cellules souches embryonnaires transformés en neurones...

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nexus
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Re: Regénération des cellules humaines

Message non lu par nexus » mar. 2 juil. 2013 21:27

Greffer une tête humaine sur le corps d’un mort : bientôt possible ?

Le neurochirurgien italien Sergio Canavero affirme que d’ici deux ans, on pourra transplanter la tête d’un patient tétraplégique ou avec un cancer métastasique sur le corps d’un mort. Impossible et farfelu ? L’expérience a déjà été partiellement réussie sur des singes dans les années 1970…

Greffera-t-on bientôt le corps d'un autre sous une tête encore bien vivante ? Oui, selon le neurochirurgien italien Sergio Canavero.

La médecine devient-elle comparable à la mécanique automobile ? Lorsque les soins apportés ne suffisent plus à guérir, les pièces défaillantes sont remplacées lors de transplantations, un procédé toujours délicat qui tend à se démocratiser. Les succès s'enchaînent. En parallèle, les chercheurs tentent d’éviter le recours aux donneurs, parfois incompatibles, mais essaient de recréer les organes entiers à l’aide de cellules souches, bien que les processus n’en soient encore qu’à leurs balbutiements.

Reste malgré tout un organe particulier, siège de notre pensée, qui semble exclu de ces considérations : le cerveau, notre ordinateur central. Le créer artificiellement in vitro ne lui conférerait pas les souvenirs et les traits caractéristiques associés à la personne. Alors que faire ? Une greffe ? Bien que l’idée paraisse saugrenue, elle est envisagée depuis bien des années, et le neurochirurgien italien Sergio Canavero estime dans un article paru dans la revue Surgical Neurology International que le dénouement est proche. Il l’affirme : d’ici deux ans, on pourra transférer la tête d’un être humain sur le corps d’un autre grâce au projet Heaven.

Alors, greffe de tête ou de corps ? Le receveur gardant sa tête, il semble plus pertinent de parler de greffe de corps.

Une greffe de corps déjà réalisée sur des singes

Aussi fou que cela puisse paraître, ces allégations reposent sur des faits scientifiques anciens. Le neurochirurgien américain Robert White (1925-2010) en est l’instigateur. Dans les années 1960, il réussissait à faire vivre un cerveau en dehors du corps quelques heures. Il tenta également l’expérience in vivo chez le chien : connecté au corps d’un animal, le cerveau continuait à vivre, même si on ignore encore si la conscience avait également été transplantée.


La science rattrape peu à peu la fiction. Certes, nous n'en sommes pas encore à ranimer les morts comme l'a réussi le docteur Frankenstein dans le livre de Mary Shelley, mais on touche du doigt des fantasmes que seuls les romans pouvaient se permettre de traiter, comme transférer sa tête dans un autre corps.

Mais ses expériences les plus célèbres ont porté sur des primates. Dans les années 1970, il est devenu célèbre en transférant tout entière la tête d’un singe sur le corps d’un autre. Cette première tentative a permis au greffé de ne vivre que quelques heures seulement, mais avec un peu de perfectionnement et de pratique, les animaux semblaient vivre plus longtemps, bien qu’on n’ait pu réellement le mesurer dans la mesure où ils finissaient euthanasiés.

Seul hic, et de taille : si les singes semblaient conscients et gardaient leurs sens en éveil, il était impossible de reconnecter les moelles épinières du donneur et du receveur. Ainsi, les primates étaient paralysés en dessous du cou. Robert White prédisait donc que le jour où l’on réussirait à connecter le tissu nerveux, la technique serait applicable à l’Homme.

Un traitement pour des malades désespérés ?

C’est désormais le cas, affirme Sergio Canavero. Le médecin turinois explique qu’en mettant en contact les deux extrémités de moelle épinière dans une solution composée de deux polymères que sont le polyéthylène glycol et le chitosane, il est possible de faire fusionner les cellules nerveuses. Ce qui manquait à Robert White serait maintenant à notre portée. Le neurochirurgien italien prévoit de s’entraîner sur des singes, puis sur des cadavres humains, avant d’être prêt à tester le procédé grandeur nature d’ici deux ans.

