Infériorité moral de l'islam, la Vérité. (Humanisme VS islamisme.)

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Neverime
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Infériorité moral de l'islam, la Vérité. (Humanisme VS islamisme.)

Message non lu par Neverime »

Bonsoir/bonjour à vous.

Voici un petit poème, certes, pas de rimes, pas doué pour ça, qui n'est pas fait par un pro... je le présente donc simplement et sans le prendre pour ce qu'il n'est pas en préférant partir d'un minimum plutôt que d'être prétentieux.

À vous de me dire ce qu'il en ressort, vos ressentis, le(s) message(s) que vous y trouvez...

Oh, il est contraire à l'islam, il prône l'amour et l'a tolérance donc quelque chose que l'islam combat.

Des valeurs morales seront présentées dans ce topic sous formes de textes écrits dont je suis l'auteur.

Je n'en suis jamais satisfait même quand me dit qu'ils sont "biens." Pour moi ils ne le sont pas...


Le voici.

Je précise que pour la famille, il ne s'agit pas de mariage pour tous surtout dans un pays fictif où le mariage est banni et où les couples sont très stables, très fidèles car ils ont de vraies valeurs morales et ils ne se contentent pas de suivre bêtement une religion.

Ils sont éduqués et non pas formatés raison pour laquelle l'infidélité dans leurs couples est une choses qu'ils détestent. Mais ce ne sont pas des chiens, ils ne vont pas lapider ou fouetter la personne par contre ce sera finis entre les deux.

Les enfants sont autant légitimes qu'ils n'ont pas un "statut spécial" pour la loi qui est celle de la raison, de l'intelligence, de la lumière, de la bonté, de la bienveillance et donc pas celle de barbares primaires qui ne comprennent que leur violence pour tout régler et que leur bêtise pour "communiquer."

Bien que fictifs, ce genres de pays seraient le chemin à suivre sur Terre et, contrairement aux êtres orgueilleux, fiers et plein d'hypocrisie, ils admettent leurs torts, leurs erreurs et agissent afin de les rectifier.

Ils admettent aussi qu'il peut y avoir d'autres voix possibles et qu'elles pourraient leur apporter du bon, partager avec la leur. Mais celles présentes sur Terre ne sont pas bonnes.

Moralement, ce pays est supérieur aux autres, plus encore à l'islam.


Chez eux, s'aimer n'est pas un crime.

Et puis, quand il est question ici d'alternative, ce n'est pas uniquement sur la famille d'ailleurs là c'est un échantillon non représentatif. C'est aussi un modèle global alternatif à tout ce qu'on connaît et qui, par exemple, rejette l'usure et cela depuis bien plus longtemps que l'islam. Dans son contexte fictif (qui se veut réaliste.)

Ici est présenté un couple de femmes qui forment une famille avec leurs enfants.

Ça ne veut pas dire que toutes les autres familles, que tous les autres couples, sont des gens de même sexe.

Sauf pour un être malhonnête qui voudrait me faire dire ce que je n'ai pas dis et interpréter/déformer comme ça l'arrange pour mentir et attaquer sans arguments.

C'est d'une telle débilité mais comme on le sait, un con ça ose tout, les religions aussi d'ailleurs...

Voici le texte.

D'autres suivront et porteront sur: la famille.




Un amour, une famille, un autre pays… une alternative...


Évie, tel est le nom de cette femme si différente avec son teint mate.
Je suis une humaine, elle est une Névérime et tout devrait nous séparer.
Notre bel univers ne connaît ni dérives ni toute cette violence,
Qui jour après jour tourmente terriblement l'humanité.

Quand nos regards doux se croisent, nos êtres se parlent en silence,
Nos cœurs s'emballent, battent ensembles, délivrent une douce chaleur,
Qui vient se répandre en nous et doucement réchauffer nos corps,
Comme toujours depuis tant de nuits et de délicieuse passion.

Je vibre quand ses beaux yeux ambrés se posent tendrement sur moi,
Avec toujours autant de douceur, d'amour et de bienveillance,
Depuis tant et tant d'années passées à vivre toutes les deux,
Dans un pays libre prisonnier d'un monde terrifiant,
Incapable de comprendre notre belle patrie,
Qui laisse nos sentiments s'exprimer
Librement, sans entrave,
Sans nous juger…

Nous vieillissons toutes les deux en veillant affectueusement l'une sur l'autre.
Même éloignés, nos quatre enfants, deux chacune, sont toujours à nos côtés.
Deux de nos trois filles nous ont honoré de petits fils et petites filles.
Notre fils et notre dernière fille nous honorent de leur choix.
Leur choix reste indiscutable en tous points,
Car abuser d'eux nous est intolérable.

Ils n'auront aucun enfant ce qui ne les empêche pas d'êtres heureux.
Nous avons la cinquantaine aujourd'hui pourtant la vie continue.
Nous sommes en couple depuis vingt-cinq ans de bonheur.
Pourquoi nous aimer serait un crime comme ailleurs,
Là où c'est une si belle chose sur cette terre,
Et ceci en dépit de nos différences ?

Parfois un simple et tendre câlin, d'autres fois une douce étreinte passionnée,
Ou encore de petites attentions quotidiennes, presque anodines, mais si importantes,
Font paisiblement durer notre couple et perdurer nos joies avec tant de tendresse
Et nous rendent heureuses ici dans ce beau pays qui nous accepte,
Sans jamais faire preuve d'hostilité à notre égard,
Toujours respectueux et bienveillant pour nous.


Le monde est sombre mais notre nation est une belle lumière. Elle est pour nous une puissante raison d'être avec nos passions, nos proches, ceux que nous aimons, l'envie et le besoin d’œuvrer pour autrui ainsi que le bien de tous comme beaucoup d'autres le font dans notre si beau pays.

Nous sommes différentes l'une de l'autre et sommes de même sexe mais cela ne nous a en rien empêché d'êtres égales aux habitants de notre mère patrie, d'y vivre épanouies en prospérant dans la paix sans jamais subir jugement, rejets et haines contre notre couple. Nous avons aussi le droit d'aimer, de fonder une famille, de vivre heureuses et d'êtres respectées…
"Il y a cent mille ans, une grande et puissante civilisation existait... et comme d'autres, elle a connu un évènement qui lui a été fatal. C'était quelque chose qu'ils n'attendaient pas, l'arrivée d'une force obscure et destructrice qui n'avait aucune limite dans sa soif insatiable de possessions et de domination. Ils nommèrent cet ennemi: les Destructeurs.

Tous les mondes qu'ils prenaient portaient la vie et ils ne laissaient derrière que des terres stériles hautement toxiques, vidées de toutes leurs ressources...
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Re: Humanisme VS islam/islamisme

Message non lu par Neverime »

Voici un texte fraîchement finis dans se trame mais doit sans doute être "réajuster."

Si vous avez des propositions ce sera avec grand plaisir.


Les Seuls Humanistes.


Année 2008 du calendrier illégitime.
Année 72 du vrai calendrier légitime.


Asmina vivait en France en attendant que son amoureux obtienne la nationalité de son pays. Elle ne s'était jamais sentie exclue sur sa terre natale. Troisième génération née sur le sol de sa mère patrie qu'elle aimait, il s'agissait d'une fière patriote prête à se battre pour défendre ses valeurs. La jeune femme haïssait ses ennemis qui voulaient s'imposer sur son territoire et lui voler sa terre.

