FLNC contre EI
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FLNC contre EI
http://www.francetvinfo.fr/faits-divers ... 66533.html
Faut-il savoir, quoi qu'on pense du FLNC par ailleurs (pour moi, historiquement légitime mais aberrant dans sa stratégie), que la Corse a servi pendant des siècles de réserve d'esclaves à l'Afrique du nord, et que le drapeau corse en témoigne.
Faut-il savoir, quoi qu'on pense du FLNC par ailleurs (pour moi, historiquement légitime mais aberrant dans sa stratégie), que la Corse a servi pendant des siècles de réserve d'esclaves à l'Afrique du nord, et que le drapeau corse en témoigne.
De quel droit refuserions-nous de faire usage du plus grand don de Dieu ? N'est-ce pas un formidable blasphème que de croire contre la raison ? (Vivekananda)
https://daruc.fr/divers/islamp.htm
https://bouquinsblog.blog4ever.com/blog ... ique_.html
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Innana
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Re: FLNC contre EI
J'ai lu leur communication.
Pas trop haineuse, mais ferme.
En gris ils n'ont pas tord.
Euh!
Comment dire.
Allez égorger un curé en Corse.
Ou écraser la foule à Bastia...
La Corse est une île ou l'air deviendrait malsain pour des salafistes.
Pas trop haineuse, mais ferme.
En gris ils n'ont pas tord.
Euh!
Comment dire.
Allez égorger un curé en Corse.
Ou écraser la foule à Bastia...
La Corse est une île ou l'air deviendrait malsain pour des salafistes.
"La liberté, c'est la liberté de dire que 2 et 2 font 4. Lorsque cela est accordé, le reste suit." George Orwell, 1984
DOM JUAN: Je crois que deux et deux sont quatre, Sganarelle, et que quatre et quatre sont huit.
TARTUFFE :Couvrez ce sein que je ne saurais voir:
Par de pareils objets les âmes sont blessées,
Et cela fait venir de coupables pensées.
DORINE:Vous êtes donc bien tendre à la tentation,
Et la chair sur vos sens fait grande impression!
Certes je ne sais pas quelle chaleur vous monte:
Mais à convoiter, moi, je ne suis pas si prompte,
Et je vous verrais nu du haut jusques en bas
Toujours Molière ! :
DOM JUAN: Je crois que deux et deux sont quatre, Sganarelle, et que quatre et quatre sont huit.
TARTUFFE :Couvrez ce sein que je ne saurais voir:
Par de pareils objets les âmes sont blessées,
Et cela fait venir de coupables pensées.
DORINE:Vous êtes donc bien tendre à la tentation,
Et la chair sur vos sens fait grande impression!
Certes je ne sais pas quelle chaleur vous monte:
Mais à convoiter, moi, je ne suis pas si prompte,
Et je vous verrais nu du haut jusques en bas
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Re: FLNC contre EI
Le groupe clandestin avertit les "islamistes radicaux de Corse" que toute attaque de leur part déclencherait "une réponse déterminée, sans aucun état d'âme".
Le mouvement clandestin nationaliste corse du FLNC du 22 octobre met en garde l'Etat islamique. Dans un communiqué transmis au journal Corse-Matin, jeudi 28 juillet, ce groupe avertit les "islamistes radicaux de Corse" que toute attaque de leur part déclencherait "une réponse déterminée, sans aucun état d'âme".
"La volonté des salafistes est clairement de mettre en place chez nous la politique de Daesh et nous nous y sommes préparés", poursuit le texte. "Votre philosophie moyenâgeuse ne nous effraie pas. L'amalgame n'existe que dans l'esprit des faibles et le peuple corse est fort (...) de choix politiques difficiles qui ne nous ont jamais fait basculer comme vous dans la barbarie", lance le FLNC dit du 22 octobre à l'adresse des radicaux.
Un message à l'Etat et aux musulmans de Corse
Le FLNC du 22 octobre, qui avait annoncé en mai sa "démilitarisation", adresse aussi un"message à l'Etat français", qui aurait, "si un drame devait se produire chez nous (...), une part importante de responsabilité car il connaît les salafistes en Corse". Les nationalistes assurent, sans plus de précision, "avoir permis au mois de juin de déjouer un attentat sur notre territoire dans un lieu fréquenté par le public".
Enfin, le communiqué s'adresse "aux musulmans de Corse", les appelant à "prendre position en manifestant à nos côtés contre l'islam radical". Les militants nationalistes appellent les musulmans de Corse à leur signaler les dérives qu'ils constateraient "chez des jeunes désœuvrés, tentés par la radicalisation".
Le mouvement clandestin nationaliste corse du FLNC du 22 octobre met en garde l'Etat islamique. Dans un communiqué transmis au journal Corse-Matin, jeudi 28 juillet, ce groupe avertit les "islamistes radicaux de Corse" que toute attaque de leur part déclencherait "une réponse déterminée, sans aucun état d'âme".
"La volonté des salafistes est clairement de mettre en place chez nous la politique de Daesh et nous nous y sommes préparés", poursuit le texte. "Votre philosophie moyenâgeuse ne nous effraie pas. L'amalgame n'existe que dans l'esprit des faibles et le peuple corse est fort (...) de choix politiques difficiles qui ne nous ont jamais fait basculer comme vous dans la barbarie", lance le FLNC dit du 22 octobre à l'adresse des radicaux.
Un message à l'Etat et aux musulmans de Corse
Le FLNC du 22 octobre, qui avait annoncé en mai sa "démilitarisation", adresse aussi un"message à l'Etat français", qui aurait, "si un drame devait se produire chez nous (...), une part importante de responsabilité car il connaît les salafistes en Corse". Les nationalistes assurent, sans plus de précision, "avoir permis au mois de juin de déjouer un attentat sur notre territoire dans un lieu fréquenté par le public".
Enfin, le communiqué s'adresse "aux musulmans de Corse", les appelant à "prendre position en manifestant à nos côtés contre l'islam radical". Les militants nationalistes appellent les musulmans de Corse à leur signaler les dérives qu'ils constateraient "chez des jeunes désœuvrés, tentés par la radicalisation".

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Re: FLNC contre EI
CORSE – Environ 500 personnes se sont rassemblées dimanche 14 août au matin à Bastia au lendemain d'une violente rixe dans une crique en bord de mer à Sisco en Haute-Corse, qui a fait quatre blessés, a constaté une journaliste de l'AFP.
Le déroulement des faits est encore très flou. Une jeune fille mineure, témoin des affrontements, s'exprimant au mégaphone devant les personnes rassemblées, a indiqué que la rixe avait éclaté selon elle alors que plusieurs femmes qui se baignaient en burkini étaient prises en photo par des touristes. Des insultes ont été proférées par un groupe de jeunes gens d'origine maghrébine, selon la jeune témoin.
Selon ce témoignage, plusieurs hommes plus âgés, d'origine maghrébine, sont alors arrivés, munis de hachettes, s'en prenant à un groupe de jeunes gens corses, âgés de 15 à 18 ans qui étaient sur la plage. "Mon frère a été tabassé, il est choqué pour toujours", a déclaré l'une des manifestantes. Des parents des jeunes gens sont à leur tour intervenus et deux d'entre eux ont été blessés avec des harpons, a indiqué la jeune fille.
"Le ton est monté", "les gens du village sont descendus", a ajouté la jeune fille selon laquelle les pneus de plusieurs de leurs voitures ont été éclatés par des femmes maghrébines tandis que les villageois ont renversé une voiture et incendié deux autres véhicules appartenant à des membres de la communauté maghrébine.
"Vous n'avez qu'à venir nous voir à Lupino", un quartier périphérique, populaire et métissé de Bastia, aurait lancé l'une des personnes d'origine maghrébine.
"Vous pouvez monter, mais restez calme"
En fin de matinée, dimanche, les manifestants ont été reçus à la préfecture de Bastia. À la sortie, dans une ambiance très tendue, la foule a crié "aux armes, on va monter parce qu'on est chez nous", sont allés vers une des cités du quartier Lupino, dont les gendarmes mobiles bloquaient l'entrée. En début d'après-midi, les manifestants se sont dispersées dans le calme, selon Corse-Matin.
Le déroulement des faits est encore très flou. Une jeune fille mineure, témoin des affrontements, s'exprimant au mégaphone devant les personnes rassemblées, a indiqué que la rixe avait éclaté selon elle alors que plusieurs femmes qui se baignaient en burkini étaient prises en photo par des touristes. Des insultes ont été proférées par un groupe de jeunes gens d'origine maghrébine, selon la jeune témoin.
Selon ce témoignage, plusieurs hommes plus âgés, d'origine maghrébine, sont alors arrivés, munis de hachettes, s'en prenant à un groupe de jeunes gens corses, âgés de 15 à 18 ans qui étaient sur la plage. "Mon frère a été tabassé, il est choqué pour toujours", a déclaré l'une des manifestantes. Des parents des jeunes gens sont à leur tour intervenus et deux d'entre eux ont été blessés avec des harpons, a indiqué la jeune fille.
"Le ton est monté", "les gens du village sont descendus", a ajouté la jeune fille selon laquelle les pneus de plusieurs de leurs voitures ont été éclatés par des femmes maghrébines tandis que les villageois ont renversé une voiture et incendié deux autres véhicules appartenant à des membres de la communauté maghrébine.
"Vous n'avez qu'à venir nous voir à Lupino", un quartier périphérique, populaire et métissé de Bastia, aurait lancé l'une des personnes d'origine maghrébine.
"Vous pouvez monter, mais restez calme"
En fin de matinée, dimanche, les manifestants ont été reçus à la préfecture de Bastia. À la sortie, dans une ambiance très tendue, la foule a crié "aux armes, on va monter parce qu'on est chez nous", sont allés vers une des cités du quartier Lupino, dont les gendarmes mobiles bloquaient l'entrée. En début d'après-midi, les manifestants se sont dispersées dans le calme, selon Corse-Matin.

