Souha Domrasy

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Re: Souha Domrasy

Message non lu par yacoub » sam. 4 nov. 2017 11:55

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Re: Souha Domrasy

Message non lu par yacoub » dim. 5 nov. 2017 17:19

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Re: Souha Domrasy

Message non lu par yacoub » mar. 7 nov. 2017 16:44

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Re: Souha Domrasy

Message non lu par yacoub » mar. 14 nov. 2017 14:56

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Re: Souha Domrasy

Message non lu par yacoub » dim. 3 déc. 2017 15:50

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Message non lu par yacoub » ven. 8 déc. 2017 13:20

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Re: Souha Domrasy

Message non lu par yacoub » dim. 10 déc. 2017 15:44

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Re: Souha Domrasy

Message non lu par yacoub » jeu. 14 déc. 2017 14:40

Souha Domrasy

Si Israël ouvrait ses portes aux arabes, la moitié des arabes entre le premier jour et l'autre moitié se précipite le deuxième jour...
Puis il a continué ses 4 vérités aux arabes: vous êtes des sauvages, des terroristes, des arabophobes, vous vous entretuez, vous pillez, vous tuez, vous êtes des dictateurs, des tyrans, des attardés...


Personne ne veut faire la paix avec ceux qui tuent leur pères et mères et détruisent leurs nations.


Enfin un juif se met debout pour dire aux arabes la crasse multidimensionnelle dans laquelle non seulement ils vivent et aspirent à y traîner l'humanité.


Déclarations faites sur Al-Jazira par un juif arabisant qui veut secouer le bananier arabe...
Qu'Allah bénisse votre mère et la mère qui a porté votre mère.
Merci à vous Monsieur le Juif...


