Pleure oh pays bien aimé !
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Re: Pleure oh pays bien aimé !
http://lepetitrapporteurdunet.unblog.fr ... la-russie/
Un vaste complot se dessine contre l’Algérie, avertit Sergueï Lavrov, ministre des Affaires étrangères de la Russie.
Etant des alliés traditionnels, M.Lavrov a notamment réitéré le soutien de son pays à l’Algérie. Le chef de la diplomatie russe a dévoilé, lors de son passage en Tunisie, que l’Algérie est devenue la cible des instigateurs et autres fomenteurs qui insistent pour y écrire le dernier épisode d’un supposé printemps arabe. Aussi, a-t-il mis en garde les autorités algériennes contre lesinstigateurs de ce qu’on appelle «printemps arabe».
Le ministre russe des AE incrimine directement ceux qui ont été à l’origine des bouleversements provoqués délibérément en Tunisie, en Libye et au Mali, d’où parvient la plus grande menace contre l’Algérie. Il estime que les conspirateurs du nouvel ordre mondial établissent leurs plans à base d’une politique d’influence en misant sur les minorités populaires et les réseaux terroristes.
Cependant, cette menace soulignée par Moscou n’est pas nouvelle pour les services de renseignements algériens, pas une menace qu’ignorent les services de renseignements algériens. Soumis à une très forte pression depuis le début de la guerre civile en Libye, les forces de sécurité algériennes ont misé sur leur expérience acquise sur le terrain de la lutte antiterroriste. En un temps relativement court, des milliers d’informations et de témoignages de première main ont été analysés et recoupés par les services du DRS engagés dans une course contre la montre contre tous genres de menaces, notamment des groupuscules criminels nés à l’ombre d’une crise libyenne qui aura servi de catalyseur au mouvement jihadiste. Un mouvement relativisé et parfois banalisé par l’ensemble des parties entrées en guerre contre le régime d’El Gueddafi, dont la France, la Grande-Bretagne et les USA.
Dans leur banque de renseignements les services de sécurité ont réussi à identifier des réseaux nouvellement constitués composés de Marocains et de Libyens.
L’arrestation de plusieurs agents du Mossad en Algérie en est la preuve tangible. Ne jugeant pas nécessaire de dévoiler le véritable scénario programmé contre l’Algérie, des sources très au fait du contexte confient que l’Algérie constitue «un terreau fertile» pour les grands appétits occidentaux. Le rapport du département d’Etat américain sur les droits de l’homme qui épingle paradoxalement l’Algérie et l’analyse du Combating Terrorism Center (CTC) de l’Académie militaire de West Point qui a mis sous la loupe tout ce qui se passe dans le sud de l’Algérie, prétextant que cette région névralgique de l’économie du pays, serait l’épicentre d’un éclatement populaire à cause de la marginalisation des minorités, ne peuvent être considérés que comme une introduction aux véritables visées des Occidentaux.
Une perception initiatrice de ce qui se prépare. «L’Algérie est-elle dans le collimateur des USA?» s’interrogeait L’Expression dans l’une de ses précédentes éditions! La réponse a été révélée dans les colonnes du Los Angeles Times. Le journal rapporte que «des troupes de forces spéciales américaines se sont installées en Tunisie». Cette présence dont nous avons fait foi, mais démentie par les autorités tunisiennes est justifiée, souligne le même organe de presse par le fait «d’entretenir les forces militaires tunisiennes en matière de lutte contre le terrorisme».
Les marines dont le nombre serait d’une cinquantaine ont pris position au sud de la Tunisie à un vol d’oiseau des frontières algériennes depuis le mois de janvier 2014. «Un avion de type hélicoptère s’y est installé aussi», précise encore le Los Angeles Times. Ce n’est que l’aspect visible de l’iceberg et de l’énorme stratégie de guerre annoncée contre l’Algérie.
En effet, depuis la fin de l’année précédente, des informations vérifiées font état d’une forte présence d’agents des services de renseignement américains et d’agents de l’Africom dans le Sud tunisien. Jalouse de sa souveraineté, l’Algérie avait agi en un temps record pour libérer plus de 600 otages tout en sécurisant le périmètre. L’Unité spéciale appelée à mener l’opération avait impressionné le monde entier par son professionnalisme! Même si les USA prétextent leur mobilisation en Afrique pour une coordination de lutte contre le terrorisme et pour préserver leurs intérêts, il est tout de même difficile de ne pas croire que les USA n’ont pas un intérêt pour une partie de l’Algérie dont les réserves de gaz de schiste, de gaz conventionnel et d’autres minéraux comme l’uranium.
Des clans complaisants sont déjà sur le terrain pour la mise en marche de la locomotive de déstabilisation.
http://www.chaos-controle.com le 24 Mai 2015
Un vaste complot se dessine contre l’Algérie, avertit Sergueï Lavrov, ministre des Affaires étrangères de la Russie.
Etant des alliés traditionnels, M.Lavrov a notamment réitéré le soutien de son pays à l’Algérie. Le chef de la diplomatie russe a dévoilé, lors de son passage en Tunisie, que l’Algérie est devenue la cible des instigateurs et autres fomenteurs qui insistent pour y écrire le dernier épisode d’un supposé printemps arabe. Aussi, a-t-il mis en garde les autorités algériennes contre lesinstigateurs de ce qu’on appelle «printemps arabe».
Le ministre russe des AE incrimine directement ceux qui ont été à l’origine des bouleversements provoqués délibérément en Tunisie, en Libye et au Mali, d’où parvient la plus grande menace contre l’Algérie. Il estime que les conspirateurs du nouvel ordre mondial établissent leurs plans à base d’une politique d’influence en misant sur les minorités populaires et les réseaux terroristes.
Cependant, cette menace soulignée par Moscou n’est pas nouvelle pour les services de renseignements algériens, pas une menace qu’ignorent les services de renseignements algériens. Soumis à une très forte pression depuis le début de la guerre civile en Libye, les forces de sécurité algériennes ont misé sur leur expérience acquise sur le terrain de la lutte antiterroriste. En un temps relativement court, des milliers d’informations et de témoignages de première main ont été analysés et recoupés par les services du DRS engagés dans une course contre la montre contre tous genres de menaces, notamment des groupuscules criminels nés à l’ombre d’une crise libyenne qui aura servi de catalyseur au mouvement jihadiste. Un mouvement relativisé et parfois banalisé par l’ensemble des parties entrées en guerre contre le régime d’El Gueddafi, dont la France, la Grande-Bretagne et les USA.
Dans leur banque de renseignements les services de sécurité ont réussi à identifier des réseaux nouvellement constitués composés de Marocains et de Libyens.
L’arrestation de plusieurs agents du Mossad en Algérie en est la preuve tangible. Ne jugeant pas nécessaire de dévoiler le véritable scénario programmé contre l’Algérie, des sources très au fait du contexte confient que l’Algérie constitue «un terreau fertile» pour les grands appétits occidentaux. Le rapport du département d’Etat américain sur les droits de l’homme qui épingle paradoxalement l’Algérie et l’analyse du Combating Terrorism Center (CTC) de l’Académie militaire de West Point qui a mis sous la loupe tout ce qui se passe dans le sud de l’Algérie, prétextant que cette région névralgique de l’économie du pays, serait l’épicentre d’un éclatement populaire à cause de la marginalisation des minorités, ne peuvent être considérés que comme une introduction aux véritables visées des Occidentaux.
Une perception initiatrice de ce qui se prépare. «L’Algérie est-elle dans le collimateur des USA?» s’interrogeait L’Expression dans l’une de ses précédentes éditions! La réponse a été révélée dans les colonnes du Los Angeles Times. Le journal rapporte que «des troupes de forces spéciales américaines se sont installées en Tunisie». Cette présence dont nous avons fait foi, mais démentie par les autorités tunisiennes est justifiée, souligne le même organe de presse par le fait «d’entretenir les forces militaires tunisiennes en matière de lutte contre le terrorisme».
Les marines dont le nombre serait d’une cinquantaine ont pris position au sud de la Tunisie à un vol d’oiseau des frontières algériennes depuis le mois de janvier 2014. «Un avion de type hélicoptère s’y est installé aussi», précise encore le Los Angeles Times. Ce n’est que l’aspect visible de l’iceberg et de l’énorme stratégie de guerre annoncée contre l’Algérie.
