Quand les intellectuels arabes débattaient avec Mahomet

Critique du Coran et ses versets - Chronologie - Histoire - Versets abrogés, Critique constructive des hadiths - quel apport dans la vie d'un musulman ? La réalité de la charia et de ses horreurs un peu partout dans le monde. Comment l'islam règle la vie des gens - comment les religieux oppressent le peuple
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Message non lu par Krinou » mar. 17 juil. 2012 09:54

Dernier message de la page précédente :

nexus a écrit :Mahomet n'aurait jamais existé et le Coran serait une imposture historique? :ghee: :lollol
Justement, je me pose la question.
Il n'empêche que si Mahomet n'a jamais existé, nous débattons pour rien concernant son hypothétique pédophilie, son homosexualité, sa misogynie et sa barbarie...

Excellent article en tout cas.


LES RAISONS DE MON DÉPART DÉFINITIF D'iSLAMLA :

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Message non lu par Angelotin » mar. 17 juil. 2012 11:23

Mahomet est un prophète imaginaire et idéalisé par ses fidèles.
Celui ci est un mythomane pervers, au quelle il se donne des droits divins tout aussi imaginaire.
Pour déblayer le vrai du faux, bonne chance!
N’empêche que même s'il n'avait pas existé, les croyances qui l'accompagne continue d'avoir un potentiel dangereux.


Ni Dieu, Ni Maitre. Athéisme naturaliste et humaniste. l'auto gestion comme forme politique. L'écologie pour nous sauver. La vie comme une romance gothique!.
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Message non lu par Maried » mar. 17 juil. 2012 14:52

:lollol
Mahomet a existé il y a même des musées où on peut admirer ses épées et ses habits
En Inde ils ont construit un musée rien que pour présenter un poil de sa barbe
il y a sa tombe à Médine
Il n'est peut être pas l'auteur principal des hadiths mais il est l'auteur du coran


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Message non lu par Krinou » mar. 17 juil. 2012 15:17

Comment être sûr Maried ?
Il faudrait pour cela faire des tests ADN et encore faudrait-il avoir également des éléments de comparaisons.
Même concernant Jésus, il n'y a aucune certitude qu'il ait existé.
Je pense que Jésus comme Mahomet sont la création de plusieurs personnes qui ont parlé en leurs noms et c'est d'ailleurs pourquoi, la Bible comme le Coran sont contradictoires et avec un style différent d'un chapitre à un autre.


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Message non lu par yacoub » mar. 17 juil. 2012 19:18

Le sujet a été déjà abordé voir ici

Mahomet et Sherlock Holmes ont-ils existé

Patricia Crone et Michael Cook ont été les premierrs à douter de son existence.

Image



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Message non lu par Krinou » mar. 17 juil. 2012 19:37

Merci Yacoub :)


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Message non lu par Maried » mer. 18 juil. 2012 13:31

Mahomet a laissé des traces que Jésus n'a pas laissé on peut trouver en Turquie à Okapi des épées de lui des chaussures des vêtements il a laissé un livre le coran
il y a sa tombe à Médine rien de tel pour Jésus
quand aux délires qui disent que la Mecque a été créé après la mort de Mahomet
c'est ridicule


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Message non lu par yacoub » mer. 15 août 2012 19:31

Tarik Ramadan contre Abd el Wahhab Meddeb

http://www.youtube.com/watch?v=1LaaiCgUIGE



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Message non lu par yacoub » sam. 2 nov. 2013 20:05




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Re: Quand les intellectuels arabes débattaient avec Mahomet

Message non lu par yacoub » jeu. 12 févr. 2015 21:05

Salut Elementaire, Hyunkel, Journaliste, Nexus.

Le vrai musulman ou le vrai yankee américain
C'est kif-kif bourricot
Mon z'ami
Qui a interdit le vin et les boissons alcoolisés à la fin du 19 éme siècle
Qui a soutenu la partition de l'Inde en 1948
Qui a soutenu la partition de la France en 1954
Qui soutient mordicus l'Arabie Sodomite depuis 1945 alors que le colonel Nasser dès 1956
voulait éradiquer cet état féodal raciste sexiste
Qui veut que la Turquie mahométane soit intégrée à l'Europe
Qui a plus de 40% de sa population mâle circoncis

L’Amérique, mère de l’intégrisme terroriste musulman

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Re: Quand les intellectuels arabes débattaient avec Mahomet

