Le crime de Boukhari

Critique du Coran et ses versets - Chronologie - Histoire - Versets abrogés, Critique constructive des hadiths - quel apport dans la vie d'un musulman ? La réalité de la charia et de ses horreurs un peu partout dans le monde. Comment l'islam règle la vie des gens - comment les religieux oppressent le peuple
Balzac92
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Le crime de Boukhari

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Le crime de Boukhari, ou Comment sauver l’islam en l’arrachant à l’emprise du chantre des compilateurs de hadiths.

Voici un petit livre très intéressant, repéré dans le site ladeeni.net et qu’on peut consulter à l’adresse suivante :
//www.ladeeni.net/pn/Downloads-index-req- ... id-39.html

Son titre exact est :
Le crime de Boukhari : sauvetage de la religion de l’imam des relateurs de hatiths. s.d., 85 p.
L’auteur, Zacharie Ozone, est très probablement un pseudonyme.

L’ouvrage est une critique méthodique du fameux Sahih, dont le père est assimilé à un criminel – au moins dans le titre ! – puisque responsable, avec son collègue Muslim, de la décrépitude de l’islam et de la pérennisation de la mentalité bédouine à une époque où celle-ci n’a plus de raison d’être. C’est en tous cas l’opinion de l’auteur.
On voit par-là que la mentalité musulmane est un sujet qui préoccupe les intellectuels et les chercheurs arabophones.

Il s’agit d’une étude de type universitaire, rédigée dans une langue claire et accessible, et dont le style est pédagogique à souhait : après avoir réuni les éléments étayant sa démonstration, l’auteur procède essentiellement par questions en laissant le soin au lecteur de réfléchir et de tirer les conclusions.
Il faut dire aussi que Zacharie Ozone n’a pas l’air d’être un athée ou un militant anti-islamiste, mais plutôt un musulman rationaliste très soucieux de réformer sa religion. C’est à la lumière de la raison qu’il analyse les textes après les avoir présentés et c’est à la seule souna, à travers Boukhari, qu’il s’en prend.

Voici les principaux thèmes traités dans son ouvrage :
Boukhari (entendre par Boukhari, les hadiths compilés dans le Sahih) et l’alcoran ; Boukhari et le prophète Mahomet ; Boukhari et les religions autres que l’islam ; Boukhari, les compagnons du prophète et l’exercice du pouvoir ; Boukhari et la situation faite aux femmes. Un chapitre est particulièrement savoureux : les contradictions dans Boukhari et l’absurdité des hadiths classés authentiques.
L’auteur conclut son étude par des considérations sur l’attitude aberrante de nos modernes clercs musulmans, arc-boutés sur des hadiths indûment sacralisés et dont un très grand nombre devrait être purement et simplement réformé.
Il ne dit pas, à l'instar d'Ibn Warraq, que c’est une invention grotesque basée sur des mensonges et de pieuses fictions mais, en appelant à la raison, il laisse le soin au lecteur, pour peu qu’il daigne libérer son esprit, d’aboutir à la même conclusion.

On peut regretter qu’un traitement similaire, employant la même méthode, ne soit appliqué à l’alcoran dans ce travail. Mais l’auteur étant croyant, ne lui demandons pas ce qu'il ne peut pas donner. On a ainsi du mal à le suivre, par exemple, quand il s’efforce de blanchir l’alcoran des discriminations frappant les femmes, dont la responsabilité est rejetée sur les seuls hadiths qui, selon Zacharie Ozone, sont l’expression du machisme bédouin de l’époque.

Rappelons enfin que la technique de Boukhari et de ses collègues consiste à établir que le relateur de hadiths a été contemporain du prophète et qu’il l’a fréquenté ou, tout au moins, entendu parler ; technique également employée pour établir la chaîne de transmission, dont chaque maillon doit avoir été en relation avec le maillon qui l’a précédé.
Sachant que Boukari a commencé son travail un peu plus d'un siècle après la mort de Mahomet, les chaînes de transmission peuvent comprendre jusqu’à sept ou huit maillons.

Boukhari, c’est enfin 7275 hadiths classés authentiques et ventilés sous divers chapitres thématiques, qui se subdivisent à leur tour en rubriques. Dans cet ensemble, soixante hadiths sont estampillés qodsi, c’est-à-dire relatant les dicts de Mahomet décrivant ou citant un entretien avec Allah, un autre prophète ou l’archange Gabriel (la souna en recense une centaine).
Zacharie Ozone a observé qu’en présence de hadiths contradictoires, en particulier ceux dus au même relateur, Boukhari les place sous des chapitres différents comme pour brouiller les pistes. C’est assez amusant.

Je suis sur le point de finir la traduction d'un morceau de cet ouvrage : la partie consacrée aux notices biographiques des principaux relateurs de hadiths.
Je vois souvent les uns et les autres citer dans les fora des hadiths d’après untel ou untel et j’ai pensé qu’il serait utile de leur permettre de savoir, sur la base de textes inattaquables, quel était cet untel ou untel. L’on ne sera pas déçu !
Avant de mettre cette traduction en ligne, je prie l’administrateur du site de bien vouloir se charger de demander les autorisations nécessaires.
En attendant, je mettrai dans le poste suivant un hadith très drôle ainsi que les commentaires que ç’a inspiré à Zacharie Ozone.

Balzac92
Dernière modification par Balzac92 le mer. 23 août 2006 03:24, modifié 2 fois.
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Le crime de Boukhari

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Le crime de Boukhari : sauvetage de la religion de l’imam des relateurs de hatiths, p. 80-82.

Hadith relaté par Ali.
Les formules d’usage (saws, psl, ra) n’ont pas été reproduites pour ne pas alourdir le texte.

