Voici un autre topic où j'y posterai des textes, disons que l'autre... vu le titre...
Celui-ci a pour but de mettre des bouts d'histoires ou des textes courts ayant pour thèmes des contes connus des histoires connus (plus ou moins) dont je me fais une joie de les détourner afin de dire des Vérité qui déplaisent.
Enfin, ça déplaît, ce qui est intéressant c'est de savoir à qui ça pose problème et pourquoi, sachant que les vraies raisons ne seraient pas celles prétendues, mais d'autres que les individus concernés voudraient faire taire en exposant des fausses raisons avec des prétentions et de l'ego.
Voici le texte, peut-être plus court que les autres, vous me direz.^^
Un jour, un bête a rencontré une terrible bête…
Une douce lumière s'engouffrait dans leur modeste chambre, au sain de la chaleureuse demeure qu'ils habitaient. Elle entourait son aimée d'un tendre halo, lui conférant une image pure. Elle était tranquillement assise dans leur grand lit de couple au milieu des draps blancs. Sa halée paraissait davantage blanche dans les beaux rayons du doux soleil de printemps.
Il se demandait parfois comment sa dulcinée fut capable de tolérer un idiot tel que lui, un d'imbécile aussi stupide et ignare que lancé dans une guerre sainte qu'il savait, aujourd'hui, insensée. Autrefois, il en ignorait l'importance, le sens, croyant dans des mensonges. Pourquoi avoir accepté un humain aussi primitif, aussi barbare, d'un si bas niveau ?
Cette créature jugée hideuse, maléfique, malveillante, malfaisante, en raison de sa nature d'hybride mi-vampire mi-démon Originel, lui enseignait pourtant beaucoup plus que n'importe lequel de ces prêcheurs qui enseignaient surtout l'ignorance. Ils relisaient cet orgueilleux ouvrage de prétendue sagesse prétendant, amour, tolérance, paix, ouverture, intelligence, connaissance, libre arbitre...
Elle lui prouvait qu'ils auraient toujours torts, qu'ils mentaient et, après la lecture des ces fausses saintes écritures, il comprit bien plus les paroles de sa chère femme, les valeurs qu'elle défendait, sa morale, ce que représentait le bien et le mal. Ceux de son peuple ne se vantaient point ou presque. Le plus souvent, ils agissaient beaucoup plus qu'ils ne prétendaient.
Ses yeux ambrés fixèrent intensément l'humain ayant fêté sa vint-quatrième année aux côtés de la famille qui l’accueillait et l'avait adopté en le recevant tel qu'il était sans le juger. Il le savait, il le sentait, que ces gens ne médisaient point à son sujet, encore moins dans son dos.
Ils parlaient assez peu de tolérance, pourtant, ils en faisaient preuve bien plus que nombre de bons convertis civilisés en train de conquérir le monde et cela non sans massacrer des milliers de tribus désignées comme étant primitives. Ces êtres tant haïs entretenaient de très bonnes relations avec de nombreux peuples qui vivaient dans des zones connaissant parfois des climats très rudes.
Jarod se sentait minuscule devant une personnes aussi humbles qui, malgré leurs capacités physiques nettement au-dessus des pauvres et faibles humains, les respectaient, plus encore et surtout ceux qui évoluaient depuis le nuit des temps dans des environnement difficiles et variés. Les individus autoproclamés civilisés ne pourraient y survivre plus d'une semaine alors que ces personnes y passaient une vie entière.
Sa femme lui avait appris à lire, quelques bases de mathématiques mais aussi et surtout, à réfléchir. Elle appréciait la simplicité, se contentant parfois de peu mais en profitait pleinement. Il se doutaient des raisons qui poussaient les autres à tant rejeter ces êtres si sombres dans leurs origines mais pourtant si bons, si lumineux et tellement meilleurs que ceux qui les combattaient. Tout ceci venait à son esprit en cet instant même, alors qu'elle le couvait de son affection avec une telle bienveillance… comme un ange...
Vêtue d'une ample robe verte claire découvrant ses bras, Lucrèce l'invitait à le rejoindre de son intense regard accompagné d'un doux sourire auquel il ne put résister. Il répondit à cet appel. Cette complicité les unissait autant que leurs sentiments.
