Conférence de Sami Aldeeb – 17 avril à Paris

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Re: Conférence de Sami Aldeeb – 17 avril à Paris

Message non lu par yacoub » mer. 13 juin 2018 17:20

Dernier message de la page précédente :

https://youtu.be/DSJ8jW81-uQ

Sami Aldeeb avec David Belhassen sur le conflit I/P

https://youtu.be/DSJ8jW81-uQ




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Re: Conférence de Sami Aldeeb – 17 avril à Paris

Message non lu par yacoub » sam. 30 juin 2018 10:21

Diffusé en direct il y a 13 heures 30 juin 2018


Sami Aldeeb, dr en droit
Directeur, Centre de droit arabe et musulman
https://sami-aldeeb.com/
Mes livres, y compris mes traductions du Coran, mon livre sur les sanctions islamiques et mon livre sur Mahmud Muhammad Taha::
https://blog.sami-aldeeb.com/mes-livres

[bbvideo]https://www.youtube.com/watch?v=gD_GNoWrScg[/bbvideo]



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Re: Conférence de Sami Aldeeb – 17 avril à Paris

Message non lu par yacoub » mer. 4 juil. 2018 14:16

L’influence de la doctrine de la migration sur la religiosité des musulmans en Europe

by admin — 4 juillet 2018
Source. Depuis quelque temps, la religiosité des musulmans en Europe présente deux tendances totalement antagonistes. La première, déjà ancienne, est parallèle aux observations réalisées partout dans le monde selon lesquelles la religiosité recule avec l’augmentation du pouvoir d’achat et de l’espérance de vie (lire un résumé ici, consulter une étude complète ici). La deuxième tendance, plus récente, est simplement inverse. Déjà constatée en France, au Danemark (nouveau sondage en 2015) et dans divers autres pays d’Europe, elle semble exploser aux Pays-Bas où, selon une étude parue le mois passé (résumé de cette étude et vue d’ensemble du phénomène européen ici), 96% des musulmans marocains établis aux Pays-Bas accordent aujourd’hui une « grande importance à la religion ». Cette valeur est notamment supérieure à celle observée chez les musulmans vivant au Maroc (89%) et augmente depuis quelques années, avec la fréquence de la pratique religieuse. On constate la même évolution, quoiqu’à un niveau inférieur, parmi la population musulmane turque des Pays-Bas. Pourquoi? Voici une hypothèse basée sur les spécificités de la religion musulmane.
Les premières vagues d’immigration musulmane en Europe datent de l’après-guerre, d’une époque de retrait de la religion (musulmane). Les pays à majorité musulmane étaient alors en train de se moderniser. On y croisait pour ainsi dire aucune femme voilée, la religion ne régissait guère que l’intimité, la sphère personnelle et matrimoniale, et ce de manière «modérée». Les immigrants cherchaient une vie meilleure et n’étaient que peu motivés par la religion dans les grandes décisions de leur existence. Mais leur acte, la migration, faisait et fait tout de même l’objet d’une doctrine très cadrée dans la doxa musulmane. Et cette doxa est de mieux en mieux connue depuis lors, sous l’effet conjugué de l’alphabétisation et de divers efforts déployés par certaines organisations pour préserver la culture islamique et pour en rendre les doctrines religieuses plus présentables. Sans compter l’évolution de l’éducation prodiguée dans les pays à majorité musulmane.
La doctrine de la migration est plus particulièrement connue aujourd’hui à travers l’injonction de l’EI ordonnant aux musulmans de rejoindre le nouvel État islamique, seul lieu où la «vraie religion» peut être pratiquée convenablement. Mais ce n’est là qu’une des facettes de la doctrine. Dans le coran, seul un passage évoque cet aspect; la migration y est beaucoup plus souvent liée à la notion d’«effort dans la voie de dieu», c’est-à-dire le jihad. Et dans la fable fondatrice de l’islam, la migration de Mahomet, de La Mecque vers Médine, marque le début d’une guerre de conquête dont les exégètes musulmans disent volontiers qu’elle doit durer «jusqu’au retour de Jésus». Dans ce contexte, les musulmans vivant hors d’Islam sont soumis à des pressions psychologiques considérables. S’ils ne pratiquent que peu, ils sont aisément considérés comme des traîtres par les plus croyants de leurs coreligionnaires. Et bien que seuls les plus fous de ces derniers vont jusqu’à lancer le jihad, en Europe ou ailleurs, avec ou sans la bénédiction de l’EI, l’ambiance créée par le retour en force de l’islam des origines – du salafisme quiétiste au terrorisme – incite tous les musulmans à faire montre d’une ferveur croissante. La doctrine de la migration prévoit d’ailleurs qu’il est tolérable de rester hors d’islam si l’on peut y pratiquer la religion (musulmane) librement.
Si cette montée de la religiosité se confirme et provient bien d’un retour de la doctrine islamique classique, nous devons nous attendre à voir les populations musulmanes d’Europe, établies ou immigrantes, causer des troubles croissants dans leurs sociétés d’accueil. On peut en voir de premiers signes, outre les quelques attentats terroristes bien connus, dans l’effet de la religiosité musulmane sur le radicalisme en France ou la criminalité surproportionnelle et croissante des migrants musulmans en Allemagne. Cependant, comme les populations occidentales sont par ailleurs de plus en plus sécularisées et pacifiques, les statistiques générales ne révéleront probablement pas cette évolution avant qu’elle ne devienne trop évidente pour être ignorée. Si le phénomène n’est pas observé attentivement, avec des enquêtes mettant en évidence les différences entre les populations musulmanes et non-musulmanes d’Europe, ceci en parallèle à un examen enfin systématique des ressorts de la religion musulmane de base, il faut craindre que la polarisation s’aggrave encore, générant des contentieux nouveaux qui rendront de plus en plus difficile la mise au point de solutions adéquates.