« J’avais une [chamelle] réformée, ma part du butin à Badr (1). Le prophète m’avait par ailleurs donnée une [autre chamelle] réformée, prélevée sur le quint (2). Lorsque je m’apprêtais à me marier avec Fatima, la fille de l’envoyé d’Allah, je m’étais arrangé avec un orfèvre des Bani Qaynoqàa (3) pour qu’il vienne avec moi cueillir de l’idhikhr (4). Je voulais le vendre aux orfèvres et m’aider de la sorte [à faire face aux dépenses de la] noce. Tandis que je ramassais [l’idhikhr], emplissais et attachait avec des cordes des ballots pour [être portés par mes chamelles] réformées, celles-ci étaient baraquées à côté d’une cabane qui appartenait à un homme des ançars (5). Après avoir cueilli ce que je voulais cueillir, [je constatai] en revenant que les bosses de mes [chamelles] réformées avaient été coupées, [les bêtes] ayant été éventrées et partie de leur foie disparu. Je ne pus empêcher mon œil de pleurer à ce spectacle. J’avais dit : Qui a fait cela ? On avait dit : C’est l’œuvre de Hamza ibn Abd el-Mouttaleb, (6) présentement en compagnie d’ançars en train de s’enivrer dans telle maison.
Je courus chez le prophète, auprès duquel se trouvait Zaïd ibn Hàritha. (7) Le prophète vit à l’expression de mon visage ce qui m’était arrivé. Le prophète m’a dit : Qu’as-tu ? J’ai dit : Ồ, envoyé d’Allah, je n’ai jamais vu un jour comme celui-ci ! Hamza a occis mes chamelles, coupé leur bosse et ouvert leur flanc. Il est à tel endroit, dans une maison où il s’adonne à la boisson en compagnie. Le prophète demanda à ce qu’on lui apportât ses habits puis il s’habilla et s’élança. Il marcha, suivi de Zaïd ibn Hàritha et de moi-même, jusqu’à la maison où se trouvait Hamza. Il demanda la permission d’entrer, qui lui fut accordée. Il [vit] qu’ils y étaient en train s’enivrer.
L’envoyé d’Allah avait reproché à Hamza ce qu’il faisait. Celui-ci était ivre et avait les yeux rougis. Après avoir toisé l’envoyé d’Allah, son regard allant des genoux au visage puis du nombril au visage, Hamza dit : N’êtes-vous pas les esclaves de mon père ? L’envoyé d’Allah ne douta plus qu’il était ivre. Il sortit à reculons et nous sortîmes avec lui. »

Ce hadith classé authentique est dans Boukhari, 57, 1, rubrique Obligation du quint.

Notes :
(1) Bataille remportée sur les Mecquois, l’an 2 de l’hégire.
(2) Le quint, le cinquième du butin qui revenait de droit à Mahomet, en théorie pour alimenter le Trésor.
(3) Les Bani Qaynoqàa, une tribu juive de Médine.
(4) Plante odoriférante du désert, dont on se servait notamment pour couvrir le toit des cabanes et des maisons. Dans le fil "Aïcha, mère des croyants", une autre histoire d’idhikhr est contée.
(5) On désigne par ançars les habitants de Médine qui ont soutenu Mahomet.
(6) Hamza ibn Abd el-Mouttalib, oncle paternel du prophète et sensiblement du même âge que lui. Il est mort l’an 3 de l’hégire à la bataille de Ohod, où les Mecquois ont pris leur revanche sur les troupes musulmanes.
(6) Zaïd ibn Hàritha, fils adoptif de Mahomet, auquel il dut céder sa femme. Porte-glève du prophète, il fut chargé, entre autres, de conduire la razzia d’al-Qaradah, (Ibn Ishàq, Sira).
Qu’on me permette d’évoquer ici des souvenirs personnels : les hasards de la vie professionnelle ont fait que j’ai passé quelque temps dans le désert, dans le Sahara, en Mauritanie et, un peu aussi, en Arabie. Les bédouins font grand cas de vous lorsqu’ils égorgent un chameau (dont je ne sais s’il est réformé) pour vous présenter, grillés ou rôtis, des morceaux de foie ou du gras de la bosse. Pour eux, ce sont des morceaux de choix qu’on sert aux hôtes de marque et qui agrémentent les repas de fête.
______

Ce hadith a été placé par Zacharie Ozone dans sa conclusion, accompagné de déductions à la manière scholastique, admirablement imitées. Elle sont traduites et reproduites ici à titre de citation.

« 1. Il est permis de cumuler sa part de butin avec ce que le hakem [i.e. celui qui exerce le pouvoir] peut octroyer en prélevant sur le quint.
2. Il est permis que cet octroi soit sous forme de bêtes réformées (entre autres, des chameaux).
3. Il est permis de se faire aider par des orfèvres juifs.
4. Il est permis de se faire accompagner d’un juif et de faire des affaires avec lui, à condition qu’il soit orfèvre.
5. Il est permis de vendre aux orfèvres [juifs] de l’idhikhr (ou toute autre plante dont on peut tirer des senteurs) contre de l’argent, et de commercer avec.
6. Il est permis de baraquer les chameaux à côté des habitations.
7. Il est permis de pleurer sur les chameaux égorgés (au nombre de deux et plus), mais il n’est pas recommandé de pleurer un proche qui vient de mourir.
8. Il est permis de boire des substances enivrantes dans les habitations des ançars, à Médine.
9. Il est permis à une personne en état d'ébriété de tailler des morceaux dans le gras de la bosse d’un chameau.
10. Obligation de communiquer toutes les informations détenues sur ceux qui commettent des crimes ou des délits, et de ne pas les taire.
11. Obligation aux personnes reçues en audience chez l’imam ou le hakem d’écouter les doléances des sujets dudit.
12. La connaissance des choses par le prophète en lisant sur les visages.
13. Obligation de l’imam ou du hakem de s’habiller avant de sortir s’il est appelé pour une affaire concernant ses sujets.
14. Il est permis aux personnes reçues en audience chez l’imam ou le hakem d’accompagner ledit dans son travail ou pendant une mission visant à résoudre des problèmes survenus à ses sujets.
15. Obligation de marcher [par déférence] derrière l’imam ou le hakem.
16. Il est permis d’utiliser les habitations comme lieux de boissons alcoolisées, sans autorisation préalable de l’imam ou du hakem.
17. Obligation de l’imam ou du hakem de demander permission avant de pénétrer dans les habitations suspectées.
18. Obligation de l’imam de faire des reproches, verbalement, à ceux qui s’adonnent aux boissons alcoolisées.
19. Marques de l’ivresse : yeux rougis et regard qui toise des genoux au visage.
20. Il est permis à une personne en état d’ébriété de rabaisser le hakem ou l’imam et de se glorifier devant lui [en étalant son lignage].
21. Obligation de marcher à reculons (pas vers l’arrière et face devant) pour ne pas [tourner le dos] à une personne en état d’ébriété.
22. Non application de la réglementation [qui interdit] les boissons alcoolisées lorsqu’il s’agit de l’oncle du hakem ou de l’imam.
23. Dispense de verser des compensations financières aux victimes lorsque l’oncle du hakem ou de l’imam occit des chameaux et autres bêtes [ne lui appartenant pas].
24. Il est permis d’exempter l’oncle du hakem ou de l’imam des sanctions prévues [en cas de crime ou de délit], mais leur application est requise contre d’autres personnes pouvant le remplacer tels que oncle maternel, grand-père, etc.
25. Battre en retraite en compagnie de l’imam ou du hakem, en silence et sans dire pour quelles raisons. »