Redites-le encore et encore



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Re: Souha Domrasy

Message non lu par yacoub » jeu. 14 déc. 2017 14:47

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Re: Souha Domrasy

Message non lu par yacoub » ven. 15 déc. 2017 16:48

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Re: Souha Domrasy

Message non lu par yacoub » mar. 2 janv. 2018 14:32

Émilie, l’égérie française de Daesh
Souha Domrasy·mardi 2 Janvier 2018
Agnès De Féo article paru dans L'Obs du 12 mai 2016
Le grand public connaît Émilie König pour ses vidéos postées sur Youtube en 2013. Elle s’y met en scène habillée d’un niqab noir, chargeant un fusil à pompe et s’entraînant à tirer au cri de allahu akbar et mashallah, visiblement émis par son mari qui la filme.
Depuis septembre 2015, son nom est inscrit sur la liste noire des « combattants terroristes étrangers » dressée par les États-Unis le 29 septembre dernier. Elle est la première femme à être fichée en tant que jihadiste par les services américains, et peut-être la première Française à avoir franchi la frontière turque pour rejoindre les rangs de Daech à l’été 2012. Elle est aujourd’hui considérée comme l’une des plus actives recruteuses de l’État autoproclamé et aurait attiré plus de 200 Françaises dans ses rangs.
Les informations divulguées dans la presse font état d’une origine bretonne, un père gendarme, un ex-mari algérien, deux enfants, des provocations qu’elle aurait effectuées à la mosquée de Lorient et une mère éplorée. Beaucoup d’approximations et d’erreurs (telles que sa prétendue radicalisation au contact du groupe Forsane Alizza auquel elle n’a jamais appartenu et sa conversion à l’islam avec son mari algérien) et pas grand chose de personnel.
J’ai fréquenté Émilie König d’avril à juillet 2012, avant son départ en Syrie, dans le cadre de ma longue enquête sur le voile intégral en France. Je l’ai rencontrée à sept reprises : une fois à la terrasse d’un café, cinq fois chez elle dans son appartement de Boulogne et une dernière à Saint-Denis pour la confronter à Cindy, une ancienne de Forsane Alizza, un groupe radical auquel Émilie aurait voulu adhérer sans y être finalement intégrée. Sans compter nos nombreux échanges téléphoniques.
Je ne lui ai jamais caché l’objet de mes recherches. Elle savait qu’elle ne se confiait pas à une amie désintéressée mais à une documentariste effectuant une recherche sociologique. Elle a d’emblée accepté d’intervenir dans mes films, où la parole est laissée aux munaqabet, c’est ainsi qu’on appelle les femmes portant le niqab, et n’a jamais exprimé de réserve sur les informations qu’elle me donnait.
C’est aujourd’hui le moment de raconter son histoire, telle qu’elle me l’a révélée. Elle-même souhaitait la rendre publique. Elle racontait vouloir écrire un livre sur sa vie : « Je veux devenir écrivain, être reporter, balancer des photos entre deux bombes. C’est une thérapie. Je veux passer le Daeu [diplôme d’accès aux études universitaires] par correspondance et continuer en licence de psycho. » En guise de Daeu, ce sera Daesh.
Quelle est la part de vérité, de mythomanie, de recherche de notoriété personnelle, de fantasme dans son discours ? L’idée ici n’est pas de vérifier l’exactitude des informations qu’elle m’a données, de se lancer dans une investigation auprès de ceux qui l’ont connue pour confronter leur version à la sienne, mais de montrer comment les étapes de sa vie lui ont servi à justifier son passage à l’acte. Mis à part ses discours vindicatifs sur le port du voile, elle ne parle jamais d’islam.
C’est Abou Islam, un membre de Forsane Alizza, qui établit entre nous le contact le 23 avril 2012 devant le Palais de justice de Paris alors que doit avoir lieu une comparution de Mohamed Achamlane, leader du groupe Forsane Alizza arrêté un mois plus tôt. Émilie s’est fait connaître à lui la semaine précédente et lui a fait part de son désir de prendre la parole en public. L’un des sympathisants de Forsane Alizza présent veut faciliter notre entretien et nous offre un verre à la brasserie d’en face. Elle prend un jus d’orange, moi un café. Émilie a alors 27 ans et se présente sous le prénom de Samra, qu’elle a adopté à sa conversion à l’islam dix ans plus tôt. Ce jour-là, c’est un masque chirurgical qui remplace son niqab afin d’être autorisée à entrer dans le Palais de justice. La semaine précédente, des policiers l’ont conduite au poste durant plusieurs heures. Elle avait retenue la leçon.
