News Canada

Actualités dans le monde, Débats politiques et économiques intérieurs et internationaux - Opposition - Partis politiques - Leaders politique - Pouvoirs économiques.
Avatar du membre
yacoub
Être-soi-meme
Être-soi-meme
Messages : 21532
Enregistré le : jeu. 10 nov. 2005 08:00
Localisation : Paradis d'Allah au milieu des houris
Gender :
Contact :
Status : Hors ligne

Re: News Canada

Message non lu par yacoub » dim. 3 févr. 2019 16:30

Dernier message de la page précédente :

Islamophobie : rétractation demandée à Legault

Le Conseil national des musulmans canadiens (CNMC) estime que les commentaires que François Legault a émis jeudi en niant l'existence de l'islamophobie au Québec sont très offensants et inexacts et il exhorte le premier ministre du Québec à se rétracter publiquement.

Après la réunion du caucus des députés de la Coalition avenir Québec, à Gatineau, François Legault a ajouté qu'il ne voyait pas pourquoi il y aurait une journée nationale de l'islamophobie au Québec.

Il a précisé ses propos vendredi matin : « Il n'y a pas de courant ni de culture d'islamophobie au Québec. Les Québécois sont ouverts et tolérants et continueront de l'être », a-t-il écrit.

Ihsaan Gardee, directeur général du CNMC, écrit dans un communiqué que les commentaires du premier ministre, formulés moins de 48 heures après sa participation à la commémoration du meurtre de six musulmans le 29 janvier 2017 au Centre culturel islamique de Québec, sont insultants pour les familles des victimes et les communautés musulmanes québécoise et canadienne qui vivent encore un deuil dans la foulée de cette tragédie.

Ihsaan Gardee déplore que le premier ministre soit, à son avis, manifestement déconnecté des réalités de l'islamophobie sur le terrain au Québec. Il lui demande de reconnaître que l'islamophobie, comme toutes les autres formes de haine et de racisme, existe au Québec et nécessite d'être abordée.

Le CNMC croit que les déclarations de M. Legault ne font que flatter les sentiments réactionnaires et populistes au détriment des musulmans du Québec, lesquels sont déjà vulnérables.

Statistique Canada rapportait en fin de novembre dernier que le nombre de crimes motivés par la haine déclarés à la police avait fortement augmenté en 2017 au pays, et que les incidents ciblant les Noirs, les juifs et les musulmans ont été à l'origine de la majeure partie de cette hausse.

Le maire de Toronto, John Tory, a quant à lui désigné le 29 janvier jour de mémoire et d'action contre l'islamophobie dans sa ville.

À Québec vendredi, l'opposition officielle a dénoncé la « courte vue d'esprit » du premier ministre Legault.

« Le premier ministre semble vivre dans une bulle pour ne pas voir que l'islamophobie existe au Québec, a déclaré le chef du Parti libéral du Québec, Pierre Arcand, en citant le cas d'un résident de Terrebonne arrêté jeudi soir après avoir émis sur les réseaux sociaux des commentaires et une vidéo proférant de la haine à l'endroit de la communauté musulmane. Je l'invite d'ailleurs fortement sur cette question-là à se rétracter. »

« Il y a des gens, sans aucun doute, qui le sont (islamophobes), alors de faire une affirmation aussi catégorique que celle-là, ça m'apparaît être une assez courte vue d'esprit, mais évidemment qu'avec M. Legault, ce n'est pas surprenant », a ajouté le député libéral Gaétan Barrette.

Or, les libéraux ne vont pas jusqu'à demander qu'il y ait une journée nationale contre l'islamophobie au Québec ; ils souhaitent plutôt la création d'une journée contre le racisme.

Le Québec a mis sur pied il y a vingt ans la Semaine d'actions contre le racisme (SACR).

Le 21 mars, il souligne également la Journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale.



Avatar du membre
yacoub
Être-soi-meme
Être-soi-meme
Messages : 21532
Enregistré le : jeu. 10 nov. 2005 08:00
Localisation : Paradis d'Allah au milieu des houris
Gender :
Contact :
Status : Hors ligne

Re: News Canada

Message non lu par yacoub » sam. 16 févr. 2019 16:53

Les écoles ont été obligées de retirer les crucifix des classes


Geneviève Lajoie
Vendredi, 8 février 2019 22:13 MISE À JOUR Vendredi, 8 février 2019 22:13

Les écoles de la Commission scolaire de la Riveraine ont dû retirer les crucifix des classes.

Une note interne a été acheminée en début de semaine aux directions des établissements de cette Commission scolaire du Centre-du-Québec. Les écoles ont eu comme directive de décrocher le Christ en croix de leurs locaux.

Joint par notre Bureau parlementaire, le secrétaire général et directeur des services éducatifs de la Commission scolaire soutient qu’il ne s’agit que d’un « simple rappel » d’une vieille directive du ministère de l’Éducation.

« Ça doit faire une dizaine d’années, on nous avait demandé, au moment où les écoles ont été rebaptisées laïques, de retirer les crucifix dans les classes. Dans les écoles, l’opération était faite, je vous dirais, à 90 % ou 95 %, mais la semaine dernière, il y a quelqu’un qui m’a dit qu’il était allé dans une école et qu’il avait encore vu un crucifix accroché dans une classe, donc moi j’ai fait un simple rappel aux directions d’école de la consigne qui avait été émise », a affirmé Pascal Blondin.

Il précise que c’est une remarque d’un membre du personnel qui a mené à ce rappel à l’ordre, pas une plainte.

Aucune résistance

M. Blondin assure également que cette initiative de la Commission scolaire n’a « aucun lien » avec le débat actuel sur les signes religieux. « Ç’a été envoyé avant même que [la ministre Isabelle] Charest parle » de sa perception du hijab et des autres symboles religieux, a tenu à signaler le cadre de la Commission scolaire de la Riveraine. Pascal Blondin dit n’avoir senti aucune résistance à la suite de sa directive de retirer les crucifix. « Personne des directions d’école ne m’a formulé des commentaires », a-t-il insisté.

Cette initiative survient alors que le gouvernement Legault s’apprête à déposer un projet de loi sur la laïcité.

En 2017, la décision du CHU de Québec de décrocher le christ en croix qui orne le hall d’entrée de l’hôpital Saint-Sacrement avait créé la controverse. Le crucifix a depuis retrouvé sa place sur le mur de l’établissement.

Au cabinet du ministre Jean-François Roberge, on s’est limité à dire que la directive de la Commission scolaire n’a pas été envoyée à l’initiative du ministère.



Répondre