Religions vs Sectes

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venid
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Religions vs Sectes

Message non lu par venid »

Bonjour,

Je souhaiterai avoir vos points de vue sur les différences entre les religions et les sectes. Pour moi il n'y a strictement aucune différence.

Hé oui, les religions ont toutes été des sectes avant de devenir religion, une secte devient religion à partir du moment où elle continue d'exister et de s'etendre après la mort de son gourou.

Si les illuminés que sont Jésus et Mahomet s'étaient proclamés au XXème siècle ont les auraient enfermer pour paranoia et hallucinations et leurs adeptes seraient pointé du doigt comme des pauvres d'esprit qui se sont laisser laver le cerveau par des desequilibrés mentaux.

qu'en pensez-vous?
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</div>
HerbeDeProvence
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Message non lu par HerbeDeProvence »

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Plus sérieusement je crois que la différence vient du fait de savoir si les adeptes sont "coupés du monde" ou non. faudrait chercher car il me semble qu'il y a une définition juridique là dessus.
Ceci dit, l'église de scientologie est considérée comme une religion dans beaucoup de pays dont les usa, idem pour les raéliens ou les témoins de Jéhovah. Mais pas en France où ils sont considérés comme sectes.
Va comprendre...
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Alkali
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Message non lu par Alkali »

Bonsoir,

La secte est définie comme un groupe de personnes vivant sous l'influence d'un guide spirituel.
C'est donc un ensemble de personnes professant leur foi dans un certain dogme, des personnes étroitement attachées à une doctrine professée par ce guide charismatique.

La religion est définie comme un ensemble de croyances et de rites, de dogmes souvent révèlés à un prophete, établissant le rapport de l'homme à dieu.
C'est donc la croyance à ces rituels et dogmes ainsi que les attitudes qui découlent de cette croyance que l'on appelle religion.


Comme tu vois, les différences n'existent en réalité que dans la subjectivité de celui qui se pose la question.
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admin
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Message non lu par admin »

Bonjour
Ne faire partie d’aucune religion, idéologie, politique ou association et être le maître de sois même et libre…c’est la seule chose qui garantie qu’on échappe à toute tutelle qu’elle soit idéologique ou autre. Je sais que ce n’est pas si évident mais c’est une énorme victoire pour être vraiment libre et soutenir qui vous voulez quand vous voulez sans le moindre engagement ni l’obligation de faire partie de x ou y ….

A mon avis appartenir à un groupe au point de ne plus pouvoir le quitté représente tous les signes d’une secte qu’elle soit religieuse, politique, sociale, psychologique ou même économique.
Cordialement
Admin islamla
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HAGUEN
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Dieu m'est apparu...

Message non lu par HAGUEN »

J’ai jamais eu de bol. Dieu m’est apparu à moi aussi. Mais à l’inverse de MOON, de RAËL, du MANDAROM et Cie., il ne m’a pas apporté de message. Non ! Il m’a simplement confirmé qu’il avait créé la poule avant l’œuf ; car c’était tellement chiant de planter toutes ces plumes pendant qu’elle caquetait, qu’il a simplifié les choses. Faut dire aussi que c’est un gros feignant ! Mais bon, ceci dit, c’est un peu léger comme concept ; et c’est pas avec çà que je vais pouvoir créer une secte, rouler en Rolls-Royce, coucher avec un tas de filles à petit cul et gros seins, et acheter des politiciens véreux ( et cela même s’ils sont moins coûteux en France ). Car RAËL l’a dit lui-même :
« L’argent c’est bon. Ceux qui disent le contraire sont pauvres. Et c’est bien fait pour eux. »

Plus sérieusement, la notion de secte, est comme je l’ai écrit de la folie, assez floue : où commence-t-elle ? où s’arrête-t-elle ?
La chrétienté à commencé comme une secte. Ayant réussi, elle n’en a plus la connotation.
La seule chose où il faut être vigilant envers les sectes, ce sont les problèmes d’endoctrinement des enfants et de pédophilie.*
Ceci dit, si certains adultes conquis par des sectes se suicident, il n’y a pas de quoi se lamenter. Cela fait des adhérents, voire au pire, des fanatiques en moins ; quand un ouvrier au Japon se suicide car il n’arrive pas à suivre dans son travail, personne ne fait le procès du capitalisme.

Ces dernières années, gouvernements et justice, ont commencé à se pencher sur le phénomène des sectes. Cependant quand l’on sait que monsieur Jacques TOUBON, ancien Garde des Sceaux, ancien ministre, ancien tout et cætera, est « cul et chemise » avec la commission anti-sectes, mais que par ailleurs il recevait officiellement à l’Hôtel de Ville de Paris le 18 octobre 1983, le colonel PAK, tête pensante de l’organisation MOON en France, on serait à même de se poser des questions sur l’objectivité des membres de la commission et des conclusions de leurs rapports.

* Il en est de même de certains groupements comme la franc-maçonnerie et autres sociétés secrètes, qui, si elles ont droit d’existence, ne doivent en aucun cas bénéficier de quelconques passe-droits, et quelque pouvoir qu’elles puissent avoir, ne sont nullement au-dessus des lois.

