
Les victimes sont trois pères de famille qui ont été tués par balles et le blessé un adolescent de 17 ans touché à l'épaule gauche dans une attaque près de Madaen Saleh, un lieu historique situé dans le nord-ouest du pays, selon une source diplomatique française dans le royaume.
Cinq femmes ou enfants qui faisaient partie du même groupe de Français résidant à Ryad sont indemnes, a-t-on ajouté.
Les assaillants, dont on ignore le nombre, "les ont mitraillés alors qu'ils sortaient (de leur véhicule) pour prendre l'air", selon la même source.
L'attentat n'avait pas encore été revendiqué lundi soir, mais il présente des similarités avec les nombreuses attaques perpétrés depuis mai 2003 par les membres saoudiens du réseau terroriste Al-Qaïda contre des ressortissants occidentaux.
Le ministère saoudien de l'Intérieur a confirmé dans un communiqué le bilan de trois morts et un blessé.
"Un groupe de résidents français comprenant quatre hommes, trois femmes et deux enfants ont essuyé des coups de feu tirés d'une voiture non identifiée alors qu'ils faisaient halte dans une zone désertique pour se reposer (...) entre Médine et Tabouk", affirme le ministère cité par l'agence officielle SPA.
"Deux hommes ont été tués sur le coup et un troisième, qui avait été blessé, est décédé à l'hôpital", poursuit le communiqué, confirmant qu'il y avait également un blessé.
Tabouk se trouve dans l'extrême nord-ouest du pays, près de la frontière jordanienne.
Le communiqué du ministère affirme également que certains membres du groupe envisageaient de se rendre à La Mecque, la ville la plus sainte de l'islam, située plus au sud, pour y effectuer l'Omra, le petit pèlerinage.
A Paris, le président Jacques Chirac a exprimé sa "consternation" après l'attentat, condamnant "fermement cet acte odieux".
Pour sa part, le chef de la diplomatie Philippe Douste-Blazy l'a qualifié d'"acte horrible" et précisé que le blessé avait été hospitalisé à Médine, la deuxième ville sainte de l'islam, située entre Madaen Saleh au nord et Djeddah au sud.
Il s'agit du premier attentat meurtrier contre des étrangers depuis la mort, le 26 septembre 2004 à Djeddah (ouest), d'un Français qui travaillait pour le groupe français d'électronique Thales, Laurent Barbot.
Les attentats de 2003 et 2004 avaient suscité la peur au sein de la communauté étrangère vivant dans ce pays, dont l'apport à l'économie saoudienne est crucial, mais les autorités saoudiennes avaient ensuite infligé des coups aux activistes islamistes, avec pour résultat une chute spectaculaire du nombre des attaques.
Les experts ont toutefois toujours été unanimes à souligner que la menace terroriste n'avait pas disparu dans le royaume, premier producteur mondial de pétrole et principal allié arabe des Etats-Unis dans la région.
Dans la rubrique "Conseils aux voyageurs" de son site internet, actualisée pour la dernière fois le 15 novembre 2006, le ministère français des Affaires étrangères estimait que "le risque terroriste (restait) élevé en Arabie saoudite" et que "de nouveaux attentats ne (pouvaient) pas être exclus".
Ces conseils faisaient suite à la "diffusion dans les médias internationaux de messages du réseau Al-Qaïda menaçant les Occidentaux", selon le ministère.
fr.news.yahoo.com




