Page 1 sur 1

"Prophéties" de la création d'Israël, qu'en pensez

Posté : ven. 19 oct. 2007 17:12
par meteo
Il y a quelques jours, un groupe évangélique a tracté le restaurant universitaire, ils avaient même un stand à l'entrée (en Allemagne c'est possible, par contre moi je n'ai pas le droit de faire la même chose pour leur répondre). Je leur ai donné un tract qui résume le contenu de la partie "christianisme évangélique" de mon site. Ils m'ont invité à leur soirée, et j'y suis allé avec un ami. A la fin on a discuté avec plusieurs personnes, et tout à la fin le ton est monté, certains étaient vraiment très énervés. L'un d'eux m'a dit que l'ancien testament de la Bible avait prophétisé que l'état d'Israël renaisse et que cela se serait produit exactement comme la Bible le disait. Puis il a fait de l'ironie que malgré ça pour moi ce livre n'était pas la parole de Dieu. Il m'était très difficile d'en placer une. J'ai toutefois réussi à dire qu'il n'y avait aucun mérite, car des sionistes aussi bien protestants que juifs se battaient depuis des siècle pour faire en sorte que ça se produise. Il m'a répondu que je n'y connaissais rien, qu'il avait étudié l'histoire (ou la politique? Je ne sais plus exactement) et que les sionistes n'y seraient pour rien. La déclaration de Balfour serait juste... (pas compris la suite, mais bon il voulait certainement dire un évènement sans importance). Selon lui, les juifs ont tout le monde contre eux (même les anglais) et malgré tout l'état d'Israël aurait été créé par la force des choses. Et le fait que les Hébreux ne se soient pas mélangés avec les autres peuples pendant autant de siècles serait aussi un miracle.

Je compte faire une réponse détaillée, et je sais déjà en grande partie ce que je vais mettre. Je fais toutefois appel à vous, si vous avez des éléments à me donner sur ce sujet.

Re : "Prophéties" de la création d'Israël, qu'en p

Posté : sam. 20 oct. 2007 03:22
par Satan
Salut meteo,

J'aurai bien aimé t'aider mais malheureusement ce n'est pas mon domaine.

En fait,il y'a quoi exactement dans ton site?

Re : "Prophéties" de la création d'Israël, qu'en p

Posté : sam. 20 oct. 2007 12:44
par meteo
Pour le visiter, clique sur www en dessous de mes posts.

Re: Re : "Prophéties" de la création d'Israël, qu'

Posté : sam. 20 oct. 2007 18:25
par Moustarchid
Satan a écrit :Salut meteo,

J'aurai bien aimé t'aider mais malheureusement ce n'est pas mon domaine.

En fait,il y'a quoi exactement dans ton site?
[smilie=to funny.gif] [smilie=to funny.gif] [smilie=to funny.gif]

Drôle d'Administrateur !

Tu ne sais même pas que la bannière de ce site de meteo se trouve dans ta page d'accueil.


Tu mérites une bonne raclée de la part de ton Boss.

Re : "Prophéties" de la création d'Israël, qu'en p

Posté : sam. 20 oct. 2007 23:00
par Curtis
Bonjour

Météo a écrit :Selon lui, les juifs ont tout le monde contre eux (même les anglais) et malgré tout l'état d'Israël aurait été créé par la force des choses. Et le fait que les Hébreux ne se soient pas mélangés avec les autres peuples pendant autant de siècles serait aussi un miracle.
Ces arguments ne sont pas très convaincants...Les juifs n'ont pas le droit de se marier avec des non-juifs (dans le judaïsme), il est donc normal qu'il n'y ait pas eu beaucoup de mélange. Israël a de nombreux ennemis, c'est vrai.
Ce qui m'a impressionné, personnellement, c'est l'humilation qu'on subi les arabes en 1973 (guerre de kippour). Beaucoup n'auraient pas parié un seul coppec sur Israël !



Cordialement.

Re : "Prophéties" de la création d'Israël, qu'en p

Posté : dim. 21 oct. 2007 03:16
par dexter
Je peux peut etre t'aider a ce sujet, j'ai pas mal rechercher sur le net a propos d'israel.

Re : "Prophéties" de la création d'Israël, qu'en p

Posté : dim. 21 oct. 2007 14:06
par Moustarchid
Puisque les chrétiens réagissent timidement, je me permets de donner mon point de vue selon ma conviction musulmane.

Il n'existe pas de prophétie de création d'Israël. Israël existe et continuera d'exister. Quelle que soit la forme.


Vue la place qu'il occupe dans le saint coran, Le doute n'est pas permis.


Quelques Versets :


Sourate 17 - Verset 104

وَقُلْنَا مِن بَعْدِهِ لِبَنِي إِسْرَائِيلَ اسْكُنُواْ الأَرْضَ فَإِذَا جَاء وَعْدُ الآخِرَةِ جِئْنَا بِكُمْ لَفِيفاً

Nous dîmes aux Enfants d'Israël : “Habitez la terre”. Puis, lorsque viendra la promesse de la (vie) dernière, Nous vous ferons venir en foule.



Sourate 7 - Verset 137

وَأَوْرَثْنَا الْقَوْمَ الَّذِينَ كَانُواْ يُسْتَضْعَفُونَ مَشَارِقَ الأَرْضِ وَمَغَارِبَهَا الَّتِي بَارَكْنَا فِيهَا وَتَمَّتْ كَلِمَتُ رَبِّكَ الْحُسْنَى عَلَى بَنِي إِسْرَائِيلَ بِمَا صَبَرُواْ وَدَمَّرْنَا مَا كَانَ يَصْنَعُ فِرْعَوْنُ وَقَوْمُهُ وَمَا كَانُواْ يَعْرِشُونَ


Et les gens qui étaient opprimés, Nous les avons fait hériter les contrées orientales et occidentales de la terre que Nous avons bénies. Et la très belle promesse de ton Seigneur sur les enfants d'Israël s'accomplit pour prix de leur endurance. Et Nous avons détruit ce que faisaient Pharaon et son peuple, ainsi que ce qu'ils construisaient.



Sourate 10 - Verset 93

وَلَقَدْ بَوَّأْنَا بَنِي إِسْرَائِيلَ مُبَوَّأَ صِدْقٍ وَرَزَقْنَاهُم مِّنَ الطَّيِّبَاتِ فَمَا اخْتَلَفُواْ حَتَّى جَاءهُمُ الْعِلْمُ إِنَّ رَبَّكَ يَقْضِي بَيْنَهُمْ يَوْمَ الْقِيَامَةِ فِيمَا كَانُواْ فِيهِ يَخْتَلِفُونَ

Certes, Nous avons établi les Enfants d'Israël dans un endroit honorable, et leur avons attribué comme nourriture de bons aliments. Par la suite, ils n'ont divergé qu'au moment où leur vint la science. Ton Seigneur décidera entre eux, au Jour de la Résurrection sur ce qui les divisait.



Sourate 17 – Verset 4


وَقَضَيْنَا إِلَى بَنِي إِسْرَائِيلَ فِي الْكِتَابِ لَتُفْسِدُنَّ فِي الأَرْضِ مَرَّتَيْنِ وَلَتَعْلُنَّ عُلُوّاً كَبِيراً
فَإِذَا جَاء وَعْدُ أُولاهُمَا بَعَثْنَا عَلَيْكُمْ عِبَاداً لَّنَا أُوْلِي بَأْسٍ شَدِيدٍ فَجَاسُواْ خِلاَلَ الدِّيَارِ وَكَانَ وَعْداً مَّفْعُولاً
ثُمَّ رَدَدْنَا لَكُمُ الْكَرَّةَ عَلَيْهِمْ وَأَمْدَدْنَاكُم بِأَمْوَالٍ وَبَنِينَ وَجَعَلْنَاكُمْ أَكْثَرَ نَفِيراً
إِنْ أَحْسَنتُمْ أَحْسَنتُمْ لِأَنفُسِكُمْ وَإِنْ أَسَأْتُمْ فَلَهَا فَإِذَا جَاء وَعْدُ الآخِرَةِ لِيَسُوؤُواْ وُجُوهَكُمْ وَلِيَدْخُلُواْ الْمَسْجِدَ كَمَا دَخَلُوهُ أَوَّلَ مَرَّةٍ وَلِيُتَبِّرُواْ مَا عَلَوْاْ تَتْبِيراً
عَسَى رَبُّكُمْ أَن يَرْحَمَكُمْ وَإِنْ عُدتُّمْ عُدْنَا وَجَعَلْنَا جَهَنَّمَ لِلْكَافِرِينَ حَصِيراً


Nous avions décrété pour les Enfants d'Israël, (et annoncé) dans le Livre: ‹Par deux fois vous sèmerez la corruption sur terre et vous allez transgresser d'une façon excessive›.

Lorsque vint l'accomplissement de la première de ces deux [prédictions,] Nous envoyâmes contre vous certains de Nos serviteurs doués d'une force terrible, qui pénétrèrent à l'intérieur des demeures. Et la prédiction fut accomplie.

Ensuite, Nous vous donnâmes la revanche sur eux; et Nous vous renforçâmes en biens et en enfants. Et Nous vous fîmes [un peuple] plus nombreux :

‹Si vous faites le bien, vous le faites à vous-mêmes; et si vous faites le mal, vous le faites à vous [aussi]›. Puis, quand vint la dernière [prédiction,] ce fut pour qu'ils affligent vos visages et entrent dans la Mosquée comme ils y étaient entrés la première fois, et pour qu'ils détruisent complètement ce dont ils se sont emparés.

Il se peut que votre Seigneur vous fasse miséricorde. Mais si vous récidivez, Nous récidiverons. Et Nous avons assigné l'Enfer comme camp de détention aux infidèles.