Zakarie Ozone dit qu’il aurait pu continuer plus long mais, n’ayant pas les capacités déductives d’un imam jurisconsulte et encore moins son habilitation à réglementer, il a préféré en rester là. Il pose ensuite des questions :
Où sont les sanctions divines qui auraient dû s’appliquer à Hamza ? Où est le hadith qui fait dire au prophète : « Si Fatima fille de Mahomet a volé, je couperai sa main » ?
Pourquoi Boukhari a-t-il placé ce hadith sous la rubrique Obligation du quint ?
Et pourquoi ne pas dire que le quint n’est autre que le butin que s’arroge le hakem ? Le calife Othmàn n’avait-il pas octroyé à son gendre, Marouàn ibn al-Hakem, le butin amassé en Ifriquia [i.e. le Maghreb actuel] ?

Avec cet exemple, démonstration est faite de l’absurdité de ce genre de hadith en tant que source de droit, et de tout ce qui en découle en matière juridique. Et dire que c’est sur la base de hadiths qu’on lapide des femmes et qu’on fasse subir à d’autres mille avanies, qu’on s’autorise la mise à mort des apostats, qu’on châtie de la manière la plus barbare qui soit les voleurs et j’en passe.

Balzac92
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Avertissement :

Parti a été pris d'une traduction qui colle le plus possible au texte.
Les notes en gras sont celles de l’auteur ; les notes en maigre sont celles du traducteur.

p.7-9
Cinquième question : les compagnons du prophète qui ont relaté des hadiths, sont-ils dignes de confiance ? sont-ils fiables ?

C’est la question la plus importante parmi celles qu’on vient de poser. Y répondre revient à révoquer l’ensemble des procédés, des conditions et des principes sur lesquels Boukhari et ses collègues se sont fondés dans la compilation de leur Sahih et autres corpus. Les chaînes de transmission établies ne sont pas fondées sur la raison, mais sur la personne qui a transmis et non sur le contenu de sa transmission !
Si je dis que les compagnons du prophète sont comme tous les êtres humains, cela signifie qu’ils peuvent autant se tromper que dire la vérité, autant s’égarer que rester dans la bonne voie, autant savoir qu’ignorer. Les versets coraniques qui les ont critiqués pour qu’ils rectifient leur conduite et leurs agissements en sont la preuve. Cela est aussi vrai que la sourate at-Taouba [ i.e. 9, le Désaveu ou le Repentir] a percé à jour plusieurs parmi eux en dévoilant de nombreuses vérités à leur sujet. (1)

D’aucuns objecteraient : Qui es-tu pour dire cela ? Qui es-tu pour aller y regarder ? Qui es-tu pour évaluer les compagnons du prophète ? Qui es-tu encore ?
A eux je vais répondre en citant l'opinion que les compagnons du prophète avaient les uns des autres, d'après ce que disent les textes de référence qui nous ont été transmis : la force ne cède qu’à la force ! (2)
Et puisqu’il s’agit ici de hadiths du prophète, je vais considérer quelques compagnons de Mahomet qui ont transmis ses faits, gestes et dicts, selon la classification généralement adoptée :

1. Le compagnon Abou Houreira ad-Doussi
2. Dame Aïcha, mère des croyants
3. Le compagnon Abdallah ibn Abbas, dit Encre de l’oumma

Je laisserai le soin au lecteur de tirer la conclusion adéquate de ce qui va être exposé et, par conséquent, de connaître la réponse à cette cinquième question.

Notes :
(1) Voyez Boukhari, Sahih, chapitre Tafsir.
(2) Littéralement : le fer appelle le fer. Proverbe arabe qui signifie : la violence ne cède qu’à la force, le mal appelle le mal, etc.
Dernière modification par Balzac92 le lun. 21 août 2006 18:59, modifié 1 fois.
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1. Abou Houreira ad-Doussi (1)

