L'article date de 1999, mais je reste persuadée qu'il est encore d'actualité.
A voir l'interrogation de certains et surtout certaines.
C'est un peu ce qui est arrivé à une de mes ancienne collègue et amie.
Jamais ses parents n'auraient toléré un mariage avec un mécréant.
Elle a du fréquenter un français, mais je reste persuadée, la connaissant, qu'elle est restée vierge jusqu'au mariage.
Elle s'est mariée à plus de 35 ans, dans le but d'avoir un enfant.
Avec le beau frère de sa soeur, venu du Maroc pour cela.
Mariage heureux ?je ne sais pas, une seule fille est née.
D'après ses collègues actuelles, elle ne se plaint pas, trop fière pour cela.
Son mari est gentil, sans plus, mais ne l'aide pas beaucoup.
Elle ne souhaite pas avoir d'autres enfants.
Elle avait un bon métier, travail stable et un appartement à elle.
Tout bonus pour son mari.
L'article est assez long, à lire.intéressant.
http://terrain.revues.org/2710
Un désert matrimonial
Le célibat des jeunes femmes d’origine maghrébine en France
Hervé Flanquart
Les jeunes femmes d'origine maghrébine vivant en France restent plus souvent et plus longtemps célibataires que les autres Françaises ; cet article se propose d'expliquer les raisons de ce phénomène. L'union endogamique – qu'elle soit le fruit des normes religieuses, de la pression des voisins ou du souci de préserver la communauté de la disparition – reste une contrainte forte pour les filles. Ce qui entraîne un rétrécissement de l'éventail des choix possibles. Par ailleurs, le mariage arrangé, qui constituait la norme pour la génération des parents, est en voie de disparition dans la communauté d'origine maghrébine installée en France. Le célibat important des filles est principalement le résultat de ces deux causes conjuguées. Pour les filles les plus instruites – celles qui ont constitué l'objet de l’enquête –, on peut ajouter deux explications complémentaires : la moindre nécessité de se marier et la peur importante d'être en décalage avec un mari qui a toutes les chances d'avoir été éduqué en enfant-roi, et d'éprouver, de ce fait, des difficultés à être pleinement autonome et responsable.
"La liberté, c'est la liberté de dire que 2 et 2 font 4. Lorsque cela est accordé, le reste suit." George Orwell, 1984
DOM JUAN: Je crois que deux et deux sont quatre, Sganarelle, et que quatre et quatre sont huit.
TARTUFFE :Couvrez ce sein que je ne saurais voir:
Par de pareils objets les âmes sont blessées,
Et cela fait venir de coupables pensées.
DORINE:Vous êtes donc bien tendre à la tentation,
Et la chair sur vos sens fait grande impression!
Certes je ne sais pas quelle chaleur vous monte:
Mais à convoiter, moi, je ne suis pas si prompte,
Et je vous verrais nu du haut jusques en bas
Toujours Molière ! :