Ma vie Ma Tunisie

Mohamed Karim Labidi

Ma vie Ma Tunisie

Découvrez le livre du Mohamed Karim Labidi “Ma vie Ma Tunisie”

Voici un fragment de mon livre témoignage : « Ma vie Ma Tunisie », vous pouvez méditer cet extrait que je partage avec vous, suivi d’une analyse, avant les élections du 23 octobre mais surtout suite à la polémique autour de la diffusion du film Persépolis sur Nesma TV.

“Je me rappelle bien de cet été de 1973, je m’amusais pleinement, entre sorties en familles, jeux, promenades le soir au port de la goulette, à Sidi Bou Saïd, Carthage ou hammam Lif et baignades. À l’horizon se mêlaient mes illusions du présent aux rêveries du futur.

Souvent, l’ami de mon père passait avec sa voiture accompagné de sa fille pour nous emmener, moi et mes sœurs à la mer, nos baignades étaient un régal.

Nous aimions les vagues, le vent et le sel. Nous aimions sentir le soleil pénétrer nos corps, nous rouler dans le sable, rire de tout.

C’était le temps de l’insouciance, des lendemains qui n’existaient pas. Plus rien n’avait d’importance, sinon de goûter simplement aux joies du grand large.

Mes sœurs mettaient leurs maillots de bain Bikini et se baladaient au bord de la page, quant à moi, je restais jouer et mon frère avec le sable sous l’œil attentif de l’ami de mon père, qui en même temps, appréciait quelques bières,

Les soirées coulaient tranquillement dans un bain d’allégresse et d’amitié partagée. Nous étions alors une famille ordinaire, parfois conservatrice, traditionnelle, comme la plupart des familles tunisiennes.

Ma mère faisait tout pour voir ses filles modernes ; Bourguiba, ce leader féministe, avait demandé clairement aux femmes tunisiennes d’enlever le voile traditionnel mais ma mère a gardé tout de même le « Sefséri » par habitude plus que par conviction.

Mes sœurs portaient des jeans, des minis jupes , des chemises à la mode. C’étaient, des jeunes filles imprégnées de la modernité naissante, vouée à combattre les freins conservateurs de l’arrière-garde traditionaliste qui limitaient le rôle de la femme à celui de « Bonne de maison».

Les vacances d’été viennent de finir et une de mes sœurs est rentrée à l’université, pour y étudier les sciences mathématiques, et s’approchait de plus en plus de l’islam politique sans s’en rendre compte.

Juste après quelques mois, j’ai remarqué que ma deuxième sœur, la plus proche à moi depuis ma naissance, commençait à changer et affichait un comportement bizarre qui ne laissait paraître aucun sourire. Nos échanges quotidiens ont fait naître un lien fort, qui m’a permis de remarquer cette différence subite.

Avant ce changement, elle faisait beaucoup d’efforts pour aider ma mère et nous amusions ensemble et jouons à la maison.

Mais depuis qu’elle est à l’université, elle a commencé à oublier cette joie, ce bonheur qui faisait toute la richesse de sa personnalité, elle était connue de son courage et de son esprit libre et critique, son humour, sa manière de cultiver des liens chaleureux avec les siens, elle avait beaucoup de ma mère et de son caractère fort, elle allait jusqu’au bout des choses sans abandonner.

Elle était devenue de plus en plus isolée, comme si elle avait un monde unique à elle, ne parlait presque avec personne, enfermée dans sa chambre

Un jour, j’ai entendu une discussion avec ma mère :

– Tu sais, maman, nous sommes cernés par les forces du mal.

– Que veux-tu dire, mon enfant?

– Il y a beaucoup de gens qui veulent nous détourner du chemin qui mène à Dieu.

– C’est étrange ce que tu dis là, Ma fille. Quelqu’un cherche-t-il à te faire du mal ?

– Oh non ! Je me sens si forte, maman ! Dieu est avec moi. Dieu est si bon ! Je ne me suis jamais sentie aussi près de Son cœur.

– C’est bien la première fois que je t’entends parler de Dieu avec autant de passion. Je t’en félicite. Mais pourquoi tes mains tremblent-elles à ce point ? Es-tu souffrante ?

Ma mère prit un siège, puis s’assit, abandonnant les préparatifs du déjeuner qui l’avait occupée depuis le début de la matinée.

Ma sœur resta debout, fit plusieurs fois le tour de la table de la cuisine ; de ses yeux s’échappaient des éclats coupants, lesquels exprimaient également une sorte de gêne que tentait en vain de dissimuler.

Chose surprenante, sa robe lui descendait jusqu’aux mollets, alors que d’habitude, elle portait des jupes plutôt courtes. Ma mère avait très bien compris que ça fille n’était pas dans son état normal.

– Si je suis souffrante ? reprit ma sœur. Pas le moins du monde ! Au contraire, je me sens aussi forte qu’un bloc de granit !

– Mais alors pourquoi trembles-tu ?

– Je tremble, car mon amour pour Dieu est immense. Et je sais qu’Il me regarde.

– Il nous regarde tous, rétorqua ma mère.