Islamiquement Votre. :)

Re : "Prophéties" de la création d'Israël, qu'en p

Posté : lun. 22 oct. 2007 05:27
par Satan
Moustarchid a écrit :Drôle d'Administrateur !

Tu ne sais même pas que la bannière de ce site de meteo se trouve dans ta page d'accueil.
Je ne m'occupe que des forums.Dois-je absolument le savoir pour bien faire ma tache?!
Moustarchid a écrit :Tu mérites une bonne raclée de la part de ton Boss.
Je suis indépendant,je n'ai aucun boss,j'aide tout simplement l'autre administrateur et de toute façon je te conseille de te meler de tes affaires car cela ne te regarde absolument pas.

VIII - Prophéties

Posté : mer. 30 juil. 2008 17:36
par victorien3
LES PROPHÉTIES

ENTRE LA PROPHÉTIE ET LA PHILOSOPHIE

Les connaissances supposent d'ordinaire des sources précises, au-delà desquelles l'esprit tomberait inéluctablement dans l'aberration.

Quand elles sont d'origine humaine, il faudrait qu'elles émanent de la logique expérimentale ou mathématique, comme c'est le cas actuellement de la cosmologie, de la biologie et de tout ce qui a trait à la matière et à la société.

Par contre, si ces connaissances sont d'ordre métaphysique, c'est-à-dire qui échappent à l'interprétation de la logique expérimentale et mathématique, leur source unique reste alors la révélation divine authentique. De là, tout ce qui se dit sur Dieu, Ses Attributs et Ses droits, repose exclusivement sur les propos des Prophètes.

Quand la véracité d'un Prophète est appuyée par des arguments sans réplique, tout ce que Dieu aura révélé par sa médiation est la vérité pure, et ne peut absolument pas être sujet à discussion.

Depuis longtemps, des dizaines de philosophes et de savants ont traité dans leurs ouvrages, de la matière et de la métaphysique. Le patrimoine qu'ils nous ont légué est un mélange hétéroclite de réalités et de mythes, que les chercheurs ont d'ailleurs tenté d'épurer. Nous pouvons également avancer que c'est parce que les Anciens et les Modernes ont négligé les lignes de conduite de la révélation que leur réflexion sur la métaphysique manque de profondeur, et regorge de radotages et de contradictions.

L'auteur de "lkwàn Assafà" écrit :

"Bien qu'ils soient chronologiquement éloignés les uns des autres et en dépit de la variété de leurs langues et des préceptes qui leur sont transmis par Dieu, tous les Prophètes convergent dans leurs messages vers un même et unique but.

"Les philosophes, par contre, se confinent chacun dans une optique personnelle, si bien que les finalités assignées à leurs doctrines sont différentes. Leurs opinions et propos, divergents et contradictoires, ne sont pas loin d'être un torrent impétueux d'hésitation et de doute qui submerge dans sa course tous les adeptes de leurs philosophies.

"Nous sommes en droit de nous demander comment un esprit raisonnable peut se rallier aux idées des philosophes, en dépit de la divergence qui les caractérise, des critiques et des démentis qu'ils se jettent mutuellement et se détourner de ce que renferment les livres des Prophètes qui forment un tout cohérent et homogène.

Les philosophes sont donc, dans leur immense majorité, loin de la vérité pure, étant donné qu'ils ont pris le parti d’ignorer les écrits saints, en se refusant ostensiblement à s'y référer et en manifestant une incapacité à les concevoir".

Ceci concerne les connaissances spirituelles. Pour ce qui est maintenant de la philosophie matérialiste, il importe de dire qu'actuellement la science, orientée vers la recherche directe et l'induction logique, a fait déchoir les philosophies anciennes de leur haut piédestal, en considérant leur contenu comme un amas de propos et de discours oiseux.

En réalité, de nombreux courants littéraires et maints mouvements philosophiques ne bâtissent pas leurs édifices sur les clés de voûte de la certitude, et sont -dans leur majorité- comparables à des florilèges élaborés par des poètes errant dans les étendues sans fin de l'imagination, ou bien ils représentent des sentiments psychologiques spécifiques et des points de vue sur la compréhension de la vie, qui pourraient être considérés comme des tendances purement personnelles, mais qui ne sont pas du tout admises dans le cercle de la logique et des croyances communes.

Ce mode de connaissance humaine, avec ce qu'il comporte comme désaccords profonds, nous oblige à le considérer tel quel, c'est-à-dire qu'il ne devrait pas dépasser le domaine de l'illusion.

Celui qui aura maîtrisé les philosophies hindoue, romaine et grecque, et aura parfaitement saisi l'évolution de la philosophie humaniste d'hier et d'aujourd'hui restera, malgré tout, totalement prisonnier d'une recherche perplexe d'une vérité insaisissable, et son esprit sera entraîné dans un tourbillon d'idées confuses et d'hypothèses erronées qui, dans leur flux et reflux, le maintiendront dans l'incertitude la plus totale.

L'incommodité qu'incarne ce mode de savoir se place aux antipodes des principes nettement circonscrits, des préceptes clairs et des idées géniales exposés, d'une façon tellement simple et transparente dans les textes divins qu'on les prendrait pour des principes élémentaires de calcul.

Nous n'admettons dans les connaissances matérielles que celles qui sont soumises à la logique expérimentale ou mathématique, comme cela a été dit précédemment, et nous n'admettons des connaissances spirituelles que celles qui nous sont transmises par des Prophètes dont nous reconnaissons la sincérité, grâce à notre logique "matérielle", et en la parole de qui nous sommes -individus et collectivités- confiants pour ce qu'ils nous apportent comme lumières. Notre confiance s'explique par le fait que nous avons la ferme conviction qu'ils sont des Messagers envoyés par Dieu, et que tout ce qui émane de l'Être Suprême est la Vérité absolue.

Il suffit de s'écarter de cette voie de la connaissance métaphysique pour bifurquer automatiquement vers un imaginaire terrifiant, et se trouver en proie à des conjectures, déconseillées voire interdites par l'islam, qui recommande la foi en la certitude :

"N'affirme rien que tu ne saches de science certaine ! Car on aura à répondre de tout ce qu'on fait de son ouïe, de sa vue et de son esprit". (Le Voyage Nocturne, 36).

"Ils n'en possèdent nulle science, mais suivent uniquement des conjectures, et certes la conjecture ne saurait tenir lieu de vérité.

"Écarte-toi de celui qui fuit Notre rappel, qui ne désire que la vie éphémère.

"Voilà à quoi se borne leur science" (L'Étoile, 28, 29, 30).

LA RÉVÉLATION
Les connaissances transmises aux Prophètes se font essentiellement par la voie de la révélation divine. Dieu a sélectionné Ses Envoyés au sein de la postérité d'Adam, puis leur prodigua Ses soins divins, dès leur premier âge, pour les mettre à l'abri des impuretés inhérentes à la nature humaine, et leur permettre ainsi une élévation vers le monde de la perfection et la préexcellence de l'âme. Il a, du même coup, préparé leurs cœurs généreux et purs à accueillir la lumière divine transmise par la médiation de l'Archange Gabriel.

Il n'est donc pas étonnant de voir, par la suite, la sagesse dominer leurs propos, leurs actes donner l'exemple de la meilleure morale et la magnanimité régler leur vie et leur conduite.

La révélation qui fait éclore la vérité dans le cœur des Prophètes se présente sous différentes formes.

Tout d'abord, elle commence par la vision des bonnes choses pendant le sommeil, et il faut préciser ici que les songes des Prophètes sont loin d'être -comme chez le commun des mortels- de simples rêves incohérents par lesquels l'inconscient traduit des désirs refoulés par le biais d'images déformées. Les Prophètes ont atteint un degré de perfection tel que leurs cœurs et âmes demeurent constamment éveillés et vigilants, même quand leurs corps sombrent dans un profond sommeil. Ce n'est pas le cas des gens du commun dont les cœurs et âmes s'immergent dans une somnolence perpétuelle, de nuit comme de jour, même si leurs corps, par l'âpreté au gain, demeurent agiles et dynamiques.

Les âmes des Prophètes sont semblables à des récepteurs radiophoniques qui accueillent et enregistrent, à chaque instant, les informations divines pour les diffuser immédiatement parmi les gens.

La vision, vraie et authentique, fut la première étoile qui fit son apparition dans le firmament de la révélation qu'a connue la vie du Prophète Mohammed, Porteur du Message sublime, que la prière de Dieu soit sur lui.

"La première forme de révélation dans la mission du Prophète fut la vision vraie. A chaque fois qu'elle lui apparaissait, elle ressemblait à l'aurore qu'on voit poindre à l'horizon".

Durant toute son existence, le Prophète -que la Bénédiction et le Salut de Dieu soient sur Lui- n'a pas perdu ses attaches avec son Créateur. Il a maintenu ce lien sacré jusqu'à ce qu'il ait rendu son dernier souffle.

C'est par le biais de la vision dans la révélation que se produisit l'histoire d'Ismaël. Après avoir vu dans un songe qu'il égorgeait son fils Ismaël, le Prophète Ibrahim comprit qu'il s'agissait d'un ordre divin et s'empressa vite de répondre à l'appel sublime dans un esprit de sacrifice et de renoncement.

"Lorsque l'enfant fut en âge d'accompagner son père, celui-ci lui dit : " Cher enfant, je me suis vu en songe offrant un sacrifice, c'était toi-même que j'immolais ! Vois un peu ce que tu en penses !". Père, lui dit son Fils, exécute ce qui t'est ordonné : tu me trouveras, s'il plaît à Dieu, constant dans l'épreuve" (Les Rangs, 102).

