le coran prévient le muzz que les kuffars vont se moquer, au lieu de répondre à leurs arguments.
et quand on se moquera du muzz, au lieu de chercher où est le problème il se dira "le coran m'avait prévenu qu'ils se moquent et c'est arrivé ! donc le coran dit vrai ! TOUT EST VRAI !!!"
c'est de la manipulation mentale pour gogo
Questions sur le contexte historique de l'Islam
- Elementaire
- Adjudant Virtuel

- Messages : 1031
- Inscription : ven. 10 août 2012 21:11
- Twitter : Je suis ici
- Status : Hors-ligne
- yacoub
- Être-soi-meme

- Messages : 21935
- Inscription : jeu. 10 nov. 2005 08:00
- Twitter : Paradis d'Allah au milieu des houris
- Contact :
- Status : Hors-ligne
Re: Questions sur le contexte historique de l'Islam
http://kabyleuniversel.com/2014/07/24/l ... la-mecque/
La Pierre Noire de la Mecque
Il parait que pour les idéologues du Nouveau Califat sous le leadership d’El-Baghdadi, la pierre noire représente une forme d’idolâtrie, ils la détruiront, promettent-ils, dès qu’ils auront conquis la Mecque. D’autres croient en son indestructibilité du fait qu’elle est sous la protection divine. Ce dernier argument succombe cependant à l’épreuve des faits du fait qu’elle et la Kaaba ont subi des dommages (sans intérêts) à travers l’histoire, que ce soit par le feu, les inondations ou les folies des hommes. La pierre se trouve actuellement sous son état fragmenté du fait qu’elle avait reçu un projectile catapulté à l’époque des omeyyades, qui l’avait cassé en plusieurs morceaux, et les missiles d’Allah n’ont pas réussi (ou voulu) à intercepter le projectile.
La Pierre était vénérée dans l’Arabie préislamique.
Elle fut placée intacte dans le mur de la Kaaba par le prophète Mahomet en 605, cinq ans avant sa première révélation. Elle s’est depuis cassée en plusieurs fragments qui ont été cimentés dans un cadre en argent dans le flanc de la Kaaba. Son apparence est celle d’une roche noire avec des teintes rougeâtres d’environ 30 cm de diamètre dont la surface a été polie par les mains de millions de pèlerins. Selon la tradition islamique, elle serait tombée du ciel pour indiquer à Adam et Ève où construire un autel. Bien qu’elle ait souvent été décrite comme une météorite, son origine reste inconnue.Les pèlerins font le tour de la Kaaba dans le cadre de la circumambulation (tawaf) faisant partie du Hajj. Beaucoup essayent de s’approcher et d’embrasser la Pierre noire pour reproduire le baiser qu’elle aurait reçue de la part de Mahomet. S’ils ne peuvent pas l’atteindre, les pèlerins doivent alors se contenter de tendre la main droite vers la Pierre lors de leurs sept rotations autour de la Kaaba.Description physiqueLa Pierre noire est composée de plusieurs fragments maintenus ensemble par un cadre en argent lui-même accroché à la Pierre par des clous en argent. Certains des plus petits fragments ont été cimentés ensemble pour former les sept ou huit fragments visibles. La face exposée de la Pierre mesure environ 20 cm par 16. Sa taille initiale est inconnue car les données la concernant ont fortement changé et elle a subi de multiples modifications. Au Xe siècle, un observateur rapporta qu’elle mesurait une coudée de long (un peu plus de 46 cm). Au début du XVIIe siècle, les documents indiquent qu’elle mesurait 140 cm par 122. Ali Bey indiqua au XVIIIe siècle qu’elle avait une hauteur de 110 cm et Méhémet Ali rapporta que sa taille était de 76 cm en longueur par 44 cm en largeur.
Croquis de la Pierre noire réalisé au milieu du XIXe siècle.La Pierre noire est décrite pour la première fois dans la littérature occidentale au XIXe siècle par des voyageurs européens qui visitèrent la Kaaba en se faisant passer pour des pèlerins. L’explorateur suisse Jean Louis Burckhardt visita La Mecque en 1814 et donna une description détaillée dans son livre Voyages en Arabie publié en 1829.L’encadrement autour de la Pierre noire et la kiswa, l’étoffe entourant la Kaaba, ont été entretenus durant des siècles par les sultans ottomans du fait de leur rôle de Gardien des deux Mosquées saintes. Ces éléments sont périodiquement remplacés à cause de l’usure causée par les manipulations des pèlerins. Ils sont alors ramenés à Istanbul et conservés avec les Reliques Sacrées du palais de Topkapı.Histoire et traditionLa Pierre noire était vénérée avant la période islamique. À l’époque de Mahomet, elle était déjà associée avec la Kaaba, un sanctuaire pré-islamique qui faisait l’objet de pèlerinages. Dans son livre, Islam: A Short History, Karen Armstrong avance que la Kaaba était dédiée à Houbal, une divinité nabatéenne, et qu’elle contenait 360 idoles qui représentaient soit les jours de l’année soit des effigies du panthéon arabique. Les cultures sémites du Moyen-Orient utilisaient traditionnellement des pierres inhabituelles pour marquer des lieux de vénération, une pratique reflétée tant dans la Bible que dans le Coran. Une « pierre rouge » était associée avec la divinité de la ville de Ghaiman dans le sud de l’Arabie et il y existait une « pierre blanche » dans la Kaaba d’al-Abalat (près de la ville de Tabala, au sud de La Mecque). Les pratiques religieuses de cette époque étaient souvent associées avec la vénération des pierres, des montagnes, des formations géologiques particulières ou des arbres caractéristiques. La Kaaba marquait l’endroit où le monde sacré rencontrait le monde profane et la Pierre noire était un symbole supplémentaire de ce contact entre le divin et le terrestre.