– Tu te trompes, maman. Dieu regarde seulement ceux qui ont tout sacrifié pour Lui, ceux qui se sont placé corps et âme sous Sa lumière.

– Depuis que tu es à l’université, tes mots ont bien changé. Et je trouve que tu as un peu perdu ta joie de vivre.

– Je n’ai jamais été si heureuse. J’ai rencontré de nouvelles personnes qui m’ont vraiment ouvert l’esprit et redonné la liberté.

– Je te remercie pour ta délicatesse, ma fille. Crois-tu que je t’ai élevée sous une cloche de verre ?

– Tu ne m’as pas élevée pour que je puisse accéder à la vraie parole de Dieu ! Lança ma sœur avec une rage qu’elle ne sut réprimer, comme si ma mère lui a caché la vérité de Dieu.

Elle s’assit à son tour, se frotta le visage avec ses mains. Pendant quelques secondes, son esprit sembla égaré dans le silence. Puis elle se leva, s’approcha de ma mère, se pencha légèrement vers elle et lui dit:

– Nous devons tous apprendre à écouter la parole de Dieu. Ce que nous avons fait pour Lui jusqu’à présent n’est rien. Désormais, tous nos gestes, tous nos actes comme nos pensées doivent être tournés vers Lui, sans quoi les portes du paradis ne nous seront pas ouvertes.

– Cesse ces mots, comme si je ne suis pas musulmane ! tes mots me font mal. Je ne veux plus t’écouter.

– Pourtant il le faudra bien, car c’est la volonté de Dieu.

Cette discussion glaça le sang de ma mère. Pourquoi sa fille était-devenue aussi dure dans ses propos ? Ma mère pratiquait la prière quotidiennement.

Elle avait éduqué ses enfants sans faire de différence entre eux, prêtant à chacun une égale attention, remplissant ainsi au mieux son rôle de mère. Elle n’avait à rougir de rien, si ce n’est de nombreuses disputes avec mon père. Mais elle n’en était pas responsable, n’ayant jamais voulu ce mariage.

Au contraire, Ma mère avait accepté son sort malgré sa peine et travaillait sans relâche pour le bien-être de sa famille.

Elle s’était battue pour que les siens puissent vivre sous leur propre toit, hâtant de cette façon l’indépendance de la famille. Vivre librement et sans la contrainte des autres, n’est-ce pas là le but auquel doit prétendre tout responsable de famille ? Que pouvait-elle faire de plus pour mériter l’amour de Dieu ?

Ma sœur prenait un virage qui annonçait des jours difficiles. Son changement d’attitude apparut davantage dans sa tenue vestimentaire. De jour en jour, ses habits prenaient de plus en plus de la longueur. De couleurs attrayantes dans les premiers temps, ils glissèrent progressivement vers le gris.

Un jour, je lui avais demandé la raison pour laquelle elle ne portait pas le « Sefséri » comme ma mère, elle m’avait répondu que celui-là représentait la femme musulmane par tradition, et que ce qu’elle portait elle, était les habits islamiques qui représentent la femme musulmane par conviction.

Je voulais alors connaître la différence entre la musulmane par tradition et la musulmane par conviction : Pour elle, la tradition n’était pas le vrai islam du temps du prophète, par contre son islam est identique à ce que Dieu a voulu et comme l’a vécu les premiers musulmans, et pour m’expliquer plus, elle m’a dit clairement que l’islam ne doit pas être séparé de la politique, parceque Dieu à dit “Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, les voilà les mécréants.”.

Selon elle, cet habit qu’elle portait n’était pas un simple habit musulman mais aussi un uniforme qui représentait la tendance islamique tunisienne « Ennahda », pour les femmes musulmanes qui appartenaient à ce parti et pour montrer à tout le monde le nombre important de personnes à vouloir une république islamique.

Ma vie, ma Tunisie

Ma vie, ma Tunisie

C’est une des grandes erreurs de ma mère que de sous estimer le danger de l’infiltration de l’islamisme dans notre famille, elle se disait peut-être que cela était passager et que ma sœur allait retrouver son équilibre.

Malheureusement, elle ne connaissait pas leurs méthodes de manipulation, ils agissent sur les personnes qui veulent faire servir.

Les méthodes pour eux sont multiples pour arriver au but. Ma sœur était tombée dans le piège de l’amour d’un islamiste, un membre faudeur d’Ennahda, elle voulait se marier avec lui et fonder une famille exemplaire au service d’Allah, c’était son rêve de jeune fille.

Mohamed lui-même a utilisé cette méthode quand il s’est marié avec certaines de ses femmes afin d’avoir le soutien et l’alliance de leur famille et même de leur tribut, afin de servir sa cause, la propagation de l’islam.

Cela est remarquable aussi en Europe, à travers la conversion de beaucoup à l’islam suite au lien du mariage, généralement, ceux qui se convertissent, le font par amour, ce qui conduit nécessairement à l’infiltration islamiste dans les familles.

La deuxième erreur qu’à commit ma mère a été de ne pas agir à temps pour faire face à ce danger, car elle croyait à la liberté de chacune et à ses responsabilités, elle ne voulait rien imposer à ses enfants, afin que ces derniers assument leurs choix.