Gilles PILARD
"Tout homme qui est un vrai homme doit apprendre à rester seul au milieu de tous, à penser seul pour tous, et au besoin, contre tous."
Romain ROLLAND

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Message non lu par Tanit »

Pour moi une secte est une religion avec une caractéristique en plus : l'absence de liberté personelle, la sanction sur le fait de quitter la religion quoi!
Si une religion se croit obligée de sanctionner les ex-membres, c'est louche...
BrKill
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Message non lu par BrKill »

tanit,

N'est-ce pas ce que fait l'islam? cf: le type condamné à mort pour avoir quitter l'islam?

N'est-ce pas ce qu'ont fait les chrétiens? ne brûlaient t'ils pas les hérétiques?
Tanit
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Message non lu par Tanit »

Effectivement, pour moi l'islam EST une secte et le catholicisme en ETAIT une.
C'est mon opinion personelle.
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Ahioud
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Message non lu par Ahioud »

la difference c'est que la secte n'est pas aussi admise dans la societe que la religion. le mot "secte" possede une connotation pejorative, genre "bande de fous", alors que religion nous rappelle "gens illumines qui suivent le droit chemin"... etc
"Le fanatisme est certainement mille fois plus funeste; car l'atheisme n'inspire point de passion sanguinaire, mais le fanatisme en inspire." Voltaire
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OLD
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Histoire des sectes de l’Islâm

Message non lu par OLD »

Histoire des sectes de l’Islâm pendant la période 0H – 300H (Khawârij, Chiite(Shî'a), Qadariyya, Mourji-a, Jahmiyya, Mou’tazilat, Karrâmiyya, Soufisme...

Description des premières sectes de l'Islâm. Cela permet de connaître les nouvelles.

Histoire des sectes
De l’Islam
Pendant la période
0H – 300H
Tiré du livre « la réalité de la bid’a » d'Al-Ghâmidi



Première période : (du début de l’islam jusqu’à l’année 35H)
C’est la période exempte d’innovations.

Deuxième période : de l’année 36H à l’année 100H
C’est l’année ou ‘Ali ibn Abî Tâleb – qu’Allah l’agrée - devint commandeur des croyants.

Il y eut beaucoup de troubles pendant cette période à cause de certains hypocrites qui ont fait en sorte de monter les musulmans les uns contre les autres. Dans cette période sont apparus les Khawârij (الخوارج), première secte de l’Islam.



Al-Khawârij (الخوارج) :

Leurs innovations :
Ils rendent mécréants toute personne ayant commis un grand péché, et déclarent ses biens et son sang licites.

Ils rendent mécréant toute personne ayant contredit le Coran par les actes ou par la croyance, même si la personne l'a fait par erreur involontaire.

Ils appellent à la rébellion contre le chef d’état injuste et pervers (qui commet des péchés).

Ils rejettent les hadiths rapporté par ‘Outhmân, ‘Alî et Mou’âwiya -qu’Allah les agrées-, et les hadiths rapportés par tous ceux qui étaient sous leur tutelle.

Ils rejettent les hadiths Ahaad (آحاد) qui apportent des choses supplémentaires qui ne se trouvent pas dans le Coran, comme par exemple les hadiths de la lapidation.

‘Ali -qu’Allah l’agrée- les a combattu dans l’année 38H. Les Khawârijs ont quasiment tous été tué sauf une poignée (moins d’une dizaine). Cette poignée s’est disloquée, ils se sont éparpillés puis chacun a monté son groupe. Les idées citées ci-dessus sont les principaux fondements sur lesquels la majorité d’entre eux sont d’accord.

Les Chiites (الشيعة) :
Après de nombreux troubles provoqués par les Khawârijs et les hypocrites, un groupe de gens parmi lesquels des gens faibles d’esprit se sont mis à exagérer dans leur amour pour ‘Ali -qu’Allah l’agrée-. Ils se sont divisés en plusieurs catégories :

les Moufadhilat (المفضلة)

les Sâbba (السابة)

les Saba-iyya (السبئية)

- Les Moufadhilat (المفضلة) : il y a deux catégories :

ceux qui disaient que 'Ali est meilleur que 'Outhmân mais pas meilleur que Abi Bakr et 'Omar.

ceux qui disaient qu’il était mieux que tous les compagnons sans pour autant insulter les compagnons ou les faire sortir de l’Islam.

- Les Sâbba (السابة) :

Ce sont ceux qui insultaient Abi Bakr et ‘Omar. De cette catégorie sortiront plus tard (après 121H) les Râfidha (الرافضة) et les Zaydiyya (الزيدية).



- Les Saba-iyya (السبئية) :

Ce sont ceux qui disaient que ‘Ali était une divinité. ‘Ali -qu’Allah l’agrée- les a brûlé. Ce sont les ancêtres des sectes actuelles qu’on regroupe sous le nom de Bâtiniyya (الباطنية) : ce sont entre autres, les Ismâ’ilites (لإسماعيلية), les Dourouzes (الدروز), et les Naciriens (النصيرية).



Les plus importantes innovations des Chiites :

ils disent que ‘Ali est meilleur que le reste des compagnons du Prophète.

Ils lui donnent le titre d’Imâm.

Ils prétendent qu’il est infaillible.

Ils disent que tous ses descendants sont aussi des imâms et qu’ils sont infaillibles.

Certaines branches Chiites ont des innovations en plus ou en moins. La liste n’est pas exhaustive.

Les Qadariyya (القدرية) :

Ce sont ceux qui ont philosophé au sujet du destin.

