MESOPOTAMIE

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Innana
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MESOPOTAMIE

Message non lu par Innana » ven. 22 août 2014 19:41

Bonjour !

Je viens de créer ce topic , pour ceux qui s’intéressent à l'histoire et à l'archéologie de cette région du monde!

Comme vous devez le savoir , c'est ma région d'origine , puisque je viens de désert ! :;)

Donc, notre mystérieuse Inana émerge un beau jour du désert. En fait, nous venons même d’inventer le verbe ‘émerge’ ! La seule description que nous ayons de son arrivée se trouve sur des tablettes endommagées qui disent : «Elle [...] du désert » qui débute la série de textes qui décrivent ses relations affectueuses et conflictuelles avec le dieu Enki.

Elle doit être dès le départ une sorte de reine du désert puisqu’elle porte « la couronne du désert sur sa tête ». Le désert dont sort Inana symbolise la terre aride et le feu, et elle se dirige vers des bergers qui représentent des terres fertiles et l’eau. On peut donc supposer qu’elle est comme ‘accouchée’ par le sable du désert pour se rendre vers des terres fertiles dont elle aura à prendre soin, comme nous le verrons ensuite.

http://lecercledescercles.wordpress.com ... s-a-inana/


"La liberté, c'est la liberté de dire que 2 et 2 font 4. Lorsque cela est accordé, le reste suit." George Orwell, 1984

DOM JUAN: Je crois que deux et deux sont quatre, Sganarelle, et que quatre et quatre sont huit.
TARTUFFE :Couvrez ce sein que je ne saurais voir:
Par de pareils objets les âmes sont blessées,
Et cela fait venir de coupables pensées.
DORINE:Vous êtes donc bien tendre à la tentation,
Et la chair sur vos sens fait grande impression!
Certes je ne sais pas quelle chaleur vous monte:
Mais à convoiter, moi, je ne suis pas si prompte,
Et je vous verrais nu du haut jusques en bas
Toujours Molière ! :

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Re: MESOPOTAMIE

Message non lu par Innana » ven. 22 août 2014 19:43

https://www.facebook.com/mesopotamianhistory?fref=photo

Désolée , j'en suis réduite à cela !!! :evil:

J'avais de belle photo , impossible de les repiquer depuis mon ordinateur , la fonctionnalité est supprimée !

Musée de Pergame , Berlin
http://archaeology-travel.com/photo-alb ... on-museum/

http://www.berlin.de/fr/musees/3108456- ... um.fr.html

j'utilise donc celles ci -dessous !

Reconstitution de Babylone


Porte d'Isthar , m a suivante.

Image

Dragon de Marduk

Image

Image


"La liberté, c'est la liberté de dire que 2 et 2 font 4. Lorsque cela est accordé, le reste suit." George Orwell, 1984

DOM JUAN: Je crois que deux et deux sont quatre, Sganarelle, et que quatre et quatre sont huit.
TARTUFFE :Couvrez ce sein que je ne saurais voir:
Par de pareils objets les âmes sont blessées,
Et cela fait venir de coupables pensées.
DORINE:Vous êtes donc bien tendre à la tentation,
Et la chair sur vos sens fait grande impression!
Certes je ne sais pas quelle chaleur vous monte:
Mais à convoiter, moi, je ne suis pas si prompte,
Et je vous verrais nu du haut jusques en bas
Toujours Molière ! :

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Re: MESOPOTAMIE

Message non lu par nexus » dim. 21 sept. 2014 00:48

Quelques précisons sur l'influence que les peuples et leur culture issus de cette région du monde ont eu sur le reste de la planète .

Pendant plusieurs millions d’années, les hommes ont été des nomades vivant de la cueillette, de la pêche et de la chasse. Vers 8000 avant J.-C., dans le Croissant fertile, région du Moyen-Orient s’étendant entre la mer Morte et le golfe Persique, en passant par le sud de la Turquie actuelle, ils développent une agriculture et se sédentarisent. Ce changement de mode de vie déclenche la « révolution néolithique », caractérisée par la constitution des premiers villages, peu à peu fortifiés, l’essor de la poterie, du tissage et de la métallurgie, et la mise en place de systèmes d‘irrigation. Des premiers échanges commerciaux se développent entre les communautés villageoises. Le commerce et la comptabilité, qui nécessitent des traces écrites, entraînent la naissance d’une écriture cunéiforme, consistant en des symboles tracés sur des plaquettes d’argile. Contemporaines de cette invention fondamentale, des entités politiques se développent en pays de Sumer, qui donnent lieu à la création de cités-États (Nippour, Our, Ourouk, Mari, Ebla). Ces grandes agglomérations de type urbain entrent en conflit. Akkad, Our (aux célèbres ziggourats), Babylone et les Assyriens affichent successivement leur suprématie. Leurs souverains élaborent des codes juridiques qui sont transcrits sur des stèles. Vers 1200 avant J.-C., les Phéniciens mettent au point le premier alphabet. À la fin du vie s. avant J.-C., les Perses de Cyrus II mettent fin à la civilisation mésopotamienne.
Modifié en dernier par nexus le dim. 21 sept. 2014 01:01, modifié 1 fois.


L'islam n'est pas la révélation de dieu a l'homme mais celle de l'homme sur dieu.
La religion en tant que source de consolation est un obstacle à la véritable foi, et en ce sens l'athéisme est une purification
L'athéisme est une négation de Dieu, et par cette négation, il pose l'existence de l'homme.