Se présentant, le compagnon du prophète Abou Houreira dit de lui-même : « J’ai grandi orphelin, émigré misérable [à Médine], où je m’étais loué à Bosra fille de Razouan (2) contre un peu de nourriture pour mon ventre et une chaussure pour mon pied … (3) On m’a affublé du sobriquet Abou Houreira en raison d’une petite chatte avec laquelle je jouais. » (4)
Le sobriquet ayant fini par s’imposer, il fut ainsi désigné et parfois aussi par le nom de sa mère, celui de son père ne faisant pas l’unanimité.
De la tribu des Douss, il s’était joint au prophète avec les siens lors de la razzia de Khaybar [en 628]. Déclarant son islam, il rejoignit les nécessiteux, ahl as-çeffa, ainsi désignés parce qu’ils n’avaient ni clan ni habitation [pour les accueillir et les protéger]. Le prophète conviait les uns à dîner et répartissait les autres parmi ses compagnons pour leur permettre d’avoir quelque chose à manger.
Abou Houreira a rencontré le prophète durant une période qui, dans tous les cas de figure, ne peut dépasser une année et neuf mois. Malgré cela, il fut le plus prolixe des compagnons de Mahomet, qui le dénoncèrent en le désavouant, dame Aïcha en tête. Et c’est ainsi que Abou Houreira fut le premier relateur de hadiths à être dénoncé dans l’Islam. (5)

Après la mort de Mahomet, le calife Omar le nomma gouverneur de Bahrein comme successeur de Al-Alà ben al-Hadhrami, lequel venait de mourir, en l’an 20 de l’hégire. Nomination sur laquelle il revint rapidement en le remplaçant par Othmàn ibn Abi al-As al-Thaqafi.
La raison à cela ? Interrogé par Omar sur sa gestion, Abou Houreira avoua qu’il possédait vingt mille [dinars] prélevés sur le Trésor de Bahrein pour les besoins de son commerce personnel (6). Omar s’était écrié : « Ennemi d’Allah et de l’islam ! Ennemi d’Allah et de son Livre ! Tu as volé l’argent d’Allah lorsque je t’ai employé à Bahrein, alors que tu n’avais point de chaussures et que ta mère ne t’a déféqué que pour garder les ânes ! » (7)
Le calife l’avait même fouetté à sang avec un nerf de bœuf, lui interdisant de colporter le moindre hadith : « Que tu renonces à ta relation de hadiths ou je t’exile sur la terre des singes, ou celle des Douss ! » (8) Abou Houreira confirmera ultérieurement la chose : « Je ne pouvais prononcer [la formule] l’envoyé d’Allah a dit sans que Omar m’empoigne. » Puis encore : « Si j’avais relaté des hadiths au temps d’Omar comme je le fais avec vous [aujourd’hui], il m’aurait battu avec son bâton ». (9)

Abou Houreira avait également rencontré Kaab al-Ahbàr, juif converti à l’islam à l’époque d’Omar [et autre relateur de hadiths]. Leurs informations furent si mêlées que les hadiths rapportés, tant par l’un que par l’autre, avaient fini par semer le trouble [dans les esprits], ce à quoi Ibn Saad fait ainsi allusion : « Nous nous asseyions à côté d’Abou Houreira quand il [nous] parlait de l’envoyé d’Allah, et de Kaab. Plus tard, après son départ, certains parmi nous retransmettaient les hadiths de l’envoyé d’Allah d’après Kaab et ceux de Kaab d’après l’envoyé d’Allah ! » (10)

Je me contente de ce que ces textes nous apprennent sur Abou Houreira et m’interroge :
Ces informations ne sont-elles pas parvenues à Boukhari avant qu’elles nous parviennent ? Et comment se fait-il qu’il ait authentifié, dans son Sahih, autant de hadiths d’après Abou Houreira ? (11)


Notes :
(1) 'Abû Hurayra, selon le système de transcription généralement admis. l'adjectif ad-Doussi le rattache à sa tribu des Douss.
(2) Razouan, soit super razzieur !
(3) Littéralement : un pas pour mettre mon pied.
(4) Ibn Saad, Tabaqàt, IV,2,53.
(5) Moustafa ar-Ràfii, Histoire des littérateurs arabes. Ali, cousin germain et gendre du prophète, disait de lui « Le plus menteur des hommes est Abou Houreira ad-Doussi. » (Charh an-nahj)
(6) Tarikh al-Dhahabi al-kabir,
(7) Ibn Abdrabbah, Al-Ikd al-farid, I,53.
(8) Ibn Kathir, Al-Bidàya oua’l nihàya, VIII,206 ; et aussi Adhouà ala’s-souna (Lueurs sur la souna), p. 54.
(9) Adhouà ala’s-souna, p. 59.
(10) Siyar Aalàm an-noubalà, II,436. Pour en savoir davantage, se reporter aux commentaires d’Ibn Kathir sur Boukhari in Fath al bàri.
(11) D’après une note de l'auteur, p. 12, on dénombre 5 374 hadiths relatés par Abou Houreira !
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Pour mémoire, les notes en gras sont celles de l'auteur et les notes en maigre du traducteur.

2. Dame Aïcha, mère des croyants (1)

Aïcha est née l’An quatre de la mission [prophétique]. Son père est Abou-Bekr as-Seddiq et sa mère Om Roumàn, fille de Amer ben Ouaïmer. Le prophète l’a épousée après la bataille de Badr [en 624] et a consommé [le mariage] alors qu’elle avait neuf ou dix ans. Veuve à dix-huit ans, elle est morte en 58 ou 59 de l’hégire.