Message non lu par yacoub » lun. 16 févr. 2015 14:41

ARABIE SAOUDITE
En Arabie saoudite paraît un livre où un anathème général est lancé contre plus d’une centaine d’écrivains arabes morts et vivants : Salama Moussa, Shibli Shmmayyil, Naguib Mahfouz, Lufti as-Sayyid, Muhammad al-Jabiri, Shakir Shakir, Saïd Aql, Adonis... Ces auteurs sont toujours interdits dans ce royaume.
1992 (3 septembre) : Sur la grande place de la ville de Qatif, le poète Sadiq Melallah a été décapité au sabre. Son délit : blasphème et abjuration.
1993 : Une bande dessinée publiée dans le « Arab News » provoque l’arrestation de deux employés indiens ; selon les théologiens, elle remettait en cause l’existence de Dieu. Les deux hommes sont condamnés à 300 et 500 coups de fouet. Sous la pression internationale, ils sont pardonnés par le roi.
1993 mai : Emprisonnement pour quatre ans du professeur M. Al Awaji, intellectuel réformateur ; il est démis de ses fonctions et son passeport est confisqué.
2003 : Le quotidien « Al-Watan » relate l’agression dont a été victime l’un de ses journalistes, qui a requis l’anonymat. En pleine journée, à la sortie d’un restaurant, trois membres de la police religieuse (les « moutawa ») emmènent le jeune homme dans un poste de police où la torture est ouvertement pratiquée. Le chef du poste de police lui reproche d’avoir les cheveux longs et de travailler pour un journal d’« impies ». Outre les insultes et les humiliations, la police lui coupe les cheveux, en lui dessinant, comme à l’habitude, des trous au ras du crâne. Le journaliste se voit confisquer son agenda et une disquette sur laquelle se trouvaient ses reportages.
2003 (27 mai) : Le rédacteur en chef d’« Al-Watan », Jamal Khashoggi, est limogé, moins de deux mois après sa nomination, pour avoir autorisé la publication d’articles critiquant ouvertement l’establishment religieux, notamment les « moutawa » (police religieuse). Le gouvernement saoudien a cédé à la pression des religieux ultraconservateurs qui avaient condamné le journaliste, l’accusant notamment de « se moquer [...] des gens vertueux » et de « propager le mal et la corruption » et avaient appelé au boycott du journal. Après les attentats-suicides du 12 mai à Riyad, attribués au réseau Al-Qaeda et qui ont fait 34 morts, le journal avait servi de tribune pour les écrivains et intellectuels réformistes du royaume.
2003 (fin juillet) : Le grand mufti interdit à l’auteur réformiste Abdulaziz al-Qasim d’exprimer ses vues dans le quotidien « Al-Madina ». Cette interdiction s’inscrit dans une large campagne d’intimidation des médias saoudiens engagée après l’attentat du 12 mai à Riyad. Si la presse paragouvernementale se félicite, timidement, des quelques réformes politiques annoncées par les autorités, celles-ci et l’establishment religieux ultraconservateur n’ont de cesse de réduire au silence les voix contestatrices qui jugent ces réformes trop restreintes et leur adoption trop lente. D’après Ali Al-Ahmad, un dissident saoudien basé à Washington, une centaine de journalistes, écrivains et intellectuels réformateurs auraient été censurés ou interdits d’écrire dans les journaux du royaume entre juillet et novembre 2003.
2003 (29 juillet) : le journaliste Hussein Shobokshi n’est plus autorisé à publier dans le quotidien « Okaz », suite à un article dans lequel il disait rêver du jour où les Saoudiens auraient le droit de voter, de débattre des droits de l’homme et les femmes le droit de conduire. Cette interdiction aurait été signifiée au journal par le ministère de l’information. Quelques jours plus tard, sa rubrique dans un autre journal, « Arab News », est à son tour supprimée et son émission politique, diffusée sur la chaîne à capitaux saoudiens « Al-Arabiya », est rayée de la grille des programmes. En juillet toujours, la chronique de l’écrivain Dawoud al-Shirian dans le quotidien « Al-Hayat » est suspendue. L’éditorialiste Mansour al-Nogaidan du quotidien « Al-Riyad » est quant à lui mis en congé pour une durée indéterminée. Comme Hussein Shobokshi, il affirme avoir reçu plusieurs menaces de mort.
Le Mouvement pour la réforme islamique en Arabie (MIRA), basé à Londres, s’est doté, en mai, d’une nouvelle chaîne de télévision, « Islah TV », diffusée par satellite. Fin août, la télévision cesse mystérieusement d’émettre. La fabrication des programmes, leur diffusion et l’émission du signal transitent via plusieurs pays européens. D’après Saad Al-Fagih, directeur du MIRA, de fortes pressions saoudiennes sur les différents opérateurs intervenant dans la diffusion de cette télévision sont à l’origine de cette interruption. L’opposant politique et porte-parole de « Islah TV », Saad Al-Fagih, avait été attaqué et blessé à coups de couteau par des inconnus qui s’étaient introduits chez lui à Londres, le 22 juin. Ils lui auraient dit en partant : « C’est un message du gouvernement. »
Fin août, le ministre de l’information émet des directives interdisant la publication des articles de Wajeha al-Huwaider, du quotidien arabophone « Al-Watan » et du quotidien anglophone « Arab News ». Ce geste intervient suite à la parution, fin mai, d’un de ses articles traitant du sentiment de désillusion de certains citoyens saoudiens à l’égard de leur pays et de leur tendance à se tourner alors vers les Etats-Unis.
Mohammed al-Harbi, enseignant, il est condamné à 750 coups de fouet, trois ans et quatre mois de prison, pour « atteinte à l’intégrité de l’islam ».
Mohammed al-Souheimi, enseignant saoudien, est condamné à 300 coups de fouet, trois ans de prison et interdiction d’exercer pour apostasie.

http://www.islamajesus.com/le-coran-f2/ ... n-t531.htm

http://www.youtube.com/watch?feature=related&v=ZcnsAvz2Zvg&gl=FR

http://www.youtube.com/watch?v=2tc8pHHFwPY&feature=related

http://www.youtube.com/watch?v=7xuqS1hFg8k

http://www.youtube.com/watch?v=9_w_bXMmvOA



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Re: Quand les intellectuels arabes débattaient avec Mahomet