Pour elle, le voile intégral est une obligation religieuse, une manière de plaire à Dieu, le moyen de « gagner firdaous » [le plus haut niveau du paradis]. Mais elle ne l’a adopté qu’après la loi d’octobre 2010, c’est-à-dire après son interdiction dans l’espace public. Samra m’apparaît en recherche de publicité, allant au devant de la caméra dont elle fixe souvent l’objectif, alors que cette posture était rare chez les premières munaqabet. Son discours est revendicatif, politique, elle répète son opposition à Nicolas Sarkozy, le président de l’époque.
Elle m’invite quelques jours plus tard chez elle pour continuer l’entretien filmé. À la sortie du métro Boulogne-Porte-de-Saint-Cloud, elle est en jilbeb bleu surmonté d’un niqab noir qui lui cache entièrement le visage. Elle apparaît détendue et plaisante facilement. Pourtant le récit qu’elle fait en remontant la route de la Reine jusqu’au numéro 115 est digne du film L’exorciste. Elle raconte la possession de son fils par un jinn [génie] la nuit précédente. Elle le mime prenant des poses anormales, le visage tordu et finissant par lui cracher au visage en disant : « Je te déteste. » « J’ai secoué mon fils en criant : Shayatin [pluriel de shaytan, diable] ! Sors de mon fils ! Puis j’ai mis un DVD de psalmodies du Coran, notamment la sourate Al-Baqara pour sa valeur protectrice. Mon fils se déplaçait comme un ver, à plat ventre par terre en se trémoussant. Enfin, le shayatin (sic.) a fini par sortir. Du coup, j’ai laissé le DVD toute la nuit. » Il est effectivement en lecture lorsque nous entrons dans son petit deux-pièces. Elle se défait de toutes ses couches de vêtements, se met à l’aise en jogging sans aucun couvre-chef. Je découvre une très jolie fille, peut-être l’une des plus jolies que j’ai rencontrées jusque là. Elle est mince, les cheveux auburn, les yeux soulignés de khôl. Elle est troublante par son lâcher prise. Selon elle, les événements de la nuit précédente sont dus à sa mère qu’elle accuse de pratiques médiumniques sur ses enfants. Émilie se dit en même temps très attachée à sa mère, tout en expliquant devoir s’en protéger.
Elle se lance dans une pâte à crêpes en insistant sur cette spécialité bretonne qu’elle est fière de maîtriser. Je désire la filmer dans son quotidien si désarmant, elle accepte aussitôt et remet son jilbeb puis son niqab pour s’invisibiliser devant la caméra. Elle verse la pâte dans une poêle antiadhésive dont le revêtement a été arraché. Je m’étonne de son manque de précaution. Elle répond qu’elle ne dispose que de 712 euros pour vivre chaque mois et ne peut pas se permettre de renouveler sa batterie de cuisine. Ses casseroles cabossées contrastent avec l’image de parfaite ménagère, impliquée dans son foyer qu’elle veut me donner. Les ustensiles ne sont pas les seuls à être malmenés. Ses enfants aussi sont fortement rappelés à l’ordre. Elle ne parvient pas à les discipliner et leurs cris mutuels sont difficiles à supporter.
La caméra devient prétexte à revendication. Elle parle de traumatisme, d’humiliation, de discrimination qu’elle subit au quotidien et de sa fouille par une policière lors d’un contrôle pour port du niqab. Elle exprime son ressentiment tout en brandissant sa nationalité française censée la placer au-dessus de tout soupçon : « Je suis française, d’origine française. J’estime être un être humain. J’estime que j’ai droit au respect. Je ne suis pas un monstre. » À mesure que nos échanges se multiplient, elle adopte deux niveaux de discours : celui bien policé devant la caméra et celui des confessions out of the record où elle se révèle sans fausse pudeur dans une démarche introspective.
