L'islamisme, même à dose microscopique, détruit un pays

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lkm
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L'islamisme, même à dose microscopique, détruit un pays

Message non lu par lkm » mar. 27 sept. 2011 01:47

Boualem Sansal se défend d'être un héros. L'écrivain algérien en a pourtant l'étoffe. C'est au péril de sa vie qu'il pousse un cri de révolte contre les islamistes qui gangrènent son pays chéri et contre un régime qui sème la haine et réduit la liberté individuelle. « Tout n'est pas perdu », à condition de connaître son histoire et ses origines. Les siennes prennent racine dans la Rue Darwin (Gallimard). Un roman intense qui retrace une enfance hybride, partagée entre plusieurs identités. Une enfance « écourtée par la guerre », mais enrichie par la force des femmes. On y assiste aussi à la mutation de l'Algérie, qu'il décrit sans complaisance. Quels sont les observations et les combats de Boualem Sansal ? Rencontre avec le lauréat 2011 du prestigieux prix de la Paix des libraires allemands.
Boualem-Sansal-.jpg
Le Vif/L'Express : Vous écrivez que « le seul véritable inconnu, c'est soi-même ». Pourquoi l'identité est-elle un thème récurrent dans votre oeuvre ?
Boualem Sansal : L'identité se lit à livre ouvert, on la révèle par sa façon d'être. Jusqu'à présent, j'abordais la question de l'identité collective, or pourquoi le collectif s'affuble-t-il d'une identité ? Quelle est celle de tout un peuple ? L'Etat construit une pièce de théâtre avec ses actes et ses identités. Les pouvoirs étant dominants, ils imposent ce récit afin que ça devienne une norme. Ceux qui s'en écartent sont en situation difficile. Je suis un être complexe... Héritier d'une longue histoire, j'ai été façonné par trente-six mille choses. Etre réduit à l'identité musulmane revient à être défini sur la marge d'un timbre verrouillé. On doit se mutiler pour y entrer ! Cela nous coupe les pieds, les ailes et les langues. C'est contre ça que je me rebelle. Je refuse la petite identité officielle tant elle est caricaturale. Réapproprions-nous notre identité individuelle et, si nécessaire, l'identité collective, en reconnaissant toutes ses dimensions, en comprenant toute son histoire. Cela exige un travail de reconstruction et de rejet de ce qu'on nous impose.

On ressent, dans votre livre, la nostalgie d'une époque révolue où la cohabitation, notamment avec les juifs, était possible. N'y a-t-il pas, dans des pays comme l'Algérie, une régression dans l'acceptation de l'autre ?

Complètement. Tous les Algériens d'un certain âge vivent avec cette nostalgie parce que l'on a vu comment, depuis l'indépendance, des espaces de liberté ont été rognés. On nous a enfermés dans des identités tellement étroites qu'elles deviennent, comme cela a été dit par d'autres, des « identités meurtrières ». La multiplicité des identités en Algérie était extraordinaire. Par catégories sociales, nous vivions en parfaite entente. Dans le quartier de Belcourt, à Alger, j'allais réviser mes devoirs à la synagogue parce que l'on habitait une petite pièce où il était impossible d'étudier. On aurait pu conserver cela.

Dans ce roman, vous faites un clin d'£il à Camus, qui habitait à deux pas de chez vous. Pourquoi estimez-vous que « quand on le lit, on voit une autre Algérie qui parle à l'humain » ?

Camus incarne le révolté philosophique. Avant, l'idée de l'identité algérienne était extrêmement complexe, alors qu'aujourd'hui elle est réductrice. Albert Camus a perçu qu'un nouveau peuple était en train de naître, ça me fascine. Les gens venaient de partout avec leur histoire, leur espérance et leur identité différente. C'est l'Histoire qui les a mis ensemble sur un territoire. Un pays était en train de surgir, avec sa nouvelle géographie. Il ne s'agissait ni de l'Algérie ottomane ni de l'Algérie française ou musulmane.

En quoi ce pays vous a-t-il façonné ?

C'est celui où je suis né, celui où j'ai toujours vécu. Dans ma famille, on ne s'est pas laissé enfermer par une identité artificielle. Non seulement, je n'ai pas été embrigadé par « cet Algérien nouveau », mais, en plus, j'ai gardé ma liberté et mon identité plurielle. Nous ne sommes, hélas, plus qu'une petite minorité qui disparaît. La nouvelle génération étant totalement formatée, le travail sera difficile à faire. On ne lui explique pas l'histoire, qui a été mise sous le chapeau. Dire qu'il y a quinze ans on pouvait boire et fumer à une terrasse, lors du ramadan ! Même dans certaines banlieues françaises, ce n'est plus possible. Les jeunes Algériens rêvent actuellement d'obtenir un visa pour se réaliser en France.