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Re: MESOPOTAMIE

Message non lu par nexus » dim. 21 sept. 2014 00:50

Suite

Les aspects spécifiques de l'archéologie mésopotamienne

1.1. Les tells

Brique de fondation du temple de Girsou.Brique de fondation du temple de Girsou.
C'est l'archéologie, et elle seule, qui a révélé la civilisation de l'antique Mésopotamie ; il convient donc de marquer très exactement ce que l'on peut attendre de cette discipline dans la connaissance de ce pays. Un trait caractéristique du paysage est donné par la présence, partout où l'occupation de l'homme a été longue et dense, d'éminences dont l'altitude dépasse souvent 25 m et atteint parfois, mais plus rarement, 40 ou 50 m : ce sont les tells, le mot tell étant un terme arabe qui signifie simplement « colline » et que les archéologues ont spécialisé en l'attribuant aux monticules artificiellement créés par une longue présence humaine ; leur formation est la simple conséquence de l'élévation d'habitats nouveaux sur les débris d'habitats antérieurs. Ce phénomène est absolument normal et se retrouve chaque fois qu'une installation de populations sédentaires a duré assez longtemps pour qu'une accumulation de débris de l'activité de l'Homo faber soit sensible ; mais la spécificité de l'Orient en ce domaine vient essentiellement de la rapidité du processus d'accumulation. Cette croissance, souvent plus rapide qu'ailleurs, est liée à trois facteurs d'importance inégale : c'est tout d'abord l'emploi de l'argile sous forme de briques crues comme matériau de construction ; ce matériau n'est pas aussi mauvais qu'il pourrait paraître si un minimum d'entretien est assuré, mais, abandonné à lui-même, sous l'effet des pluies, souvent violentes en hiver, ou des vents, parfois chargés de sable, le mur s'effrite à la base et en bordure de la toiture-terrasse, en sorte qu'il est rapidement détruit. On considère, en général, que la vie moyenne d'une maison, mais non d'un temple ou d'un palais, ne dépasse guère une génération ; en réalité, elle peut être plus longue à condition d'être l'objet d'un entretien régulier. Ce sont ensuite les conditions de vie extrêmement précaires en raison des guerres de conquête, des razzias, des destructions volontaires de villes entières lors d'un assaut, mais aussi parce que les foyers domestiques sont installés, au mépris de tout souci de sécurité, à l'intérieur même des pièces, provoquant ainsi des incendies accidentels. Ce sont enfin certaines habitudes ou certains comportements collectifs qui peuvent avoir à l'occasion une incidence sur l'élévation des tells : en cas de destruction de l'édifice, pour quelque raison que ce soit, les parties effondrées ensevelissent les bases des murs et les protègent sur une hauteur qui peut atteindre facilement 1 m ; si le site est alors abandonné, l'érosion achève son œuvre, et il ne reste plus, au terme du processus, qu'une petite colline ; mais si la maison est reconstruite, on n'élimine pas les parties effondrées, qui ne sont rien d'autre que de l'argile ; hormis le bois, toujours très cher, et parfois la pierre, utilisée dans des emplois très particuliers (seuils par exemple), on ne récupère pas les matériaux et l'on se contente dans la plupart des cas d'une égalisation du sol et d'une reconstruction ; celle-ci prend souvent appui sur les murs anciens, qui, donc, continueront de jouer un rôle, mais comme fondation cette fois. Ainsi, la première habitation est comme fossilisée avec tout le matériel qu'elle peut contenir et protégée par la nouvelle construction. Quelques années ou quelques dizaines d'années plus tard, le même processus recommence, et le sol se trouve une nouvelle fois surélevé. Au terme d'une longue existence, la superficie au sommet du tell devient si exiguë que celui-ci est abandonné soit partiellement, soit totalement ; mais c'est bien plus souvent pour des raisons de guerres, d'épidémies, de transformations des conditions économiques qu'un tell est déserté ; certains sites de l'Antiquité sont toujours occupés (Erbil par exemple), ce qui n'en facilite pas l'exploration.

Our-Nanshe, roi de LagashOur-Nanshe, roi de Lagash
Les principes qui régissent l'étude des tells ne sont guère différents de ceux qui sont en usage pour un quelconque site archéologique. En Mésopotamie comme ailleurs, l'archéologie n'a trouvé que lentement ses méthodes ; à la simple pratique des trous, des tunnels et des tranchées utilisée au xixe s. avant J.-C. pour la chasse à la statue, au bas-relief ou au lot important de tablettes a succédé la prise de conscience d'une nouvelle notion, à savoir que la fouille est l'exploration des sources mêmes de la connaissance archéologique, et donc historique, puisqu'en Mésopotamie seul le dégagement des cités antiques permet de trouver des textes ; de ce fait, l'archéologie est doublement source d'histoire. On a progressivement compris que l'on ne pouvait dissocier les objets de leur contexte archéologique d'ensemble ou particulier et que la fouille devait rendre compte d'un ensemble existant à un moment précis, significatif du groupe humain qu'il représente. Pour atteindre ce but, il faut savoir allier au cours de l'exploration rigueur et souplesse, repousser la tentation de la voie facile et, tout en procédant avec les principes méthodologiques des théoriciens modernes, ne pas oublier qu'il convient de s'adapter aux circonstances en raison même du caractère unique et irréversible de chaque opération de fouille. Il est nécessaire de signaler que l'on ne peut fouiller de la même façon un village néolithique ou un site assyrien qui contient des temples ou des palais de grande ampleur. Ce qui différencie surtout les tells d'Orient de la plupart des sites méditerranéens, c'est que les murs ne se distinguent que très difficilement des décombres qui constituent le reste de la colline ; seule une grande pratique permet, grâce à une couleur très légèrement différente du sol ou à l'existence de lignes blanches très ténues, ou encore en raison d'une consistance plus ferme sous le couteau, de déceler les murs in situ et de les isoler des parties effondrées ou lessivées par la pluie ; un néophyte ne voit jamais rien et s'étonne souvent de la faculté de certains de faire sortir des murs là où eux-mêmes ne perçoivent que des tas de boue. Enfin, et contrairement à ce que l'on pense, l'opération archéologique ne rend qu'une infime partie des objets utilisés par les populations que l'on étudie. La nature des objets retrouvés dépend pour une bonne part des conditions de conservation dans le sol. Or, à l'inverse de celles, exceptionnellement favorables, qui règnent en Égypte, l'humidité du sol, toujours assez importante en Mésopotamie en dehors même des périodes d'inondation, entraîne une rapide désagrégation des matières organiques enfouies. On ne peut pratiquement pas compter, du fait de la rareté des pierres, sur des îlots de sécheresse qui auraient favorisé la conservation des objets périssables comme dans les tombeaux égyptiens ; il est donc très rare de trouver des objets en bois, des fragments de tissu, des restes de cuir, dont on connaît l'importance par les tablettes. Ainsi, le plus grand nombre des objets de la vie quotidienne de l'antique Mésopotamie échappe à notre connaissance.
1.2. La civilisation de l’argile

Itur-ShamaganItur-Shamagan
Outre les édifices architecturaux, la fouille fournit cependant tout un matériel qui permet de définir les caractéristiques majeures de cette civilisation. Celle-ci apparaît d'abord comme une civilisation de l'argile, qui est la seule matière première abondante du pays. C'est l'argile, devenue le support principal de l'écriture, qui a permis de conserver sous la terre des tells, pendant plusieurs millénaires, des textes tant littéraires que sapientiaux, des lettres où les souverains donnaient des instructions à leurs subordonnés, où ils correspondaient entre eux pour nouer et dénouer des alliances, des textes de la vie courante, mais combien riches d'enseignements, où l'on fixait les conditions d'un échange avec son mode de règlement, où les principes d'une succession étaient stipulés. Cette catégorie, considérée comme particulièrement noble, du matériel dégagé ne doit pas faire oublier le nombre très important de céramiques entières ou fragmentaires, qui non seulement favorisent l'étude des ustensiles de la vie quotidienne, mais surtout permettent d'établir des séries qui portent la marque des transformations et servent ainsi à l'étude des différentes phases de la civilisation mésopotamienne. Ses qualités plastiques ont fait jouer en outre à l'argile un rôle dans l'élaboration des formes artistiques non seulement pour l'architecture elle-même, mais aussi pour le décor architectural ainsi que pour les moulages, les figurines modelées, qui ont servi d'offrandes pour les divinités et où sont représentés un grand nombre de dieux et des scènes de la vie quotidienne.
1.3. Les diverses avancées techniques