Elle nous a éduqués pour être responsable, elle ne voulait pas que ces enfants vivent ce qu’elle a vécu quand elle n’a pas eu le choix pour son mariage. Elle était amoureuse de son cousin paternel, et malgré cela, elle s’est retrouvée mariée, forcée, à mon père malgré son jeune âge. Elle en a beaucoup souffert.

Et c’est pour cette raison, qu’elle donnait la liberté à ses enfants pour faire le choix et vivre l’expérience, quitte à se brûler le doigt comme elle disait.

Malheureusement, l’infiltration islamiste a été la source de malheur de ma famille et des milliers d’autres familles, aux années quatre vingts, sous prétexte de la liberté, et du libre choix… “

Cette situation actuelle en Tunisie me rappelle ma famille pendant l’infiltration islamiste, la Tunisie d’aujourd’hui permet à un parti politique à connotation islamique de paraître officiellement mais qui risque d’être la source de son malheur.

Notre devoir est d’avertir cette population encore fragile et qui manque d’expérience dans le domaine de la politique et de la Liberté, une population en majorité influencée par l’emprise religieuse de l’islam, et que ces islamistes utilisent pour les embobiner dans l’islamisme et pour avoir leur soutien au pouvoir.

Malgré tous les problèmes qu’a rencontrés ma sœur suite à l’islamisme, elle tenait toujours à l’islam, pour elle l’islamisme est le vrai islam, qui pour elle, est la seule issue pour conserver son identité, ses idées en fait, ne lui étaient pas propres mais inculquées dans sa tête par son mari.

Finalement, l’islamisme fait de ses adeptes des prisonniers de lui-même et efface complètement leur raisonnement et j’avais compris la raison pour laquelle Bourguiba avait tellement peur des islamistes.

Étant jeune, je n’avais pas fait le rapprochement entre la peur de ma mère de l’islamisme pour sa famille et la peur de Bourguiba de l’islamisme pour son peuple, avec la différence, que lui, il a pris des mesures fermes, quant à elle, elle a laissé le choix à sa famille et l’a vu par la se déchirer et son rêve s’éteindre.

La Tolérance dont a adopté ma mère comme méthode, a aidé les islamistes à mettre la main par-dessus ma famille immédiatement. La méthode de Bourguiba d’oppression et de censure et par la suite Ben Ali a peut-être aidé les islamistes à mettre la main par-dessus la société tunisienne à long terme.

Celle-ci doit se rendre compte du danger de l’islamisme qui n’a fait que grandir dans l’obscurité, de plus en plus fort après avoir eu l’autorisation de participer politiquement à l’avenir de la Tunisie.

Que faut-il faire avec eux : leur donner la liberté ou la leur priver ?

Je pense que la censure ne peut pas être la solution, ni la liberté d’ailleurs. Il faut déterminer des lois claires dans la constitution afin de préserver la liberté de chacun et de défendre les libertés au nom de tous. Il ne faut pas interdire la parole au nom d’une religion ou d’une idéologie. Seules les diffamations et les mensonges devraient être interdits. Il faut cesser la violence verbale et physique.

J’espère que les Tunisiens vont devenir plus conscients et plus vigilants, qu’ils vont faire le bon choix pour la Tunisie de demain. Un moderniste par exemple, avec qui, au moins, on peut discuter est mille fois meilleur qu’un islamiste dangereux par ses opinions, qui prétend parler au nom de Dieu et avec qui, on ne peut discuter sans être accusé de mécréant.

C’est Aux Tunisiens de choisir un programme humain et non un programme issu des idées d’une religion.

Mon combat jusque-là est un combat culturel, une guerre d’idée et je dénonce toute forme de violence. Je suis contre ceux qui ont interdits la parole aux islamistes quel qu’ils soient, même Hizb ut-Tahrir et les salafistes car ceux-là ont le droit de s’exprimer en toute liberté, à condition, qu’ils respectent la liberté des autres et ne parlent qu’en leur nom, et qu’ils ne se mêlent pas des autres et qu’ils respectent la constitution moderniste.

Je suis tout à fait contre ces partis politiques à connotation islamique, ils ont le droit d’agir en associations ou fondations dans la société civile, mais pas en politique tant qu’il n’y a pas une constitution qui protège les tunisiens de leurs dérivés au nom de l’islam. Comme il y a eu l’interdiction de Hizb ut-Tahrir, la dissolution du RCD et autres, il faut interdire maintenant Ennahda, car il ne faut pas utiliser l’influence religieuse dans la scène politique.

Sinon, elle peut présenter un programme politique indépendant de la religion car elle n’a aucun droit de parler au nom de l’islam, ni d’utiliser les mosquées comme lieu de la propagande à l’appel aux manifestations, et surtout, interdire toute manifestation non autorisée. Les manifestations doivent se faire principalement le jour férié, dimanche, afin de ne pas nuire à l’ordre public.

La Tunisie ne connaîtra jamais la paix ni l’évolution moderne avec ces partis politiques islamiques. Il y aura certainement des divisions dans le parti même comme toujours, car il est fait de plusieurs tendances islamiques. Aujourd’hui, c’est le besoin du pouvoir qui les réunit, mais après les élections du 23/10, ce ne sera plus le cas, surtout si le peuple tunisien votera massivement les modernistes.