Alex, son aimé, devait faire face à sa famille car sa femme n'était pas blanche, une « française de souche » une « bonne chrétienne. » Ce qui le touchait d'autant plus que du côté de sa dulcinée ils l'acceptaient sans encombre et l'adoptèrent même très vite. La question demeura longtemps dans sons esprit avant de comprendre les réponses. Il saisissait mieux les différences fondamentales entre la France, l'occident, le reste du monde et cette nation ainsi que ses alliés.

Le fort soleil du sud se faisait déjà sentir autant que l'été. Ils louaient une modeste habitation non loin d'une ville. Ils avaient un petit jardin où ils y cultivaient quelques fruits et légumes. Alors que sa chère Asmina préparait une salade « Ancienne » faite de diverses plantes, de maïs multi-variétal et de deux vers différents, on sonna à la porte de leur appartement.

Son compagnon partit ouvrir tandis qu'elle ne put s'empêcher de prendre une tranche de saucisson pur porc. Alex se retrouva nez à nez avec son frère ainsi que sa mère toujours sévère dans son attitude. Tendus, ils le saluèrent de leur mieux tandis que le jeune homme les laissa entrer.

–Je vais mettre deux couverts si vous souhaitez prendre un repas.

Elle eut une vive envie de refuser mais voir la compagne de son fils s'interrompre à leur arrivée avec la tranche de saucisson à moitié entamée la surprit.

–C'est du porc ?

–Bonjour… c'est produit localement chez nous. Un élevage en plein air où ils ont pris le temps pour que la viande se fasse bien. Ceux qui m'insultent parce que j'en mange sont des bêtes immondes qui ne méritent que mon mépris. Ils ne valent rien et ils en sont rien pour dire ce que je dois faire.

–Je ne savais que pas ta… femme, était aussi extrême…

–Maman… je comprends Asmina. Elle n'a pas tort de se défendre contre ses ennemis. Pourquoi devrait-elle se soumettre à ces êtres répugnants ? Installez-vous, nous aurons du temps pour en. Par contre, je vais préparer une autre salade, je doute que les vers de palmier vous feront envie.

Son frère, plus jeune mais plus grand de quelques centimètres, cheveux nettement plus courts que les siens, un visage davantage carré, des yeux bruns, avait du mal à le reconnaître. Alex ajouta deux couverts puis les dessous de plats.

–Nous allons trier, inutile d'en faire un autre. Mon fils tu… tu as tellement changé après ton départ. On ne te reconnaît plus. Toi qui aimais la France chrétienne et la défendait…

–Je ne vous ai pas trahis. J'ai juste trouvé mon chemin. Maintenant, parler des communautarismes islamistes et faire ce que vous leur reprochez est hypocrite. Parce que je suis né en France, un « français de souche » comme vous dites alors je devrais forcément vous suivre ? Et que devrait dire Asmina ? Parce que ses arrières grand-parents étaient musulmans alors elle devrait se convertir?

Son aimée apporta les mets sur la table puis l'eau et le vin, un rosé vivement coloré. Avant de continuer ils se servirent tour à tour. Son frère et sa mère évitèrent de prendre les vers de palmier.

–Tu es quand même français et on ne change pas de couleur que je sache...

–Julien… crois-tu que les gens se limitent à ça chez Asmina ? Sa mère est métissée, elle est à moitié névérime. Il faudrait un jour se poser les bonnes questions ou alors chercher les bonnes réponses. Ils les ont trouvés puisque, visiblement, chez eux l'intégration n'est pas un problème, c'est carrément de l'assimilation et autant dire que je m'y sens comme chez moi là-bas sans y être né.

Ils parlaient et mangeaient leur salade en même temps. Chacun se servait des huiles végétales et du du vinaigre disposés sur la table afin d'accompagner leur assiette. Mais ses paroles les crispait, ils les recevaient comme des attaques. Asmina répondit également.

–Je ne serais pas à ma place, ni chez moi, si j'avais rejeté mon pays, ma culture autant que toutes ses belles valeurs que j'aime et qui me sont si chères. Mes parents ne sont pas musulmans et nous ne reconnaissons qu'une seule culture comme étant à nous. Pourquoi je devrais adhérer à quelque chose qui m'est étranger et me dégoûte quand j'apprends ce que ça fait ailleurs ? Pourquoi faudrait-il m'y résoudre alors que mes valeurs, la culture que je connais, est si opposée, tellement meilleure, tellement plus belle et honorable ? Alex ne veut pas être contre vous ni devenir l'ennemi du monde mais juste vivre en paix. Pourtant les agressions viennent presque toujours de l'extérieur, il est extrêmement rare que ce soit l'inverse.

–Vous préférez me voir vivre là-bas et avoir un avenir ou survivre ici avec un avenir incertain ? J'étais venu chez eux avec des préjugés, toutes sortes de clichés et d'idées reçues. Asmina travaillait dans un petit restaurant quand on s'est rencontrés. Quatre ans se sont écoulées… elle m'a aidé à trouver un travail pour que je reste plus longtemps puis je suis revenu dès que j'ai pu après mes retours en France.

Son frère essayât de détendre un peu l'atmosphère, de désamorcer la situation car il voyait sa mère tendue, animée par une colère qui pouvait exploser à tous moments.

–Je veux bien goûter ces… vers. Vous semblez vous régaler avec ces bestioles...

Engloutissant une fourchette de cette nourriture inhabituelle avec une indifférence étonnante, il conseilla son frère toujours curieux envers les aliments même aussi… « exotiques. »

–Mmm… ils sont pas mal ou alors tu en as d'autres. Là ce sont des larves d'origines africaines dans ce petit bol que nous avons mis à part. Ils ont refait des environnements sous serres pour en faire des élevages. On peut les produire sur place. Elles sont presque autonomes pour toutes leurs ressources ce qui limite leur impact environnemental qui souvent est infime voir nul.

–Je vous rassure, nous ne sommes pas ces prétendus « écolos. » Notre politique a pour principal objectif de permettre aux générations futures de pouvoir vivre de façon descente, de leur transmettre le meilleurs habitat possible. Alex ?

–Oh, oui, c'est vrai, il faudrait leur en parler. Nous aimerions fonder un foyer. La nouvelle ne doit pas vous enchanter...

Sa mère prit ses grands airs, braquée contre lui. Elle le jaugeait d'un air suspicieux comme s'il faisait partie d'un groupe nuisible et dangereux, comme s'il était un « traître. »

–Tu n'es pas devenu athée quand même ! Jusqu'à quel point ils vont t'égarer ! Tu dois arrêter tout ça, c'est de la folie, tu n'as pas le droit de renier notre religion catholique ! Nous t'avons élevé dans le droit chemin…

–J'ai trouvé mon propre chemin, je ne suis pas perdu bien au contraire. Ma voix est saine, pleine de vie, de lumière. Je ne suis plus dans ta communauté hostile au vrai progrès, anti humanisme et je te parle bien de progrès réel, pas de ce que ces salopards avancent comme tel alors que ça ne sert qu'à tout détruire. Vendre et consommer toujours plus même au détriment de l'être humain, de toutes vies, même si ça nous fait tout perdre. Je sais de quoi je parle, j'y suis allez, j'y ai passé du temps, je les ai vu, entendu et côtoyé. Ces gens n'ont pas de dieu, ne tolèrent pas de religions chez eux mais ils ont une morale, une éthique, des valeurs, une culture. Pourquoi ont-ils si peu de problèmes alors que l'occident est aussi malade ?