Cette philosophie n’est apparu qu’à la fin de l’époque des compagnons, au Khalifa de Abdel Malik Bni Marwân (عبد الملك بن مروان) mort en 86H.

Le premier à avoir philosophé sur le destin est Sawsan (سوسن), un chrétien converti qui est ensuite revenu au christianisme. Il a enseigné ses idées à Ma’bad al-Jouhanî [1] (معبد الجهني).

Ma’bad al-Jouhanî est le premier à propager les idées de Sawsan.

Ma’bad a ensuite enseigné ses idées à Ghîlân (غيلان mort en 105H) qui a construit son groupe.

Ils se sont divisés en deux catégories :

les Noufâts (النفاة)

les Moujbira (المجبرة)

- Les Noufâts (النفاة) :

Ils refusent de croire qu’Allah a créé les actes de Ses serviteurs. Et nient le destin. Ce principe sera adopté plus tard par les Mou’tazilat (المعتزلة) qui lui donneront le nom de « justice ».

- Les Moujbira (المجبرة) :

Ils (parmi lesquels on trouve le fondateur de la secte Al-Jahmiyya : Jahm Bni Safouwân), disent que le serviteur n’a aucune force et n’est pas maître de ses actes. Tous vient d’Allah.

____________________

Notes: [1] Il a entendu et rapporté des hadiths d’auprés d'ibn ‘Abbass, ibn ‘Omar. Il était originaire de basora, puis il est parti à médine pour propager ses idées.



Les Mourji-a (المرجئة) :

Ils sont à l’opposé des Khawârijs.

Leurs idées aux débuts (Soft):

les actes ne font pas partie de la fois.

les actes obligatoires lorsqu’ils sont délaissés, leur auteur mérite le châtiment.

Puis les idées ont évolué (hard) :

la foi en Allah c’est seulement la croyance du coeur. Les actes d’obéissances ou de désobéissances n’ont pas d’effets sur la foi. La foi du pervers est semblable à la foi du Messager d’Allah.

Ces idées-ci sont celles des extrémistes Mourji-a : ce sont celles de Ghîlân (الغلاني) mort en 105H puis de Jahm Bni Safouan (جهم بن صقوان) (le fondateur de la secte Jahmiyya comme nous le verrons plus loin).

Les Mourji-a se sont divisés en plusieurs branches, chaque branche traitant l’autre d’égarée.

Troisième période : 101H à 177H

Dans cette période les sectes dont nous avons parlé ont continué à se développer.

Les Chiites se sont divisés après l’année 121H en deux catégories :

Râfidha et Zaidiyya.

Liste des innovateurs qui seront à l’origine des grandes sectes telles que les Mou’tazilat, les Jahmiyyat, les Soufies.

Al-Qadariyya :

Chez les Qadariyya, Al-Ghîlân propage sa doctrine qui sera reprise par les Mou’tazilats.

Al-Mourji-a :

Al-Ja’d Bni Dirham (الجعد بن درهم), mort en 118H, ses innovations :

Il est le premier à avoir dit que le Coran est crée.

Il a renié le fait qu’Allah ait directement parlé à Moussa.

Il a renié le fait qu’Allah ait pris Ibrahim comme ami.

Il est le premier à avoir dit qu’Allah n’est pas réellement sur le trône.

Il est le premier à avoir dit que « Istawa » avait le sens de Istawla (s’emparer de, prendre possession de).

Ensuite Jahm Bni Safwân a repris ces innovations et les a prêchées. Ce qui fait qu’on les lui a attribuées.

Al-Jahmiyya (الجهمية) :

2. Jahm bni Safwân (جهم بن صفوان) mort en 128H, élève de Ja’d, et il était en relation avec Mouqâtil Bni Soulaymân (مقاتل بن سليمان) dont nous parlerons plus tard. Il a aussi travaillé avec Al-Hârith Bni Sirîj (الحارث بن سريج) en lui écrivant. Ce dernier a tué le gouverneur de khourâssan et a constitué une armée pour combattre les musulmans au côté du commandant Turk mécréant. Jahm Bni Safwân combattait à ses côtés. C’était un écrivain, philosophe, malin et il savait mener un débat. Ses innovations sont les suivantes :

Il reniait les attributs d’Allah.

Il disait que le Coran était créé.

Il disait qu’Allah se trouvait partout.

Le serviteur n’est pas maître de ces actes, c’est Alllah qui les régis.

La croyance que le paradis et l’enfer sont éphémères.

La croyance que la science d’Allah a un commencement. Qu’il n’a pas toujours été savant.

Les savants ont fini par utiliser le terme Jahmiyya avec deux significations, une particulière et l’autre générale :

La particulière : ils visent par le terme Jahmiyya tous ceux qui disent la même chose que Jahm Bni Safouwân ou qui épousent une grande partie de ses idées.

La générale : ils visent par le terme Jahmiyya tous ceux qui rejettent les attributs d’Allah.