Pourquoi n'est-ce plus possible aujourd'hui ? A cause d'un pouvoir qui impose une identité réductrice ?

Les régimes totalitaires veulent un peuple à leur main. Ils construisent une identité. Ils se légitiment par des mensonges et des exclusions, jamais par des idées de rassemblement. Ensuite, les théoriciens théorisent cela ; ils construisent des slogans, des histoires. Ils sacralisent, ce qui fait qu'après il est très dangereux de déconstruire. Pourtant, on ne peut pas accepter cela. Il faut se révolter, il faut se réapproprier les choses. J'ai l'impression que ce moment est arrivé dans le monde arabo-musulman.

L'identité de l'Algérien nouveau que le pouvoir a voulu fasciner est-elle celle d'un islamiste ? A propos de Hédi, le jeune frère islamiste de votre héros, vous suggérez que c'est l'école publique qui l'a ainsi formaté ?

A partir de l'indépendance, le pouvoir a voulu construire un peuple nouveau. Par petites touches et par des phrases très simples : « Nous sommes arabes. Nous sommes musulmans. Nous sommes socialistes. » Cette période-là a conduit à l'échec, trente ans après : pays détruit, chômage, industrie non productive. Les islamistes sont arrivés et ils ont dit : « Si vous avez échoué, c'est parce que vous n'avez pas été de vrais musulmans. Le Coran est la solution. Vous devez vous convertir, partir ou mourir. » Certains se sont adaptés au péril de leur vie.

Les Algériens ont-ils déjà dressé le constat de l'échec de cette stratégie islamiste ?

L'échec est visible sans l'être. Les islamistes assurent n'être pas vraiment rentrés dans le vif du sujet puisque le pouvoir est encore détenu par des « mécréants ». Dans leur entendement, il faut procéder à une épuration, prendre le pouvoir et installer une république islamique. Eux ne reconnaissent pas l'échec. Nous, on voit bien que l'islamisme, même à dose microscopique, détruit un pays. Par rapport à la première médication socialiste, l'islamisme a cette particularité de détruire les familles. Dans nos pays, la famille est hyper-importante parce qu'elle est la cellule de base. Chez l'être humain, quand quelque chose détruit la cellule, c'est le cancer, les métastases, et la mort assurée.
Dans votre livre, Yazid, pour rassurer sa maman et se rassurer, parle à propos de son jeune frère d'islamiste modéré, de taliban politique... mais sans trop y croire. Vous aussi, vous ne croyez pas à l'islamisme modéré ?

Non, je n'y crois pas. L'islamisme modéré relève de la stratégie. Les islamistes se repositionnent comme les partis d'extrême droite qui, à un moment donné, jouent la carte de la modération pour élargir leur base sociale et atteindre le pouvoir. Lorsque surviendront les difficultés, l'islamiste modéré ne pactisera pas avec le démocrate au détriment de l'islamiste radical. Il ira vers l'islamiste radical. C'est sa famille naturelle. En Turquie, l'AKP [NDLR : Parti de la justice et du développement, au pouvoir] est un parti islamiste modéré, mais il ne fait pas alliance avec les démocrates. Il pourrait sceller cette alliance pour forcer l'armée à sortir du champ politique. Non, il préfère composer avec l'armée.

Où placez-vous le curseur de la frontière entre islam démocratique et islamisme. Quand le chef du Conseil national de transition libyen annonce que la charia constituera la principale source de législation, qu'en pensez-vous ?

Je suis catastrophé. Pourquoi a-t-il cru nécessaire de dire cela ? Il n'en a pas le droit. Le CNT ne représente rien ; il n'a aucune autre légitimité que la victoire contre Kadhafi. Dans six mois, quand les Libyens disposeront de leur assemblée constituante, qu'il fasse cette proposition aux électeurs, soit. C'est la démocratie. Mais là, le CNT se met dans la peau des vainqueurs. Dans un contexte où il y a d'autres priorités (parachever la libération du pays, assurer la sécurité, récupérer les armes...), pourquoi cette annonce ? N'est-ce pas un appel aux islamistes pour commencer, déjà, à se mobiliser ou est-ce une tactique pour éviter que les islamistes prennent le maquis ? Je suis très méfiant. Les islamistes sont de grands stratèges.