Illustration inspirée du récit de la remise en place de la Pierre noire par Mahomet et les aînés des clans de La Mecque.On attribue à Mahomet l’installation de la Pierre noire dans le mur de la Kaaba. Un récit issu du Sirah Rasul Allah de Ibn Ishaq relate comment les clans de La Mecque ont rénové la Kaaba à la suite d’un incendie qui avait partiellement détruit la structure en 605. La Pierre noire avait temporairement été retirée pour faciliter les travaux. Les clans n’étaient cependant pas d’accord pour savoir lequel d’entre-eux aurait l’honneur de remettre la Pierre noire à sa place. Ils décidèrent de confier cette tâche au premier homme qui entrerait dans le sanctuaire et cette personne fut Mahomet, alors âgé de 35 ans, cinq ans avant qu’il n’ait sa première révélation. Il demanda qu’on lui apporte une étoffe et plaça la Pierre noire en son centre. Les aînés des clans prirent les coins du drap et l’emmenèrent au bon endroit. Mahomet prit alors la Pierre et la remit en place, satisfaisant ainsi l’honneur de tous les clans.La Pierre subit plusieurs profanations et dommages au cours des siècles. Elle aurait été touchée et fracassée par une pierre lancée par une catapulte durant le siège omeyyade de La Mecque en 756. Les fragments furent rassemblés par Abd Allah ibn Zubayr avec un ligament en argent. En janvier 930, la Pierre fut volée par des Qarmates qui l’emmenèrent dans leur base à Hajar (actuel Bahreïn). Selon l’historien ottoman du xixe siècle, Qutb al-Din, le chef des Qarmates Abu Tahir al-Qarmati plaça la Pierre noire dans sa propre mosquée, le Masjid al-Dirar, avec l’intention de détourner le Hajj de La Mecque. Cela échoua car les pèlerins continuèrent de vénérer l’emplacement où se trouvait la Pierre.Selon l’historien du Xe siècle, Al-Juwani, la Pierre fut rendue 23 ans plus tard en 952. Les Qarmates conservèrent la Pierre noire et demandèrent une forte rançon aux Abbassides. Elle fut emballée dans un sac et envoyée à la mosquée du vendredi de Koufa avec un message indiquant « Par ordre nous l’avons prise et par ordre nous l’avons ramenée ». Son enlèvement et son déménagement causèrent de nouveaux dommages et la pierre fut brisée en sept morceaux. D’après Qutb al-Din, Abu Tahir « fut atteint par la gangrène, sa chair fut dévorée par les vers et il mourut dans d’atroces souffrances ».Au XIe siècle, un homme supposément envoyé par le calife fatimide Al-Hakim bi-Amr Allah, tenta de briser la Pierre noire mais fut immédiatement tué sans qu’il n’ait eu le temps de causer de gros dégâts. Selon Johann Ludwig Burckhardt, quelqu’un macula la Pierre noire avec des excréments en 1674 pour que « quiconque l’embrasse ait la barbe souillée ». Les Perses chiites furent suspectés d’être responsables mais Richard Francis Burton doutait qu’ils soient les coupables ; il attribua l’acte à « quelque juif ou grec qui risqua sa vie pour satisfaire une furieuse intolérance ».L’historien Maurice Gaudefroy-Demombynes rapporte que lorsque les wahhabites prirent La Mecque aux forces ottomanes vers 1800, ils saccagèrent la Kaaba et foulèrent la Pierre noire de leurs pieds.Rôle rituelLors du Hajj les pèlerins doivent faire sept fois le tour de la Kaaba dans le sens inverse des aiguilles d’une montre (tawaf). Ils tentent d’embrasser la Pierre noire sept fois, une pour chaque rotation. La Pierre noire en elle-même n’est ni adorée, ni vénérée par ces pèlerins, ce rite leur permet de reproduire les actions de Mahomet pour en perpétuer sa tradition. Du fait de la forte affluence actuelle, il est impossible que tout le monde puisse embrasser la pierre et il est donc acceptable pour les pèlerins de simplement tendre la main dans la direction de la Pierre à chaque tour de la Kaaba. Certains disent même que la Pierre noire doit simplement être considérée comme un repère, utile pour garder le compte des circumambulations réalisées.SymbolismeLa tradition islamique indique que la Pierre serait descendue du Paradis pour montrer à Adam et Ève où construire un autel qui devint le premier temple sur Terre. Les musulmans considèrent que la pierre était initialement pure et d’un blanc étincelant mais qu’elle est devenue noire à cause des péchés humains. L’autel d’Adam et la pierre auraient ensuite disparu lors du Déluge de Noé. Selon Tabari (Ta’rikh, I, 193-194), la Kaaba, pourtant situé dans un bas fond, échappe au Déluge (sourate LIV – Cor. VI, 6) ainsi que la pierre noire encastrée : la construction et la pierre noire sont “exhaussées au ciel”. Ibrahim l’aurait ensuite retrouvée sur le site original de l’autel d’Adam lors d’une révélation de l’archange Gabriel. Ibrahim ordonna alors à son fils Ismaël, qui était un ancêtre de Mahomet, de construire un nouveau temple, la Kaaba, pour accueillir la Pierre.L’islam interdit formellement l’idolâtrie. Les musulmans considèrent que le rôle de la Pierre dans le Hajj est purement symbolique et n’accordent aucun pouvoir à la pierre en elle-même. Un hadith rapporte que lorsque le second calife Omar ibn al-Khattâb (580-644) embrassa la Pierre, il déclara devant l’assemblée réunie : « Je sais que tu es une pierre et que tu ne peux ni apporter profit ni porter préjudice. Si je n’avais pas vu le messager d’Allah [Mahomet] t’embrasser, je ne t’aurais pas embrassée ». La plupart des musulmans suivent l’exemple d’Omar ; cela n’indique cependant pas un manque de respect pour la Pierre noire mais simplement la croyance que le bien et le mal sont uniquement dans les mains de Dieu. En 1911, Muhammad Labib al-Batanuni écrivit que la pratique pré-islamique de vénération des pierres (y compris de la Pierre noire) n’apparut pas parce que ces pierres sont « sacrées en tant que telles mais parce que leur relation à quelque chose est sainte et respectée ». L’érudit islamique indien Muhammad Hamidullah résuma la signification de la Pierre noire :