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Re: FLNC contre EI
Arrêté de la mairie de Cannes contre les vêtements religieux à la plage : ce que dit la loi

Le 28 juillet, le maire de Cannes, David Lisnard (Les Républicains), a pris un arrêté interdisant l’accès aux plages de la commune ainsi que la baignade des personnes n’ayant pas une « tenue respectueuse de la laïcité ». Pour justifier la prise d’une telle décision, la municipalité évoque les récents attentats sur le territoire français revendiqués par l’organisation Etat islamique, notamment ceux de Nice, le 14 juillet, et de Saint-Etienne-du-Rouvray, le 26 juillet.
Le 11 août, la section Cannes-Grasse de la Ligue des droits de l’homme a dénoncé dans un communiqué un « abus de droit », rappelant que la Constitution de 1958 garantit à tout citoyen sa liberté de conscience et le libre exercice du culte. Le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) va de son côté saisir la justice en référé-liberté afin de contester l’arrêté.
Peut-on parler d’abus de droit ?
Plusieurs notions ressortent dans l’arrêté, notamment le respect de la laïcité et la prévention des troubles à l’ordre public.
La laïcité est invoquée en référence à la Constitution de 1958 et à la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen (DDHC). L’article 10 de la DDHC précise que « nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi ». La Constitution garantit par ailleursle respect des croyances tandis que la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat de 1905 instaure la notion de culte et de respect de celui-ci.
Interpellé sur l’affaire de Cannes par Feïza Ben Mohamed, porte-parole et secrétaire générale de la Fédération des musulmans du Sud (FMS), l’Observatoire de la laïcité a rappelé sur Twitter que la laïcité ne peut servir de base à des restrictions vestimentaires.
En France, une circulaire du 2 mars 2011 relative à la loi interdisant la dissimulation du visage dans l’espace public interdit le port du voile intégral. C’est la seule mention légale d’une restriction vestimentaire concernant l’espace public, qui englobe les plages dans sa définition. Seulsles écoles, collèges et lycées sont concernés par l’interdiction du port de signes religieux ostentatoires.
La loi n’interdit donc en rien le port d’une kippa, d’une croix, d’un niqab ou encore d’un burkini à la plage, tant que ceux-ci ne dissimulent pas le visage et n’empêchent pas l’identification de la personne, tout comme elle n’interdit pas le port de t-shirts à manches longues portés par pudeur ou pour se protéger du soleil.
« Disproportionné »
L’autre point soulevé est le problème de la sécurité, à travers l’interdiction de vêtements « de nature à créer des risques de troubles à l’ordre public (attroupements, échauffourées, etc.) qu’il est nécessaire de prévenir », en référence aux récents attentats qui ont touché la France. La mairie de Cannes, comme celle de n’importe quelle commune française, peut prendre un arrêté visant à interdire un comportement si elle estime que celui-ci peut nuire à l’ordre public.
Pour Nicolas Hervieu, juriste au Centre de recherches et d’études sur les droits fondamentaux (Credof), utiliser cette notion pour restreindre les libertés est trop vague. « On ne peut pas viser les personnes qui portent un vêtement religieux pour protéger ces mêmes personnes d’un éventuel trouble », résume le juriste, jugeant cette mesure « disproportionnée » du point de vue des motifs soulevés.
Que risque la mairie de Cannes si l’arrêté est contraire à la loi ?
Après la saisine contre l’arrêté par le CCIF, la justice devra mettre en balance les motifs invoqués par la mairie de Cannes avec le respect des libertés fondamentales et l’évaluation des risques. Si le juge des référés fait droit à la demande du collectif, l’arrêté sera suspendu. Une audience publique peut être ordonnée par la suite, lors de laquelle le CCIF et la commune seront entendus.
Une fois la décision rendue, si la justice ordonne la suspension de l’arrêté, ce dernier n’a plus d’effet. « Il y a suspension mais pas condamnation, sauf à payer des frais de justice, précise Nicolas Hervieu. Passée la décision de suspension, la sanction n’a plus de fondement légal. » Si la justice ordonne la suspension de l’arrêté, la commune de Cannes pourra toutefois faire appel devant le Conseil d’État.
Ce genre de cas n’est pas une première. D’après Nice-Matin, la commune de Villeneuve-Loubet, dans les Alpes-Maritimes, aurait pris un arrêté similaire à celui de la ville de Cannes. En 2014, le collectif avait fait suspendre un arrêté similaire pris par la commune de Wissous dans l’Essonne, interdisant le port de signes religieux lors de la manifestation estivale de la ville.
Le burkini est-il spécifiquement visé par l’arrêté ?
Alors que l’arrêté vise de manière générale le port de tenues « non laïques » à la plage, le burkini est rapidement revenu sur le tapis, quelques jours après la polémique sur la journée spéciale burkini organisée à Marseille puis annulée pour risque de trouble à l’ordre public.
Si le burkini ou un autre vêtement religieux lié à l’islam n’est précisément mentionné dans l’arrêté, la mairie de Cannes a recentré l’attention sur l’extrémisme islamiste. Interrogé par Nice-Matin, David Lisnard avait ainsi déclaré qu’il ne s’agissait pas d’interdire « le voile, ni la kippa, ni les croix » mais« simplement un uniforme qui est le symbole de l’extrémisme islamiste ». Thierry Migoule, directeur général des services de la ville de Cannes, chargé de l’exécution de l’arrêté, avait également précisé à l’AFP qu’il s’agissait d’interdire « les tenues ostentatoires qui font référence à une allégeance à des mouvements terroristes qui nous font la guerre ».
Des voix se sont élevées pour dénoncer un arrêté « symptomatique d’une époque », comme le dénonce Feïza Ben Mohamed. Pour la porte-parole de la FMS, cette décision est le symbole d’une problématique qui est en train de se créer autour de la visibilité des musulmans.
« Le maire de Cannes a pris l’arrêté sans se dire qu’il pouvait être inquiété, déplore-t-elle : Aujourd’hui, quand on s’en prend aux musulmans, on n’a pas peur. » Feïza Ben Mohamed s’interroge également sur l’application de l’arrêté : « Est-ce que l’accès aux plages sera aussi interdit aux princesses saoudiennes ? Je ne le crois pas. David Lisnard veut enlever des moments de convivialité à des familles. »

Le 28 juillet, le maire de Cannes, David Lisnard (Les Républicains), a pris un arrêté interdisant l’accès aux plages de la commune ainsi que la baignade des personnes n’ayant pas une « tenue respectueuse de la laïcité ». Pour justifier la prise d’une telle décision, la municipalité évoque les récents attentats sur le territoire français revendiqués par l’organisation Etat islamique, notamment ceux de Nice, le 14 juillet, et de Saint-Etienne-du-Rouvray, le 26 juillet.
Le 11 août, la section Cannes-Grasse de la Ligue des droits de l’homme a dénoncé dans un communiqué un « abus de droit », rappelant que la Constitution de 1958 garantit à tout citoyen sa liberté de conscience et le libre exercice du culte. Le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) va de son côté saisir la justice en référé-liberté afin de contester l’arrêté.
Peut-on parler d’abus de droit ?
Plusieurs notions ressortent dans l’arrêté, notamment le respect de la laïcité et la prévention des troubles à l’ordre public.
La laïcité est invoquée en référence à la Constitution de 1958 et à la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen (DDHC). L’article 10 de la DDHC précise que « nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi ». La Constitution garantit par ailleursle respect des croyances tandis que la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat de 1905 instaure la notion de culte et de respect de celui-ci.
Interpellé sur l’affaire de Cannes par Feïza Ben Mohamed, porte-parole et secrétaire générale de la Fédération des musulmans du Sud (FMS), l’Observatoire de la laïcité a rappelé sur Twitter que la laïcité ne peut servir de base à des restrictions vestimentaires.
En France, une circulaire du 2 mars 2011 relative à la loi interdisant la dissimulation du visage dans l’espace public interdit le port du voile intégral. C’est la seule mention légale d’une restriction vestimentaire concernant l’espace public, qui englobe les plages dans sa définition. Seulsles écoles, collèges et lycées sont concernés par l’interdiction du port de signes religieux ostentatoires.
La loi n’interdit donc en rien le port d’une kippa, d’une croix, d’un niqab ou encore d’un burkini à la plage, tant que ceux-ci ne dissimulent pas le visage et n’empêchent pas l’identification de la personne, tout comme elle n’interdit pas le port de t-shirts à manches longues portés par pudeur ou pour se protéger du soleil.
« Disproportionné »
L’autre point soulevé est le problème de la sécurité, à travers l’interdiction de vêtements « de nature à créer des risques de troubles à l’ordre public (attroupements, échauffourées, etc.) qu’il est nécessaire de prévenir », en référence aux récents attentats qui ont touché la France. La mairie de Cannes, comme celle de n’importe quelle commune française, peut prendre un arrêté visant à interdire un comportement si elle estime que celui-ci peut nuire à l’ordre public.
Pour Nicolas Hervieu, juriste au Centre de recherches et d’études sur les droits fondamentaux (Credof), utiliser cette notion pour restreindre les libertés est trop vague. « On ne peut pas viser les personnes qui portent un vêtement religieux pour protéger ces mêmes personnes d’un éventuel trouble », résume le juriste, jugeant cette mesure « disproportionnée » du point de vue des motifs soulevés.
Que risque la mairie de Cannes si l’arrêté est contraire à la loi ?
Après la saisine contre l’arrêté par le CCIF, la justice devra mettre en balance les motifs invoqués par la mairie de Cannes avec le respect des libertés fondamentales et l’évaluation des risques. Si le juge des référés fait droit à la demande du collectif, l’arrêté sera suspendu. Une audience publique peut être ordonnée par la suite, lors de laquelle le CCIF et la commune seront entendus.
Une fois la décision rendue, si la justice ordonne la suspension de l’arrêté, ce dernier n’a plus d’effet. « Il y a suspension mais pas condamnation, sauf à payer des frais de justice, précise Nicolas Hervieu. Passée la décision de suspension, la sanction n’a plus de fondement légal. » Si la justice ordonne la suspension de l’arrêté, la commune de Cannes pourra toutefois faire appel devant le Conseil d’État.