Déjà dans Le Village de l'Allemand, vous dénonciez l'islamisation des banlieues françaises. La lutte contre l'islamisme, c'est le combat de votre vie ?


Je n'ai aucune compétence pour parler du Coran et du message coranique. Mais l'islam qui est enseigné depuis une cinquantaine d'années par les institutions, par les écoles coraniques, est un islam radical. Cet enseignement porte en lui les germes de l'islamisme. Il ne peut pas produire des hommes de paix et de tolérance. Dans l'islam sunnite, il n'y a pas de clergé. C'est tout le drame du monde musulman. Il faut que, dans les pays musulmans, on commence à enseigner un autre islam. On ne peut pas être optimiste.

Espérez-vous tout de même des changements des révoltes arabes ?


Je suis pessimiste. L'autre drame du monde arabo-musulman est l'absence de société civile. Le vecteur de la démocratie est la classe moyenne, éduquée et ouverte, et la société civile qui produit du sens pour le peuple. Notre société civile est à l'étranger. Son message est forcément rejeté. La seule société organisée est aujourd'hui l'armée. La conclusion s'impose : de nouvelles dictatures sous une façade acceptable, une gestion de la société par les services secrets et le clientélisme, des marionnettes pour créer l'illusion démocratique...

Pourquoi restez-vous en Algérie, alors que vous y êtes menacé et censuré ?

Parce qu'il y a une certaine utilité à rester. Tout n'est pas perdu. Le « printemps arabe » est surtout vrai en Tunisie et en Egypte grâce aux réseaux sociaux. La classe moyenne y est essentielle pour traduire en propos leurs actions. Les femmes se battent aussi, leur lutte est bien plus intéressante.

Comme le rappelle ce roman, vous avez été élevé et porté par les femmes. Que vous ont-elles appris de la vie ?

Les femmes sont extraordinaires. Même dans les rêveries débridées elles s'avèrent très concrètes. On a beau gouverner ce pays par les légendes, elles ne s'en satisfont pas. Lors des premières émeutes algériennes, en octobre 1988, les hommes ont vécu l'euphorie. L'Algérie des femmes n'était pas faite de discours, mais de créations de centaines d'associations, existant toujours. Les seuls progrès, réalisés dans ce pays, c'est aux femmes qu'on les doit. Celles qui m'ont élevé m'ont appris le courage et la faculté à ne pas se dérober. C'est une grande vertu, même si je ne me perçois pas comme étant courageux.

Pourquoi la mort de votre mère a-t-elle donné naissance à ce roman ?

Quand j'étais petit, le rabbin disait que « c'est aux enfants d'enterrer leurs parents ». A 60 ans, c'est cependant terrible ! Contrairement à ma fratrie, qui a vécu dans d'autres pays, je n'ai jamais quitté ma mère, alors j'ai vu la mort se dessiner sur son visage. Cela faisait longtemps que je pensais tirer un roman de notre histoire, mais c'est compliqué de parler de sa propre famille. D'autant que nous avons vécu dans le silence et le secret. Je ne me sentais pas le droit de faire un livre autobiographique, or il s'est imposé, afin d'en tirer des enseignements. Comment nous, les vivants, héritons-nous de l'histoire du passé ? Cette même question se trouvait déjà dans Le Village de l'Allemand, à savoir utiliser le peu qu'on sait de notre histoire pour la questionner à nouveau. Après avoir abordé ce thème à travers le peuple, je l'applique à l'échelle familiale et individuelle.

Quel enseignement en tirez-vous ?

Tout comme dans Le Village de l'Allemand, il y a le devoir de savoir. Je n'accepte pas l'idée qu'on vive dans l'ignorance. Nous devons connaître notre histoire ! Je m'en veux de ne pas avoir posé de questions à ma mère, mais je n'ai pas osé lui faire mal ou l'obliger à me mentir. Ainsi, ce livre aborde aussi le devoir de transmission. La vie est une continuité, d'autres vont venir après nous. Une fois qu'on « sait », que faut-il transmettre à ses enfants ? Devons-nous les protéger ? Autre devoir : celui de la responsabilité. Le savoir peut engendrer des torts ou mener à la folie. Parmi les déviations, il y a la vengeance et les identités meurtrières. On vit sur les secrets et les mensonges, il faut l'accepter ou y ajouter les siens.

« La trahison est une plaie qui ne se referme pas. » Pourquoi est-elle au coeur de vos livres et à partir de quand se trahit-on soi-même ?