Il arrive souvent que la révélation prenne la forme d'une inspiration que le Prophète sent résonner dans son cœur, même à l'état de veille, à telle enseigne que la sagesse et la vérité divines jaillissent aussitôt de sa bouche par miracle. Dans ce cas, il y a présence d'un intermédiaire.

La Tradition du Prophète -que la Bénédiction et le Salut de Dieu soient sur Lui- abonde d'exemples illustrant ce mode de révélation qui peut se faire, soit par la médiation annoncée d'un intermédiaire comme dans ce hadith - "C'est l'Envoyé du Maître de l'Univers, l'Archange Gabriel, qui a insufflé à mon esprit le message qui veut qu'aucune âme ne peut expirer sans avoir épuisé tout le bien que Dieu lui a octroyé. Si ce bien tarde à venir, il suffit de faire preuve de piété et de recourir à la prière"-, soit par voie directe et sans que le nom de l'intermédiaire soit prononcé comme c'est le cas dans d'autres traditions.

Le Coran fut intégralement et textuellement transmis au Prophète par révélation. Ce dernier, que la Bénédiction et le Salut de Dieu soient sur Lui, y a puisé beaucoup de connaissances qu'il ignorait. Le rôle de l'Archange Gabriel dans cette révélation s'est réduit à la simple transmission de la Parole de l'Omniscient. Celui à qui rien n'échappe :

"Ce livre, certes, est une Révélation émanant du Souverain des Mondes.

Que l’Esprit de fidélité (Archange Gabriel) est venu de là-haut.

Déposer en ton cœur afin que tu sois un avertissement parmi tant d'autres.

Révélation en langue arabe intelligible". (Les Poètes, 193, 194, 195).

Il arrive que Dieu s'adresse directement à Ses serviteurs, et sans qu'Il ait besoin d'un intermédiaire comme Il l'a fait avec le Prophète Moïse :

"Lorsqu'il y fut arrivé, il s'entendit appeler du flanc droit de la vallée, dans le site béni de Dieu, et du sein de l'arbre : "0 Moïse, poursuivit la voie, approche et n'aie pas peur : tu te trouves en parfaite sécurité.

"Jette ton bâton". (Le Récit, 30, 31).

A en croire certains érudits, Dieu s'adressa directement au Prophète Mohammed, que la Bénédiction et la Paix de Dieu soient sur Lui, la nuit de l'Assomption.

Cependant, nul ne connaît la nature du langage par lequel Dieu révèle Ses commandements à Ses Prophètes. C'est là une forme de parole qui dépasse totalement notre entendement, puisqu'elle est différente du langage doublement articulé qu'échangent les interlocuteurs dans ce bas-monde. Dieu dit à ce propos :

"Dieu ne saurait parler directement à un mortel si ce n'est par révélation par derrière un voile ou par l'envoi d'un messager qui révèle, avec Sa permission, Ses volontés à l'homme. Dieu est le Transcendant, le Sage.

Nous t'avons ainsi révélé un esprit procédant de Nous. Tu n'étais pas initié auparavant à l’Écriture et point n'avais connu la vraie foi". (La Délibération, 51, 52).

Le principe de la révélation est un phénomène que l'esprit humain est facilement porté à concevoir, malgré cette toile d'araignée que les matérialistes ont tissée autour de la question à partir de doutes et d'équivoques, et qui finit par se défaire elle-même, car nous avons la conviction que Dieu est Vérité et que son existence se situe au delà de tout doute. Nous avons également la conviction que Dieu, le Tout- Puissant, a le droit d'élire les Messagers porteurs de la lumière divine qui éclaire les peuples dans leur marche, les tire de l'abîme d'obscurité dans lequel ils s'engouffrent, pour les guider vers un univers flamboyant de lumières.

Le besoin d'être éclairé par des Prophètes s'impose impérieusement à tous les peuples. Si la crise de l'humanité avait été confiée aux "soins" et aux spéculations des penseurs, les hommes n'auraient trouvé aucune issue dans le dédale des solutions proposées et ne se seraient, en aucun cas, jamais réunis autour d'une vérité unique et salvatrice.

En jetant un coup d'œil sur l'histoire passée et récente de l'humanité, notre regard ne se heurte qu'à un seul arbre ombragé, sorte de point de repère, qui répand sur les hommes des bénédictions de toutes sortes et au pied duquel ils cherchent refuge : il s'agit des enseignements des Prophètes.

Parmi ces enseignements, il y a ceux que l'esprit est incapable de créer s'il est livré à lui-même, et ceux auxquels la pensée peut accéder par le truchement d'une longue expérience, et après de dures et pénibles épreuves sans prétendre pour autant en avoir une représentation claire et complète.

Je pense que si les Prophètes n'avaient pas été envoyés par Dieu, pour nous expliquer le secret de son Etre, nous aurions tenté par nous-mêmes de dévoiler le mystère qui entoure l'existence. Certains esprits doués auraient certainement affirmé que notre univers ne peut naître du hasard, que les lois qui le régissent ne sont pas le fruit du néant et qu'il existe bel et bien une Force organisatrice qui n'est autre que Dieu le Créateur. Ces vues justes auraient été, cependant, de simples hypothèses engendrant constamment l'angoisse, et susceptibles d'être invalidées par des thèses contradictoires et des doctrines athéistes. Si alors elles pouvaient avoir une chance de résister à ces attaques -en l'absence de la révélation- elles ne seraient pour les hommes que de simples suppositions où le vrai et le faux seraient confondus.

De ce fait, la mission des Prophètes fut une nécessité impérieuse qui épargna à l'humanité beaucoup de souffrances et d'errances. Les Messagers de Dieu se sont honorablement acquittés des missions qui leur ont été confiées, en guidant les esprits et en transmettant aux générations qui se sont succédées les vérités de la foi en Dieu. Le chemin qui mène à cette foi est d'accès facile, si bien qu'en la recevant des mains saintes des Prophètes, nous ne sentons point les détours contraignants qui pèsent sur l'esprit, lorsqu'il s'agit de réflexions philosophiques et de spéculations métaphysiques.

La manière sûre par laquelle nous avons cru en la foi en Dieu, par le biais des Prophètes, est la même que celle par laquelle nous avons cru en le Jugement Dernier, où les créatures seront départagées, récompensées et châtiées. A défaut de révélation divine, l'entendement humain aurait été pratiquement incapable d'imaginer et de concevoir la fin assignée à notre monde grouillant.

Il se pourrait que l'homme nie que ce bas-monde est perdurable, qu'il est le but ultime, et ce qui raffermit sa conviction ce sont les châtiments prématurés dont il est témoin. Tant d'individus, exemplaires par leurs comportements, sont morts avant d'avoir été récompensés ! Tant de méchants ont trépassé sans avoir été châtiés ! Tant de batailles ont été livrées entre individus et groupes, et se sont soldées par la victoire des méchants et la défaite des bons ! C'est ce qui fait que le caractère apparemment aléatoire, lié à la modalité des récompenses dans ce bas-monde, attise dans les cœurs l'espérance en un jour où l'équité sera loi. L'homme qui est amené, par nature, à atteindre certaines vérités, pressent l'existence de l'éternité pour laquelle il se prépare de différentes façons, durant sa vie éphémère. Il reste, cependant, que c'est aux missions divines qu'est revenu le mérite d'avoir levé toute ambiguïté sur ce qui a trait à la Résurrection, et ce sont elles qui ont exposé aux hommes tous les détails sur ce qui les attend dans l'Au-delà.

La mission des Prophètes n'est pas seulement de guider les esprits vers la vérité, mais surtout d'éduquer leurs Compagnons, ainsi que la postérité, sur la base d'un ensemble de principes.

L'éducation -comme le goût- n'a pas une origine livresque. Elle ne consiste pas à emmagasiner le savoir dans les esprits. Elle ne consiste pas, non plus, à guider la vie par des ordres militaires. L'éducation religieuse, que les Prophètes ont assumée et qui a marqué dès tournants décisifs dans l'histoire de l'humanité, tend à introduire une mutation psychologique profonde semblable à celle qui s'est produite, lorsque Dieu insuffla l'âme à une créature d'argile.

Les peuples corrompus de la période antéislamique, ces adorateurs des plaisirs et adeptes des guerres intestines et perverses, ne se sont mués si rapidement en musulmans probes et intègres, prêts à sacrifier âmes et biens, que parce qu'une brise douce exhalant la pureté prophétique était venue caresser leurs âmes inconscientes et moribondes, et leur a redonné vie et espoir.

De là, on peut dire que la mission du Prophète est de prodiguer des conseils aux individus et groupes, et de leur prêter assistance en tous domaines. Il purge leurs cœurs par la pureté qu'il y verse, et ranime par son intelligence les âmes endormies, leur redonnant la vie et l'espoir de conquérir de nouveaux adeptes. Dans ce domaine, la prophétie n'a point d'égale et la philosophie -quelques surprenantes et extraordinaires que soient ses trouvailles- ne peut faire autant de progrès sans trébucher.

L’INFAILLIBILITÉ
Les Prophètes siègent sur le trône de la perfection sans jamais en être déchus, alors que le croyant, parmi le commun des mortels, ne fait qu'escalader à tâtons les degrés de la pureté, dont le plus haut qu'il peut atteindre se nomme "La bienfaisance" qui est le fait "d'adorer Dieu comme si tu le voyais, et même si tu ne le vois pas en réalité, Lui, Il te voit".

Or, ce zénith de la piété, auquel le croyant ne peut atteindre qu'après efforts et endurance, est le degré le plus bas dans l'horizon de dévotion où vivent les Prophètes, degré duquel, ils ne peuvent se rabattre. Au delà de ce rang, leurs âmes aspirent à une communion avec Dieu dont la nature nous échappe totalement. Les savants musulmans ont affirmé, d'ailleurs, que l'infaillibilité est une qualité requise chez les Messagers de Dieu, car il est inconcevable que l'un d'entre eux puisse commettre le moindre péché, avant ou après sa mission, ce qui porterait atteinte à leur dignité et au respect qui leur est dû.