Tablette d'écriture picto-idéographiqueTablette d'écriture picto-idéographique
La Mésopotamie est aussi l'héritière des civilisations de l'âge de la pierre, comme en témoigne une bonne part du matériel, mais l'importation de ce matériau indispensable conduisit à restreindre son usage soit aux objets de première nécessité, soit à des créations artistiques chargées de pérenniser une pensée ou une action ; à l'époque de l'outillage lithique, lorsque rien ne pouvait remplacer cette matière première, il n'a certainement pas été question d'en restreindre l'usage ; les fouilles (tell es-Sawwan [ou al-Suwan]) montrent déjà la maîtrise des hommes en ce qui concerne aussi bien la fabrication des armes ou des outils que celle des récipients ou des amulettes. Par la suite, malgré l'introduction de l'outillage de bronze, puis de fer, la maîtrise des Mésopotamiens en ce domaine continua à se manifester, comme en témoignent les statues, les plaques gravées et les bas-reliefs, que les fouilles ont remis au jour, ainsi que les amulettes et les cylindres, sans lesquels il n'est pas possible de comprendre certains aspects de cette civilisation. Enfin, à partir du IIIe millénaire avant notre ère, la plaine mésopotamienne, en dépit de l'absence totale de tout minerai, s'affirme comme une civilisation de l'âge du métal ; les pratiques commerciales compensent l'absence de minerais. Dans les villes, des artisans opèrent des alliages, fabriquent armes et outils, qui sont ensuite utilisés sur place ou revendus, fournissant ainsi à la cité et à l'autorité, palais ou temple, de fructueux bénéfices et une puissance réelle. Le métal est aussi devenu un moyen d'expression artistique par la fabrication de vaisselles diverses richement décorées, de statuettes ou même de statues composites, où il sert de revêtement extérieur, par le placage des portes et enfin par tous les bijoux, d'or et d'argent en particulier, où la dextérité des artisans mésopotamiens a su s'affirmer.
La civilisation mésopotamienne, telle qu'elle apparaît à partir des fouilles, ne se réduit pas à ces fondements strictement matériels, et la production écrite permet de déceler d'autres composantes. Si, en outre, on se rappelle que certains aspects ont disparu à cause de la dégradation dans le sol, on comprend que l'archéologie ne puisse rendre compte que d'une partie du monde mésopotamien antique ; mais l'activité archéologique reste néanmoins essentielle, puisqu'elle seule permet de remettre au jour les textes et les documents qui constituent la base des études historiques actuelles.
2. Les traits caractéristiques de l'art

2.1. Un art mal connu

Tête en pierre dureTête en pierre dure
L'importance des Mésopotamiens est incontestable dans de nombreux domaines de la pensée, mais il n'est nullement certain que, dans les arts, il en ait été de même. Des rapports ont certainement existé entre les différentes contrées de l'Orient et, si des emprunts sont décelables, il n'en reste pas moins que l'évolution de l'art est fondamentalement dominée par des motivations internes et non par des impulsions extérieures ; d'autre part, si l'on veut bien songer à la longue durée de cette civilisation, on est frappé par une certaine indigence créatrice des Mésopotamiens. Certes, il est des réussites qui témoignent parfois du contraire ; pourtant, comparées à la masse des objets retrouvés dans les fouilles, elles font figure d'exceptions et ne peuvent sans doute prétendre représenter la spécificité mésopotamienne en matière artistique. Peut-être une cause essentielle est-elle fournie par les conditions mêmes de la création ; l'art mésopotamien est, pour la plus grande partie, d'essence religieuse ; en tant que tel, il n'est pas destiné à exprimer les aspirations esthétiques des individus, mais bien plutôt à établir un lien, qui se veut souvent contraignant, entre l'homme et la divinité. Une telle conception conduit dans de nombreux domaines les interprètes du monde religieux à diriger les artistes, soit parce que la divinité est censée avoir donné elle-même les règles de la création, soit parce qu'il ne convient pas de porter atteinte à une forme qui a réussi sur le plan magique ou qui est conforme à la tradition. Toujours est-il que bien souvent l'artiste n'a qu'une très faible liberté de manœuvre et qu'il doit se conformer au canon donné par les prêtres. Dans ces conditions, ce n'est pas à l'absence d'esprit créateur, thèse démentie d'ailleurs par certaines œuvres, qu'il faut imputer une certaine indigence artistique, mais bien plutôt aux tendances profondes d'une civilisation qui chercha à se prémunir dans un milieu difficile et souvent hostile contre les aléas du devenir par une fixation des traditions. Il ne faudrait pas, toutefois, exagérer cette pauvreté artistique ; tout d'abord, l'exploration archéologique est loin d'être achevée et, si l'on n'en peut attendre de véritables bouleversements, elle peut apporter encore bien des surprises ; un bilan n'est donc possible que si l'on admet son caractère provisoire ; d'autre part, comme on l'a dit, les conditions de conservations dans les tells mésopotamiens n'ont pas permis à toutes les manifestations artistiques de parvenir jusqu'à nous ; ainsi, à diverses reprises, la preuve a été faite que la grande peinture murale a joué un grand rôle en Mésopotamie (l'autel du tell Uqair, les grandes compositions du palais de Zimri-Lim de Mari, celles du palais d'Aqarquf [site de la Dour-Kourigalzou kassite] ou de certains palais assyriens), mais les rares vestiges qui en ont survécu ne permettent certainement pas de rendre compte de toutes les réalisations antiques dans ce domaine. En outre, il faut envisager l'art d'une façon globale et non par quelques-unes seulement de ses manifestations. Enfin, parler d'un art mésopotamien pendant plusieurs millénaires peut prêter à confusion ; tout au long de l'histoire du pays de Deux Fleuves, il n'y a pas eu un, mais plusieurs centres créateurs. L'histoire des écoles propres à chaque centre n'a pas encore été tentée ; il se pourrait pourtant qu'une telle étude mît en évidence, outre les diversités, les principales règles de la création et le processus qui conduisit à l'élaboration de certains canons.

GoudeaGoudea
Sans entrer dans le détail, on peut indiquer ici que l'époque sumérienne ancienne (fin du IVe millénaire avant notre ère et première moitié du IIIe millénaire avant notre ère) est remarquable par la variété des centres créateurs et par leur apparente indépendance : Ourouk, Our, Lagash, Fara, Mari ainsi que les principaux centres de la vallée de la Diyala ne sont pas tous contemporains et ils offrent des traits spécifiques qu'il est bien difficile d'attribuer à l'ensemble mésopotamien. Par la suite, la formation des grands Empires akkadien, néo-sumérien et babylonien s'accompagne d'une uniformisation de la production artistique liée à une conception précise du pouvoir qu'il convenait de faire accepter par l'ensemble du pays, alors que les tendances au particularisme risquaient de reprendre le dessus ; mais chacune de ces périodes présente des caractéristiques propres qui ne peuvent se fondre facilement dans une seule définition. Si les circonstances précises de la création artistique ne sont pas encore très claires pour la seconde moitié du IIe millénaire avant notre ère, au Ier millénaire avant notre ère, en revanche, il apparaît qu'il n'y a pas identité entre les productions des centres assyrien et babylonien. Il convient donc de manier avec la plus grande prudence le concept d'un art mésopotamien spécifique ; derrière quelques règles d'ensemble, c'est plus la diversité qui frappe qu'une uniformité, en définitive plus apparente que réelle.
2.2. L’architecture

