Histoire de l'Algérie

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Georges
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Re: Histoire de l'Algérie

Message non lu par Georges » jeu. 31 oct. 2019 04:13

Dernier message de la page précédente :

La France a-t-elle encore son mot à dire sur l'Algérie ? Zoubir Berdi Zoubir Berdi A répondu le 19 octobre


Sur le principe la France devrait considérer l'Algérie comme n'importe quel autre pays avec lequel elle de fortes relations économiques et un mouvement humain important. Sauf que…

Sauf que la France a vis-à-vis de l'Algérie une position plus compliquée. Pèle-mêle cela donne:

En tant qu'ancienne puissance coloniale, elle a en sa possession sous forme d'archives 132 ans de l'histoire de l'Algérie. Toutes les archives ne sont pas déclassées. C'est dire la sensibilité de certains dossiers concernant ce pays. Le pouvoir algérien n'a pas changé depuis l'indépendance du pays à ce jour.
La France a gardé à l'indépendance de l'Algérie un relationnel économique (sociétés françaises), éducatif (enseignants et coopérateurs) et humain (immigrés) important.
Les consulats français en Algérie délivrent plus de visas qu'à n'importe quel autre pays hormis la Chine.
Les Algériens ne considèrent pas la France comme un pays totalement étranger. Oui c'est comme ça! Ils se considèrent un peu chez eux en France d'où certains comportements que beaucoup de français ne comprennent pas et surtout n'acceptent pas.
Les vols les plus denses à partir d'Algérie sont vers la France et de très loin.
Les Algériens se soignent d'abord en Algérie et ensuite en France. (la Nomenklatura et les Algériens aisés se soignent presque exclusivement en France)
Le droit algérien même arabisé, est inspiré presque en totalité du droit hérité à l'indépendance du pays.
La première communauté immigrée en France est d'origine algérienne.
Les étudiants algériens sont la première communauté estudiantine étrangère en France. Plus de 70% ne rentrent pas en Algérie à la fin de leur cursus.
La langue française est enseignée dans les écoles primaires algériennes et la langue universitaire scientifique (sciences, technologie et médecine) en Algérie est le Français.
Les Algériens ont avec la France un relationnel passionnel; ce qui explique leur amertume et leur déception à chaque fois que la France restreint les avantages qui leur avaient été accordés à l'indépendance du pays.
Le contentieux algéro-français sur certains biens en Algérie n'est pas encore réglé.

Je pourrais allonger la liste mais l'essentiel est dit.

Comment voudriez-vous qu'avec tout ça, la France puisse avoir une politique "normale" envers l'Algérie? La normalité politique étant celle qu'elle a avec d'autres pays du monde.

Sa politique se doit de tenir compte de ces particularités et aussi de l'esprit particulier des Algériens: esprit où se mêlent rigueur et humeur avec la même intensité.

Je dois corriger une idée fausse : non les Algériens ne considèrent pas la France comme la cause de leurs soucis. Ils attendaient simplement plus que de la "normalité" d'un pays avec lequel ils ont tant de choses en commun.

L'implication ouvertement pro-marocaine de la France dans la décolonisation du Sahara Occidental est mal perçue en Algérie. Cette situation gâche la relation algéro-marocaine et empêche la naissance d'une Union Maghrébine qui aurait beaucoup apporté à ses membres. Les Algériens dans leur majorité considèrent cette immixtion comme la rémanence d'un esprit colonial.

Je profite du sujet pour faire une digression:

Il est totalement faux de dire que l'Algérien est un fainéant qui ne travaille pas: Renault ou d'autres industriels français qui ont employés des travailleurs algériens n'avaient pas eu à se plaindre de la "paresse algérienne".

Si le pays n'est pas développé malgré des richesses fossiles importantes c'est du à des choix économiques désastreux et au manque de réformes idoines. Ceci a enfermé le pays dans une bureaucratie qui empêche tout progrès.