En effet, depuis la fin de l’année précédente, des informations vérifiées font état d’une forte présence d’agents des services de renseignement américains et d’agents de l’Africom dans le Sud tunisien. Jalouse de sa souveraineté, l’Algérie avait agi en un temps record pour libérer plus de 600 otages tout en sécurisant le périmètre. L’Unité spéciale appelée à mener l’opération avait impressionné le monde entier par son professionnalisme! Même si les USA prétextent leur mobilisation en Afrique pour une coordination de lutte contre le terrorisme et pour préserver leurs intérêts, il est tout de même difficile de ne pas croire que les USA n’ont pas un intérêt pour une partie de l’Algérie dont les réserves de gaz de schiste, de gaz conventionnel et d’autres minéraux comme l’uranium.
Des clans complaisants sont déjà sur le terrain pour la mise en marche de la locomotive de déstabilisation.
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Re: Pleure oh pays bien aimé !
Les Goncourt évincent Boualem Sansal depuis Tunis
Les Goncourt évincent Boualem Sansal depuis Tunis
Les académiciens ont choisi les quatre derniers auteurs en piste. Le favori de la critique et du public, Boualem Sansal, est éliminé de la course.
De notre correspondant à Tunis, Benoît Delmas
Le favori de la critique et du public, Boualem Sansal, est éliminé de la course au Goncourt.
Dès septembre, il se murmurait dans le milieu éditorial que Boualem Sansal, l'auteur de 2084, ne pourrait pas obtenir le Graal de l'édition française : ce Goncourt qui dope les ventes. Certains académiciens jugeaient sa fable politico-religieuse féroce « islamophobe ». La sanction est tombée depuis le musée du Bardo, à Tunis, où deux djihadistes ont tué vingt et un touristes et un membre des forces de sécurité, le 18 mars 2015, dans une attaque sans précédent. Symbolique quand le roman de Sansal imagine une suite au 1984 d'Orwell, dans un pays gouverné par des manipulateurs de la religion.
Si l'Algérien prend la porte, malgré 100 000 exemplaires déjà vendus, le natif de Tunis Hédi Kaddour demeure en lice avec Les Prépondérants (Gallimard). Il sera opposé à Mathias Énard, Nathalie Azoulai et Tobie Nathan. Ce coup de tonnerre a de quoi surprendre : depuis sa sortie, le livre de Boualem Sansal a été sacré par la critique française. L'écrivain, menacé dans son propre pays, connaît également un important succès international. À la Foire de Franfort, le Festival de Cannes de l'édition, son livre s'est arraché.
D'ici une semaine, le lauréat du Goncourt sera annoncé. Boualem Sansal avait le profil, fort de ses ventes impressionnantes, et en cette année Charlie Hebdo. Auteur d'un essai, Gouverner au nom d'Allah, qui confrontait les islamistes à leur gestion du pouvoir, Boualem Sansal cumulait les avantages. Littérairement parlant, économiquement parlant, symboliquement parlant. Manqué !
Les Goncourt évincent Boualem Sansal depuis Tunis
Les académiciens ont choisi les quatre derniers auteurs en piste. Le favori de la critique et du public, Boualem Sansal, est éliminé de la course.
De notre correspondant à Tunis, Benoît Delmas
Le favori de la critique et du public, Boualem Sansal, est éliminé de la course au Goncourt.
Dès septembre, il se murmurait dans le milieu éditorial que Boualem Sansal, l'auteur de 2084, ne pourrait pas obtenir le Graal de l'édition française : ce Goncourt qui dope les ventes. Certains académiciens jugeaient sa fable politico-religieuse féroce « islamophobe ». La sanction est tombée depuis le musée du Bardo, à Tunis, où deux djihadistes ont tué vingt et un touristes et un membre des forces de sécurité, le 18 mars 2015, dans une attaque sans précédent. Symbolique quand le roman de Sansal imagine une suite au 1984 d'Orwell, dans un pays gouverné par des manipulateurs de la religion.
Si l'Algérien prend la porte, malgré 100 000 exemplaires déjà vendus, le natif de Tunis Hédi Kaddour demeure en lice avec Les Prépondérants (Gallimard). Il sera opposé à Mathias Énard, Nathalie Azoulai et Tobie Nathan. Ce coup de tonnerre a de quoi surprendre : depuis sa sortie, le livre de Boualem Sansal a été sacré par la critique française. L'écrivain, menacé dans son propre pays, connaît également un important succès international. À la Foire de Franfort, le Festival de Cannes de l'édition, son livre s'est arraché.
D'ici une semaine, le lauréat du Goncourt sera annoncé. Boualem Sansal avait le profil, fort de ses ventes impressionnantes, et en cette année Charlie Hebdo. Auteur d'un essai, Gouverner au nom d'Allah, qui confrontait les islamistes à leur gestion du pouvoir, Boualem Sansal cumulait les avantages. Littérairement parlant, économiquement parlant, symboliquement parlant. Manqué !

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Près de 60% des femmes algériennes estiment que le mari a le droit de frapper son épouse (RAPPORT)
Près de 60% des femmes algériennes estiment que le mari a le droit de frapper son épouse (RAPPORT)
HuffPost Algérie | Par Mehdi Alioui
59% des femmes algériennes, âgées entre 15 et 49 ans estiment qu'un mari a "le droit de frapper ou de battre" son épouse pour diverses causes, selon une enquête par grappes à indicateurs multiples (Multiple Indicator Cluster Survey - MICS), réalisée en Algérie en 2012-2013 par le Ministère de la Santé, en collaboration avec le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) et le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA).
Cette enquête, qui concernait 41.184 femmes éligibles, a pu récolter les réponses de 38.548 d'entre elles, résidentes au Nord (Centre, Est et Ouest), dans les Hauts Plateaux et au Sud du pays. Les enquêteurs expliquent leur démarche par leur volonté d'"avoir une indication des croyances culturelles qui tendent à être associées à la prévalence de la violence des maris contre leurs femmes", explique le même document.
Une plus grande justification du phénomène a été constatée dans la zone rurale (66%), par rapport à la zone urbaine (55%), révèle le rapport MICS 4. Les femmes actuellement mariées ou l'ayant été par le passé sont plus nombreuses à justifier cette pratique, en comparaison aux femmes célibataires (56%).
Autre nuance soulignée par le MICS 4, la justification du phénomène est beaucoup plus présente chez les femmes âgées de 45 à 49 ans (64%), et touche moins celles âgées de 15 à 19 ans (55%).
LIRE AUSSI: Pour Amnesty International, les Algériennes ne sont pas suffisamment protégées contre les violences
Cette enquête a rajouté que les femmes algériennes ayant un niveau supérieur et celles vivant des les ménages les plus riches ne justifient pas la violence du mari à l'égard de son épouse, à hauteur de 41% et 48% respectivement. Au contraire, selon ce même document, les femmes sans niveau d'instruction, ou vivant dans les ménages les plus pauvres, justifient cette violence à hauteur de 76% et 70% respectivement.
48% des femmes justifient la violence du mari à l'égard de son épouse dans le cas où cette dernière manque de respect aux parents de son époux. D'autres estiment que le comportement du mari est légitime quand son épouse affiche son autonomie (46%), argumente avec lui (26%) ou "néglige les enfants" (37%).
Le document révèle que 25.7% justifient même la violence à l'égard des épouses quand celles-ci ... brûlent la nourriture. 7.1% des femmes interrogées estiment aussi que le mari a le droit de frapper son épouse si elle refuse ... "de lui donner son salaire".
LIRE AUSSI: En Algérie, les femmes sont mieux payées et plus qualifiées que les hommes
Les Hauts Plateaux plus enclin à la polygamie
Abordant également le mariage précoce et la polygamie, le MICS 4 indique que le mariage moins de 15 ans concerne 1% du total des femmes en âge de procréation âgées de 15-49 et 1% du total des femmes âgées de 20-49 ans ans. "Ce qui explique que le mariage précoce augmente en avançant dans les tranches d'âges des femmes", a rajouté le rapport.
En Algérie, le mariage des moins de 15 ans concerne 1% du total des femmes en âge de procréation âgées de 15-49 ans et 1% du total des femmes âgées de 20-49 ans ce qui explique que le mariage précoce augmente en avançant dans les tranches d'âge des femmes.
En ce qui concerne la proportion des femmes mariées avant d'atteindre l'âge de 18 ans, elle est de 6% des femmes âgées de 20-49 ans.