Or, il arrive que Dieu leur fasse des reproches à propos de quelques erreurs commises, qu'ils arrivent d'ailleurs vite à éviter. Ces erreurs n'ont, cependant, jamais trait à la foi ou à la morale, ce qui confirme leur caractère anodin. Il s'agit en général de ces questions controversées qui côtoient toute société, et qui déclenchent des débats passionnants dans les sphères politiques.

Il se pourrait que les Prophètes aient le sentiment de manquer à leurs devoirs envers le Créateur, car leurs cœurs sont doués d'une lumière, qui leur fait connaître Dieu dans sa Grandeur mieux que quiconque. Ils conçoivent mieux la soumission et la piété que les hommes doivent Lui manifester, et savent par ailleurs que, quelque grande que soit la magnanimité des cœurs, elle ne rendra pas à Dieu la reconnaissance qui lui est due. Les fautes, pour lesquelles les Prophètes demandent le rachat à Dieu, ne doivent pas être assimilées aux nôtres, et notre rachat est bien loin de ressembler -dans sa nature- au leur.

Est donc dans l'erreur celui qui aurait compris autre chose que ce qui est avancé ici. Le lecteur trouvera le détail de cette question dans un autre endroit de ce livre.

LE MIRACLE

Les hommes ont le droit de demander des preuves à quiconque prétend être envoyé de Dieu. S'il leur apporte des arguments convaincants, qui établissent la vérité de sa prophétie, il est alors accepté et écouté.

Çalih a publiquement affirmé sa prophétie aux Thamoudites, et les a invités à emprunter la voie du Seigneur :

"Craignez Dieu et obéissez-moi !

N'écoutez point ceux qui se vouent aux excès !

Qui sèment partout le désordre et ne font nul bien".

(les Poètes, 150, 151, 152).

Le peuple de Thamoud s'est montré récalcitrant à l'égard de cet appel, et a exigé de Çalih des preuves irréfutables qui établissent réellement qu'il est Messager de Dieu :

"Tu ne peux être qu'un ensorcelé, lui dirent-ils. D'ailleurs, tu n'es qu'un mortel comme nous. Fais-nous donc voir quelque prodige, si tu parles sérieusement

Voici une chamelle, leur dit Çalih ; ce sera la preuve décisive. Elle aura à boire à certains jours fixés, et vous boirez à d'autres jours.

Ne lui causez surtout aucun mal : sinon, par un jour terrifiant, vous serez la proie du tourment".

(Les Poètes, 153, 154, 155, 156).

Somme toute, la condition posée par le peuple de Thamoud était tout à fait logique, si bien que la réponse fût prompte. En effet, la chamelle offrait des qualités surnaturelles qui ont subjugué la foule. Ce genre de démonstration par "induction" consiste à expliquer aux gens que la personne qui leur parle, loin de défendre des intérêts personnels, ne fait que transmettre le message de Dieu, Maître de la Terre et du Ciel.

C'est par la force absolue de Dieu qu'il est guidé, et non par les capacités humaines très limitées.

Le Prophète Moïse a également eu recours à ce type d'arguments, lorsqu'il fut démenti par Pharaon. Celui-ci a sévèrement rejeté l'idée que son interlocuteur, et hôte de son palais, était Prophète et Messager de Dieu.

"Si jamais tu prends un autre Dieu que moi, je te ferai jeter en prison.

Eh quoi ! fit Moïse, même si je t'apportais une preuve concluante ?

Apporte-là, si tu l'as vraiment, dit le despote.

Moïse jeta son bâton qui soudain se mua en un vrai serpent.

Et exhiba sa main qui apparut toute blanche aux assistants".

(Les Poètes, 29, 30, 31, 32, 33).

Jésus Christ a, lui aussi, vu son appel rejeté par les fils d'Israël lorsqu'il leur annonça qu'il était Prophète. Il lui a fallu, pour les convaincre, user de preuves concluantes :

"Je viens à vous porteur d'un signe de votre Seigneur. Je façonnerai sous vos yeux de l'argile en forme d'oiseau, je soufflerai dessus, et l'argile se fera oiseau, par la Volonté de Dieu. Je guérirai l'aveugle-né, le lépreux et ferai ressusciter les morts de par la Grâce de Dieu. Je vous dirai ce que vous mangez et ce que vous tenez en réserve dans vos demeures. Ce sont là autant de signes pour vous, si vous avez la foi". (La Famille d’Imran, 49)

Il a été constaté que la plupart des peuples -en dépit des preuves qui leur ont été fournies- ne se sont pas pliés devant la vérité, et n'ont jamais reconnu la mission dont les Prophètes ont été chargés, non pas parce que ces preuves n'étaient pas convaincantes, mais uniquement par opiniâtreté et entêtement :

"Ils ont dit . "Dieu a fait alliance avec nous, il nous fut enjoint de n'accepter aucun Prophète, à moins qu'il ne fit sous nos yeux une offrande, que viendrait dévorer le feu du ciel". Dis leur : "Bien des Prophètes avant moi sont venus vous apporter des preuves, y compris ce miracle dont vous parlez. Pourquoi donc les avez-vous tués, si vous êtes de bonne foi ?" (La Famille d’Imran, 183).

La véracité d'une prétention pourrait s'appuyer soit sur des preuves relevant du miracle, donc extrinsèques à elle, soit sur des preuves matérielles et palpables, donc intrinsèques à la prétention elle-même.

Celui qui prétend être ingénieur pourra avancer la chose suivante : "Pour vous prouver que je suis ingénieur, je suis capable de voler dans les airs ou marcher sur l'eau".

Si ses allégations sont étayées par des actes, nous le croirons sur le champ.

La même personne pourra essayer de nous convaincre d'une autre manière : "Je bâtirai, un immeuble gigantesque et bien charpenté" ou encore : "Je joindrai deux côtes grâce à un pont solide".

S'il réalise son projet, nous le prendrons alors pour un véritable ingénieur.

Ce second type de démonstration est plus à même de convaincre nos esprits que ne l'est le premier, qui repose sur le miraculeux et le fantastique.

A ce propos Ibn Rochd (Averroès) avance ceci : "Le Coran, considéré comme preuve de la prophétie de Mohammad -que la Bénédiction et le Salut de Dieu soient sur lui- n'est pas un miracle qui s'appuie sur la métamorphose, telle que la baguette qui se mue en serpent chez Moïse, ou encore sur la résurrection des morts et la guérison des malades comme chez Jésus Christ. Ce type de preuves, quoique réservé uniquement aux Prophètes, et ayant un effet notoire sur les esprits, n'a aucune relation avec la mission profonde d'un Prophète (c'est-à-dire ce qu'il est chargé de transmettre comme enseignements), le but de la révélation et les prescriptions divines..

"Le Coran présente, quant à lui, un cas particulier où la preuve alléguée est en relation directe avec la mission même du Prophète, et la vérité profonde de la religion, un peu comme la thérapeutique par rapport à la médecine. Illustrons cela par cet exemple : le cas de deux individus qui prétendent être médecins. Le premier avance que c'est parce qu'il peut planer dans le ciel qu'il est médecin. Le second explique qu'il est capable de guérir bien des maladies. Si ce cas se présente, on peut affirmer que la justification de la première personne est à peine admissible alors que celle de l'autre est un argument sans réplique". (Résumé succinct de l'idée d'Averroès).

Nous pouvons donc conclure que les miracles peuvent être soit inhérents à la nature de la mission prophétique, soit extérieurs à elle. Le décalage entre ces deux types de miracles varie en fonction des milieux qui les ont vu naître.

Au début, la religion s'appuyait uniquement sur les miracles concrets et perceptibles, reléguant au second plan tout ce qui touche au génie de la mission et au contenu du message divin. Avec l'avènement de l'islam, il y eut un revirement de la situation : le miracle rationnel fut réhabilité et les valeurs morales du message divin furent mises en relief. L'islam a, en plus, fait remarquer que les miracles surnaturels qui sont venus en aide aux religions précédentes n'ont pas empêché le rejet de ces dernières. Pourquoi donc solliciter les gens à y croire ?

"Si nous n'envoyons plus guère de miracles, c'est qu'ils furent traités de mensonges. Les Thamoudites avaient reçu de nous un prodige manifeste en la chamelle qui leur fut envoyée : ils la tuèrent injustement. Ce sont des menaces terrifiantes que les prodiges". (Le Voyage Nocturne, 59).

C'est ce qui explique que l'appui apporté aux Prophètes a pris une autre direction.

LE MIRACLE ENTRE LE DERNIER MESSAGE DIVIN ET LES PREMIERES MISSIONS PROPHÉTIQUES

La tradition divine a toujours voulu que les Prophètes soient parés d'une auréole de miracles, servant à établir la vérité de leur prophétie. Il s'agit-là d'événements relevant du surnaturel qui attirent l'attention et charment les esprits. C'est aussi une base de départ qui permet la certitude et la tranquillité de l’âme, que requiert la mission prophétique, et dont ont besoin également les croyants.

Cependant un abîme de différence s'est toujours creusé entre le contenu de ces miracles et celui des messages divins, que la religion véhicule.

Ainsi, la thérapeutique surnaturelle de Jésus Christ ne reflète en rien la morale évangélique. De même que la Thorah est loin d'être un discours sur le pouvoir miraculeux de la baguette de Moïse.

