Poésie

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Innana
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Re: Poésie

Message non lu par Innana » jeu. 5 juin 2014 22:51

Dernier message de la page précédente :

5 06 1944

Paul VERLAINE (1844-1896)


Chanson d'automne

Les sanglots longs
Des violons
De l'automne
Blessent mon coeur
D'une langueur
Monotone.


BBC
#DDay70-1
Modifié en dernier par Innana le ven. 6 juin 2014 00:39, modifié 1 fois.


"La liberté, c'est la liberté de dire que 2 et 2 font 4. Lorsque cela est accordé, le reste suit." George Orwell, 1984

DOM JUAN: Je crois que deux et deux sont quatre, Sganarelle, et que quatre et quatre sont huit.
TARTUFFE :Couvrez ce sein que je ne saurais voir:
Par de pareils objets les âmes sont blessées,
Et cela fait venir de coupables pensées.
DORINE:Vous êtes donc bien tendre à la tentation,
Et la chair sur vos sens fait grande impression!
Certes je ne sais pas quelle chaleur vous monte:
Mais à convoiter, moi, je ne suis pas si prompte,
Et je vous verrais nu du haut jusques en bas
Toujours Molière ! :

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Re: Poésie

Message non lu par Krinou » jeu. 5 juin 2014 23:09

Tu as déjà posté ce poème plus haut Innana.


LES RAISONS DE MON DÉPART DÉFINITIF D'iSLAMLA :

Avant de vous forger une opinion défavorable sur ma personne, suite aux propos malveillants d'un membre mal intentionné, merci de bien vouloir prendre le temps de lire, même partiellement, le topic dont vous trouverez le lien ci-dessous :

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pierremoselle
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Re: Poésie

Message non lu par pierremoselle » ven. 6 juin 2014 11:03

Victor Hugo (1802-1885).
Recueil : Les contemplations (1856).

Demain, dès l'aube.
Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.
Bonjour,

je l'ai appris par coeur au cm2. :P

A+



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spin
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Re: Poésie

Message non lu par spin » ven. 6 juin 2014 13:33

pierremoselle a écrit : je l'ai appris par coeur au cm2. :P
Moi, au collège, j'ai ingurgité du même (et quand je me le repasse je n'hésite qu'une ou deux fois) :
La conscience
Lorsque avec ses enfants vêtus de peaux de bêtes,
Echevelé, livide au milieu des tempêtes,
Caïn se fut enfui de devant Jéhovah,
Comme le soir tombait, l'homme sombre arriva
Au bas d'une montagne en une grande plaine ;
Sa femme fatiguée et ses fils hors d'haleine
Lui dirent : « Couchons-nous sur la terre, et dormons. »
Caïn, ne dormant pas, songeait au pied des monts.
Ayant levé la tête, au fond des cieux funèbres,
Il vit un oeil, tout grand ouvert dans les ténèbres,
Et qui le regardait dans l'ombre fixement.
« Je suis trop près », dit-il avec un tremblement.
Il réveilla ses fils dormant, sa femme lasse,
Et se remit à fuir sinistre dans l'espace.
Il marcha trente jours, il marcha trente nuits.
Il allait, muet, pâle et frémissant aux bruits,
Furtif, sans regarder derrière lui, sans trêve,
Sans repos, sans sommeil; il atteignit la grève
Des mers dans le pays qui fut depuis Assur.
« Arrêtons-nous, dit-il, car cet asile est sûr.
Restons-y. Nous avons du monde atteint les bornes. »
Et, comme il s'asseyait, il vit dans les cieux mornes
L'oeil à la même place au fond de l'horizon.
Alors il tressaillit en proie au noir frisson.
« Cachez-moi ! » cria-t-il; et, le doigt sur la bouche,
Tous ses fils regardaient trembler l'aïeul farouche.
Caïn dit à Jabel, père de ceux qui vont
Sous des tentes de poil dans le désert profond :
« Etends de ce côté la toile de la tente. »
Et l'on développa la muraille flottante ;
Et, quand on l'eut fixée avec des poids de plomb :
« Vous ne voyez plus rien ? » dit Tsilla, l'enfant blond,
La fille de ses Fils, douce comme l'aurore ;
Et Caïn répondit : « je vois cet oeil encore ! »
Jubal, père de ceux qui passent dans les bourgs
Soufflant dans des clairons et frappant des tambours,
Cria : « je saurai bien construire une barrière. »
Il fit un mur de bronze et mit Caïn derrière.
Et Caïn dit « Cet oeil me regarde toujours! »
Hénoch dit : « Il faut faire une enceinte de tours
Si terrible, que rien ne puisse approcher d'elle.
Bâtissons une ville avec sa citadelle,
Bâtissons une ville, et nous la fermerons. »
Alors Tubalcaïn, père des forgerons,
Construisit une ville énorme et surhumaine.
Pendant qu'il travaillait, ses frères, dans la plaine,
Chassaient les fils d'Enos et les enfants de Seth ;
Et l'on crevait les yeux à quiconque passait ;
Et, le soir, on lançait des flèches aux étoiles.
Le granit remplaça la tente aux murs de toiles,
On lia chaque bloc avec des noeuds de fer,
Et la ville semblait une ville d'enfer ;
L'ombre des tours faisait la nuit dans les campagnes ;
Ils donnèrent aux murs l'épaisseur des montagnes ;
Sur la porte on grava : « Défense à Dieu d'entrer. »
Quand ils eurent fini de clore et de murer,
On mit l'aïeul au centre en une tour de pierre ;
Et lui restait lugubre et hagard. « Ô mon père !
L'oeil a-t-il disparu ? » dit en tremblant Tsilla.
Et Caïn répondit : " Non, il est toujours là. »
Alors il dit: « je veux habiter sous la terre
Comme dans son sépulcre un homme solitaire ;
Rien ne me verra plus, je ne verrai plus rien. »
On fit donc une fosse, et Caïn dit « C'est bien ! »
Puis il descendit seul sous cette voûte sombre.
Quand il se fut assis sur sa chaise dans l'ombre
Et qu'on eut sur son front fermé le souterrain,
L'oeil était dans la tombe et regardait Caïn.

