Laïcité et sabbat noir

Tout ce qui ne rentre pas dans les autres subdivisions du forum - Exprimez vous et débattez entre vous - dans le respect de l'autre.
Liza2
Sergent Virtuel
Sergent Virtuel
Messages : 495
Inscription : ven. 14 sept. 2012 19:21
Status : Hors-ligne

Re: Erudit musulman défend la laïcité

Message non lu par Liza2 »

Krinou a écrit :Bonsoir Nexus. :)

Merci pour cette vidéo.
Si tous les musulmans tenaient le même discours, je n'aurais plus peur de cette religion et je ne viendrais sur Islamla que pour le plaisir de discuter avec vous tous de la pluie et du beau temps.
Je ne connais pas ce monsieur, mais il a tout mon respect. :fleur2:
Pareil pour moi même ressenti, les paroles de cet homme sont un baume.
Avatar de l’utilisateur
Angelotin
Lieutenant Virtuel
Lieutenant Virtuel
Messages : 3419
Inscription : dim. 19 févr. 2012 05:12
Status : Hors-ligne

Re: Erudit musulman défend la laïcité

Message non lu par Angelotin »

Bravo, c'est un fait rare en effet!
Ni Dieu, Ni Maitre. Athéisme naturaliste et humaniste. l'auto gestion comme forme politique. L'écologie pour nous sauver. La vie comme une romance gothique!.
"Vous n'avez pas besoin de religion pour justifier l'amour, mais c'est le meilleur outil jamais inventé pour justifier la haine."
Avatar de l’utilisateur
yacoub
Être-soi-meme
Être-soi-meme
Messages : 21935
Inscription : jeu. 10 nov. 2005 08:00
Twitter : Paradis d'Allah au milieu des houris
Contact :
Status : Hors-ligne

Re: Erudit musulman défend la laïcité

Message non lu par yacoub »

Je vois que Nexus est un adepte du site de Sami Al Deeb comme moi.

C'est un imam chiite qui prononce ce discours 100% contraire à ce que prône Khomeyni
qui considère tout non musulman comme impur, au même titre que le chien ou le cochon.

Il y a eu aussi des imams sunnites qui ont fait l'éloge de la civilisation occidentale, ils sont minoritaires et passent pour des harkis ou des m"tournis.
Avatar de l’utilisateur
yacoub
Être-soi-meme
Être-soi-meme
Messages : 21935
Inscription : jeu. 10 nov. 2005 08:00
Twitter : Paradis d'Allah au milieu des houris
Contact :
Status : Hors-ligne

Re: Erudit musulman défend la laïcité

Message non lu par yacoub »

Valls contre Marine Le Pen, c'est une incendiaires du débat publique.
Il défend la kippa.

http://www.youtube.com/watch?v=WSCxmenX9r0
Avatar de l’utilisateur
Lilith
Status : Hors-ligne

Re: Erudit musulman défend la laïcité

Message non lu par Lilith »

resituons tout ça, cet imam est chiite, dans un pays à majorité sunnite, l'Irak. donc, il a effectivement plutôt intérêt à demander la laicité, mais, ça n'enlève rien à son discours sur la séparation de la religion et de l'état.

il défend son prophète, malgré tout...
Avatar de l’utilisateur
yacoub
Être-soi-meme
Être-soi-meme
Messages : 21935
Inscription : jeu. 10 nov. 2005 08:00
Twitter : Paradis d'Allah au milieu des houris
Contact :
Status : Hors-ligne

Re: Erudit musulman défend la laïcité

Message non lu par yacoub »

Exactement, Khomeyni a su utiliser les communistes, les gauchistes, les femmes pour instaurer sa république islamique que le peuple a approuvé par referendum à 90%, et puis quand ils ont voulu revenir en arrière, c'était trop tard.

C'est l’expérience iranienne qui a fait dire à Saïd Sadi que l'islamisme c'est comme la mort on n'en revient pas.
Avatar de l’utilisateur
Proust
Major Virtuel
Major Virtuel
Messages : 2073
Inscription : lun. 2 juil. 2012 14:06
Status : Hors-ligne

Re: Erudit musulman défend la laïcité

Message non lu par Proust »

Tandis que l'Irak rêve de laïcité, un franco-marocain musulman s'en prend à son professeur laïque.
Laïcité, autorité : le prof agressé à Bordeaux veut "briser l'omerta"
Créé le 14-09-2012 à 17h20 - Mis à jour à 18h54
Celine Rastello

A la suite d'une discussion qui s'est envenimée lors d'un cours d'histoire sur "le fait religieux depuis 1880", le professeur de lettres et d'histoire Christophe Varagnac, 36 ans, a été victime d'une agression de la part d'un élève de terminale, mardi, au lycée professionnel Trégey de Bordeaux. L'élève, âgé de 18 ans, l'a frappé avant d'être interpellé, et fera l'objet d'une procédure disciplinaire. Christophe Varagnac, qui enseigne dans ce lycée depuis 2005, "n'a pas raté l'occasion" d'adresser un message au ministre de l'Education, Vincent Peillon, en lui demandant un entretien "constructif et courtois". Il espère que ce ne sera "pas tout à fait une bouteille à la mer". Interview.