« Le Prophète a nommé la (Pierre noire) la « main droite de Dieu » (yamin-Allah) et à dessein. De fait, quelqu’un y pose la main pour conclure un pacte et Dieu obtient ainsi notre pacte d’allégeance et de soumission. Dans la terminologie islamique, Dieu est notre roi et … dans (son) royaume il y a une métropole (Umm al-Qurra) et naturellement un palais s’y trouve (Bait-Allah, maison de Dieu). Si un sujet veut témoigner de sa loyauté, il doit se rendre au palais royal et conclure personnellement un pacte d’allégeance. La main droite du Dieu invisible doit être symboliquement visible. Et cela est le al-Hajar al-Aswad, la Pierre noire de la Kaaba. »
Des vues littéraires de la Pierre noire ont cependant émergé au cours des dernières années. Une petite minorité accepte de manière littérale un hadith allégorique qui affirme que« la Pierre apparaîtra le Jour du Jugement avec des yeux pour voir et une langue pour parler et témoignera en faveur de ceux qui l’ont embrassée avec une dévotion sincère et se prononcera contre ceux qui ont bavardé ou eu des paroles profanes durant leur circumambulation de la Kaaba ».Théories scientifiques sur son origineLa nature de la Pierre noire a fait l’objet de nombreux débats. Elle a été décrite comme un basalte, une agate, un morceau de verre naturel ou plus fréquemment comme unemétéorite. Paul Partsch, le conservateur de la collection minéralogique impériale austro-hongroise, a publié la première étude historique de la Pierre noire en 1857 et privilégiait une origine météoritique. Robert Dietz et John McHone ont proposé en 1974 que la Pierre noire était en fait une agate en s’appuyant sur ses caractéristiques physiques et sur le rapport d’un géologue arabe indiquant que la Pierre contient des bandes de diffusion caractéristiques clairement visibles. Un indice significatif quant à sa nature est fourni par un compte-rendu de la récupération de la Pierre en 951, 21 ans après qu’elle eut été volée : selon un chroniqueur, la Pierre pouvait flotter dans l’eau. Si ce récit est correct alors la Pierre noire ne peut être une agate, une lave basaltique ou une météorite et cela pourrait laisser penser qu’elle serait formée de verre ou de ponce.Elsebeth Thomsen de l’université de Copenhague a avancé une hypothèse différente en 1980 en suggérant que la Pierre serait un fragment de verre ou une impactite formé par l’impact d’une météorite il y a quelque 6 000 ans à Wabar dans le désert du Rub al-Khali à 1 100 km à l’est de La Mecque. Les cratères de Wabar sont connus pour abriter des blocs de verre créés par la chaleur et la pression de l’impact et mélangés à des billes d’un alliage de fer et de nickel issus de la météorite (dont la plus grande partie fut détruite lors de l’impact). Certains de ces blocs sont composés de verre noir brillant avec un intérieur blanc ou jaune et des cavités lui permettant de flotter sur l’eau. Les scientifiques n’apprirent l’existence de ces cratères qu’en 1932 mais ils étaient situés près d’une route caravanière venant d’Oman et ils étaient très probablement connus par les habitants du désert. La région était certainement réputée car dans un ancien poème arabe, Wabar ou Ubar (également connue comme la « cité des mille piliers ») était le site d’une fabuleuse cité qui fut détruite par le feu divin à cause de l’immoralité de son roi. Il est donc tout à fait probable que les habitants de la région aient assisté à l’impact si l’âge estimé des cratères est correct. Néanmoins une analyse scientifique réalisée en 2004 indique que l’impact aurait eu lieu il y a moins de 300 ans bien plus récemment que ce que l’on pensait jusque-là. L’hypothèse météoritique est donc aujourd’hui considérée comme douteuse et le Musée d’histoire naturelle de Londres suggère qu’il pourrait s’agir d’une pseudométéorite, une roche terrestre à laquelle on attribue à tort une origine extraterrestre.
Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_noire_(islam)
La Pierre Noire de la Mecque
Il parait que pour les idéologues du Nouveau Califat sous le leadership d’El-Baghdadi, la pierre noire représente une forme d’idolâtrie, ils la détruiront, promettent-ils, dès qu’ils auront conquis la Mecque. D’autres croient en son indestructibilité du fait qu’elle est sous la protection divine. Ce dernier argument succombe cependant à l’épreuve des faits du fait qu’elle et la Kaaba ont subi des dommages (sans intérêts) à travers l’histoire, que ce soit par le feu, les inondations ou les folies des hommes. La pierre se trouve actuellement sous son état fragmenté du fait qu’elle avait reçu un projectile catapulté à l’époque des omeyyades, qui l’avait cassé en plusieurs morceaux, et les missiles d’Allah n’ont pas réussi (ou voulu) à intercepter le projectile.
La Pierre était vénérée dans l’Arabie préislamique.