Al-Mou’tazilat (المعتزلة) :

3. Wâssil bni ‘Attâ, mort en 131H. Il assistait aux assises de Hassan al-Basrî (حسن البصري) jusqu’au jour où un homme est entré en disant : « ô imâm il y a aujourd’hui un mouvement qui rend mécréant ceux qui font les grands péchés, ce sont les Khawârij. Et un autre mouvement qui lui, considère que les actions ne font pas partie de la foi et donc les grands péchés n’entament pas le degré de la foi. Ce sont les Mourji-a. Que disons-nous, nous ? » Hassan Al-Basri est resté silencieux le temps de réfléchir, et Wâssil Bni ‘Attâ est intervenu dans ce laps de temps pour répondre : « Je dis, moi, que celui qui commet un grand péché n’est ni croyant, ni mécréant, mais plutôt dans un stade intermédiaire entre la croyance et la mécréance. ». Hassan Al-Basrî l’a renvoyé de son assise, et ‘Amr Bni ‘Abîd l’a ensuite rejoint. Ils se sont tout deux écarté ensuite des assemblés de Hassan et ont été rejoint par ceux qui pensaient comme eux. Il sont devenu ainsi les Mou’tazilat (ceux qui se sont écartés). Ses innovations sont :

Celui qui commet les grands péchés est dans un stade intermédiaire entre la croyance et la mécréance.

Il a pris les idées de Ma’bad Al-Jouhanî au sujet du destin, à part que lui, dit qu’Allah connaît les actes de Ses créatures à l’avance, et que les actes de mal se font contre Sa volonté et Il ne les a pas créé.

Il renie les attributs d’Allah.

Il dit que l’un des deux camps qui se sont affrontés est pervers et il n’est pas permis de prendre l’un d’entre eux comme témoin. Il n’a pas précisait lequel des deux groupes est pervers.

Ceci constitue les innovations de base des Mou’tazilat auxquelles se sont ajoutées par la suite d’autres innovations.

4. ‘Amr bni ‘abîd (عمرو بن عبيد), mort en 144H. C’était un Chiite, il assistait aux assemblés de Hassan al-Basrî avec Wâssil Bni ‘Atta, puis il se sont fait renvoyer. Il est considéré après Wâssil comme un poids lourd des Mou’tazilat. Il prêchait ses idées. Il mentait pour sauver sa doctrine. Il a notamment rapporté de la part de Hassan al Basrî des paroles que celui-ci n’a en réalité jamais dites. Certaines personnes se sont fait avoir à cause de son ascétisme (Zouhd) et de ses adorations. Ses innovations sont les mêmes que celles de Wâssil.

Al-Karrâmiyya (الكرامية) :

5. Mouqâtil Bni Soulaymân, mort en 150H. Lorsque Jahm Bni Safwân est arrivé avec son innovation consistant en la négation des attributs d’Allah, Mouqâtil, comme une réponse à Jahm avec lequel il n’était pas en bon terme, a dit qu’Allah possédait des attributs qui ressemblent à celles de Ses créatures. Ibn Hibbân (ابن حبان) a dit qu’il prenait la science coranique d’auprès des juifs et des chrétiens. Abou Hanîfa (أبو حنيفة) a dit : « il nous ait parvenu deux idées exécrables : Jahm le négateur, et Mouqâtil celui qui fait ressembler Le Créateur à Sa créature ».

Soufisme (الصوفية) :

6. ‘Abdel Wâhid Bni Zayd, (عبد الواحد بن زيد) mort en 177H. Il a rencontré Hassan Al-Basri et a rapporté des hadiths de lui. Il exagérait dans ses adorations et dans la crainte d’Allah. Il faisait beaucoup d’exhortations. Il est le précurseur du soufisme. Le terme « soufi » a jailli de ses élèves. Ils se sont organisé en bâtissant un centre à Bassora et ont mis sur pied un vocabulaire et des codes qui leur sont propres. Le Hâfidth Addhahabî (الحافظ الذهبي) a dit : « On lui reprochait sa croyance en l’Iktisâb qui est un fondement des Qadariyya. Ils croient que le paradis ne peut être obtenu que par l’effort dans les adorations et non par la miséricorde divine. ‘Abdel Wâhid ne disait jamais : "Allah égare les serviteurs", à cause de cette croyance. Et ceci est une innovation. » [Siyar A’lâm annoubala tome 7 page 180]. Le Hâfidth Addhahabî (الحافظ الذهبي) a dit aussi dans son livre (Al-Mîzân tome 2 page 682) : « ‘Abdel Wâhid Bni Zayd Al-Basrî, le cheikh des Soufî et leur prédicateur. ». Le terme « Soufî » vient du mot « Souf » qui veut dire « laine », car ces gens là se distinguaient par le port de la laine. Les compagnons de ‘Abdel Wâhid se réunissaient dans leur centre et innovaient des paroles. Parmi ses compagnons on trouve Riyâh Bni ‘Amr Al-Qayci (رياح بن عمرو القيسي) mort en 177H : il disait que pour atteindre le niveau des véridiques il fallait délaisser sa femme comme on jette une ordure et il fallait se vautrer dans les déchés des chiens. Il fut le premier Soufi à être rendu mécréant par les savants de l’islam. C’est ainsi, de fil en aiguille que les confréries soufi se sont formées. En partant de l’exagération dans la peur d’Allah et dans les adorations.

Quatrième période (178H-300H)

Dans cette période les innovations se sont développées et certains innovateurs sont devenus puissants. Les innovations furent enseignées dans des écoles.