A un moment donné, on se sent « traître » car on a failli à quelque chose, on a franchi une certaine ligne. Dans mon discours du prix de la Paix des libraires allemands, je vais dire que « le seul véritable chemin vers la vérité est la droiture ». La question en creux est celle de la trahison, de l'irresponsabilité. Quand on ne cherche pas à savoir, on tergiverse, on louvoie, on temporise... Ma vérité ? Je ne sais pas, c'est une quête sans fin. On ne peut pas répondre à certaines questions. Ce que j'écris dérange, mais je n'ai jamais épousé de théorie ou bougé de mon coin. Le petit garçon sympathique de la rue Darwin est toujours intact en moi.

PROPOS RECUEILLIS PAR GÉRALD PAPY ET KERENN ELKAÏM

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Re: L'islamisme, même à dose microscopique, détruit un pays

Message non lu par sofasurfer » mar. 27 sept. 2011 12:42

En TUnisie, Nhadhah a toutes les chances de remporter le maximum de sieges aux élections législatives d'octobre.

Ce sera alors le début d'un processus d'islamisation de la société tunisienne...


Quelle époque terrible que celle où des idiots dirigent des aveugles

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Re: L'islamisme, même à dose microscopique, détruit un pays

Message non lu par Maried » mar. 27 sept. 2011 13:11

Il n y a pas de différences entre islam et islamisme ceux qui prétendent le contraire sont des menteurs le titre exact aurait dû être l'islam même à dose microscopique est mortel pour une société ce qui est vrai puisque la France est malade de l'islam


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Re: L'islamisme, même à dose microscopique, détruit un pays

Message non lu par Lilith » mar. 27 sept. 2011 13:35

je ne suis pas avec toi maried, il peut tout à fait exister un islam "modéré", voire quasi laïque, les religieux peuvent en être les vecteurs, ainsi que les intellectuels. je suis persuadée que les musulmans peuvent accepter une société où la religion ne tient pas une place prépondérante. et, je le répète,n c'est ce vers quoi nous tendions dans les années 80.

le principal et quasi seul danger, est l'islamisme, l'idéologie qui veut imposer une vision politique, religieuse et sociale unique et cruelle.



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Re: L'islamisme, même à dose microscopique, détruit un pays

Message non lu par Maried » mar. 27 sept. 2011 13:54

Lilith l'islam ne peut pas être laïque même la Turquie est en train de reculer sur ce terrain et c'était le pays le plus laîque qund à la Tunisie s'il y a des laïques ils sont sûrement minoritaires on verra dans un mois pour quel parti ils ont voté majoritairement
En tout cas en Iran ils ont voté à 90% pour une rrépublique islamique
Les palestiniens de Gaza ont choisi le Hamas


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Re: L'islamisme, même à dose microscopique, détruit un pays

Message non lu par spin » mar. 27 sept. 2011 14:32

Lilith a écrit :je ne suis pas avec toi maried, il peut tout à fait exister un islam "modéré", voire quasi laïque, les religieux peuvent en être les vecteurs, ainsi que les intellectuels. je suis persuadée que les musulmans peuvent accepter une société où la religion ne tient pas une place prépondérante. et, je le répète,n c'est ce vers quoi nous tendions dans les années 80.
le principal et quasi seul danger, est l'islamisme, l'idéologie qui veut imposer une vision politique, religieuse et sociale unique et cruelle.
La distinction entre Islam et islamisme est paradoxale, parce que ceux qu'elle prétend distinguer la refusent, pour eux un bon musulman ne peut être qu'islamiste.

De plus, elle est récente (les deux termes ont longtemps été synonymes), et ce ne sont pas des musulmans qui l'ont faite mais, sauf erreur, des Européens.

à+


De quel droit refuserions-nous de faire usage du plus grand don de Dieu ? N'est-ce pas un formidable blasphème que de croire contre la raison ? (Vivekananda)
http://daruc.pagesperso-orange.fr/divers/islamp.htm
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Re: L'islamisme, même à dose microscopique, détruit un pays

Message non lu par junon » mar. 27 sept. 2011 15:22

chaque courant, chaque religion, chaque pensée renferment une idéologie. Il faut la reconnaitre et l'accepter jusqu'au bout.
Comme dit M. Sansal, il faut rester droit.
chaque religion, chaque pensée, chaque courant renferme un danger
Après, il s'agit de voir le moins néfaste.