Elle fut placée intacte dans le mur de la Kaaba par le prophète Mahomet en 605, cinq ans avant sa première révélation. Elle s’est depuis cassée en plusieurs fragments qui ont été cimentés dans un cadre en argent dans le flanc de la Kaaba. Son apparence est celle d’une roche noire avec des teintes rougeâtres d’environ 30 cm de diamètre dont la surface a été polie par les mains de millions de pèlerins. Selon la tradition islamique, elle serait tombée du ciel pour indiquer à Adam et Ève où construire un autel. Bien qu’elle ait souvent été décrite comme une météorite, son origine reste inconnue.Les pèlerins font le tour de la Kaaba dans le cadre de la circumambulation (tawaf) faisant partie du Hajj. Beaucoup essayent de s’approcher et d’embrasser la Pierre noire pour reproduire le baiser qu’elle aurait reçue de la part de Mahomet. S’ils ne peuvent pas l’atteindre, les pèlerins doivent alors se contenter de tendre la main droite vers la Pierre lors de leurs sept rotations autour de la Kaaba.Description physiqueLa Pierre noire est composée de plusieurs fragments maintenus ensemble par un cadre en argent lui-même accroché à la Pierre par des clous en argent. Certains des plus petits fragments ont été cimentés ensemble pour former les sept ou huit fragments visibles. La face exposée de la Pierre mesure environ 20 cm par 16. Sa taille initiale est inconnue car les données la concernant ont fortement changé et elle a subi de multiples modifications. Au Xe siècle, un observateur rapporta qu’elle mesurait une coudée de long (un peu plus de 46 cm). Au début du XVIIe siècle, les documents indiquent qu’elle mesurait 140 cm par 122. Ali Bey indiqua au XVIIIe siècle qu’elle avait une hauteur de 110 cm et Méhémet Ali rapporta que sa taille était de 76 cm en longueur par 44 cm en largeur.
Croquis de la Pierre noire réalisé au milieu du XIXe siècle.La Pierre noire est décrite pour la première fois dans la littérature occidentale au XIXe siècle par des voyageurs européens qui visitèrent la Kaaba en se faisant passer pour des pèlerins. L’explorateur suisse Jean Louis Burckhardt visita La Mecque en 1814 et donna une description détaillée dans son livre Voyages en Arabie publié en 1829.L’encadrement autour de la Pierre noire et la kiswa, l’étoffe entourant la Kaaba, ont été entretenus durant des siècles par les sultans ottomans du fait de leur rôle de Gardien des deux Mosquées saintes. Ces éléments sont périodiquement remplacés à cause de l’usure causée par les manipulations des pèlerins. Ils sont alors ramenés à Istanbul et conservés avec les Reliques Sacrées du palais de Topkapı.Histoire et traditionLa Pierre noire était vénérée avant la période islamique. À l’époque de Mahomet, elle était déjà associée avec la Kaaba, un sanctuaire pré-islamique qui faisait l’objet de pèlerinages. Dans son livre, Islam: A Short History, Karen Armstrong avance que la Kaaba était dédiée à Houbal, une divinité nabatéenne, et qu’elle contenait 360 idoles qui représentaient soit les jours de l’année soit des effigies du panthéon arabique. Les cultures sémites du Moyen-Orient utilisaient traditionnellement des pierres inhabituelles pour marquer des lieux de vénération, une pratique reflétée tant dans la Bible que dans le Coran. Une « pierre rouge » était associée avec la divinité de la ville de Ghaiman dans le sud de l’Arabie et il y existait une « pierre blanche » dans la Kaaba d’al-Abalat (près de la ville de Tabala, au sud de La Mecque). Les pratiques religieuses de cette époque étaient souvent associées avec la vénération des pierres, des montagnes, des formations géologiques particulières ou des arbres caractéristiques. La Kaaba marquait l’endroit où le monde sacré rencontrait le monde profane et la Pierre noire était un symbole supplémentaire de ce contact entre le divin et le terrestre.
Illustration inspirée du récit de la remise en place de la Pierre noire par Mahomet et les aînés des clans de La Mecque.On attribue à Mahomet l’installation de la Pierre noire dans le mur de la Kaaba. Un récit issu du Sirah Rasul Allah de Ibn Ishaq relate comment les clans de La Mecque ont rénové la Kaaba à la suite d’un incendie qui avait partiellement détruit la structure en 605. La Pierre noire avait temporairement été retirée pour faciliter les travaux. Les clans n’étaient cependant pas d’accord pour savoir lequel d’entre-eux aurait l’honneur de remettre la Pierre noire à sa place. Ils décidèrent de confier cette tâche au premier homme qui entrerait dans le sanctuaire et cette personne fut Mahomet, alors âgé de 35 ans, cinq ans avant qu’il n’ait sa première révélation. Il demanda qu’on lui apporte une étoffe et plaça la Pierre noire en son centre. Les aînés des clans prirent les coins du drap et l’emmenèrent au bon endroit. Mahomet prit alors la Pierre et la remit en place, satisfaisant ainsi l’honneur de tous les clans.La Pierre subit plusieurs profanations et dommages au cours des siècles. Elle aurait été touchée et fracassée par une pierre lancée par une catapulte durant le siège omeyyade de La Mecque en 756. Les fragments furent rassemblés par Abd Allah ibn Zubayr avec un ligament en argent. En janvier 930, la Pierre fut volée par des Qarmates qui l’emmenèrent dans leur base à Hajar (actuel Bahreïn). Selon l’historien ottoman du xixe siècle, Qutb al-Din, le chef des Qarmates Abu Tahir al-Qarmati plaça la Pierre noire dans sa propre mosquée, le Masjid al-Dirar, avec l’intention de détourner le Hajj de La Mecque. Cela échoua car les pèlerins continuèrent de vénérer l’emplacement où se