Sa vie est emplie de conflits. Boukhari rapporte dans son Sahih que les femmes du prophète s’étaient constituées en deux partis, le premier réunissant Aïcha, Hafsa [la fille d’Omar] et Saouda ; le second Om Salama ainsi que les autres épouses de Mahomet.
Aïcha a d’elle-même parlé de sa jalousie de Khadija - la première femme du prophète – ainsi que de Om Salama et de Zaïnab bint Jahch [autres épouses de Mahomet]. C’est d’ailleurs à propos de cette dernière qu’elle a déclaré au messager d’Allah : « Je ne vois en ton dieu que promptitude à satisfaire tes penchants ! »
Aïcha a également conté l’histoire des maghafir (1), dont il sera question plus loin.
Ibn Abbas (2) rapporte qu’il tient d’Omar que le deux femmes visées par le verset 66:4 sont Aïcha et Hafsa : « Si [toutes les deux] vous repentez à Allah, c'est que votre cœur aura fléchi. Mais si [toutes les deux] vous liguez contre lui [le Prophète], alors Allah sera son soutien, ainsi que Gabriel et les croyants vertueux, et les anges en sus. » (3)

Après la mort du prophète, Aïcha se heurta à plusieurs reprises au calife Othmàn ibn Affàn, avec lequel elle entra en conflit. Les sources islamiques relatent que Othmàn s’était exclamé au sujet d’un groupe de visiteurs arrivés de Koufa, qui avaient loué chez Aïcha : « Ces hérétiques d’Iraq et leur dépravation n’ont trouvé d’abri que chez Aïcha ? »
Ces propos ayant rapportés, elle brandit une chaussure de l’envoyé d’Allah et déclama : « La souna de l’envoyé d’Allah a abandonné celui qui a possédé cette chaussure ! » (4) Le bruit s’étant répandu dans la ville, des gens accoururent à la mosquée, les uns approuvant en disant : « C’est bien dit ! », les autres protestant : « De quoi les femmes se mêlent-elles ? » La situation avait dégénéré en bataille à coups de savate. (5)

Aïcha fut également la première à désigner Othmàn par Naàthal, du nom d’un juif de Médine qui ressemblait au calife. C’est elle aussi qui a dit sans équivoque : « Tuez Naàthal parce qu’il a renié Dieu ! » (6)
Après que Othmàn fut assassiné [en 652] et qu’on lui brisa les côtes, personne n’avait suivi son convoi funèbre en dehors de Marouàn ibn al-Hakam (7) et trois de ses esclaves, ainsi que la fille [du défunt]. Lui qui fut promis au paradis !
Par la suite, Aïcha exigea pour lui le prix du sang en proclamant qu’il a été tué injustement, ce qui fit dire au poète Ibn Kilàb :

C’est toi qui as commencé et c’est de toi qu’est venu le mal,
Comme de toi sont venus les vents et l’averse.
C’est [bien] toi qui ordonné la mort de l’imam
En nous disant qu’il a renié Dieu. (8)

A la suite de quoi, Aïcha se battit à mort contre le calife Ali. La bataille du Chameau [en 656] est trop connue [pour qu’on y revienne ici] et peut-être que la meilleure description qui nous en a été faite est celle qui est consignée dans Al Iqd al-Farid, (9) surtout [lorsque] Om Aoufa al-Abidiyyà entra chez Aïcha [et qu’elles eurent ce dialogue] :
OAA : Ồ, mère des croyants, que dirais-tu d’une femme qui aurait tué son fils en bas âge ?
A : Elle n’échappera pas aux feux [de l’enfer].
OAA : Et que dirais-tu d’une femme qui aurait tué d’un seul coup vingt mille de ses enfants adultes ?
A : Empoignez l’ennemie d’Allah !

En proie aux remords, dame Aïcha dit [à la fin de sa vie] : « A ma mort, je voudrais qu’on m’oubliât à jamais. » On a également rapporté que, agonisante, elle eut une crise d’angoisse. On lui dit : « Tu t’angoisses, toi, mère des croyants et fille d’Abou-Bekr ? » Ce à quoi elle répondit : « La bataille du Chameau me reste en travers de la gorge. Si seulement j’avais pu mourir avant. » Et c’est ainsi qu’elle exprima la volonté de ne pas être enterrée à avec le prophète, déclarant : « J’ai causé du tort à l’envoyé d’Allah, enterrez-moi avec les femmes du prophète. » (10)

C’est par ces mots que je conclus mon exposé sur dame Aïcha, le cœur serré et la larme à l’œil, car ces mots expriment sa conscience. Ils expriment aussi le regret, le repentir et une quête d’absolution qu’Allah – qu’il soit glorifié – ne peut qu’agréer des êtres humains, sans qu’ils soient qualifiés de justes ou de dignes de confiance.


Notes

(1) Certaines informations produites ici recoupent celles qui ont déjà été présentées dans le fil Aïcha, mère des croyants.
(2) Il s’agit de notre troisième et dernier relateur de hadiths, dont il sera question dans le poste suivant.
(3) Voyez Boukhari, Sahih, chapitre Tafsir
(4) On pourrait en traduire le sens comme ceci : Si je suis une catin, c’est que cette chaussure a appartenu à un proxénète !
(5) Al-Aghani, IV,180 ; Massoudi, Les prairies d’or, I,435. Il est à noter que cette bataille à coups de savate a éclaté entre les compagnons du prophète.
(6) Tabari, Histoire, IV,477.
(7) Gendre du calife assassiné, il avait largement profité de ses bienfaits.
(8) Al-imàma oua’s siyàssa (= L’imamat et la politique), I,66.
On peut lire aussi, dans le premier acrostiche : … et c’est toi qui a agressé (NdT).
Après l’assassinat de Othmàn, Aïcha fut dépitée de voir Ali, son ennemi de toujours, accéder au califat. C’est la raison de son revirement et de son engagement aux côtés des omeyyades (NdT).
(9) Opus cité dans le poste ci-dessus. Dû à Ibn Abd Rabbah, Al-Iqd al-farid est un recueil de chroniques.
(10) Ibn Saad, Tabaqat.
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Le crime de Boukari

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(Pour mémoire, les notes en gras sont celles de l'auteur et les notes en maigre du traducteur.)