Concernant la polygamie, Le MICS 4 a révélé que la proportion de femmes mariées avec des hommes polygames est estimée à 3%. Cette même proportion augmente avec l'âge, passant de 1% chez les femmes âgés de 15-19 ans à 6% chez celles âgés de 45-49 ans.
Le niveau de polygamie est plus élevé dans les Hauts Plateaux, avec une proportion de 5% à au Centre et au Sud de ces régions, et 2% à l'Est.
violence
"Changer les mentalités"
Soumia Salhi, militante féministe, syndicaliste et ancienne présidente de l'association algérienne pour l'émancipation des femmes (AEF), avait estimé dans un entretien accordé à Radio M que "la vraie bataille" doit être menée dans la société.
Évoquant lors de cet entretien l'amendement du code pénal sur les violences faîtes aux femmes, elle avait indiqué que "la loi est en retard par rapport aux pratiques sociales".
LIRE AUSSI: La militante Soumia Salhi: l'amendement sur les violences faites aux femmes n'est qu'une "maigre avancée"
Une analyse visiblement incohérente avec les chiffres avancés par le Ministère de la Santé dans son MICS.
Bien que la loi algérienne relative aux violences conjugales accuse un lourd retard, selon The Guardian ou Amnesty International notamment, le changement des mentalités dans la société est de mise.
""il faut lutter et déconstruire cette image réductrice de la femme dans la société (...) Et ce n'est qu'à travers des réformes politiques profondes et appliquées que la société pourrait s'accommoder à l'égalité la femme", avait-elle déclaré au HuffPost Algérie.
Cette enquête par grappes à indicateurs multiples produit des statistiques précises sur la situation des enfants, des femmes et des ménages au niveau national, selon les milieux de résidence urbain et rural, par espace de programmation territoriale, et selon les caractéristiques socio-démographiques et socio-économiques des membres des ménages, dans différents domaines relatifs à la santé, à l’éducation, à la protection, au VIH/SIDA et aux conditions de vie de la population.
En Algérie, l’enquête MICS4 a ciblé un échantillon de 28000 ménages répartis selon les sept espaces de programmation territoriale et fournit ainsi des statistiques représentatives de la population algérienne au niveau national et au niveau de ces territoires.
=====================================================================
Le Figaro Magazine - 13 Novembre 2015






Près de 60% des femmes algériennes estiment que le mari a le droit de frapper son épouse (RAPPORT)
HuffPost Algérie | Par Mehdi Alioui
59% des femmes algériennes, âgées entre 15 et 49 ans estiment qu'un mari a "le droit de frapper ou de battre" son épouse pour diverses causes, selon une enquête par grappes à indicateurs multiples (Multiple Indicator Cluster Survey - MICS), réalisée en Algérie en 2012-2013 par le Ministère de la Santé, en collaboration avec le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) et le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA).
Cette enquête, qui concernait 41.184 femmes éligibles, a pu récolter les réponses de 38.548 d'entre elles, résidentes au Nord (Centre, Est et Ouest), dans les Hauts Plateaux et au Sud du pays. Les enquêteurs expliquent leur démarche par leur volonté d'"avoir une indication des croyances culturelles qui tendent à être associées à la prévalence de la violence des maris contre leurs femmes", explique le même document.
Une plus grande justification du phénomène a été constatée dans la zone rurale (66%), par rapport à la zone urbaine (55%), révèle le rapport MICS 4. Les femmes actuellement mariées ou l'ayant été par le passé sont plus nombreuses à justifier cette pratique, en comparaison aux femmes célibataires (56%).
Autre nuance soulignée par le MICS 4, la justification du phénomène est beaucoup plus présente chez les femmes âgées de 45 à 49 ans (64%), et touche moins celles âgées de 15 à 19 ans (55%).
LIRE AUSSI: Pour Amnesty International, les Algériennes ne sont pas suffisamment protégées contre les violences
Cette enquête a rajouté que les femmes algériennes ayant un niveau supérieur et celles vivant des les ménages les plus riches ne justifient pas la violence du mari à l'égard de son épouse, à hauteur de 41% et 48% respectivement. Au contraire, selon ce même document, les femmes sans niveau d'instruction, ou vivant dans les ménages les plus pauvres, justifient cette violence à hauteur de 76% et 70% respectivement.
48% des femmes justifient la violence du mari à l'égard de son épouse dans le cas où cette dernière manque de respect aux parents de son époux. D'autres estiment que le comportement du mari est légitime quand son épouse affiche son autonomie (46%), argumente avec lui (26%) ou "néglige les enfants" (37%).
Le document révèle que 25.7% justifient même la violence à l'égard des épouses quand celles-ci ... brûlent la nourriture. 7.1% des femmes interrogées estiment aussi que le mari a le droit de frapper son épouse si elle refuse ... "de lui donner son salaire".
LIRE AUSSI: En Algérie, les femmes sont mieux payées et plus qualifiées que les hommes
Les Hauts Plateaux plus enclin à la polygamie
Abordant également le mariage précoce et la polygamie, le MICS 4 indique que le mariage moins de 15 ans concerne 1% du total des femmes en âge de procréation âgées de 15-49 et 1% du total des femmes âgées de 20-49 ans ans. "Ce qui explique que le mariage précoce augmente en avançant dans les tranches d'âges des femmes", a rajouté le rapport.
En Algérie, le mariage des moins de 15 ans concerne 1% du total des femmes en âge de procréation âgées de 15-49 ans et 1% du total des femmes âgées de 20-49 ans ce qui explique que le mariage précoce augmente en avançant dans les tranches d'âge des femmes.
En ce qui concerne la proportion des femmes mariées avant d'atteindre l'âge de 18 ans, elle est de 6% des femmes âgées de 20-49 ans.
Concernant la polygamie, Le MICS 4 a révélé que la proportion de femmes mariées avec des hommes polygames est estimée à 3%. Cette même proportion augmente avec l'âge, passant de 1% chez les femmes âgés de 15-19 ans à 6% chez celles âgés de 45-49 ans.
Le niveau de polygamie est plus élevé dans les Hauts Plateaux, avec une proportion de 5% à au Centre et au Sud de ces régions, et 2% à l'Est.
violence
"Changer les mentalités"
Soumia Salhi, militante féministe, syndicaliste et ancienne présidente de l'association algérienne pour l'émancipation des femmes (AEF), avait estimé dans un entretien accordé à Radio M que "la vraie bataille" doit être menée dans la société.
Évoquant lors de cet entretien l'amendement du code pénal sur les violences faîtes aux femmes, elle avait indiqué que "la loi est en retard par rapport aux pratiques sociales".
LIRE AUSSI: La militante Soumia Salhi: l'amendement sur les violences faites aux femmes n'est qu'une "maigre avancée"
Une analyse visiblement incohérente avec les chiffres avancés par le Ministère de la Santé dans son MICS.
Bien que la loi algérienne relative aux violences conjugales accuse un lourd retard, selon The Guardian ou Amnesty International notamment, le changement des mentalités dans la société est de mise.
""il faut lutter et déconstruire cette image réductrice de la femme dans la société (...) Et ce n'est qu'à travers des réformes politiques profondes et appliquées que la société pourrait s'accommoder à l'égalité la femme", avait-elle déclaré au HuffPost Algérie.
Cette enquête par grappes à indicateurs multiples produit des statistiques précises sur la situation des enfants, des femmes et des ménages au niveau national, selon les milieux de résidence urbain et rural, par espace de programmation territoriale, et selon les caractéristiques socio-démographiques et socio-économiques des membres des ménages, dans différents domaines relatifs à la santé, à l’éducation, à la protection, au VIH/SIDA et aux conditions de vie de la population.
En Algérie, l’enquête MICS4 a ciblé un échantillon de 28000 ménages répartis selon les sept espaces de programmation territoriale et fournit ainsi des statistiques représentatives de la population algérienne au niveau national et au niveau de ces territoires.
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Re: Pleure oh pays bien aimé !
http://www.lepoint.fr/culture/boualem-s ... 5354_3.php
Boualem Sansal : "On verra la fin de Daech, mais ce ne sera pas la fin de l'islamisme"
VIDÉO. L'auteur algérien de "2084", qui imagine un Big Brother islamiste, nous fait part de son inquiétude au lendemain des attentats de novembre.
Propos recueillis par Julie Malaure
En tête du palmarès Le Point des 25 meilleurs livres de l'année, récompensé du grand prix de l'Académie française ex æquo avec Hédi Kaddour, l'auteur algérien de 2084 nous fait part de son inquiétude au lendemain des attentats de novembre. Rencontre.