–Ils vouent un culte au diable !

–Vraiment, nous sommes si monstrueux que vous le prétendez ? Avons-nous colonisé les autres, fait des esclaves, des trafiques humains ? Qui laisse les réseaux de prostitution les envahir avec toutes les dérives et les ignominies que cela sous-entend ? Qui laisse toutes sortes de sites porno les envahir même les plus ignobles ? Qui se fait envahir physiquement et idéologiquement par l'usure ou les religions de haine et de guerre ? Pour en venir à ça vos sociétés doivent vraiment êtres perdues et à la dérive. Sommes-nous liés à l'usure ou est-elle pratiquée directement ou de façon détournée comme avec les banques islamistes ? Non, rien de tel n'est tolérer chez nous.

Alex préférait laisser faire, comprenant qu'il ne serait jamais possible qu'ils puissent un jour s'ouvrir ou comprendre ce qu'on leur disait. Sa mère se leva de table, un regard fou de colère dans lequel brûlait un feu haineux, mauvais et méprisant. Dans son ultime et lâche fuite en avant, se retranchant dans ses convictions insensées et infondées, elle lançât avant de partir : « tout est marqué dans les saintes écritures et tout vous décrit parfaitement, c'est tout ! »

–Nous attendons toujours vos prétendues preuves et vos arguments qui sont juste inexistants. Vos échecs sont la preuve de vos erreurs. Nos réussites sont les preuves que nous avons raison.

Un air désolé, son frère paraissait tout à coup troublé, tiraillé entre rester pour discuter ou suivre sa mère monarchiste qui ne voulait rien entendre. Il décidât de faire un pas, serrant la main de la jeune femme et celle de son frère, acquiesçant comme pour dire « je reviendrai. »

Deux heures plus tard, ils sortaient en ville pour une marche dont leur corps avait besoin pour se détendre. Vêtue d'une ample robe bleu marine arrivant à mi-cuisses, ni vulgaire ni provocante, elle marchait d'un pas assuré, fière, tenant son homme main dans la main, bras croisés. Plutôt élégante dans sa tenue, élancée, son corps fin dégageait force et santé et elle regardait souvent les filles maigres présentées comme « top modèles » avec un sentiment de répulsion non dissimulé.

Elle se portait nettement mieux que les victimes d'un système dénaturé, déshumanisé, qui n'avait aucune limite. La jeune femme appréciait beaucoup sa poitrine quelque peu menue, se mettait en avant avec ce qui pour elle était un atout. Alex comprenait son aimée.

Il se savait aussi en sécurité aux côtés de sa femme. S'en prendre à l'un de deux reviendrait à attaquer toute leur famille. Menacer ces gens était la pire chose à faire, voir une idée suicidaire. Tant qu'on ne les agressait pas ils se montraient neutres ou sympathiques mais une fois menacés, une fois agressé, ils ripostaient impitoyablement contre leurs agresseurs devenus leurs ennemis. La robe de son aimée arborait un léger décolleté qui était bien loin de l'exhibition qui agressait. Ses doux et longs cheveux sombres suivaient son avancée.

Des fantômes les croisèrent à certains moments, suscitant un regard courroucé de la part d'Asmina qui suivait ces spectres avec une vive intention de déchirer ces choses salissantes qui les couvraient avant de les brûler. Alex finit par s'inquiéter. Des furies seins nus virent les provoquer et plusieurs furent tuées par une foule en colère qui ripostait contre une invasion, une agression.

Une femme voilée vint les provoquer à son tour et connut le même sort que les furies seins nus. Quand la France et d'autres pays d'Europe commençèrent à s'en mêler, les représentants de la nation d'Asmina ne donnèrent à la France que le choix entre se taire ou une guerre.

Après leur marche le frère de son aimé appela pour revenir. Un quart d'heure plus tard, il toquât à la porte puis une fois assis autour d'une table, discutèrent durant plus de deux heures. Ils essayaient de lui ouvrir l'esprit, d'élargir son champ de vision, sur une nation et ses alliés dont il ne connaissait d'eux que des mensonges, des propagandes, des insultes et des accusations infondés.

–Est-ce vrai… que vous ne tolérez pas l'usure dans vos pays ?

–Oui, c'est exact. Vous comprenez mieux pourquoi l'occident ne veut pas nous rejoindre ?

–J'en sais rien… c'est sûr que les intérêts de certains sont menacés. Dans ces conditions, comment ne pas comprendre. Je comprends aussi pourquoi les sionistes vous haïssent plus que tous les autres. Ils ne peuvent rien faire contre vous. Ils n'ont aucune emprise et le nombre de ceux qui vous suivent ne cesse d'augmenter.

–Je voulais savoir, le mariage pour tous n'existe pas chez vous ? Pourquoi vous êtes contre ? Les couples homosexuels peuvent pourtant vivre ensemble, adopter et les femmes peuvent êtres mères avec une tutrice légale à ses côtés, sa compagne.

–C'est une humiliation pour les homosexuels, un affront qui leur est fait. Encore une foi, il faut faire quelque chose qui est à part, juste pour eux, comme s'ils étaient en marge d'une société. Les lois sur l'égalité sont une absurdité, stupides et insensées. Notre modèle égalitaire et humaniste n'a pas besoin de ça. Les lois établies prennent hommes et femmes en considération égale ou équivalentes, adaptées dans certains cas puisque les femmes ne sont pas des hommes et les hommes ne sont pas des femmes. Il n'y a pas de mariage de notre côté. C'est contre nature, anti naturel.

–La virilité est mal vue chez vous, c'est une vérité ou un mensonge ?

–C'est une chose qui nous échappe, qui n'a pas sa place en plus d'être sans intérêt. Est-ce pour autant que les hommes se féminisent ou que les femmes masculinisent ? Non, nous gardons nos identités de femmes et d'hommes. Bien que femmes et hommes aient une forme d'intelligence plus ou moins différentes elles sont parfaitement comparables, elles se complètent ou se compensent. Cette différence est une de nos forces. Aucune des deux intelligence n'est supérieure à l'autre et l'on peut avoir des très bons résultats des deux côtés dans des proportions qui varient selon divers paramètres.

–Je ne comprends pas… vous êtes pour l'égalité alors pourquoi vous dites ne pas êtres féministes ?

–Parce que c'est une porte ouverte à des dérives intolérables comme le matriarcat, la théorie du genre ou encore la haine contre les hommes ainsi que l'anti famille. Il n'existe pas de valeurs réellement compatibles avec les nôtres, harmonie dans la famille, complicité et communication entre hommes et femmes dans les couples sont une réalité chez nous. Parce que nous sommes avant tout des êtres humains, que cette humanité est notre nature commune, un pont entre les individus, les hommes et les femmes, tout fonctionne nettement mieux dans nos sociétés que n'importe où ailleurs et il n'existe aucune sociétés autres que les nôtres qui soient égales ou s'en rapprochent.

–Je vois… ça explique pourquoi certains disent que vos sociétés sont les plus saines et les plus stables que l'humanité ait connu. Vous n'êtes pas orgueilleux en le disant. Vous seriez vraiment le seul chemin à suivre ? Je voudrais venir voir par moi-même. Ça paraît dingue de ma part, en plus avec ma remarque de tout à l'heure, mais je me suis dis que ça n'était pas possible, qu'il y avait forcément une erreur quelque part, que j'ai loupé quelque chose.