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Re: Conférence de Sami Aldeeb – 17 avril à Paris

Message non lu par yacoub » ven. 13 juil. 2018 14:58

Sami Aldeeb : « Les trois religions monothéistes sont des cadavres dans le placard »

Dr Sami Aldeeb Abu Sahlieh, Palestinien de nationalité suisse, est professeur des universités, directeur du Centre de droit arabe et musulman et auteur de traductions du Coran par ordre chronologique en français, en anglais et en italien, ainsi que d’ouvrages interpellant l’islam. Le 8 juillet 2018, il publie sur son blog Savoir ou se faire avoir, avec sérieux mais non sans sarcasme, un échange avec une doctorante qui lui demande : êtes-vous ou non un réformiste de l’islam ? Extraits :

Sami Aldeeb : « Je demande la réforme des trois religions monothéistes, et non seulement de l’islam »

Une doctorante, dont je tairai le nom, m’écrit qu’elle prépare en France une thèse de doctorat en rapport avec les droits de l’homme dans l’islam (…) Après lecture de mes ouvrages, elle me répond : « (…) je vous considère comme étant un réformiste de l’islam, pensez-vous que j’aie raison ? » En réponse à sa question, je lui écris ce qui suit : (…) Je demande la réforme des trois religions monothéistes, et non seulement de l’islam. Les trois religions sont des cadavres dans le placard.

Propositions de Sami Aldeeb : placer un avertissement en préface des « Livres sacrés » ; la Révélation doit être celle de l’Homme à Dieu

– je demande une nouvelle définition de la révélation : parole de l’homme sur Dieu, et non pas parole de Dieu à l’homme.

– les livres sacrés sont de simples livres humains

– l’interdiction de la distribution du Coran dans l’ordre actuel et l’imposition du Coran par ordre chronologique

– la mention au début des livres sacrés qu’ils comportent des normes contraires aux droits de l’homme et qu’il faut les lire avec un esprit critique (comme je l’ai fait au début de mon édition et de mes traductions du Coran)

– le rejet du concept de l’infaillibilité des prophètes, et l’ouverture de la porte de la prophétie (chacun a le droit de se déclarer prophète et d’avoir des adeptes). Il ne s’agit donc pas simplement de l’ouverture de la porte de l’ijtihad (فتح باب الإجتهاد). Donc, possibilité de créer de nouvelles religions qui doivent se conformer aux principes de la Déclaration universelle des droits de l’homme.