Message non lu par yacoub » dim. 22 févr. 2015 14:53

Le coran est antisémite, la Torah ne connait pas l'islam
:shock:
Allah Puissant et Sage n'est pas antisémite il est anti juif et anti chrétien
Car la seule religion qu'il agréé est l'islam
Si tu te convertis à l'islam tu seras la bienvenue et on fera la fête mais tant que tu porteras la croix
tu seras considérée comme une ennemie de l'islam
De même pour les juifs qui se convertissent à l'islam ils sont très bien accueillis
Il y a un juif autrichien qui s'est converti à l'islam qui a été ministre des affaires étrangères du Pakistan
et l'Arabie Saoudite lui a donné l'équivalent du Prix Nobel pour sa contribution à la connaissance de l'islam
ce prix comportait une belle somme d'argent et une esclave sexuelle de 13 ans
Le Saint Coran est un plagait de la Torah comme le montre Sami Aldeeb
  • Muhammad Asad, née Léopold Weiss, est né en 1900 en Europe centrale. Modeste journaliste, aux cafés de Berlin et de Vienne il préfère le style de vie des arabes. Il découvre l'Islam et se fait musulman. Hôte d'Ibn Saoud, il passe six ans au coeur de l'Arabie. Puis il participe a la fondation du Pakistan dont il devient haut fonctionnaire et qu'il represente aux Nations-Unies. Du desert de Libye aux sommets du Pamir, du Bosphore à la mer d'Arabie, il vagabonde dans presque tous les pays du Moyen orient et rencontre les personnalités qui font l'histoire de ces régions. Rebellions en arabie, lutte de la cyrénaïque contre l'occupation italienne: il ne sera pas seulement un témoin.



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Re: Quand les intellectuels arabes débattaient avec Mahomet

Message non lu par yacoub » jeu. 12 mars 2015 17:50




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Re: Quand les intellectuels arabes débattaient avec Mahomet

Message non lu par yacoub » mer. 12 août 2015 10:48




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Re: Quand les intellectuels arabes débattaient avec Mahomet

Message non lu par yacoub » lun. 2 nov. 2015 10:33

Le poète franco-syrien, Adonis, vient de publier un livre d'entretien :

Image

"J'ai découvert que toute notre histoire était falsifiée, fabriquée de toutes pièces et que ceux qui avaient créé la civilisation arabe et sa grandeur furent bannis, condamnés, rejetés, emprisonnés, voire crucifiés. Il faut relire cette civilisation et la revoir autrement : avec un nouveau regard et avec une nouvelle humanité."

"Nous connaissons tous la folie de certains dirigeants arabes, adeptes des massacres de leurs peuples, et leur haine des libertés publiques. Mais aujourd'hui, l'Etat islamique, prônant la charia, affiche une barbarie qui dépasse l'imagination. Sa vocation consisterait à nettoyer la terre d'islam de tout ce qui nuirait à sa pureté. Et au nom de cette pureté, les pires crimes sont commis : assassinats, viols, massacres des masses, pillages, ventes des femmes aux enchères, destructions des sites archéologiques et historiques... La condamnation de l'altérité va de pair avec la désolation et la ruine. "La ruine, écrit Adonis, est ce qui désigne l'état actuel du monde arabe, un monde où l'on politise la religion et on sacralise la politique." Il est de la plus grande importance de réfléchir aujourd'hui sur le sens de cette ruine. C'est en tant qu'intellectuel engagé et poète qu'Adonis reprend des thèmes qu'il a abordés dans ses poèmes : la religion, la radicalisation, les attentats, l'échec du printemps arabe, la femme et la féminité, l'engagement de l'intellectuel, la poésie en temps de détresse... Ce livre d'entretiens permet de pousser plus loin la réflexion, en plongeant avec audace et liberté dans les profondeurs infernales de la culture arabe. "

Adonis, poète arabe, né en 1930 à Qassabine en Syrie. Les éditions du Seuil ont publié les trois volumes de son œuvre poétique al-Kitâb.

Sa fiche wiki ici https://fr.wikipedia.org/wiki/Adonis_%28po%C3%A8te%29

Houria Abdelouahed est maître de conférences à l’université Paris Diderot, psychanalyste, traductrice et auteure, entre autres, de Figures du féminin en islam (PUF, 2012). Le même Adonis avait écrit en 2004 un livre bilan sur le printemps Arabe, on peut l'écouter ici sur France culture
http://www.franceculture.fr/emission-cu ... 2014-04-04

A 84 ans, le doyen des poètes arabes, qui publie depuis 1947, continue de cheminer sur la voie de la rébellion et de la radicalité fondatrices de son œuvre. Œuvre qui dès le commencement procède d’une critique sans concession du système religieux islamique sclérosé qui s’est imposé au corps social pour l’enfermer dans l’exclusivisme, la non-reconnaissance de la moindre altérité, le laissant prospérer dans la médiocrité de l’être. S’y ajoute l’extrême violence par laquelle s’exerce le pouvoir théologico-politique qui détruit cruellement toute forme de différence ou d’opposition.