En tout cas et d’après mon expérience et ma connaissance de ce parti politique, il va vers la division, quel que soit le résultat de vote du 23/10, surtout si les Tunisiens sont conscients du danger de ce dernier. J’espère pouvoir sortir le livre qui va expliquer avec détail l’histoire de ce parti islamiste, Ennahda et ses relations avec l’islamisme international selon mon vécu.

Il faut des lois strictes et fixes dans la constitution qui punissent fermement :

Tout appel ou menace à la violence que ce soit physique ou morale, contre les personnes ou les groupes.

Tout acte de violence au nom d’une religion ou d’une idéologie ou autre.

Toute diffamation contre une personne ou un groupe.

Toute utilisation des lieux religieux à des fins politiques.

Toute personne qui s’habille de façon à cacher son visage, soit pour les femmes soit pour hommes, sauf les forces spéciales antiterroristes.

Toute personne qui interdit la liberté intellectuelle au nom d’une religion ou autres.

Toute personne qui parle au nom du peuple entier, chacun doit parler au nom de ceux qu’il représente.

Tout prosélytisme ou leçon de morale dans les lieux publics et le non-respect des personnes des autres croyances.

Toute non-reconnaissance d’une croyance, d’une ethnie ou d’une langue sur le sol national du pays.

Toute personne ou groupe qui reçoit du financement étranger quel qu’il soit.

Quelques exemples de lois pour empêcher les islamistes à limiter le droit des personnes en leur pays, et afin d’arrêter le danger de l’islamisme. Et c’est aux spécialistes de présenter une constitution solide qui respecte les droits.

Pas de liberté aux ennemis de la liberté.

Par : Mohamed Karim Labidi

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Question : Pourquoi l’état d’Israël ?

Question : Pourquoi l’état d’Israël ?

Cher Karim, je tiens à te féliciter pour le courage dont tu fais preuve ! Non pas celui de ne pas craindre Allah (la dessus je te rejoins IoI ), mais celui d’avoir à subir l’intolérance récurant des musulmans du monde entier !

Je me pose cependant une question à laquelle, j’espère, tu pourras répondre:
Pourquoi l’état d’Israël (je me considère comme nationaliste arabe et je pense que la création de cet état est une aberration) qui est lui aussi marqué par le poids d’une religion intolérante et handicapante sur le plan économique, a réussit à construire un état moderne et libre d’expression ! quelle analyse fais tu de ce constat ?
A bientôt

Question Pourquoi l'état d'Israël

Question Pourquoi l’état d’Israël

Azul
Tout d’abord, merci pour ton soutien et ton encouragement. Je te rejoins sur l’idée que l’Etat d’Israël n’aurait pas du exister de cette façon et sur le compte du peuple Palestinien. C’est une injustice colonialiste amère où les arabes, eux même, se trouvent à la fois responsables et complices, mais je ne veux pas rentrer dans les détails.

Cependant, l’Etat d’Israël existe bel et bien, aujourd’hui, et on ne peut plus faire marche arrière sans commettre à notre tour la même injustice vis-à-vis du peuple juif. Par ailleurs, ce peuple à tous les droits d’avoir un pays qui l’abrite comme n’importe quel autre de part le monde. Il serait injuste qu’un peuple aussi ancien et avec autant d’histoire, comme le peuple juif, soit privé du droit le plus élémentaire qui est le droit au Sol ancestral d’après sa tradition.

Cette injustice, qui frappe le peuple juif, peut être réparée en définissant des frontières bien précises afin d’établir une paix juste et durable entre les deux habitants de cette partie du globe. Le peuple palestinien a autant de droit que le peuple juif et si tous deux ne cessent de revendiquer des preuves d’ordre religieux et historique, il n’empêche que la solution ne peut être que d’ordre humain, loin de tout dogme religieux. Le problème sera réglé le jour où naîtra deux États laïques côte à côte et respectueux des droits de l’Homme.

Le chemin est encore loin devant nous, certes, avant de voir ce rêve se concrétiser et avant qu’un israélien puisse se déplacer librement en Palestine et inversement.

Quand à ta question… je te réponds en fonction de mon savoir et sans pour autant prétendre détenir la vérité. Selon l’histoire du peuple juif, c’est ce dernier qui se trouve à l’origine du monothéisme avec ce qu’il comporte comme prophètes et comme textes dits révélés.

Par conséquent, ce sont les premiers à avoir pris conscience de la possibilité de commercer avec un Dieu qu’ils avaient eux-mêmes crées. Autrement dit, selon un juif seule la bonne pratique de sa religion peut le rendre meilleur et lui permettre de bien vivre sur Terre. Ils ont cette capacité de modifier leur religion en fonction des circonstances afin d’atteindre le meilleur de la vie terrestre. Le judaïsme a été changé mille et une fois dans l’histoire pour qu’il s’adapte à chaque espace temps sans la moindre difficulté.

C’est la preuve de l’extrême intelligence de ce peuple qui a réussi le mieux à se servir du sentiment religieux pour atteindre son objectif. En réalité, ils n’espèrent rien de concret après la mort et si jamais il y a quelque chose ça ne pourrait s’agir que d’un plus.