La Mésopotamie ancienneLa Mésopotamie ancienne
Si l'on étudie le domaine de l'architecture, moins révélateur, cependant, que certains autres, car les contraintes nées d'un milieu peu favorable sont déterminantes pour les formes mêmes des constructions – et ces contraintes sont très voisines du nord au sud de la Mésopotamie –, il apparaît que, derrière une uniformité de façade, les caractères spécifiques de l'art de bâtir n'ont pas été les mêmes au cours des trois ou quatre millénaires de l'histoire de la Mésopotamie. Certes, la nature de la brique crue et la rareté du bois furent deux facteurs déterminants qui ont contribué à donner naissance à une architecture parallélépipédique aux formes massives, mais non sans majesté, dans laquelle les salles sont longues et étroites, où la nécessité de trouver la lumière à partir de la porte pour éviter d'avoir à affaiblir les murs en ouvrant des fenêtres conduit à la systématisation du plan mésopotamien courant, où sur une cour intérieure donne une série de pièces assez semblables le plus souvent les unes aux autres. Mais comment expliquer, sinon par des traditions locales différentes, l'existence de deux systèmes d'organisation de la cella par rapport à la cour, l'un à partir d'un accès coudé qui l'isole du reste du bâtiment, mode que l'on trouve par exemple en Assyrie ou dans la Diyala, l'autre, au contraire, dans un système axé depuis l'entrée qui incorpore la cella à l'ensemble du bâtiment, tel qu'on le trouve à Ourouk à l'époque sumérienne archaïque, à Our lors de l'Empire néo-sumérien ou dans l'Empire babylonien ? Des faits de même nature peuvent être décelés dans les simples maisons d'habitation ou dans les résidences palatiales. Le décor des parois rend compte de particularismes voisins : ainsi, les mosaïques de cônes, faites avec des pierres de couleur différente ou en terre cuite peinte, qui ornaient certains murs des temples d'Ourouk n'auront pas de successeur direct, mais le goût des parois ornées demeura soit par des redents qui donnaient naissance à un jeu mouvant d'ombre et de lumière tout au long de la journée, soit par de grandes peintures murales que l'on retrouve dans la Mésopotamie centrale et septentrionale à Mari, et à Til Barsip, ou encore par des orthostates de pierres sculptées, mode décoratif propre à l'Assyrie, ou enfin par un revêtement de briques, à relief émaillé ou non, que l'on trouve en Babylonie au Ier millénaire avant notre ère.
2.3. Les innovations

Hormis les rares vestiges de peinture déjà mentionnés, les domaines artistiques concernent la céramique décorée (de peu d'importance en Mésopotamie après le Néolithique), la sculpture (ronde-bosse ou bas-relief), les terres cuites moulées ou les figurines modelées et toutes les surfaces gravées ou ciselées, qu'il s'agisse de pierre, de métal, d'os ou d'ivoire. Si l'on examine de près ces diverses manifestations artistiques, c'est une certaine richesse d'invention aux époques archaïques qui frappe, et plus spécialement dans la glyptique. En effet, pour des raisons économiques, les Mésopotamiens ont fait grand usage du cylindre-sceau et ont manifesté un goût très vif pour cet objet, qui, pour une part, s'identifiait avec la personne elle-même. On se trouve en présence ici d'une production riche et variée pour certaines époques ; c'est au IIIe millénaire avant notre ère qu'éclate la diversité des écoles, tandis qu'avec l'Empire akkadien les tendances à l'uniformisation sont nettes, et elles se marquent plus nettement encore au début du IIe millénaire avant notre ère ; par la suite, des traits propres aux Kassites ou aux Assyriens peuvent être définis. La ronde-bosse est peut-être moins significative à cet égard, car aux étonnantes réalisations de l'époque sumérienne archaïque ou classique – où l'on ne saurait confondre la Dame de Warka (site d'Ourouk, aujourd'hui au musée de Bagdad), réussite tout à fait exceptionnelle, avec les statuettes de la Diyala, celle du dieu Abou en particulier, ou avec celles qui sont sorties des ateliers de la cité de Mari – succèdent encore de très belles œuvres, les statuettes de Goudéa retrouvées à Tello ou quelques statues des royaumes amorrites ; mais la production se raréfie beaucoup alors, et il est difficile de s'extasier sur les rares témoignages de l'époque assyrienne, qui fut cependant particulièrement active dans la fabrication des bas-reliefs.
En dépit des réserves que peuvent susciter certaines œuvres des artistes et artisans mésopotamiens, il faut sans doute admettre que, placés dans un contexte plus souple, ceux-ci auraient eu, selon toute vraisemblance, une production très différente ; on n'en veut pour indice que la maîtrise manifestée tout au long de l'histoire mésopotamienne dans l'art animalier : l'aisance dans les mouvements et dans l'action, la grâce de certaines attitudes, la puissance dans l'effort ou dans l'attaque sont des traits caractéristiques de cet art mésopotamien, depuis la glyptique d'Ourouk jusqu'aux bas-reliefs assyriens. On peut supposer que le prêtre n'était pas alors derrière l'artiste pour lui dicter son œuvre et l'empêcher de s'égarer dans une liberté peu conforme aux exigences de la religion.


L'islam n'est pas la révélation de dieu a l'homme mais celle de l'homme sur dieu.
La religion en tant que source de consolation est un obstacle à la véritable foi, et en ce sens l'athéisme est une purification
L'athéisme est une négation de Dieu, et par cette négation, il pose l'existence de l'homme.

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Re: MESOPOTAMIE

Message non lu par nexus » dim. 21 sept. 2014 00:55

suite et pour aller plus loin sur la mesopotamie d'ou sont extraits ces articles :

http://www.larousse.fr/encyclopedie/div ... mie/184335

Dynastie qui, à partir de Cyrus II, régna sur l'Empire perse (vers 556-330 avant J.-C.), également appelé « achéménide ».

HISTOIRE

1. Introduction

Cette dynastie perse, issue d'Achéménès, un personnage légendaire, et fondée historiquement par Cyrus II le Grand au vie siècle avant J.-C., est fondatrice de l'unité et de l'Empire perse.
La dynastie des Achéménides, originaire de l'ouest et du sud-ouest de l'Iran, fut au ve siècle avant J.-C. la quatrième puissance mondiale. Cet empire, que les conquêtes de Cyrus rendirent immense, fut réduit à néant par Alexandre le Grand en 330 avant J.-C. Seule l'archéologie nous permet aujourd'hui, à travers les prodigieuses et somptueuses constructions urbaines, de retracer l'histoire des monarques achéménides.
En dépit de sa puissance, l'histoire de cette dynastie est mal connue, car ses scribes utilisaient, plus souvent que la traditionnelle tablette d'argile, le parchemin ou le fragile papyrus ; en dehors des rares inscriptions royales, l'historien ne dispose guère que des témoignages de sujets réticents ou d'adversaires passionnés.