Le Point : Vous avez connu la décennie noire en Algérie. Qu'est-ce qui vous a poussé à vous pencher sur le problème de l'islamisme en France ?
Boualem Sansal : J'étais en train d'écrire Le Village allemand. Dans ce livre-là, je voulais démontrer que l'islamisme évoluait dans l'axe du fascisme et même du nazisme. Je l'avais vu en Algérie, et j'avais entendu parler de ce qui se passait chez vous, alors je suis venu entre 2006 et 2008. J'ai enquêté, et dans beaucoup de banlieues, j'ai vu...
Ce n'est donc pas nouveau. Aurions-nous dû réagir plus tôt ?
Il aurait fallu, mais c'était de toute façon impossible. Parce que ce sont des revendications qui sont là et les choses se font toujours à notre insu. On pense souvent que, après tout, ce n'est pas grave. Et il y a toujours eu ce discours qu'on nomme aujourd'hui la bien-pensance. Les gens politiquement corrects multiplient les appels à éviter les amalgames. Alors cela paralyse les autres. Pour les bien-pensants, critiquer l'islamisme, c'est critiquer l'islam. Alors que pas du tout.
Aujourd'hui, après les attentats du 13 novembre, comment réagir ?
C'est comme pour la drogue. Au début, c'est très facile d'arrêter ; en revanche, si vous réagissez dix ans plus tard, il faut des traitements lourds. Est-ce que l'État a les moyens de les mettre en œuvre ? Non, il n'a ni les moyens financiers ni législatifs.
Mais la France reste et demeure un pays laïque, tout de même...
La difficulté, c'est que l'islamisme est une coopérative internationale. Il n'y a pas que vos musulmans de banlieue. Il y a aussi leurs compatriotes au Maghreb, en Asie. Lorsque les Français ont voulu légiférer sur le voile, le président et les ministres ont dû recevoir des centaines de protestations quotidiennes venant d'Arabie saoudite, de Libye, etc. C'est devenu un élément de négociation dans les grands dossiers économiques : "Pourquoi voulez-vous que l'on vous donne des contrats alors que vous malmenez notre religion, obligez nos sœurs à se voiler, empêchez nos frères de construire une mosquée ?" Les pouvoirs publics sont paralysés. Agir localement a un retentissement international.
Si la réponse n'est pas politique, quelle est-elle ?
Lorsque le politique ne prend pas les décisions qu'il faut, la population s'en rend compte et se substitue au gouvernement. Elle se dirige donc vers les partis politiques qui lui semblent les plus aptes à prendre ces décisions, comme le Front national. Voilà le danger.
Les intellectuels n'ont-ils pas là un rôle à jouer ?
Je ne voudrais pas les critiquer, mais je trouve que les intellectuels ont été lamentables. Parce qu'il n'y a plus d'intellectuels. Il y a des hommes d'appareil. Ils sont au service de tel ou tel parti, sont dans une doxa et demandent les éléments de langage à la direction du parti avant de réagir sur quoi que ce soit. Ils sont universitaires, ils sont journalistes, ils ont un fil à la patte. Ils n'arrivent pas à se libérer, ne sont pas indépendants. Ce ne sont pas des Voltaire. Sinon, c'est un suicide.
Est-ce la peur qui paralyse tout le monde ?
Oui, la peur d'être taxé de néocolonialiste et d'opportuniste. Même s'il est vrai que s'exprimer peut être dangereux. En Arabie saoudite, on peut être condamné à mort pour le simple fait de dire que l'on n'est pas musulman. Moi-même, lorsque je parle, même ici en France, je suis obligé d'utiliser certains mots et pas d'autres.
Vous ne vous sentez plus en sécurité en France ?
Avant, rien que lorsque l'avion décollait d'Alger, c'était déjà formidable. Aujourd'hui, nous ressentons le malaise des Français. La présence policière et militaire, dès l'aéroport, la façon dont les étrangers sont contrôlés à l'entrée ; on est pris par cette ambiance. Depuis Charlie , je me suis surpris à avoir peur en France. C'est aussi lié à mon livre, qui m'expose beaucoup. Alors, depuis novembre, avec la peur, c'est aussi la colère qui s'installe. Car la cible, c'est ce qui faisait la France, cette légèreté – et cette chose très française qu'est le plaisir de la conversation –, on sait que les islamistes ne font pas dans le détail : pour eux, cette civilisation doit disparaître. Tout le monde doit entrer dans l'islam, et c'est cela qui est en train de l'emporter.
Pourtant, cette fois, on s'attaque à Daech...
Daech n'a pas d'avenir. On verra la fin de Daech, mais ce ne sera pas la fin de l'islamisme. L'islamisme est là. Il est très intelligent, très actif. Pour poursuivre le parallèle entre l'Algérie et la France, lorsque le GIA a été éradiqué, on en est presque venu à le regretter. Ce qui a remplacé le GIA est pire que tout. Cet islam-là nous entraîne dans un effondrement moral. J'habite une ville universitaire, je n'y avais jamais vu ni mosquée ni pratique religieuse. Aujourd'hui, à Boumerdès, il y a 15 mosquées super-équipées, avec bibliothèques, service informatique, pleines 24 heures sur 24, et le vendredi, alors que ces lieux de prière peuvent contenir 500 à 600 personnes, les gens sont obligés d'aller prier jusque dans les rues adjacentes... En état de guerre, les frontières étaient claires. Là, les islamistes se sont répandus et d'autres les ont rejoints, par lâcheté ou à cause du politiquement correct. Et on l'accepte. Toute la population capitule. Comme à l'époque du nazisme où pour dix nazis, au bout du compte, tous les Allemands l'étaient.
Que faut-il penser de l'attentat qui vient de toucher la Tunisie ?
C'est une démocratie naissante, une petite fleur, et les islamistes tiennent absolument à l'arracher avant qu'elle ne prenne racine. Ils vont obliger le gouvernement à faire du tout sécuritaire. Alors il n'y aura plus de démocratie, tout sera suspendu, interdit, les touristes ne reviendront plus. C'est un danger que de confier le pouvoir aux policiers et aux militaires. Même en France, cela me fait peur. C'est compliqué d'être dans la peau de quelqu'un comme moi en ce moment. Quelqu'un qui a l'air d'avoir annoncé ce qui arrive...
2084. La fin du monde de Boualem Sansal (Gallimard, 19,50 euros).
Boualem Sansal : "On verra la fin de Daech, mais ce ne sera pas la fin de l'islamisme"
VIDÉO. L'auteur algérien de "2084", qui imagine un Big Brother islamiste, nous fait part de son inquiétude au lendemain des attentats de novembre.
Propos recueillis par Julie Malaure
En tête du palmarès Le Point des 25 meilleurs livres de l'année, récompensé du grand prix de l'Académie française ex æquo avec Hédi Kaddour, l'auteur algérien de 2084 nous fait part de son inquiétude au lendemain des attentats de novembre. Rencontre.
Le Point : Vous avez connu la décennie noire en Algérie. Qu'est-ce qui vous a poussé à vous pencher sur le problème de l'islamisme en France ?
Boualem Sansal : J'étais en train d'écrire Le Village allemand. Dans ce livre-là, je voulais démontrer que l'islamisme évoluait dans l'axe du fascisme et même du nazisme. Je l'avais vu en Algérie, et j'avais entendu parler de ce qui se passait chez vous, alors je suis venu entre 2006 et 2008. J'ai enquêté, et dans beaucoup de banlieues, j'ai vu...
Ce n'est donc pas nouveau. Aurions-nous dû réagir plus tôt ?
Il aurait fallu, mais c'était de toute façon impossible. Parce que ce sont des revendications qui sont là et les choses se font toujours à notre insu. On pense souvent que, après tout, ce n'est pas grave. Et il y a toujours eu ce discours qu'on nomme aujourd'hui la bien-pensance. Les gens politiquement corrects multiplient les appels à éviter les amalgames. Alors cela paralyse les autres. Pour les bien-pensants, critiquer l'islamisme, c'est critiquer l'islam. Alors que pas du tout.
Aujourd'hui, après les attentats du 13 novembre, comment réagir ?
C'est comme pour la drogue. Au début, c'est très facile d'arrêter ; en revanche, si vous réagissez dix ans plus tard, il faut des traitements lourds. Est-ce que l'État a les moyens de les mettre en œuvre ? Non, il n'a ni les moyens financiers ni législatifs.
Mais la France reste et demeure un pays laïque, tout de même...