–Nous détestons l'orgueil comme celui des fanatiques religieux qui n'ont jamais dit aucune vérité et toujours faits que mentir. Nous préférons les faits irréfutables plutôt que la propagande infâme des ignares incultes qui s'imposent avec violence, intolérance et beaucoup de haine. Ils ne font que récolter ce qu'ils sèment donc qu'ils cessent de se plaindre. Si demain je me drogue et bois beaucoup trop en conduisant après et que je roule à une allure très élevée pour finir dans un mur, je n'aurais pas le droit de me plaindre. Nous sommes juste le seul chemin à suivre mais ça ne veut pas dire qu'un autre ne peut être envisagé. On peut même penser par la suite à créer une autre voix. C'est ce que l'on appel rester humble, simple et ouvert dans l'acceptation de nos éventuelles erreurs.

–Si tout ce que tu dis est vrais… les peuples fiers, orgueilleux, envahisseurs, agresseurs, ne peuvent que se briser contre vos frontières. C'est d'ailleurs ce qui s'est toujours passé,non ? Vos lois datent du temps où de plus en plus de catholiques, fervents conservateurs monarchistes et traditionalistes, sont venus chez vous dans le but de vous convertir. J'ai toujours une haine contre votre pays pour nous avoir fichus dehors. Nous vous haïssons parce que vous n'avez pas tolérés que l'on viennes dans un de vos pays pour le noyauter, l'envahir, le détruire. C'était une guerre et c'est toujours d'actualité dans nos mentalités. Du moins, pour les conservateurs et surtout, les monarchistes.

–Tu connais l'histoire sur la version officielle de groupes obscurantistes qui se sont faits passer pour des victimes alors qu'ils sont venus en tant qu'envahisseurs, en tant qu'agresseurs. Que dirais-tu un jour de connaître la version véritable des faits, ni officielle ni officieuse, directement issues des archives, des témoignages, de la source même des informations ? Rie ne presse, prends ton temps.

–Très bien, je vais y réfléchir… en tout cas, vos lois datent de cette époque et vous protègent désormais de vos ennemis qui voudraient… prendre votre pays avec le ventre des femmes pour remplacer les fusils.

Piquée au vif, Asmina réagit au quart de tour, son instinct territorial, patriotique, prenant le dessus car savoir ce qui se passait ailleurs la poussait à se retrancher encore plus sur ses positions.

–Ce sont nos fusil qui les abattent quand ils essaient de nous détruire. Si la loi de l'état n'est pas suffisante, alors la loi de Légitime Défense et de Justice prend le relais avec celle de l'état derrière et bien sûr la nation qui s'engage également. Qu'ils soient stérilisés ou exterminés. Nous ne sommes pas l'Occident, nous ne cédons rien à nos ennemis peu importe ce qu'ils sont. Les "valeurs" de l'islam sont l'ennemi de l'humanité, l'ennemi de la famille, tue et violent les femmes. Les "valeurs" de l'islam dénigrent l'amour et sont contre l'amour. Les "valeurs" de l'islam sont contraires au respect de la vie, de la vie humaine et de la dignité humaine mais aussi contraires aux droits humains que nous sommes les seuls sur Terre à avoir établis, respecté et appliqué.

Concluant la discussion avant de partir, adressant un sourire confiant à son frère, il lui serra la main et vint faire la bise à une femme qu'il ne pouvait que respecter en dépit de leurs différences.

–Je vous dis à plus tard et surtout, soyez heureux, fondez une famille et… défendez ce qui vous est cher, ce qu'on veut vous prendre. Tues vos ennemis où qu'ils soient, sans pitié et sans répit.

...
"Il y a cent mille ans, une grande et puissante civilisation existait... et comme d'autres, elle a connu un évènement qui lui a été fatal. C'était quelque chose qu'ils n'attendaient pas, l'arrivée d'une force obscure et destructrice qui n'avait aucune limite dans sa soif insatiable de possessions et de domination. Ils nommèrent cet ennemi: les Destructeurs.

Tous les mondes qu'ils prenaient portaient la vie et ils ne laissaient derrière que des terres stériles hautement toxiques, vidées de toutes leurs ressources...
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Re: Infériorité moral de l'islam, la Vérité. (Humanisme VS islamisme.)

Message non lu par Maried »

http://www.lorientlejour.com/article/99 ... misme.html

Variations sur l’islamisme

Y a-t-il vraiment un islamisme modéré, libéral, light ?
La question n'est pas née d'hier, et en ces temps d'ébullition, elle n'est pas près d'être tranchée. En fait, le putsch avorté de Turquie confère à ce débat un regain d'actualité. Et d'acuité, puisque les deux protagonistes et vedettes de ce grave évènement, le président Erdogan et sa bête noire, Fethullah Gülen, se réclament l'un et l'autre de la même fidélité aux préceptes de la religion, plus ou moins tempérée par les nécessités du moment, autrement dit les concessions forcées à la démocratie. Tout cela pour le moment, on verra bien plus tard...

Les ambitions sultanesques de Recep Tayyip Erdogan, sa nostalgie des gloires ottomanes et la corruption de son proche entourage ne sont même plus matière à discussion ; et c'est dans la féroce répression des putschistes, dans la colossale purge en cours, que le président turc trouve une occasion inespérée (et même peut-être provoquée ?) de satisfaire d'aussi démesurées ambitions. Moins flamboyant, mais considérablement plus subtil, paraît le travail de sape conduit depuis des années, depuis son exil de Pennsylvanie, par Gülen : État parallèle, État dans l'État, fulmine non sans raison le régime d'Ankara.

Mieux encore, État transnational. Car royalement financé par des donateurs, doté de ses écoles et hôpitaux, de publications et d'une station de télévision, d'une banque, d'une compagnie d'assurances et de diverses autres entreprises, le réseau Gülen étend ses activités, charitables, pédagogiques et autres, à l'Afrique et à l'Asie centrale aux Balkans, et même à l'Amérique. Classé par la revue Foreign Policy parmi les intellectuels les plus influents du monde, l'imam Gülen prône un islam ouvert sur le monde et la modernité, un islam appelé à se rénover et à s'accommoder des réalités scientifiques ; étudier la physique, les maths et la chimie, c'est adorer Dieu, professe ainsi cet adepte du soufisme. Gülen n'est pas pour autant un philanthrope désintéressé : à ses ouailles, il recommande en effet de s'engouffrer dans les artères du système, sans être remarqués de quiconque, jusqu'à atteindre les centres du pouvoir.

Or, pour qui voit loin et sait patienter, c'est dans l'enseignement que tout commence. Les deux frères ennemis le savent fort bien. Le premier a fondé près de deux mille écoles, disséminées dans 140 pays, et il dispose d'une université à Istanbul. Et si le second se propose de réorganiser l'armée, s'il décapite à tour de bras la justice, c'est sur les recteurs et doyens d'université, sur les instituteurs, sur les étudiants résidant à l'étranger et sommés de rentrer immédiatement au pays, qu'il s'acharne avec le plus d'ardeur. Son contre-coup d'État, car c'en est bien un, ne se limite plus aux niveaux juridique et sécuritaire, c'est au plan académique et culturel que le président turc le transpose. C'est sur les générations montantes qu'il le projette.