Ce genre de cas n’est pas une première. D’après Nice-Matin, la commune de Villeneuve-Loubet, dans les Alpes-Maritimes, aurait pris un arrêté similaire à celui de la ville de Cannes. En 2014, le collectif avait fait suspendre un arrêté similaire pris par la commune de Wissous dans l’Essonne, interdisant le port de signes religieux lors de la manifestation estivale de la ville.
Le burkini est-il spécifiquement visé par l’arrêté ?
Alors que l’arrêté vise de manière générale le port de tenues « non laïques » à la plage, le burkini est rapidement revenu sur le tapis, quelques jours après la polémique sur la journée spéciale burkini organisée à Marseille puis annulée pour risque de trouble à l’ordre public.
Si le burkini ou un autre vêtement religieux lié à l’islam n’est précisément mentionné dans l’arrêté, la mairie de Cannes a recentré l’attention sur l’extrémisme islamiste. Interrogé par Nice-Matin, David Lisnard avait ainsi déclaré qu’il ne s’agissait pas d’interdire « le voile, ni la kippa, ni les croix » mais« simplement un uniforme qui est le symbole de l’extrémisme islamiste ». Thierry Migoule, directeur général des services de la ville de Cannes, chargé de l’exécution de l’arrêté, avait également précisé à l’AFP qu’il s’agissait d’interdire « les tenues ostentatoires qui font référence à une allégeance à des mouvements terroristes qui nous font la guerre ».
Des voix se sont élevées pour dénoncer un arrêté « symptomatique d’une époque », comme le dénonce Feïza Ben Mohamed. Pour la porte-parole de la FMS, cette décision est le symbole d’une problématique qui est en train de se créer autour de la visibilité des musulmans.
« Le maire de Cannes a pris l’arrêté sans se dire qu’il pouvait être inquiété, déplore-t-elle : Aujourd’hui, quand on s’en prend aux musulmans, on n’a pas peur. » Feïza Ben Mohamed s’interroge également sur l’application de l’arrêté : « Est-ce que l’accès aux plages sera aussi interdit aux princesses saoudiennes ? Je ne le crois pas. David Lisnard veut enlever des moments de convivialité à des familles. »

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Re: FLNC contre EI
Corse : le maire de Sisco prend un arrêté anti-burkini
Après la rixe de samedi, le maire PS de la commune a décidé d'interdire le burkini sur ses plages, comme cela a été fait à Cannes et Villeneuve-Loubet.

Conséquences des heurts de Sisco, en Corse, le maire PS de la commune, Ange-Pierre Vivoni, a pris un arrêté interdisant le burkini sur ses plages. L'arrêté anti-burkini sera enregistré dès mardi en préfecture, a précisé Ange-Pierre Vivoni, qui a dit s'appuyer sur deux arrêtés similaires, notamment celui de la mairie de Cannes, validé par la justice. La mairie de Sisco a aussi pris la décision d'annuler les festivités du 15 Août prévues dans la commune, « pas pour des raisons de sécurité, mais parce que les habitants n'ont pas la tête à ça ».
Troisième arrêté anti-burkini
Après la rixe, des témoins ont rapporté que les esprits s'étaient échauffés après que plusieurs femmes qui se baignaient en burkini ont été prises en photo par des touristes. Voilà sans doute ce qui a motivé la décision de l'élu qui a réuni dimanche soir un conseil municipal extraordinaire au lendemain de la violente rixe entre jeunes Corses et familles d'origine maghrébine venues de Lupino, un quartier populaire et métissé du sud de Bastia..
Le 28 juillet, le maire Les Républicains de Cannes, David Lisnard, avait pris cet arrêté interdisant le port du burkini, une tenue de bain utilisée par les femmes musulmanes désireuses de recouvrir leur corps entièrement, à l'exception du visage et des mains. Le 5 août, le maire, lui aussi LR, de Villeneuve-Loubet, Lionnel Luca, avait pris à son tour un arrêté interdisant la baignade en burkini dans sa commune
Éviter d'autres affrontements
Les tensions autour de cet événement qui a fait 5 blessés sont encore vives. 500 personnes ont participé dimanche à Bastia à un rassemblement avant de se diriger vers le quartier de Lupino en criant « aux armes, on va monter parce qu'on est chez nous ». Des gendarmes mobiles ont dû être déployés pour bloquer l'entrée de ce quartier où sont supposées vivre les familles d'origine maghrébine mêlées à l'affaire.
En parallèle, le parquet de Bastia poursuit son enquête en flagrance « pour violence en réunion », pour « établir l'origine » des faits de samedi.
Après la rixe de samedi, le maire PS de la commune a décidé d'interdire le burkini sur ses plages, comme cela a été fait à Cannes et Villeneuve-Loubet.

Conséquences des heurts de Sisco, en Corse, le maire PS de la commune, Ange-Pierre Vivoni, a pris un arrêté interdisant le burkini sur ses plages. L'arrêté anti-burkini sera enregistré dès mardi en préfecture, a précisé Ange-Pierre Vivoni, qui a dit s'appuyer sur deux arrêtés similaires, notamment celui de la mairie de Cannes, validé par la justice. La mairie de Sisco a aussi pris la décision d'annuler les festivités du 15 Août prévues dans la commune, « pas pour des raisons de sécurité, mais parce que les habitants n'ont pas la tête à ça ».
Troisième arrêté anti-burkini
Après la rixe, des témoins ont rapporté que les esprits s'étaient échauffés après que plusieurs femmes qui se baignaient en burkini ont été prises en photo par des touristes. Voilà sans doute ce qui a motivé la décision de l'élu qui a réuni dimanche soir un conseil municipal extraordinaire au lendemain de la violente rixe entre jeunes Corses et familles d'origine maghrébine venues de Lupino, un quartier populaire et métissé du sud de Bastia..
Le 28 juillet, le maire Les Républicains de Cannes, David Lisnard, avait pris cet arrêté interdisant le port du burkini, une tenue de bain utilisée par les femmes musulmanes désireuses de recouvrir leur corps entièrement, à l'exception du visage et des mains. Le 5 août, le maire, lui aussi LR, de Villeneuve-Loubet, Lionnel Luca, avait pris à son tour un arrêté interdisant la baignade en burkini dans sa commune
Éviter d'autres affrontements
Les tensions autour de cet événement qui a fait 5 blessés sont encore vives. 500 personnes ont participé dimanche à Bastia à un rassemblement avant de se diriger vers le quartier de Lupino en criant « aux armes, on va monter parce qu'on est chez nous ». Des gendarmes mobiles ont dû être déployés pour bloquer l'entrée de ce quartier où sont supposées vivre les familles d'origine maghrébine mêlées à l'affaire.
En parallèle, le parquet de Bastia poursuit son enquête en flagrance « pour violence en réunion », pour « établir l'origine » des faits de samedi.

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Re: FLNC contre EI
Désordre hypothétique
Par Laurent Joffrin — 16 août 2016 à 20:41
Il faudrait avoir l’esprit particulièrement tordu pour soutenir que le port d’un vêtement qui couvre soigneusement toutes les parties du corps de la femme, y compris pour les bains de mer, serait une mode anodine ou, a fortiori, un vecteur d’émancipation féminine. Dans la grande majorité des cas, il s’agit d’un signe religieux ostentatoire qui renvoie à une interprétation rigoriste des textes sacrés et qui assigne à la femme un rôle second. Si tel n’était pas le cas, d’ailleurs, pourquoi ces prescriptions seraient-elles réservées aux femmes et non étendues aux hommes ? Longtemps, dans les sociétés de culture chrétienne, la même austérité malcommode était exigée des baigneuses qui s’aventuraient sur les plages, jusqu’à la libération des corps qui a marqué le XXe siècle.
Ces constatations d’évidence suffisent-elles à justifier l’interdiction du burkini ou des vêtements longs sur les plages ? Dans un régime de libertés publiques, certainement pas. La diversité vestimentaire, quelles qu’en soient les raisons, est un droit élémentaire dans l’espace public, à quelques exceptions près (la nudité totale, réservée aux plages naturistes, ou bien la dissimulation du visage, contraire à la sécurité).
Certains maires invoquent l’ordre public. Mais les cas d’incidents violents sont rares et les arrêtés pris dans cette circonstance ne sauraient dépasser un délai très court. Aller au-delà, c’est créer une législation spéciale dirigée de manière discriminatoire contre une catégorie de citoyennes qu’on accuse en fait de délit d’opinion et qu’on punit à l’avance pour des troubles qu’elles n’ont pas causés et qui sont plutôt imputables à ceux qui s’en prennent à elles. C’est confondre victime et coupable. Ou encore, selon la formule classique, préférer une injustice immédiate à un désordre hypothétique.
Ces incidents sporadiques traduisent malheureusement un courant plus général et inquiétant. Dans les programmes et les propos de l’opposition, les mesures dirigées contre une partie des musulmans tendent à se multiplier. En invoquant l’atmosphère née des attentats islamistes, on parle d’interdire le voile à l’université, ou encore de refuser les menus de substitution dans les écoles. Comme si les terroristes allaient s’en trouver freinés… C’est au contraire favoriser leur propagande. En s’attaquant aux musulmans en général, on tend à les rejeter de la République. Alors que c’est en démontrant la réalité de leur intégration qu’on peut un jour assécher le vivier islamiste.
Laurent Joffrin
Par Laurent Joffrin — 16 août 2016 à 20:41
Il faudrait avoir l’esprit particulièrement tordu pour soutenir que le port d’un vêtement qui couvre soigneusement toutes les parties du corps de la femme, y compris pour les bains de mer, serait une mode anodine ou, a fortiori, un vecteur d’émancipation féminine. Dans la grande majorité des cas, il s’agit d’un signe religieux ostentatoire qui renvoie à une interprétation rigoriste des textes sacrés et qui assigne à la femme un rôle second. Si tel n’était pas le cas, d’ailleurs, pourquoi ces prescriptions seraient-elles réservées aux femmes et non étendues aux hommes ? Longtemps, dans les sociétés de culture chrétienne, la même austérité malcommode était exigée des baigneuses qui s’aventuraient sur les plages, jusqu’à la libération des corps qui a marqué le XXe siècle.