Que s'est-il vraiment passé mardi 11 septembre ?

- Pendant ce cours sur "le fait religieux en France depuis 1880", au programme depuis des années, j'évoquais la dimension théocratique de la monarchie marocaine. Cet élève m'a posé une question sur la différence de perception du fait religieux et de la liberté d'expression en France et au Maroc, pays d'origine de ses parents. Sa remarque n'était pas totalement en décalage avec le cours. J'ai alors présenté comme une vérité objective le fait que, contrairement à la France, le Maroc n'était pas une démocratie, ce qu'il semblait considérer comme un point de vue. Il n'a pas apprécié ma réponse. Il s'est raidi. Puis est devenu verbalement très violent : menaces, insultes... Sa gesticulation était assez inquiétante, la tension montait malgré mes efforts pour le ramener à la raison. J'ai alors demandé aux élèves de sortir et de prévenir la vie scolaire. Je suis ensuite resté avec l'élève en classe cinq minutes, qui m'ont semblé une éternité. Il me tenait tête, me provoquait. Je ne répondais pas. J'ai fini par sortir de la classe.

A quel moment s'en est-il physiquement pris à vous ?

- C'est quand il est sorti du bureau du CPE et qu'il a su que j'avais mis à exécution ma menace de convoquer ses parents qu'il est sorti de ses gonds. J'ai fait une pause, et m'apprêtais à descendre dans le hall quand je l'ai croisé dans les escaliers. Il me cherchait, et m'a alors véritablement agressé. C'était dangereux, j'aurais pu basculer au-dessus de la rambarde. Il m'a poursuivi dans le hall et m'a donné des coups de poings et un de tête. Je n'ai pas ressenti de douleur immense ni été blessé. C'était plus des coups de provocation que de destruction. Il attendait que j'entre dans son jeu. Je me suis ensuite réfugié dans le CDI. Il a été interpellé un peu plus tard.

Avez-vous pu vous entretenir avec lui depuis ?

- Je l'ai revu au commissariat lors de mon dépôt de plainte. Il a demandé à me parler. Il n'avait plus rien à voir avec l'élève qui venait de m'agresser, et s'est excusé. Il a reconnu avoir eu un coup de folie, et que c'était la convocation des parents plutôt que le fond de l'enseignement qui l'avait mis hors de lui. Il a par ailleurs des problèmes personnels, une situation psychologique compliquée. Notre relation est spécifique. Quand je l'ai rencontré l'an dernier, il était en fracture avec le système scolaire et m'a confié rapidement ses difficultés. Il m'a aussi aidé à tenir la classe et a fait preuve de maturité, d'intelligence et de solidarité avec moi. A-t-il surinvesti un peu trop dans notre relation ? J'ai accepté ses excuses, qui m'ont soulagé. Je lui ai dit que je n'avais pas l'intention de charger la barque, mais qu'il devrait répondre de ses actes, et que cela ne m'appartenait plus.

Pourquoi avoir demandé un entretien au ministre ?

- L'origine de l'altercation a eu lieu en cours d'histoire mais aurait pu intervenir dans n'importe quel cours. J'aimerais demander au ministre : peut-on, et si oui comment, continuer à enseigner certains sujets, certaines thématiques politiques, religieuses et philosophiques ? Cela pose la question de la laïcité. Quand bien même on s'expose à des récupérations politiques nauséabondes, on ne peut pas faire l'économie de ce débat. Dans le cadre de la laïcité, le professeur ne doit pas dire pour qui il vote ni sa confession religieuse, mais expliquer des concepts. Notamment la distinction entre savoirs et croyances. Beaucoup de mes élèves se revendiquant musulmans considèrent la considèrent la religion comme une vérité intangible et non comme une croyance. D'où l'importance d'expliquer les choses. Il faut poser le problème, l'aborder ensemble, arrêter de faire comme s'il n'existait pas, briser l'omerta.

A quelles solutions concrètes pensez-vous ?

- Il serait intéressant d'intégrer à la formation, par exemple, quelques séquences sur l'islam. Ne serait-ce que pour que tous les professeurs aient les connaissances de base quand on leur pose des questions. Le système démocratique permet à chacun de s'exprimer, d'échanger, et l'école doit permettre de comprendre ces problématiques. La laïcité n'a pas à être débattue, pas question de transiger sur le principe. Ce dont on doit débattre, c'est la manière dont on l'applique en tenant compte des évolutions contemporaines. Or on applique en France la "catholaïcité", pas la laïcité. Il n'y a qu'à voir le calendrier de l'Education nationale calqué sur les fêtes chrétiennes. Je ne vois pas non plus pourquoi on met des sapins de Noël dans les établissements scolaires. Il faut être cohérent.

Au-delà d'une réflexion sur la laïcité, qu'attendez-vous également du ministre ?