2. Les débuts des Achéménides

Achéménès, contemporain de Sargon, est le conducteur possible de l'émigration des Perses (peuple parlant une langue indo-européenne, comme les Mèdes) qui s'installent en Asie au début du deuxième millénaire avant J.-C., où ils occupent le plateau iranien.
Les premiers princes achéménides, dont il ne reste que les noms, profitent de l'affaiblissement de la vieille monarchie élamite pour étendre le domaine du petit peuple barbare qu'ils dirigent et qui est alors installé en Parsoumash (dans les monts Bakhtiyari, vers l'actuelle Khurramabad, au nord de Suse). Ils fixent leur capitale dans la cité élamite d'Anshan, puis ils conquièrent le pays de Parsa (l'actuel Fars, dans la province de Chiraz), qui devient le centre de la nation perse.
Divisés en deux branches rivales, les Achéménides sont tributaires successivement des Élamites, des Assyriens et des Mèdes. Au viie siècle, le territoire de la Perse est formé de deux royaumes, celui des Mèdes au nord, celui des Perses au sud. L'union de Cambyse, roi de Perse, avec la fille d'Astyage, roi de Médie, son suzerain, scelle l'unité des deux royaumes sous une même couronne en rehaussant l'éclat de la branche achéménide. Cyrus II le Grand naît de cette union.
3. L’extension de l’Empire perse

3.1. Cyrus II le Grand, le fondateur

La conquête de l'Asie mineure
Dès le début de son règne, Cyrus II sait utiliser la force militaire de son peuple, qui, cantonné dans des montagnes arides, est plus robuste que les populations civilisées de l'Orient. Ne dominant au départ qu'une partie des tribus perses, il est cependant capable d'exploiter, au détriment des monarchies orientales, l'hostilité que leur despotisme a toujours suscitée.
Le roi de Babylone, Nabonide, devant ces succès militaires, veut faire de Cyrus son allié contre la Médie. Astyage vaincu par Cyrus, ce dernier choisit Ecbatane (aujourd'hui Hamadan) comme capitale de l'Iran unifié, Mèdes et Perses poursuivant dès lors une destinée commune. Les deux royaumes réunis sous son pouvoir, Cyrus se trouve à la tête d'un empire auquel ses importantes richesses naturelles et sa situation géographique imposent un rôle d'intermédiaire entre les civilisations occidentales et extrême-orientales. Héritier du royaume mède et maître de l'Assyrie, de l'Ourartou et de la Babylonie d'où les empires mésopotamiens tiraient leur force, Cyrus peut affronter cet État puissant et riche qu'est la Lydie et vaincre Crésus à Sardes (546).
C'est ensuite au tour des villes grecques du littoral d'être assiégées, puis vaincues ; réservoirs humains pour le militaire qu'est Cyrus, enrichies par le négoce, ces villes conquises assurent également pour l'Empire perse une liaison avec le monde grec.
La formation d'un immense empire
La conquête de l'Asie Mineure terminée, Cyrus place sous sa domination les provinces de l'Iran et de l'Afghanistan actuel (Sogdiane, Bactriane, Arachosie, Gédrosie), en luttant contre les nomades aryens.
À sa mort (530), Cyrus laisse à son fils Cambyse II un immense empire. Pendant son règne, le grand conquérant et ses fidèles Perses ont soumis à la fois les populations les plus évoluées et les plus arriérées de l'Asie occidentale, mais, après 550 avant J.-C., Cyrus s'est appuyé surtout sur le peuple mède, qui avait auparavant dominé un véritable empire et qui était aussi plus nombreux et plus civilisé que les Perses.
3.2. Cambyse II (530-522 avant J.-C.) et Bardiya (522 avant J.-C.)

Cambyse II termine la conquête de l'Orient en saisissant l'Égypte. Mais, cette fois, au lieu de barbares ou de populations mêlées, lasses d'un mauvais gouvernement, l'armée perse se heurte à une nation orgueilleuse et xénophobe ; et, devant la mauvaise volonté des habitants de la vallée du Nil, l'Achéménide n'hésite pas à faire détruire un certain nombre de leurs temples. Plus autoritaire que Cyrus, il excède ses peuples en leur demandant trop d'impôts et de recrues ; il meurt au moment où triomphe une révolte menée par son frère Bardiya.
Ce dernier, qui reste sept mois au pouvoir en 522 avant J.-C., pratique une politique originale : il supprime le tribut et la conscription pour trois ans, et, cherchant à imposer en Iran une forme épurée de la religion, il fait, à l'instigation des « Mages » (les prêtres iraniens), détruire les édifices culturels. Il est assassiné par les chefs de la noblesse perse qui reste attachée à ses dieux et aux profits de la conquête, et qui reproche à la famille de Cyrus d'être devenue plus mède que perse.
3.3. Darius Ier, le réformateur (522-486 avant J.-C.)

Darios Ier

Le trône passe à Darius Ier, qui prétend descendre de la branche cadette des Achéménides ; celui-ci affirme n'avoir renversé qu'un imposteur, le Mage Gaumata, qui s'était fait passer pour Bardiya. La crise dynastique provoque des insurrections nationales, mais Darius Ier réussit à maintenir l'Empire, dont il porte ensuite les frontières à l'Iaxarte (Syr-Daria), à l'Indus et au Danube.
Le roi Darius Ier a un rôle primordial dans la réforme administrative de son empire. Il achève la mise en place de l'administration impériale dont Cyrus avait jeté les fondements, en remédiant pour une bonne part au manque de structures institutionnelles. La volonté d'autonomie des divers peuples conquis fait choisir au souverain, pour gouverner l'Empire, les seuls représentants du peuple perse. Ainsi l'Empire est divisé en vingt satrapies sous l'autorité de vingt satrapes ou « protecteurs du royaume » choisis parmi les plus grandes familles et qui sont responsables devant le souverain de leur gestion.
Avec Darius s'affirme la volonté de créer un État centralisé et puissant, différent de la domination de type féodal du temps de Cyrus, mais conservant les principes d'une occupation relativement libérale, préservant les particularismes linguistiques malgré l'établissement d'une langue administrative, l'araméen, qui touche l'Orient tout entier, de même que les particularismes religieux, artistiques et institutionnels des pays soumis.
4. L'échec de l'Empire perse devant la cité grecque : les guerres médiques

Peu sensibles aux avantages de l'ordre que font régner les Perses, les innombrables communautés politiques incorporées dans l'Empire ne songent qu'à reprendre leur indépendance. C'est d'abord la révolte des Grecs d'Ionie et d'une partie de l'Asie Mineure (499-493 avant J.-C.), qui est soutenue au début par certaines des cités helléniques d'Europe, restées indépendantes.
C'est là l'origine des guerres médiques (ainsi nommées par les Grecs, qui confondaient Perses et Mèdes). Pour éviter que la solidarité entre Hellènes ne joue de nouveau contre son autorité, Darius Ier conçoit le projet de soumettre l'ensemble du monde grec, dont il sous-estime la force militaire. Au cours de la première guerre médique, la petite armée envoyée par Darius est battue par les Athéniens à Marathon (490 avant J.-C.). Puis, lors de la seconde guerre médique, la grande expédition dirigée par le nouvel Achéménide, Xerxès Ier (486-465 avant J.-C.), après avoir ravagé une bonne partie de la Grèce, est vaincue à Salamine (480 avant J.-C.) et à Platées (479 avant J.-C.) par une coalition hellénique placée sous la direction des Lacédémoniens.
Une nouvelle ligue, cette fois conduite par les Athéniens, continue la lutte en libérant les cités grecques de l'Égée et du littoral asiatique. Le grand Empire, qui doit alors écraser les révoltes des Égyptiens et des Babyloniens, ne trouve plus la force ou l'occasion pour réparer cet échec qui montre les limites de sa puissance.