La vie d’Émilie, telle qu’elle se la raconte, est une série d’échecs. Tout commence par l’abandon de son père deux ans après sa naissance à Ploemeur dans le Morbihan, près de Lorient : « J’étais toute petite, je n’ai aucun souvenir. J’ai fait sa connaissance à l’âge de 11 ans. Il était gendarme. Il avait beaucoup de charisme et de cœur. C’est chez moi que je l’ai vu la dernière fois il y a quatre ans. » Il était venu lui rendre visite alors qu’elle était sur le point d’accoucher de son deuxième enfant. « Il a d’abord cru que je m’étais fait refaire les seins. Je lui ai annoncé qu’il allait être grand-père pour la deuxième fois sans lui avouer que l’enfant s’appellerait Mohamed. » Quand il a vu les versets du Coran au mur, il se serait laisser tomber sur une chaise. « Je l’ai vu s’éloigner en voiture sachant que je ne le reverrai plus jamais. Il m’a rayée de son cœur. Mais je ne lui en veux pas car je sais que je n’étais pas désirée. Je pleure car je l’aime. » D’après ses dires, ce père serait d’origine polonaise et juive ashkénaze, ce que lui dément.
Dernière d’une fratrie de quatre enfants, issus de trois pères différents, son adolescence lui laisse un mauvais souvenir. Elle lâche : « Je n’étais pas bien. J’ai été abusée par le compagnon de ma mère entre 11 et 13 ans. » Impossible d’en savoir davantage sur cette accusation.
À 15 ans, elle arrête son cursus en sport-étude pour entrer en apprentissage et abandonne la gym acrobatique. « Mon entraîneur disait que je pouvais aller très loin. Mais j’ai eu un problème au genou et j’ai dû tout abandonner. » Elle va désormais travailler dans le prêt-à-porter masculin-féminin et dans le maquillage.
Elle présente sa conversion à l’islam à 17 ans comme l’aboutissement de son attirance pour la spiritualité : « Depuis l’enfance, quand j’entrais dans une église, j’avais envie de prier. Je suis devenue musulmane car j’ai toujours côtoyé des musulmans. » En dépit de son entrée dans l’islam, elle devient un an plus tard barmaid dans une boîte de nuit. Sa vie est alors ancrée dans le monde interlope où elle sert de l’alcool dans la promiscuité masculine. Un épisode qu’elle dit beaucoup regretter. Déjà mère d’un premier enfant, Ilyès, qu’elle a eu à 20 ans, elle se met en couple avec Ismaël, qu’elle présente comme un Kabyle d’Algérie, avec lequel elle se marie « à la va vite » alors qu’elle est enceinte. Lorsqu’elle le rencontre, l’homme a déjà été incarcéré pour trafic de stupéfiants. Et c’est un nouvel échec amoureux. Elle lui reproche son manque de pratique religieuse, sa toxicomanie et sa violence : « Il m’a beaucoup détruite. Il me considérait comme sa chose. Il m’a cassé le nez plusieurs fois. Je me suis reconstruite grâce aux sœurs et à l’islam. » Elle affirme avoir porté plainte pour violence conjugale. Mais c’est à nouveau pour trafic de drogue qu’Ismaël retourne en prison. À sa sortie en mai 2011, elle habite encore à Lorient. Elle le retrouve un beau matin assis à côté d’elle sur son lit. Ses deux fils lui avaient ouvert la porte. « Il les a enfermé dans leur chambre. Il m’a insultée, m’a giflée. Il a voulu me déshabiller et j’ai hurlé. » Quand elle en fait le récit, elle semble encore sous le choc de la scène. Elle fuit vers la région parisienne. Désormais courtière en assurances dans un call center, elle trouve un appartement à Boulogne-Billancourt. Elle cesse de travailler en décembre 2011. Sans doute licenciée, elle affirme pourtant avoir dû cesser ses activités pour soigner un de ses fils, atteint selon elle de diabète et d’une maladie de cœur. Elle affirme aussi avoir déjà eu un cancer des ovaires, souffrir de crises abdominales, de polypes et de la maladie de Crohn. Mais refuse d’aller voir le médecin.
Émilie-Samra a 25 ans lorsqu’elle adopte le voile intégral. « J’ai rencontré un amour inconditionnel, celui d’Allah. Je veux tout faire au mieux pour lui faire plaisir. » Cette nouvelle apparence a plusieurs avantages. C’est d’abord s’affilier à un mouvement, celui des salafs, de bénéficier de réseaux d’entraide et d’afficher une nouvelle identité.
En se voilant intégralement, Émilie troque un passé honteux pour une image purifiée, le monde de la nuit contre celui de l’au-delà, un mariage raté contre une nouvelle virginité. Elle agit comme une repentie.
Dans le même temps, le voile intégral la marginalise et fait augmenter son ressentiment contre la société. Elle cherche alors à entrer dans le groupe contestataire Forsane Alizza. Mais Mohamed Achamlane, le leader du groupe, refuse la candidate. Samra fait face à un nouvel échec. Déni ? Elle se réclame pourtant du groupe en avril 2012 après l’arrestation de son leader.