Ces constatations d’évidence suffisent-elles à justifier l’interdiction du burkini ou des vêtements longs sur les plages ? Dans un régime de libertés publiques, certainement pas. La diversité vestimentaire, quelles qu’en soient les raisons, est un droit élémentaire dans l’espace public, à quelques exceptions près (la nudité totale, réservée aux plages naturistes, ou bien la dissimulation du visage, contraire à la sécurité).
Certains maires invoquent l’ordre public. Mais les cas d’incidents violents sont rares et les arrêtés pris dans cette circonstance ne sauraient dépasser un délai très court. Aller au-delà, c’est créer une législation spéciale dirigée de manière discriminatoire contre une catégorie de citoyennes qu’on accuse en fait de délit d’opinion et qu’on punit à l’avance pour des troubles qu’elles n’ont pas causés et qui sont plutôt imputables à ceux qui s’en prennent à elles. C’est confondre victime et coupable. Ou encore, selon la formule classique, préférer une injustice immédiate à un désordre hypothétique.
Ces incidents sporadiques traduisent malheureusement un courant plus général et inquiétant. Dans les programmes et les propos de l’opposition, les mesures dirigées contre une partie des musulmans tendent à se multiplier. En invoquant l’atmosphère née des attentats islamistes, on parle d’interdire le voile à l’université, ou encore de refuser les menus de substitution dans les écoles. Comme si les terroristes allaient s’en trouver freinés… C’est au contraire favoriser leur propagande. En s’attaquant aux musulmans en général, on tend à les rejeter de la République. Alors que c’est en démontrant la réalité de leur intégration qu’on peut un jour assécher le vivier islamiste.
Laurent Joffrin

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Re: FLNC contre EI
"À l’attention des défenseurs du burkini"
par Nouhad Fathi in Mondafrique du mois d'août 2016.
Je rappelle vite fait les faits pour les gens qui habitent dans des bunkers et qui n’utilisent internet que pour lire mon blog. Des maires français ont interdit le port du burkini dans les plages appartenant à leur circonscriptions et une rixe a éclaté entre Marocains et Corses après que des adolescents ont, supposément, pris en photo des femmes en burka et burkini dans une plage corse.
Bien évidemment, je suis de tout cœur avec ces gens et je soutiens à 100% leur décision et leur résistance. La raison est toute simple : je suis une marocaine de droite bien dégueulasse, je suis pour le respect de la culture du peuple sur le territoire duquel on se trouve et je suis pour la libération des femmes des carcans du patriarcat, un système de contrôle des naissances datant du néolithique qui ne sert plus à grand chose depuis l’invention de la pilule, à part à alimenter la rhétorique monothéiste, et Dieu sait que je n’aime pas faire le ramadan. Je ne mange pas en public durant ce mois et je ne milite pas pour que l’acte soit décriminalisé ; pas par peur, il se trouve juste que la majorité le fait et le pays est officiellement et constitutionnellement musulman. Je suis athée mais je suis dans l’obligation d’obéir parce que c’est comme ça, un point c’est tout, c’est une guerre qui ne m’intéresse pas en plus.
Burkini est un mot valise composé de burka et de bikini. Personne ne savait ce que burka voulait dire avant les attentats du 11 septembre. La guerre déclarée par George W. Bush à l’Afghanistan qui cachait les cerveaux d’Al Qaida, à leur tête Oussama Ben Laden, nous a fait découvrir – ou rappelé, cela dépend de votre âge, moi j’avais 14 ans – l’existence des talibans. L’une des particularités des talibans, c’est qu’ils forcent leurs femmes à porter une tente bleue perforée au niveau du visage pour qu’elles ne suffoquent pas. Ils sont aussi connus pour défigurer leurs femmes, à l’acide, au feu ou au couteau, pour un oui ou pour un non. J’exagère peut-être, mais j’ai vu trop d’Afghanes aux nez et aux oreilles tranchées et je pense que défigurer quelqu’un est un châtiment qui ne sied à aucun crime. On a donc appris par la même occasion que cet habit s’appelait burka et on en a fait des blagues ; on les a comparées à des sacs poubelles et on a pensé à l’absurdité de leurs photos de famille. On a aussi pensé à la souffrance de ces pauvres femmes sous le soleil de Kaboul et de Kandahar.
Au Maroc, on se moquait gentiment de cet accoutrement avec une sorte de distanciation rassurante ; on n’avait pas ça chez nous. Parce qu’il faut savoir qu’il fût un temps où il y avait les voilées et les cheveux au vent. Les ninjas, les Darth Vador, les tchadors et les burkas étaient rarissimes et, de toute façon, elles étaient vues avec un regard suspicieux parce qu’à l’époque, personne n’avait besoin de faire preuve d’excès de zèle pour prouver sa foi – ma mère est une voilée et elle les déteste viscéralement -. Puis les chaînes de prêchi-prêcha, le wahhabisme saoudien, l’argent qatari, la montée en force du PJD – et d’autres facteurs qui doivent m’échapper parce que je ne suis pas une experte en la matière – ont fait que le voile intégral s’est normalisé et s’est répandu. Maintenant ce sont les filles en jean qu’on regarde de travers. N’importe quel Marocain de plus de 30 ans vous dira que c’était quand même mieux avant, c’était plus cool, même qu’il y a 40 ans on avait nos propres concours de Miss Bikini organisés sur les plages de Casablanca. Il y avait beaucoup plus de femmes en maillot deux pièces que maintenant, les voilées se baignaient toutes vêtues et c’était leur problème. Des fois on entendait parler de plages privées d’intégristes, où hommes et femmes se baignaient séparément mais tous nus. C’était évidemment une légende urbaine, mais c’est pour vous dire qu’ils étaient tellement rares qu’ils nous faisaient fantasmer. D’ailleurs avant, il n’y avait pas autant de plages privées, il n’y avait pas ce besoin de louer un relax à 300 dirhams pour être tranquille, parce qu’on l’était déjà partout. Vous allez me dire qu’il y a de l’alcool dans les plages privées ; croyez-le ou pas, il y a 15 ans, les zoufris mettaient leur bière dans des théières et ça ne dérangeait pas grand monde.
Et regardez où l’on est. Les barbus qui font leur prière du vendredi dans les plages pour intimider les baigneurs, c’est récent. Les jeunes qui se photographient avec une pancarte sur laquelle est écrit « no bikini respect ramadan », c’est récent. Les pages Facebook qui divulguent les photos volées des filles en bikini en menaçant de dévoiler leurs identités, c’est récent. Le burkini, c’est récent. Ça, c’est ce qui arrive quand on tolère un peu trop une idéologie qui ne tolère pas la différence et quand on démusèle des gueules souffrant d’un sérieux complexe de supériorité. J’ai déjà raconté, dans un autre billet, comment on nous apprenait à l’école que nous étions le peuple élu, qu’Allah s’adressera à nous en arabe le jour du jugement et que les juifs sont des singes et les chrétiens des porcs.
Maintenant c’est la France, pays de la Déclaration des Droits de l’Homme, de Brigitte Bardot, de Kiki de Montparnasse, de Toulouse-Lautrec, de Simone de Beauvoir, d’Olympe de Gouges et de Manuel Ferrara (franchement, merci la France) qui se demande s’il faut ou pas laisser les musulmanes se baigner en burkini. La question ne se pose même pas ! Oui, il faut l’interdire, c’est un symbole d’oppression et une provocation abjecte étant donnés les tristes évènements qu’a connus la France. Les défenseurs qui le comparent à une tenue de surf, vous vous foutez de qui au juste ? Vous comparez une combi à un habit spécialement conçu pour les femmes qui ont bien intégré l’idée que tout leur corps est un organe sexuel et que le désir qu’il provoque chez les frustrés est leur propre responsabilité ? Ces femmes-là ne sont même pas censées se trouver dans un endroit où les corps quasi nus des deux sexes se mélangent, c’est pour ça qu’elles veulent des piscines privatisées.
Quoi ? Le burkini est un moyen de les sortir de chez elles ? Donc vous admettez qu’elles sont en fait opprimées et que leur voile n’est pas une liberté, mais une contrainte rationalisée en choix.
Faites attention, elles ne vous tolèrent pas comme vous les tolérez, demain ce sont les bikini qui seront minoritaires sur les plages françaises.
par Nouhad Fathi in Mondafrique du mois d'août 2016.
Je rappelle vite fait les faits pour les gens qui habitent dans des bunkers et qui n’utilisent internet que pour lire mon blog. Des maires français ont interdit le port du burkini dans les plages appartenant à leur circonscriptions et une rixe a éclaté entre Marocains et Corses après que des adolescents ont, supposément, pris en photo des femmes en burka et burkini dans une plage corse.
Bien évidemment, je suis de tout cœur avec ces gens et je soutiens à 100% leur décision et leur résistance. La raison est toute simple : je suis une marocaine de droite bien dégueulasse, je suis pour le respect de la culture du peuple sur le territoire duquel on se trouve et je suis pour la libération des femmes des carcans du patriarcat, un système de contrôle des naissances datant du néolithique qui ne sert plus à grand chose depuis l’invention de la pilule, à part à alimenter la rhétorique monothéiste, et Dieu sait que je n’aime pas faire le ramadan. Je ne mange pas en public durant ce mois et je ne milite pas pour que l’acte soit décriminalisé ; pas par peur, il se trouve juste que la majorité le fait et le pays est officiellement et constitutionnellement musulman. Je suis athée mais je suis dans l’obligation d’obéir parce que c’est comme ça, un point c’est tout, c’est une guerre qui ne m’intéresse pas en plus.