Cette période se distingue des autres par la traduction en arabe d’ouvrages grecques, indiens, perces et romains. Notamment dans la philosophie. Les gens ont commencé à se passionner pour la philosophie et la logique et ont délaissé la révélation. Ils ne voyaient plus qu’à travers les règles de la logique déductive.

Les Soufis ont adopté la philosophie indienne [2]

Les Mou’tazilats ont adopté la philosophie grecque.

Les Chiites et les Bâtiniyya ont pris leur philosophie (l’infaillibilité etc…) de la philosophie perce.

____________________

Notes: [2] On remarquera d’ailleurs la similitude entre boudha qui voulait se détacher de ce monde pour atteindre l’illumination et la pensée soufi qui prêche le détachement de ce monde et l’effort dans les adorations afin d’atteindre le stade du ‘Ârif (le connaissant) capable selon eux de recevoir sa science directement d’Allah et voir l’invisible.



Les fondements constituant l’ensembles des innovations ont été identifiés en premier lieu par Youssouf Ibn Asbâtt [3] (يوسف بن أسباط) puis ‘Abdoullah Ibn Moubârak (عبد الله بن المبارك). Tout deux sont deux grands savants de l’Islam. Ils ont dit : « Les sources de l’innovation sont au nombre de quatres : Les Râfidha, les Khawârijjs, les Qadariyya, et les Mourji-a. ». Ibn Moubârak fut interrogé au sujet des Jahmiyya. Il répondit : « Ils ne font pas parti de la communauté de Mouhammad ! ».

Les Chiites :

Dans cette période ont vécu six des douze imâms Chiites :

Mousa Al-Kâdhim (موسى الكاظم) mort en 183H.

‘Ali Ridâ (علي الرضا) mort en 203H.

Mouhammad al-Jawâd (محمد الجواد) mort en 219H.

‘Ali al-Hâdî (علي الهادي) mort en 254H.

Al-Hassan Al-‘Askarî (الحسن العسكري) mort en 270H.

Mouhammad al Mountadhar (محمد المنتظر) fils du précédent imâm. Les Chiites Imâmites croient qu’il est encore vivant et qu’il régit en ce moment les affaires du monde. Ils disent qu’il apparaîtra vers la fin du monde. Ils le surnomment « le mahdî attendu ».

Le premier Chiite à avoir écrit des ouvrages faisant l’apologie de cette croyance est Ismâ’îl Bni Maytam Tammâr (علي بن اسماعيل بن ميتم التمار) mort en 179H.

Le Soufisme :

Le Soufisme a commencé par l’exagération dans l’adoration et dans le détachement au monde (Zouhd). Puis de fil en aiguille il est devenu un mouvement organisé. Les Soufis se sont ensuite intéressés à la philosophie. Ils ont divisé la religion en deux : la législation et la réalité.

Dans cette période le Soufisme s’est divisé en deux branches :

les Soufis qui font beaucoup d’adorations et pratiquent le détachement (zouhd). Ce sont ceux qui pratiquent beaucoup d’adorations et sont tombés dans l’innovation car ils pratiquaient des choses qui ne se trouvaient pas dans les textes.

Le Soufisme philosophique. Ce sont ceux qui en apparence montre du détachement (zouhd) et de la dévotion dans l’adoration, tandis qu’en interne leur croyance n’est que mécréance : certains croient en la Théophanie (Allah aurait une forme sensible) [4], la croyance au Kashf, et parmi leurs déviances on trouve le fait qu’ils autorisent par exemple que l’on regarde les belles femmes sous prétexte de contempler la puissance créatrice d’Allah etc…

Parmi les partisans du Soufisme philosophique on trouve :
Al-Houssein Bni Mansour Al Hallâj (الحسين بن منصور الحلاج) mort en 311H

Son grand père était un Mage (majouss) Perce.

Il faisait paraître le détachement du monde (zouhd) et la dévotion au point qu’une poigné de gens de son époque se laissèrent duper. Il pensait qu’Allah s’incarné en un être vivant (Théophanie). Parmi ses paroles il y a :

Gloire à celui qui a dévoilé son « Sanoute »

Et qui longtemps a caché son « Lâhoute »

Puis a commencé à apparaître au milieu de ses créatures sous la forme de celui qui mange et boit.

Jusqu’à ce que ses créatures le contemplent en un clin d’oeil.

Il voyagea en Inde où il apprit la Sorcellerie et commença à tromper les gens : ils leur faisait voir des phénomènes surnaturels. Il se mit à écrire en prétendant faire aussi bien que le Coran. Beaucoup de gens ignorants se sont laissés tromper par sa piété apparente et l’ont suivis puis défendu. Plusieurs savants, ainsi que des Soufis l’on qualifié de Mécréants et ont autorisé la peine capital à son encontre à l’époque du Khalif Abassite « Al Mouqtadir » (المقتدر) ( mort en 320H) après avoir clairement lu dans les écrits de Al-Hallâj que celui-ci se prenait pour Allah.

____________________

Notes:

[3] Son père était Qadarî tandis que ces frères étaient Râfidat. Lui fut sauvé de l’innovation grâce à Soufiyân Al thawrî.

[4] Voir « le livre des Haltes » de l’émir Abdel Kader aux éditions Alif. En particulier la page 18 ligne 24-25. et la dernière ligne de la page 27 qui continue en page 28. (le livre est en langue française).