L’Etat doit être laïc, les lieux de culte partagés et ouverts

– la suppression de l’article « Islam religion d’État »,

– la suppression des tribunaux religieux et des codes de statuts personnels des différentes communautés religieuses et la promulgation d’un seul code qui ne tient pas compte de la religion

– la reconnaissance de la liberté religieuse (droit de changer de religion à partir de 16 ans sans aucune conséquence juridique)

– la suppression de la mention de la religion sur les cartes d’identité ou les passeports

– l’unification des cimetières

– l’interdiction de la circoncision masculine et féminine des enfants, sauf pour les raisons médicales avérées

– l’interdiction de l’abattage rituel

– l’unification des lieux de culte: des salles polyvalentes qui peuvent servir à toutes les communautés religieuses: vendredi pour les musulmans, samedi pour les juifs, dimanche pour les chrétiens, lundi pour la danse du ventre, etc.

– l’interdiction de toute contrainte religieuse (libre de jeûner ou de ne pas jeûner, libre de prier ou de ne pas prier)

– la révision du pèlerinage à la Mecque, et éventuellement la construction de kaabas dans chaque village et chaque ville, qui peuvent servir comme les circuits cyclistes pour la santé.




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Re: Conférence de Sami Aldeeb – 17 avril à Paris

Message non lu par yacoub » sam. 28 juil. 2018 16:48

Le dilemme musulman. Et sa solution
by admin — 28 juillet 2018

Source. Depuis bien quelque temps déjà, les malédictions systématiques en prière, les coercitions et la guerre terroriste prônées par les textes fondateurs de l’islam, exemplifiées par les premiers musulmans puis les califes et confirmées comme légitimes et louables par des générations d’exégètes et de juristes musulmans unanimes ne constituent plus vraiment une tactique gagnante. Mais comment passer à autre chose?

Historiquement, les premières tentatives ont consisté à émettre des décrets du pouvoir temporel (kânûn en Turquie, karar en Égypte, ‘amr bey en Tunisie, dahir au Maroc, etc.) modifiant certains aspects trop problématiques. D’autres musulmans ont tenté des réformes radicales (bahaïsme, ahmadisme) qui ont abouti à de simples schismes supplémentaires. D’autres encore, tels Mahmoud Mohamed Taha, ont proposé des virages plus ou moins élégants dans l’approche de la révélation (et ont été éliminés). Et de nombreux réformateurs se sont contentés de parler longuement sans vraiment dire grand-chose. La réforme la plus spectaculaire et longtemps la plus réussie a consisté à éliminer la religion musulmane des organes de décision. Mais même en Turquie, la religion revient maintenant en force. Ainsi, la méthode de loin la plus commune, la norme actuelle, s’articule autour du déni et de l’apologie: non, l’islam n’est pas une guerre médiévale contre la mécréance, c’est une source de spiritualité, un élan vers le progrès et il l’a toujours été. Et ceux qui contredisent cette thèse sont de simples fauteurs de troubles.

Mais les troubles les plus graves sont et restent tout de même le fait des contradicteurs musulmans, des gens qui guident leurs actes en fonction des textes fondateurs de l’islam et imitent le comportement du prophète de l’islam, de ses compagnons et de leurs successeurs. Et cette situation devrait encore s’aggraver ces prochaines décennies, parallèlement à la progression de l’alphabétisation du monde musulman et de la pratique de la religion musulmane, portée par la (très probablement) dernière vague de croissance démographique avant la stabilisation mondiale. Nous en sommes aujourd’hui, globalement, à vanter comme une fontaine de sagesse le plus puissant appel à la haine et à la guerre de l’histoire connue, et ce surtout parmi des populations qui ont la possibilité, de plus en plus aisément, de distinguer, à travers le voile de mensonges, le message qui émane vraiment du culte musulman. D’où le foisonnement de ces groupes plus ou moins terroristes, largement soutenus par la population musulmane. Mais le plus important soutien vient en fait, indirectement, des apologistes modernes, musulmans ou pas, qui font la promotion, consciemment ou pas, de l’origine du problème.