5. Le gouvernement et l'administration achéménides

5.1. De prestigieux modèles

Cependant, le règne de Xerxès Ier, le dernier de la période brillante de la dynastie, est sans doute la meilleure époque pour l'étude des institutions achéménides. L'Empire perse est l'œuvre de deux grands hommes, Cyrus et Darius. Sortis d'un peuple sans passé et presque sans culture, ils ne peuvent se dispenser de poursuivre les méthodes des grands États qui ont précédé la domination perse : le royaume élamite de Suse (→ Élam), qui avait guidé les débuts des principautés perses ; l'Assyrie, qui avait laissé le premier modèle d'une monarchie « universelle » ; la Médie, qui avait réalisé le premier empire dirigé par des Iraniens ; Babylone et l'Égypte, dont les conquérants perses maintiennent l'administration.
5.2. L'aristocratie

Suivant la tradition orientale, l'Achéménide est un souverain absolu, qui s'appuie cependant sur une aristocratie. Il recrute ses généraux et ses gouverneurs de provinces avant tout dans la noblesse perse, qui domine les cultivateurs et les éleveurs de son pays, et qui choisit parmi eux les contingents militaires qu'elle amène au roi. Ce sont ces nobles qui reçoivent dans leur enfance l'éducation traditionnelle (apprendre à tirer à l'arc et à monter à cheval, dire la vérité) qui les prépare au service du monarque. L'ensemble du peuple perse est exempt de tout impôt, car il fournit les sujets les plus loyaux et les plus braves.

5.3. L'armée

La première préoccupation des Achéménides est en effet leur armée. La force de celle-ci vient de ces corps prestigieux, dont les officiers ne cherchent que l'occasion de manifester leur bravoure devant leur souverain : la cavalerie et surtout les fameux archers et piquiers de la garde (les 10 000 Immortels, ainsi appelés parce qu'à chaque mort on nommait immédiatement un autre titulaire).
Mais ces troupes d'élite sont souvent noyées dans la cohue des contingents demandés à l'ensemble des peuples soumis, qui constitue une foule mal armée et sans cohésion. Sur mer, l'Achéménide utilise les services des Égyptiens, des Grecs d'Asie et surtout des Phéniciens ; mais ne pouvant les faire surveiller de façon efficace par des terriens comme les Iraniens, il est souvent victime de leurs défections.

5.4. Un territoire émietté

L'administration impériale se heurte au même problème que l'état-major. Comme ses prédécesseurs en Orient, l'Empire perse a laissé subsister toutes les unités politiques préexistantes avec leur gouvernement ou leur administration. L'Achéménide est, au moins au début, roi de Babylone, roi d'Égypte, et il a pour sujets des roitelets (en Cilicie, à Chypre), des cités (phéniciennes, grecques), des théocraties (comme celles de Jérusalem et de Samarie), des tribus de nomades (Arabes, Scythes) ou de montagnards vivant du brigandage (Pisidiens d'Anatolie, Cadusiens de l'Azerbaïdjan, Carduques du Kurdistan).
Si les vieux royaumes ont une tradition de monarchie absolue et de centralisation, dont bénéficie l'Achéménide, les autres communautés politiques gardent, suivant la nature géographique de leur habitat, plus ou moins d'autonomie. Réaliste, porté à utiliser les divisions de ses sujets, l'Achéménide accepte l'émiettement de son territoire, laissant se former de petits royaumes en Anatolie (Bithynie, Paphlagonie) et érigeant des principautés pour les transfuges grecs. Mais, par-dessus cette bigarrure institutionnelle, il étend le réseau très simple de l'administration impériale, dirigée par les satrapes, gouverneurs des provinces qui sont secondés et surveillés par des généraux et des collecteurs d'impôts. Le Palais emploie une bureaucratie qui rédige ses tablettes en élamite, tandis que les autres scribes, et particulièrement ceux des satrapies, écrivent en araméen sur parchemin ou papyrus. Les effectifs limités de ce personnel, la taille immense des satrapies (au début du ve siècle avant J.-C., une vingtaine pour 5 000 000 de km2) et la difficulté des communications laissent au satrape un grand pouvoir, dont il abuse souvent au détriment du Trésor et de l'autorité du souverain.

5.5. L'économie

S'ils n'ont pu éviter les révoltes des satrapes, les Achéménides ont tenté de faire progresser l'économie de l'ensemble de leurs États. La « route royale », de Suse à Sardes, est la mieux connue d'un réseau conçu pour la poste royale, mais qui sert aussi au transport des denrées précieuses. Le commerce a pu profiter également des autres réalisations de Darius Ier : le canal du Nil à la mer Rouge, la route maritime ouverte par Scylax de Karuanda, qui, suivant l'Indus et contournant l'Arabie, atteint l'Égypte par la mer Rouge.
Le même roi tente d'imposer un système de poids et mesures combinant les unités usuelles de la Babylonie, de l'Égypte et du commerce grec, qui domine de plus en plus en Méditerranée orientale. D'autre part, on doit aux premiers Achéménides la diffusion des plantes utiles à travers l'Empire et l'extension des qanat (galeries souterraines d'irrigation) en Iran.
Si relative qu'elle soit, la paix perse assure la prospérité économique du Proche-Orient, où se répandent et la monnaie de type grec (le petit jeton rond de métal précieux poinçonné) et l'économie monétaire (qui, depuis plus de deux millénaires déjà, utilise dans les parties les plus évoluées de l'Orient le lingot de métal précieux pesé et poinçonné). Les financiers de Babylonie (souvent d'origine juive à cette époque) jouent plus que jamais du crédit qui permet le commerce lointain. Les rois, qui prélèvent de lourds impôts en métaux précieux (la valeur de 388 t d'argent), ne frappent qu'une quantité réduite de monnaies (la darique d'or à l'archer couronné), grâce auxquelles ils recrutent des mercenaires et se font des alliés dans le monde grec.
Suivant la tradition orientale, une part des contributions constitue une réserve d'or et d'argent dans la résidence du souverain, une autre est consacrée à l'édification de palais somptueux destinés à glorifier le monarque et à exalter la fonction royale. C'est là que se situe la plus étonnante réalisation de la politique unificatrice des Achéménides : avec des artisans venus de toutes les régions civilisées de l'Empire, ils réussissent une synthèse originale des arts de l'Orient, si vite d'ailleurs que l'on soupçonne des précédents mèdes à cette incontestable réussite esthétique.