La difficulté, c'est que l'islamisme est une coopérative internationale. Il n'y a pas que vos musulmans de banlieue. Il y a aussi leurs compatriotes au Maghreb, en Asie. Lorsque les Français ont voulu légiférer sur le voile, le président et les ministres ont dû recevoir des centaines de protestations quotidiennes venant d'Arabie saoudite, de Libye, etc. C'est devenu un élément de négociation dans les grands dossiers économiques : "Pourquoi voulez-vous que l'on vous donne des contrats alors que vous malmenez notre religion, obligez nos sœurs à se voiler, empêchez nos frères de construire une mosquée ?" Les pouvoirs publics sont paralysés. Agir localement a un retentissement international.
Si la réponse n'est pas politique, quelle est-elle ?
Lorsque le politique ne prend pas les décisions qu'il faut, la population s'en rend compte et se substitue au gouvernement. Elle se dirige donc vers les partis politiques qui lui semblent les plus aptes à prendre ces décisions, comme le Front national. Voilà le danger.
Les intellectuels n'ont-ils pas là un rôle à jouer ?
Je ne voudrais pas les critiquer, mais je trouve que les intellectuels ont été lamentables. Parce qu'il n'y a plus d'intellectuels. Il y a des hommes d'appareil. Ils sont au service de tel ou tel parti, sont dans une doxa et demandent les éléments de langage à la direction du parti avant de réagir sur quoi que ce soit. Ils sont universitaires, ils sont journalistes, ils ont un fil à la patte. Ils n'arrivent pas à se libérer, ne sont pas indépendants. Ce ne sont pas des Voltaire. Sinon, c'est un suicide.
Est-ce la peur qui paralyse tout le monde ?
Oui, la peur d'être taxé de néocolonialiste et d'opportuniste. Même s'il est vrai que s'exprimer peut être dangereux. En Arabie saoudite, on peut être condamné à mort pour le simple fait de dire que l'on n'est pas musulman. Moi-même, lorsque je parle, même ici en France, je suis obligé d'utiliser certains mots et pas d'autres.
Vous ne vous sentez plus en sécurité en France ?
Avant, rien que lorsque l'avion décollait d'Alger, c'était déjà formidable. Aujourd'hui, nous ressentons le malaise des Français. La présence policière et militaire, dès l'aéroport, la façon dont les étrangers sont contrôlés à l'entrée ; on est pris par cette ambiance. Depuis Charlie , je me suis surpris à avoir peur en France. C'est aussi lié à mon livre, qui m'expose beaucoup. Alors, depuis novembre, avec la peur, c'est aussi la colère qui s'installe. Car la cible, c'est ce qui faisait la France, cette légèreté – et cette chose très française qu'est le plaisir de la conversation –, on sait que les islamistes ne font pas dans le détail : pour eux, cette civilisation doit disparaître. Tout le monde doit entrer dans l'islam, et c'est cela qui est en train de l'emporter.
Pourtant, cette fois, on s'attaque à Daech...
Daech n'a pas d'avenir. On verra la fin de Daech, mais ce ne sera pas la fin de l'islamisme. L'islamisme est là. Il est très intelligent, très actif. Pour poursuivre le parallèle entre l'Algérie et la France, lorsque le GIA a été éradiqué, on en est presque venu à le regretter. Ce qui a remplacé le GIA est pire que tout. Cet islam-là nous entraîne dans un effondrement moral. J'habite une ville universitaire, je n'y avais jamais vu ni mosquée ni pratique religieuse. Aujourd'hui, à Boumerdès, il y a 15 mosquées super-équipées, avec bibliothèques, service informatique, pleines 24 heures sur 24, et le vendredi, alors que ces lieux de prière peuvent contenir 500 à 600 personnes, les gens sont obligés d'aller prier jusque dans les rues adjacentes... En état de guerre, les frontières étaient claires. Là, les islamistes se sont répandus et d'autres les ont rejoints, par lâcheté ou à cause du politiquement correct. Et on l'accepte. Toute la population capitule. Comme à l'époque du nazisme où pour dix nazis, au bout du compte, tous les Allemands l'étaient.
Que faut-il penser de l'attentat qui vient de toucher la Tunisie ?
C'est une démocratie naissante, une petite fleur, et les islamistes tiennent absolument à l'arracher avant qu'elle ne prenne racine. Ils vont obliger le gouvernement à faire du tout sécuritaire. Alors il n'y aura plus de démocratie, tout sera suspendu, interdit, les touristes ne reviendront plus. C'est un danger que de confier le pouvoir aux policiers et aux militaires. Même en France, cela me fait peur. C'est compliqué d'être dans la peau de quelqu'un comme moi en ce moment. Quelqu'un qui a l'air d'avoir annoncé ce qui arrive...
2084. La fin du monde de Boualem Sansal (Gallimard, 19,50 euros).

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Re: Pleure oh pays bien aimé !
http://www.leparisien.fr/international/ ... .google.fr
Ait-Ahmed, l'opposant algérien, est mort
[centrer]
[/centrer]
Hocine Ait-Ahmed, ancien président du parti du Front des forces socialistes (FFS) et l'un des dirigeants de la guerre de libération nationale, est décédé mercredi à son domicile de Genève), pays où il s'était réfugié depuis des années. Âgé de 89 ans, Ait Ahmed était malade ces dernières années. Un responsable de son parti parti à Alger a indiqué que le «le chef historique du FFS est décédé» promettant un communiqué pour donner plus de détails.
Aït-Ahmed était le dernier encore en vie des neuf «fils de la Toussaint», les chefs qui ont déclenché la guerre d'Algérie contre la puissance coloniale française, le 1er novembre 1954.
Le dirigeant politique est décédé à l'hôpital «à la suite d'une longue maladie», a indiqué le FFS dans un communiqué sans mentionner de quoi il souffrait. Le parti, que Hocine Aït-Ahmed avait fondé en 1963, a fait part de son «immense douleur».
Inlassable pourfendeur de l'armée et de la police politique et opposant radical au régime depuis l'indépendance du pays en 1962, Aït-Ahmed était affaibli depuis 2012 et avait cessé toute activité politique.
En 1999, il s'était porté candidat à l'élection présidentielle mais s'était retiré de la course en pleine campagne électorale, considérant que le scrutin était verrouillé en faveur du candidat du régime, Abdelaziz Bouteflika, qui dirige toujours le pays à l'heure actuelle.
Ait-Ahmed, l'opposant algérien, est mort
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[/centrer]Hocine Ait-Ahmed, ancien président du parti du Front des forces socialistes (FFS) et l'un des dirigeants de la guerre de libération nationale, est décédé mercredi à son domicile de Genève), pays où il s'était réfugié depuis des années. Âgé de 89 ans, Ait Ahmed était malade ces dernières années. Un responsable de son parti parti à Alger a indiqué que le «le chef historique du FFS est décédé» promettant un communiqué pour donner plus de détails.
Aït-Ahmed était le dernier encore en vie des neuf «fils de la Toussaint», les chefs qui ont déclenché la guerre d'Algérie contre la puissance coloniale française, le 1er novembre 1954.
Le dirigeant politique est décédé à l'hôpital «à la suite d'une longue maladie», a indiqué le FFS dans un communiqué sans mentionner de quoi il souffrait. Le parti, que Hocine Aït-Ahmed avait fondé en 1963, a fait part de son «immense douleur».
Inlassable pourfendeur de l'armée et de la police politique et opposant radical au régime depuis l'indépendance du pays en 1962, Aït-Ahmed était affaibli depuis 2012 et avait cessé toute activité politique.
En 1999, il s'était porté candidat à l'élection présidentielle mais s'était retiré de la course en pleine campagne électorale, considérant que le scrutin était verrouillé en faveur du candidat du régime, Abdelaziz Bouteflika, qui dirige toujours le pays à l'heure actuelle.

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Re: Pleure oh pays bien aimé !
Ibn Khaldoun : la Kabylie, la femme, le couscous et le burnous !
En réponse à une question relevant des frontières du pays des Berbères avec br...io, Ibn Khaldoun (1332-1406) a dit : la contrée des Berbères débute là où les hommes portent le burnous et s’arrête là où les gens ne mangent pas du couscous. Ce propos parvenant d’un savant de la taille d’Ibn Khaldoun nous rappelle la place déterminante qu’occupent l’art vestimentaire et l’art culinaire dans la définition de l’identité d’un peuple. Le costume est une langue. L’habillement n’est pas neutre. Tout est codifié, significatif et porteur de messages.