Burkini est un mot valise composé de burka et de bikini. Personne ne savait ce que burka voulait dire avant les attentats du 11 septembre. La guerre déclarée par George W. Bush à l’Afghanistan qui cachait les cerveaux d’Al Qaida, à leur tête Oussama Ben Laden, nous a fait découvrir – ou rappelé, cela dépend de votre âge, moi j’avais 14 ans – l’existence des talibans. L’une des particularités des talibans, c’est qu’ils forcent leurs femmes à porter une tente bleue perforée au niveau du visage pour qu’elles ne suffoquent pas. Ils sont aussi connus pour défigurer leurs femmes, à l’acide, au feu ou au couteau, pour un oui ou pour un non. J’exagère peut-être, mais j’ai vu trop d’Afghanes aux nez et aux oreilles tranchées et je pense que défigurer quelqu’un est un châtiment qui ne sied à aucun crime. On a donc appris par la même occasion que cet habit s’appelait burka et on en a fait des blagues ; on les a comparées à des sacs poubelles et on a pensé à l’absurdité de leurs photos de famille. On a aussi pensé à la souffrance de ces pauvres femmes sous le soleil de Kaboul et de Kandahar.
Au Maroc, on se moquait gentiment de cet accoutrement avec une sorte de distanciation rassurante ; on n’avait pas ça chez nous. Parce qu’il faut savoir qu’il fût un temps où il y avait les voilées et les cheveux au vent. Les ninjas, les Darth Vador, les tchadors et les burkas étaient rarissimes et, de toute façon, elles étaient vues avec un regard suspicieux parce qu’à l’époque, personne n’avait besoin de faire preuve d’excès de zèle pour prouver sa foi – ma mère est une voilée et elle les déteste viscéralement -. Puis les chaînes de prêchi-prêcha, le wahhabisme saoudien, l’argent qatari, la montée en force du PJD – et d’autres facteurs qui doivent m’échapper parce que je ne suis pas une experte en la matière – ont fait que le voile intégral s’est normalisé et s’est répandu. Maintenant ce sont les filles en jean qu’on regarde de travers. N’importe quel Marocain de plus de 30 ans vous dira que c’était quand même mieux avant, c’était plus cool, même qu’il y a 40 ans on avait nos propres concours de Miss Bikini organisés sur les plages de Casablanca. Il y avait beaucoup plus de femmes en maillot deux pièces que maintenant, les voilées se baignaient toutes vêtues et c’était leur problème. Des fois on entendait parler de plages privées d’intégristes, où hommes et femmes se baignaient séparément mais tous nus. C’était évidemment une légende urbaine, mais c’est pour vous dire qu’ils étaient tellement rares qu’ils nous faisaient fantasmer. D’ailleurs avant, il n’y avait pas autant de plages privées, il n’y avait pas ce besoin de louer un relax à 300 dirhams pour être tranquille, parce qu’on l’était déjà partout. Vous allez me dire qu’il y a de l’alcool dans les plages privées ; croyez-le ou pas, il y a 15 ans, les zoufris mettaient leur bière dans des théières et ça ne dérangeait pas grand monde.
Et regardez où l’on est. Les barbus qui font leur prière du vendredi dans les plages pour intimider les baigneurs, c’est récent. Les jeunes qui se photographient avec une pancarte sur laquelle est écrit « no bikini respect ramadan », c’est récent. Les pages Facebook qui divulguent les photos volées des filles en bikini en menaçant de dévoiler leurs identités, c’est récent. Le burkini, c’est récent. Ça, c’est ce qui arrive quand on tolère un peu trop une idéologie qui ne tolère pas la différence et quand on démusèle des gueules souffrant d’un sérieux complexe de supériorité. J’ai déjà raconté, dans un autre billet, comment on nous apprenait à l’école que nous étions le peuple élu, qu’Allah s’adressera à nous en arabe le jour du jugement et que les juifs sont des singes et les chrétiens des porcs.
Maintenant c’est la France, pays de la Déclaration des Droits de l’Homme, de Brigitte Bardot, de Kiki de Montparnasse, de Toulouse-Lautrec, de Simone de Beauvoir, d’Olympe de Gouges et de Manuel Ferrara (franchement, merci la France) qui se demande s’il faut ou pas laisser les musulmanes se baigner en burkini. La question ne se pose même pas ! Oui, il faut l’interdire, c’est un symbole d’oppression et une provocation abjecte étant donnés les tristes évènements qu’a connus la France. Les défenseurs qui le comparent à une tenue de surf, vous vous foutez de qui au juste ? Vous comparez une combi à un habit spécialement conçu pour les femmes qui ont bien intégré l’idée que tout leur corps est un organe sexuel et que le désir qu’il provoque chez les frustrés est leur propre responsabilité ? Ces femmes-là ne sont même pas censées se trouver dans un endroit où les corps quasi nus des deux sexes se mélangent, c’est pour ça qu’elles veulent des piscines privatisées.
Quoi ? Le burkini est un moyen de les sortir de chez elles ? Donc vous admettez qu’elles sont en fait opprimées et que leur voile n’est pas une liberté, mais une contrainte rationalisée en choix.
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Re: FLNC contre EI
01:01 Société / Rixe en Corse : La fin des mensonges ?
03:07 Insécurité / Traoré - Chaolin : l’inégalité dans la mort
06:57 Politique / Les trains de nuit s’éteignent
09:49 L’actualité en bref
https://youtu.be/WLrznXPaJv4
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Re: FLNC contre EI
Amis corses, contre le burkini, une solution
Amis corses, vous ne voulez plus que les burkinis et les burqas fleurissent sur vos plages ? Vous en avez assez du communautarisme ? Vous ne voulez plus être exposés à un truc aussi bizarre que ce que l’on voit sur la photo ci-dessus ?
J’ai trouvé, pour vous, la solution idéale, car en voyageant sur votre belle île, j’ai constaté que les cochons sauvages étaient légions.
Que vous vous promeniez dans la Castagniccia, que vous redescendiez du col de Bavella en direction de Solenzara, que vous traversiez la forêt de Vizzavona, que vous vous arrêtiez au col de Palmente, partout vous rencontrerez le fier cochon corse.
Alors m’est venue une idée : comme les cochons adorent nager, emmenez-les donc, par camions entiers, sur toutes les plages corses pour qu’ils se baignent et, bingo, tous vos problèmes seront résolus ! Les cochons seront heureux et les baigneurs n’auront plus à craindre de se retrouver face à un sac poubelle flottant.
Mieux encore. Faites des élevages et vendez ces braves bêtes pour qu’elles s’éclatent sur les plages françaises, italiennes, espagnoles, portugaises. Cela boostera le commerce de l’île de beauté et vous rendrez un service inestimable à nous autres continentaux.
Et comme j’adore votre pays, que j’adore les animaux , que j’ai de bonnes notions médicales, je viendrai volontiers vous prêter main forte pour aider aux accouchements des cochonnes.
Je me réjouis déjà.
Pour finir de vous convaincre, je vous propose de regarder ce documentaire tourné aux Bahamas :
http://eurolibertes.com/euro/wp-content ... ochons.mp4
Amis corses, vous ne voulez plus que les burkinis et les burqas fleurissent sur vos plages ? Vous en avez assez du communautarisme ? Vous ne voulez plus être exposés à un truc aussi bizarre que ce que l’on voit sur la photo ci-dessus ?
J’ai trouvé, pour vous, la solution idéale, car en voyageant sur votre belle île, j’ai constaté que les cochons sauvages étaient légions.
Que vous vous promeniez dans la Castagniccia, que vous redescendiez du col de Bavella en direction de Solenzara, que vous traversiez la forêt de Vizzavona, que vous vous arrêtiez au col de Palmente, partout vous rencontrerez le fier cochon corse.
Alors m’est venue une idée : comme les cochons adorent nager, emmenez-les donc, par camions entiers, sur toutes les plages corses pour qu’ils se baignent et, bingo, tous vos problèmes seront résolus ! Les cochons seront heureux et les baigneurs n’auront plus à craindre de se retrouver face à un sac poubelle flottant.
Mieux encore. Faites des élevages et vendez ces braves bêtes pour qu’elles s’éclatent sur les plages françaises, italiennes, espagnoles, portugaises. Cela boostera le commerce de l’île de beauté et vous rendrez un service inestimable à nous autres continentaux.
Et comme j’adore votre pays, que j’adore les animaux , que j’ai de bonnes notions médicales, je viendrai volontiers vous prêter main forte pour aider aux accouchements des cochonnes.
Je me réjouis déjà.
Pour finir de vous convaincre, je vous propose de regarder ce documentaire tourné aux Bahamas :
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Re: FLNC contre EI
En Corse, des islamistes caillassent une femme seins nus sur la plage
Rixe en Corse pour des seins nus sur la plage ? Une nouvelle ligne rouge a été franchie par les islamistes. On a beaucoup écrit en France, sur la bagarre extrêmement violente sur une plage corse, pendant laquelle des musulmans qui « occupaient » une plage ont tiré au lance-harpon sur leurs opposants corse et brandissaient machettes et couteaux… Le procureur de la république a confirmé la version du journal Corse matin du 16 août:
Selon un témoin, la rixe de Sisco, aurait commencé par l’agression d’une femme qui se baignait les seins nus : « un couple de touristes » décide de s’installer pour faire trempette. « La femme avait les seins nus. Ils [les adultes d’origine maghrébine] lui ont tiré des pierres et ont commencé à insulter le couple, qui est parti. D’autres touristes se sont ensuite arrêtés pour prendre des photos du paysage au niveau de la route, avant de subir le même sort. » C’est là que la bagarre a dégénéré.
Le maire de Sisco a interdit le port du burkini dans sa commune. Les rassemblements ont été très nerveux pendant plus d'une semaine. La population corse ne tolère pas que deux des siens aient été arrêtés dans le cadre de l'enquête sur la rixe
Le maire de Sisco a interdit le port du burkini dans sa commune. Les rassemblements ont été très nerveux pendant plus d’une semaine. La population corse ne tolère pas que deux des siens aient été arrêtés dans le cadre de l’enquête sur la rixe
Le procureur de la République de Bastia confirme cette version et évoque un comportement de « caïdat », avec volonté de s’approprier la plage et d’en expulser toutes celles et ceux qui ne portent pas l’étendard de l’islam politique..