6. Religion et politique

6.1. Le problème de la religion

À la différence des styles précédents du Proche-Orient, l'art achéménide ne renseigne guère sur le problème de religion des souverains perses, qui divise encore les spécialistes. D'après la thèse de l’historien des religions Jacques Duchesne-Guillemin, la grande réforme de la religion iranienne prêchée par Zarathushtra en Chorasmie au viie siècle avant J.-C. aurait été assouplie par les Mages du royaume mède, qui l'avaient adoptée et la firent connaître aux Perses. Malgré la victoire de Darius Ier sur les Mages, soutiens de Bardiya, ce clergé et son interprétation du zoroastrisme (ou mazdéisme) prirent toujours plus d'importance à la cour perse : en Iran, au moins, les Achéménides ne font construire aucun temple et se contentent des autels de plein air où l'on adore le feu.
Mais, d'autre part, la religion extrêmement simple des Perses, devenue celle d'une dynastie impériale, subit l'influence des cultes complexes de Mésopotamie : la hiérarchie des dieux iraniens s'efface, et on commence, en dehors de l'Iran, à les représenter au moyen de statues.
Cette absence de cadres rigides dans la religion de la Perse achéménide nous empêche de prendre au pied de la lettre le texte de Xerxès Ier annonçant la destruction du repaire des faux dieux (Babylone révoltée ou Athènes provisoirement conquise ?).
6.2. Démesure et despotisme

Les Achéménides ne sont ni intolérants par conviction religieuse ni tolérants par grandeur d'âme. Ce sont d'habiles politiques qui continuent la tradition impériale du Proche-Orient et pratiquement la politique du « diviser pour régner », favorisant le particularisme religieux qui doit rendre impossible toute révolte générale : ainsi s'expliquent la politique de bascule entre Juifs et Samaritains et le soutien accordé à la colonie juive d'Éléphantine contre l'hostilité des Égyptiens ; et, lorsqu'il faut, pour impressionner les peuples de l'Empire, châtier des rebelles, l'Achéménide n'hésite pas à détruire leurs temples.
On peut donc rejeter cette légende de la domination achéménide, supérieure à celle des autres dynasties orientales, dont elle aurait différé par la tolérance et la douceur.
Plutôt que ce portrait idéalisé dû à l'imagination d'Hérodote et de Xénophon et à la découverte par les historiens modernes des textes « zoroastriens » (en fait rédigés entre le ier et le viie siècle après J.-C.), il vaudrait mieux reprendre l'opinion des hommes d'État grecs, qui voient successivement dans l'Empire perse l'incarnation de la démesure et du despotisme (pour eux, l'Achéménide est le Roi), puis la proie facile à piller. Héritiers de la tradition impériale du Proche-Orient, les Achéménides déportent les populations rebelles (des Ioniens sont expédiés en Susiane) et dépouillent les indigènes de leurs terres au profit des garnisons et des colonies perses chargées de surveiller les pays conquis.
7. Décadence des Achéménides

Le peuple perse tend à perdre son individualité au contact des peuples plus évolués qu'il a soumis. De fait, après l'expérience malheureuse de la seconde guerre médique, la cour de Suse évite de rassembler des armées trop nombreuses et ne cherche plus à étendre ses domaines. Placée maintenant sur la défensive, elle se préoccupe surtout d'endiguer l'audace des minuscules États grecs : tantôt elle suscite des querelles dans le monde hellénique pour arrêter les attaques lancées contre son empire ; tantôt, poussée par la nécessité de recruter des mercenaires grecs, elle réconcilie les cités en chargeant l'une d'elles de surveiller les autres.
Cette politique sans grandeur s'explique par les soulèvements qui éclatent périodiquement dans l'Empire et souvent aussi par la médiocrité des souverains. Plus vite encore que son peuple, la famille achéménide a dégénéré, enfermée dans ces palais où chaque succession au trône est préparée et hâtée par les courtisans, les eunuques et les femmes du harem, et où les complots, vrais ou supposés, sont châtiés avec une cruauté pleine d'imagination.
7.1. Les complots

Le premier drame de cette sorte se situe à la fin du règne de Xerxès Ier, qui est assassiné (peut-être à l'instigation de son fils aîné) par le commandant de sa garde ; le trône revient finalement au plus jeune fils de Xerxès, Artaxerxès Ier (465-424 avant J.-C.), qui fait tuer ses deux frères aînés. Une nouvelle révolte de l'Égypte (463-450 avant J.-C.) est soutenue par les Athéniens, mais l'or perse provoque une coalition grecque contre l'audacieuse cité, dont la flotte et le corps expéditionnaire sont détruits sur les bords du Nil (456-454 avant J.-C.). Le roi, qui a récupéré l'Égypte, accepte le compromis de 449 avant J.-C. (→ la paix de Callias), renonçant au littoral occidental de l'Asie Mineure, tandis qu'Athènes accepte de ne plus aider les rebelles de l'Empire. La guerre du Péloponnèse (431-404 avant J.-C.), qui oppose Sparte à Athènes, permet aux satrapes de regagner du terrain en s'emparant des cités de l'Asie Mineure révoltées contre la domination athénienne.
À sa mort, Artaxerxès Ier laisse dix-huit fils. Lui succèdent tour à tour Xerxès II (45 jours en 424 avant J.-C.), Sogdianos (6 mois en 424-423 avant J.-C.), qui a empoisonné le précédent et qui périt sous les coups de Darius II (423-404 avant J.-C.). Ce dernier s'impose définitivement en éliminant ses autres frères ; après quoi, il laisse gouverner sa sœur et épouse la féroce Parysatis. Alors qu'Athènes commence à perdre la suprématie maritime, les satrapes saisissent la plupart des villes grecques d'Asie ; mais Sparte, dont la flotte est entretenue par l'or perse et qui se sent déconsidérée pour cela devant l'opinion grecque, est une alliée réticente. Le satrape Tissapherne, qui mène une politique de bascule entre Athènes et Sparte, est remplacé par le fils cadet du roi, Cyrus le Jeune, à qui sa mère veut assurer l'armée, qui lui permet d'évincer son aîné de la compétition pour le trône de Perse ; et l'Achéménide lui accorde un appui sans réserve qui assure la victoire définitive de Sparte (405 avant J.-C.).