Ce dispositif a été mis en place dès les débuts de l’islam, juste après la mort du prophète lors du conflit de succession qui s’est manifesté durant la féroce discussion que la chronique arabe appelle la "saqîfa", ainsi désignée par le vestibule où elle a eu lieu. Et cette machine répressive perdure jusqu’à aujourd’hui et ensanglante les événements qui déchirent ce monde, de la Syrie à la Libye, après avoir endeuillé l’Algérie dans les années noires, celles de la décennie de 1990.

C’est que l’islam s’est figé en systématisant l’idée que tout finit avec lui. Ainsi a été construit l’édifice qui se dit abriter la dernière révélation monothéiste qui rectifie, parachève et finit par abolir les révélations antérieures. Révélation ultime apportée aux humains par le sceau des prophètes où Dieu a dit son dernier mot. Même Dieu ne peut plus parler. C’est cette clôture mortifère qu’on veut imposer aux humains, croyants et non croyants. Mais, ceux-ci, à l'intérieur même de l'islam, par leur génie irrépressible, se révoltent et refusent la clôture dans laquelle l'autorité théologico-politique tient à les incarcérer.

Adonis suit toutes les paroles rebelles, celles des poètes, des soufis, des philosophes, des hérésiarques qui ont déclaré explicitement leur rejet du dogme-prison ou qui l’ont exprimé implicitement par la puissance de leurs œuvres antinomiques. En écrivant et en pensant par « temps de persécution », ils avaient réussi à transmettre le cri tragique de la survie. Tout ce dispositif a été investi par Adonis, théoriquement et poétiquement. Théoriquement à travers une œuvre en quatre volumes publiée en arabe dans les années 1970 et non traduite (Ath-Thâbit wa ‘l-Mutahawwil, Le Fixe et le Mouvant ) où l'auteur revisite l'histoire des lettres arabes selon l'opposition entre les littéralistes conservateurs qui refusent toute innovation et les énergies transgressives qui les ont débordés de toute part. Poétiquement dans Al-Kitâb (Le Livre) où le poète contemporain, accompagné du plus grand poète arabe al-Mutanabbi (Xe s.), revisite le passé, depuis l’épisode de la "saqîfa", pour en dénoncer l’horreur et célébrer ceux qui lui ont résisté. L’épisode de haute cruauté ici rapporté prend sa matière notamment d'un vaste ouvrage conçu par un chercheur irakien, en plusieurs volumes : Mawsû'at al-'Adhâb (Encyclopédie de la torture -- ou des "sévices"). Toute une énergie créatrice s’est dressée contre la dogmatique qui a figé cette religion; les docteurs qui veillent sur sa pérennité tiennent à la réduire à l'orthopraxie en allant jusqu'à suspecter la moindre spéculation théologique. C'est une religion qui a été rêvée sans culture. Mais, contre elle ou dans le contournement de son noyau dur, une immense culture est née.

Et c’est ce fonds irréductible de la tradition arabe qui se redéploie chez un poète qui a assimilé la révolution poétique qu'a connue l'Europe au XIXe siècle, celle qui suit sa ligne ascendante, en allemand de Hölderlin à Rilke en passant par Nietzsche, en français de Baudelaire aux surréalistes en transitant par Mallarmé. La composition du "Kitâb" reprend le schème de la Divine Comédie où Dante accompagné de Virgile revisite l'histoire de la Chrétienté et projette sur elle son regard critique, en innovant poétiquement et en défendant ses propres choix politique dans le conflit qui a opposé le Pape et l'Empereur. Toutefois Dante demeure dans la croyance qui est la sienne et son voyage outre-monde finit avec la vision béatifique de la Trinité en gloire. Tandis qu'Adonis se veut l'enfant de l'ère du désenchantement, celle-là même qui a été inaugurée par les poètes novateurs de la révolution industrielle.

Et c’est par son regard intransigeant de poète désenchanté qu’Adonis dévisage les actualités arabes trois ans après ce qu’on a appelé "printemps". Pour lui, nul salut n’est imaginable sans le préalable de la neutralisation de la religion pour n’en faire plus le déterminant exclusif de l'identité, du social et du politique. Mais ce préalable est loin d'être exaucé : même dans la Tunisie qui donne le moins de désespoir, les constituants, malgré la vigilante pression d'une société civile séculière, n’ont pas réussi à se dégager de l'exclusivisme du référent "arabo-islamique" dans la constitution qu'ils ont adoptée le 26 janvier dernier.

Bibliographie
Adonis : - Printemps arabes, Religion et Révolution, La Différence, 2014
- Le Livre, tome I et II, Le Seuil éd., 2010 et 2013 (ces deux oeuvres sont traduites de l'arabe)

En 2012 il est encore plus clair :

http://www.humanite.fr/tribunes/adonis- ... %BB-487886

Mardi, 17 Janvier, 2012
L'Humanité

« Je voudrais commencer par quelque chose qui m’a beaucoup marqué. Je voudrais débuter par cette image publiée dans un journal, il y a peu. On y voit des soldats américains pisser sur des cadavres. Ces soldats sont invités à libérer le monde arabe et finalement que font-ils ? Ils pissent sur des cadavres. C’est comme s’ils pissaient sur les vivants. À la vue de cette image, on peut vraiment dire que l’humanité commence à peine. Mais revenons à ce qui nous occupe aujourd’hui à savoir cette phrase de Jean Jaurès : “L’humanité n’existe point encore, ou elle existe à peine.”