J’ai pensé aux dires d’Ibn Khaldoun, en observant l’état honteux vers lequel a dégringolé le costume algérien, masculin comme féminin. L’aliénation commence par l’habillement. Dans la visibilité de la femme ou de l’homme, rien n’est impartial. Je ne suis pas nostalgique, mais la femme algérienne d’aujourd’hui, par son costume, ne ressemble en rien à la femme algérienne de jadis ! Et je ne suis pas nostalgique ! Elle ne ressemble ni à ma mère Hadja Rabha, ni à Djamila Bouhired, ni à Zhor Wannici, ni à Beggar Hadda, ni à Taos Amrouche, ni à cheikha Remiti, ni à cheba Yamina, ni à Lalla Fathma n’Soumer, ni à Assia Djebar, ni à Farida Saboundji, ni à Hassiba Boulmerka, ni à ma grand-mère Hadhoum, ni à… !
Un petit détour dans les archives des années soixante et soixante-dix de la Télévision nationale, dans les archives du cinéma algérien, dans les archives du théâtre, dans les archives des reportages photos de l’APS, dans les albums familiaux… sur toutes les photos, toutes les images, la femme algérienne signait son identité, d’abord par son costume ! Dans son costume kabyle, tlemcénien, chaoui, targui, m’zabi, constantinois, algérois, oranais… elle était belle, séduisante, pudique, bent familia, mais avant tout algérienne… Dans son beau costume on la sentait en harmonie avec elle-même. C’était elle, l’Algérienne et pas quelqu’un d’autre !
Dans une société dont la culture de l’hypocrisie est dominante, le voile islamique importé a changé sa charge idéologique. Il n’est plus la bannière islamique des années quatre-vingt et quatre-vingt-dix. En ces jours, il est porté en tant que parapluie afin que la femme s’achète la paix sociale et fuie l’œil affamé du loup ! Otage d’une société machiste et hypocrite, en puisant dans la culture de la ruse, la femme utilise le costume islamique afin d’élargir l’espace de sa liberté sociale. Dans une société où la culture de l’hypocrisie masculine est dominante, la femme dissimulée sous ce parapluie socio-religieux se sent libre, une liberté soumise et violée. Dans une société masculine d’apparences, de semblant, la femme voilée est tolérée à fréquenter les coins les plus sombres, les plus soupçonnés. Otage d’une société hypocritement religieuse, la femme abandonne son costume algérien au profit d’un autre saoudien ou afghan afin d’envahir hypocritement l’espace public masculin suspecté.
Dans cette ère socialement hypocrite, religieusement fourbe, voici quelques caractéristiques du costume d’une jeune femme algérienne d’aujourd’hui : un voile sans identité, un pantalon jeans dont les ourlets sont foulés par des baskets Nike ou par une paire de savates en plastique, un veston en cuir porté sur une djellaba pakistanaise, afghane ou marocaine portée sur un pull syrien, à son tour porté sur une chemise turque mal brodée, le cou entouré d’une écharpe chinoise, des lentilles en couleur de marque taïwanaise et un parfum contrefait jordanien ou libanais embaume son passage confus ! L’tham a disparu ! Le haïk a disparu ! L’adjar a disparu ! Lmalaya a disparu ! L’fota a disparu ! Le foulard a disparu ! Nos belles femmes ne sont plus là ! Dans une société hypocritement religieuse, on avance vers l’arrière ! Amin Zaoui 01.04.14 dans Chroniques régulières, la une CED, les Chroniques.
En réponse à une question relevant des frontières du pays des Berbères avec br...io, Ibn Khaldoun (1332-1406) a dit : la contrée des Berbères débute là où les hommes portent le burnous et s’arrête là où les gens ne mangent pas du couscous. Ce propos parvenant d’un savant de la taille d’Ibn Khaldoun nous rappelle la place déterminante qu’occupent l’art vestimentaire et l’art culinaire dans la définition de l’identité d’un peuple. Le costume est une langue. L’habillement n’est pas neutre. Tout est codifié, significatif et porteur de messages.
J’ai pensé aux dires d’Ibn Khaldoun, en observant l’état honteux vers lequel a dégringolé le costume algérien, masculin comme féminin. L’aliénation commence par l’habillement. Dans la visibilité de la femme ou de l’homme, rien n’est impartial. Je ne suis pas nostalgique, mais la femme algérienne d’aujourd’hui, par son costume, ne ressemble en rien à la femme algérienne de jadis ! Et je ne suis pas nostalgique ! Elle ne ressemble ni à ma mère Hadja Rabha, ni à Djamila Bouhired, ni à Zhor Wannici, ni à Beggar Hadda, ni à Taos Amrouche, ni à cheikha Remiti, ni à cheba Yamina, ni à Lalla Fathma n’Soumer, ni à Assia Djebar, ni à Farida Saboundji, ni à Hassiba Boulmerka, ni à ma grand-mère Hadhoum, ni à… !
Un petit détour dans les archives des années soixante et soixante-dix de la Télévision nationale, dans les archives du cinéma algérien, dans les archives du théâtre, dans les archives des reportages photos de l’APS, dans les albums familiaux… sur toutes les photos, toutes les images, la femme algérienne signait son identité, d’abord par son costume ! Dans son costume kabyle, tlemcénien, chaoui, targui, m’zabi, constantinois, algérois, oranais… elle était belle, séduisante, pudique, bent familia, mais avant tout algérienne… Dans son beau costume on la sentait en harmonie avec elle-même. C’était elle, l’Algérienne et pas quelqu’un d’autre !
Dans une société dont la culture de l’hypocrisie est dominante, le voile islamique importé a changé sa charge idéologique. Il n’est plus la bannière islamique des années quatre-vingt et quatre-vingt-dix. En ces jours, il est porté en tant que parapluie afin que la femme s’achète la paix sociale et fuie l’œil affamé du loup ! Otage d’une société machiste et hypocrite, en puisant dans la culture de la ruse, la femme utilise le costume islamique afin d’élargir l’espace de sa liberté sociale. Dans une société où la culture de l’hypocrisie masculine est dominante, la femme dissimulée sous ce parapluie socio-religieux se sent libre, une liberté soumise et violée. Dans une société masculine d’apparences, de semblant, la femme voilée est tolérée à fréquenter les coins les plus sombres, les plus soupçonnés. Otage d’une société hypocritement religieuse, la femme abandonne son costume algérien au profit d’un autre saoudien ou afghan afin d’envahir hypocritement l’espace public masculin suspecté.
Dans cette ère socialement hypocrite, religieusement fourbe, voici quelques caractéristiques du costume d’une jeune femme algérienne d’aujourd’hui : un voile sans identité, un pantalon jeans dont les ourlets sont foulés par des baskets Nike ou par une paire de savates en plastique, un veston en cuir porté sur une djellaba pakistanaise, afghane ou marocaine portée sur un pull syrien, à son tour porté sur une chemise turque mal brodée, le cou entouré d’une écharpe chinoise, des lentilles en couleur de marque taïwanaise et un parfum contrefait jordanien ou libanais embaume son passage confus ! L’tham a disparu ! Le haïk a disparu ! L’adjar a disparu ! Lmalaya a disparu ! L’fota a disparu ! Le foulard a disparu ! Nos belles femmes ne sont plus là ! Dans une société hypocritement religieuse, on avance vers l’arrière ! Amin Zaoui 01.04.14 dans Chroniques régulières, la une CED, les Chroniques.

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Re: Pleure oh pays bien aimé !
ALGÉRIE
Comment les manuels scolaires «diabolisent» les «non-musulmans»
Haddar Yazid 8 Janvier 2016 0
Ayant parcouru les trois manuels d’éducation religieuse du cycle secondaire, Saïd Djabelkhir, chercheur spécialiste en soufisme, livre un constat des plus alarmistes. A ses yeux, les cours contiennent un discours sinon haineux, du moins dédaigneux de l’autre, cet «ennemi» qui ne partage pas la même religion que nous.
Certains cours contenus dans les manuels d’éducation religieuse de l’enseignement secondaire livrent aux élèves de ce palier une vision binaire du monde : il y aurait, d’ un côté, les musulmans détenteurs de la «Vérité» et, de l’autre, les chrétiens et les juifs qu’il ne faut surtout pas «imiter». Le constat de Saïd Djabelkhir, chercheur en soufisme, livré lors des premières Journées philosophiques d’Alger ayant pour thème «L’autre», fait froid dans le dos.