Cependant, Dieu a voulu déroger à sa tradition avec le Prophète Mohammed, puisque le contenu du message du Sceau des Prophètes, et le miracle qui l'accompagne, sont liés d'une manière consubstantielle, c'est-à-dire que le miracle fait corps avec l'esprit et la substantifique moelle de la mission. Le message divin et les arguments qui en prouvent le bien-fondé ne font qu'un.

Le Coran est à la fois l'appel au culte de Dieu et l'argument qui justifie le caractère divin de cet appel. Les principes fondamentaux du message divin, ainsi que la manière dont ils sont exposés, sont en eux-mêmes la preuve tangible et l'autorité sur laquelle s'appuie la mission pour démontrer que le Messager apporte des paroles de révélation divine.

Les versets du Saint Coran, avec ce qu'ils renferment de modèles de justice morale, sociale et politique, ainsi que son contenu éducatif qui enseigne la droiture et la probité, sont à la fois le message de l'islam et son miracle.

Ce qui nous subjugue à travers ces versets divins, c'est que l'instinct humain y trouve l'unique élément vital où son cœur, enfin libéré, dispose d'un espace libre dans lequel il peut battre dans la plénitude de ses forces.

C'est pour ces raisons que le Coran peut être considéré comme un livre humanitaire par excellence. Le Prophète -que la Bénédiction et le Salut de Dieu soient sur Lui-, par la médiation duquel le Coran a été révélé, était un être humain parfait, et le message islamique, dans son objet et ses visées, était purement humanitaire.

Pour atteindre son objectif, le Coran s'est directement et sans détours adressé à l'esprit humain pour le libérer, le réhabiliter et lui faire retrouver sa dignité. Le Coran précise que seules les âmes douées d'intelligence sont aptes à comprendre et pénétrer le sens de ses versets :

"Celui qui croit que ce Message qui t'est révélé par Ton Maître est la vérité même, serait-il l'égal de celui qui s'y montre aveugle ? Seuls se recueilleront ceux qui sont doués d'entendement". (Le Tonnerre, 19).

Seuls ces esprits profonds sont à même de comprendre le savoir qui découle de ce code de l'humanité et de l'existence, en pénétrant du même coup les secrets de l'univers.

"Dans la structure des cieux et de la terre, dans l'alternance du jour et de la nuit, il est en vérité des Signes pour des esprits avertis". (La Famille d'Imran, 190).

Disons donc que le miracle du Prophète de l'islam est d'ordre rationnel et, tant que l'esprit humain exploitera la raison comme outil d'investigation, ce miracle gardera la valeur qui lui est sienne.

Il n'y a nul doute que ce miracle gardera son poids et sa valeur, tant que la raison demeure l'élément le plus cher dans la vie et tant que le bon sens guide le jugement humain dans l'appréciation des faits, et dans la conduite de l'humanité entière vers l'horizon de la préexcellence et de la perfection.

EXIGENCES BLASPHÉMATOIRES

Or, cette logique n'a pas été agréée, comme il se doit, par les Arabes de la presqu'île qui, sous l'emprise des méfaits de l'imagination et de l'illusion, constituaient une survivance des temps passés. Leur logique primitive ne pouvait pas dépasser le stade de la passion pour les phénomènes surnaturels, tels qu'une terre qui se mue en mer, ou un terrain fertile qui se transforme subitement en désert aride.

Il n'y avait que ce type d'événement qui pouvait les convaincre à adhérer à l’islam. Or, il faut bien le souligner, les miracles qu'ils ont exigés ne défient pas le pouvoir créateur de Dieu, mais la sagesse divine a voulu voir renchérir le prix de la raison humaine, que ces hommes des premiers temps de l'islam ne faisaient que minimiser.

Il y a lieu de dire qu'il aurait été inconcevable pour la Puissance suprême, d'octroyer à l'homme un esprit créateur de miracles -pour peu qu'on s'y occupe-, pour le voir ensuite se perdre dans des futilités, et pour être obligée de satisfaire les désirs pervers de ces hommes de la "Jahilya", insensés et extravagants, qui se refusaient à se plier à leur raison et qui n'hésitaient point à exiger des miracles pour croire vraie la mission de leur Prophète.

Il était donc nécessaire d'amener ces gens-là, malgré eux, à acquérir le respect pour la raison humaine, dans leur propre intérêt et celui des générations qui allaient suivre. C'est à cette fin que le Coran, Livre Saint, a été instauré comme le grand miracle du Prophète, que le Bénédiction et le Salut de Dieu soient sur lui.

Livre de défi par excellence, le Coran inspirait au Prophète la conduite qu'il devait adopter durant toute sa vie, aussi bien avec ses partisans qu'avec ses détracteurs. Après la mission, le Coran est demeuré le livre de l'islam qui renferme à la fois le contenu religieux et la preuve qui en assure l'authenticité.

Néanmoins, la sagesse divine a voulu mettre aux mains du Prophète Mohammad -que la Bénédiction et le Salut de Dieu soient sur lui- quelques miracles semblables à ceux que les Premiers Prophètes ont utilisés pour convaincre. Ces miracles sont d'une nature particulière, que nous ne pouvons pas perdre de vue, et dont nous ne devons pas ignorer la portée et les limites. Ils jouent un rôle secondaire dans l'authentification de la prophétie. La façon, dont ces moyens de conviction ont été mis par l'Etre Suprême à la disposition du Prophète, nous éclaire sur leur caractère accessoire, et qui ne peut en aucun cas déprécier la valeur du miracle coranique qui est exclusivement accordé au Prophète- que la Bénédiction et la Paix de Dieu soient sur lui.

En effet, les croyants dont les cœurs sont réellement nourris de foi ont été témoins de plusieurs miracles. Ils ont été convaincus de la prophétie du Messager -que la Bénédiction et la Paix de Dieu soient sur lui- parce qu'ils ont su mettre à profit leur intelligence, et ont porté à leur propre personne tout le respect qu'elle méritait.

D'autres événements miraculeux se sont produits devant les impies, sous des aspects étonnants. Ces infidèles exigeaient un miracle bien précis, mais ils en voyaient un autre différent. Des fois, leurs demandes n'étaient satisfaites que plusieurs années après leur formulation, sous des formes qui ne traduisaient pas réellement une réponse divine à leur requête.

Des fois encore, leurs demandes étaient tout simplement rejetées. Comment donc interpréter ces faits et comment en pénétrer le secret ?

L'ESSENCE DU MIRACLE MATÉRIEL

Dieu a clairement tracé dans son Livre sacré tous les chemins qui mènent à la foi, et a fort bien détaillé les fondements de la prophétie. Cependant, les gens ont rejeté ce genre de preuves et ont persévéré dans leurs errements :

"Que d'exemples de toutes sortes avons-nous cités dans ce Livre ! la plupart des hommes, cependant, persévèrent dans l'incroyance" (Le Voyage Nocturne, 89).

Ce rejet traduit une absence de foi chez les infidèles. Qu'ont-ils alors demandé ? Ils ont exigé des choses précises qui, selon eux, sont les seules à pouvoir les convaincre et les guider vers la foi en Dieu et en les dogmes religieux.

"Nous ne pouvons, s'écrient-ils te prendre au sérieux, à moins que tu ne fasses jaillir, sous nos pieds, une source abondante!

"Ou que, possédant toi-même un jardin de palmiers et de vignes, tu n'y fasses couler force ruisseaux.

"Ou que, réalisant tes menaces, tu ne fasses crouler le ciel en fragments sur nos têtes, ou fasses surgir soudain, face à nous, Dieu et Ses Anges". (Le Voyage Nocturne, 90-91-92).

Laissons un peu de côté ces exigences absurdes, dictées par l'entêtement et la sottise, et essayons de réfléchir à ces interrogations.

N'est-il pas insensé de croire que, pour faire jaillir de l'eau du fond de la terre, il faut qu'il y ait intervention d'une force céleste ? Où réside donc la part de l'effort humain ? De quoi l'homme serait-il alors capable ?

Durant son enfance, l'homme a besoin de l'aide de ses parents pour vivre et pour accomplir telle ou telle tâche. Passée cette phase de dépendance, n'est-il pas normal que le jeune prenne en main sa propre destinée ? N'est-il pas du devoir des parents de laisser leurs enfants -devenus adultes- affronter l'avenir et assumer leurs responsabilités ?

C'est le même traitement que Dieu a réservé à ses créatures. A l'aube de l'humanité, Dieu pour convaincre les hommes, a répandu sur eux des miracles de toutes sortes, mais dès que les fruits de leurs esprits sont parvenus à maturité, Il les abandonna et les confia à leur propre clairvoyance et à leurs capacités intellectuelles, espérant ainsi que Ses serviteurs sauront discerner le vrai du faux. Par là même, Le Seigneur les a rendus responsables tant de leur réussite que de leur échec.

Le jour où l'humanité aura appris à exploiter la raison et l'intelligence pour refuser ou accepter une religion, elle apprendra du même coup, et spontanément, comment faire jaillir l'eau de la terre ou transformer les sables du désert en jardins luxuriants.

Pour croire en le message du Prophète -que la Bénédiction et la Paix de Dieu soient sur lui- les gens, qui vivaient autour de lui, lui avaient demandé de réaliser une ascension miraculeuse dans le ciel, mais Dieu a voulu rendre visibles les stigmates de leurs vices, qui sont à l'origine de leurs ignobles demandes, afin de les amener à recouvrer la foi en leur humanité déchue, et en leur raison en déroute. C'est donc pour faire prévaloir les facultés humaines sur le miracle que le Seigneur a invité Ses serviteurs à suivre la voie du Messager, envoyé au monde pour le faire sortir de ses ténèbres.

"Dis leur : "Béni soit le nom de mon Seigneur ! Mais que suis-je en vérité, sinon un simple mortel envoyé par Dieu à mes semblables" (Le Voyage nocturne, 93).

