevé des mystères universels tel que la mort, les phénomènes surnaturels et ainsi de suite qui touchent, a part égale, l’ensemble de l’humanité.

Le mystérieux est fait pour être affronté et démystifié. C’est la seule façon de faire avancer les choses, c’est le caractère mystérieux qui nous pousse à le défier afin de pouvoir progresser à la découverte de nouveaux mystères. Ce qui était mystérieux dans le passé ne l’est plus aujourd’hui, et celui de nos jours, disparaîtra dans l’avenir pour laisser la place à la place à la naissance de nouveaux mystères. C’est ainsi que l’humain se développe au fil du temps.

  • – Le mystère de la vie et la mort.
  • – Le mystère d’avant la vie et d’après la mort.
  • – S’il existe et ne sait pas faire pour rendre ce monde meilleur, alors il ne mérite pas d’être un dieu.
  • – Le mystère de Dieu.

Le mystère de la vie et la mort :
Le discours religieux renvoie la balle dans le camp de Dieu, il est le seul maître nous dit-on dans ces domaines. Tout d’abord, comment peut-on définir la vie ? Il y a plusieurs stades de la vie à l’échelle minérale et humaine. En ce qui me concerne, la vie est l’existence, , alors que la mort est la non existence. Donc, il faut chercher le mystère de l’existence et celui de la non existence ce qui nous ramène à deuxième point.

Le mystère d’avant la vie et d’après la mort :
On connaît l’approche religieuse qui ne nous intéresse pas ici. De mon point de vue, tout ce qui apparaît a connu un cheminement clandestin sur une infinité d’étapes avant de surgir sous sa forme définitive.

Je vais me limiter à trois types de mystères :
Si je suis apparu tel que je suis c’est en raison de la mise en place d’un long processus depuis toujours pour aboutir à ce résultat et non pas à un autre le moindre changement aurait donné un autre résultat, peut être, diamétralement opposé. Ce qui s’applique sur le plan individuel se répète à l’échelle humaine avec l’apparition du premier être humain.

Mystère, si te tiens !

Mystère, si te tiens !

Personnellement, je pense qu’avant la vie j’ai été une dispersion de points qui se sont rassembler pour faire de moi ce que je suis dans cette existence et après la mort, je serai dispersé de nouveau dans la non existence.

La seule différence réside dans le fait qu’avant, je vais exister, et qu’après, j’ai déjà existé par conséquent, je suis dans cette vie sans y avoir été avant et sans y être après, mais si on réunit de nouveau le même ensemble de nouveau le même ensemble de point, dans le même ordre, on obtiendrait exactement la même personne.

Le mystère de dieu, ou l’origine de l’existence :
C’est ce qu’on appelle le mystère des mystères. La question principale est de savoir s’il existe une origine à l’existence ? C’est le principe de causalité qui va nous plonger dans un cercle vicieux sans fin pour se contenter du principe de « la cause des causes » qui se trouve à l’origine première.

Il ne faut pas brûler les étapes et pour ne pas se perdre dans l’infini, on doit se limiter à la recherche de notre propre origine.

Avant de songer à la source première concentrons-nous d’abord sur notre source directe, abordons la question progressivement pour mieux la cerner. L’origine de l’existence ne peut être qu’une étape primitive de l’existence qui provient, à son tour, d’une autre étape encore plus primitive et ainsi de suite.

C’est une chaîne illimitée qui s’est développé, je ne dis pas seule mais d’elle-même et en fonction de ses besoins pour aboutir à ce que nous connaissons de nos jours. Tout mystère doit être découvert et expliqué pour qu’on puisse se développer à commencer par celui de dieu.

Il ne faut plus poursuivre cette soumission esclavagiste envers un Dieu mis en place, de toutes pièces, par l’imaginaire humain en fonction de son besoin de l’époque. Il est temps de se libérer de ces chaînes qui nous empêchent d’aller vers l’avant. Notre avenir est entre nos mains et non pas entre les mains d’un Dieu, sauf si on considère que nous sommes. Nous même, cette perfection divine vers laquelle on tend.

Par : Karim Mohamed Labidi

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04 – Le miroir

Le miroir

Après toutes ces années de croyance et de méditation, je peux résumer le fruit de mon expérience d’une manière simple et caricaturale.