Mais qui cela concernerait-il et comment l’opération se déroulerait-elle ? Cette greffe serait ouverte à des patients tétraplégiques, ou des personnes atteintes d'une maladie mortelle ou fortement invalidante touchant des régions autres que la tête. Cancéreux en phase terminale, diabétiques avancés ou des patients ayant de multiples organes défaillants pourraient y prétendre.

L’opération qui valait 10 millions

Pour procéder, une centaine de personnes devraient travailler en parallèle. Dans un premier temps, la tête du receveur est placée en hypothermie, à 15 °C, de manière à diminuer le métabolisme du cerveau et limiter les dégâts le temps du transfert. On sectionne au niveau du cou les muscles, les vaisseaux sanguins, la trachée et l’œsophage, tout en prenant soin de garder la thyroïde. Juste à côté, une seconde équipe réalise la même opération sur un patient en état de mort cérébrale, dont le corps est intact et dont la carrure et le sexe correspondent à ceux du receveur.


La tête est une région du corps très particulière puisqu'elle renferme le cerveau, un véritable ordinateur de bord qui centralise la grande majorité des fonctions, dont la conscience. Greffer une tête sur un corps revient un peu à dissocier le corps et l'esprit. © Mark Lythgoe et Chloe Hutton, Wellcome Images, Flickr, cc by nc nd 2.0

Une fois ces opérations effectuées, la moelle épinière est tranchée à l’aide d’une lame extrêmement fine, de manière à abîmer le moins possible le tissu nerveux. D’après l’auteur, les dégâts seront minimes et de bien moins grande ampleur que ce qu’on retrouve chez les patients tétraplégiques. À ce stade, la tête est dans un état dit de mort contrôlée. On la replace rapidement sur le corps du donneur et on reconnecte les moelles épinières, en appliquant le traitement spécial à base de polymères. Puis les vaisseaux, muscles et autres tuyaux sont branchés.

À l’aide d’un traitement immunosuppresseur, le scientifique souhaite éviter le rejet de greffe. À son réveil, le patient bénéficie d’un suivi psychologique pour accepter son corps et d’une rééducation pour apprendre à s’en servir convenablement. Coût total estimé : 10 millions d’euros.

L’éthique au cœur du débat

Est-ce crédible ? Difficile à dire. D’ordinaire, les études les plus sérieuses paraissent dans les revues les plus célèbres, comme Nature ou Science. Cette fois, le journal est moins prestigieux. L’article a-t-il été proposé ailleurs et rejeté, ou l’auteur a-t-il délibérément choisi le Surgical Neurology International, sachant que son article aurait une visibilité bien moindre ?

Réelle ou pas, cette possibilité soulève des questions éthiques, auxquelles Sergio Canavero appelle à réfléchir et à trouver les réponses adaptées. Les lois de bioéthique n’avaient effectivement pas statué sur ce genre d’opérations, tout simplement parce qu’elles ne paraissaient pas réalistes. Se pose alors le problème de la reproduction : en théorie, le système sexuel fonctionne, mais les gamètes auront le patrimoine génétique du donneur, et non du receveur.

D’autre part, des dérives sont évidemment envisageables : si le traitement est normalement réservé à des patients malades en situation critique, sera-t-il possible d’empêcher un milliardaire insatisfait de son corps d’en revêtir un nouveau ? La question de la limite des donneurs disponibles reviendra inéluctablement sur la table, et il est fort probable qu’il faudra effectuer des choix dans la hiérarchie des patients, comme c’est déjà le cas pour les autres organes. En fin de compte, un problème tordu, à en perdre la tête...

http://www.futura-sciences.com/magazine ... ble-47459/


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Re: Regénération des cellules humaines

Message non lu par nexus » sam. 31 août 2013 02:33

Une découverte majeure : les protéines alternatives.
Une découverte majeure : les protéines alternativesARN messagers (ARNm) protéines alternatives 1 commentaire Une équipe de recherche de la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l'Université de Sherbrooke ajoute un degré de profondeur à l'étude des protéines et de leur rôle moléculaire en affirmant que le nombre de protéines répertoriées chez l'humain a été jusqu'à présent largement sous-estimé. Les nouvelles protéines détectées, nommées protéines alternatives, pourraient jouer un rôle dans de nombreux mécanismes cellulaires, notamment pour l'ataxie spinocérébelleuse de type 1, une maladie neurodégénérative.
http://www.techno-science.net/?onglet=news&news=11979