L'école avant la mosquée, le slogan dit vrai. C'est sur les madrasa et les prêches insidieux dans les lieux de culte que se focalise en ce moment l'angoisse des sociétés occidentales frappées par ce monstrueux dévoiement de la religion qu'est le terrorisme islamiste. Doublement menacé cependant est un pays comme le Liban, multiconfessionnel et pluriculturel par essence, par vocation, par destinée. Aux dérives du sunnisme radical s'y ajoute en effet la lente, patiente, persévérante marche vers le pouvoir intégral d'une milice chiite vassale d'une franche théocratie. Marche armée, qui plus est. Et on ne peut plus remarquée, elle.
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Re: Infériorité moral de l'islam, la Vérité. (Humanisme VS islamisme.)

Message non lu par yacoub »

yacoub a écrit :Hamed Abdel-Samad : "L'islamisme est présent dans la naissance même de l'islam"

Best-seller en Allemagne, son essai polémique "Le Fascisme islamique" ne paraîtra pas en France. Entretien avec un penseur menacé de mort par les islamistes.

Propos recueillis par Thomas Mahler

Dans "Le Fascime islamique", Hamed Abdel-Samad montre que la violence est consubstantielle à l'islam, même s'il reconnaît que le Coran peut aussi être lu dans sa dimension "éthique" et "spirituelle".

i Dans "Le Fascime islamique", Hamed Abdel-Samad montre que la violence est consubstantielle à l'islam, même s'il reconnaît que le Coran peut aussi être lu dans sa dimension "éthique" et "spirituelle".

Fils d'imam et ancien membre des Frères musulmans dans sa jeunesse, le Germano-Égyptien Hamed Abdel-Samad est devenu, en Allemagne, une figure médiatique de la critique de l'islam, ce qui lui a valu plusieurs fatwas et menaces de mort. La traduction de son best-seller Le Fascisme islamique, essai virulent qu'on pourrait comparer au travail du Michel Onfray athéologue et qui établit des parallèles entre islamisme et idéologie fasciste, devait paraître en France le 16 septembre. Mais fin juillet, l'éditeur Piranha s'est ravisé, expliquant à l'auteur qu'il ne mesurait pas les risques pour la sécurité de sa petite structure, tout en ne voulant pas « apporter de l'eau au moulin » de l'extrême droite après l'attentat de Nice. L'affaire a déclenché un tollé dans la presse allemande, qui a rappelé que le livre d'Hamed Abdel-Samad était certes critiquable, mais qu'il avait pu paraître sans problème aux États-Unis début janvier après avoir été publié en Allemagne en 2014 par un grand éditeur (Droemer Knaur).

En exclusivité pour Le Point, l'auteur a accepté à la fois de s'exprimer sur cette polémique éditoriale, mais aussi sur le fond d'un ouvrage que les lecteurs français ne liront donc pas à la rentrée.

La traduction de votre essai Le Fascisme islamique devait paraître le 16 septembre, mais votre éditeur Piranha a brusquement fait volte-face. Que s'est-il passé ?

Fin juillet, Jean-Marc Loubet (NDLR : cofondateur et patron de Piranha) a envoyé un mail à mon éditeur allemand annonçant qu'il retire le livre. Il a expliqué qu'au vu de l'actualité sanglante en France, il avait consulté sa petite équipe. Ils ont décidé à l'unanimité de ne pas le publier pour deux raisons. Le premier argument, c'est qu'on ne mesure pas le risque physique d'une publication en France. Selon ses mots, « ça peut être nul, ça peut être mortel ». Je comprends que c'est plus facile de cibler une petite maison d'édition, qui n'a pas les moyens d'assurer une protection à sa porte. Si Jean-Marc Loubet avait fini son mail là-dessus, j'aurais dit OK et accepté sans problème ce retrait. Je vis sous protection policière, j'ai reçu des menaces de mort, et je ne peux pas demander aux autres de prendre le même risque. Moi, je prends ce risque car je crois intimement qu'être effrayé face à des menaces n'arrangera pas les choses. Au contraire, plus nous serons silencieux et plus nous aurons peur, plus les islamistes seront brutaux, car ils ne fonctionnent que selon cette logique : tuer et effrayer. C'est la stratégie du terrorisme. Mais j'aurais compris la décision de Jean-Marc Loubet, car c'est une affaire de vie ou de mort.

En revanche, ce que je n'accepte pas, c'est son deuxième argument, d'ordre moral. Il a écrit qu'il ne voulait pas « apporter de l'eau au moulin de l'extrême droite ». Ça, c'est l'argument typique d'un chantage moral auquel je suis sans cesse confronté. Je suis un penseur libre, qui n'appelle pas à la violence, qui ne stigmatise pas les musulmans – au contraire, je les défends comme êtres humains –, mais qui s'en prend à une idéologie que j'estime violente. J'ai le droit, en Allemagne, plus de 200 ans après Kant et 230 ans après Voltaire, de publier ces pensées sans devoir avoir peur et être terrifié. C'est pour ça que je suis tellement en colère. Jean-Marc Loubet a essayé de transformer la peur en une action vertueuse. Je trouve ça très dangereux. Le Spiegel l'a bien expliqué : c'est une défaite non seulement contre l'islamisme, mais aussi contre l'extrême droite.

Votre livre a été publié en Allemagne et aux États-Unis sans que cela pose de problèmes. Serait-ce plus compliqué en France ?

Il y a chez vous des critiques de l'islam, je pense notamment au remarquable 2084 : la fin du monde de Boualem Sansal. C'est donc plus lié à un éditeur précis. Mais c'est le début d'une certaine humeur qui pourrait se répandre en France et qui m'effraie. J'aime tellement ce pays que je n'aimerais pas le voir succomber à une autocensure et à des arguments qui expliquent qu'un écrivain a une responsabilité et qu'il doit préserver les susceptibilités. Ça serait une catastrophe pour la qualité du débat intellectuel. Et qui, plus qu'un éditeur, est censé défendre ces débats ? Le livre est l'endroit privilégié pour avoir ces discussions. Si nous n'exprimons pas notre esprit critique, alors nous permettrons à l'extrême droite de monopoliser ces sujets et de se présenter comme la garante de la démocratie et de la liberté d'expression, ce qui n'est évidemment pas vrai. En nous retirant de ces sujets, nous leur offrons cet espace.

Vous êtes le fils d'un imam égyptien et, étudiant, vous étiez membre des Frères musulmans. Qu'est-ce qui vous a amené à devenir si critique envers votre religion d'origine ?

Déjà, je ne me considère ni comme musulman ni comme ancien musulman. Je suis convaincu qu'un être humain ne devrait pas se définir, positivement ou négativement, à travers une religion. Je suis critique envers l'islam, comme envers toutes les religions en général. Ce qui m'a fait prendre conscience de ça, c'est que j'ai grandi dans une société où on ne pouvait pas exprimer ses pensées clairement. J'avais sans cesse une voix extérieure et une voix intérieure, différentes, ce qui est courant quand vous êtes dans une communauté religieuse où vous ne pouvez pas exprimer vos doutes. Or, je voulais être libre. C'est pour ça que j'ai quitté l'Égypte pour venir en Allemagne.

Plusieurs personnalités musulmanes ont appelé à votre mort, dont un professeur de l'estimée université Al-Azhar au Caire. Votre vie est-elle en danger ?