J’étais un homme ordinaire traversant les ruelles de la vie, j’entendis parler d’un Dieu qui me donna envie de le rencontrer impatiemment afin de me faire mon propre avis sur la question. Je partis à sa recherche, je croisai des individus qui m’indiquèrent le chemin jusqu’à ce que je me retrouve devant son palais. En contemplant sa beauté, je fus persuadé qu’il y résidait. Je me rapprochai afin de demander aux gardes “Qui habite dans ce palais ?”. La réponse fut sans équivoques : c’est Dieu et ses serviteurs.

Depuis ce jour j’ai fait l’impossible pour être l’un de ses serviteurs. J’ai prié, supplié, étudié pour me rapprocher de lui. J’ai réussi à rentrer dans son jardin puis ai suivi le chemin qui m’a été indiqué pour l’atteindre. J’ai découvert l’intérieur de ce palais qui était encore plus beau que l’extérieur. Je me suis prosterné devant cette splendeur en demandant aussitôt : “Où est Dieu ?”. Ils m’indiquèrent la direction à suivre. J’atterris devant un grand portail encore plus beau que le précédent où le gardien me dit : “Pour rentrer il faut être un serviteur rapproché de Dieu”.

Le miroir

Le miroir

J’ai étudié, j’ai médité et prié pour le devenir, jusqu’au jour où il me fut permis de rejoindre ses grands serviteurs. Je fus ébloui par l’intensité de la lumière au point de ne pouvoir ouvrir les yeux. Je me suis écroulé devant le prétendu Dieu et, devant cette lumière aveuglante, tous autour de moi ont fermé les yeux pour se protéger de cet éclat de lumière.

Soudain, l’un de nous se dirigea vers un rideau et le traversa, je voulus le suivre mais je n’ai pas pu, la lumière était trop forte. J’ai attendu en priant et en réfléchissant jusqu’à ce que j’aie pu dépasser le premier rideau, puis le deuxième et ainsi de suite. A chaque étape la lumière baissait – ou je m’habituais à son intensité – jusqu’à ce que j’atteignisse le dernier voile où l’on est finalement sensé trouver Dieu.

Vous ne pouvez pas imaginer l’ampleur de ma surprise. Je me suis trouvé devant une magnificence qui dépasse tout entendement, je me suis prosterné, machinalement, en éprouvant une sérénité sans précédent. Enfin, j’étais arrivé auprès de Dieu que j’avais tant cherché ! Je n’avais jamais cru qu’il puisse être si beau, tout ce qu’on avait pu me dire sur lui n’était rien à côté de ce que je perçus en ce moment.

Je restai des années à m’imbiber de cette beauté, jusqu’au jour où j’ai décidé à le regarder en face. J’ai osé lever la tête, j’ai commencé à le dévisager et, à ma grande surprise, j’ai remarqué chez lui des traits qui m’étaient familiers. Puis je suis revenu à la charge pour en avoir le cœur net et là, vous allez être aussi surpris que moi. J’ai revu l’ensemble des chemins que j’ai dû emprunter pour venir vers lui: Je voyais la vie telle que je l’avais laissée derrière moi, avec ses composants habituels.

Je revoyais le quotidien des humains, les étoiles, le ciel, la Terre et tout ce qui compose la matière existante. En me rapprochant davantage, je me suis aperçu que j’étais devant un miroir qui reflétait l’ensemble de ce qui se projetait en lui, une simple matière. Sous l’emprise de la déception j’ai décidé de briser le miroir pour aller au-delà et découvrir ce qu’il cache derrière. Je ramasse toutes mes forces et je fonce dans le miroir tête baissée. Mais hélas, je n’avais rien brisé. Et je me suis trouvé, en levant la tête, au milieu des passants, dans les ruelles de la vie d’où j’avais démarré.

Une fois le choc absorbé, je me suis levé et je suis parti à la découverte de la vie matérielle qui m’entoure et que je n’ai réussi à prendre en compte qu’à la suite de ce voyage en dehors du temps et de l’espace. J’ai réalisé que Dieu n’existe que dans la mémoire des gens, c’est l’Homme qui a créé Dieu et non l’inverse. « Heureusement que je n’ai perdu que la moitié de ma vie, me suis-je dit, il me reste encore l’autre moitié pour vivre comme un Dieu et non pas comme l’esclave de Dieu ».

Par : Mohamed Karim Labidi

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