trouvait la Pierre.Selon l’historien du Xe siècle, Al-Juwani, la Pierre fut rendue 23 ans plus tard en 952. Les Qarmates conservèrent la Pierre noire et demandèrent une forte rançon aux Abbassides. Elle fut emballée dans un sac et envoyée à la mosquée du vendredi de Koufa avec un message indiquant « Par ordre nous l’avons prise et par ordre nous l’avons ramenée ». Son enlèvement et son déménagement causèrent de nouveaux dommages et la pierre fut brisée en sept morceaux. D’après Qutb al-Din, Abu Tahir « fut atteint par la gangrène, sa chair fut dévorée par les vers et il mourut dans d’atroces souffrances ».Au XIe siècle, un homme supposément envoyé par le calife fatimide Al-Hakim bi-Amr Allah, tenta de briser la Pierre noire mais fut immédiatement tué sans qu’il n’ait eu le temps de causer de gros dégâts. Selon Johann Ludwig Burckhardt, quelqu’un macula la Pierre noire avec des excréments en 1674 pour que « quiconque l’embrasse ait la barbe souillée ». Les Perses chiites furent suspectés d’être responsables mais Richard Francis Burton doutait qu’ils soient les coupables ; il attribua l’acte à « quelque juif ou grec qui risqua sa vie pour satisfaire une furieuse intolérance ».L’historien Maurice Gaudefroy-Demombynes rapporte que lorsque les wahhabites prirent La Mecque aux forces ottomanes vers 1800, ils saccagèrent la Kaaba et foulèrent la Pierre noire de leurs pieds.Rôle rituelLors du Hajj les pèlerins doivent faire sept fois le tour de la Kaaba dans le sens inverse des aiguilles d’une montre (tawaf). Ils tentent d’embrasser la Pierre noire sept fois, une pour chaque rotation. La Pierre noire en elle-même n’est ni adorée, ni vénérée par ces pèlerins, ce rite leur permet de reproduire les actions de Mahomet pour en perpétuer sa tradition. Du fait de la forte affluence actuelle, il est impossible que tout le monde puisse embrasser la pierre et il est donc acceptable pour les pèlerins de simplement tendre la main dans la direction de la Pierre à chaque tour de la Kaaba. Certains disent même que la Pierre noire doit simplement être considérée comme un repère, utile pour garder le compte des circumambulations réalisées.SymbolismeLa tradition islamique indique que la Pierre serait descendue du Paradis pour montrer à Adam et Ève où construire un autel qui devint le premier temple sur Terre. Les musulmans considèrent que la pierre était initialement pure et d’un blanc étincelant mais qu’elle est devenue noire à cause des péchés humains. L’autel d’Adam et la pierre auraient ensuite disparu lors du Déluge de Noé. Selon Tabari (Ta’rikh, I, 193-194), la Kaaba, pourtant situé dans un bas fond, échappe au Déluge (sourate LIV – Cor. VI, 6) ainsi que la pierre noire encastrée : la construction et la pierre noire sont “exhaussées au ciel”. Ibrahim l’aurait ensuite retrouvée sur le site original de l’autel d’Adam lors d’une révélation de l’archange Gabriel. Ibrahim ordonna alors à son fils Ismaël, qui était un ancêtre de Mahomet, de construire un nouveau temple, la Kaaba, pour accueillir la Pierre.L’islam interdit formellement l’idolâtrie. Les musulmans considèrent que le rôle de la Pierre dans le Hajj est purement symbolique et n’accordent aucun pouvoir à la pierre en elle-même. Un hadith rapporte que lorsque le second calife Omar ibn al-Khattâb (580-644) embrassa la Pierre, il déclara devant l’assemblée réunie : « Je sais que tu es une pierre et que tu ne peux ni apporter profit ni porter préjudice. Si je n’avais pas vu le messager d’Allah [Mahomet] t’embrasser, je ne t’aurais pas embrassée ». La plupart des musulmans suivent l’exemple d’Omar ; cela n’indique cependant pas un manque de respect pour la Pierre noire mais simplement la croyance que le bien et le mal sont uniquement dans les mains de Dieu. En 1911, Muhammad Labib al-Batanuni écrivit que la pratique pré-islamique de vénération des pierres (y compris de la Pierre noire) n’apparut pas parce que ces pierres sont « sacrées en tant que telles mais parce que leur relation à quelque chose est sainte et respectée ». L’érudit islamique indien Muhammad Hamidullah résuma la signification de la Pierre noire :
« Le Prophète a nommé la (Pierre noire) la « main droite de Dieu » (yamin-Allah) et à dessein. De fait, quelqu’un y pose la main pour conclure un pacte et Dieu obtient ainsi notre pacte d’allégeance et de soumission. Dans la terminologie islamique, Dieu est notre roi et … dans (son) royaume il y a une métropole (Umm al-Qurra) et naturellement un palais s’y trouve (Bait-Allah, maison de Dieu). Si un sujet veut témoigner de sa loyauté, il doit se rendre au palais royal et conclure personnellement un pacte d’allégeance. La main droite du Dieu invisible doit être symboliquement visible. Et cela est le al-Hajar al-Aswad, la Pierre noire de la Kaaba. »