Il y a ces fatwas, mais aussi des djihadistes qui veulent me supprimer. Je ne peux pas dévoiler les détails, mais ma protection policière a été brusquement augmentée. Quand je prends un avion par exemple, quelqu'un m'accompagne. J'ai demandé ce qui s'est passé, et ils m'ont juste donné quelques éléments sur un djihadiste allemand parti en Syrie et qui a évoqué mon nom à des djihadistes ici. C'est évidemment effrayant, mais je n'ai pas arrêté de faire des discours publics.

Dans Le Fascisme islamique, vous commencez par établir un parallèle entre les mouvements fascistes et les Frères musulmans, fondés dans les années 1920 par Hassan el-Banna. Quels seraient selon vous leurs points communs ?

Ce n'est pas seulement les Frères musulmans, mais l'islam politique dans son ensemble. Le premier point commun, c'est l'idée d'avoir été choisi, d'être des gens qui sont supérieurs au reste de l'humanité. Vous pouvez lire ça dans le Coran, où les musulmans sont considérés comme la meilleure communauté n'ayant jamais existé. Allah leur donne une responsabilité particulière d'être ses représentants sur terre. Vous avez ça aussi dans le fascisme : « Nous sommes la race supérieure. » Deuxième point commun : la culture de la mort. Dans les deux idéologies, la mort est glorifiée, car la vie et l'individu ne comptent pas. Ce qui est important, c'est la nation ou la religion. Troisième parallèle : l'idée de combat, le Kampf en allemand et le djihad en arabe. Vous ne vous battez pas pour vivre, mais vous vivez pour vous battre. Le combat, en lui-même est une fin en soi, et pas seulement un moyen pour atteindre des buts politiques. Quatrième point commun : l'idée d'ennemis intérieurs et extérieurs. Pour les nazis, l'ennemi à l'extérieur, c'est l'Ouest, et à l'intérieur, les juifs et l'extrême gauche. Pour les islamistes, c'est les autres. Il y a d'abord eu les juifs, les chrétiens ou les non-croyants dans le Coran, puis ont suivi les croisés, les colonialistes et aujourd'hui l'Occident dans son ensemble. L'histoire est conçue comme une seule ligne directrice, et l'ennemi reste toujours le même. L'Occident sera toujours le mal, c'est immuable. Cinquième point commun : la déshumanisation et l'animalisation de l'ennemi. Le Coran qualifie les non-croyants de chiens, singes ou porcs. Si vous déshumanisez des personnes, vous leur ôtez le droit d'exister. C'est ainsi plus facile de les exterminer en masse sans problème de conscience. Ce que les nazis faisaient très exactement en qualifiant les juifs de cafards ou de rats. Enfin, regardez les buts de ces idéologies. Hitler voulait régner sur la planète entière, être « le maître du monde ». Ces mêmes mots se retrouvent dans les discours d'Hassan el-Banna.

Le monde musulman est aujourd'hui frappé par la violence. Mais l'histoire coloniale ou la géopolitique n'expliquent-elles pas davantage ces fractures que la nature même de l'islam ?

Bien sûr, si vous cherchez à comprendre les origines du terrorisme actuel, tout ne vient pas du Coran. Il y a des raisons géopolitiques, et évidemment les États-Unis et d'autres pays occidentaux ont une implication dans les guerres en Irak et Syrie. Mais vous ne pouvez épargner la religion en disant qu'elle n'a rien à voir avec cette violence. Pour en arriver au terrorisme, il faut d'abord une culture favorable, c'est-à-dire qui accepte la violence comme solution politique. C'est, je crois, ce qui se passe dans le monde islamique, car la religion, loin de condamner cette violence, fournit des arguments en sa faveur. Vous avez aussi une violence domestique, dans les familles. Quand un enfant grandit et voit sa mère se faire frapper par son père, il apprend que la violence est la première solution aux problèmes sociaux.

Vous avez confié que votre père battait votre mère, et que vous-même aviez subi des violences enfant. Ne faites-vous pas de votre histoire personnelle une généralité ?

Ce n'était pas un cas individuel, mais cela concernait toutes les familles que je connaissais enfant. Ces violences conjugales ne sont pas une petite minorité. C'est un vrai problème culturel, car le Coran encourage le mari à corriger sa femme si elle n'obéit pas. La religion est un moteur dans la façon de concevoir son couple ou d'éduquer les enfants. Son influence est considérable. Une autre raison de la violence dans le monde musulman, c'est l'insécurité des jeunes hommes dans notre époque moderne. D'un côté, on leur enseigne la certitude que l'islam est la vraie religion, que vous ne pouvez pas faire ça car c'est haram et que vous irez en enfer, sinon. Mais de leur côté, ils sont confrontés à la société moderne, libre et multiculturelle. Il leur est difficile de ne pas mordre dans le fruit défendu, mais après ça, ils se sentent coupables, et retournent vers un discours religieux les ramenant en arrière : « Tu es un pêcheur, reviens à Dieu. » La voie express, c'est le djihad. Mourir en tant que martyr, c'est la seule garantie d'aller directement au paradis. Dites-moi pourquoi un être humain voudrait se tuer tout en supprimant des dizaines de personnes comme ce qui est arrivé à Nice ou à Orlando ?
Mais la culture occidentale a elle aussi ses tueurs de masse !

Oui, mais il y a des raisons psychologiques qui expliquent ces tueurs de masse. Ce sont des profils qui ont été confrontés à la violence dans leur parcours. À Munich, Ali David Sonboly, le tueur germano-iranien, avait par exemple été la victime d'humiliations à l'école. Mais on ne peut pas trouver ces explications psychologiques chez tous les djihadistes. Ceux qui ont projeté le 11 septembre 2001 venaient souvent de familles riches, sans problèmes psychologiques apparents. C'est l'endoctrinement idéologique, l'utopie dans leur tête qui les a poussés à faire ça. Dans beaucoup de cas de tueurs de masse, le désespoir est la cause du passage à l'acte. Alors que pour la majorité des terroristes islamiques, c'est au contraire l'espoir d'atteindre quelque chose de supérieur. Ils ne sont pas déprimés en commettant les tueries. Au contraire, ils sourient. Ça fait une grande différence.

Quand vous présentez Mahomet comme un chef guerrier menant des purges et qui, aujourd'hui, serait responsable de « crimes contre l'humanité », n'est-ce pas de la provocation ?

Non, car ce sont des choses décrites dans les récits islamiques. Mahomet aurait par exemple ordonné en un seul jour la décapitation de 400 à 900 juifs qui s'étaient pourtant rendus. La violence appartient bien sûr à la culture de cette époque. Mais aujourd'hui, s'il venait avec le même message, comme le fait d'annoncer que si vous allez en enfer, votre peau sera brûlée et que vous aurez une nouvelle peau pour sentir la même douleur à nouveau, on le qualifierait de psychopathe et on ne le prendrait pas au sérieux. Or ce message est tellement important aujourd'hui pour deux seules raisons : il est vieux d'un point de vue historique et 1,5 milliard de gens y croient. Si l'islam n'était pratiqué que par un petit groupe, on le considérerait comme une secte.

N'y a-t-il rien de bon pour vous dans une religion qui répond aussi à des aspirations spirituelles ?