- J'aimerais lui demander de se pencher sur une question transversale à toute l'Education nationale : celle de l'autorité. L'école primaire qui ne remplit pas ses missions, l'absence de formation, le problème du collège unique, la dévalorisation du lycée professionnel... Tout cela est lié à l'autorité. Nous avons en lycée professionnel au moins 60% d'élèves mal orientés, qui sont là sans l'avoir choisi. Et en face, nous manquons d'une réflexion globale sur l'attractivité des filières, l'économie, la synergie avec le monde de l'entreprise et les politiques gouvernementales. Le lycée professionnel doit permettre d'entrer sur le marché du travail. Un élève qui n'a pas choisi est démotivé d'emblée. En face, le professeur perd en autorité et en crédibilité.

Le ministère vous a appelé. Que vous a-t-il dit ?

- En libre penseur, je n'adhère à aucun parti. Le directeur de cabinet du ministre m'a téléphoné, m'a fait part de son soutien et m'a félicité pour mon attitude. L'échange était cordial et constructif. J'ai senti une certaine concordance de point de vue. Le problème principal de l'Education nationale n'est pas financier, mais intellectuel et philosophique. L'Education nationale est une machine énorme qui doit être revue de fond en comble, c'est un travail vertigineux. Mais peut-être peut-on faire rapidement quelques petites choses qui ne coûtent rien et amélioreraient déjà la situation... Vincent Peillon est un vrai humaniste, sincère, il n'a pas le même profil que ses prédécesseurs. Il devrait pouvoir me rencontrer lors d'un de ses prochains déplacements dans le secteur.
Un peuple qui élit des corrompus, des renégats, des imposteurs, des voleurs et des traîtres n'est pas victime ! Il est complice.
George Orwell.
Avatar de l’utilisateur
samay
Adjudant-chef Virtuel
Adjudant-chef Virtuel
Messages : 1837
Inscription : dim. 4 févr. 2007 08:00
Status : Hors-ligne

Re: Erudit musulman défend la laïcité

Message non lu par samay »

C'est bien la première fois que j'entends parler comme ça un musulman de conviction .
S'il est sincère , chapeau pour avoir réussi à nous pondre une oeuvre d'art avec seulement de la bouse de vache !
Avatar de l’utilisateur
Conan
Caporal-chef Virtuel
Caporal-chef Virtuel
Messages : 295
Inscription : mar. 19 juin 2012 10:14
Twitter : Paris, France
Status : Hors-ligne

Re: Erudit musulman défend la laïcité

Message non lu par Conan »

Ça c'est rare et ça mérite d'être souligné.

Bravo à cet érudit musulman.
En image le symbole du Sankofa, un principe du peuple Akan, originaire de l'ouest de l'Afrique.
Sankofa se traduit par cet oiseau, qui symbolise l'importance d'apprendre de son passé pour construire son futur.

"The sky is not my limit."

"Athée pieds. Voilà ma religion." (Élie Sémoun)

"La religion est l'opium du peuple" (Karl Marx)
Avatar de l’utilisateur
Angelotin
Lieutenant Virtuel
Lieutenant Virtuel
Messages : 3419
Inscription : dim. 19 févr. 2012 05:12
Status : Hors-ligne

Re: Erudit musulman défend la laïcité

Message non lu par Angelotin »

Cela va faire encore des taulés chez les musulmans à travers le monde.
En fait tant mieux, plus il y aura de films et plus le loup aura les dents limés.
Ni Dieu, Ni Maitre. Athéisme naturaliste et humaniste. l'auto gestion comme forme politique. L'écologie pour nous sauver. La vie comme une romance gothique!.
"Vous n'avez pas besoin de religion pour justifier l'amour, mais c'est le meilleur outil jamais inventé pour justifier la haine."
GrumpyBear
Adjudant Virtuel
Adjudant Virtuel
Messages : 1113
Inscription : jeu. 21 juin 2012 23:56
Status : Hors-ligne

Re: Erudit musulman défend la laïcité

Message non lu par GrumpyBear »

Il est fou ce prof? Enlever les sapins de Noël des lieux publics, écoles et administrations? OK la laïcité, mais est-ce pour ça qu'on doit renier sa culture???

Si on décorait également pour les fêtes musulmanes et juives, ça me dérangerait pas.
* Le doute est ma lumière *
Maried
Colonel Virtuel
Colonel Virtuel
Messages : 5882
Inscription : mer. 2 sept. 2009 15:19
Status : Hors-ligne

Re: reflexion sur la laïcité.

Message non lu par Maried »

Evangéliques et islamistes prospèrent sur le recul de l’Etat et des courants traditionnels


Les Eglises évangéliques et les mouvements de réislamisation ne connaissent pas la crise de la foi. Leurs temples et leurs mosquées sont pleins et le nombre de leurs fidèles ne cesse de croître, signe d’un recrutement mené avec efficacité. Bien que les cultes soient différents, les stratégies se rejoignent. Les évangéliques comme les islamistes occupent le terrain pour aller, sans relâche, au contact des non-pratiquants ou des déçus des communautés traditionnelles. L’un comme l’autre accordent autant d’importance à l’action sociale qu’à l’action cultuelle… ce qui ne peut que séduire une population touchée de plein fouet par le recul de l’Etat providence. Ce prosélytisme mené tambour battant, s’il ne menace pas directement la sécurité nationale, véhicule néanmoins de véritables risques de comportement sectaire ou de repli communautariste. Or les pouvoirs publics n’y font face que très maladroitement.