La petite crique où la femme seins nus a été caillassée et où s'est déroulée la rixe violente
La petite crique où la femme seins nus a été caillassée et où s’est déroulée la rixe violente
Une nouvelle ligne rouge est donc franchie par les islamistes dans leurs attaques contre la République. Il ne s’agit plus de vouloir imposer dans l’espace républicain la vision archaïque théocratique islamiste en affichant des stigmates dont l’objet est de marquer l’infériorité des femmes, notamment par le port du burkini par 35°C à l’ombre.
Là il est question d’empêcher, par la violence, les femmes vivant sur le territoire de poursuivre leur mode de vie et de profiter du plaisir d’une baignade seins nus dans une de ces merveilleuses plages dont la Corse a le secret.
C’est bien une affaire politique sur les modes de vie de la société française. Dès les Etats Généraux de 1302 où Philippe le Bel a signifié à la papauté qu’il était maître en son royaume, le refus de l’autorité des religions sur la gestion de l’espace politique s’est poursuivi, avec des périodes de gloire et de regrets. Depuis la France a accueilli dans ses rangs et a construit sa Nation avec toutes les personnes qui refusaient que les règles religieuses gouvernent les sociétés humaines pluriculturelles.
Le "créateur" du burkini déclare "offrir de la liberté " aux femmes. Par 40°C au soleil, c'est en effet idéal. Quand le burkini sera la norme, ce sera tellement mieux, Mesdames.
Le « créateur » du burkini déclare « offrir de la liberté » aux femmes. Par 40°C au soleil, c’est en effet idéal. Quand le burkini sera la norme, ce sera tellement mieux, Mesdames.
La Ministre des droits des femmes ainsi que le Premier Ministre ont donc eu raison de donner une réponse politique à cette affaire. L’objectif de « l’association des droits de l’homme collectif contre l’islamophobie » est bien d’attaquer frontalement la société française en imposant publiquement une vision des femmes contraires à nos principes constitutionnels : égalité entre les femmes et les hommes et laïcité.
Faut-il encore rappeler que la laïcité est l’instrument politique qui permet de vivre ensemble par-delà les religions ? Toute séparation entre femmes et hommes ou entre femmes, selon des règles religieuses ou des coutumes ethniques, est en opposition frontale avec ce principe. Les droits et les devoirs sont les mêmes pour toutes et tous.
Comme toujours, les mêmes idiot-e-s utiles, dupes ou complices des « soldates du fascisme vert », utilisent les mêmes arguties de pseudo-juristes sur la « liberté individuelle » ou sur la notion d’espace public (En Belgique, la RTBF et RTL sont passés maîtres dans l’art de justifier le burkini ou le voile islamique – ndlr).
Pour les benêts compassionnels, interdire le port d’une tenue claustrante pour les femmes et les filles serait une atteinte à leur liberté de choisir leurs vêtements, à leur liberté de se soumettre aux diktats machistes archaïques. Ont-ils jamais réfléchi sur la servitude volontaire ?
La liberté individuelle n’est pas de faire ce qu’on veut, quand on veut, comme on veut. Dans une société démocratique, on est libre ensemble.
De même, concernant la notion d’espace public, ces benêts compassionnels voudraient-ils ou elles abroger les lois sur les violences envers les femmes dans leur foyer, au travail où le trouble à l’espace public est enfin reconnu ?
Faut-il également leur rappeler que la plage, l’université, la crèche et tous les espaces collectifs sont bien considérés par les islamistes comme des espaces publics puisque les femmes et les filles doivent s’y dissimuler dans une tenue claustrante les désignant comme objet sexuel à cacher?
Heureusement, l’immense majorité de nos compatriotes, femmes et hommes, sont lucides. De très nombreuses analyses argumentées circulent dans la presse écrite ou les réseaux sociaux et montrent que la dangerosité de ces menées a été perçue.
Les attaques contre l’émancipation et l’autonomie des femmes ne sont pas des épiphénomènes à balayer d’un revers de main. Elles sont la marque d’une réelle tentative de régression des droits des femmes, de leur famille et de leur pays qu’il est vital de refuser.
Michèle Vianès
Rixe en Corse pour des seins nus sur la plage ? Une nouvelle ligne rouge a été franchie par les islamistes. On a beaucoup écrit en France, sur la bagarre extrêmement violente sur une plage corse, pendant laquelle des musulmans qui « occupaient » une plage ont tiré au lance-harpon sur leurs opposants corse et brandissaient machettes et couteaux… Le procureur de la république a confirmé la version du journal Corse matin du 16 août:
Selon un témoin, la rixe de Sisco, aurait commencé par l’agression d’une femme qui se baignait les seins nus : « un couple de touristes » décide de s’installer pour faire trempette. « La femme avait les seins nus. Ils [les adultes d’origine maghrébine] lui ont tiré des pierres et ont commencé à insulter le couple, qui est parti. D’autres touristes se sont ensuite arrêtés pour prendre des photos du paysage au niveau de la route, avant de subir le même sort. » C’est là que la bagarre a dégénéré.
Le maire de Sisco a interdit le port du burkini dans sa commune. Les rassemblements ont été très nerveux pendant plus d'une semaine. La population corse ne tolère pas que deux des siens aient été arrêtés dans le cadre de l'enquête sur la rixe
Le maire de Sisco a interdit le port du burkini dans sa commune. Les rassemblements ont été très nerveux pendant plus d’une semaine. La population corse ne tolère pas que deux des siens aient été arrêtés dans le cadre de l’enquête sur la rixe
Le procureur de la République de Bastia confirme cette version et évoque un comportement de « caïdat », avec volonté de s’approprier la plage et d’en expulser toutes celles et ceux qui ne portent pas l’étendard de l’islam politique..
La petite crique où la femme seins nus a été caillassée et où s'est déroulée la rixe violente
La petite crique où la femme seins nus a été caillassée et où s’est déroulée la rixe violente
Une nouvelle ligne rouge est donc franchie par les islamistes dans leurs attaques contre la République. Il ne s’agit plus de vouloir imposer dans l’espace républicain la vision archaïque théocratique islamiste en affichant des stigmates dont l’objet est de marquer l’infériorité des femmes, notamment par le port du burkini par 35°C à l’ombre.
Là il est question d’empêcher, par la violence, les femmes vivant sur le territoire de poursuivre leur mode de vie et de profiter du plaisir d’une baignade seins nus dans une de ces merveilleuses plages dont la Corse a le secret.
C’est bien une affaire politique sur les modes de vie de la société française. Dès les Etats Généraux de 1302 où Philippe le Bel a signifié à la papauté qu’il était maître en son royaume, le refus de l’autorité des religions sur la gestion de l’espace politique s’est poursuivi, avec des périodes de gloire et de regrets. Depuis la France a accueilli dans ses rangs et a construit sa Nation avec toutes les personnes qui refusaient que les règles religieuses gouvernent les sociétés humaines pluriculturelles.
Le "créateur" du burkini déclare "offrir de la liberté " aux femmes. Par 40°C au soleil, c'est en effet idéal. Quand le burkini sera la norme, ce sera tellement mieux, Mesdames.
Le « créateur » du burkini déclare « offrir de la liberté » aux femmes. Par 40°C au soleil, c’est en effet idéal. Quand le burkini sera la norme, ce sera tellement mieux, Mesdames.
La Ministre des droits des femmes ainsi que le Premier Ministre ont donc eu raison de donner une réponse politique à cette affaire. L’objectif de « l’association des droits de l’homme collectif contre l’islamophobie » est bien d’attaquer frontalement la société française en imposant publiquement une vision des femmes contraires à nos principes constitutionnels : égalité entre les femmes et les hommes et laïcité.
Faut-il encore rappeler que la laïcité est l’instrument politique qui permet de vivre ensemble par-delà les religions ? Toute séparation entre femmes et hommes ou entre femmes, selon des règles religieuses ou des coutumes ethniques, est en opposition frontale avec ce principe. Les droits et les devoirs sont les mêmes pour toutes et tous.
Comme toujours, les mêmes idiot-e-s utiles, dupes ou complices des « soldates du fascisme vert », utilisent les mêmes arguties de pseudo-juristes sur la « liberté individuelle » ou sur la notion d’espace public (En Belgique, la RTBF et RTL sont passés maîtres dans l’art de justifier le burkini ou le voile islamique – ndlr).
Pour les benêts compassionnels, interdire le port d’une tenue claustrante pour les femmes et les filles serait une atteinte à leur liberté de choisir leurs vêtements, à leur liberté de se soumettre aux diktats machistes archaïques. Ont-ils jamais réfléchi sur la servitude volontaire ?
La liberté individuelle n’est pas de faire ce qu’on veut, quand on veut, comme on veut. Dans une société démocratique, on est libre ensemble.
De même, concernant la notion d’espace public, ces benêts compassionnels voudraient-ils ou elles abroger les lois sur les violences envers les femmes dans leur foyer, au travail où le trouble à l’espace public est enfin reconnu ?
Faut-il également leur rappeler que la plage, l’université, la crèche et tous les espaces collectifs sont bien considérés par les islamistes comme des espaces publics puisque les femmes et les filles doivent s’y dissimuler dans une tenue claustrante les désignant comme objet sexuel à cacher?
Heureusement, l’immense majorité de nos compatriotes, femmes et hommes, sont lucides. De très nombreuses analyses argumentées circulent dans la presse écrite ou les réseaux sociaux et montrent que la dangerosité de ces menées a été perçue.
Les attaques contre l’émancipation et l’autonomie des femmes ne sont pas des épiphénomènes à balayer d’un revers de main. Elles sont la marque d’une réelle tentative de régression des droits des femmes, de leur famille et de leur pays qu’il est vital de refuser.