Ayant parcouru les trois manuels d’éducation religieuse du cycle secondaire, il livre un constat des plus alarmistes. Les cours contiennent, selon ses propos, un discours dédaigneux voire haineux de l’autre, cet ennemi qui ne partage pas la même religion que nous. «Nous avons un problème avec l’autre dans les programmes scolaires. La question de l’autre est programmée en philosophie, 2e et 3e années secondaires». Mais «l’autre» dont parle le professeur d’éducation religieuse est en guerre contre celui qui est évoqué dans les cours de philosophie. «Chaque année, précise-t-il, la dose d’intolérance et de haine augmente d’un cran.»
1re année secondaire : renforcement de l’esprit communautariste
Dès la première année de lycée, les élèves s’entendent dire qu’ils font partie d’une communauté unie et indivisible : «Les croyants ont un seul corps, le musulman ressent les joies et les peines de ses frères, c’est cela la véritable fraternité», est-il écrit dans le programme de 1re année de l’enseignement secondaire dans un cours sous le titre : «Unité des peuples entre les croyants» (sic). Pour le chercheur, «ce texte enracine l’esprit communautariste dans la tête de l’élève».
Le monde se scinderait, à en croire le livre, en deux catégories d’humains : les croyants et les autres. «En tant que croyants autoproclamés, on regarde le reste du monde comme des non-croyants. L’idée est d’affirmer : ''Je reste fidèle avec mes frères devant Dieu en préservant les relations fraternelles entre musulmans''. Mais ne peut-on donc pas conserver des relations fraternelles avec des non-musulmans ?» s’interroge Djabelkhir.
Dans un autre chapitre intitulé «Communiquer et se connaître : une nécessité religieuse», il est possible de lire de très belles lignes pleines de bons sentiments contre le racisme et l’intolérance : «Dieu, est-il écrit, a créé les humains d’une même mère et d’un même père. Il a voulu que leurs couleurs et leurs croyances diffèrent». Un élan humaniste gâché par la citation de Sayed Qotb, l’un des chefs de file des takfiristes. Saïd Djabelkhir y dénonce un double discours : «Les ouvrages de
Sayed Qotb, dit-il, sont censurés en Algérie. Comment le ministère de l’Education peut-il programmer un tel texte ?». Ce décalage est présent tout au long du livre. Comme dans ce cours au titre rassembleur : «L’islam appelle à la coexistence pacifique» mais qui évoque «Ahl al dhima», les gens du Livre (le non-musulman qui vit au sein d’une population musulmane) contraint dans les temps anciens de verser une dîme car il n’était pas de confession musulmane. «D’un côté, commente Djabelkhir, ils disent au début de la leçon que les êtres humains sont tous frères, et de l’autre ils précisent qu’il y a des classes. L’histoire a reconnu les humiliations qu’ont subies ces gens-là sous le règne de certains sultans musulmans».
Bien plus, il est dit dans une leçon autour de «La relation de l’islam avec les religions monothéistes», que l’islam se doit sinon de «corriger», du moins de «compléter» les autres religions. «La mission de l’islam serait donc de renvoyer les religions falsifiées à leurs origines». On devrait ainsi ramasser toutes les copies des autres religions et se mettre à les corriger. Après une telle leçon, l’élève est en droit de penser qu’il détient la vérité absolue. Dès lors qu’il corrige les autres religions, il détient l’absolue la vérité, l’autre ne peut prétendre à une part de la vérité.
2e année secondaire : Invasion culturelle
Sous le titre «L’invasion culturelle et son danger sur la société», il est dit, à la page 47, que le prophète Mohamed nous a averti contre l’imitation des juifs et des chrétiens et cela en évitant de les suivre en quoi que ce soit. «Vous pouvez, dès lors, imaginer ce que peut comprendre l’élève. Il y a de nombreuses religions et croyances dans le monde, pourquoi citer précisément le christianisme et le judaïsme ? Pourquoi créer cette division entre les enfants d’Abraham ?» interroge Saïd Djabelkhir.
On parle de la Oumma comme de la nation élue. «Dieu le tout puissant a choisi notre nation. C’est la nation éternelle qu’Il a préféré à toutes les autres, dans le monde et dans l’au-delà». Dans l’orientation pratique, il est dit : je suis musulman, je me distingue des autres, je dois faire attention à l’invasion culturelle et intellectuelle, qu’elle vienne des juifs ou des chrétiens.
«Je peux me tromper, mais pour moi cela ne diffère pas du discours des juifs selon lequel ils seraient le peuple élu. Je me pose les questions suivantes : que comprend l’élève quand il apprend qu’il est meilleur que l’humanité entière du simple fait d’appartenir à la Oumma musulmane ? Comment va-t-il se comporter avec les autres après l’enracinement d’une telle idée raciste dans son esprit ? Comment, après ces idées dogmatiques, l’élève peut-il être ouvert sur le monde ? Peut-il encore lire un ouvrage d’un non-musulman et profiter de ses idées ? Peut-il encore avoir une lecture non partiale des idées des autres ?»
3e année secondaire : Vers une non-acceptation
En troisième année secondaire, le Rubicon est franchi. Le ton est à la critique des autres confessions. On accuse les chrétiens de croire à la Trinité (El tathlith) dans un cours sur «L’islam et les messages divins». Une leçon autour des droits de l’homme préconise que chaque homme a le droit de pratiquer la religion qu’il veut, à condition de respecter le système général de la société musulmane, notamment si ses sentiments s’opposent aux fondamentaux de l’islam ou que cela ait une dimension prosélyte.
Pour ce qui est de la liberté d’opinion, il est clairement dit que notre religion a mis en place des lignes rouges qu’il n’est pas permis de franchir et que l’individu n’a pas le droit de dépasser. «Je me pose la question de savoir s’il y a une différence entre la liberté de penser et la liberté de s’exprimer. S’il m’est interdit de m’exprimer, il m’est alors automatiquement défendu de réfléchir. Certes, il ne s’agit pas d’un livre de droit, mais un manuel d’orientation, pourquoi donner aux élèves des définitions floues ?»
Pour ce qui est des relations sociales entre les musulmans et les autres, il peut y avoir des relations, d’après le livre, mais avec réserve : le droit musulman s’applique sur les non-musulmans, à part la Zakat et le Djihad. Cette dernière notion est citée dans le manuel mais pas expliquée, laissant peut-être cela aux chaînes satellitaires. Pour Djabelkhir, ce livre va à contresens de l’acceptation de l’autre et l’ouverture. Il participe, de manière indirecte, à la «diabolisation» de l’autre, montré sous un aspect négatif.
Comment les manuels scolaires «diabolisent» les «non-musulmans»
Haddar Yazid 8 Janvier 2016 0
Ayant parcouru les trois manuels d’éducation religieuse du cycle secondaire, Saïd Djabelkhir, chercheur spécialiste en soufisme, livre un constat des plus alarmistes. A ses yeux, les cours contiennent un discours sinon haineux, du moins dédaigneux de l’autre, cet «ennemi» qui ne partage pas la même religion que nous.
Certains cours contenus dans les manuels d’éducation religieuse de l’enseignement secondaire livrent aux élèves de ce palier une vision binaire du monde : il y aurait, d’ un côté, les musulmans détenteurs de la «Vérité» et, de l’autre, les chrétiens et les juifs qu’il ne faut surtout pas «imiter». Le constat de Saïd Djabelkhir, chercheur en soufisme, livré lors des premières Journées philosophiques d’Alger ayant pour thème «L’autre», fait froid dans le dos.
Ayant parcouru les trois manuels d’éducation religieuse du cycle secondaire, il livre un constat des plus alarmistes. Les cours contiennent, selon ses propos, un discours dédaigneux voire haineux de l’autre, cet ennemi qui ne partage pas la même religion que nous. «Nous avons un problème avec l’autre dans les programmes scolaires. La question de l’autre est programmée en philosophie, 2e et 3e années secondaires». Mais «l’autre» dont parle le professeur d’éducation religieuse est en guerre contre celui qui est évoqué dans les cours de philosophie. «Chaque année, précise-t-il, la dose d’intolérance et de haine augmente d’un cran.»
1re année secondaire : renforcement de l’esprit communautariste
Dès la première année de lycée, les élèves s’entendent dire qu’ils font partie d’une communauté unie et indivisible : «Les croyants ont un seul corps, le musulman ressent les joies et les peines de ses frères, c’est cela la véritable fraternité», est-il écrit dans le programme de 1re année de l’enseignement secondaire dans un cours sous le titre : «Unité des peuples entre les croyants» (sic). Pour le chercheur, «ce texte enracine l’esprit communautariste dans la tête de l’élève».