J’aimerais vous parler de la tradition arabe islamique car elle me concerne au plus haut point. Je vous laisse le côté occidental de cette humanité qui est de toute manière aussi à réinventer, pour m’attacher à cette humanité de l’autre côté de la Méditerranée. Quand on parle de l’islam, on ne sait jamais vraiment de quel islam nous parlons. Vous savez, il y a beaucoup d’islams dans l’islam ! Je vais donc parler de l’islam théocratique qui est totalement différent de celui de la culture ou de l’art et qui domine le monde arabe. Il a été imposé à nos sociétés à travers le pouvoir et à travers le lien secret et infernal entre la religion, la politique et l’argent.

L’islam théocratique dit que le prophète Mahomet est le dernier des prophètes. Cela veut dire que la vérité révélée par Mahomet est la dernière vérité. Il ne peut donc y en avoir d’autres ! Cela veut dire que l’homme n’a rien à ajouter. Il doit comprendre, expliquer et obéir, et c’est tout ! Si l’on pousse cette explication, on peut dire que Dieu lui-même n’a plus rien à ajouter parce qu’il a dit sa dernière vérité à son dernier prophète. Donc, c’est un monde clos. Celui qui ne croit pas en ce monde devient forcément un mécréant. Ou bien l’on accepte ce monde ou l’on se retrouve en dehors.

Sur le plan du rapport à l’autre, là encore, l’islam théocratique ne reconnaît pas son existence. L’autre n’est pas humain. Il parle de tolérance mais en fait celle-ci n’est qu’une forme de racisme, qui nous dit : “Si je te tolère, cela veut dire que moi je possède la vérité.” Mais l’être humain ne demande pas la tolérance. Il exige l’égalité. Et ça, on ne peut pas le trouver dans cet islam. Mon troisième point concerne les droits de l’homme. Dans un système tel que je viens de le décrire, il n’y a pas de liberté de croyance. Je ne peux pas exprimer mes convictions envers Dieu car la censure est une partie intégrante. Mais pis que tout, cela veut dire que l’individu n’a pas d’histoire personnelle. La force de la tradition est plus forte en tout. Ce qui est innovation est taxé d’anti-islam ou antiarabe.

Heureusement, il existe et il a existé depuis la nuit des temps beaucoup de poètes et de mystiques qui ont essayé de changer cette interprétation. Les mystiques ont bouleversé la conception de Dieu. Dans le Coran, Dieu est une force séparée du monde, une force transcendantale, mais les mystiques ont suivi la vision chrétienne, en expliquant qu’il peut être une personne et donc qu’une personne peut être Dieu. Cela change ainsi la notion de l’identité. Celle-ci du coup n’est plus préétablie. L’être humain créé donc son identité en créant son œuvre. L’identité vient de l’avenir et non plus du passé. Les mystiques ont aussi changé la notion du rapport à l’autre. Ils nous ont dit que l’autre est un autre moi-même. Si je veux marcher vers moi-même, je dois donc passer par l’autre. L’autre devient un élément constitutif du moi.

Outre les mystiques, les poètes ont aussi tenté de changer ce diktat. Ils nous ont dit : “Il y a deux genres d’hommes, ceux qui ont une raison sans religion et ceux qui ont une religion sans raison.”
Quand on parle de révolution dans le monde arabe, on ne parle jamais du changement de la société mais seulement du changement du gouvernement, des gouvernants. On n’essaie jamais de détruire les structures dépassées et anciennes. Seul le pouvoir est remis en cause. Dans l’inconscient arabe ou musulman, il n’y a jamais de problématiques sociales. Du coup, nous n’avons pas besoin d’avoir de nouvelles idées pour changer la société. Les conflits dans le monde arabe sont donc toujours contre le pouvoir et pour le pouvoir, pas pour un changement de société.

Pour inverser cela, il faudrait faire la séparation totale entre le religieux et tout ce qui est social, culturel ou politique. Sinon, comment faire une révolution ? L’islam n’est pas la solution mais le problème, et il faut commencer par l’expliquer. L’histoire arabe est une sorte d’autogénocide depuis le commencement. Par la force des choses, tous les gouvernements de ce monde sont donc despotes et pourris, parce que la violence en fait partie. Si on ne change pas les structures de la société en général, on ne pourra rien faire. On changera des noms, des régimes, mais nous n’avancerons pas. Pour conclure, je dirai que pour que l’humanité existe, il faut mettre fin à toutes les religions monothéistes qui sont à l’origine de tous les problèmes. »
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http://www.espritsnomades.com/sitelitte ... donis.html

Comment transformer la vie en poésie ? Voilà la question. (Adonis)