3. Abdallah ibn Abbas, Encre de l’oumma

Abdallah ibn Abbas est né un ou deux ans avant l’hégire. A la mort du prophète, c’est un garçonnet dont l’âge ne dépasse pas les onze printemps. Il n’en a pas moins relaté mille six cents hadiths (1), classés authentiques par Boukhari et Muslim dans leur Sahih.
Bien qu’on dise qu’il ait fréquenté le prophète durant cette période [de son enfance], il n’y a rien [dans les sources] qui puisse l’établir si ce n’est qu’on trouve qu’il avait préparé, une fois, de l’eau pour les ablutions du prophète et [une autre] qu’il s’était placé derrière lui lors de la prière, au premier rang, parmi d’autres musulmans. (2)

Peut-être devrait-il d’abord être considéré par le différend qui l’a opposé à son cousin germain, le calife Ali. Tabari, qui en a indiqué la cause, a [détaillé] les raisons de ce conflit surgi entre eux. (3)

L’affaire commence par une lettre que le chef du Trésor de Bassora, Abou’l Assouad ad-Douali, adressa au calife Ali, et dans laquelle on lit : « Ton agent et fils de ton oncle a indûment mangé ce qui est sous sa main. »
Le calife réagit sur le champ par un courrier qu’il envoie à Ibn Abbas, dans lequel il demande des explications en exigeant que les comptes soient arrêtés. On lit dans la réponse apportée à ce courrier : « Ensuite, ce qu’on t’a dit est faux. Quant à ce qui est sous ma main, les comptes sont arrêtés et je préserve [les fonds]. Ne crois pas les soupçonneux. Que Dieu t’ait dans sa miséricorde et salam. »
Le calife réitère sa demande dans un nouveau courrier en le sommant, cette fois, d’établir un état des recettes et des dépenses du produit de la capitation [prélevée sur les gens du Livre]. La réponse est ainsi : « Par Allah ! Parce que Dieu a jeté dans les entrailles de la terre des joyaux (4) et de l’argent, et que l’on en remonte, j’en veux pour moi [aussi]. J’ai répandu le sang de l’oumma afin d’arriver au pouvoir et à l’émirat. Tu peux [à présent] envoyer qui tu veux comme agent [pour me remplacer]. »

On apprend ensuite que Ibn Abbas a mis la main sur le Trésor et qu’il s’est emparé de six millions de dirhams, environ. Il s’est fait aider par ses oncles maternels des Bani Hillel, qui l’avaient protégé lors d’une querelle qu’il eut avec les gens de Bassora, jusqu’à ce qu’il se mette à l’abri à la Mecque, sa ville natale, où il a acheté trois esclaves accoucheuses de houris (5) pour trois mille dinars.

Le calife Ali lui a alors récrit une lettre, dont voici un extrait :
« L’occasion de fuir t’a fait galoper, mais tu t’es trompé de bond. Tu as profité de la situation pour t’emparer de tout ce que tu as pu de leur argent, tel le loup éternel qui ne s’empare que de la chèvre blessée, chétive et clopinante. Tu es parti avec les fonds le cœur léger et sans remords, emportant avec toi l’argent d’autrui au Hejaz, comme si tu n’étais le père de personne. Avec ce que tu détiens, tu montres quel héritage est celui de ton père et de ta mère. Gloire à Dieu ! Ne crois-tu pas à l’Heure ? Ne crains-tu pas qu’il te soit demandé des comptes ? Ignores-tu que ce dont tu te nourris est péché ? (6) Ne trouves-tu pas abominable de te payer des esclaves de prix et de coïter les femmes avec l’argent des orphelins, des veuves et des combattants [dans le sentier d’Allah] éloignés de leur contrée ? Crains Dieu et rends à ces gens leur argent. Par Allah, si tu ne le fais pas, je donnerai raison à Dieu et te ferai payer [tes malversations], réprimant l’injustice et rendant leurs droits aux victimes. Salam. »

Réponse péremptoire de Ibn Abbas :
« Si tu ne me laisses pas tranquille avec ces fables, je porterai cet argent à Mouàouia (7) pour qu’il te combatte à mort. »

Sur ces paroles, je conclus ce paragraphe en me demandant comment pourrions-nous dire que Ibn Abbas est l’Encre de l’oumma, l’Educateur de l’oumma mahométane (8), le Puits de sa science exubérante (9) et le Drogman de son coran ?


Notes

(1) Ibn al-Jaouzi
(2) Boukhari, Sahih, chapitre Prière.
(3) Tabari, Histoire, III. Voyez aussi Ibn al-Athir, Al-Kàmel fi t-Tarikh, III,194.
(4) Je ne suis pas sûr d’avoir bien compris la signification du mot ‘iqyàniha. Mira, Ishtar, Ikm, Brahim et Madman, si vous n’êtes pas loin, merci de m’aider pour que je corrige, s’il y a lieu. C’est dans le paragraphe au bas de la page 7.
(5) Accoucheuses de houris, c’est-à-dire belles comme des houris et donc ne pouvant accoucher que de houris. Mais on peut lire aussi : trois houris métisses.
(6) Littéralement : ce que tu manges est péché, métaphore exprimant les malversations, les prévarications, les abus inqualifiables, etc.
(7) Mouàouiya ibn abi-Sofiàn, alors en guerre avec le calife Ali. Fondateur de l’empire omeyyade, il prendra lui-même le titre de calife en 661.
(8) On peut lire aussi : la Crème de l’oumma mahométane
(9) Littéralement : mer de sa science.
Dernière modification par Balzac92 le mer. 23 août 2006 03:29, modifié 1 fois.
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Message non lu par Balzac92 »

Zacharie Ozone, Le crime de Boukhari : sauvetage de la religion de l’imam des relateurs de hatiths. s.d., 85 p.

//www.ladeeni.net/pn/Downloads-index-req- ... id-39.html
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Re : Le crime de Boukhari

Message non lu par Victorien »

Je suis étonné que ce fil soit resté sans écho.
- Aïcha, une intrigante dont les manigances ont semé la mort et la désolation.
- Abou Houreira (Hourayra ?), un affabulateur doublé d'un escroc.
- Ibn Abbas, un prévaricateur et un félon.
Un sacré trio. Et dire que la souna s'est construite sur les propos que de tels personnages ont rapportés !
Dieux ! Qu'il est laid cet islam qui sacralise de tels individus !