Chaque dimanche à Saint- Denis (Seine-Saint-Denis), Nono Pedro fait le plein. 4 à 5 000 fidèles viennent assister à l’un des trois offices de fin de semaine dirigés par ce pasteur, devenu en deux décennies le leader d’une des plus puissantes Eglises évangéliques d’Ile-de-France. “Charisma” compterait au total 10 000 membres, désireux d’écouter religieusement, à la fin de chaque office, un sermon de près de 50 minutes durant lequel l’orateur, en nage, changera plusieurs fois de chemise. Cet engouement serait-il uniquement lié à une personnalité dotée d’une capacité d’entraînement hors du commun ? Loin s’en faut.

Le sociologue Sébastien Fath ausculte depuis plusieurs années les mouvements évangéliques, au point d’en être devenu le spécialiste incontesté en France.

Il observe une montée en puissance continue de ce courant : “Les Eglises évangéliques comptaient 50 000 fidèles après guerre, ils sont 500 000 aujourd’hui. Il se crée, en ce moment, une communauté tous les dix jours.”

Au total, plus de 2 000 lieux de prière sont recensés et une fédération a même été créée pour les représenter au sein du mouvement protestant. Cette croissance repose sur une réelle capacité à recruter régulièrement de nouveaux fidèles, non pratiquants au départ, ou issus d’Eglises traditionnelles.

L’islam connaît, de son côté, la même évolution. Au cours des vingt dernières années, des mouvements orthodoxes, comme le tabligh, le salafisme ou les Frères musulmans ont conquis une réelle audience, plus particulièrement chez les moins de 30 ans. Et cette montée en puissance s’est faite au détriment de ce que les plus radicaux appellent “l’islam de papa”. En clair, la pratique plus discrète qui était le marqueur de la première génération de l’immigration, arrivée en France dans les années 1960. La rupture se serait donc opérée entre les parents et leurs enfants, voire leurs petits-enfants : “Ils sont dans une logique individuelle d’appropriation de la religion, parce qu’ils s’appuient sur un capital scolaire, un accès aux nouvelles technologies de l’information et une capacité d’intellectualisation de la religion dont ne bénéficient pas leurs parents”, relève Claire de Galembert, chercheur au CNRS et auteur de nombreux travaux sur les relations entre municipalités et communautés musulmanes.



Un discours attendu par les fidèles

Au sein de l’Islam de France, c’est sans doute le mouvement tabligh qui, le premier, a mis en place des techniques particulièrement efficaces de recrutement des nouveaux fidèles. D’origine indo-pakistanaise, cette mouvance se fonde sur un grand classique de la communication : la transmission du message d’un émetteur à un récepteur. “Ils organisent régulièrement des conférences dans les mosquées au cours desquelles l’orateur insiste sur l’obligation pour un bon musulman d’aller prêcher la bonne parole”, décrit Samir Amghar, chercheur à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) et auteur de l’ouvrage L’Islam militant en Europe à paraître au mois de mars prochain. (Editions Infolion). Le message est ensuite diffusé par une partie de ceux qui ont assisté à ces conférences directement sur le terrain, d’une ville à l’autre. “Les militants qui se déplacent paient d’ailleurs leur billet de train de leur poche”, constate Samir Amghar. Et pour recruter le plus grand nombre, les fidèles du tabligh n’hésitent pas être extrêmement pragmatiques dans leur discours. Notamment à l’égard de jeunes des quartiers défavorisés, souvent dépourvus au départ de toute pratique religieuse. “Il y a une forme de marketing religieux où les jeunes parlent aux jeunes et leur expliquent qu’il n’est pas nécessaire de sacrifier leur vie antérieure. Ils peuvent donc continuer à fréquenter les discothèques, mais doivent aussi aller à la mosquée”, décrypte le sociologue de l’EHESS.

Cette notion de message reformaté pour répondre aux nouvelles attentes des fidèles se retrouve également dans le discours évangélique. A la différence de l’Eglise catholique ou réformée traditionnelle, cette mouvance du protestantisme accorde une place importante au Saint-Esprit et à la lecture quotidienne de la Bible.

“Chez les pentecôtistes notamment, l’accent est mis sur la guérison et le miracle”, note le chercheur Sébastien Fath. Or ce courant qui accorde une grande importance au contact avec le divin connaît un essor mondial. “La planète compte aujourd’hui près de 500 millions de pentecôtistes et si la croissance continue à ce rythme, il y en aura 850 millions en 2025”, note le pasteur Jean-Claude Boutinon. Cet ancien élève du catéchisme illustre la montée en puissance du courant évangélique dans l’Hexagone. Revenu du Burkina Faso en 1976, après y avoir enseigné, il crée à Sarcelles

(Val-d’Oise) l’Union des Eglises chrétiennes évangéliques. Les 35 fidèles d’hier sont aujourd’hui 1 450, répartis sur six communes du département, qui comptent chacune un lieu de prière. L’association cultuelle présidée par le pasteur Boutinon fonctionne avec 5 salariés et un budget de 500 000 euros entièrement alimenté par les dons des fidèles. Et visiblement, la concurrence, représentée par l’Eglise réformée traditionnelle, en souffre.