Je dissocie trois niveaux différents dans le Coran. Le premier, c'est l'aspect documentaire qui décrit comment s'est développée une communauté autour de Mahomet, avec notamment les guerres qu'il a menées. C'est un document historique à inscrire dans un certain contexte, et auquel on ne peut plus se référer aujourd'hui. Mais il y a deux autres niveaux qui peuvent continuer à inspirer les croyants. L'un concerne l'éthique générale, comme les principes de justice et de pardon, le fait de respecter les animaux et la nature en ne détruisant pas une création parfaite, la quête de la connaissance... Et l'autre concerne la dimension spirituelle. Il y a des passages merveilleux et poétiques dans le Coran qui vous touchent. C'est l'une des facettes de Mahomet, qui a vécu une expérience spirituelle forte, méditant sur l'univers et les merveilles de Dieu. Mais il y a aussi chez lui une dimension sociale et politique, qui elle peut être très dangereuse si on l'use politiquement aujourd'hui. Je ne dis donc pas qu'il faut tout jeter dans le Coran. Mon prochain essai, qui sera publié en Allemagne en octobre, s'intitule d'ailleurs Coran : le message d'amour, le message de haine. Je montre l'ambivalence de ce livre. Mais si des gens croient que le Prophète est un modèle absolu à suivre, ça débouche sur des choses effrayantes comme Daech.

N'est-ce pas historiquement absurde d'établir des parallèles entre une religion apparue au VIIe siècle dans la péninsule arabique et le nazisme, une idéologie athée du XXe siècle née en Occident ?

C'est une question que je me suis posée durant toute l'écriture du livre. Mais l'islam n'est pas qu'une religion, c'est aussi une idéologie politique. Dès les origines, quand Mahomet se rend à Médine, elle est par nature une religion politique, car il n'était pas juste un prophète ou prédicateur, mais aussi un homme d'État, général d'armée, ministre des Finances, juge et policier. D'autre part, le fascisme n'est pas qu'un mouvement politique, mais c'est aussi une religion civile, avec un leader infaillible qui a accès à une vérité et qu'on n'a pas le droit de questionner.

Si on adopte un point de vue farouchement athée, toutes les religions – et surtout les monothéismes – peuvent être perçues comme ayant une dimension totalitaire. Ce n'est pas une exclusivité de l'islam...

Bien sûr. Les religions polythéistes, du fait de la diversité des dieux, sont moins enclines à ça. Il y a une place pour la négociation. Pour les naissances, vous vous adressez au dieu de la fertilité, en cas de décès au dieu de la mort... Vous n'êtes pas sous un contrôle unique. Mais les monothéismes, avec un Dieu jaloux, ont par essence quelque chose de totalitaire. Prenez l'épisode du sacrifice d'Abraham. Vous avez un père qui doit tuer son fils. Il faut obéir à une loi, en ignorant tout rationalisme ou dimension humaniste. Si le leader dit : « tue », vous obéissez... Les théologiens juifs et chrétiens ont par la suite transformé cette histoire en expliquant qu'il ne faut plus tuer d'êtres humains pour plaire à Dieu. Mais dans le Coran, c'est une preuve que si Dieu vous donne un ordre, vous l'exécutez. C'est un argument-clé des martyrs, pour qui il ne faut pas se soucier du sang versé, car Dieu sait ce qui est le meilleur pour vous.

Pour vous, il est artificiel de séparer islam et islamisme. Pourquoi ?

J'ai d'abord pensé qu'il était juste de dire que l'islam et l'islamisme sont deux choses bien distinctes. Mais j'en suis arrivé à la conclusion que ce n'est pas rendre service aux musulmans. Il s'est passé la même chose avec le communisme, quand on expliquait que la théorie marxiste est bonne, et que c'est simplement la pratique stalinienne qui était mauvaise. En faisant cela, on ne critique jamais le fond des choses. Qu'est-ce que l'islamisme ? C'est la volonté de contrôler le monde. D'où cela vient-il ? Du Coran et de la pratique du Prophète. Il veut faire de l'islam une religion universelle, quitte à utiliser la violence. L'invention de l'islamisme est dans la naissance même de l'islam. Les frontières entre les deux sont très floues.

Mais la majorité des musulmans vivent pacifiquement !

Bien sûr. C'est pour ça qu'il faut distinguer l'islam comme idéologie et les musulmans en tant qu'êtres humains. La majorité d'entre eux ne connaissent pas le Coran dans son intégralité. Et la majorité des croyants ne transposent pas tout ce qu'ils ont lu dans le Coran dans leur vie de tous les jours. Une victime yézidie d'un des commandants de Daech a raconté qu'il lui a dit qu'en la violant, il se rapprochait de Dieu. Qui sur terre sortirait une telle horreur s'il n'avait pas lu des textes expliquant que Dieu offre les femmes et les esclaves comme un présent ? Seules les religions peuvent vous convaincre que vous faites le bien en commettant des actes monstrueux. Heureusement, les croyants tirent de la religion des aspects qui leur ressemblent. Les musulmans pacifiques retiennent du Coran les passages pacifiques, tout comme les djihadistes citent les passages les plus guerriers. Chacun y trouve ce qui renforce son identité.

En politique, vous ne croyez pas aux « islamistes modérés », comme on a un temps pu présenter Erdogan. L'islam ne serait-il pas compatible avec la démocratie ?

Non, tout comme le christianisme ou le judaïsme. Si ces religions détiennent le pouvoir, elles ne sont pas compatibles avec la démocratie. D'abord parce que Dieu est le législateur, et non pas les humains, car il en sait plus que nous. Deuxièmement, parce que la démocratie suppose l'égalité entre tous les humains. Dans l'islam, il y a les humains en première classe – les musulmans –, d'autres en seconde classe – les juifs et les chrétiens –, et puis les non-croyants, qui n'ont aucune place. Enfin, la démocratie suppose une autonomie de l'individu, de son esprit comme de son corps. L'islam intervient jusque dans les domaines les plus intimes, et me dit quand je peux faire l'amour et avec qui. C'est pour ça que les États islamiques ont tant de problèmes avec les droits de l'homme. Mais, et je me répète, cela ne signifie bien sûr pas que les musulmans en tant que personnes ne peuvent pas être démocrates. Beaucoup sont profondément démocrates, mais ils ne tirent pas cela de la loi islamique, mais de leur expérience personnelle. En démocratie, les religions peuvent être représentées par des groupes d'influence au même niveau que les autres lobbys, mais elles ne peuvent pas être au-dessus des autres et détenir le pouvoir. Prenez le Vatican, on ne peut pas appeler ça une démocratie (rires). J'adore le pape François, mais il reste un dictateur.

Vous votez SPD, mais vous vous êtes plusieurs fois exprimé dans des meetings du parti populiste AFD (Alternative pour l'Allemagne). Ne jouez-vous pas le jeu de l'extrême droite ?

J'ai été invité par tous les partis : SPD, CDU, Verts, libéraux... Je m'exprime librement. Et à quoi sert la démocratie si ce n'est de discuter avec des gens qui ne sont pas d'accord avec vous ? Quand j'ai parlé devant l'AFD à Berlin et à Munich, c'était à un moment de polarisation importante autour des migrants. Autour, il y avait des manifestations antifascistes. J'ai dit que ces clivages étaient un poison, et qu'il fallait prouver que nous sommes toujours une démocratie dans laquelle on peut discuter sereinement. Nous avons besoin d'un débat sérieux sur l'islam, mais nous devons aussi épargner les réfugiés, qui ne peuvent pas se défendre. Parlons de politique, mais ne laissons pas la colère nous emporter contre ces musulmans. Nous avons besoin d'eux si nous voulons vaincre le terrorisme et devenir une vraie société multiculturelle.