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Re : Le crime de Boukhari

Message non lu par yacoub »

Mais et c'est ça qui étonne ils ne sont jamais critiqués.

Plus un homme est cruel, tyrannique, despotique, plus il est admiré.

Boumédiene, la crapule stalienne, est encore admiré en Algérie.

Hassan II au harem de 300 esclaves, le tueur de Ben Barka a son fan club.

Saddam, Saddate, Kaddafi, Amine Dada, la cohorte des petits Hitler arabes est grande.

Comme Mahomet est leur modèle, les musulmans n'apprécient et n'admirent que des tueurs-nés.
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Re : Le crime de Boukhari

Message non lu par Victorien »

Bonsoir Yacoub,

Dans un article dont j'ai lu la traduction dans ce site, Wafa Sultan explique pourquoi les muzz en position de pouvoir deviennent prévaricateurs. L'exemple vient de haut, comme elle l'a démontré. Il trouve son origine dans les moeurs bédouines du Beau modèle, qui ont progressé avec l'islam. Avec Abou Hourayra et Ibn Abbas, nous avons là deux exemples éloquents.
Pourquoi voulez-vous qu'on les critique ? N'avaient-ils pas agi selon la souna du prophète ? C'est désespérant.

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Re : Le crime de Boukhari

Message non lu par apollon »

b soir
c est une etude que j ai lu (biensur en arabe) il y a pas mal de temps.je la trouve "timide" mais interessante.merci pour la traduction que j essayerais de lire.
je en discuterais du livre et de boukhari dans un autre post.
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Message non lu par apollon »

b jour
zacharia ozon fait parti du nouveau courant des "coraniques" qui essaient de lire l islam differement ,en niant la sunnah (et surtout al ahadiths )tout en lui donnant une belle image(a l islam)tolerante , surtout avec la monte des courants salafites integristes hanbalites.
meme si je trouve perso que les procedes des "hanifyines" restent utopiques, vu les contradictions existantes pas seulement dans la sunnah mais dans le coran lui meme,je crois que l etude du phenomene boukhari est tres interessante.
est ce que al boukhari etait insolant envers le prophete?a partir de cette question prend naissance la problematique des sources de la biographie du prophete mohamed ibn abdallah.si on prend en compte l heritage religieux des rapporteurs de hadiths,le resultat serait catastrophique et donnera une image defiguree du prophete (d ailleurs reprise par les caricatures danoises)
suremment tout le monde connait la biographie de boukhari,et tout le monde reconnait l effort employe par lui pour collecter, pendant une dizaine d annees des receuils ,(d ailleurs trouves eparpilles dans sa maison).et on connait aussi les circonstances historiques dont lesquelles al boukhari a collecte ses hadiths..des guerres sanguinaires entre les chiites, et les omayades,le debut de la chute de l etat de ces derniers.. d ou l apparition des interets sectaires de chacun dans le choix pas seulement des hadiths mais aussi des rapporteurs,la "methodologie" douteuse des oulamas de al jarh wa taadil..

alors pourquoi al boukhari nous a rapporte pas seulement bcp de hadiths insenses,mais aussi des hadiths qui portent atteinte a l image de mohamed lui meme(par exemple les recits trop intimes racontes par aicha)?
etait il un probleme de issnad surtout qu un chercheur fouad sizkin avance que la science de al issnad n a pas ete ni "invente" ni devellope par al boukhari et que ce dernier s interessait plutot a al matan surtout que dans son "sahih" il y a plus de 1300 hadith sans sanad appelles al mo3alakat?

est ce que al boukhari faisait partie d un grand complot..juif pour les uns (le nombre des issra3iliat dans le patrimoine musulman),perse pour d autres surtout que al boukhari estb d origine perse (d ailleurs comme mosslim,tirmadi,nissa3i abu dawoud..).

ou bien est ce que al boukhari etait tout simplement innocent,du crime qu on voudrait lui coller?
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Message non lu par apollon »

salut tout le monde

j essayerais, dans ce topic ,de mettre les recits et hadiths les plus insenses et derisoires collectes par al boukhari.je me suis contente de citer seulement al boukhari puisque son sahih est considere par bcp de musulmans comme la source la plus authentique apres le coran.les hadiths que je posterais seront en arabe,et j espere qu une personne comme victorien ou satan auront le temps de chercher la traduction de chaque hadith(ou de les traduire eux memes)



صحيح البخاري .. كتاب الأذان .. باب إثم من رفع رأسه قبل الإمام

حدثنا ‏ ‏حجاج بن منهال ‏ ‏قال حدثنا ‏ ‏شعبة ‏ ‏عن ‏ ‏محمد بن زياد ‏ ‏سمعت ‏ ‏أبا هريرة ‏‏عن النبي ‏ ‏صلى الله عليه وسلم ‏ ‏قال ‏ ‏أما يخشى أحدكم أو لا يخشى أحدكم إذا رفع رأسه قبل الإمام أن يجعل الله رأسه رأس حمار أو يجعل الله صورته صورة حمار

صحيح البخاري .. كتاب الطب .. باب الحبة السوداء

حدثنا ‏ ‏عبد الله بن أبي شيبة ‏ ‏حدثنا ‏ ‏عبيد الله ‏ ‏حدثنا ‏ ‏إسرائيل ‏ ‏عن ‏ ‏منصور ‏ ‏عن ‏ ‏خالد بن سعد ‏ ‏قال ‏ ‏خرجنا ومعنا ‏ ‏غالب بن أبجر ‏ ‏فمرض في الطريق فقدمنا ‏ ‏المدينة ‏ ‏وهو مريض فعاده ‏ ‏ابن أبي عتيق ‏ ‏فقال ‏‏لنا عليكم بهذه الحبيبة السوداء فخذوا منها خمسا أو سبعا فاسحقوها ثم اقطروها في أنفه بقطرات زيت في هذا الجانب وفي هذا الجانب فإن ‏ ‏عائشة ‏ ‏حدثتني ‏‏أنها سمعت النبي ‏ ‏صلى الله عليه وسلم ‏ ‏يقول ‏ ‏إن هذه الحبة السوداء شفاء من كل داء إلا من السام قلت وما السام قال الموت


