Geisha & Courtisane : Le monde des fleurs et des saules

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BarbieTurik
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Re: Geisha & Courtisane : Le monde des fleurs et des saules

Message non lu par BarbieTurik » ven. 3 janv. 2014 01:15

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Oui cette photo est superbe!




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Agape
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Re: Geisha & Courtisane : Le monde des fleurs et des saules

Message non lu par Agape » ven. 3 janv. 2014 01:21

Si je ne m'abuse, la fenêtre ronde est appelée satori no mado, soit fenêtre d'Eveil. C'est un concept architectural courant dans les temples bouddhistes zen (et chan, mais pas sûr). On pourrait même (presque) dire que c'est un kôan architectural.


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yacoub
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Re: Geisha & Courtisane : Le monde des fleurs et des saules

Message non lu par yacoub » mar. 22 mars 2016 20:14

http://www.liberation.fr/planete/2016/0 ... ts_1441114

Blasphème : au Pakistan, la mort a ses avocats
Par Jean-Pierre Perrin — 21 mars 2016 à 20:11

Chaudhry Ghulam Mustafa (à droite), l'une des figures du «Mouvement pour la défense du Prophète», à Lahore, le 22 juillet 2015, accompagné de l'un de ses clients engagés contre la chrétienne Asia Bibi, condamnée à mort pour «blasphème». Photo Arif Ali. AFP

Blasphème : au Pakistan, la mort a ses avocats

Édito

Ils sont avocats, mais se comportent comme des escadrons de la terreur. Leur rôle, dans un Pakistan qui s’islamise sans cesse davantage, est de pousser les habitants à porter plainte dès qu’ils ont connaissance d’une présomption de blasphème contre le Prophète ou d’une insulte faite au Coran, de multiplier les pressions pour que les lois punissant ce «crime» soient appliquées avec la plus grande sévérité et, dès lors, de pratiquer un lobbying intensif en faveur de la peine capitale. «Quiconque profère un blasphème doit en répondre devant la justice et la seule peine envisageable est la mort», a déclaré Ghulam Chaudhry, l’une des figures du Khatm-e-Nubuwwat Lawyers Forum ou «Mouvement pour la défense du Prophète». Ses avocats ont assisté presque tous les plaignants dans des affaires de blasphème au Pendjab. Gratuitement. «Chacun sait que nous sommes un forum qui agit de manière bénévole et désintéressée. C’est pourquoi les gens nous contactent pour nous indiquer où il y a une affaire», a indiqué l’avocat.

Les avocats du mouvement affirment n’avoir jamais instruit des plaintes qui n’étaient pas fondées. Difficile de les croire quand tous les défenseurs des droits de l’homme s’accordent à dire que celles-ci ne le sont que très rarement.

Lors des audiences, les partisans de Khatm-e-Nubuwwat débarquent souvent à plusieurs dizaines dans les prétoires. «Ils cherchent à intimider tout le monde, l’accusé, les juges, les avocats de la défense ainsi que les membres de la famille de l’accusé», explique l’avocat Saïf ul-Malook, cité par l’agence Eglises d’Asie. Lui-même a défendu des personnes accusées de blasphème dans des salles d’audience pleines à craquer, en présence d’avocats de la partie adverse qui ne le laissaient pas s’exprimer. Plus grave encore, le même mouvement considère toute discussion sur la question du blasphème comme blasphématoire. C’est pourquoi, dans l’affaire de l’assassinat du gouverneur du Pendjab, Salman Taseer, tué en 2011 par son garde du corps pour avoir remis en cause les lois antiblasphème et pris la défense de la chrétienne Asia Bibi, Me Chaudhry a plaidé l’innocence du meurtrier. Sans succès : Mumtaz Qadri, l’assassin, a été condamné à mort et exécuté le 29 février. Ses funérailles, à Islamabad, ont été l’occasion pour des centaines de milliers de Pakistanais de célébrer celui qu’ils considèrent comme un héros.

Dans les geôles du pays, ils sont plus d’un millier à avoir été condamnés à mort pour blasphème. Aucun n’a été exécuté. Si l’un d’eux était relâché, il n’irait pas loin. Les juristes de la mort défendent aussi le droit des fidèles à faire justice eux-mêmes dès lors qu’un suspect aurait été libéré. Comme il est loin le «mouvement des avocats» qui s’était battu avec courage contre la dictature du général Musharraf.
Jean-Pierre Perrin



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Re: Geisha & Courtisane : Le monde des fleurs et des saules

Message non lu par yacoub » dim. 24 juil. 2016 13:33

INVISIBLES AU PAYS DES PURS - INVESTIGATIÔNS
«Pakistan» en ourdou signifie «Le Pays des purs». Dans cette société très conservatrice où les mollahs sont particulièrement puissants,parler publiquement de prostitution et de drogue est quasiment impossible. Pourtant, il s'agit bien d'une réalité, d'un fléau qui fait des ravages et qui piège de nombreuses femmes, des enfants, des familles entières.

A travers les portraits de Saïda, jeune prostituée répudiée par les siens, de Nassir, adolescent drogué livré à la prostitution et aux violences de la rue, et de Mohammad, travailleurs social qui arpente jour et nuit les quartiers insalubres de Karachi, c'est un voyage bouleversant dans l'un des pays les plus dangereux du monde que nous entamons.