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Re: Regénération des cellules humaines

Message non lu par nexus » ven. 14 févr. 2014 23:16

Intéressant
Dossier : les différents rôles des gènes dans l'évolution

Découvrez le dossier « Les gènes voyageurs, clés de l'évolution ». Les gènes ne se transmettent pas que par l’hérédité : ils voyagent aussi entre organismes non apparentés ! Ce dossier détaille les mécanismes de transferts latéraux de l’ADN et montre en quoi cette découverte modifie nos représentations des processus évolutifs.

Aller dans le lien pour +d'infos


http://www.futura-sciences.com/magazine ... ion-52279/


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Re: Regénération des cellules humaines

Message non lu par BarbieTurik » ven. 14 févr. 2014 23:37

Le truc de la greffe de "tête" est absolument énorme (je sais j'ai plusieurs mois de retard)

Ca me fait m'interroger sur ce qu'est la Mort au fond.
Le jour où on arrivera à greffer un cerveau (tellement en aurait besoin :lollol ), ou d'autres organes, plus que maintenant je veux dire, sera t-il alors possible de se contenter de se faire greffer ailleurs?

Voire de télécharger le contenu de notre cerveau (j'avais lu qu'il était comparable à un super ordi) ?



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Re: Regénération des cellules humaines

Message non lu par Innana » sam. 15 févr. 2014 01:12

Moi aussi j'ai du retard !!!
Cela me fait penser à cela !!
http://fr.m.wikipedia.org/wiki/Frankens ... 9e_moderne


Quel intérêt ?
Greffer la tête de(un vivant paralytique sur le corps d'un mort !?!
Comme cela a été fait pour une main???

Actuellement, les difficultés Technique rendent cette idée Irréalisable.

Plus tard, ? Peut-être !Et pourquoi ?Pour qui?
Est ce souhaitable?
D'autres solutions seront possible.
Prothèse, influx nerveux électrique...


"La liberté, c'est la liberté de dire que 2 et 2 font 4. Lorsque cela est accordé, le reste suit." George Orwell, 1984

DOM JUAN: Je crois que deux et deux sont quatre, Sganarelle, et que quatre et quatre sont huit.
TARTUFFE :Couvrez ce sein que je ne saurais voir:
Par de pareils objets les âmes sont blessées,
Et cela fait venir de coupables pensées.
DORINE:Vous êtes donc bien tendre à la tentation,
Et la chair sur vos sens fait grande impression!
Certes je ne sais pas quelle chaleur vous monte:
Mais à convoiter, moi, je ne suis pas si prompte,
Et je vous verrais nu du haut jusques en bas
Toujours Molière ! :

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Re: Regénération des cellules humaines

Message non lu par nexus » jeu. 20 févr. 2014 18:46

Une solution aux dons d'organes dans le domaine pulmonaire!!!


Première : un poumon artificiel créé en laboratoire !



Une équipe états-unienne vient de construire les premiers poumons artificiels humains. Ce travail pourrait révolutionner la médecine régénérative et mettre un point final aux problèmes de dons d’organes. Futura-Sciences décrit la procédure unique qui a conduit à cet exploit.
Le don d’organes sauve des vies mais ne suffit pas à soigner tous les malades qui ont besoin d’une greffe. Pour répondre à la demande, plusieurs équipes se sont engagées dans la course à la fabrication d’organes artificiels. Les progrès dans ce domaine fleurissent à vue d’œil et les chercheurs sont déjà parvenus à reconstituer des organes incomplets mais plus ou moins fonctionnels, comme un œil, un foie et même un cerveau à partir de cellules souches.

L’un des organes les plus délicats à reconstituer est probablement le poumon. « Les poumons sont très complexes car ils sont composés de plusieurs types cellulaires », explique Joaquim Cortiella, un chercheur de l’University of Texas Medical Branch (États-Unis). « Les cellules qui composent sa structure externe sont extrêmement différentes de celles localisées profondément dans les tissus. »
http://www.futura-sciences.com/magazine ... ire-52428/


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