Michèle Vianès

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Re: FLNC contre EI
La Corse et l’islam : une haine millénaire
Publié le 11 septembre 2016 - par Didier Martin - 5 commentaires - 1 319 vues
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Les relations entre l’Islam et la Corse sont très anciennes et remontent à plus de mille ans. Ces relations n’ont jamais été fraternelles et pacifiques mais durant des siècles belliqueuses et emplies de haine. Il faut rappeler que plus de 30 000 Corses, hommes, femmes et enfants ont été « razziés » durant plus de trois siècles sur les côtes corses par les barbaresques musulmans à la solde de l’Empire Ottoman basé en Algérie et au Maroc. En proportion c’est comme si 4 millions de Français avaient été capturés et mis en esclavage durant cette période.
Les nombreuses tours pisanes et génoises construites sur le littoral corse témoignent de la persistance et de l’importance du danger au cours des siècles. Ces sentinelles de pierre assuraient la surveillance permanente du littoral avertissant les populations de l’arrivée des sarrasins pour qu’ils puissent fuir dans les montagnes.
Certaine zones de Balagne et du golfe du Valinco ont été même islamisées durant plusieurs décennies. C’est l’intercession de l’Impératrice du Maroc, Davia Franceschini, très belle jeune femme capturée par les barbaresques sur les côtes de Balagne et devenue l’épouse du Sultan qui a fait arrêter ces incursions vers la Corse avec l’aide de son compatriote Napoléon.
L’Islam a commencé à s’installer durablement en Corse avec l’arrivée des pieds noirs qui les engageaient à l’instar des pratiques en Algérie comme travailleurs agricoles. Durant plus d’une décennie il n’y avait que des hommes. A partir de 1976 ces travailleurs, pratiquement tous originaires des mêmes provinces marocaines, ont pu faire venir leurs familles. Le développement économique de la Corse a pu aussi offrir de nombreux postes subalternes aux ressortissants marocains venus s’installer dans toutes les zones agricoles de Corse mais aussi dans les cités urbaines en plein essor démographique. A tel point que des communes comme Ghisonaccia ou Porto Vecchio sont peuplées en 2016 par plus de 35% d’habitants d’origine maghrébine. Les pratiques religieuses se sont cantonnées à l’origine dans de toutes petites salles mais l’accroissement rapide de la population musulmane a suscité l’arrivée d’Imams pratiquement tous originaires du Maroc.
Les prêches se faisaient uniquement en langue arabe et sont toujours pratiqués ainsi dans la plupart des lieux de culte.
La Corse n’a pas de mosquées mais certaines salles de prières dépassent maintenant les deux cent pratiquants le vendredi. A partir de la fin des années 80, le hijab qui n’était porté surtout que par des vieilles femmes musulmanes plus par tradition que par conviction a commencé à se propager chez les jeunes filles et les jeunes femmes qui n’avaient connu que la Corse comme lieu de vie permanent. Puis dans les années 2000 sont apparues les premières tenues intégrales et les premières revendications pour les repas de substitution dans certaines écoles. Le phénomène était bien moins visible que sur le continent mais les interdits alimentaires de l’Islam commençaient à « irriter » la population corse pour laquelle la consommation du porc et du vin a été la base historique de son alimentation.
Refuser de consommer du porc en Corse et de boire du vin dans une région qui en a fait par sa qualité un des points forts de son économie est considéré malgré tout comme un refus de la tradition et du mode vie insulaire. Comment intégrer des populations qui refusent par dogme religieux de consommer des aliments qui ont permis durant des siècles aux corses de pouvoir survivre dans les montagnes ?
A partir du milieu des années 2000 à commencé a émerger un véritable rejet de ce genre de comportement qui a engendré de nombreux actes délibérément racistes envers des musulmans. La mentalité des pieds noirs ouvertement xénophobes face aux maghrébins n’a fait qu’accentuer ce phénomène.
Aujourd’hui en 2016 la population d’origine maghrébine est estimée à 50 000 personnes sur une population insulaire de 320 000 habitants, ce qui en fait la deuxième région de France en proportion après l’Île de France. Contrairement à ce que les médias nationaux laissent souvent transparaître il y a proportionnellement très peu d’actes réellement racistes en Corse, mais depuis deux ans les manifestations de l’Islam radical commencent à s’affirmer dans la société insulaire. Des jeunes corses (4 ou 5) se sont convertis et fortement radicalisés. Certains sont partis en Syrie ou ont tenté de le faire depuis 2014 mais il y a eu surtout une tentative de main-mise des salafistes sur la jeunesse d’origine musulmane dans les quartiers à forte densité maghrébine (Pifano, L’Empereur, Les Cannes, Lupino). On conseille « fortement » aux jeunes filles de ne plus se rendre en ville prendre un verre ou bien on leur demande porter le voile.
Il y a 9 personnes fichées S en Corse dont l’Imam aumônier de la prison de Borgo ! Celui ci n’est pas nommé directement dans le communiqué du FLNC mais il est bien désigné en tant qu’indicateur de police.
En fait certains services estiment que le nombre d’individus pouvant être considérés comme potentiellement dangereux avoisine 50 et il en suffit d’un seul qui passe à l’acte pour déclencher quelque chose de bien plus grave que l’attentat qu’il pourrait commettre.
Sans entrer dans la thèse du complot, l’enchaînement des incidents qui frappent la Corse depuis décembre 2015 ne sont peut-être pas tout à fait le fruit du hasard. Les incidents de l’Empereur, de Sisco, de Carbuccia et de Porto Vecchio dénotent des comportements nouveaux de certains maghrébins et décembre 2015 c’est aussi l’arrivée des nationalistes à la tête de l’exécutif corse !
La coïncidence est l’ennemie de la vérité mais l’apparition dans cette série d’incidents de l’émirat du Qatar à la suite des révélations d’un ex sous directeur de la DGSE pose question. On sait que depuis l’incident de l’année dernière durant le match PSG-Bastia où l’on a pu voir une grande banderole sur laquelle était inscrit « Le Qatar finance le PSG et le terrorisme » les proches de l’émir ne doivent pas porter la population « mécréante » de l’île dans leur cœur.
Il est certain qu’une action djihadiste sur l’île déclencherait immédiatement une réaction ultra violente des corses. Les corses possèdent des armes en grand nombre et l’impact émotionnel des événements de Paris, de Nice et de Saint Étienne du Rouvray suscite la plus grande méfiance de la part des insulaires. Beaucoup s’attendent à une réaction suite aux incidents ultra médiatisés de l’Empereur et de Sisco et beaucoup s’y préparent.
La Corse a été le premier département à se libérer du joug fasciste en septembre 1943. Les résistants corses ont libéré l’île en un mois de sanglants combats. Une fois qu’elle était pratiquement intégralement libre, un détachement de goumiers marocains a combattu courageusement les restes de l’armée de Rommel qui battait en retraite à Bastia. Si des marocains ont effectivement participé à la libération de la Corse c’est d’abord le sacrifice des résistants corses qui a chassé d’abord les troupes italiennes (80 000 hommes) puis allemandes (20 000 hommes) de l’île.
Le port du hijab, de la burqa ou du burkini est perçu ici comme ailleurs comme un drapeau de l’Islam intégriste, une allégeance à la vision wahhabite de DAECH, du Qatar ou de l’Arabie Saoudite. Alors, bien sûr, la revendication du droit à la liberté de se vêtir est perçue d’abord comme une belle hypocrisie. Si un touriste avait l’idée de porter un T-Shirt orné d’une grande croix gammée pourrait-on n’y voir qu’un simple bout de tissu ? Une inscription du genre « Je suis Menguélé» passerait-elle bien sur une plage de Tel Aviv ? Pourtant ce ne sont que des bouts de tissu.
Avec ce mélange d’inquiétude légitime, d’impression de provocation, d’orgueilleuse arrogance de la part des salafistes et surtout de la vision d’impuissance désespérante du pouvoir régalien, la tension atteint un paroxysme en Corse. Nous sommes au bord d’une conflagration dont l’onde de choc se propagera bien au delà du territoire insulaire.
Les élus tentent légitimement de la contenir mais ils savent bien que le détonateur est au point et que la moindre étincelle mettra le feu au baril de poudre sur lequel nous sommes tous assis. Ils ont la tête sur une enclume. Ils ne peuvent se résoudre à dénoncer une réalité qui finira par les obliger à prendre partie et ils ne peuvent soutenir les propos des Cassandre tels que ceux tenus par Eric Zemmour.
Zemmour, ce juif berbère qui possède ce don inné des juifs : sentir les dangers qui nous menacent avant tout le monde. Le sage montre la Lune, le singe regarde le doigt et comme le chantait Guy Beart « le premier qui dit la vérité, il doit être exécuté ».
Il est facile d’imaginer la réaction des corses à un attentat de style daechien sur le territoire de l’île. Ce sera une répétition de la Saint Barthélémy à coup sûr et une disparition ultra rapide de la visibilité de l’Islam dans l’espace public. La conséquence en sera d’abord l’état de siège et la disparition de facto du pouvoir nationaliste mais l’onde de choc sera considérable sur le continent.
Beaucoup de musulmans quitteront la Corse mais 90% préféreront rester en abandonnant la visibilité de leur religion.
En bref : la guerre civile et à terme rapide l’intervention de l’armée sur tout le territoire français.
Le manque de courage des élites politiques et leur état de compromission électoraliste dans de nombreux endroits du territoire français se paiera au prix du sang.
Ce qui est lamentable c’est que les avertissements multiples des intellectuels français de gauche n’auront jamais été entendus au nom d’une pseudo laïcité bien lâche et d’une république incapable de sortir de ses atermoiements droit-de-l’hommistes. La collaboration factuelle des mouvements d’extrême gauche et des verts avec une idéologie profondément totalitariste sera à mettre au débit de la disparition de la gauche. La plupart des « musulmans » seront ravis qu’on les débarrasse de ces barbus bien gênants et l’Islam disparaîtra en France de l’espace public. Le problème résidera dans le nombre d’innocents qui paieront pour les autres.
J’espère que nous n’en arriverons pas là mais l’accélération de l’histoire ces temps-ci fait craindre le pire.
Nous ne regardons plus l’abîme, nous sommes dedans.