Les nostalgiques de l'Algérie Française font un comparatif qui doit cesser car basé sur des paramètres erronés:

Ils comparent l'économie de l'Algérie coloniale à celle de l'Algérie indépendante et crient à tue-tête que les Algériens ne travaillent pas et qu'ils avaient mis à terre la florissante économie laissée par les pieds-noirs.

Ils oublient de dire que 9 millions d'autochtones algériens étaient réduits au service de ces colons qui bénéficiaient ainsi d'une main-d'oeuvre corvéable à merci. Qu'ils travaillaient et produisaient sous la couverture d'une armée acquise à leurs idées coloniales. Tout mouvement de protestation était noyé dans une répression des plus féroces.

La population algérienne de l'époque était d'environ 10 millions dont 1 million environ, d'origine européenne mais 95% des richesses étaient entre les mains de ces pieds-noirs. On oublie que c'était pratiquement du servage.

A l'indépendance ce déséquilibre devait cesser et les règles du travail redéfinies: l'Algérie indépendante n'est pas une Algérie coloniale et donc la production de richesse ne devait plus répondre à la seule orthodoxie économique mais à une approche qui permettrait un bien -être social pour lequel tant de martyrs avaient péris. Cela ne s'est pas fait comme souhaité, plusieurs méthodes ont été testées et les bons choix n'ont pas été retenus. Mais il n'est pas trop tard et cela viendra.

Prenez un colon X dans un pays méditerranéen, donnez-lui en quantité les meilleures terres, mettez en place des lois qui lui donnent raison contre toute contestation de la part de la main-d'oeuvre qu'il emploie, protégez-le par une police et une armée acquises à ses idées, ouvrez-lui le marché de la France métropolitaine et contemplez les résultats: Grandioses n'est-ce-pas?

X pourrait être arabe, malgache, mongol ou péruvien il obtiendrait les mêmes résultats. Continuer à glorifier jusqu'à la béatitude le X pied-noir n'est plus de mise.

Je comprend parfaitement sa nostalgie et la douleur qu'il a ressenti à quitter un pays aussi magnifique mais ce n'est pas en ressassant négativement des faits si anciens qu'il améliorera son relationnel avec l'Algérie d'aujourd'hui. Après tout il n'avait qu'à rester! Et accepter de participer à la construction d'une nouvelle Algérie.

La porte algérienne est ouverte…

J'ai répondu un peu dans tous les sens car j'ai lu certaines réponses qui allaient dans tous les sens.

Pardon d'avoir été si long.


"La où l'islam passe, la civilisation trépasse" Ibn Khaldoun
"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd
"Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet
"le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
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Re: Histoire de l'Algérie

Message non lu par Serviteur » jeu. 14 nov. 2019 14:18

Amada a écrit :
ven. 21 déc. 2012 17:48
La vérité historique sur l’Algérie

Voici un courrier adressé en 2008 au président algérien, Monsieur Bouteflika par M. André Savelli, professeur agrégé en histoire au Val de Grâce.

LETTRE à M. BOUTEFLIKA, Président de la République algérienne.

Monsieur le Président,

En brandissant l’injure du génocide de l’identité algérienne par la France, vous saviez bien que cette identité n’a jamais existé avant 1830. Mr Ferrat Abbas et les premiers nationalistes avouaient l’avoir cherchée en vain. Vous demandez maintenant repentance pour barbarie : vous inversez les rôles !
C’était le Maghreb ou l’Ifriqiya, de la Libye au Maroc. Les populations, d’origine phénicienne (punique), berbère (numide) et romaine, étaient, avant le VIIIème siècle, en grande partie chrétiennes (500 évêchés dont celui d’Hippone / Annaba, avec Saint Augustin). Ces régions agricoles étaient prospères.

Faut-il oublier que les Arabes, nomades venant du Moyen Orient, récemment islamisés et priant sur des tapis de prière , ont envahi le Maghreb et converti de force,« béçif » (par l’épée), toutes ces populations.
« Combattez vos ennemis dans la guerre entreprise pour la religion….Tuez vos ennemis partout où vous les trouverez » (Coran, sourate II, 186-7).
Ce motif religieux était élargi par celui de faire du butin, argent, pierreries, trésor, bétail, et aussi du bétail humain, ramenant par troupeaux des centaines de milliers d’esclaves berbères ; ceci légitimé par le Coran comme récompense aux combattants de la guerre sainte (XLVIII, 19, 20).