Plus d'informations sur INVESTIGATIONS et ses documentaires ici :
http://www.franceo.fr/

https://youtu.be/UuEgiPXMshQ

https://youtu.be/UuEgiPXMshQ




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Re: Geisha & Courtisane : Le monde des fleurs et des saules

Message non lu par yacoub » ven. 27 juil. 2018 14:35

Au Pakistan, la victoire controversée d'Imran Khan
Malgré des accusations de fraude, cet ancien joueur de cricket s'apprête à devenir Premier ministre alors que son pays est au bord de la cessation de paiement. De notre correspondant en Asie du Sud, Emmanuel Derville

Image

Après une décennie d'échec, Imran Khan revendique la victoire aux législatives pour son parti Le mouvement pour la justice. Mais ses adversaires politiques dénoncent des fraudes.
© AAMIR QURESHI / AFP


Il attendait ça depuis plus de vingt ans. L'ancien joueur de cricket Imran Khan est sur le point de remporter les législatives qui ont eu lieu mercredi. D'après les derniers résultats, son parti, le PTI, raflerait 110 à 120 sièges devant la formation sortante, la Ligue musulmane du Pakistan de Nawaz Sharif (PML-N), qui ne récolte que 63 élus. 95 % des bulletins ont été examinés.

Imran Khan n'a pas encore de majorité. Il lui faut 137 sièges dans une Assemblée nationale qui en compte 272. Le PTI devrait donc s'appuyer sur la vingtaine d'élus sans étiquette et compléter avec les députés de partis régionaux comme la grande alliance démocratique de la province du Sindh et le parti national du Baloutchistan qui sont crédités de quatre sièges.

Sacré parcours pour ce sportif qui s'est lancé en politique seul contre tous. Champion du monde de cricket en 1992, ce philanthrope construit le premier hôpital contre le cancer du Pakistan en 1994. Lorsqu'il fonde le PTI en 1996, les échecs se succèdent pendant plus de 10 ans. L'étiquette de politicien amateur lui colle à la peau. Imran Khan est surnommé « Imran Can't » (Imran n'y arrive pas) puis « Taliban Khan » pour son opposition aux drones de la CIA qui bombardent les talibans afghans et pakistanais dans l'ouest du pays.
Accusation de fraude

Encore aujourd'hui, il souffre d'un déficit de légitimité. Sur les cinq partis arrivés en tête du scrutin, quatre crient à la fraude. La PML-N, le Parti du peuple pakistanais (PPP), le parti laïque MQM et les islamistes de la MMA affirment que l'élection a été truquée. Dans certaines circonscriptions, leurs membres n'ont pas été autorisés à surveiller le dépouillement. Plus étonnant encore, des candidats ont reçu les résultats rédigés à la main sur une feuille blanche alors que les scores doivent être consignés sur un formulaire signé par le chef du bureau de vote. La Commission électorale nie toute irrégularité.

Dans un discours retransmis en direct depuis sa résidence d'Islamabad jeudi, Imran Khan a tendu la main à l'opposition : « Si un parti a le moindre doute, nous lancerons une enquête dans les circonscriptions litigieuses. »

Ni la PML-N, ni le PPP, ni le MQM n'ont expliqué jusqu'où ils étaient prêts à aller pour contester les résultats. « Tout dépendra de l'ampleur de la fraude, estime Hassan Javid, politologue à l'université des sciences de gestion de Lahore. Si les irrégularités sont nombreuses, on peut s'attendre à ce que certains partis descendent dans la rue, en particulier le PPP, dont les militants sont très engagés sur le plan idéologique. »
«  Un État-providence islamique  »

Une crise politique est d'autant plus à craindre pour Imran Khan qu'en 2014, il avait campé devant le Parlement un an après les législatives pour réclamer la démission du Premier ministre Nawaz Sharif. Il accusait ce dernier de lui avoir volé sa victoire. La manifestation avait duré des semaines et paralysé le travail du gouvernement.

Mais, décidé à aller de l'avant, Imran Khan a détaillé jeudi les premières mesures qu'il comptait prendre pour créer un « État providence islamique ». Il compte gouverner depuis sa maison et n'emménagera pas dans la résidence du Premier ministre qu'il transformera « en centre éducatif ou quelque chose de ce genre ». Il promet de réduire le train de vie de l'État, de réformer la fiscalité, d'améliorer l'éducation publique, le système de santé et l'accès à l'eau.
Le FMI à la rescousse

D'ici là, la priorité sera d'éviter le défaut de paiement. Le Pakistan a moins de deux mois de réserves de change, après quoi, il ne pourra plus payer ses importations. Les analystes prédisent depuis six mois que le pouvoir fédéral sollicitera le FMI d'ici la fin de l'année. Islamabad a obtenu une aide du fonds à trois reprises depuis 2001 sans jamais appliquer toutes les réformes exigées en échange.

Cette fois-ci, le FMI pourrait se montrer ferme en exigeant deux mesures : la privatisation des entreprises publiques déficitaires ainsi que l'élargissement de l'assiette fiscale, ce qui nécessitera de taxer l'agriculture, qui représente moins de 1 % des impôts collectés, une mesure très délicate à prendre : pour assurer son élection, Imran Khan s'est appuyé sur des barons locaux, vieux routards de la politique qui tirent une partie de leurs revenus de l'agriculture et qui risquent de s'opposer à ce tour d'écrou fiscal.




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