Dans le livre, vous êtes très critique envers Thilo Sarrazin, figure de proue en Allemagne des positions contre l'immigration musulmane.

Parce qu'il stigmatise ces gens et ne croit pas en leur potentiel. Pour l'extrême droite, l'islam comme idéologie et les musulmans comme personnes humaines sont la même chose. Mais non !

L'Allemagne a elle aussi été touchée en juillet par le terrorisme. Cela marquera-t-il un tournant similaire aux agressions sexuelles de Cologne, qui ont traumatisé l'opinion dans votre pays ?

Cologne a mis fin à une période d'optimisme. Les Allemands avaient fait un accueil chaleureux aux migrants, les attendant dans les gares avec fleurs et ours en peluche. Il y avait un sentiment joyeux. Mais Cologne a mis un terme à ça, car personne ne pensait qu'une intimidation de masse comme ça envers des femmes pouvait arriver en Allemagne. Maintenant, après le terrorisme en juillet, on se demande s'il faut s'habituer à des attentats tous les jours dans les médias. Entre le 11 Septembre et les attentats de Madrid ou Londres, il y avait plusieurs années. Mais depuis le Bataclan, le rythme s'est accéléré. Les gens se disent qu'il doit y avoir une corrélation entre la présence des musulmans dans notre société et ce terrorisme, car il n'y a pas d'attaques dans un pays comme... (il hésite)... disons l'Islande. La société n'est pas prête à digérer ça d'une manière sereine. N'oubliez pas que l'Allemagne est une démocratie récente, en comparaison avec vous. En France, avec votre Révolution et votre Marseillaise, vous avez toujours une mystique nationale à offrir aux immigrés. En Allemagne, la démocratie est née d'une catastrophe, le nazisme. Quelle identité peut regrouper tous ces gens ensemble ? Les Allemands se sentent fébriles face à ça, les Turcs émigrés en Allemagne votent en majorité pour Erdogan en dépit de toutes ses violations démocratiques, et les réfugiés sont venus ici avec des illusions – une belle maison, un travail –, mais ils se retrouvent dans des cagibis et n'ont guère de perspective de devenir des membres de cette société. Tout cela va créer des tensions. Le débat politique devient très nerveux. Mais j'espère montrer qu'on peut parler de ces choses sans avoir peur. On peut battre l'extrême droite comme l'islamisme si nous croyons profondément en notre démocratie.

« Le futur appartient au multiculturalisme et à la flexibilité », écrivez-vous dans le livre. « Ceux qui pratiquent l'hygiène identitaire et érigent des remparts autour de leur culture ou de leur religion ont perdu la partie depuis longtemps. » Vous restez donc optimiste ?

La démocratie ne peut jamais être détruite de l'extérieur. Ce n'est que de l'intérieur, quand les gens abandonnent leurs principes ou deviennent indifférents, qu'elle peut s'écrouler. Battons-nous pour nos valeurs, et nous gagnerons contre les extrémistes – nationalistes comme islamistes –, car nous avons le meilleur modèle, qui fascine bien plus de gens à travers le monde que l'islamisme. Mais si nous permettons aux terroristes de nous intimider, et si nous les laissons censurer notre imagination artistique ou nos livres par peur de heurter des sensibilités religieuses, nous allons perdre. Ce qui m'effraie le plus, c'est la peur qui paralyse ou qui rend violent. N'opposons ainsi pas la haine à la haine en suivant la logique primitive des extrémistes. Mais je continue à croire dans le bon sens et l'esprit de ce continent. Nous avons atteint le meilleur niveau de vie de toute l'histoire humaine. C'est un fait, ce n'est pas une utopie, concept qui a toujours débouché sur des catastrophes. L'Europe n'est pas parfaite, mais c'est un projet collectif sur lequel il faut travailler tous les jours !
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yacoub
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Re: Infériorité moral de l'islam, la Vérité. (Humanisme VS islamisme.)

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En visite en Arabie Saoudite, la ministre allemande de la Défense refuse de porter le voile
Vendredi 16 Décembre 2016 à 10:31
Magazine Marianne
De passage en Arabie Saoudite, Ursula von der Leyen, la ministre allemande de la défense, a décidé de braver l'obligation de porter l'abaya (voile quasi intégral) pourtant en vigueur dans le royaume, comme l'avait d'ailleurs fait avant elle la chancelière Angela Merkel...
Ursula von der Leyen a refusé de se voiler lors d'un déplacement en Arabie Saoudite la semaine dernière - Markus Schreiber/AP/SIPA

Cheveux blonds dans le vent, pantalon noir, chemisier bleu cyan… La ministre allemande de la défense, Ursula von der Leyen, première femme dans l’histoire à occuper la prestigieuse fonction outre-Rhin, n’a pas dérogé à ses convictions féministes lors d’une récente visite officielle en Arabie Saoudite. Alors que l’abaya, le voile quasi intégral est obligatoire dans le royaume, où est pratiqué la charia, un islam rigoriste, Ursula von der Leyen a elle décidé de ne pas se plier aux coutumes locales. Et c’est dès la sortie de l’avion, comme le montre une vidéo mise en ligne, ce jeudi 15 décembre, par le site du quotidien The Independent, qu’elle a imposé son style.

Accueillie par une demi douzaine d’officiels, dans le cadre d’une rencontre avec son homologue saoudien, Mohammad ben Salman Al-Saoud, vice-prince héritier, la ministre enchaîne en effet les poignées de mains avec de hauts dignitaires (des hommes) devant les caméras, geste en réalité proscrit pour les femmes dans le royaume. Puis la responsable allemande se promène, toujours selon les images de la visite, postées cette fois sur Twitter, tout sourire malgré les critiques, dans les couloirs du pouvoir saoudien, en tailleur noir, tête dévêtue.
"Cela m’ennuie qu’une pression soit mise sur des femmes"

"Bien sûr que je respecte les coutumes d’un pays, a-t-elle expliqué au quotidien allemand Bild, mais il y a des limites dans la manière dont je m’adapte au pays." (…) "Aucune femme de ma délégation n’a eu à porter une abaya, car pouvoir choisir ses propres vêtements est un droit aussi bien pour les hommes que pour les femmes". Et de conclure : "cela m’ennuie qu’une pression soit mise sur des femmes voyageant avec d'autres femmes afin qu’elles portent l’abaya."

Comme Ursula von der Leyen, la chancelière allemande Angela Merkel ou encore Michelle Obama avaient elles aussi refusé de se voiler lors de leurs séjours. Ce qui a entre autres valu à la dernière la réprobation d’une partie de la classe politique masculine saoudienne celle-ci ayant, en janvier 2015, tout simplement refusé de serrer la main de l’épouse du président américain, venu en Arabie Saoudite suite à la mort du roi Abdallah.

Un choix féministe qui ne s’impose pas à toutes les responsables européennes, françaises notamment. En visite en Iran cette fois, République islamique gérée d’une main de fer par les ayatollah, en septembre dernier, Ségolène Royal, avait quant à elle décidé de porter de manière bien visible un foulard sur les cheveux…
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