Le monde se scinderait, à en croire le livre, en deux catégories d’humains : les croyants et les autres. «En tant que croyants autoproclamés, on regarde le reste du monde comme des non-croyants. L’idée est d’affirmer : ''Je reste fidèle avec mes frères devant Dieu en préservant les relations fraternelles entre musulmans''. Mais ne peut-on donc pas conserver des relations fraternelles avec des non-musulmans ?» s’interroge Djabelkhir.
Dans un autre chapitre intitulé «Communiquer et se connaître : une nécessité religieuse», il est possible de lire de très belles lignes pleines de bons sentiments contre le racisme et l’intolérance : «Dieu, est-il écrit, a créé les humains d’une même mère et d’un même père. Il a voulu que leurs couleurs et leurs croyances diffèrent». Un élan humaniste gâché par la citation de Sayed Qotb, l’un des chefs de file des takfiristes. Saïd Djabelkhir y dénonce un double discours : «Les ouvrages de
Sayed Qotb, dit-il, sont censurés en Algérie. Comment le ministère de l’Education peut-il programmer un tel texte ?». Ce décalage est présent tout au long du livre. Comme dans ce cours au titre rassembleur : «L’islam appelle à la coexistence pacifique» mais qui évoque «Ahl al dhima», les gens du Livre (le non-musulman qui vit au sein d’une population musulmane) contraint dans les temps anciens de verser une dîme car il n’était pas de confession musulmane. «D’un côté, commente Djabelkhir, ils disent au début de la leçon que les êtres humains sont tous frères, et de l’autre ils précisent qu’il y a des classes. L’histoire a reconnu les humiliations qu’ont subies ces gens-là sous le règne de certains sultans musulmans».
Bien plus, il est dit dans une leçon autour de «La relation de l’islam avec les religions monothéistes», que l’islam se doit sinon de «corriger», du moins de «compléter» les autres religions. «La mission de l’islam serait donc de renvoyer les religions falsifiées à leurs origines». On devrait ainsi ramasser toutes les copies des autres religions et se mettre à les corriger. Après une telle leçon, l’élève est en droit de penser qu’il détient la vérité absolue. Dès lors qu’il corrige les autres religions, il détient l’absolue la vérité, l’autre ne peut prétendre à une part de la vérité.
2e année secondaire : Invasion culturelle
Sous le titre «L’invasion culturelle et son danger sur la société», il est dit, à la page 47, que le prophète Mohamed nous a averti contre l’imitation des juifs et des chrétiens et cela en évitant de les suivre en quoi que ce soit. «Vous pouvez, dès lors, imaginer ce que peut comprendre l’élève. Il y a de nombreuses religions et croyances dans le monde, pourquoi citer précisément le christianisme et le judaïsme ? Pourquoi créer cette division entre les enfants d’Abraham ?» interroge Saïd Djabelkhir.
On parle de la Oumma comme de la nation élue. «Dieu le tout puissant a choisi notre nation. C’est la nation éternelle qu’Il a préféré à toutes les autres, dans le monde et dans l’au-delà». Dans l’orientation pratique, il est dit : je suis musulman, je me distingue des autres, je dois faire attention à l’invasion culturelle et intellectuelle, qu’elle vienne des juifs ou des chrétiens.
«Je peux me tromper, mais pour moi cela ne diffère pas du discours des juifs selon lequel ils seraient le peuple élu. Je me pose les questions suivantes : que comprend l’élève quand il apprend qu’il est meilleur que l’humanité entière du simple fait d’appartenir à la Oumma musulmane ? Comment va-t-il se comporter avec les autres après l’enracinement d’une telle idée raciste dans son esprit ? Comment, après ces idées dogmatiques, l’élève peut-il être ouvert sur le monde ? Peut-il encore lire un ouvrage d’un non-musulman et profiter de ses idées ? Peut-il encore avoir une lecture non partiale des idées des autres ?»
3e année secondaire : Vers une non-acceptation
En troisième année secondaire, le Rubicon est franchi. Le ton est à la critique des autres confessions. On accuse les chrétiens de croire à la Trinité (El tathlith) dans un cours sur «L’islam et les messages divins». Une leçon autour des droits de l’homme préconise que chaque homme a le droit de pratiquer la religion qu’il veut, à condition de respecter le système général de la société musulmane, notamment si ses sentiments s’opposent aux fondamentaux de l’islam ou que cela ait une dimension prosélyte.
Pour ce qui est de la liberté d’opinion, il est clairement dit que notre religion a mis en place des lignes rouges qu’il n’est pas permis de franchir et que l’individu n’a pas le droit de dépasser. «Je me pose la question de savoir s’il y a une différence entre la liberté de penser et la liberté de s’exprimer. S’il m’est interdit de m’exprimer, il m’est alors automatiquement défendu de réfléchir. Certes, il ne s’agit pas d’un livre de droit, mais un manuel d’orientation, pourquoi donner aux élèves des définitions floues ?»
Pour ce qui est des relations sociales entre les musulmans et les autres, il peut y avoir des relations, d’après le livre, mais avec réserve : le droit musulman s’applique sur les non-musulmans, à part la Zakat et le Djihad. Cette dernière notion est citée dans le manuel mais pas expliquée, laissant peut-être cela aux chaînes satellitaires. Pour Djabelkhir, ce livre va à contresens de l’acceptation de l’autre et l’ouverture. Il participe, de manière indirecte, à la «diabolisation» de l’autre, montré sous un aspect négatif.

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Re: Pleure oh pays bien aimé !
1962. Algérie. Les Harkis et les Justes
Histoire d'un abandon programmé en 1962
http://www.calameo.com/read/0010146491de124ee6183
Merci pour toutes ces précisions. Comme souvent, les ''responsables'' criminels et sans honneur s'en sont bien tirés.
Recherche toujours en cours : les Justes. Ils ont sauvé l'honneur, plutôt que d'obéir à des ordres infamants.
https://drive.google.com/file/d/0B4HIwv ... sp=sharing
Du moment que l'état considérait qu'il existait un peuple algérien, et que la volonté de ce peuple était incarnée par le FLN, il estimait que les futurs Algériens ayant combattu dans les rangs de l'armée française, étaient l'équivalent des kollabos, engagés dans la milice ou la LVF. Il convenait donc de s'en défaire au plus vite, peu important finalement quel soit leur destin.
Du point de vue de l'état, ils ne pouvaient être considérés comme des citoyens français à part entière.
Cette raison d'état est détestable, d'autant qu'elle est subordonnée aux fins poursuivies par les dirigeants dudit état, fins forcément fluctuantes et dépendant de la détermination de la politique nationale. Aujourd'hui, ce même état a adopté un point de vue radicalement inverse, consistant à naturaliser le plus possible d'algériens résidant sur le territoire français. Il n'en a pas pour autant reconnu sa faute à l'égard de musulmans, citoyens français et qui entendaient le rester !
Histoire d'un abandon programmé en 1962
http://www.calameo.com/read/0010146491de124ee6183
Merci pour toutes ces précisions. Comme souvent, les ''responsables'' criminels et sans honneur s'en sont bien tirés.
Recherche toujours en cours : les Justes. Ils ont sauvé l'honneur, plutôt que d'obéir à des ordres infamants.
https://drive.google.com/file/d/0B4HIwv ... sp=sharing
Du moment que l'état considérait qu'il existait un peuple algérien, et que la volonté de ce peuple était incarnée par le FLN, il estimait que les futurs Algériens ayant combattu dans les rangs de l'armée française, étaient l'équivalent des kollabos, engagés dans la milice ou la LVF. Il convenait donc de s'en défaire au plus vite, peu important finalement quel soit leur destin.
Du point de vue de l'état, ils ne pouvaient être considérés comme des citoyens français à part entière.
Cette raison d'état est détestable, d'autant qu'elle est subordonnée aux fins poursuivies par les dirigeants dudit état, fins forcément fluctuantes et dépendant de la détermination de la politique nationale. Aujourd'hui, ce même état a adopté un point de vue radicalement inverse, consistant à naturaliser le plus possible d'algériens résidant sur le territoire français. Il n'en a pas pour autant reconnu sa faute à l'égard de musulmans, citoyens français et qui entendaient le rester !

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