Les Mou’tazilats :

Dans cette période les Mou’tazilat furent très actifs, leurs ouvrages se propagèrent rapidement et le nombre de leurs adeptes grossit.

Parmi les causes de cela il y a la traduction en arabe des ouvrages philosophiques romains et perces lorsque dans la période Abassite le Khalif Mamoun ( مأمون 198H-218H) sollicita ces ouvrages. Ils furent donc traduits en Arabes et les gens les étudièrent. Il en résultat un grand mal, car les gens de l’innovation donnèrent la prédominance à ces ouvrages – qui contiennent la réflexion des hommes – plutôt qu’à la révélation. Seul les savants de la Sounnah se mirent à défendre la vérité. Ainsi, les troubles apparurent pendant le khalifa de Mamoun, puis se poursuivirent dans le khalifa de Mou’tassim (معتضم), puis dans le khalifa d’Al-Wâthiq (الواثق), puis lorsque vint le khalifa d’Al-Moutawakkil (المتوكل mort en 247H) Allah secouru les gens de la Sounnah et leur donna la victoire sur leurs ennemis.

Cette période peut être surnommé « la période des Mou’tazilat » tant leur influence toucha toutes les couches de la population. Même les khalifs se sont appuyés sur eux pour renforcer leur pouvoir. Les Mou’tazilats se sont divisés en plusieurs sectes dont certaines ont forgé des fondements qui les faisaient sortir de l’Islam. Mais toutes avaient en communs Cinq fondements :

La justice. Ils veulent signifier par ce mot, la négation de la prédestination. Qu’Allah n’a pas créé le mal et ne l'a pas prédestiné. Et qu’Allah n’a pas créé les actes de Ses serviteurs. Ils pensent qu’Allah n’a pas pu créer le mal car s’Il crée le mal puis châtie Ses serviteurs à cause de ce mal qu’Il a créé, alors Il serait injuste. Or Allah n’est pas injuste.

L’unicité. Pour eux l’unicité consiste à nier les attributs d’Allah afin – d’après eux – de ne pas le comparer à Ses créatures. Ils disent donc : il n’est pas vivant, il n’est pas en haut, ni en bas, ni à droite, ni à gauche, ni à l’intérieur de l’univers, ni à l’extérieur. C’est leur fondement principal. Ils se sont appuyés dessus pour affirmer que le Coran est créé et qu’Allah ne pourra pas être contemplé au paradis.

La promesse et la menace : ils visent par ces mots la rétribution automatique et inexorable de celui qui obéit, et l’obligation pour le transgresseur d’être châtié. Ils prétendent qu’Allah est obligé de châtier le transgresseur, il ne lui est pas permis de le gracier ou de retarder son châtiment. Et ils prétendent qu’Allah n’a pas le droit de gracier une personne qui a commis un grand péché et qui ne s’est pas repenti.

La station intermédiaire : cette notion est directement lié à la précédente. Ils disent que celui qui a commis un grand péché n’est ni mécréant, ni croyant, mais dans un stade intermédiaire entre la fois et la mécréance. Si la personne meurt en faisant un grand péché, alors elle va au feu pour l’éternité.

l’exhortation au bien et l’interdiction du mal : ils visent par ces mots la rébellion contre le gouverneur (le chef d’état…) pervers, injuste et l’incitation des gens à suivre leur doctrine, en utilisant l’argumentation ou bien la force, comme cela s’est produit lors des troubles apparus sur le sujet « Le Coran est-il créé ?». C’est l’un de leur sujet principal sur lequel ils ont bâti leurs innovations philosophiques.

La Raison : Tous ce que la raison accepte, ils l’acceptent. Et tous ce que la raison rejette ils le rejettent. C’est pour cela qu’ils l’ont pris pour pilier et que la législation n’est rien d’autre pour eux qu’un témoin. Tous les textes de la législation qui contredisent la raison sont interprétés jusqu’à ce qu’ils soient conformes à la raison. Ceci car ils ont une confiance totale en la raison. Leur règle fondamental est la suivante : « si les arguments rationnels contredisent les arguments scripturaires (les textes)…ou bien on les concilie, or ceci est impossible car ça revient à concilier deux choses contradictoires, ou bien on les rejette tout deux, ou bien on fait prévaloir les textes, or ceci est inconcevable puisque la raison est le support des textes : si nous donnons la priorité aux textes, on a alors diffamé la raison qui est le support des textes. Diffamer le support d’une chose revient à diffamer la chose elle-même. Donc donner la prééminence aux textes revient à diffamer les textes et la raison. Il convient donc de donner la priorité à la raison, puis pour ce qui est du texte : ou bien on l’interprète, ou bien on le rejette… ».

La philosophie : Lorsque les livres de philosophie (en particulier ceux des grecques) furent traduits, les Mou’taziilats furent influencés par ces ouvrages. Ils commencèrent à utiliser les méthodes d’argumentation des philosophes, la logique, les syllogismes. Ils ont fini par qualifier le message des Prophètes de « présomption » ne présentant pas de certitude en sois, tandis que le raisonnement rationnel, lui, permet d’aboutir à des résultats sûrs. C’est pour cela qu’ils se sont mis à interpréter les textes :

Ils pensent que les Prophètes, en révélant les textes, visaient la vérité, Or la vérité c’est ce que – d’après eux - notre raison produit. Donc ils se sont lancés dans l’interprétation des textes afin que ceux-ci soient conformes à leur pensée. Ces interprétations sont en réalité des déformations de la législation.