Didier Martin
Publié le 11 septembre 2016 - par Didier Martin - 5 commentaires - 1 319 vues
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Les relations entre l’Islam et la Corse sont très anciennes et remontent à plus de mille ans. Ces relations n’ont jamais été fraternelles et pacifiques mais durant des siècles belliqueuses et emplies de haine. Il faut rappeler que plus de 30 000 Corses, hommes, femmes et enfants ont été « razziés » durant plus de trois siècles sur les côtes corses par les barbaresques musulmans à la solde de l’Empire Ottoman basé en Algérie et au Maroc. En proportion c’est comme si 4 millions de Français avaient été capturés et mis en esclavage durant cette période.
Les nombreuses tours pisanes et génoises construites sur le littoral corse témoignent de la persistance et de l’importance du danger au cours des siècles. Ces sentinelles de pierre assuraient la surveillance permanente du littoral avertissant les populations de l’arrivée des sarrasins pour qu’ils puissent fuir dans les montagnes.
Certaine zones de Balagne et du golfe du Valinco ont été même islamisées durant plusieurs décennies. C’est l’intercession de l’Impératrice du Maroc, Davia Franceschini, très belle jeune femme capturée par les barbaresques sur les côtes de Balagne et devenue l’épouse du Sultan qui a fait arrêter ces incursions vers la Corse avec l’aide de son compatriote Napoléon.
L’Islam a commencé à s’installer durablement en Corse avec l’arrivée des pieds noirs qui les engageaient à l’instar des pratiques en Algérie comme travailleurs agricoles. Durant plus d’une décennie il n’y avait que des hommes. A partir de 1976 ces travailleurs, pratiquement tous originaires des mêmes provinces marocaines, ont pu faire venir leurs familles. Le développement économique de la Corse a pu aussi offrir de nombreux postes subalternes aux ressortissants marocains venus s’installer dans toutes les zones agricoles de Corse mais aussi dans les cités urbaines en plein essor démographique. A tel point que des communes comme Ghisonaccia ou Porto Vecchio sont peuplées en 2016 par plus de 35% d’habitants d’origine maghrébine. Les pratiques religieuses se sont cantonnées à l’origine dans de toutes petites salles mais l’accroissement rapide de la population musulmane a suscité l’arrivée d’Imams pratiquement tous originaires du Maroc.
Les prêches se faisaient uniquement en langue arabe et sont toujours pratiqués ainsi dans la plupart des lieux de culte.
La Corse n’a pas de mosquées mais certaines salles de prières dépassent maintenant les deux cent pratiquants le vendredi. A partir de la fin des années 80, le hijab qui n’était porté surtout que par des vieilles femmes musulmanes plus par tradition que par conviction a commencé à se propager chez les jeunes filles et les jeunes femmes qui n’avaient connu que la Corse comme lieu de vie permanent. Puis dans les années 2000 sont apparues les premières tenues intégrales et les premières revendications pour les repas de substitution dans certaines écoles. Le phénomène était bien moins visible que sur le continent mais les interdits alimentaires de l’Islam commençaient à « irriter » la population corse pour laquelle la consommation du porc et du vin a été la base historique de son alimentation.
Refuser de consommer du porc en Corse et de boire du vin dans une région qui en a fait par sa qualité un des points forts de son économie est considéré malgré tout comme un refus de la tradition et du mode vie insulaire. Comment intégrer des populations qui refusent par dogme religieux de consommer des aliments qui ont permis durant des siècles aux corses de pouvoir survivre dans les montagnes ?
A partir du milieu des années 2000 à commencé a émerger un véritable rejet de ce genre de comportement qui a engendré de nombreux actes délibérément racistes envers des musulmans. La mentalité des pieds noirs ouvertement xénophobes face aux maghrébins n’a fait qu’accentuer ce phénomène.
Aujourd’hui en 2016 la population d’origine maghrébine est estimée à 50 000 personnes sur une population insulaire de 320 000 habitants, ce qui en fait la deuxième région de France en proportion après l’Île de France. Contrairement à ce que les médias nationaux laissent souvent transparaître il y a proportionnellement très peu d’actes réellement racistes en Corse, mais depuis deux ans les manifestations de l’Islam radical commencent à s’affirmer dans la société insulaire. Des jeunes corses (4 ou 5) se sont convertis et fortement radicalisés. Certains sont partis en Syrie ou ont tenté de le faire depuis 2014 mais il y a eu surtout une tentative de main-mise des salafistes sur la jeunesse d’origine musulmane dans les quartiers à forte densité maghrébine (Pifano, L’Empereur, Les Cannes, Lupino). On conseille « fortement » aux jeunes filles de ne plus se rendre en ville prendre un verre ou bien on leur demande porter le voile.
Il y a 9 personnes fichées S en Corse dont l’Imam aumônier de la prison de Borgo ! Celui ci n’est pas nommé directement dans le communiqué du FLNC mais il est bien désigné en tant qu’indicateur de police.
En fait certains services estiment que le nombre d’individus pouvant être considérés comme potentiellement dangereux avoisine 50 et il en suffit d’un seul qui passe à l’acte pour déclencher quelque chose de bien plus grave que l’attentat qu’il pourrait commettre.
Sans entrer dans la thèse du complot, l’enchaînement des incidents qui frappent la Corse depuis décembre 2015 ne sont peut-être pas tout à fait le fruit du hasard. Les incidents de l’Empereur, de Sisco, de Carbuccia et de Porto Vecchio dénotent des comportements nouveaux de certains maghrébins et décembre 2015 c’est aussi l’arrivée des nationalistes à la tête de l’exécutif corse !
La coïncidence est l’ennemie de la vérité mais l’apparition dans cette série d’incidents de l’émirat du Qatar à la suite des révélations d’un ex sous directeur de la DGSE pose question. On sait que depuis l’incident de l’année dernière durant le match PSG-Bastia où l’on a pu voir une grande banderole sur laquelle était inscrit « Le Qatar finance le PSG et le terrorisme » les proches de l’émir ne doivent pas porter la population « mécréante » de l’île dans leur cœur.
Il est certain qu’une action djihadiste sur l’île déclencherait immédiatement une réaction ultra violente des corses. Les corses possèdent des armes en grand nombre et l’impact émotionnel des événements de Paris, de Nice et de Saint Étienne du Rouvray suscite la plus grande méfiance de la part des insulaires. Beaucoup s’attendent à une réaction suite aux incidents ultra médiatisés de l’Empereur et de Sisco et beaucoup s’y préparent.
La Corse a été le premier département à se libérer du joug fasciste en septembre 1943. Les résistants corses ont libéré l’île en un mois de sanglants combats. Une fois qu’elle était pratiquement intégralement libre, un détachement de goumiers marocains a combattu courageusement les restes de l’armée de Rommel qui battait en retraite à Bastia. Si des marocains ont effectivement participé à la libération de la Corse c’est d’abord le sacrifice des résistants corses qui a chassé d’abord les troupes italiennes (80 000 hommes) puis allemandes (20 000 hommes) de l’île.
Le port du hijab, de la burqa ou du burkini est perçu ici comme ailleurs comme un drapeau de l’Islam intégriste, une allégeance à la vision wahhabite de DAECH, du Qatar ou de l’Arabie Saoudite. Alors, bien sûr, la revendication du droit à la liberté de se vêtir est perçue d’abord comme une belle hypocrisie. Si un touriste avait l’idée de porter un T-Shirt orné d’une grande croix gammée pourrait-on n’y voir qu’un simple bout de tissu ? Une inscription du genre « Je suis Menguélé» passerait-elle bien sur une plage de Tel Aviv ? Pourtant ce ne sont que des bouts de tissu.
Avec ce mélange d’inquiétude légitime, d’impression de provocation, d’orgueilleuse arrogance de la part des salafistes et surtout de la vision d’impuissance désespérante du pouvoir régalien, la tension atteint un paroxysme en Corse. Nous sommes au bord d’une conflagration dont l’onde de choc se propagera bien au delà du territoire insulaire.
Les élus tentent légitimement de la contenir mais ils savent bien que le détonateur est au point et que la moindre étincelle mettra le feu au baril de poudre sur lequel nous sommes tous assis. Ils ont la tête sur une enclume. Ils ne peuvent se résoudre à dénoncer une réalité qui finira par les obliger à prendre partie et ils ne peuvent soutenir les propos des Cassandre tels que ceux tenus par Eric Zemmour.
Zemmour, ce juif berbère qui possède ce don inné des juifs : sentir les dangers qui nous menacent avant tout le monde. Le sage montre la Lune, le singe regarde le doigt et comme le chantait Guy Beart « le premier qui dit la vérité, il doit être exécuté ».
Il est facile d’imaginer la réaction des corses à un attentat de style daechien sur le territoire de l’île. Ce sera une répétition de la Saint Barthélémy à coup sûr et une disparition ultra rapide de la visibilité de l’Islam dans l’espace public. La conséquence en sera d’abord l’état de siège et la disparition de facto du pouvoir nationaliste mais l’onde de choc sera considérable sur le continent.
Beaucoup de musulmans quitteront la Corse mais 90% préféreront rester en abandonnant la visibilité de leur religion.
En bref : la guerre civile et à terme rapide l’intervention de l’armée sur tout le territoire français.
Le manque de courage des élites politiques et leur état de compromission électoraliste dans de nombreux endroits du territoire français se paiera au prix du sang.
Ce qui est lamentable c’est que les avertissements multiples des intellectuels français de gauche n’auront jamais été entendus au nom d’une pseudo laïcité bien lâche et d’une république incapable de sortir de ses atermoiements droit-de-l’hommistes. La collaboration factuelle des mouvements d’extrême gauche et des verts avec une idéologie profondément totalitariste sera à mettre au débit de la disparition de la gauche. La plupart des « musulmans » seront ravis qu’on les débarrasse de ces barbus bien gênants et l’Islam disparaîtra en France de l’espace public. Le problème résidera dans le nombre d’innocents qui paieront pour les autres.
J’espère que nous n’en arriverons pas là mais l’accélération de l’histoire ces temps-ci fait craindre le pire.
Nous ne regardons plus l’abîme, nous sommes dedans.
Didier Martin