Les juifs ont compris le mécanisme de la vie et ont très bien su miser, systématiquement, sur le cheval gagnant sans pour autant perdre leur religion qui manifeste plus leur identité que leur religion. Selon eux, il n’existe aucune différence fondamentale entre un athée et un croyant puisqu’ils appartiennent tous au peuple Élu. L’identité juive englobe dans son sein l’ensemble des courants religieux et doctrinaux judaïques.

Malheureusement, cette solidarité ancestrale ne transparaît pas chez les arabos-musulmans où on ne peut faire partie d’un groupe si on ne partage pas les mêmes idées. Le droit à la différence est inexistant chez nous. C’est grâce au respect de ce droit fondamental que le peuple juif a su se tirer des situations les plus difficiles. Ils ont réussi à profiter d’une situation internationale et du pressentiment religieux et identitaire afin de créer l’Etat d’Israël avec la bénédiction des causeurs du génocide.

Mais une fois que l’Etat d’Israël est en place, la religion passe au second plan, elle reviendra au devant de la scène en cas de nécessité. La place est actuellement à ce qui servira le mieux l’Etat d’Israël comme la laïcité, l’économie de développement et j’en passe. La religion pour eux n’est qu’un moyen et en aucun cas un but en soi. Voila pourquoi le judaïsme est une religion modelable et nationale…nous non
Merci de ta participation.

Par : Mohamed Karim Labidi

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Le mythe de l’identité arabo-musulmane

Le mythe de l’identité arabo-musulmane

Beaucoup de partis politiques en Tunisie ou en Égypte parlent de l’identité arabo-musulmane, comme unique identité qu’il ne faut pas modifier dans la constitution, car elle représente la réelle identité du peuple.

Le mythe de l’identité arabo-musulmane

Le mythe de l’identité arabo-musulmane

Depuis l’indépendance et jusqu’à aujourd’hui, la question de l’identité arabo-musulmane reste une revendication de tous les partis politiques et du peuple et reste pour eux une vérité sacrée est requise, la seule issue pour nous protéger de tout effacement culturel, même après le soulèvement contre les dictatures.

Ma question est si l’idée de l’identité arabo-musulmane n’est rien d’autre qu’un mensonge alimenté par les pro-islamistes et les pro-arabes? Est-ce que nous sommes vraiment des arabo-musulmans ? Loin de toute polémique du complot d’effacement identitaire, un peuple qui ne peut pas définir sa vraie identité est un peuple qui ne peut, ni se libérer ni évoluer et qui ne pourra pas arriver à une civilisation humaine digne de notre temps. Un peuple sans identité réelle est un peuple sans histoire, donc forcement, sans avenir, il va de soi qu’un peuple qu’on lui impose une identité est un peuple sans dignité.

Avant de savoir qui nous sommes, il faut d’abord définir ce que c’est que l’identité. Cette dernière peut définir un peuple, un groupe ou un pays ? Sur quels critères se base l’identité réelle d’un peuple ? Est-elle si importante pour un individu ? L’identité est primordiale pour pouvoir avancer ?

Se tromper sur la définition de l’identité nous empêcherait certainement d’avancer, alors, essayons d’approcher tous ces concepts.

L’identification d’un peuple est comme l’identification d’un individu, une personne qui ne connaît pas son sexe ne pourra choisir son orientation sexuelle et un peuple qui ne connaît pas son identité ne pourra pas choisir son orientation culturelle.

L’être humain et quel qu’il soit, a besoin d’être identifié au point de vue individuel ou social afin de pouvoir avancer vers l’avant et surtout dans la bonne direction, sinon, il va vivre la crise d’identité qui le bloquera sur tous les plans.

Définition simple de l’identité selon le dictionnaire : “Ce qui détermine une personne où un groupe, données qui déterminent chaque personne et qui permettent de la différencier des autres, L’identité regroupe les façons dont les individus ou les groupes se définissent par eux-mêmes, et sont définis par autrui”.

L’identité n’est pas que l’on prononce seulement ou que l’on peut imposer, mais elle est bien une réalité qui émane de l’intérieur et commode à la pratique à l’extérieur, il ne suffit pas de dire ou d’être convaincu d’être un homme ou une femme, mais il faut que le comportement arrive à en convaincre l’entourage de l’identité de la personne même. Il en va de même pour l’identité collective : il ne suffit pas simplement de le dire, mais plutôt de vivre cette identité, non pas uniquement dans le présent, mais dans le passé et à travers l’histoire également.

