
« Afin de gouverner et de contrôler une population autrement que par la violence, il faut obtenir son consentement au moyen des appareils idéologiques de l'État : le système éducatif, le divertissement, la religion, le système politique... » Louis Althusser
Depuis une vingtaine d'années, la sociologie a exploré un domaine longtemps resté mystérieux, voire tabou, celui de la détermination sociologique d'un individu et par conséquent ses choix sont-ils dictés par la nature ou sont-ils le résultat d'un construit social. « La théorie queer ou théorie du genre est une théorie sociologique née aux Etats-Unis au début des années 1990. Cette théorie qui critique principalement l'idée que le genre et l'orientation sexuelle seraient déterminés génétiquement en arguant que la sexualité mais aussi le genre social (masculin ou féminin) d'un individu n'est pas déterminé exclusivement par son sexe biologique mais également par tout un environnement socio-culturel et une histoire de vie. Cette théorie différencie donc sexe et genre (masculin/féminin), par rapport à une société qui tendrait à considérer comme anormaux les individus qui ne se situent pas dans la normalité d'une hétérosexualité perçue comme naturelle et innée, avec un genre découlant du seul sexe acquis à la naissance. S'appuyant sur l'idée de la féministe Simone de Beauvoir qu'on « ne naît pas femme, on le devient », Judith Butler a été la première théoricienne queer à aborder cette séparation de sexe et de genre. La théorie queer veut avant repenser les identités en dehors des cadres normatifs d'une société envisageant la sexuation comme constitutive d'un clivage binaire entre les humains.Elle considère le genre comme un construit et non comme un fait naturel, et s'intéresse à la manière dont une identité de genre peut être le résultat d'une construction sociale.(1).
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L'article est long mais passionnant et soulève beaucoup de questions éthiques.