Et après quelques siècles de domination arabe islamique, il ne restait plus rien de l’ère punico romano berbère si riche, que des ruines (Abder-Rahman ibn Khaldoun el Hadram , Histoire des Berbères,T I, p.36-37, 40, 45-46. 1382).


Faut-il oublier aussi que les Turcs Ottomans ont envahi le Maghreb pendant trois siècles, maintenant les tribus arabes et berbères en semi esclavage, malgré la même religion, les laissant se battre entre elles et prélevant la dîme, sans rien construire en contre partie.


Faut-il oublier que ces Turcs ont développé la piraterie maritime, en utilisant leurs esclaves. Ces pirates barbaresques arraisonnaient tous les navires de commerce en Méditerranée, permettant, outre le butin, un trafic d’esclaves chrétiens, hommes, femmes et enfants. Dans l’Alger des corsaires du XVI ème siècle, il y avait plus de 30.000 esclaves enchaînés.
D’où les tentatives de destruction de ces bases depuis Charles Quint, puis les bombardements anglais, hollandais et même américain…..
Les beys d’Alger et des autres villes se maintenaient par la ruse et la force, ainsi celui de Constantine, destitué à notre venue, ayant avoué avoir fait trancher 12.000 têtes pendant son règne.


Faut-il oublier que l’esclavage existait en Afrique depuis des lustres et existe toujours. Les familles aisées musulmanes habillées de jilbab et qamis avaient toutes leurs esclaves africains. Les premiers esclavagistes, Monsieur le Président, étaient les négriers noirs eux-mêmes qui vendaient leurs frères aux Musulmans du Moyen Orient, aux Indes et en Afrique (du Nord surtout), des siècles avant l’apparition de la triangulaire avec les Amériques et les Antilles, ce qui n’excuse en rien cette dernière, même si les esclaves domestiques étaient souvent bien traités.

Faut-il oublier qu’en 1830, les Français sont venus à Alger détruire les repaires barbaresques ottomans qui pillaient la Méditerranée, libérer les esclaves et, finalement, affranchir du joug turc les tribus arabes et berbères opprimées.
Faut-il oublier qu’en 1830, il y avait à peu près 5.000 Turcs, 100.000 Koulouglis, 350.000 Arabes et 400.000 Berbères dans cette région du Maghreb où n’avait jamais existé de pays organisé depuis les Romains. Chaque tribu faisait sa loi et combattait les autres, ce que l’Empire Ottoman favorisait, divisant pour régner.

Faut-il oublier qu’en 1830 les populations étaient sous développées, soumises aux épidémies et au paludisme. Les talebs les plus évolués qui servaient de toubibs (les hakems), suivaient les recettes du grand savant « Bou Krat » (ou plutôt Hippocrate), vieilles de plus de 2.000 ans. La médecine avait quand même sérieusement évolué depuis !


Faut-il oublier qu’à l’inverse du génocide, ou plutôt du massacre arménien par les Turcs, du massacre amérindien par les Américains, du massacre aborigène par les Anglais et du massacre romano-berbère par les Arabes entre l’an 700 et 1500, la France a soigné, grâce à ses médecins, militaires au début puis civils, toutes les populations du Maghreb les amenant de moins d’un million en 1830 en Algérie, à dix millions en 1962.