Des vues littéraires de la Pierre noire ont cependant émergé au cours des dernières années. Une petite minorité accepte de manière littérale un hadith allégorique qui affirme que« la Pierre apparaîtra le Jour du Jugement avec des yeux pour voir et une langue pour parler et témoignera en faveur de ceux qui l’ont embrassée avec une dévotion sincère et se prononcera contre ceux qui ont bavardé ou eu des paroles profanes durant leur circumambulation de la Kaaba ».Théories scientifiques sur son origineLa nature de la Pierre noire a fait l’objet de nombreux débats. Elle a été décrite comme un basalte, une agate, un morceau de verre naturel ou plus fréquemment comme unemétéorite. Paul Partsch, le conservateur de la collection minéralogique impériale austro-hongroise, a publié la première étude historique de la Pierre noire en 1857 et privilégiait une origine météoritique. Robert Dietz et John McHone ont proposé en 1974 que la Pierre noire était en fait une agate en s’appuyant sur ses caractéristiques physiques et sur le rapport d’un géologue arabe indiquant que la Pierre contient des bandes de diffusion caractéristiques clairement visibles. Un indice significatif quant à sa nature est fourni par un compte-rendu de la récupération de la Pierre en 951, 21 ans après qu’elle eut été volée : selon un chroniqueur, la Pierre pouvait flotter dans l’eau. Si ce récit est correct alors la Pierre noire ne peut être une agate, une lave basaltique ou une météorite et cela pourrait laisser penser qu’elle serait formée de verre ou de ponce.Elsebeth Thomsen de l’université de Copenhague a avancé une hypothèse différente en 1980 en suggérant que la Pierre serait un fragment de verre ou une impactite formé par l’impact d’une météorite il y a quelque 6 000 ans à Wabar dans le désert du Rub al-Khali à 1 100 km à l’est de La Mecque. Les cratères de Wabar sont connus pour abriter des blocs de verre créés par la chaleur et la pression de l’impact et mélangés à des billes d’un alliage de fer et de nickel issus de la météorite (dont la plus grande partie fut détruite lors de l’impact). Certains de ces blocs sont composés de verre noir brillant avec un intérieur blanc ou jaune et des cavités lui permettant de flotter sur l’eau. Les scientifiques n’apprirent l’existence de ces cratères qu’en 1932 mais ils étaient situés près d’une route caravanière venant d’Oman et ils étaient très probablement connus par les habitants du désert. La région était certainement réputée car dans un ancien poème arabe, Wabar ou Ubar (également connue comme la « cité des mille piliers ») était le site d’une fabuleuse cité qui fut détruite par le feu divin à cause de l’immoralité de son roi. Il est donc tout à fait probable que les habitants de la région aient assisté à l’impact si l’âge estimé des cratères est correct. Néanmoins une analyse scientifique réalisée en 2004 indique que l’impact aurait eu lieu il y a moins de 300 ans bien plus récemment que ce que l’on pensait jusque-là. L’hypothèse météoritique est donc aujourd’hui considérée comme douteuse et le Musée d’histoire naturelle de Londres suggère qu’il pourrait s’agir d’une pseudométéorite, une roche terrestre à laquelle on attribue à tort une origine extraterrestre.
Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_noire_(islam)

- minouche69
- Soldat Virtuel 2eme

- Messages : 54
- Inscription : lun. 18 janv. 2016 13:29
- Status : Hors-ligne
Re: Questions sur le contexte historique de l'Islam
CoucouFleur2jasmin a écrit :Bonjour à toutes et à tous,
Je fais en ce moment des recherches sur le contexte historique de l'islam et de son prophète.
La difficulté principale est le fait que l'Arabie à pas mal censuré l'histoire de la péninsule.
Lorsque j'étais musulmane, j'ai toujours entendu, et j'entends encore aujourd'hui que Mahomet n'a jamais utilisé la violence gratuitement, mais se défendait des persécutions dont-il était victime du fait de sa nouvelle religion, ce qu'ils appelent le "Jihad défensive".
Après avoir pas mal farfouillé, j'ai l'impression que l'Arabie de l'époque était plurireligieux (juifs, chrétiens, polythéistes) et pluriculturelle.
Apparemment il y a l'époque de nombreuses nouvelles religions et ce n'est pas rare qu'un illuminé se déclare prophète de ceci ou de cela.
Il parait aussi qu'il y eu à l'époque un grand débat concernant le "livre saint" de Mahomet il aurait était sévèrement humilié intellectuellement parlant par de grands intellectuels juifs de l'époque
Suite à cette épisode Mahomet et l'islam ont végété plusieurs années sur place avant de partir pour Médine (Yattrib).
Ma question est la suivante :
Mahomet s'est-il fait persécuter au début de la révélation à La Mecque?
Hormis la version musulmane, rien ne me permet de prouver cette persécution supposée.
Si vous avez des infos et des sources cela m'intéresse vivement.
Si vous avez des sources concernant le débat entre ces deux intellectuels et Mahomet cela m'intéresse aussi.
Au plaisir de vous lire
l'Arabie censuré ? inventer je dirais ou voler des histoires à d'autres ou légendes pour la coller à une religion mi -juif mi- chrétiens
le personnage Mohamed n'est qu'une fiction crée de tout pièce la date de sa naissance ou celle de ça mort n'est qu' approximatif? n'oublions pas que la Sira qui est l'histoire officiel de l'islam fut écris par deux personnages qui se contredisait donc qui dit vrai ?
Le prophète de l'islam avait pour habitude d'âpres la Sira d'écris à l'aide d'un scribe les verset sur des feuilles de dattiers ou des omoplates de chameaux ou sont ils conservé ou archivé ? que sont ils devenu? l'histoire du prophète est truffé d'incohérence
- Elementaire
- Adjudant Virtuel

- Messages : 1031
- Inscription : ven. 10 août 2012 21:11
- Twitter : Je suis ici
- Status : Hors-ligne
Re: Questions sur le contexte historique de l'Islam
Et qui a conquis l'arabie ?
- Elementaire
- Adjudant Virtuel

- Messages : 1031
- Inscription : ven. 10 août 2012 21:11
- Twitter : Je suis ici
- Status : Hors-ligne
Re: Questions sur le contexte historique de l'Islam
A mon humble avis, c'est juste un problème de telephone arabe.
Les expressions ne s' inventent pas toutes seules et ont toujours une origine.
D'apres ibn sirin, même les salafs se tapaient sur la gueule pour leurs differentes versions du coran, que dire du reste !