Le temple protestant sarcellois le plus proche réunit 30 personnes lors de son office hebdomadaire, quand Jean-Claude Boutinon doit organiser trois offices différents, en fin de semaine, pour accueillir 750 fidèles.



Une réponse au

questionnement identitaire

La capacité à séduire de nouveaux fidèles ne repose pas uniquement sur le discours religieux. Les prêcheurs musulmans ou évangéliques savent détecter le besoin d’identité et de reconnaissance de femmes et d’hommes en mal de racines. Claire de Galembert s’est penchée sur l’apparition croissante du voile dans certains quartiers : “Elles finissent par se convaincre de le porter, en se disant qu’elles y sont venues spontanément. Entre une identité d’origine difficile à retrouver et une intégration qui ne tient pas ses promesses, elles cherchent leurs normes.” Or le tabligh, les salafistes ou les frères musulmans ont anticipé ce besoin identitaire. A la tête de l’association Foi et pratique, un des courants du tabligh, Hamadi Amami gère

5 mosquées en région parisienne et revendique 5 000 fidèles. Il estime que son courant répond avant tout à une demande : “Les musulmans issus de l’émigration nord-africaine ont envie d’approfondir leur religion et d’apprendre.” L’imam de la mosquée de Drancy, Hassen Chalgoumi, connu pour ses positions modérées, avance une explication différente : “Les jeunes ne sont pas allés vers la mosquée, mais le tabligh est allé vers eux en leur expliquant que leurs souffrances et leurs problèmes quotidiens étaient dus à leur manque de foi.”



Un prosélytisme festif

Force est de constater que comme pour l’islam, l’engouement suscité par les Eglises évangéliques repose sur un prosélytisme efficace en direction des non-pratiquants mais aussi des déçus du christianisme traditionnel. “Ils sont militants et n’hésitent pas à faire du porte-à-porte ou à créer des lieux de sociabilité dans lesquels on partage des repas”, note Sébastien Fath qui estime que la moitié des fidèles sont d’anciens catholiques. La différenciation se joue également sur la forme. Face à l’austérité traditionnelle du culte protestant ou catholique, les évangéliques ont su créer une atmosphère plus festive. Durant les offices d’abord, souvent célébrés en musique et suivis d’un sermon dans lequel sont abordés sans tabou les problèmes du quotidien. Mais aussi, dans la convivialité qui s’instaure dans le fonctionnement communautaire. En marge des offices, s’instaure un rituel composé de repas, de mécanismes d’entraide, permettant de renforcer la cohésion de fidèles qui ne se retrouvent plus uniquement pour célébrer des offices religieux.

Terrain idéal, les quartiers populaires et les banlieues sensibles Hasard ou coïncidence, le renouveau islamique et les Eglises évangéliques ciblent majoritairement les mêmes territoires de l’Hexagone : les quartiers populaires et les banlieues sensibles. Tablighs et salafistes y trouvent naturellement des sympathisants, mais aussi le terrain idéal pour y mettre en place des actions sociales et éducatives qui les rendent rapidement incontournables. “Nous organisons des cours d’alphabétisation dans les deux sens, arabe/français mais aussi français/arabe. Ils sont dispensés par des bénévoles”, détaille Hamadi Amami de l’association Foi et pratique. “Le tabligh organise aussi bien des colonies de vacances que du soutien scolaire”, renchérit le sociologue Samir Amghar. “La montée en puissance de ces mouvements se fait sur les décombres de la politique de la ville. Nous sommes dans une situation où l’Etat se retire et paralèllement, nous assistons à une montée en puissance du communautarisme”, s’inquiète la sociologue Claire de Galembert. La nature ayant horreur du vide, les évangéliques surfent également sur cette demande d’accompagnement social à laquelle la puissance publique répond de moins en moins. D’autant qu’une bonne partie de leurs sympathisants est afro-antillaise ou issue de l’immigration asiatique, donc souvent démunie de réseau et de connaissance face à la machine administrative. “Les populations migrantes ont besoin de perspective et d’espoir, le mouvement évangélique s’occupe de leur trouver un logement, de leurs démarches en vue d’obtenir un titre de séjour. Ces Eglises fonctionnent comme des welfare churches face aux ratés de l’Etat providence”, constate, lui aussi, le spécialiste de l’évangélisme Sébastien Fath.