7.2. Le déclin de la dynastie achéménide

À la mort de Darius II, son fils aîné, le faible Artaxerxès II (404-358 avant J.-C.), laisse la vie à son frère Cyrus, qui conspirait contre lui avec l'aide de Parysatis. De retour en Asie Mineure, Cyrus le Jeune lève une armée contre son frère, mais il est tué à la bataille de Counaxa (401 avant J.-C.). Ses troupes se dispersent, sauf les 10 000 mercenaires grecs qui traversent l'Empire pendant sept mois et rejoignent les cités helléniques de la mer Noire.
L'héroïque retraite des Dix-Mille a un grand retentissement : elle démythifie la puissance achéménide et fait passer un souffle d'espoir dans le monde grec. Sparte, qui a conquis l'hégémonie en Grèce, se pose en libératrice des Hellènes de l'Asie Mineure et attaque le roi, mais son armée doit rentrer en Europe, où les dariques ont suscité une coalition grecque (394 avant J.-C.).
Bientôt Artaxerxès II impose sa paix (386 avant J.-C.) : il conserve l'Asie Mineure et Chypre ; les autres cités helléniques deviennent indépendantes, sous le contrôle de Sparte. Artaxerxès II tente alors de reprendre les provinces perdues. Chypre, dominée par le roitelet Euagoras de Salamine qui est en dissidence depuis 390 avant J.-C., capitule en 379 avant J.-C. Mais contre l'Égypte, soulevée depuis 405 avant J.-C., Artaxerxès II rencontre une suite d'échecs (385-383 avant J.-C., 373 avant J.-C.) qui provoquent le soulèvement général des satrapes de l'Asie Mineure (367 avant J.-C.). Seule la désunion de ses adversaires évite le pire à la monarchie.
Artaxerxès III (358-338 avant J.-C.), souverain impitoyable, sauve l'Empire et l'emporte sur les satrapes révoltés et l'Égypte (346-343 avant J.-C.). Inquiet des progrès de Philippe II de Macédoine, qui vise à dominer le monde grec, Artaxerxès III soutient les adversaires du Macédonien et intervient pour sauver Périnthe assiégée par Philippe II (340 avant J.-C.).
Mais Artaxerxès III périt empoisonné par l'eunuque Bagoas, qui se débarrasse de la même façon de son successeur Oarsès (338-336 avant J.-C.) et succombe finalement sur les ordres de Darius III (336-330 avant J.-C.), qu'il avait choisi pour roi et qu'il avait ensuite tenté d'empoisonner. Entre-temps, Philippe II avait achevé de soumettre les Grecs (338 avant J.-C.) et son armée avait commencé la conquête de l'Asie Mineure ; mais il est assassiné en juillet 336 avant J.-C.
Son héritier, Alexandre le Grand, organise une grande expédition, destinée, dit-il, à venger la destruction des temples grecs par Darius et Xerxès. Une armée perse est défaite au Granique (334 avant J.-C.), près des Détroits ; malgré la bravoure de sa noblesse, Darius III est battu en personne à Issus (333 avant J.-C.), en Cilicie, et à Gaugamèles (331 avant J.-C.), en Assyrie ; poursuivi à travers l'Iran, il est assassiné en Hyrcanie par l'un de ses satrapes (330 avant J.-C.).

8. Le legs et le souvenir des Achéménides

C'est la fin de la dynastie perse, mais non de l'Empire. À la grande indignation des Macédoniens, Alexandre se pose en successeur du roi. Ainsi, malgré eux, les Achéménides, conquérants et organisateurs de l'Orient ancien, ont préparé le cadre du monde hellénistique, dont la civilisation est déjà en germe dans l'Asie Mineure et la Phénicie, profondément hellénisées au cours du ive siècle avant J.-C.
La dynastie portée à la tête de l'Orient par un petit peuple barbare n'a pu répandre sa culture dans l'ensemble de son empire : son art monumental n'est représenté, en dehors de la Perse, que dans les palais (Suse, Babylone) et les résidences des satrapes ; l'écriture cunéiforme, à la fois syllabique et alphabétique, que l'on avait créée pour sa langue, le vieux perse, n'est guère employée en dehors des inscriptions rupestres de Perse.
Au contraire, les efforts des Achéménides pour unifier leur immense domaine ont accéléré la synthèse des vieilles civilisations de l'Orient et donc facilité les progrès de la civilisation grecque, qui ne pouvait se répandre que dans un monde où les particularismes étaient en recul. Dans ces conditions, il ne reste des Achéménides que le souvenir d'une armée valeureuse, d'une conquête foudroyante et de rois tout-puissants. Le nationalisme iranien, qui triomphe définitivement de l'influence grecque avec la dynastie des Sassanides, ne s'y est pas trompé, et il a fait de ces souverains, qu'il ne connaissait plus que par les légendes hellénistiques, les premiers héros de l'Iran.

9. Textes historiques

9.1. Inscription du palais de Cyrus à Pasargades

« Je suis Cyrus, le Roi, l'Achéménide. »
9.2. Inscription de Darius Ier au palais de Persépolis

Persépolis, reliefsPersépolis, reliefs
« Je suis Darius, le Grand Roi, le Roi des rois, le Roi de nombreuses contrées, le fils d'Hystaspe, un Achéménide. Ainsi dit Darius le Roi : par la faveur d'Ahura Mazda, avec le peuple perse, j'ai pris possession de ces pays qui ont pris peur de moi et m'ont apporté le tribut : Élam, Médie, Babylonie, Arabie, Assyrie, Égypte, Arménie, Cappadoce, Sardes, loniens qui sont sur le continent et ceux qui sont au bord de la mer et les pays qui sont au-delà de la mer, Sagartie, Parthie, Drangiane, Arie, Bactriane, Sogdiane, Chorasmie, Sattagydie, Arachosie, Sind, Gandara, Scythes, Maka… ».

SOURCES DE L'HISTOIRE DES ACHÉMÉNIDES
Inscriptions royales monumentales
En Perse, à Suse, Ecbatane, Van et Suez
Généralement trilingues : vieux perse, élamite, babylonien
Tablettes des archives administratives de Persépolis et de Suse

En élamite
Inscriptions hiéroglyphiques des temples et du canal Nil-mer Rouge
Papyrus démotiques

Livres de la Bible
Chroniques, Isaïe, Esdras, Néhémie
En hébreu ou en araméen
Œuvres littéraires grecques
Hérodote
Histoires
Thucydide
Guerre du Péloponnèse
Xénophon
Cyropédie, Anabase, Helléniques
Diodore de Sicile
Bibliothèque historique


L'islam n'est pas la révélation de dieu a l'homme mais celle de l'homme sur dieu.
La religion en tant que source de consolation est un obstacle à la véritable foi, et en ce sens l'athéisme est une purification
L'athéisme est une négation de Dieu, et par cette négation, il pose l'existence de l'homme.

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Re: MESOPOTAMIE

Message non lu par yacoub » mer. 24 sept. 2014 20:41

il vaut mieux des vidéos et vous le savez, les messages trop longs ne sont jamais lus même s'ils sont intéressants, ce n'est pas pour décourager bien sûr.

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Re: MESOPOTAMIE

Message non lu par Innana » mer. 24 sept. 2014 22:39

Cela dépend Yacoub.
Les vidéos c'est parfois pénible , trop bruyant, et si elles sont longues , pas toujours facile de sectionner la vidéo pour sélectionner ce que l'on veut écouter .

Il est plus facile de lire un texte en diagonale , et de revenir sur les chapitres intéressants .

Ou est ce la photo? Iran? Irak?


"La liberté, c'est la liberté de dire que 2 et 2 font 4. Lorsque cela est accordé, le reste suit." George Orwell, 1984

DOM JUAN: Je crois que deux et deux sont quatre, Sganarelle, et que quatre et quatre sont huit.
TARTUFFE :Couvrez ce sein que je ne saurais voir:
Par de pareils objets les âmes sont blessées,
Et cela fait venir de coupables pensées.
DORINE:Vous êtes donc bien tendre à la tentation,
Et la chair sur vos sens fait grande impression!
Certes je ne sais pas quelle chaleur vous monte:
Mais à convoiter, moi, je ne suis pas si prompte,
Et je vous verrais nu du haut jusques en bas
Toujours Molière ! :

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Re: MESOPOTAMIE

Message non lu par yacoub » jeu. 25 sept. 2014 11:07

C'est en Iran c'est la mosquée d'Ispahan il y a des jolies mosquées dans le monde y compris aux USA



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