Le Prophète -que la Bénédiction et le Salut de Dieu soient sur lui- réalisera bien plus tard cette élévation vers le ciel tant exigée par les infidèles et ce, la nuit de son ascension. Cependant, la circonstance dans laquelle ce miracle s'est produit montre bien que la sagesse divine n'a nullement pris en considération la demande des mécréants, et ne lui a donné aucune importance. L'ascension ne fut qu'une manière d'honorer et d'auréoler de privilèges le Saint Prophète.

Ce miracle n'était pas venu assouvir une curiosité humaine et n'a point eu l'impact qu'a souvent un défi : provoquer la foi ou l'hérésie. La foi en le Prophète -que la Bénédiction et la Paix de Dieu soient sur lui- ou le refus de son Message sont demeurés strictement tributaires de ce miracle rationnel, unique en son genre qu'est le Saint Coran

"La vérité est là, émanant de votre Seigneur. Y croira qui voudra et la reniera qui voudra" (La Caverne, 29).

Les mécréants ont fait, un jour, le serment de se soumettre à Dieu s'il leur arrive d'assister à un miracle. Ils ressemblaient en cela à un adolescent capricieux qui exigerait de ses parents une éducation laxiste, et qui irait prétendre par la suite qu'il est adulte et responsable.

Dieu, par sa sagesse infinie, les a plutôt abandonnés à leurs âmes et à leurs consciences dans l'espoir qu'après mûre réflexion, ils reviennent à lui. Les prodiges apparents de la terre et des cieux sont à la portée des cœurs et des esprits qui peuvent être guidés par la lumière qu'ils renferment

"Ils ont juré sur le nom de Dieu et de toute la force de leurs serments que si jamais ils contemplaient un prodige, ils s'empresseraient d'y croire. Dis leur : "Les miracles relèvent de Dieu ! Il en dispose à son gré". Mais est-il bien sûr qu'ils auront la foi, si jamais il s'en produit sous leurs yeux ?

Car de même qu'ils n'ont pas cru tout au début, de même, à l'apparition du prodige, nous pourrions encore en détourner leurs yeux et leurs cœurs et les rendre encore plus endurcis dans l'impiété et plus aveugles qu'auparavant" (Les Troupeaux, 109-110).

Les idées exposées dans ce verset sont davantage explicitées par ces propos divins qui décrivent l'attitude des impies, leur entêtement et leur sottise :

"Ils n'y croiront pas. L'exemple des anciens n'aura été pour eux d'aucun profit.

Dussions-Nous ouvrir devant eux une porte du ciel et qu'ils pussent y monter à tout moment.

Nous avons pourvu le ciel de constellations zodiacales et l'avons paré pour ceux qui s'arrêtent à le contempler" (AI Hijr, 15-16).

A quoi peuvent donc servir les prodiges à de tels mécréants qui ont connu l'égarement à cause de leurs esprits bornés, de leur manque d'ouverture et de clairvoyance ? Le Coran, avec ses versets tous d'égale importance et prodige incomparable, aurait suffit à les convaincre si leurs cœurs avaient été moins hermétiques.

"Ne sauront-ils pas méditer le Coran ? Leur cœur serait-il comme verrouillé ?

Ceux qui ont tourné le dos après que la lumière leur fut apparue, c'est Satan qui les a subornés et abusés par ses promesses.

C'est qu'en effet ces égarés ont dit à ceux qui ont en aversion les révélations de Dieu : "Nous nous rangerons volontiers à vos côtés dans certains cas". Mais Dieu connaît si bien leurs conciliabules". (Mohammad, 24, 25, 26).

LE PROPHÈTE-HOMME

Si le Coran trace pour l'humanité les lignes de conduite à adopter, pour atteindre aux plus hauts degrés de perfection, on peut dire que Mohammed -que la Bénédiction et la Paix de Dieu soient sur lui- incarne cette perfection de par sa conduite et son génie. Il a rehaussé la valeur de l'esprit en affirmant que la piété ne peut se mêler qu'au fond des cœurs purs, et qu'elle ne naît pas forcément des pratiques religieuses. Le Prophète a, par ailleurs, établi la valeur de la raison, qui est pour lui l'assise sur laquelle repose sa religion. La raison est, en effet, la clé de voûte qui a permis aux Musulmans de bâtir tout un édifice d'arts et de cultures, une civilisation qui a permis au patrimoine intellectuel universel de continuer et de donner naissance à la civilisation d'aujourd'hui.

En outre, le Prophète -que la Bénédiction et le Salut de Dieu soient sur lui- fut le premier à avoir affranchi l'homme des jougs qui pèsent sur lui, et à avoir instauré la liberté de la raison et de l'esprit. Il a mis tout l'univers au service de nos facultés physiques et intellectuelles, et rendu l'homme maître de lui-même et de tous les éléments constitutifs du cosmos. En un mot, il a fait de l'homme l'adorateur de Dieu seulement, et a rendu insignifiant le pouvoir des chefs politiques et religieux.

Le Prophète de l'islam est d'origine arabe, mais sa religion ne connaît point de nationalité. Religion sans frontières, elle est celle de tout être humain. Quelle nationalité peut-on donner à une religion qui s'adresse à la raison où qu'elle se trouve, et qui fonde ses preuves sur l'analyse profonde des phénomènes de l'univers et sur la contemplation de la terre et du ciel ?

ENTRE LA PROPHÉTIE ET LE GÉNIE

L'histoire de l'humanité foisonne de personnalités douées de génie et de capacités supérieures. Leurs noms resteront gravés dans la mémoire de l'histoire, et leurs œuvres grandioses imprimées sur les pages de l'éternel. Pour servir de leçon, leurs exploits et leurs gloires ont été racontés aux générations successives.

La grandeur et le génie sont des qualités que se sont partagés des milliers d'hommes ayant vécu à des époques différentes, et appartenu à des horizons divers. Ce privilège moral les a poussés à toucher la cime des honneurs et de la gloire. Cependant, leurs apports sont très différents d'une personne à une autre.

Jetons un coup d'œil sur les planètes et les étoiles qui forment le firmament. N'est-il pas vrai que certaines d'entre elles sont mille fois plus grandes que les autres ? En dépit de cette différence de volume, les astres de petite taille ne sont pas pour autant faits de petits cailloux et de petites pierres.

Si nous examinons minutieusement les biographies des grands de ce monde, parmi lesquels nous avons les Prophètes transmetteurs des messages divins, les philosophes détenteurs du savoir, les inventeurs dans le domaine de la cosmologie, les chefs qui, à travers l'histoire, ont guidé les peuples, les écrivains, etc., nous constatons que la comparaison peut aboutir au constat de l'égalité ou au contraire de la prééminence. Cependant, cette disparité ne peut rabattre ces grandes personnalités de l'histoire au rang du bas peuple.

LES GÉNIES

La grandeur et le génie sont souvent le prolongement d'un don ou d'une qualité naturelle dont bénéficie la personne. Il arrive le plus souvent que ce prolongement du don se fasse au détriment d'autres qualités humaines : il peut soit les frapper d'impuissance, soit les rabaisser au degré le plus bas qu'on retrouve chez le commun des mortels. La dégénérescence d'autres aspects de la personnalité peut aller jusqu'aux extrêmes limites de la bassesse et de l'ignominie. Ceci nous permet de dire que la biographie de chaque nom célèbre, à part bien sûr les Prophètes, n'est jamais d'une blancheur immaculée et qu'elle demeure entachée par quelques défauts.

Napoléon Bonaparte était un chef remarquable et un vaillant guerrier sans égal, mais sa conduite était douteuse. C'était aussi un vilain traître.

Jean Jacques Rousseau était un homme de lettres engagé et l'un des grands de ce monde à avoir élaboré des lois sur la liberté, mais il était d'un comportement suspect, ondoyant et divers qui n'attirait point le respect des gens.

Bismark, à son tour, brillait dans le domaine politique mais aussi, et malheureusement, dans celui du mensonge et de la falsification.

Nombreux sont les philosophes, les poètes, les penseurs et les inventeurs de grand talent, qui vous étonnent par leur comportement malséant et indigne du mérite et de l'éclat dont ils jouissent. Pourtant, ils demeurent pour nous des génies, car leurs productions scientifiques et littéraires, ainsi que le patrimoine unique et extraordinaire qu'ils nous lèguent, les mettent au-dessus de la plèbe.

Ceux qui, parmi eux dont la conduite est exempte de ces défauts, offrent un comportement paradoxal dans la mesure où ils excellent dans certains domaines et demeurent très ordinaires dans d'autres.

Abou Al Alaû Al Maâri, ce talentueux poète aurait pu être l'apôtre d'une philosophie autre que celle qui ne voit dans l'existence que noirceur et pessimisme, s'il avait joui d'une bonne santé et d'une acuité visuelle normale.

Parmi les grands noms de l'histoire, il y a aussi les savants qui souffrent de complexes psychologiques, de névroses ou d'homosexualité. Parfois, c'est un sens aigu de l'égoïsme qu'on remarque chez eux. On rencontre de même ceux qui sont atteints de la folie des grandeurs, les narcisses égocentriques qui vénèrent leur "moi", et ceux enfin sans raison précise, exècrent un objet ou adorent follement un autre.

Ces biographies portent donc l'étiquette de la contradiction, dont une partie se dérobe aux regards, parce que lovée au fond du moi, et l’autre mise à nu et rendue publique.

La civilisation européenne considère comme familière et naturelle cette contradiction, à tel point qu'elle tolère chez les grands et les penseurs le dédoublement de la personnalité. L'essentiel, pour elle, est que l'humanité profite de leurs dons, tout en passant sous silence leurs vices et leurs défauts.