La question de l'identité, a fortiori, l'identité groupal est complexe. Ce dernier est important pour se présenter et agir dans le monde même si nous savons qu'il est construit de toute pièce. L'identité est un costume d'arlequin et l'islam en allant vers son épuration, n'est pas une pièce intégrable dans ce costume. Il est un voile intégral, peut importe ce qu'il cache en dessous. Son seul but est d'effacer.
on ne peut pas être musulman à moitié. On est bon musulman ou mécréant.

le jour où la majorité s'affichera mécréant, alors on comprendra que l'identité islamique est fausse et impossible



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Re: L'islamisme, même à dose microscopique, détruit un pays

Message non lu par Maried » mar. 27 sept. 2011 15:35

Le père Henri Boulad qui vit en Egypte dit bien que entre l'islamisme et l'islam
il ya une petite différence de degré mais ce sont les islamistes qui sont dans le vrai.




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Re: L'islamisme, même à dose microscopique, détruit un pays

Message non lu par Lilith » mar. 27 sept. 2011 18:52

le Hamas, en l’occurrence est arrivé au pouvoir pour 2 raisons :
- le ras-le-bol du Fatah corrompu
- la pression sur les Palestiniens.

bon, en tout cas, quand je pratiquais, j'étais traumatisée dans le sens où la peur de l'enfer tient une grande place dans la croyance.

mais j'étais très très loin de la pratique actuelle qui consiste à faire une surenchère de celui ou celle qui pratique le mieux, à mon époque, aucune femme enceinte ne faisait le ramadan, aujourd'hui, elles affluent chez les médecins pour demander des conseils pour passer un bon jeûne!!!
il y a une trop grande influence des islamistes, économique, terroriste, etc. à votre avis, qu'est ce qui se passe dans les prisons en France quand des "imams" viennent leur bourrer le crane?
junon a écrit : L'identité est un costume d'arlequin et l'islam en allant vers son épuration, n'est pas une pièce intégrable dans ce costume. Il est un voile intégral, peut importe ce qu'il cache en dessous. Son seul but est d'effacer.
on ne peut pas être musulman à moitié. On est bon musulman ou mécréant.
je comprends parfaitement ce que tu veux dire, et je suis plutôt d'accord, parce que l'islam a déjà rayé plusieurs cultures de la carte.
spin a écrit :La distinction entre Islam et islamisme est paradoxale, parce que ceux qu'elle prétend distinguer la refusent, pour eux un bon musulman ne peut être qu'islamiste.

De plus, elle est récente (les deux termes ont longtemps été synonymes), et ce ne sont pas des musulmans qui l'ont faite mais, sauf erreur, des Européens.
pourtant, je me rappelle qu'avant toutes ces histoires de radicalisme, on parlait des musulmans "durs" et des "modernes", dans les pays arabes. j'étais retournée en Syrie (au siècle dernier) pour un mois, c'est là où j'avais vu pour la première fois des femmes habillées en noir de la tête aux pieds, apparemment, ça commençait à se répandre par les shiites. et je me rappelle qu'à cette époque, le mashrek avait 2 "ennemis" : l'Iran, l'Arabie.

perso, je m'en fiche des religions, théories, etc, ce qui m'intéresse c'est que derrière tout ça, il y a des humains, qui ont des familles, et qui feront des martyrs du moindre cheveu qui va tomber...
maried a écrit :Lilith l'islam ne peut pas être laïque même la Turquie est en train de reculer sur ce terrain et c'était le pays le plus laîque qund à la Tunisie s'il y a des laïques ils sont sûrement minoritaires on verra dans un mois pour quel parti ils ont voté majoritairement
En tout cas en Iran ils ont voté à 90% pour une rrépublique islamique
la Turquie est en train de subir de plein fouet le rejet de l'Europe, à mon sens.

pour l'Iran, certes, ils ont porté Khomeiny au pouvoir, mais ils s'en mordent les doigts et les doigts de pieds...



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Re: L'islamisme, même à dose microscopique, détruit un pays

Message non lu par yacoub » mar. 27 sept. 2011 20:41

@Lillith que démocratie et islam sont incompatibles reste évident pour moi.

Djamila après son livre Ma vie à contre coran
prévient l'Occident contre les fous de Mahomet avec un nouveau livre.

