Marie Laforêt

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Georges
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Marie Laforêt

Message non lu par Georges » lun. 4 nov. 2019 20:44

Marie Laforêt était "une artiste absolument hallucinante, une grande, grande diva", salue Laurent Ruquier

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Laurent Ruquier avait produit Marie Laforêt lors de son retour sur scène en 2005.
Marie Laforêt le 12 septembre 2005 au théâtre des Bouffes Parisiens, Paris.

Après le décès de la chanteuse et actrice Marie Laforêt à l'âge de 80 ans, son ami et ancien producteur Laurent Ruquier a réagi dimanche 3 novembre sur franceinfo, évoquant le souvenir d'une "artiste absolument hallucinante". Pour le producteur de télévision, Marie Laforêt était une "grande, grande diva" mais aussi une "artiste jusqu'au bout des ongles". Celle qui a joué Maria Callas au théâtre entretenait un rapport compliqué avec sa propre carrière, tout en gardant un "humour" et une "fantaisie absolument incroyable".


Vous étiez très proche de Marie Laforêt, qui était une grande amie pour vous. C'est une grande émotion aujourd'hui ?

Laurent Ruquier : Évidemment, je suis très triste, même si je savais que les jours de Marie étaient comptés. C'est une grande artiste qui part, hélas une grande artiste pas toujours si bien connue que cela. On connaît quelques uns de ses tubes parce que dans les années 1970 on faisait enregistrer beaucoup de 45 tours aux artistes, mais il y a toutes ses chansons plus méconnues, qu'elle, elle aimait. D'ailleurs, elle ne voulait pas chanter ses tubes sur scène, voilà pourquoi pendant plus de trente ans elle n'est pas montée sur scène. J'ai eu la chance de la produire lors de son grand retour, il a fallu lui imposer ses tubes, parce que les gens veulent des tubes sur scène. Il n'y en a qu'un qu'elle ne voulait absolument pas chanter, c'était Viens sur la montagne. Il n'y avait rien à faire, elle ne voulait pas chanter Viens sur la montagne. Mais le reste, il y a des chansons magnifiques. Elle a un très, très large répertoire. On parle toujours d'Hugues Aufray mais ça a été une des premières à chanter Bob Dylan, Blowin' in the wind. Bref, il faut réécouter Marie Laforêt dans son intégralité parce que ce sont des pépites.

Elle a eu une carrière incroyable de six décennies. Pourquoi avait-elle un tel retrait par rapport à ses chansons ?

Elle avait un retrait par rapport à tout, de toute façon. C'est un métier, à la fois qu'elle aimait, et qu'elle détestait. C'était compliqué. Quand on est revenus sur scène, on aurait pu prolonger pendant des semaines et des semaines, faire une tournée triomphale, parce que c'était "sold out" [complet]. Mais elle était à la fois heureuse et malheureuse. C'est quelque chose qui est difficilement explicable. Même pour moi, qui étais proche d'elle, jusque ces dernières semaines. Marie Laforêt c'était une autre, pour elle, en fait. Ce n'était pas elle. Ce qui est fou c'est que c'est une artiste jusqu'au bout des ongles. Il fallait la voir répéter quand elle montait sur scène, c'était absolument incroyable. Elle s'y connaissait aussi bien sur la musique, sur le jeu, sur l'affiche. C'était une artiste absolument hallucinante. Une grande, grande diva. Il faut l'avoir vue sur scène, au théâtre, jouer, parce que ce n'était pas que la chanteuse. Dans les grands rôles qu'elle a pu jouer au théâtre dans les années 1990-2000, ça a été la Callas, Master Class. C'est Fanny Ardant qui avait créé le rôle mais c'est elle qui l'a marqué, le rôle. Elle l'a joué pendant des années et des années. Elle était incroyable, incroyable.

Elle a d'ailleurs commencé sa carrière comme actrice, avec le film "La Fille aux yeux d'or". C'est vrai qu'elle avait des yeux exceptionnels, un visage, et une voix à la fois. Marie Laforêt, c'était un tout ?

Une des dernières images que j'aurai d'elle, c'est elle sur le balcon de la clinique où elle était, où elle fumait une cigarette parce qu'on l'avait autorisée à fumer jusqu'au dernier moment, elle disait "ça ne changera rien maintenant". Et elle fumait sa cigarette... Et elle avait un humour ! Plus que tout, elle était drôle. Elle avait une fantaisie absolument incroyable. C'est quelqu'un qui avait une telle fantaisie, une telle répartie

https://youtu.be/wr7MyaFBPIk
https://youtu.be/i5QAQFdZgYU
https://youtu.be/dEMUHE1O2mM


"La où l'islam passe, la civilisation trépasse" Ibn Khaldoun
"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd
"Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet
"le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
Mustafa Kemal, discours de 1928

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Re: Marie Laforêt

Message non lu par Georges » mar. 5 nov. 2019 04:08

Mort de Marie Laforêt : Jean-Paul Belmondo, émouvant, confie "sa grande peine"

Jean-Paul Belmondo, Marie Laforêt et Sophie Marceau dans Joyeuses Pâques de Georges Lautner en 1984
"Elle aurait dû faire au cinéma une carrière plus belle encore", observe avec une pointe de regret Bebel, très attristé par le décès de Marie Laforêt, qu'une partie du public connaît peut-être plus pour ses chansons mais qui a laissé une empreinte indélébile sur les écrans.