Les Anglais savent pertinemment que Nelson portait préjudice à l'honneur de ses semblables, mais n'ont pour lui aucune rancune. Ils savent, de même, que Churchill n'a pas tenu certains engagements envers lui-même et vis-à-vis de la société, mais ils ferment leurs yeux sur ses actes aberrants.

Bref ! Quittons ce groupe limité de savants, et levons notre regard plus haut. Oui ! Remontons vers un degré plus noble et plus saint, et parlons d'un autre genre de personnes : les Prophètes.

LES PROPHÈTES

Si -comme nous venons de l’écrire le génie est le prolongement d'un ou plusieurs dons chez la personne, nous pouvons dire que chez les Prophètes, il s'agit du prolongement de toutes les qualités humaines. On peut parler chez ces derniers d'une perfection morale, affective et physique, et d'une infaillibilité à l'égard des vices et des péchés. Leur cœur est profondément ancré dans la vertu et enraciné dans la noblesse.

"Ce sont eux les hommes-lumières. On dirait qu'ils sont constitués d'étoiles vivantes.

Leurs mœurs sont faites de clarté. De quelque endroit qu'on les considère, ils étincellent". (poésie).

Ceux que Dieu a élus comme Prophètes sont minutieusement sélectionnés.

Cœurs saints, unis à l'Être Suprême par le lien de la pureté. Esprits mûrs auxquels les vérités des choses n'échappent pas, et qui ne souffrent point comme les philosophes d'errance et de cécité intellectuelle. Corps immunisés contre toute maladie maligne qui inspire la répulsion ou défigure la beauté physique.

Leurs relations avec les gens sont fondées sur la bonne foi, la générosité et le bien.

Il est inconcevable qu'un Envoyé de Dieu puisse déroger aux règles de la bienséance et de la magnanimité, à plus forte raison commettre un acte abominable qui porte atteinte à l'honneur ou qui affecte l'infaillibilité.

De plus, les Prophètes sont les dépositaires de la révélation divine et les responsables du salut moral des êtres humains.

Leur parole est sagesse. Leur vie un exemple à suivre. Leur apparence et leur fond ne souffrent d'aucune disparité :

"Ils ne disposent pas de traits de caractère latents qui s'opposent à d'autres visibles et patents".

Leur mode de vie particulier, ainsi que leurs moyens de prêche public sont dominés par la chasteté et la droiture. Ils ont vécu parmi les hommes pendant une période limitée par le Seigneur, et n'ont répandu que du bien dans leurs sociétés, puis Dieu les a rappelés à Lui. Ils nous ont légué le plus sacré des héritages et la plus sainte des successions.

Ne sont-elles pas les meilleures créatures de Dieu ?

"Dieu sait mieux que quiconque à qui confier Ses Messages". (Les Troupeaux, 124).

"Dieu se choisit des Messagers tant parmi les Anges que parmi les hommes. Dieu sait si bien tout entendre, tout voir.

Il connaît tout de leur destin passé et à venir. C'est à Lui que tout doit aboutir". (Le Pèlerinage, 75-76).

Les rangs des Prophètes sont classés selon une certaine hiérarchie. Le Prophète que Dieu a envoyé aux habitants d'un village ne peut avoir le rang de celui envoyé aux cent mille habitants ou plus d'une grande ville, et les deux n'égaleront pas celui envoyé à toute une nation. De même, le messager, porteur de son propre Livre Sacré, dépasse en valeur celui qui demeure soumis à l'application d'une loi antérieure.

Notre ascension continue à travers les degrés de la grandeur. Nous continuons à déployer nos ailes pour remonter vers les cimes. Nous persistons dans notre élévation à travers les degrés de la perfection humaine. Nous traversons des espaces immenses, jusqu'à ce que nous atteignions un degré qui se dérobe totalement aux yeux des génies, quelles que puissent être leurs ambitions. Ce rang est celui que se disputent et convoitent en vain les Prophètes. Et nous voilà enfin, au terme de notre voyage, face au Porteur du Message Sublime envoyé à l'humanité entière : Mohammed, carrefour des vertus et exemple des valeurs suprêmes que l'imagination des hommes a conçues, et que Dieu a modelées pour en faire un être humain marchant en toute tranquillité sur terre.

C'est là le profil de Mohammed Ibn Abdallah - que la Bénédiction et le Salut de Dieu soient sur lui - et c'est là son rang parmi les génies de la terre et les dépositaires de l'inspiration divine.

Horizon de gloire qui se situe au-dessus de tous les horizons, et duquel émanent des lumières ondoyantes pleines de tendresse, de compassion, de bonté, d'intelligence, de vertu et de sagesse.

Comment les hommes pourront-iIs l'égaler ? Comment pourront-ils le connaître ? Seuls les grands comme lui sont à même de percer son secret, mais Mohammed n'a pas son double parmi le commun des mortels.

"Comment les Prophètes pourraient-ils prétendre atteindre ton rang, toi, ciel avec lequel aucun ciel ne peut rivaliser ?

Ils ne t'égalent pas dans ta grandeur et les lueurs qu t'éclairent ne les ont jamais éclairés". (poésie).

EN GUISE DE RAPPEL

Les premiers envoyés de Dieu étaient des flambeaux, qui éclairaient les recoins obscurs de cette nuit qui a étalé ses grandes ailes sur l'humanité.

Dès que l'horizon a vu poindre la lumière du message envoyé à l'humanité entière, le monde a connu une mutation décisive.

"N'évoquez point les livres sacrés parus avant lui (Le Prophète Mohammed). Le jour s'est levé et la chandelle s'est éteinte". (poésie).

Ce serait une gageure que de vouloir cerner la personnalité du Prophète dans sa totalité. Des pages et des pages ne suffisent pas, mais contentons-nous de dire que Dieu a réuni en notre Prophète Mohammed, que la Bénédiction et le Salut de Dieu soient sur lui, les signes de l'intégrité et de noblesse que les autres Prophètes se sont partagés.

Dieu a cité dix-huit Prophètes, ceux appelés "les hommes de bonne volonté" et ceux porteurs des premiers messages, puis il a ajouté à leurs propos :

"Voilà ceux à qui Nous donnâmes l’Écriture, la sagesse et la prophétie. Si cette génération refuse d'y croire, Nous saurons bien en confier le dépôt à d'autres qui s'y attacheront fermement.

"Voilà ceux que Dieu a guidés dans Sa Voie. Applique-toi à suivre leur trace. Dis à ceux que tu prêches : "Je ne m'attends à nul salaire pour ce message : ce n'est qu'un rappel édifiant pour l'Univers" (Les Troupeaux, 89-90).

Cet appel de Dieu était constamment présent dans l'esprit du Prophète, que la Bénédiction et le Salut de Dieu soient sur lui, alors qu'il accomplissait son devoir envers l'humanité. Nous citons ci-après un exemple qui confirme que le Prophète a toujours suivi la voie de ses prédécesseurs, comme Dieu le lui a indiqué. Il arriva que l'un des hypocrites, en partageant le butin de guerre, proféra des propos outrageants à l'égard de Dieu. Le Prophète qui l'entendit contint son indignation et se contenta de dire : "Que Dieu ait Moïse en Sa Sainte Miséricorde, lui qui a fait preuve de patience dans des situations plus graves que celle-ci".

Les exégètes du Coran expliquent ce geste clément et ces paroles du Prophète par sa supériorité morale sur ses prédécesseurs.

Les signes de perfection que les Prophètes se sont partagés entre eux, se sont tous réunis en la personne généreuse du Prophète Mohammed (sur lui la Bénédiction de Dieu).

Ainsi, Noé faisait preuve de patience et de résignation dans l'accomplissement de son devoir, Ibrahim symbolisait la générosité et le sacrifice, David faisait preuve de reconnaissance à l'égard des biens octroyés par Dieu ; Zakaria, Yahia et Jésus étaient le symbole de l'abstinence, du renoncement et de la continence ; Joseph était reconnaissant à Dieu dans le bonheur et l'adversité ; Jonas était l'image de l'imploration et Haroun de la compassion et de la tendresse.

Il suffit, après cette énumération, de jeter un coup d'œil sur la vie de Mohammed pour s'apercevoir qu'elle est un océan dans lequel se déversent tant de fleuves.

"Tout ce que nous pouvons dire de lui est qu'il est un être humain et qu'il est la meilleure de toutes les créatures d'Allah". (poésie).

SYMBOLE DE L'HÉROÏSME

Parmi les individus doués, il y en a ceux qui aiment se retrancher loin des foules. Ils préfèrent ainsi leur tour d'ivoire à tout ce que peut leur causer la fréquentation des hommes comme dégoût, indignation et exaspération.

Il y en a, cependant, ceux qui s'adonnent corps et âme à l'édification de la société. Ne manquant ni d'intelligence, ni de clairvoyance et disposant de tous les atouts pour réussir, ils sont merveilleusement capables de diagnostiquer les maux des peuples et de leur trouver les thérapies appropriées. Malgré tous ces dons incontestables, leur cœur reste cependant peu ouvert. Ces gens aux grandes qualités n'aiment à fréquenter que ceux qui - dont le nombre est très réduit - partagent avec eux les mêmes objectifs et les mêmes traits de caractère.

Il y a, enfin, ceux dont la personnalité est très forte et dont le cœur est très généreux. Charismatiques de nature, ils attirent et fascinent les foules. Il ne s'agit évidemment pas de ces gens qui dominent tyranniquement les masses, les endoctrinent et les manipulent, mais de ces illustres personnalités qui, par la force de leur caractère, inspirent le respect et aux thèses de qui, de grands hommes adhèrent de leur propre gré et sans la moindre contrainte.