Sultan Mourad serait plus à sa place ici (mais encore bien plus long).

à+


De quel droit refuserions-nous de faire usage du plus grand don de Dieu ? N'est-ce pas un formidable blasphème que de croire contre la raison ? (Vivekananda)
http://daruc.pagesperso-orange.fr/divers/islamp.htm
http://bouquinsblog.blog4ever.com/blog/ ... ique_.html

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Re: Poésie

Message non lu par Krinou » ven. 6 juin 2014 15:55

Moi, c'était "Le dormeur du Val", mais j'ai tout oublié, juste que c'était un soldat entouré par la verdure et que l'on aurait pu croire endormi mais qui est décédé, c'est très triste ce poème. :(

J'ai retrouvé le poème en question :

C'est un trou de verdure où chante une rivière,
Accrochant follement aux herbes des haillons
D'argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c'est un petit val qui mousse de rayons.

Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.

Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine,
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.

Arthur Rimbaud


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Re: Poésie

Message non lu par Innana » ven. 6 juin 2014 16:01

je l'avais déjà posté Krinou ! :P
En janvier 2014; page 7 , avec des tableaux.

c'est toujours aussi triste , et déstabilisant , ...à la fin.

Les quelque vers de Verlaine , c'était bien sur pour annoncer le débarquement , D day !

j'ai corrigé! :)


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Re: Poésie

Message non lu par Krinou » ven. 6 juin 2014 16:05

Rhooo désolée Innana, j'ai dû le zapper. :gene1:

Toi aussi tu l'avais appris par cœur à l'école ?


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Re: Poésie

Message non lu par Innana » ven. 6 juin 2014 16:25

Je dois avouer quelque chose , bien que j'ai une excellente mémoire , et que j'ai fait de longues études :sweatdrop: ...

j'ai toujours rechigné à apprendre des textes , prose ou vers , par cœur !

Vraiment , cela me répugnait , j'aurais fait une piètre actrice...

Quelques fables de La Fontaine , peut-être ? :?:


Cela manque à ma culture générale , que veux tu ! :mrgreen:

"
Le dormeur du val "me paraissait un peu effrayant ...à raison en fait !


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Re: Poésie

Message non lu par Krinou » ven. 6 juin 2014 16:40

C'est marrant comment un poème peut-être appréhendé différemment selon sa sensibilité.
Je ne l'ai jamais trouvé effrayant, mais très triste, je me souviens que je me posais mille questions du type.

Qui l'as tué ?
Pourquoi ?
Il a souffert ?
Il doit être triste d'être mort tout seul.
Elle est où sa maman... oui, je sais. :mrgreen:
C'est qui qui va l'enterrer si personne le trouve ? :lollol


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Re: Poésie

Message non lu par Innana » jeu. 8 janv. 2015 12:51


Liberté

Sur mes cahiers d’écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable sur la neige
J’écris ton nom

Sur toutes les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J’écris ton nom

Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
J’écris ton nom

Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l’écho de mon enfance
J’écris ton nom

Sur les merveilles des nuits
Sur le pain blanc des journées
Sur les saisons fiancées
J’écris ton nom

Sur tous mes chiffons d’azur
Sur l’étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
J’écris ton nom

Sur les champs sur l’horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J’écris ton nom

Sur chaque bouffée d’aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J’écris ton nom

Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l’orage
Sur la pluie épaisse et fade
J’écris ton nom

Sur les formes scintillantes
Sur les cloches des couleurs
Sur la vérité physique
J’écris ton nom

Sur les sentiers éveillés
Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent
J’écris ton nom

Sur la lampe qui s’allume
Sur la lampe qui s’éteint
Sur mes maisons réunies
J’écris ton nom

Sur le fruit coupé en deux
Du miroir et de ma chambre
Sur mon lit coquille vide
J’écris ton nom

Sur mon chien gourmand et tendre
Sur ses oreilles dressées
Sur sa patte maladroite
J’écris ton nom

Sur le tremplin de ma porte
Sur les objets familiers
Sur le flot du feu béni
J’écris ton nom

Sur toute chair accordée
Sur le front de mes amis
Sur chaque main qui se tend
J’écris ton nom

Sur la vitre des surprises
Sur les lèvres attentives
Bien au-dessus du silence
J’écris ton nom

Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J’écris ton nom

Sur l’absence sans désir
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J’écris ton nom

Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l’espoir sans souvenir
J’écris ton nom

Et par le pouvoir d’un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer

Liberté.