Il y a plusieurs critères pour définir un peuple ou un groupe, on se contente des plus importants, cités dans l’histoire :

    1. Critère du sang ou de la couleur de la peau : Ce critère est le plus ancien et remonte au temps de l’âge animal, comme pour la différence entre deux sortes d’animaux et la différence entre deux êtres humains, ce critère est utilisé dans l’histoire pour différencier les peuples sur des bases héréditaires et physionomiques. Ce critère a causé des massacres dans l’histoire et de l’esclavagisme ainsi que des crimes racistes et des génocides, aujourd’hui et suite à l’évolution de l’esprit humain, ce critère est considéré comme raciste et inhumain. Toute personne ou un groupe s’identifiant par ce critère est condamné par les esprits civilisés.
    2. Critère religieux, des croyances et critères idéologiques : Ce critère est évolutif par rapport à son précédent, il est apparu dans l’histoire pour faire opposition au critère racial, et explique que l’identité d’un peuple se définit par rapport à la croyance: C’est constaté chez les chrétiens, mais plus clairement dans l’islam sous la notion d’el umma. Ce critère a permis de créer des empires despotiques et impérialistes dans l’histoire dans lesquelles les minorités religieuses ou idéologiques sont opprimées et détournées au silence et à la soumission dans la majorité. Ce critère du religieux se considère plus dangereux que le critère de la race, il se base plutôt sur les idées que sur l’apparence.

Ce critère est apparu en dernier et partage les peuples selon la langue et la culture, il ne prend pas en compte le sang ni la physionomie ni les croyances, mais la langue parlée et ce que véhicule cette langue comme comportement social et culturel et qui crée une identité des peuples, comme les Kurdes, les Berbères, les Basques, les Arabes…

Ce critère et malgré son évolution par rapport aux précédents reste imparfait, car il limite d’un côté la liberté des individus à choisir leurs identités, de l’autre côté, il permet de créer des groupes fermés sur eux-mêmes et qui refusent toute évolution, ce qui s’en suit, ce sont des états nationalistes qui interdisent la diversité culturelle et linguistique. Le monde aujourd’hui vit dans cet état de préservation culturelle et linguistique et une division du monde en des pays.

Cette situation a créé dans certains de ces pays une injustice envers les minorités culturelles et linguistiques, surtout quand l’état d’un pays prend une identité culturelle unique ou principale et une langue officielle majoritaire, ce qui a engendré beaucoup d’effacement et de disparition des langues et des cultures, on prévoit une impasse à laquelle va se heurter le monde dans l’avenir.

  1. Critère du sol et du territoire :Critère nouveau et avant-gardiste qui se base sur le droit du sol, quelle que soit l’appartenance de la personne, sa religion, sa langue ou sa culture. La personne est considérée citoyenne à part entière dans un pays et un état qui respecte toutes les cultures et toutes les langues et dialectes ainsi que toutes les croyances et les idéologies, dans cette atmosphère diversifiée, vivra tout personne sur le sol d’un pays sans aucune injustice. Ce seul critère est pris en considération comme critère d’identité dans l’histoire, dans le présent et dans le futur. À travers l’histoire, les idéologies, les croyances et les personnes changent par contre, la terre ne change pas. Jean-Marie Adiaffi a cité, “Rien ne vaut la force de l’amour de l’homme pour sa terre, sa forêt, ses fleuves, ses montagnes, ses rochers, ses arbres, ses oiseaux, ses pierres.

En se basant sur ce critère du droit du sol, on peut avoir des pays civilisés qui avancent vers un avenir sans aucune discrimination tout en acceptant la différence qui est née du multiculturalisme, celle qui fait la richesse réelle d’un pays. Avec certainement cette identité réelle, on pourra se créer une union équilibrée et claire afin d’être reconnu et s’identifier par rapport à l’autre, cette dernière doit se baser sur l’endroit géographique, seul critère stable à travers l’histoire, la race, l’identité et les croyances étant présentes sur la terre, une terre sur laquelle nous vivons depuis toujours. Cela-dit, quelles que soient l’origine, la croyance, la langue ou la culture, le citoyen doit être reconnu à part entière et avec dignité sur la terre qu’il a choisie où vivre.

Quand on prend l’exemple de la Tunisie, on peut dire que chaque personne se sent tunisienne à part entière dans sa chaire et dans son esprit quelles que soient son origine ou sa croyance et se considère tunisienne nord-africaine, je crois à la toute-puissance de la terre sur laquelle nous vivons. La race n’est pas dans le sang ni dans les croyances ni dans la langue, mais elle est ultimement liée à la terre et à l’atmosphère de cette terre: c’est notre origine et la base de notre conception, c’est ce qui a fait notre propre culture, c’est le trait d’union entre les hommes et les femmes. Le symbole de la culture naît dans la considération des lieux où elle est née. Aimer un lieu doit se refléter à travers le respect dans les comportements et les attitudes de la personne envers ce lieu-là. Ce dernier qui n’est rien d’autre que la terre qui nous donne l’identité dont on est fier.

Quand on se pose la question à propos des Arabes installés au nord de l’Afrique, sont-ils les mêmes aujourd’hui ? Ils se sont certainement mélangé avec les Turcs, les Romains, les Phéniciens, mais aussi les Français, bref, tous ceux qui ont vécu sur cette terre, pour former les Nord-Africains. Serait de même pour un Africain qui habitera plusieurs siècles en Europe, il sera finalement un Européen. Logiquement, nous pourrons dire aujourd’hui que Maghrébins, Libyens et Mauritaniens ne sont pas des Arabes, mais ils sont réellement des Nord-Africains, qu’ils soient différents par la race, la couleur ou la langue, la religion ou les croyances, ils vivent sur la terre du nord d’Afrique et respirent l’air du nord d’Afrique. Nous ne rejetons pas nos origines, nous ne nions pas d’où nous venons, car les civilisations précédentes méritent tout respect et toute reconnaissance.