"Une grande et belle dame nous a quittés" : derrière ces mots, que d'autres que lui auraient pu manier pour saluer Marie Laforêt, morte le 2 novembre 2019 en Suisse moins d'un mois après son 80e anniversaire, ce sont maints "merveilleux souvenirs" qui sont remontés à l'esprit de Jean-Paul Belmondo.

Mieux que quiconque, le Magnifique connaissait les talents d'actrice de Marie Laforêt, dont il avait pu apprécier la présence fabuleusement magnétique à ses côtés à plusieurs reprises face aux caméras : celle d'Edouard Molinaro pour La Chasse à l'homme (1964), film dans lequel elle joue la fiancée de Jean-Claude Brialy, puis quinze ans plus tard, celle de Georges Lautner pour Flic ou voyou (1979), où le commissaire Borowitz campé bar Bebel succombe aux charmes de la romancière qu'elle incarne, avant de se trouver réunis à nouveau en 1984 par Henri Verneuil dans Les Morfalous, toujours avec des dialogues qui font mouche signés Michel Audiard. La même année, Lautner les remettra ensemble à l'affiche une troisième fois dans Joyeuses Pâques, couple secoué par l'infidélité de monsieur, avec une toute jeune Sophie Marceau - quatre ans après La Boum - en guise d'objet du délit.

Dans "une autre dimension"

"Le départ de Marie Laforêt me cause une grande peine", a réagi Jean-Paul Belmondo, 86 ans, dans un communiqué transmis lundi 4 novembre à l'AFP. Trente-cinq années après leur dernière collaboration, l'acteur en garde une impression encore très intense : "Les tournages avec elle prenaient une autre dimension, décrit-il. Son esprit pétillant nous faisait vivre au second, voire au troisième degré. Que de merveilleux souvenirs ! Elle aurait dû faire au cinéma une carrière plus belle encore."

Elle aurait pu en effet, si elle n'avait pas choisi de tantôt privilégier sa carrière de chanteuse, tantôt se mettre en retrait, mais, de ses débuts en 1960 dans Plein soleil de René Clément à sa dernière apparition au grand écran en 2008 chez Claire Simon dans Les Bureaux de Dieu, Marie Laforêt s'est bâti une filmographie de pas moins de 35 références où figurent les noms de réalisateurs qui ont marqué leur temps et des acteurs incontournables de leur époque.

Attirée très tôt par le monde du théâtre et bien lancée par sa victoire lors d'un concours de la station Europe 1, Marie Laforêt, après avoir commencé à prendre des cours d'art dramatique, n'avait pas tardé à décrocher son premier rôle : en 1960, elle crevait ainsi l'écran de manière éclatante dans Plein soleil, sublime et troublante au côté de Maurice Ronet face à Alain Delon. Alain Delon qui, ironie du sort, séjournait au printemps 2019, en convalescence après un AVC, dans la clinique de Genolier où elle s'est éteinte ce 2 novembre... Quelques mois après cette entrée en scène plutôt remarquable, Marie Laforêt était devenue La Fille aux yeux d'or pour le réalisateur Jean-Gabriel Albicocco - lequel allait, lui, devenir brièvement son premier mari à la ville.
Marie aux yeux d'or

Désormais connue et reconnue, elle tournera ensuite, outre pour Molinaro, Lautner (qui la refera tourner en 1990 dans Présumé dangereux, avec Robert Mitchum) et Verneuil, pour Michel Boisrond (Les Amours célèbres, Cherchez l'idole, Le Petit Poucet), Michel Deville (A cause, à cause d'une femme), Pierre Grimblat (Cent briques et des tuiles), ou encore Claude Chabrol, qui lui offre le rôle principal de Marie-Chantal contre Dr Kha (1965) face à Roger Hanin et Serge Reggiani. Des années où, en parallèle, elle s'impose aussi comme chanteuse : Les Vendanges de l'amour, Frantz (en duo avec Guy Béart), Viens sur la montagne, La Tendresse, La Bague au doigt, Marie douceur Marie colère, La Voix du silence, Mon amour mon ami.

Partie en 1978, juste après le succès de la chanson Il a neigé sur Yesterday, s'installer en Suisse et se consacrer à sa passion pour l'art éveillée par Pierre Cornette de St Cyr, Marie Laforêt ne reste pas à l'écart du septième art pour autant : outre Flic ou voyou en 1979 et Les Morfalous et Joyeuses Pâques en 1984 (ainsi que, entre-temps, l'inestimable comédie Les diplômés du dernier rang de Christian Gion), elle joue chez Jean-Pierre Mocky (Le Pactole), Michel Drach (Il est génial papy !), Alexandre Arcady (Dis-moi oui), Gérard Mordillat (Fucking Fernand, qui lui vaut d'être nommée aux César)...

Une vocation pour le cinéma qui semble s'être transmise dans les gènes : sa fille Lisa Azuelos, fruit de ses amours éphémères dans les années 1960 avec l’homme d'affaires Judas Azuelos, est devenue réalisatrice à succès (LOL, Dalida).


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Re: Marie Laforêt

Message non lu par yacoub » mer. 6 nov. 2019 14:00

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https://youtu.be/QSJuEJ1SS4U



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