La délicate voix de son amoureuse ravit ses oreilles. Une voix aussi fine que les traits du visage rayonnant de bonheur qu'arborait sa dulcinée. Ses longs cheveux noirs cernaient son cou, descendant jusqu'à une poitrine un peu plus volumineuse qu'à l'accoutumée car elle attendait leur enfant.
–Notre bébé a besoin de ta présence, tu veux lui parler ?
S'installant aux côtés de sa chère femme, il posa tendrement ses mains sur son ventre arrondis. Ils n'étaient pas mariés ,mais pour eux, leur enfant représentait une union plus légitime et sacrée qu'une convention instaurée sous des prétextes fallacieux destinés à dominer les femmes.
Depuis longtemps, des femmes avaient marqué l'histoire de ce peuple par leurs talents, passions ou découvertes dans une société qui les reconnaissait toujours. Seul leur importait ce que les personnes apportaient de bon, leur bonheur et leur respect.
Souriant à sa compagne, il baissa afin embrasser ce ventre où grandissait leur bébé. Des émotions diverses, variées et entremêlées l'envahissaient. Jamais il n'avait connu cela dans son milieu d'origine, un milieu traditionnel très stricte. Jamais un seul homme n'avait établis une telle relation avec une femme dans la société religieuse où vénérer le Roi divin était autant un devoir que de se soumettre à son autorité ainsi que celle de l'unique doctrine tolérée.
Mais aujourd'hui, Jarod était un homme véritable, libre, plus fort en lui-même, doué de sa propre pensée, d'une morale solide, de libre arbitre… tout le contraire de ce dans quoi il fut bercé durant les vingt premières années d'une existence obscure.
Grace à Lucrèce, il relevait la tête, prenait conscience du monde dans lequel il était et le percevait autrement. Les plantes, les animaux, les insectes, n'étaient plus des choses sans intérêt sur lesquelles il avait tous les droits même celui du mépris, du dédain, de disposer à leur guise. Sa voix, apaisée par ces quelques années de calme, tout ce que son aimée, son amour, son ange, son salut, lui avait apporté de bon de façon inconditionnelle, sans réelles exigences, réchauffait sa démone qui avait pourtant tout d'un ange gardien en elle-même et pour lui. Elle veillait sur son homme tout comme il veillait sur sa femme, chacun faisant attention à l'autre.
–Bonjour… c'est ton père qui te parle. Nous t'aimons tellement, toi, notre lumière, notre joie. J'aimerais t'avoir dans mes bras, te serrer contre moi. Maman t'aime énormément et voudrait te couver d'amour. Oh (sens du mouvement) peut-être que toi aussi tu le veux ? Est-ce une réponse ? Tu auras l'occasion de m'attraper le nez en souriant, de nous faire des sourires qui te seront rendus.
Touchée, elle passait ses doigts effilés dans les courts cheveux châtains de son cher amoureux. Il appréciait ce geste de la part d'une personne qui le tirait toujours vers le haut. Ils s'épaulaient mutuellement, Lucrèce en l'éduquant, lui par ce qu'il apportait de positif pour sa douce.
–Tu fais un bon père, j'ai confiance. Si cela s'avère trop difficile, pesant et stressant pour toi, alors ferme les yeux, souffle bien, essaie de prendre une distance et dévient un oncle ou un homme ayant accepté de vivre avec l'enfant de sa chère femme. Il restera toujours le tiens, tu l'aimeras toujours, mais ce décalage pourrait t'aider à soulager ton poids, tes doutes.
Il eut un sourire qui en disait long sur l'attention portée aux paroles de sa compagne, comme un élève écoutant un sage, recevant ses leçons. Venant s’asseoir contre le mur avec des coussins derrière le dos, il ferma les yeux, levant la tête comme pour chasser quelque chose de son esprit.