Les raisons qui ont permis au Mou’tazilat de se répandre :

1. Leur influence auprès des gouverneurs Abyssites : Ils ont réussi à convaincre les gouverneurs et à prendre les fonctions clés de l’empire qui leurs ont permis de propager leurs idées auprès des gens. ‘Amr Bni ‘Abîd, le deuxième fondateur de la doctrine Mou’tazilite après Wâssil Bni ‘Attâ, faisait partie des proches du Khalif Abou Ja’far Al-Mansour (mort en 158H, il a régné 25 ans). Ahmad Bni Abî Dou-âd [5] fut juge pendant les trois khalifats successifs, celui d’Al-Mou’tassim, d’Al-Wâthiq, et d’Al-Moutawakkil. Il fut viré de la fonction de juge à l’époque d’Al-Moutawakkil. Et Bachar Al-Mourîssî était le professeur d’Al-Mamoun et eut beaucoup d’influence sur lui.

Les Mou’tazilat faisait des débats avec les gens de la Sounnah devant les gouverneurs.

2. Leur potentiel rhétorique et leur éloquence : il étaient forts dans la polémique et dans la rhétorique. Ils accompagnaient leurs idées avec les proverbes arabes, des poèmes ce qui donna une impulsion supplémentaire à la propagation de leur doctrine auprès des gens. Il ont trompé les gens grâce à l’éloquence : le Prophète sallallahou ‘alayhi wa sallam a dit « il y a dans l’éloquence de la magie (ou sorcellerie) » (Al boukharie). Ils avaient cette éloquence car ils ont étudié à la fois les sciences de la langue et du débat qui sont un vêtement neuf avec lequel il ont pu illusionner les gens.

____________________

Notes: [5] C’était un Jahmî, il commandait les Mou’tazilat. C’était l’énnemi de Ahmad Bni Hanbal. Il propageait la croyance au « Coran créé ». Il était doux, généreux et poli, mais tout cela fut éclipsé par ses innovations et sa volonté de tuer l’Imam Ahmad. Il mourut malheureux à l’époque du Khalifat de Al-Moutawakil, sa fortune disparut, ainsi que son Hora, en 240H

Des hommes dont les paroles influencèrent l’émergence de nouvelles innovations :

Ibn Koullâb (اين كلاب) :

Il fut l’un des Orateur de l’époque du Khalifa de Mamoun. Il avait rédigé des ouvrages pour réfuter les Jahmiyya et les Mou’tazilats. Dâwoud Adhâhirî (داود الظاهري) et Al-Hârith Al-Mouhâcibî (الحارث المحاسبي) étudièrent chez lui. Il fit beaucoup de débat avec les Mou’tazilats au sujet de la reconnaissance des attributs d’Allah. Il mourut en 240H. Il était proche des gens de la Sounnah et du hadith au sujet des attributs d’Allah, mais il tomba dans certaines innovations. Il fut suivi par Abou l-Hassan Al-Ach’arî (أبو الحسن الأشعري) lorsque celui-ci quitta les Mou’tazilats. Parmi les innovations avec lesquelles Ibn Koullâb et ses compagnons se distinguaient des gens de la Sounnah, on trouve :

ils refusent d’attribuer à Allah les attributs d’action comme la parole et de les lier à Sa volonté car ils croient que ces attributs d’Allah n’ont pas de commencement dans leur execution.

ils pensent qu’Allah continue de prononcer le Coran, Il n’a jamais cessé de parler par le biais du Coran. Tandis que les gens de la Sounnah disent qu’Il a prononcé les paroles du Coran seulement au moment où Il l’a communiqué à Jibrîl ‘alayhi salam.

Abou l-Hassan Al-Ach’arî (أبو الحسن الأشعري) :

Il fut dans un premier temps chez les Mou’tazilat car il étudia chez son beau-père Abou ‘Ali l-Jabbâ-î (أبو علي الجبائي) qui était le chef des Mou’tazilats à cette époque, puis ensuite il se détacha d’eux et rejoignit les idées d’Ibn Koullâb. Il se mit alors à réfuter les Mou’tazilats. Puis ensuite il rejoignit à la fin de sa vie, la position des gens de la Sounnah et du hadith dans la croyance. Il rédigea son livre « الإبانة عن أصول الديانة » dans lequel il dit : « ce par quoi nous pratiquons notre religion et que nous exprimons est : nous nous cramponnons au livre de notre Seigneur, à la Sounnah de notre Prophète - صلى الله عليه وسلم - et nous nous accrochons aux paroles rapportées des compagnons, des suivants, et des grands savants du hadith… Nous disons ce que dit Ahmad Bni Hanbal et nous rejetons ce qui s’opposent à sa parole… ».

Ceux qu’on appelle les Ach’arî sont ceux qui sont restés sur la deuxième phase (avec différents courants). Ceux sont ceux qui ont suivi Abou l-Hassan al- Ach’arî alors qu’il suivait Ibn Koullâb.