صحيح البخاري .. كتاب الحيض .. باب جواز الإغتسال عريانا في الخلوة

حدثنا ‏ ‏محمد بن رافع ‏ ‏حدثنا ‏ ‏عبد الرزاق ‏ ‏حدثنا ‏ ‏معمر ‏ ‏عن ‏ ‏همام بن منبه ‏ ‏قال هذا ما حدثنا ‏ ‏أبو هريرة ‏ ‏عن ‏ ‏محمد رسول الله ‏ ‏صلى الله عليه وسلم ‏ ‏فذكر أحاديث منها ‏‏وقال رسول الله ‏ ‏صلى الله عليه وسلم ‏ ‏كانت ‏ ‏بنو إسرائيل ‏ ‏يغتسلون عراة ينظر بعضهم إلى سوأة بعض وكان ‏ ‏موسى ‏ ‏عليه السلام ‏ ‏يغتسل وحده فقالوا والله ما يمنع ‏ ‏موسى ‏ ‏أن يغتسل معنا إلا أنه آدر قال فذهب مرة يغتسل فوضع ثوبه على حجر ففر الحجر بثوبه قال ‏ ‏فجمح ‏ ‏موسى ‏ ‏بإثره يقول ثوبي حجر ثوبي حجر حتى نظرت ‏ ‏بنو إسرائيل ‏ ‏إلى سوأة ‏ ‏موسى ‏ ‏قالوا والله ما ‏ ‏بموسى ‏ ‏من بأس فقام الحجر حتى نظر إليه قال فأخذ ثوبه فطفق بالحجر ضربا قال ‏ ‏أبو هريرة ‏ ‏والله إنه بالحجر ندب ستة أو سبعة ضرب ‏ ‏موسى ‏ ‏بالحجر


صحيح البخاري كتاب الجهاد و السير

حَدَّثَنَا عَبْدُاللَّهِ بْنُ يُوسُفَ عَنْ مَالِكٍ عَنْ إِسْحَاقَ بْنِ عَبْدِاللَّهِ بْنِ أَبِي طَلْحَةَ عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ رَضِي اللَّهم عَنْهم أَنَّهُ سَمِعَهُ يَقُولُ كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهم عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَدْخُلُ عَلَى أُمِّ حَرَامٍ بِنْتِ مِلْحَانَ فَتُطْعِمُهُ وَكَانَتْ أُمُّ حَرَامٍ تَحْتَ عُبَادَةَ بْنِ الصَّامِتِ فَدَخَلَ عَلَيْهَا رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهم عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَأَطْعَمَتْهُ وَجَعَلَتْ تَفْلِي رَأْسَهُ فَنَامَ رَسُولُ اللَّهِ



صحيح البخاري كتاب الجهاد و السير باب ما جاء في ازواج الرسول

عبدالله بن عمر بن الخطاب قال:
( قام النبي صلى الله عليه وسلم خطيبا فأشار نحو مسكن عائشة فقال : ( ها هنا الفتنة ها هنا
الفتنة ها هنا الفتنة - ثلاثا - من حيث يطلع قرن الشيطان )


صحيح البخاري - كتاب اللباس من لم يدخل بيتا فيه صورة

‏حدثنا ‏ ‏عبد الله بن مسلمة ‏ ‏عن ‏ ‏مالك ‏ ‏عن ‏ ‏نافع ‏ ‏عن ‏ ‏القاسم بن محمد ‏ ‏عن ‏ ‏عائشة ‏ ‏رضي الله عنها ‏ ‏زوج النبي ‏ ‏صلى الله عليه وسلم ‏ ‏أنها أخبرته ‏
‏أنها اشترت ‏ ‏نمرقة ‏ ‏فيها تصاوير فلما رآها رسول الله ‏ ‏صلى الله عليه وسلم ‏ ‏قام على الباب فلم يدخل فعرفت في وجهه الكراهية قالت يا رسول الله أتوب إلى الله وإلى رسوله ماذا أذنبت قال ‏ ‏ما بال هذه ‏ ‏النمرقة ‏ ‏فقالت اشتريتها لتقعد عليها وتوسدها فقال رسول الله ‏ ‏صلى الله عليه وسلم ‏ ‏إن أصحاب هذه الصور يعذبون يوم القيامة ويقال لهم أحيوا ما خلقتم وقال إن البيت الذي فيه الصور لا تدخله الملائكة


صحيح البخاري .. كتاب الشروط .. ‏الشروط في الجهاد والمصالحة مع أهل الحرب وكتابة الشروط‏


ثم إن ‏ ‏عروة ‏ ‏جعل يرمق ‏ ‏أصحاب النبي ‏ ‏صلى الله عليه وسلم ‏ ‏بعينيه قال فوالله ما تنخم رسول الله ‏ ‏صلى الله.عليه وسلم ‏ ‏نخامة إلا وقعت في كف رجل منهم فدلك بها وجهه وجلده وإذا أمرهم ابتدروا أمره وإذا توضأ كادوا يقتتلون على وضوئه وإذا تكلم خفضوا أصواتهم عنده...


A SUIVRE....
Victorien
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Message non lu par Victorien »

Bonjour Apollon,

C'est entendu, j'en traduirai quelques-uns, mais laissez-moi un peu de temps.

Victorien
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Message non lu par apollon »

Victorien a écrit :Bonjour Apollon,

C'est entendu, j'en traduirai quelques-uns, mais laissez-moi un peu de temps.

Victorien
b soir victorien

oui biensur prenez tout votre temps..et merci encore.
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