D'apres ibn sirin, même les salafs se tapaient sur la gueule pour leurs differentes versions du coran, que dire du reste !
- yacoub
- Être-soi-meme

- Messages : 21935
- Inscription : jeu. 10 nov. 2005 08:00
- Twitter : Paradis d'Allah au milieu des houris
- Contact :
- Status : Hors-ligne
Re: Questions sur le contexte historique de l'Islam
Quand à la femme arabe antique, libre et indépendante, on se souvient des reines arabes, décrites dans les chroniques assyriennes, de la reine de Saba, de la reine Zénobie, parfois même de véritables cheffes de tribus, ou simplement de femmes au fort tempérament. Mais on les retrouve aussi au combat, comme arbitre dans des concours de poésie (Oum Jundah, femme du célèbre Imrul Qays)
================================================================
Comment l'islam a étouffé les cultures pré-islamiques au nom du culte de l'unicité de Dieu
De l'architecture aux divinités, une conférence à Fès au Maroc s'est penchée pour la première fois sur l'histoire du Maroc antique. Mais les cultures pré-islamiques restent largement méconnues.
Comment l'islam a étouffé les cultures pré-islamiques au nom du culte de l'unicité de Dieu
"L'islam a conservé, et on l'ignore souvent, des éléments de culture pré-islamique."
Atlantico : De l'architecture aux divinités, une conférence tenue à Fès au Maroc s'est penchée pour la première fois sur l'histoire du Maroc antique. Les cultures pré-islamiques restent largement méconnues. Comment l'expliquer ?
C'est une conférence salutaire à tout point de vue, car, en effet, objectivement, l'histoire des sociétés arabes ne commence absolument pas avec la naissance de l'islam au début du VIIème siècle.
Il serait bon de s'en souvenir. Ainsi, cette religion monothéiste, née en Arabie en 610 sous l'apostolat de Muhammad, ne s'est donc pas développée ex nihilo. À côté de l'architecture et du culte des divinités, à l'époque anté-islamique, il ne faut pas omettre de mentionner la littérature arabe et plus exactement encore sa poésie, laquelle fut très raffinée avant et après l'avènement de l'islam.
Si les cultures pré-islamiques sont sinon ignorées du moins délaissées, c'est parce que selon un certain enseignement de l'islam, du culte de l'unicité absolue de Dieu (al-tawhîd), celles-là contribueraient à éloigner l'homme en général et le musulman en particulier, de la croyance en un Dieu unique suivant des règles ou des principes précis édictés dans le Coran, la Sunna (traditions prophétiques) et "la compréhension des pieux prédécesseurs" (al-salaf al-çâlih).
Il y a une confusion regrettable dans l'esprit de certains musulmans de nos jours. En effet, ils confondent démarche de connaissance, historique et démarche piétiste ou fidéiste, en sorte qu'ils croient, à tort, que la première menace inéluctablement l'intégrité de leur foi !
Quelles étaient les valeurs qui y étaient défendues (en particulier le rapport au sexe et à la femme) ? Quelles en ont été les principaux apports et quel en est aujourd'hui l'héritage ?
Dans L'Arabie pré-islamique, par exemple, dominait une vie tribale où la liberté du groupe se confondait avec celle de l'individu, dans une perpétuelle interaction. Il y avait, notamment à La Mecque, outre une culture polythéiste intense à côté du judaïsme et du christianisme, une dialectique de la paix et de la guerre entre les différentes tribus, avec des razzias, etc. Y dominaient par ailleurs des solidarités mécaniques, les vertus de courage, d'honneur, etc. La vie morale des Bédouins reposait, selon Roger Caratini, entre autres orientalistes, essentiellement sur les valeurs suivantes: "le courage, l'honneur tribal, familial, individuel, la générosité et l'hospitalité".
La polygamie était largement de mise, dans la mesure où plus vous aviez de femmes, plus il vous était possible d'asseoir la puissance de la tribu, avec une prime accordée aux garçons (symboles de la puissance du groupe), tandis que les fillettes étaient parfois enterrées vivantes...Et c'est l'islam, très précisément, qui a mis fin à cette pratique horrible!
Quant à la poésie pré-islamique, elle chantait les vertus de l'amour, du vin; elle prônait quelquefois l'injure ou l'ironie vis-à-vis des clans ennemis, etc.
Cependant, l'islam a conservé, et on l'ignore souvent, des éléments de culture pré-islamique. Il faut savoir que le pèlerinage à La Mecque était déjà de rigueur et un lieu prisé par différentes tribus et les grands commerçants installés ou de passage, soit donc bien avant l'arrivée de l'islam. L'autorisation de la polygamie était également un héritage de la période pré-islamique, en plus de la richesse sémantique de la langue arabe qui deviendra aussi la langue du Coran !
Quelles conséquences le développement de l'islam a-t-il eu sur elles et sur leur rayonnement ? Quel regard porte-t-il aujourd'hui sur ces cultures ? Plus globalement, quel rapport l'islam a-t-il à l'histoire ?
Les conséquences sont multiples. L'islam a sévèrement combattu la polythéisme, c'est un fait; a fortiori sous les feux de lectures orthodoxes; il a interdit, suivant l'orthodoxie sunnite notamment, et en plusieurs étapes, la consommation d'alcool, le libéralisme sexuel (sur ce point, comme n'importe quel autre monothéisme); il a également strictement encadré la polygamie, etc. Des acteurs de l'islam (activiste) contemporain qui nourrissent une vision très rigoriste de la religion, entretiennent une véritable animosité et haine vis-à-vis de certains types de culture hérités de la période pré-islamique.