Paul Eluard, Au rendez-vous allemand, 1945, Les Editions de Minuit

Poème classé dans Guerre, Liberté, Paul Eluard.


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Re: Poésie

Message non lu par yacoub » mer. 14 nov. 2018 13:08

La Nuit de la poésie 2018
« Répondre à la violence par la culture. Répondre au fanatisme par la poésie » (Jack Lang)

17 Novembre 2018 - 18 Novembre 2018

Pour cette nuit emblématique des attentats de Paris, l’IMA se fait le lieu du dialogue, de l’union et de la paix. Un partage de mémoire autour de la beauté du verbe auquel s’associent de nombreux artistes.
En partenariat avec la Maison de la Poésie et dans le cadre du festival Paris en toutes lettres
_______________________________________________________________
☾ De la poésie sous toutes ses formes ☾

Poètes, écrivains, comédiens, musiciens, rappeurs, danseurs et circassiens conjuguent leurs sensibilités à travers des lectures bilingues français-arabe. Dans tous les espaces de l’IMA et jusque dans les files d’attente, des rencontres audacieuses et surprenantes.
Au programme :

19h - Ouverture de la Nuit de la poésie, Rachida Brakni & Naïssam Jalal
En continu - Les chuchotements poétiques, Conservatoire National Supérieur d'Art Dramatique

19h15 / 20h40 / 22h05 / 23h30 - Dessinées, Maram al-Masri & Zaü


19h50 / 21h15 / 22h40 / 00h - Poésie en magie, Hicham Benkiran

20h / 23h - Le Piano oriental, Zeina Abirached, Stéphane Tsapis & Luc André Deplasse

20h / 21h30 / 23h05 / 00h15 - Traversée de frontières, Smaîl Kanouté, Batiste Darsoulant & Clémence Azincourt

20h - Prête-moi une fenêtre, Hala Mohammad, Noma Omran & Violaine Schwartz

20h45 / 4h - Ainsi Disent-ils, Müesser Yeniay, Clémence Azincourt, accompagnées par Issa Hassan & Emek Evci à 20h45, et par Vincent Segal & Estelle Meyer à 4h

21h30 / 5h30 - Échos de la poésie turque dont Nazim Hikmet ..., Violaine Schwartz & Pierre Baux , accompagnés par Ghassen Fendri à 21h30, et par Vincent Segal à 5h30

22h / 00h30 - Derviche, Raphaël Vuillard, Mohanad Aljaramani & Sylvain Julien

22h30 / 4h45 - Périple poétique dans le monde arabe, Nâzim Boudjenah, Raymond Hosni, accompagnés par Ghassen Fendri à 22h30 et par Vincent Segal à 4h45

23h30 - Fragments de la maison, Habiba Djahnine & Estelle Meyer

00h15 - Mohammed Nour Wana & Omar Haydar

1h - Au cœur de l'obscurité, Léon Bonnaffé & Mehdi Haddab

1h - Estelle Meyer & Grégoire Letouvet

1h45 - Abdelmoneim Rahamtalla, Hammou Graïa & Abdelhafid Bidari

3h15 - Seyhmus Dagtekin & Helen Arntzen

6h15 - Jacques Bonaffé, Léon Bonnaffé & Vincent Segal

7h - Vincent Segal

7h10 - Petit Déjeuner oriental, Toolsoffood
_______________________________________________________________
☾ La Nuit de la poésie fait vibrer dix villes arabes ☾
Pour sa troisième édition, la Nuit de la poésie résonne au-delà des murs de l'IMA et unit Paris à 10 villes arabes : Le Caire, Bagdad, Doha, Djeddah, Riyad, Khartoum, Manama, Rabat, Abou Dabi et Tunis.

Placée sous le signe du dialogue et du partage, cette nuit célèbre les poésies française et arabe et nous rappelle les liens que tisse la culture entre les peuples.
_______________________________________________________________
☾ Se restaurer pendant la Nuit de la poésie ☾

Salle Hypostyle (niveau –2)
De 20h à 5h du matin, dans la salle hypostyle, les chefs réfugiés des Cuistots migrateurs proposeront des recettes qu’ils ont apportées dans leurs bagages.
Salle du Haut Conseil (niveau 9)
A 7h10, les designers culinaires Anaïs Silvestro et Luz Moreno de l’agence Toolsoffood proposeront un petit déjeuner oriental revisité, tout en poésie.

_______________________________________________________________

En partenariat avec la Maison de la poésie



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