Pensons plutôt à la vie actuelle et aux générations futures, qui ne cessent de se projeter et de côtoyer le monde entier sans se soucier des frontières et de ses limites, pour devenir ce qu’elles veulent et réaliser le rêve d’être libre et d’appartenir à la terre et au droit du sol, sans jamais s’arrêter aux particularités. Dire que les Nord-Africains ne sont que des Arabes ou que des Magrébins, c’est nier l’origine de la terre et nier notre histoire avant l’arrivée des Arabes et de l’islam, le nord d’Africain existait bien avant les Arabes et l’islam et demeure jusque-là sur cette terre. Il ne faut surtout pas nier notre identité réelle qui va nous permettre d’évoluer et d’aller vers l’avant, sinon, nous allons tomber dans l’illusion de la fausse identité.

Aujourd’hui, l’identité arabo-musulmane est celle qu’affiche la majorité comme unique identité, par ignorance, par dogmatisme religieux ou même nationalisme. Cette identité n’est qu’un mythe et un mensonge inventé afin de cacher la vraie identité, celle qui existait bien avant l’arrivée de l’islam et des musulmans. C’est une injustice envers l’autre et envers le berbère qui revendique dans son combat sa présence, et une discrimination des non musulmans sur cette terre.

Les valeurs de l’islam et de cette identité arabo-musulmane effacent notre identité réelle et ne gardent que ce que l’islam retient, pour nous empêcher d’être fiers en dehors de l’islam et des Arabes. Finalement, notre identité réelle a été arabisée et islamisée sans nous donner le choix d’être ce que nous étions avant l’islam et ce que nous voudrons être. Le peuple tunisien est nord-africain et humain, un peuple diversifié et varié dans ses valeurs, ses origines et ses opinions, il doit se sentir libre à travers le droit du sol sans avoir honte ni avoir peur.

Le citoyen tunisien doit l’être à part entière, quelqu’un qui aime cette terre, son air et son âme, quelle que soit son origine, sa langue ou ses croyances, sans pour autant appartenir à la majorité ou nier les minorités. Toute personne a le droit de choisir son identité et de changer par soi-même, sans être accusé de traître ou autre.

L’identité est fortement liée au sol et à la terre ; à vous de méditer le sujet et de conclure par vous-même, ce qui pourrait nous faire avancer et non reculer.

Par : Mohamed Karim Labidi

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La liberté est l’ennemie N°1 de l’islam

La liberté est l’ennemie N°1 de l’islam

Voilà 10 ans que j’ai quitté l’islam orthodoxe et que je me suis libéré de la tutelle islamique, et je suis toujours convaincu que l’ennemi numéro un de l’islam est la liberté : l’islam se développe certainement dans la censure et l’oppression et cela dès le début de l’apparition de l’islam, il y a 1400 ans, et c’est pour cela que les islamistes font absolument tout pour passer aux yeux de la masse musulmane comme des victimes et des opprimées. Ce n’est pas par hasard aussi que l’islam interdit la critique, tue l’apostat et refuse la discussion avec les non musulmans, sauf dans un but bien précis et dans un cadre bien déterminé à l’avance.

La liberté est l’ennemie N°1 de l’islam

La liberté est l’ennemie N°1 de l’islam

Que ça soit en Tunisie après le 7 novembre, ou après le 11 septembre, j’ai toujours été contre toute censure des islamistes dans le monde arabo-musulman ou ailleurs, et contre toute opération militaire contre eux, ainsi que contre leurs arrestations.

Je suis convaincu que tout cela ne va que les renforcer, cela est justifié par l’histoire en période de l’apparition de l’islam en Arabie, c’est surtout avec l’interdiction de celui-ci qu’il s’est propagé comme un virus partout.

L’islamiste se cache derrière des principes civilisés et humanistes comme la liberté simplement pour arriver au pouvoir et par la suite, interdire la liberté au nom de Dieu, Mohamed lui-même et à La Mecque s’est montrée tolérant et ouvert, mais dès qu’il a pris le pouvoir à la Médina, il a changé le discours.

Cela peut être justifié par la différence entre versets coraniques de La Mecque et ceux de la médina, ce qui est une preuve que l’islam utilise le double langage et la ruse pour arriver à son but. Cela en plus n’est propre à l’islam, mais à tous les mouvements racistes, dogmatiques et autoritaires, car se montrer tolérant et altruiste n’est qu’une façade pour convaincre la masse, ni plus ni moins, mais en réalité, les islamistes ne connaissent pas ce que veut dire mot liberté puisque l’islam ne contient rien de la liberté, cette religion est soumission et suivisme total.

Il ne faut pas tomber dans le piège des islamistes et croire à leur mensonge au nom de la liberté, malheureusement ils savent très bien que la majorité de la population islamique est soumise et dominée par le pressentiment religieux, alors ils en profitent pour gagner le maximum de voix avec une compagne fondée sur le côté émotif des musulmans.