Souvenons-nous à cet égard des Talibans afghans qui ont détruit les Bouddhas de Bâmiyâm en 2001 ou, plus récemment, des islamistes qui ont entamé la destruction de mausolées de saints à Tombouctou au Mali...Cela dit, il convient d'être extrêmement précis: c'est moins l'islam, en tant que tel, et intrinsèquement, qui mène une guerre sans pitié à l'encontre de ces cultures, que des activistes qui vouent un souverain mépris à l'endroit de la connaissance de façon générale, et, en particulier, du patrimoine de l'humanité
================================================================
Comment l'islam a étouffé les cultures pré-islamiques au nom du culte de l'unicité de Dieu
De l'architecture aux divinités, une conférence à Fès au Maroc s'est penchée pour la première fois sur l'histoire du Maroc antique. Mais les cultures pré-islamiques restent largement méconnues.
Comment l'islam a étouffé les cultures pré-islamiques au nom du culte de l'unicité de Dieu
"L'islam a conservé, et on l'ignore souvent, des éléments de culture pré-islamique."
Atlantico : De l'architecture aux divinités, une conférence tenue à Fès au Maroc s'est penchée pour la première fois sur l'histoire du Maroc antique. Les cultures pré-islamiques restent largement méconnues. Comment l'expliquer ?
C'est une conférence salutaire à tout point de vue, car, en effet, objectivement, l'histoire des sociétés arabes ne commence absolument pas avec la naissance de l'islam au début du VIIème siècle.
Il serait bon de s'en souvenir. Ainsi, cette religion monothéiste, née en Arabie en 610 sous l'apostolat de Muhammad, ne s'est donc pas développée ex nihilo. À côté de l'architecture et du culte des divinités, à l'époque anté-islamique, il ne faut pas omettre de mentionner la littérature arabe et plus exactement encore sa poésie, laquelle fut très raffinée avant et après l'avènement de l'islam.
Si les cultures pré-islamiques sont sinon ignorées du moins délaissées, c'est parce que selon un certain enseignement de l'islam, du culte de l'unicité absolue de Dieu (al-tawhîd), celles-là contribueraient à éloigner l'homme en général et le musulman en particulier, de la croyance en un Dieu unique suivant des règles ou des principes précis édictés dans le Coran, la Sunna (traditions prophétiques) et "la compréhension des pieux prédécesseurs" (al-salaf al-çâlih).
Il y a une confusion regrettable dans l'esprit de certains musulmans de nos jours. En effet, ils confondent démarche de connaissance, historique et démarche piétiste ou fidéiste, en sorte qu'ils croient, à tort, que la première menace inéluctablement l'intégrité de leur foi !
Quelles étaient les valeurs qui y étaient défendues (en particulier le rapport au sexe et à la femme) ? Quelles en ont été les principaux apports et quel en est aujourd'hui l'héritage ?
Dans L'Arabie pré-islamique, par exemple, dominait une vie tribale où la liberté du groupe se confondait avec celle de l'individu, dans une perpétuelle interaction. Il y avait, notamment à La Mecque, outre une culture polythéiste intense à côté du judaïsme et du christianisme, une dialectique de la paix et de la guerre entre les différentes tribus, avec des razzias, etc. Y dominaient par ailleurs des solidarités mécaniques, les vertus de courage, d'honneur, etc. La vie morale des Bédouins reposait, selon Roger Caratini, entre autres orientalistes, essentiellement sur les valeurs suivantes: "le courage, l'honneur tribal, familial, individuel, la générosité et l'hospitalité".
La polygamie était largement de mise, dans la mesure où plus vous aviez de femmes, plus il vous était possible d'asseoir la puissance de la tribu, avec une prime accordée aux garçons (symboles de la puissance du groupe), tandis que les fillettes étaient parfois enterrées vivantes...Et c'est l'islam, très précisément, qui a mis fin à cette pratique horrible!
Quant à la poésie pré-islamique, elle chantait les vertus de l'amour, du vin; elle prônait quelquefois l'injure ou l'ironie vis-à-vis des clans ennemis, etc.
Cependant, l'islam a conservé, et on l'ignore souvent, des éléments de culture pré-islamique. Il faut savoir que le pèlerinage à La Mecque était déjà de rigueur et un lieu prisé par différentes tribus et les grands commerçants installés ou de passage, soit donc bien avant l'arrivée de l'islam. L'autorisation de la polygamie était également un héritage de la période pré-islamique, en plus de la richesse sémantique de la langue arabe qui deviendra aussi la langue du Coran !
Quelles conséquences le développement de l'islam a-t-il eu sur elles et sur leur rayonnement ? Quel regard porte-t-il aujourd'hui sur ces cultures ? Plus globalement, quel rapport l'islam a-t-il à l'histoire ?
Les conséquences sont multiples. L'islam a sévèrement combattu la polythéisme, c'est un fait; a fortiori sous les feux de lectures orthodoxes; il a interdit, suivant l'orthodoxie sunnite notamment, et en plusieurs étapes, la consommation d'alcool, le libéralisme sexuel (sur ce point, comme n'importe quel autre monothéisme); il a également strictement encadré la polygamie, etc. Des acteurs de l'islam (activiste) contemporain qui nourrissent une vision très rigoriste de la religion, entretiennent une véritable animosité et haine vis-à-vis de certains types de culture hérités de la période pré-islamique.
Souvenons-nous à cet égard des Talibans afghans qui ont détruit les Bouddhas de Bâmiyâm en 2001 ou, plus récemment, des islamistes qui ont entamé la destruction de mausolées de saints à Tombouctou au Mali...Cela dit, il convient d'être extrêmement précis: c'est moins l'islam, en tant que tel, et intrinsèquement, qui mène une guerre sans pitié à l'encontre de ces cultures, que des activistes qui vouent un souverain mépris à l'endroit de la connaissance de façon générale, et, en particulier, du patrimoine de l'humanité