Adonis est l'un des grands poètes actuels que porte, et qui porte, le souffle de la terre. Homme courageux dans un monde étroit, le Liban, il n'hésite pas à dire haut et fort sa parole généreuse. Son nom d'écrivain est déjà une belle affirmation et sans doute un étonnement pour les tenants de la culture dont il est issu et qu'il a dépassé en l'ouvrant à tout l'univers. Et il est souvent censuré dans le monde arabe. Ses poèmes pour la libération de Florence Aubenas des griffes de ceux qui aiment par-dessus tout la mort, et sa fameuse déclaration « le voile ne couvre pas seulement le visage, il recouvre aussi le cerveau », le font profondément haïr par les sots et les fous. De plus il a une relecture du passé et du patrimoine arabe qui dérange. Il est entre la continuation des valeurs anciennes et ces rejets actuels. Il est celui que Guillevic célébrait ainsi :

Oui, seul
Peut apprécier le chant
Celui qui confie
Sa joie au silence.
Seul celui-là
Sait peser le chant. (12 poèmes pour Adonis, Guillevic)

Viscéralement lié au souffle de la langue arabe, dont il ne pourra jamais se détacher, il récuse les traditions bigotes et fermées. Il déteste les monothéismes, lui le panthéiste fervent, et affirme que si Mahomet est le dernier prophète, nulle parole d'homme ne pourra plus être dite, et plus angoissant encore, plus aucune parole de Dieu non plus, puisqu'il a délivré son dernier message. Car le livre s'est refermé comme un piège.

Comme le sceau définitif. Comme le noir final sur l'amour. Quant à ce qui a créé la grandeur de la poésie, ce n'était pas le religieux. Au contraire. Cela semble vrai dans tous les monothéismes hélas, avec le carcan atroce de la parole révélée. Adonis renoue avec la célébration de l'amour et du corps : Mais il n'y a pas que l'islam qui déteste le corps, tout court, pas seulement celui de la femme. Toutes les religions révélées rejettent ce qui est physique pour mieux valoriser la transcendance. C'est l'être humain qui est le centre de l'univers et non Dieu. Dieu est une idée abstraite, lointaine. Cette séparation entre Dieu et l'homme a fondé un discours sur le corps qui est anti-humain.

Sa liberté de ton, son affirmation que l'autre est fondamental pour la construction de soi, en font un apostat de la pensée unique arabe ou pas. Un poète-sacrilège. Pour le moment son ombre immense le protège encore des fanatiques. Nominé plusieurs fois au prix Nobel sans l'obtenir encore, il est une légende, un trésor vivant. Son œuvre embrasse aussi les domaines des créations plastiques, peinture, calligraphies et collages « des raquimas », pages sur lesquelles on trouve en même temps l'écriture, la couleur et le dessin.

Son mysticisme non religieux, sa sensualité et sa réhabilitation des sens et des poètes l'ayant célébré, le mettent en marge : C'est un mysticisme sans dieu, païen si l'on peut dire. Mais il faut préciser que je ne pense pas à un dieu quelconque, à une expérience religieuse, quand je parle de mysticisme. Et lorsque j'évoque la verticalité de l'expérience, j'ai en tête l'existence de la dimension ontologique au sein de l'expérience de l'amour, d'une expérience du rapport entre l'homme et la femme, au-delà de l'expérience amoureuse.

Adonis n'adresse ses prières qu'à la vie. La poésie rend la vie sur terre plus belle, moins éphémère et moins misérable. La guerre, lutte collective, relève de l'esprit de troupeau et fait régresser l'homme vers la barbarie et la fin de l'humanité… Contre la guerre comme djihâd, comme lutte pour édifier et organiser la cité musulmane, Adonis proclame l'incitation à l'amour et non la lutte contre « la modernité décadente », au travers d'un retour vers un passé figé et oppresseur. Un califat fantasmatique des premiers temps de Médine. Ses idées sont écrites dans un livre « La Prière et l'Épée », qui est sa vision de la culture arabe.

Il s'élève contre la pensée coranique et revient aux poètes d'avant le « sceau de la pensée" »(Urwah ibn Al-Ward, Hallâj, Abû Nuwâs, Bashshâr, Abu Tammam, Al Ma'arri, Al Mutanabi....). Il refait vivre toute une tradition pré-islamique qui cherche une vérité infinie. Et son nom volé à la mythologie grecque est son étendard contre le voile noir tombé sur cette richesse des mélanges. Il parle autant d'un monde ancien où les roses et les joies étaient faites pour être cueillies que d'un monde actuel à faire vivre. Du temps avant la lourde tenture de l'islam, temps où les poètes chantaient le vin, les amours libres. Du temps d'avant la soumission et la haine du corps et des sens. Il se veut le continuateur de ces poètes maudits, oubliés, écartés et parle de l'avant des lois coraniques. De l'après aussi.

« Connaître et faire connaître, tel dans sa vérité la plus nue, le passé de la civilisation arabe », même si cette vérité fait mal. Il dit de lui qu'il est le « Poète de la « métamorphose » et poète des lieux ». Il est le poète de l'exil aussi (Beyrouth en 1970) mais plus que de l'exil géographique il vit un exil mental avec le monde arabe des dirigeants et des mosquées. Pas auprès des gens qui le lisent et l'admirent. Il est au-dessus de tous les fondamentalismes dans la lumière universelle de ses poèmes et sa forte parole passe comme une tempête de sable sur les dunes de l'immobilisme religieux. Nul patriotisme, nul nationalisme, nulle religion ne le font taire ou se soumettre.