Ces derniers croient en dieu et son paradis et qui votent pour eux par peur de allah, que plutôt se fonder sur un programme politique ou économique qui peut répondre aux attentes des Tunisiens.

Afin de faire face à ces islamistes et à leur endoctrinement déloyal en Tunisie ou ailleurs, il faut se créer des limites et les respecter, il faut que le gouvernement utilise des lois pour punir tout appel à l’acte de violence. Chacun a le droit de critiquer et de parler de son point de vue, mais sans dépasser ses limites, car il ne faut pas tomber dans la diffamation qui doit être condamnée elle aussi par la loi, ni dans les mensonges. Tout cela doit passer par la justice et les lois, sans cela, l’islamisme va continuer à grandir dans l’ombre pour maintenir la masse populaire dans l’ignorance, la soumission et la peur de leur dieu.

Toute personne qui veut interdire la liberté au nom d’une personne, d’une idéologie, de dieu ou d’une religion n’a pas de place dans le monde libre et civilisé ; les islamistes se croient détenus la vérité absolue et n’acceptent pas la critique et la liberté d’expression. Pourquoi n’acceptent-ils pas l’autre ? Il faut donner la liberté vraiment aux gens de dire et de faire ce qu’ils veulent dire ou faire dans la cadre de la loi bien claire et définie pour tout le monde, pas de diffamations, pas de mensonges, pas d’appel à la violence et pas de droit d’exclure l’autre. Celui qui ne respecte pas ces règles qu’il soit islamiste ou autre sera puni selon la loi comme un criminel qui transgresse la loi et pas parce que c’est un islamiste ou autre ; Quant à la violence verbale et physique, elle doit elle aussi être punie selon la loi et c’est ainsi qu’on donne la liberté à tout le monde.

La liberté est un droit pour tout le monde, par contre, pas de liberté pour ceux qui sont contre la liberté ou qui cherchent à l’interdire au nom du sacré ou autre, car le sacré pour l’un n’est pas nécessairement sacré pour l’autre.

Enfin, je finis pour dire que la liberté est l’ennemi numéro 1 de l’islam et pour cela que ces derniers qui pleurent le manque de liberté sont les premiers à l’interdire, une fois ils ont le pouvoir. Pour leur faire face et leur barrer la route, il faut instaurer un cadre libre bien solide, protégé par la constitution qui punit toute censure quelle qu’elle soit, tout le monde a le droit de parler, de critiquer et d’exprimer son point de vue par l’art, la parole ou les écrits ou encore le cinéma… Et toute personne s’opposant au nom de son dieu ou à ses croyances par la violence sera punie par la loi.

Par : Mohamed Karim Labidi 

À lire aussi : Le mythe de l’identité arabo-musulmane >>>

Pétition contre la censure en Tunisie

Pétition contre la censure en Tunisie

Doit-on se laisser faire ? Les gouvernements doivent-ils se soumettre à cette pression ? Faut-il interdire la liberté pour faire plaisir à telle religion ou telle croyance ? Jusqu’où ira notre lâcheté pour ne pas dénoncer haut et fort toute forme de censure au nom d’une croyance ou d’un dieu ???

Pétition contre la censure en Tunisie

Pétition contre la censure en Tunisie

Jusqu’où allons-nous continuer à être hypocrites ??? Jusqu’où allons-nous cacher nos opinions pour ne pas déranger un tel ou un autre ??? Combien de temps encore devrons-nous attendre l’établissement de la liberté d’expression comme un droit fondamental pour chaque être humain ???

Ce qui est sacré, vérité et intouchable pour une personne, ne l’est pas forcément pour une autre. Les mots doivent être critiqués par des mots et non par la censure, violence et insultes gratuites.

En vertu de ce droit de liberté d’expression, j’ai crée le site Islamla.com. Un portail personnel qui a pour objectif principal la valorisation et la diffusion d’analyses et de critiques sur l’islam orthodoxe. Cette initiative vise à permettre aux musulmans orthodoxes de réviser leur héritage culturel et de se libérer de la tutelle dogmatique.

Islamla offre aux esprits libres de toutes origines et de toutes croyances un espace d’expression privilégié où chacun peut participer à cette réflexion commune. Il se veut de plus une banque de données, qui rassemble des critiques constructives sur l’islam issues de sources fiables et de personnes dignes de confiance.

Mon site islamla.com et mon site arabe labidikm.com, de même que d’autres blogs, ont été censurés en Tunisie le 18 février 2006 suite à l’affaire des caricatures danoises que j’ai soutenue dans le cadre de mon soutien à la liberté d’expression. Je vis en Tunisie et c’est de là que je lance cette pétition.

Je demande aux autorités tunisiennes de lever cette censure qui a déjà assez duré. Mon site a toujours prouvé son ton de liberté absolue. Jamais un article ou un poste n’a été censuré et aucune personne n’a été bannie sur mon forum.

La censure que je subis de par tous les annuaires arabo-musulmans, et même par google qui m’a interdit de faire de la publicité pour mon site, me suffit. J’espère que mon appel sera entendu.

Je vous demande de signer cette pétition pour montrer aux autorités concernées que nous sommes nombreux à défendre la liberté.

Par : Karim Mohamed Labidi

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