Des risques de dérive sectaire

La popularité croissante de ces mouvements n’a pas pour seul effet de renvoyer les ordres religieux traditionnels à de cruelles réalités. Les pouvoirs publics, mais aussi certains leaders religieux modérés, s’inquiètent des dérives, certes minoritaires mais réelles, des plus extrémistes. Deux Eglises évangéliques sont actuellement dans la ligne de mire de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes). L’Eglise évangélique de Pentecôte de Besançon pour l’emprise qu’elle développe sur ses membres. Quant à l’Eglise universelle du rayonnement de Dieu (EURD), d’origine brésilienne, c’est la manière dont est constitué son important patrimoine immobilier qui intéresse la Miviludes. Plus globalement, Sébastien Fath s’inquiète d’un risque “insulaire” qui pourrait conduire certaines Eglises à afficher un complexe de supériorité morale et religieuse et à rejeter ainsi tout ce qui ne fait pas partie de leur monde. “Cela peut entraîner la déscolarisation des enfants au profit de home schools.” Par ailleurs, la plupart des Eglises évangéliques privilégient la légitimité du pasteur, c’est-à-dire d’un seul homme, parfois autoproclamé, plutôt que celle des textes. “A ce moment-là, le risque de mégalomanie, de dérive financière ou d’abus sexuel existe”, prévient Sébastien Fath.



La tentation communautariste

plus que le terrorisme

Du côté de l’Islam, l’inquiétude ne vient pas particulièrement du risque terroriste. Les renseignements généraux (RG) hier, la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) aujourd’hui, ont une bonne connaissance de la plupart des mouvements. C’est d’ailleurs ce qui leur a permis de déjouer, début novembre, un projet d’assassinat contre le recteur de la mosquée de Paris, Dali Boubakheur, chef de file des modérés. En revanche, l’inquiétude demeure quant au risque de repli communautariste et d’endoctrinement de certains fidèles. “Il existe un risque de radicalisation de type sectaire dont le voile intégral est l’élément le plus prégnant. L’objectif devient alors de négocier l’existence d’une identité islamique dans les espaces publics tels que les écoles, les magasins…”, analyse le chercheur Samir Amghar. L’attention se focalise particulièrement sur un mouvement : le salafisme, né en Arabie Saoudite. Il contrôle aujourd’hui une vingtaine de mosquées et compte 10 000 sympathisants. Leur leader est le prédicateur Abdel Ali Doudi qui officie à Marseille. “L’idéologie salafiste est moins accommodante, plus repliée sur elle-même que celle du tabligh et elle s’inscrit dans un recrutement plus élitiste”, détaille Samir Amghar. “Leur technique de recrutement passe par le financement de voyages à La Mecque, ou encore l’organisation de cours à domicile”, décrit un responsable communautaire qui préfère garder l’anonymat. “La plupart des salafistes ont voulu suivre leur copain, c’est une étape transitoire qui ne va pas durer. A 40 ans, ils verront la vie différemment”, tempère l’imam de Bordeaux Tareq Obrou. Reste que pour l’heure, la confrontation entre les traditionnels et les orthodoxes vire à l’orage en région parisienne. “Il y a en ce moment une guerre des mosquées dans laquelle les lieux de prière et les croyants sont pris en otage”, s’inquiète l’imam de Drancy Hassan Chalgoumi. Pour avoir tenu des propos d’ouverture et participé à des réunions interconfessionnelles, ce dignitaire religieux vit aujourd’hui avec une protection rapprochée fournie par le ministère de l’Intérieur. La mosquée dans laquelle il officie a été envahie par des individus qui l’ont insulté et les menaces de mort téléphoniques à son égard l’ont obligé à suspendre sa ligne fixe. Aujourd’hui, plusieurs mosquées comme celles de Guyancourt, de la Courneuve ou de Bondy sont l’objet de luttes de pouvoir entre modérés et radicaux.

Les communautés traditionnelles dépassées Le Conseil français du culte musulman (CFCM), unique instance de représentation de l’Islam en France, n’est pour le moment pas intervenu dans cette guerre des courants. Et pour cause. Le tabligh y est représenté tout comme les Frères musulmans, un courant orthodoxe d’origine égyptienne dont se revendique notamment le très médiatique prédicateur Tariq Ramadan. En France, il est incarné par la puissante Union des organisations islamistes de France (UOIF), l’association la plus structurée de toute l’Ile-de-France. La participation de ces mouvements au CFCM leur impose néanmoins un minimum d’institutionnalisation et l’adhésion à une ligne commune. Ainsi le tabligh a approuvé, certes du bout des lèvres, la loi interdisant le port du voile intégral dans l’espace public.

Dans le monde chrétien, la Fédération protestante a intégré la Confédération nationale des évangéliques de France. Quant à l’Eglise de France, elle semble quelque peu dépassée par ce mouvement. Pour preuve, la montée en puissance des diacres consacrés : “Il s’agit de laïcs qui prennent en charge les besoins des fidèles en l’absence de prêtres. Sans le dire, l’Eglise catholique a mis en place des pasteurs catholiques mariés et ayant une activité professionnelle”, constate le sociologue Sébastien Fath.