C'est terrible de faire d'un poème ou d'une œuvre une chose utile ! L'inutile est notre fortune. Il tient bon et plus que le cèdre de son pays d'adoption le Liban, il en est le véritable chêne.
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http://www.realites.com.tn/2014/03/le-p ... jZagis4Kfs

Quel est, selon vous, l’avenir de l’islam politique ?

Je suis contre l’expression « islam politique » car elle est ambiguë. L’Islam a en lui même un caractère politique et violent car il réprime la moitié de la société, à savoir les femmes et considère le non-musulman comme un mécréant. La religion musulmane, comme elle est pratiquée, incite à la violence. C’est pour cela que j’en appelle à une nouvelle lecture, ce qui nécessite un long travail. Je voudrais préciser là, que je ne suis pas contre la religion. Je considère que l’expression « islam politique » reflète une lecture autoritaire et violente où l’Islam n’est que rite et moyen pour arriver au pouvoir. Et je suis contre cette lecture, car elle est contraire à l’Islam lui-même. En même temps, je ne soutiens pas la religion comme institution, culture ou politique éducative. J’estime qu’elle doit se limiter aux croyances individuelles. Je ne combats pas la religion car c’est un besoin naturel. Mais le musulman doit respecter les droits des autres qui ont des idées et des visions différentes.
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http://www.liberte-algerie.com/culture/ ... que-223521

Adonis, Michel Foucault et l’islam politique
Amine Zaoui

Adonis avait raison! Et Michel Foucault n’avait pas raison! Le premier est poète, le second fut philosophe de la folie! Du haut de ses quatre-vingts ans, Adonis en poète visionnaire, commentant les évènements douloureux et catastrophiques qui gangrènent son pays la Syrie, avait raison de dire : Je ne participe pas à une dite révolution qui sort des mosquées. Ce qui se passe en Syrie est apocalyptique! Au nom d’Allah, on tue les enfants, les chrétiens, les athées, les Assyriens, les Kurdes, les musulmans... Sous la bannière islamique noire, on détruit Alep, première ville construite par l’homme dans l’Histoire des cités! On décapite la tête de la statue d’El Maari (973-1057), maître de la raison! Une autre folie s’installe confortement dans le monde, la folie des fous d’Allah, unique dans son genre cher philosophe Michel Foucault (1926-1984)! Adonis, en creusant dans les questions les plus gênantes du patrimoine littéraire et philosophique arabo-musulmans, du haut de ses quatre-vingts ans, le poète visionnaire déclare et signe: le terrorisme musulman n’est ni nouveau, ni passager. Il a bel et bien existé et cela depuis la création du premier État islamique. C’est une pratique courante dans l’islam politique. Adonis se positionne du côté de la raison, dans un monde arabo-musulman des fous ou presque. Foucault est du côté de la folie dans un monde européen de la raison ou presque. Tout ce qui se passe au Yémen d’actes de destruction, de guerres, de haine, de sang est perpétré au nom de la religion. Au nom de l’islam politique. Éden est en chaos. Une cité taillée de mythes et de contes tissés autour du fabuleux barrage de Marib. Ville de Abdelfattah Ismaïl, Salvador Allende du Yémen, passionné de la poésie, qui parmi nous se souvient-t-il encore de Abdelfattah Ismaïl, président du Yémen du Sud, ou encore qui parmi nous se souvient-t-il d’un pays nommé le Yémen du Sud! Éden, paradis de Balkis reine de Saba, s’est métamorphosé en cauchemar. Adonis a raison de dire, sans nuance et sans équivoque: je ne participe pas à une pseudo-révolution qui sort des mosquées! Michel Foucault, philosophe français auteur d’une œuvre magistrale, Histoire de la folie à l’âge classique, pour ne citer que ce titre, n’avait pas raison. En soutenant haut et fort, en 1978, la révolution de Khomeiny, Michel Foucault se trompait d’Histoire.

Trompait l’Histoire. On dirait que le philosophe était encore sous l’impact du romantisme révolutionnaire des soixante-huitards! Une ère révolue, mon cher philosophe! En se rangeant aux côtés du khomeinisme, Michel Foucault n’avait rien compris au système théocrate oriental. Les révolutions ne se font pas sur des discours haineux et xénophobes. La révolution ne se marie jamais avec la religion. En applaudissant la chute du shah, en célébrant la montée de l’islam politique, Michel Foucault n’avait rien compris à l’État islamique. N’avait rien compris de la culture des Moulas! Foucauld imaginait Khomeiny en Messie, en Mehdi attendu (al Mahdi al mountadhar)!! Tout ce que le monde arabo-musulman est en train de vivre (chaos, guerres, haines…) a débuté le jour de débarquement de Khomeiny à l’aéroport de Téhéran, arrivant de Paris, à bord d’un vol d’Air France! Ce que l’Europe d’aujourd’hui est en train de subir, de peur, violence, actes terroristes, djihadistes… tout cela a commencé le jour où l’ambassade de France à Téhéran s’est trouvée comblée de bouquets de fleurs offerts par les islamistes iraniens, en signe de remerciements à la France qui avait hébergé Khomeiny! Ce jour là, fut la naissance du mal contemporain! Michel Foucault n’avait pas raison. Si Foucault a bien réussi son coup de maître en écrivant Histoire de la folie à l’âge classique, ce même Foucault a profondément raté son analyse des fous d’Allah! Adonis a raison. Foucault a eu tort!