Source: http://www.IslamVerite.fr
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fallenRaziel
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Re: Histoire des sectes de l’Islâm

Message non lu par fallenRaziel »

Quel bordel pour une religion censée être claire, universelle et unificatrice lol
« Le christianisme devient sanguinaire en s'éloignant de ses textes, là où l'islam le devient en se rapprochant des siens »
"Si un dieu est disposé à empêcher le mal mais qu’il n’en est pas capable, alors il n’est pas tout puissant.
S’il en est capable mais qu’il n’est pas disposé à le faire, alors il est malveillant.
S’il n’en est pas capable ni disposé à le faire, pourquoi l’appelle-t-on un dieu ?"

"Si vous entendez parler un jour d'un homme qui a une case en moins et à qui Dieu parle dans son bain, c'est que je lui ai parlé... ou alors, c'est qu'il a un peu disjoncté." Le Métatron, Dogma.
"Soyons très clairs : Dieu parle. C'est plutôt votre structure physiologique qui ne pourrait pas résister à l'incroyable puissance vocale de Notre Seigneur. Si lui il essayait de vous parler, votre âme et votre coeur exploseraient sur-le-champ ; il nous a fallu cinq Adams pour en arriver à cette conclusion." Le Métatron, Dogma.
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Re: Histoire des sectes de l’Islâm

Message non lu par OLD »

oui j'ai eu la même impression après lecture :sweatdrop:
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Lilith
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Re: Histoire des sectes de l’Islâm

Message non lu par Lilith »

je rajouterai les sectes qui existent au moyen-orient, mais qui sont peut être plus récentes :

- les alaouites
La doctrine alaouite professe la croyance de la bénédiction de l'Esprit saint dans la succession des imams chiites. Leur livre Saint est le Coran, dont ils tirent toutefois une interprétation particulière, jugée non conforme à l'Islam (notamment concernant le principe islamique fondamental d'Unicité Divine ou "Tawhid") par la majorité de la communauté musulmane. Cependant, il existe actuellement une très forte polémique concernant leur appartenance à l'Islam, notamment en raison des conséquences et de l'enjeu découlant de cette appartenance à la "Oumma" musulmane et des alliances politiques qui anime l'ensemble du Moyen-Orient depuis le XXe siècle et le XXIe siècle.
source : wikipedia

- les druzes
La doctrine développée par les Druzes est un dérivé de l’ismaélisme. Officiellement nommée Din al-Tawhid (religion de l'unité divine), elle constitue une synthèse de divers courants religieux et intellectuels. Elle contient à la fois des éléments issus du mysticisme musulman et de la pensée coranique, mais également des éléments issus de religions perses et indiennes, du néoplatonisme, du gnosticisme et du messianisme. La discipline religieuse druze constitue un courant monothéiste par excellence et insiste sur l’unité absolue de Dieu6.

Il n’y a ni liturgie, ni lieux de culte dans la religion druze. La doctrine des Druzes est secrète et n’est révélée aux fidèles qu’après divers degrés d’initiation (d’aucuns affirment que les Druzes répandent cette idée afin de dissuader les gens de les questionner sur leur religion), elle s’appuie sur la croyance en la métempsycose. En effet, certains versets du Coran sont parfois interprétés comme allant dans le sens de la métempsycose. Par exemple au verset 28 de la première sourate, après la Fatiha, "La Vache" (Al-Baqara), il est dit : « Comment pouvez-vous renier Dieu alors qu'il vous a donné la vie, alors que vous en étiez privé, puis Il vous a fait mourir, puis Il vous a fait revivre et enfin vous retournerez à Lui »[traduction à vérifier, voir partie discussion].

Les Druzes rejettent la charia et les obligations rituelles qui en découlent. Au Liban, la communauté a été dirigée en partie par les familles Joumblatt et Hamadé. Les cheikhs Hamadé, Farid en particulier, sont connus notamment grâce aux Cheikhs Akl Druze Rachid, Hussein et Mohammed. Ce sont des cheikhs Akl Druze Yazbakis qui s’opposaient aux Joumblattis. Ils sont descendants de l'imamat depuis maître Hamza ben Ali.
source : wikipedia
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Angelotin
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Re: Histoire des sectes de l’Islâm

Message non lu par Angelotin »

Quel bordel pour une religion censée être claire, universelle et unificatrice lol
Oh, oui, un gros bordel!
:lollol
Ni Dieu, Ni Maitre. Athéisme naturaliste et humaniste. l'auto gestion comme forme politique. L'écologie pour nous sauver. La vie comme une romance gothique!.
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Re: Histoire des sectes de l’Islâm

Message non lu par Innana »

Pour le coup ! Je n 'ai pas encore eu le courage de tout lire !

Remarquez , il n 'y a pas si longtemps j 'ignorais tout du foisonnement des sectes chrétiennes dans l 'antiquité!
"La liberté, c'est la liberté de dire que 2 et 2 font 4. Lorsque cela est accordé, le reste suit." George Orwell, 1984

DOM JUAN: Je crois que deux et deux sont quatre, Sganarelle, et que quatre et quatre sont huit.
TARTUFFE :Couvrez ce sein que je ne saurais voir:
Par de pareils objets les âmes sont blessées,
Et cela fait venir de coupables pensées.
DORINE:Vous êtes donc bien tendre à la tentation,
Et la chair sur vos sens fait grande impression!
Certes je ne sais pas quelle chaleur vous monte:
Mais à convoiter, moi, je ne suis pas si prompte,
Et je vous verrais nu du haut jusques en bas
Toujours Molière ! :
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