Les pouvoirs publics embarrassés

Confronté à l’efficacité de ces nouveaux missionnaires chrétiens ou musulmans, l’Etat, en principe neutre et laïque, se retrouve en position délicate. Pas question d’intervenir, sauf si un véritable trouble à l’ordre public est constaté. Mais surtout, le ministère de l’Intérieur doit composer avec ces courants qui deviennent chaque jour plus représentatifs. Plus d’un ministre a fait le déplacement au Bourget lorsque chaque année, L’UOIF réunit 50 000 personnes pour sa convention annuelle. A l’échelon local, le pragmatisme est souvent encore plus marqué : “Que l’on soit maire ou responsable de la police, il vaut toujours mieux avoir des relais communautaires pour maintenir l’ordre public”, constate, lucide, le chercheur Claire de Galembert.

Faut-il néanmoins y voir un signe ? Après avoir longtemps pratiqué la politique de l’autruche, l’administration pénitentiaire vient tout juste de commanditer une grande enquête sur le prosélytisme religieux en milieu carcéral.



Par Franck Bouaziz

Source : http://www.lenouveleconomiste.fr/anges-ou-demons-0097/
"Qui n'empêche pas le mal le favorise"
Cicéron
_________________________________________________
ImageImageImage
ImageImage
Avatar de l’utilisateur
yacoub
Être-soi-meme
Être-soi-meme
Messages : 21935
Inscription : jeu. 10 nov. 2005 08:00
Twitter : Paradis d'Allah au milieu des houris
Contact :
Status : Hors-ligne

Re: Laïcité et sabbat noir

Message non lu par yacoub »

Image
Avatar de l’utilisateur
yacoub
Être-soi-meme
Être-soi-meme
Messages : 21935
Inscription : jeu. 10 nov. 2005 08:00
Twitter : Paradis d'Allah au milieu des houris
Contact :
Status : Hors-ligne

Re: Laïcité et sabbat noir

Message non lu par yacoub »

La laïcité expliquée aux islamistes et à leurs frères musulmans

La laïcité expliquée aux islamistes et à leurs frères musulmans
25/05/2016 Salem Ben Ammar

Rached Ghannouchi feint de découvrir que la laïcité n’est pas l’ennemie de l’Islam
Le dimanche 04 mars 2012 –

Le terroriste tunisien jamais repenti Rached Ghannouchi l’homme fort de la Tunisie post-Ben Ali feint de découvrir que la laïcité n’est pas l’ennemie de l’Islam

Le terroriste jamais repenti et apprenti-sorcier Rached Ghannouchi semble enfin avoir compris que la laïcité n’est pas l’ennemie de l’islam comme si elle pouvait l’être alors que c’est ce dernier qui est un système politique totalitaire et liberticide, connu pour son caractère ultra-possessif et présente de graves troubles schizoïdes-paranoïdes qui ne tolère pas la cohabitation avec tout autre système susceptible de lui faire de l’ombre et de le renvoyer à ses propres faiblesses.

Passé maître dans l’art de l’esbroufe et de la duperie de son auditoire, manipulateur né, une girouette qui tourne au gré du vent, il dit ce qu’il ne pense pas et laisse croire ce en quoi il ne croit pas lui-même et en tant qu’adepte de la taqiyia, Rached Ghannouchi ne cesse depuis son retour de son exil doré londonien sur le sol tunisien de semer des leurres et les médias locaux les avalent avec gloutonnerie.

Il parle de la laïcité sans savoir de quoi il parle lui-même et sans que jamais personne ne lui demande d’en donner la définition qui est de surcroît jugée comme une plaie occidentale au même titre que le sécularisme et la démocratie qui n’a pas sa place dans un Etat islamique soumis à la loi du divin (la charia) et gouverné par un Calife.

Ghannouchi a beau afficher des idées réformistes et modernises qui se démarquent légèrement de la ligne idéologique de sa maison mère, histoire de ne pas effrayer la majorité des Tunisiens hostiles à un régime politique de nature théocratique et qui se représentent l’islam comme culte et pas comme un système global amalgamant le sacré et le profane, il reste un ennemi viscéral de la laïcité et de la séparation des pouvoirs.

Difficile d’imaginer Ghannouchi et ses sbires se muer en fervents défenseurs des valeurs importées de l’Occident blasphématoires à l’égard de l’islam et dont l’enracinement dans le paysage politique et social local peut nuire à la pérennité de l’islam lui-même.

Drapé dans ses habits du bon berger, guide, (morched d’où son surnom d’opérette de Rached) pour ramener les Tunisiens dans la voie de l’islam, il se veut apaisant et rassurant pour tromper leur vigilance et défiance vis-à-vis de la doctrine liberticide et criminelle des Frères musulmans qui irrigue son mouvement qui prône entre autres:

-La connaissance et le pouvoir sont exclusivement des dons d’Allah et ne s’exercent qu’à travers le Coran et la charia.

-Les musulmans ne doivent obéissance qu’à l’ordre divin (charia), régi et administré par le Califat qui demeure une priorité absolue comme l’a rappelé Hamadi Jébali à Sousse en 2012.