A. Z.



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yacoub
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Re: Quand les intellectuels arabes débattaient avec Mahomet

Message non lu par yacoub » sam. 22 oct. 2016 16:00

Le droit de battre son épouse et de tuer les apostats : version islamiquement correcte du "droit à la différence"

Plus de vingt ans après la parution du livre du professeur du Harvard College Samuel Huntington (Le Choc des civilisations), Alexandre Del Valle en analyse la pertinence dans le temps en se concentrant sur l’avenir de l’Occident et le sens profond des alliances actuelles. Il scrute avec attention les enjeux des conflits actuels au Proche-Orient, en Ukraine mais aussi en Afrique et en mer de Chine pour comprendre quels sont les vrais ennemis de la France et de l’Occident. Extrait de "Les vrais ennemis de l'Occident", d'Alexandre Del Valle, publié aux éditions du Toucan / L'Artilleur (1/2).
Bonnes feuilles
Publié le 22 Octobre 2016

Le droit de battre son épouse et de tuer les apostats : version islamiquement correcte du "droit à la différence"

Parmi les nombreux exemples de violation des règles et mœurs démocratiques occidentales, sous prétexte de "droit à la pratique religieuse", on peut citer l’ouvrage célèbre du téléprédicateur Youssef al-Qaradawi, auteur d’un best-seller à l’usage des musulmans d’Europe, Al-Hallal wal-Haram 1 (Le Licite et l’illicite en islam), disponible dans les librairies islamiques, les FNAC ou sur Amazon. Qaradawi y explique tout d’abord que l’islam doit toujours "être plus haut" ; que la charia est la loi à laquelle doivent obéir les musulmans où qu’ils se trouvent ; que "la femme ne doit pas désobéir à son mari, ni se rebeller contre son autorité […].

Quand le mari voit chez sa femme des signes de fierté ou d’insubordination […], il doit la bouder au lit […], si cela s’avère inutile, il essaie de la corriger avec la main". Il rappelle que "l’islam a aussi interdit l’homosexualité […]. Est-ce que les deux partenaires reçoivent le châtiment du fornicateur (la lapidation) ? Est-ce que l’on tue l’actif et le passif ? Par quel moyen les tuer ? Est-ce avec un sabre ou le feu, ou en les jetant du haut d’un mur ? Cette sévérité qui semblerait inhumaine n’est qu’un moyen pour épurer la société islamique de ces êtres nocifs qui ne conduisent qu’à la perte de l’humanité", explique le prédicateur égypto-qatari chargé de donner des avis juridiques aux musulmans européens (Conseil européen de la Fatwa)… Concernant les trois autres cas où l’on a le droit de tuer quelqu’un, Qaradaoui est plus formel : 1) "Le crime prémédité. Si on détient des preuves sûres qu’une personne a tué quelqu’un, on doit lui appliquer la loi du Talion : vie pour vie". 2) "L’accomplissement prouvé de l’acte immoral de la fornication […]". 3) "L’apostasie de l’islam après l’avoir embrassé et le dire ouvertement pour défier la société islamique".

L’auteur de ces lignes a beau avoir montré à plusieurs ministres successifs de l’Intérieur et du Culte les passages de cet ouvrage les plus en violation avec la loi, l’essai n’a pourtant jamais été interdit en France depuis 1994 (Charles Pasqua fut le seul ministre du Culte qui le fit interdire). Malgré cela, Qaradaoui demeure toléré et parfois courtisé par les gouvernements occidentaux, car ses fatwas condamnant les attentats terroristes en Europe et sa politique visant à conquérir le monde mécréant par la prédication et non par le djihad lui ont valu d’être perçu comme "l’islamiste capable de contenir les islamistes".

En Espagne, on peut également citer une figure locale majeure de l’islam, l’imam Kamal, président de la Communauté islamique Suhail, et du Majlis al-Fatwa, l’entité à laquelle doivent obéir les musulmans résidant en Espagne, qui a écrit l’ouvrage La Mujer en el Islam, dans lequel sont également énumérées les "méthodes licites" pour punir et corriger les femmes. Rappelons aussi que le président de la plus haute organisation islamique espagnole d’alors (FEERI), Mansur Escudero, confirma cette disposition de la charia lorsqu’il défendit un autre livre du même genre : les Jardins du Juste 1, écrit par l’imam Nawawi Riyad Salihin, lequel rappelait et justifiait le hadith : "Il suffit de ne pas frapper le visage (…), si elle a commis une faute trop grave, séparez-vous d’elle du lit et frappez-la, mais sans brutalité". Ce hadith serait fondé sur la sourate V ; verset 35 du Coran. Le même Escudero, converti d’origine marxiste et élève du négationniste français Roger Garaudy, également président de la Comision Islamica Espanola, avait d’ailleurs demandé, en janvier 2005, au Premier ministre José Luis Rodriguez Zapatero de "régulariser l’option matrimoniale de la polygamie".

Extrait de '"Les vrais ennemis de l'Occident", d'Alexandre Del Valle, publié aux éditions du Toucan / L'Artilleur.


http://www.atlantico.fr/decryptage/droi ... ie9PgQe.99



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