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Re: L'islamisme, même à dose microscopique, détruit un pays

Message non lu par nexus » mar. 27 sept. 2011 20:47

Quand on vois ce que l'islam a fait au nord de l'Afrique,ils ont même réussi a effacer de leur mémoire collective leur passé historique préislamique c'est pour dire l'efficacité de cette doctrine ,même a petite dose ils arrivent a parasiter une société. La ou ils s'installent cella présage rien de bon ,il faut juste jeter un oeîl dans certains quartiers Londres, Bruxelles, région parisienne pour se rendre compte de leur pouvoir de nuisance.


L'islam n'est pas la révélation de dieu a l'homme mais celle de l'homme sur dieu.
La religion en tant que source de consolation est un obstacle à la véritable foi, et en ce sens l'athéisme est une purification
L'athéisme est une négation de Dieu, et par cette négation, il pose l'existence de l'homme.

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Re: L'islamisme, même à dose microscopique, détruit un pays

Message non lu par Lilith » mer. 28 sept. 2011 18:53

je comprends ce que tu veux dire Yacoub, de toute façon, tant que la religion est proclamée "religion d'état", c'est sur qu'ils pourront s'asseoir sur la démocratie. mais je ne veux pas "détester" les humains juste à cause de leur religion. les extremistes sont un cas à part, ils sont dangereux, il faut leur résister. la religion en elle-même est problématique, ses valeurs sont assez intolérantes, mais au milieu, il y a les "autres", plus ou moins pratiquants, etc, avec des mentalités à faire évoluer, mais comment leur apporter de l'aide si on passe notre temps à dire "connards de musulmans", "vous êtes tous des débiles".

pour faire sortir de l'obscurantisme, il faut tendre la main, pas enfoncer...

m'enfin bon, la frontière est parfois difficile à tracer, je vous l'accorde, c'est peut être pour ça que c'est si dur de rester objectif.



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Re: L'islamisme, même à dose microscopique, détruit un pays

Message non lu par Yi Sun-sin » mer. 28 sept. 2011 18:59

Lilith a écrit :la religion en elle-même est problématique, ses valeurs sont assez intolérantes, mais au milieu, il y a les "autres", plus ou moins pratiquants, etc, avec des mentalités à faire évoluer, mais comment leur apporter de l'aide si on passe notre temps à dire "connards de musulmans", "vous êtes tous des débiles".
Le plus dur est de faire en sorte que, quand on critique l'Islam, nos interlocuteurs ne se sentent pas personnellement insultés, qu'ils comprennent bien que ce n'est pas eux qu'on attaque à travers leur croyance. Et ça, selon les gens, ça peut être relativement facile ou à la limite de l'impossible.



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Re: L'islamisme, même à dose microscopique, détruit un pays

Message non lu par Lilith » mer. 28 sept. 2011 19:04

oui, c'est pour ça que je dis que la frontière est parfois ténue, c'est très dur d'émettre des critiques, il y a un endoctrinement tel, même si on n'est pas pratiquant, qui se retrouve, pour le coup chez les juifs aussi.

mais je pense que les crispations sont accentuées par les événements actuels et le bourrage de crâne fait sur l'islamophobie et les maladresses des gens.

par ex, quand on voit une personne typée "arabo-musulmane", systématiquement, il est supposé qu'elle ne mange pas de porc.



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Re: L'islamisme, même à dose microscopique, détruit un pays

Message non lu par junon » mer. 28 sept. 2011 22:55

je comprends ta position Lilith. Nous avons tous autour de nous des amis, de la famille qui sont musulmans... et sympathiques, modérés, sensés, intelligents,sensibles, honnetes, responsables etc.
c'est vrai qu'il vaut mieux tendre la main plutôt que de tout rejetter en bloc.
Mais c'est malheureux car dès qu'on s'étend un peu trop sur un sujet avec eux, il arrive toujours un moment de sursaut, de dégoût et de désespoir devant l'ampleur de leur embrigadement passif.
L'islam est un virus. Parfois, quand il est octroyé, il peut rester endormi pendant de longues années, voire des siècles mais le corps qui le contient est atteint par un mal qui risque à tout moment d'éclater. C'est comme si tous ces "braves" musulmans portaient en eux-même une bombe prête à être déclenchée. Ca fait juste flipper!
Nous ne sommes plus dans un contexte pacifique. L'islam s'est emballé et nous nous sentons menacés.

Personnellement, je ne peux pas entamer de discussions constructives avec des musulmans. Ils deviennent tout de suite sourds ou tentent de te faire convertir pour gagner des points pour leur paradis. C'est désespérant!
ou alors, ils sont aveugles, se mentent à eux même en concoctant leurs propres formules, refusant de prendre en compte les aspects sombres de leur religion



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