C’est aussi l’époque où elle fréquente assidûment les réseaux sociaux salafistes à la recherche de l’homme parfait, à savoir un musulman viril et pieux. Elle s’impatiente, les partis ne lui conviennent pas. Un étudiant saoudien en médecine qui vit en Allemagne s’intéresse à elle mais commet l’erreur de lui demander de retirer son niqab. Se présente ensuite un Belge converti qui se dit être un ex-compagnon Ben Laden. Sur Émilie, l’argument fait mouche : « Je l’admire profondément. J’ai été très triste quand j’ai appris sa mort. Je suis fière d’être avec un homme fiché par la police et considéré comme dangereux. » Mais le prétendant se révèle vite être un usurpateur. Il publie sur internet un selfie d’Émilie nue qu’elle avait accepté de lui envoyer. C’est un coup rude, d’autant qu’elle apprend que son promis était déjà fiancé : « Nous devions nous marier ce mois-ci. Oui, la polygamie est islamique, mais je ne peux pas accepter ça. Il m’a trompée ! Ce n’est qu’un minable qui n’a jamais connu Ben Laden ! » Retour à la case départ, une blessure narcissique de plus. Émilie est une cocotte-minute.
Soudain, la gentille ménagère qui secoue son chiffon à poussière à la fenêtre en discutant avec sa voisine se métamorphose en femme révoltée. « Quand je croise des militaires dans la rue, ma seule pensée est de leur prendre leurs armes pour m’en servir. Je saurai très bien le faire. » Un mois plus tôt, Mohamed Merah a perpétré les tueries de Toulouse et Montauban. Émilie est choqué du débat sur la possibilité qu’il ait été un indic. « Ils salissent maintenant sa mémoire ! », s’insurge-t-elle en se ventant de très bien connaître le milieu du grand banditisme. Selon elle, tuer devient légitime quand on subit des agressions. J’ai du mal à y croire. Ses propos belliqueux me semblent trop intempestifs pour être vrais.
Repérée par les services de renseignement, ses comptes gelés, sa décision est prise. À peine un mois après notre dernier échange, Émilie part en Turquie dans le but de rejoindre la Syrie. Elle passe la frontière sans voile mais aussi sans ses enfants que sa mère avait eu la prudence de faire interdire de sortie du territoire. Elle se marie avec un jihadiste français converti à l’islam, connu sous le nom d’Abu Mohamed, dont elle aura un nouvel enfant. Elle prend elle-même la kounya d’Ummu Tawwab, littéralement mère de celui qui pardonne. Émilie poursuit sa quête de rédemption. Mais l’abandon de ses enfants la travaille. Elle envoie 1er juin 2013 un message à Ilyes et Mohamed : « Je vous aime mes fils. Je ne vous abandonne pas. N’oubliez pas que vous êtes musulmans. Je fais dua [invocation] pour vous incha Allah. On se retrouvera fi janna [au paradis] incha Allah. »
Voir le documentaire en lien avec cet article : Émilie König vs Ummu Tawwab, réalisé par Agnès De Féo à partir de ses entretiens filmés en 2012 avec les analyses Raja Ben Slama, Raphaël Liogier, Habib Samrakandi et Michel Wievioka, ainsi que l’intervention de Cindy, une ancienne membre de Forsane Alizza. Ces intervenants ont été filmés en avril 2016. Un documentaire produit par Marc Rozenblum (Sasana Productions, 2016).
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Re: Souha Domrasy

Message non lu par yacoub » ven. 23 mars 2018 16:31

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Re: Souha Domrasy

Message non lu par yacoub » mer. 28 mars 2018 15:20

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Re: Souha Domrasy

Message non lu par yacoub » ven. 30 mars 2018 15:03

Souha Domrasy
40 min ·

Arrêtez maintenant votre Islamophobie! Basta
Les terroristes menacent en effet de quitter la France si vous continuez votre attitude islamophobe.
De par l'irresponsabilité des islamophobes la France perdra beaucoup de ses terroristes ! Je vous préviens le premier islamophobe je le bloque.

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Re: Souha Domrasy

Message non lu par yacoub » mar. 3 avr. 2018 16:50

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Re: Souha Domrasy

Message non lu par yacoub » mer. 4 avr. 2018 16:12

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