Rares ont été les chefs d'États de cette trempe qui ont laissé des traces indélébiles dans la mémoire de leur peuple.

Dans leur longue histoire, les humains n'ont jamais connu, ne connaîtront peut-être jamais, un homme qui a été si vénéré par les grands héros, si adulé par les illustres notables et si aimé par les foules comme ce fut le cas du Prophète Mohammed -que la Bénédiction et le Salut de Dieu soient sur lui-.

Les soldats intrépides et audacieux admiraient son courage dans les batailles décisives. Les fins politiciens aimaient en lui sa souplesse et son ouverture d'esprit. Les âmes généreuses voyaient en lui l'homme qui venait en aide aux pauvres nécessiteux, la personne capable de tout donner au risque de se voir dépossédée de tout bien.

Exemplaire dans ses prières et son jeûne, chaste dans son comportement et sa conduite, éloquent et beau parleur, esprit convaincant, il était admiré des fidèles, des mystiques et des rhéteurs. Même ceux qui adoraient les forces inanimées de la matière voyaient en lui un grand combattant capable de vaincre les plus célèbres héros.

Les illustres notables ne pouvaient s'enorgueillir d'une qualité qu'ils possédaient sans constater que chez le Prophète, elle était d'un poids plus lourd et d'une teneur plus intense. Aussi a-t-on l'impression, en observant le Prophète, d'être en présence d'une haute montagne, à la crête inaccessible. Malgré cette auguste majesté et cet admirable privilège, Mohammed -que la Bénédiction et le Salut de Dieu soient sur lui- cet homme honnête, loyal et probe, était, grâce à son merveilleux caractère, facile d'accès à tout individu. Le pauvre comme la veuve pouvaient l'approcher sans protocole. D'ailleurs, chaque individu pensait qu'il était le plus aimé, le plus rapproché du Prophète, tellement il était -que la Bénédiction et le Salut de Dieu soient sur lui- bon, doux et généreux avec tous les gens. Il était semblable au soleil qui permet à chaque être humain de se réchauffer à sa guise de ses doux rayons, sans qu'il ait l'impression de partager ce bienfait avec autrui. C'était aussi cette impression que le Prophète donnait à ses Compagnons qui trouvaient en lui paix, sécurité et protection.

CE QUE "GÉNIE" SIGNIFIE

On dit que la prophétie est un don du ciel. Elle ne s'acquiert point. C'est un privilège accordé par l'Être Suprême et non pas une fortune qu'on recherche et pour laquelle on œuvre. Cela est évident.

"Serait-ce à eux de dispenser les grâces de ton Seigneur ?" (Les Ornements, 32).

"Auraient-ils par-devers eux les trésors de ton Maître ou seraient-ils les potentats de l'Univers ?

Useraient-ils de quelque tremplin pour accéder aux mystères du ciel ? Que celui d'entre eux qui en aurait percé le mystère en produise une preuve certaine". (Le Mont, 37-38).

Ce bien n'est cependant pas le fruit du hasard ou d'une quelconque collusion entre forces obscures.

Un poète de la période antéislamique a essayé, à force de discourir sur la théologie, d'être prophète, mais il a essuyé un cuisant échec. C'est le cas aussi d'un grand nombre de prélats et de moines, dévoués et passionnés pour la cause de Dieu, qui briguaient cet honneur sans aucun résultat.

Dieu le Tout-Puissant garde à lui seul le secret du choix de ses Prophètes.

Celui qui prétend que l'infaillibilité repousse le malheur et la souffrance ou que les Messagers ne sont que des Porteurs de la révélation divine, chargés de sa transmission ni plus, ni moins, comme s'ils étaient de simples haut-parleurs faisant parvenir la voix des anges aux hommes, celui qui prétend que les Prophètes sont dépourvus de talents, de privilèges considérables et d'aptitudes particulières, celui-là ne comprend rien à leur mission et ignore tout des qualités dont Dieu les a dotés, lesquelles qualités les placent bien loin au-dessus des grands philosophes de cette planète.

Les auteurs qui ont rédigé la biographie du Prophète, que la Bénédiction et le Salut de Dieu soient sur lui, l'ont qualifié de "génial", mais c'est avec beaucoup de prudence que nous acceptons d'eux ce qualificatif. C'est ainsi que nous agréons sans difficulté ce vocable si, par son biais, nous désirons attirer l'attention sur la grandeur d'âme et l'héroïsme moral de ces élus de Dieu qui ont pu et su relier, par l'intermédiaire de la révélation, le monde de la matière à celui de l'Au-delà, chose qui constitue le fondement premier de la prophétie.

Par ailleurs, nous rejetons d'emblée ce terme s'il désigne une sommité parmi les nombreuses et illustres personnalités qui ont marqué de leur empreinte l'histoire de l'humanité. Personne n'est comparable au Prophète Mohammed, que la Bénédiction et le Salut de Dieu soient sur lui.

C'est cela, l'attitude adoptée par le Musulman à l'égard de tous les chroniqueurs qui se sont penchés sur la vie du Messager de Dieu.

LA FOI EN TOUTES LES PROPHÉTIES

Dieu le Tout-Puissant fait de la croyance, en tous ses Prophètes, un pilier de la religion, et associe leurs noms à son Etre Sacré. Croire en eux complète la croyance à la Divinité suprême.

"Le Prophète a pleine foi en l’Écriture qui lui est révélée par son Seigneur, ainsi que les fidèles. Tous ensemble croient en Dieu, en ses Anges, en ses Écritures et en Ses messagers. Ils ne font point distinction entre les Envoyés du Seigneur. Ils disent : "Nous avons entendu et avons obéi. Pardonne-nous, Seigneur, car à Toi tout doit faire retour". (La Vache, 285).

La croyance en Mohammed, le Messager de Dieu, fait partie de la profession de foi en islam. Ne pas y croire, c'est ne pas avoir de foi.

Si donc la foi en les prophéties a une aussi importante place, c'est parce que la connaissance parfaite de Dieu, et la compréhension des devoirs et des obligations que ses fidèles ont vis-à-vis de Lui passent, nécessairement, et exclusivement, par elles.

L'attachement aux Messagers de Dieu n'est pas un attachement à leur être physique, mais bien à la révélation et à la mission dont Dieu les a honorés et au modèle de vie qu'ils donnent en exemple. C'est dans ce sens que le Prophète - que la Bénédiction et le Salut de Dieu soient sur lui - déclare : "Ne peut être considéré comme croyant que celui qui s'attache à ce dont Dieu m'a investi".

Dieu dit dans le Saint Coran :

"Nous interrogerons, certes, ceux qui reçurent Nos messages ainsi que les Messagers. Il leur sera rendu alors un compte exact, sans nulle omission, de toutes leurs actions dont Nous aurons été les témoins". (Al Aràf, 6-7).

L'altération que les deux grandes religions antérieures à l'islam, à savoir le judaïsme et le christianisme, ont subie, les changements qu'elles ont connus et les falsifications dont leurs Livres Sacrés ont été l'objet, ont largement contribué à faire de la religion islamique l'unique voie conduisant à la véritable foi.

Seuls le Saint Coran et la Tradition du Prophète, que la Bénédiction et le Salut de Dieu soient sur lui, sont à même de guider les gens vers la Vérité et le Salut. Il est vain, de nos jours, de prétendre connaître Dieu à travers le judaïsme ou le christianisme. Ces deux religions-là ne sont pas d'un grand secours à quiconque veut pénétrer les secrets de la Divinité. Dans l'islam, au contraire, au nom du Prophète Mohammed, que la Bénédiction et le Salut de Dieu soient sur lui, et grâce à sa conduite exemplaire, son Livre demeuré intact, sa Tradition préservée de toute altération, le fidèle connaît Dieu avec certitude, et sait quelles sont les véritables obligations dont il doit s'acquitter envers son Créateur. C'est pourquoi, la foi en Mohammed est considérée comme une condition de la véracité de la croyance en Dieu.

"Ceux qui ne croient pas en eux-mêmes et détournent autrui de la voie de Dieu, Dieu vouera à l’échec leurs manœuvres.

Ceux qui croient, font le bien et ont foi en la révélation reçue par Mohammed, qui est la vérité, émanant de leur Seigneur, Dieu absoudra leurs péchés et rendra meilleure leur condition.

Ceci, parce que les infidèles embrassent l’erreur et que les croyants suivent la vérité venant de leur Seigneur. Ainsi, Dieu propose des notions claires à l'intention des hommes". (Mohammed, 1-2-3).

Il ne s'agit pas là d'une exagération dans la valorisation d'un être humain, ou d'un préjudice porté à Dieu, ou d'une invitation à délaisser les enseignements des premiers Prophètes. Qu'on sache que Jésus et Moïse -que la Bénédiction et le Salut de Dieu soient sur eux- ont conduit les gens vers Dieu et vers la véritable religion, mais ils ne pouvaient savoir ce qui adviendrait de leurs descendants après leur mort. S'ils revena

Re:

Posté : jeu. 28 août 2014 10:18
par yacoub
Le retour en Palestine des juifs après leur dispersion ne devait se faire qu'avec le messie. Herzl n'était pas un messie.

Re:

Posté : dim. 10 févr. 2019 14:07
par Georges
Décapitée après l avoir lacérée à coups de couteaux et violée en plein cœur de Jérusalem .....
Elle avait 19 ans, elle s appelait Ori Ansba’her hy’d , fille du Rav de Tekoa ,
Victime hier de 4 monstres qui l’ont systématiquement déchiqueté ....
דם יהודי אינו הפקר !
Image

Re:

Posté : dim. 10 févr. 2019 18:13
par marmhonie
Pourquoi ce crime ? Je ne comprends pas le rapport avec le sujet.