Simplement, par la force des choses, les musulmans sont beaucoup plus nombreux que les non-musulmans à aller repêcher la vérité dans les textes, au-delà des discours apaisants. Si cette situation est désagréable pour beaucoup de gens bien informés en Occident, où la vérité et les faits sont maintenant définitivement classés « islamophobes » ou pires, elle est catastrophique là où à peu près tout un chacun est censé être musulman. La louange de l’islam est là obligatoire (aussi), mais la proportion des gens informés de ce dont il s’agit est beaucoup plus élevée, et grandissante. Quand quelqu’un y parle de la «lumière du prophète» (voir coran 42.52), il faut s’attendre à ce qu’il sache que le guide lumineux en question a pour mission de faire la guerre à quiconque ne pratique pas un bon islam. Quand un autre parle avec passion de la fitrah (voir coran 30.30), il faut comprendre que cette nature fondamentale que dieu aurait placée en chacun de nous implique que nous sommes tous, de naissance, programmés pour reconnaître la vérité dans le coran, et donc que ceux qui y voient autre chose dissimulent cette vérité, donc sont des koufar, au sens coranique du terme, c’est-à-dire des gens que dieu ordonne de combattre à mort. Dans un contexte musulman, on ne peut pas partir de l’idée que la religion est comprise comme un gage de bonne entente universelle. Il y a une prudence élémentaire à respecter en tout temps pour éviter les pires ennuis. Le mensonge est permanent.

Mais en même temps, il est certain qu’un nombre croissant de gens, surtout dans l’islam, se rend compte de la situation et cherche des solutions viables. Je pense que des progrès réels pourront être accomplis lorsqu’il deviendra suffisamment évident que la religion musulmane pose des problèmes spécifiques insurmontables, du fait de sa nature même, et qu’elle doit être écartée, dépassée. Dès qu’un consensus suffisamment solide pourra être réuni entre des gens encore capables de s’exprimer honnêtement, des mesures simples et efficaces seront déployées pour briser les ressorts de cette foi toxique – à l’ère de l’information, la mise en œuvre n’est guère qu’une formalité. Et l’avenir s’ouvrira. Mais quand? Le meilleur moyen de hâter ce moment consiste je pense à réunir et diffuser les éléments montrant clairement, à des esprits rationnels, que la pratique de la religion musulmane mène au mieux au néant. Il s’agit de statistiques, d’études de faits vérifiés et vérifiables, de comparaisons nettes entre l’évolution avec et sans l’islam. Il faut donc multiplier de tels travaux et surtout favoriser leur diffusion et, le cas échéant, leur vulgarisation.

D’autre part, il faut éviter d’intervenir à d’autres niveaux dans ce débat, maintenant décidément trop encombré. Il faut renoncer aux demi-mesures (interdiction du voile, critiques morales, jugements personnels, examen des textes fondateurs) dont l’effet principal ne consiste plus guère qu’à créer des contentieux annexes et ainsi à troubler la vision des causes du problème (sans parler des épuisants problèmes de censure). Si nous laissons faire les musulmans sans plus les gêner, les effets de leurs croyances n’en seront que plus rapidement évidents et plus aisés à isoler. Il «suffit» d’observer et de décrire, de faire parler les faits



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Re: Conférence de Sami Aldeeb – 17 avril à Paris

Message non lu par yacoub » mar. 28 août 2018 13:14




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Re: Conférence de Sami Aldeeb – 17 avril à Paris

Message non lu par yacoub » mar. 16 oct. 2018 15:34

Belhassen et Aldeeb Confidences 15 Doléances et revendications

Sami Aldeeb
Ajoutée le 16 oct. 2018
Vidéo précédente: https://youtu.be/rzkvrgsfPgw
Deux livres de David: https://goo.gl/R4aQLK
Ouvrages de Sami Aldeeb: https://blog.sami-aldeeb.com/mes-livres
Le Manifeste du Mouvement Hébreu de Libération https://goo.gl/5QBo59
Liste des localités palestiniennes détruites par Israël: https://goo.gl/7kfiWK
Discriminations contre les non-juifs en Israël: https://goo.gl/cDZ2Z4


https://youtu.be/Fb2O9v3pu_k




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