-Le djihad qui est placé dans la hiérarchie des commandements qui pèsent sur les musulmans en seconde position après la foi, un domaine qui est devenu la marque de fabrique de la Tunisie depuis le coup d’Etat islamiste le 17 janvier 2011 maquillé en Révolution alors que le peuple lui-même était le premier surpris par le départ burlesque de Ben Ali.

Perfides, retors et affabulateurs, les islamistes ont le don revêtir un mensonge du sceau de la vérité. Ils dissent le tout et son contraire et n’avancent jamais à visage découvert, faisant souvent semblant de se démentir entre eux histoire de créer le buzz et d’embrouiller l’opinion afin de faire diversion et détourner son attention de leur vrai projet politique sectaire, mafieux, fasciste, raciste, despotique, inspiré par leur gourou illuminé Ibn Taymyya, jurisconsulte sunnite du XIII e siècle et véritable père de l’islamisme moderne, qui a façonné la pesée de Hassan al-Banna et Sayd Qoutb, les figures de proue sinistres et nazillonnes de la Confrérie des Frères musulmans (al akhwan muslimoune).

A cet effet, je leur propose la définition suivante: vous qui éprouvez une aversion pathologique pour la laïcité à la française et les droits fondamentaux de la République au point que votre état de troubles psychiques vous fait croire que la laïcité rime avec l’athéisme.

La laïcité est avant tout une attitude, une posture et non un système de croyance religieuse ou un mode de pensée, dont vous faites même la religion de la République alors que la laïcité est une soupape de sécurité, une ligne Maginot, de nature juridique de façon à délimiter le champ de chaque sphère d’activité publique, privée et spirituelle.

Elle est ainsi garante de vos propres libertés de culte et de conscience et les prémunissant contre toute influence ou agression extérieure. Si la laïcité, cette clé de voute de tout système démocratique moderne est incompatible avec votre système de pensée politique d un autre âge et dans l intérêt de votre bien être spirituel, il vous est recommandé de nouvelles destinations plus accueillantes et surtout respectueuses de la vie humaine ainsi que des vôtres, ce qui est loin d’être avéré, pour vos esprits torturés par la haine de l’incroyant, des laïques, des infidèles; des femmes; des homosexuels, des juifs, des démocrates, bref de tous ceux qui ne vous ressemblent pas et dont l’ humanité est le fruit de la raison et non de la passion hystérique et bestiale: la Somalie, le Soudan, l’ Afghanistan, le Pakistan. Ni la Turquie, à cause de ses lois laïques, ni l’Arabie saoudite votre maitre esclavagiste, à cause de l impureté de vos origines.

Vous êtes sans savoir qu’on n’est pas saoudien par le sang, le jus sanguins, alors que pour vous on est frères musulmans et jamais compatriotes, le jus religiosis. Vos maîtres vous assimilent à des êtres inférieurs, abd, alors que la France vous respecte en tant qu’êtres humains et vous accorde le gite et le couvert. La gratitude n’est pas islamiste à cause de votre mentalité de tout nous est dû. Ce qui va de soi, la gratitude est une vertu humaine, on dit même qu’elle est la mémoire du cœur. Je doute fort que vous en connaissiez le sens et que vous ayez cet état d’émotions qui est au cœur de toutes les spiritualités et sagesses. Henri Lacordaire disait qu on ne peut régner sur les hommes quand on ne peut pas régner sur leur cœur.

La voie qui est la vôtre celle de la violence ciblée au caractère hautement inhumain, raciste et antisémite enrobée de mysticisme nauséabond, Hitler vengeur d’Allah comme le proclame Al Qaradhaoui le Goebels djihadiste, ne sera pas la tombe de l’humanité, elle sera inexorablement la vôtre. Qui veut du mal périra de son propre mal. C’est votre égo surdimensionné, votre suffisance, votre arrogance, vos délires psychotiques, vos pulsions meurtrières, vos penchants pédophiles, votre racisme, votre antisémitisme, votre misogynie, votre félonie, votre fanatisme, votre bigotisme, votre fourberie, votre sectarisme, sont autant d’ingrédients pour transformer vos vies en véritables cimetières de la mort.

Aveuglés par votre haine de l’Occident humaniste et des vraies lumières pas celle de votre religion qui a éteint la lumière de la vie sur les peuples islamisés, un terme dont vous ne connaissez pas le sens à cause de son caractère impie, vous abhorrez la laïcité dont vous êtes les premiers bénéficiaires lors de vos exils dorés en terre mécréante comme vous l’appelez. Assimiler une norme juridique protectrice des libertés des cultes entre autres à une idéologie est comme si vous confondiez Mahomet avec votre apôtre ibn Taymiyya mort en prison pour apostasie à Damas en 1328. Une hérésie qui n’émeut guère les musulmans qui s’indignent pour des caricatures mais jamais sur la prétendue récupération de leur religion par les islamistes .
Avatar de l’utilisateur
yacoub
Être-soi-meme
Être-soi-meme
Messages : 21935
Inscription : jeu. 10 nov. 2005 08:00
Twitter : Paradis d'Allah au milieu des houris
Contact :
Status : Hors-ligne

Re: Laïcité et sabbat noir

Message non lu par yacoub »

Répondre