–Tout ça… chez eux, là d'où je viens, ça n'existe pas. Ils ne se posent jamais de question sauf quand ils s'inquiètent de savoir s'ils font bien ou mal pour suivre leur doctrine sans se demander si c'est moralement acceptable, si c'est juste ou non, bon ou mauvais… bien ou mal. La famille chez eux est une chimère, la chose qu'ils combattent le plus en prétextant la défendre. Jamais on ne verra de telles liens entre eux comme avec nous. Les hommes n'ont aucun respect pour les femmes qu'ils laissent seules dans un coin avec une grossesse à laquelle il leur faut se soumettre sans avoir leur mot à dire ni le droit d'exposer leur ressentis. Ils sont perdus, ils vont tout détruire à cause de ça...
–Ce que tu me décris là… ce n'est en rien la famille ni le bien ni la bonté ou l'amour. Leur société primaire, leur mode de vie barbare, sont une monstruosité, surtout pour les femmes.
Se blottissant contre son homme, la jeune femme se sentait à l'aise avec lui. Jarod n'eut aucune hésitation à enrouler tendrement ses bras affectueux autour de sa compagne, déposant un baiser emplis de bonheur, de tendresse et d'affection dans le cou de sa douce.
–Tu as raison. Mon témoignage te touche, tu choque et.. aujourd'hui, y penser me heurte, répand une sensation de dégoût et de mépris pour ces… ces monstres. J'ai désormais toutes les bonnes raisons pour dénigrer les horreurs qu'ils ont osés instaurer, qu'ils idolâtres et adorent. Non contents de leur ignorance, de leur bêtise, ils ont bâtit un temple des ténèbres grossièrement paré de fausse lumière en espérant vainement le faire briller. Ils croient dans d'infâmes mensonges, ces idiots incapables de discerner le bien du mal, ce qui est moral ou immoral, bon ou mauvais, sensé ou insensé, le juste de l'injuste.
Se tournant, elle le fixât de ses yeux douloureux. C'était une douleur honnête, sincère… de la compassion, de l'empathie. La souffrance de son doux amoureux la traversait et elle ne pouvait s'en défaire ni l'ignorer ni ne pas être touchée.
–Si seulement je pouvais prendre en moi une partie de ta douleur, de cette souffrance, te soulager.
–Tu l'as déjà fais mon amour. Chaque jour tu panses mes blessures, celles de cette trahison dont j'ai pris conscience, celles du mal qu'ils m'ont fait à mon insu sans que je m'en aperçoive. Ils ont fait de moi une bête stupide, un ignorant soumis à leur volonté qu'ils prétendent être celle de leur dieu. Ils ont profaner et souillé la famille, commis tant de crimes, fait tant de mal… parce que tout est dans leurs écrits, leurs dogmes. Si tu savais comme je peux les haïr, eux qui mentent sans cesse, vous insultent de tout, ceux-là même dont j'ai fais parti autrefois…
–Désormais tu es devenu un homme. Ce qui n'aurait jamais été le cas avec ces bêtes que je sais tellement immondes. Si la vengeance est ton désir alors sache qu'elle est déjà accomplie. Nous sommes ensemble, je t'aime et notre enfant sera très bien à nos côtés. Que cette haine ne serve pas à aimer ta femme et ton enfant car ce serait d'une laideur aussi grande que le côté malsain qui en ferait partie, aussi ignoble que son immoralité. Je n'éprouve aucune honte à t'aimer ou porter notre enfant, au contraire, j'en suis fière, j'en suis heureuse. Il y a beaucoup de bonté en toi, tu offres tant et bien plus que tu ne peux le croire ou l'imaginer. Je t'aime.
L'embrassant avec autant de douceur que de bienveillance, longuement, tendrement, elle le serra dans ses bras avec un petit rire amusé. Il avait déjà compris et se mit à rire lui aussi.
–Moins évident d'embrasser ton homme avec ton ventre.
–Ho, mais on peut toujours faire autrement mon amour.
Saisissant les intentions de sa femme, il la laissât venir à lui. Quelques instants plus tard, ils partageaient une étreinte emplie de tendresse et de complicité.
Alors, cette "bête" est-elle aussi monstrueuse et hideuse qu'on le fait croire, tant sur son apparence que sur ce qu'elle est en elle-même, dans sa façon d'être, ses valeurs, ses émotions...?