Faut-il oublier que la France a respecté la langue arabe, l’imposant même au détriment du berbère, du tamashek et des autres dialectes, et a respecté la religion ce que n’avaient pas fait les Arabes, forçant les berbères chrétiens à s’islamiser pour ne pas être tués, d’où le nom de « kabyle » – j’accepte.
Faut-il oublier qu’en 1962 la France a laissé en Algérie, malgré des fautes graves et des injustices, une population à la démographie galopante, souvent encore trop pauvre, – il manquait du temps pour passer du moyen âge au XX ème siècle – mais en bonne santé, une agriculture redevenue riche grâce aux travaux des Jardins d’Essais, des usines, des barrages, des mines, du pétrole, du gaz, des ports, des aéroports, un réseau routier et ferré, des écoles, un Institut Pasteur, des hôpitaux et une université, la poste…..
Il n’existait rien avant 1830 !

Cette mise en place d’une infrastructure durable, et le désarmement des tribus, ont été capitaux pour l’Etat naissant de l’Algérie.
Faut-il oublier que les colons français ont asséché, entre autres, les marécages palustres de la Mitidja, y laissant de nombreux morts, pour en faire la plaine la plus fertile d’Algérie, un grenier à fruits et légumes, transformée, depuis leur départ, en zone de friche industrielle.

Faut-il oublier que la France a permis aux institutions de passer, progressivement, de l’état tribal à un Etat nation, et aux hommes de la sujétion à la citoyenneté en construction, de façon, il est vrai, insuffisamment rapide.
Le colonialisme, ou plutôt la colonisation a projeté le Maghreb, à travers l’Algérie, dans l’ère de la mondialisation.

Faut-il oublier qu’en 1962, un million d’européens ont dû quitter l’Algérie, abandonnant leurs biens pour ne pas être assassinés ou, au mieux, de devenir des habitants de seconde zone, des dhimmis, méprisés et brimés, comme dans beaucoup de pays islamisés.


Il en est de même de quelques cent mille israélites dont nombre d’ancêtres s’étaient pourtant installés là 1000 ans avant que le premier arabe musulman ne s’y établisse. Etait-ce une guerre d’indépendance ou encore de religion ?
Faut-il oublier qu’à notre départ en 1962, outre au moins 75.000 Harkis, sauvagement assassinés, véritable crime contre l’humanité, et des milliers d’européens tués ou disparus, après ou avant, il est vrai, les excès de l’O.A .S., il y a eu plus de 200.000 tués dans le peuple algérien qui refusait un parti unique, beaucoup plus que pendant la guerre d’Algérie.

C’est cette guerre d’indépendance, avec ses cruautés et ses horreurs de part et d’autre, qui a fondé l’identité algérienne. Les hommes sont ainsi faits !
Monsieur le Président, vous savez que la France forme de bons médecins, comme de bons enseignants. Vous avez choisi, avec votre premier ministre, de vous faire soigner par mes confrères du Val de Grâce. L’un d’eux, Lucien Baudens, créa la première Ecole de médecine d’Alger en 1832, insistant pour y recevoir des élèves autochtones. Ces rappels historiques vous inciteront, peut-être, Monsieur le Président, à reconnaître que la France vous a laissé un pays riche, qu’elle a su et pu forger, grâce au travail de toutes les populations, des plus pauvres aux plus aisées -ces dernières ayant souvent connu des débuts très précaires -.

La France a aussi créé son nom qui a remplacé celui de Barbarie.
Personne ne vous demandera de faire acte de repentance pour l’avoir laissé péricliter, mais comment expliquer que tant de vos sujets, tous les jours, quittent l’Algérie pour la France ?

En fait, le passé, diabolisé, désinformé, n’est-il pas utilisé pour permettre la mainmise d’un groupe sur le territoire algérien ?

Je présente mes respects au Président de la République, car j’honore cette fonction.
Un citoyen français,
André Savelli,
Professeur agrégé d’Histoire au Val de Grâce.
http://www.dreuz.info/2012/12/article-2 ... 28Dreuz%29


Lettre très intéressante même s'il y a des passages que je ne partage pas.



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Georges
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Re: Histoire de l'Algérie

Message non lu par Georges » sam. 16 nov. 2019 14:06

Il faut dire lesquelles et justifier ton désaccord


"La où l'islam passe, la civilisation trépasse" Ibn Khaldoun
"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd
"Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet
"le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
Mustafa Kemal, discours de 1928

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