Le leurre de l’islam « modéré »
18/10/2018 Salem Ben Ammar Laisser un commentaire
J’ai fait un rêve, les musulmans qui portent le masque de l’islam « modéré », concept inventé par les islamo-compatibles, les islamo-naïfs, les médias lèche-babouches, les politicards de tous bords et les écolos, veulent en finir avec la tartuferie du vaudeville musulman. N’en pouvant plus de jouer à la Madeleine de l’islam ils ont enfin le courage de lever toute ambiguïté sur leurs rapports controversés avec l’islam en abjurant en masse l’islam.
En effet, ils ont décidé comme un seul homme d’en finir avec les faux-semblants. Il ne leur est plus possible d’avoir le derrière entre une chaise et un tapis de prière, ils ont fait le choix courageusement de tourner le dos à l’islam car ils ont compris soit ils sont musulmans dans le sens littéral du terme soit ils ne le sont pas.
Et les musulmans qui n’assument pas pleinement l’islam et ne vivent pas leur islam à 100% et se disent malgré tout musulmans alors que leur comportement est en contradiction avec les prescrits coraniques et la sunna mahométane sont des hypocrites, le crime suprême, voués aux feux de la Géhenne « Ce sont eux le véritable ennemi donc méfie-toi d’eux (Al mounafiqin ; verset 4) » ; « Et si on leur dit ne semer pas la corruption ils disent nous ne sommes que des réformateurs* Alors qu’ils sont des corrompus mais ils ne sont pas persuadés (Al baqara ; verset 11,12) »
« Les hypocrites seront, certes, au plus bas fond du Feu, et tu ne leur trouveras jamais de secoureur. (Al-Nissa ; verset 145) »
Ils ne peuvent pas être musulmans tout en se définissant démocrates, modernistes, républicains, citoyens, progressistes, féministes, humanistes, ou laïques. De la même façon que l’islam est l’islam un musulman est un musulman et n’a pas besoin d’un tout autre attribut pour le qualifier :
“On ne peut pas être
musulman et laïque en même temps (…). Le milliard et demi de musulmans attend que le peuple turc se soulève. Nous allons nous soulever. Avec la permission d’Allah, la rébellion va
commencer” Recep Tayyip Erdogan , actuel Premier ministre turc et ex-président, devant une caméra de télévision en 1992.
”L’expression ‘islam
modéré’ est laide et offensante, il n’y a pas d’islam modéré. L’Islam est l’Islam.” Erdogan, Kanal D TV, août 2007
Ils ont mis un point d’honneur de faire leur coming-out en avouant leur apostasie dissimulée sous le voile de l’islam. Les voilà libérés de leurs chaînes d’esclaves pour intégrer le monde des hommes libres. Non contaminés par le nuages radioactifs de l’islam.
Mais ce n’est hélas qu’un songe qui ne sera jamais matérialisé car trop lâches pour faire tomber leur masque et bien plus encore ils ont toujours l’occasion de se racheter en passant à l’acte. Un musulman hypocrite aujourd’hui est un djihadiste de demain.
Un musulman qui prend conscience de la haute toxicité des déchets de sa mauvaise foi est tout simplement un apostat.
Ignorant tout des arcanes du Grand Fracas islamique tout en étant convaincus que leur absence de connaissances est une parfaite connaissance de l’islam, au point qu’ils considèrent leurs coreligionnaires les plus fidèles à l’enseignement mahométan comme étant des hérétiques, ils ont pris conscience qu’ils n’avaient plus le choix ; soit ils sont véritablement musulmans et ils suivent par conséquent la voie de l’islam, celle de Daech, des wahhabites, de Boko Haram, d’Ennahdha, de la Qaïda et de tous les courants musulmans qui convergent vers un islam unitaire et originel, soit ils ne le sont pas et ils rejettent leur héritage musulman.
Il semble, d’après un juriste tunisien expert en droit musulman, Yadh Ben Achour, qu’il existe l’islam par héritage comme si leurs parents avaient la faculté d’avoir enfanté un islam qui n’est pas tout à fait un islam, remanié, retouché et adapté à leur environnement local.
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On n’hérite pas d’une religion comme on hérite des caractères génétiques de nos parents dont on ne peut, par conséquent, se défaire. Or, la religion est un bien immatériel, une culture, un code de valeurs morales ou supposées telles dont la finalité est d’enfermer les êtres humains dans une prison mentale pour les figer dans l’immobilisme et empêcher toute forme d’évolution et de progressisme. Sous prétexte que c’est un legs familial il devrait être conservé en l’état et assumé contre notre gré. Un lien qui relierait les générations entre elles, qui ne devrait pas faire l’objet de rupture ou de changement, sous peine de trahir cet héritage. Mais de quel héritage s’agit-il ? Celui transmis par des parents dépourvus de tout sens critique, majoritairement analphabètes, auxquels la lecture et la compréhension des textes étaient impossibles, que leurs enfants sont tenus de prendre au pied de la lettre, lui conférant un caractère sacré pour en faire leur icône ? Est-ce que les parents eux-mêmes avaient fait le choix de l’islam en toute connaissance de cause et avaient jugé cette religion comme le mieux à même d’être transmise à leurs enfants qui, eux-mêmes, ne sont pas les clones de leurs parents pour reproduire fidèlement, une génération plus tard, le mode de vie social de leurs parents dans toutes ses composantes ? Un héritage qui est, en réalité, un mécanisme d’aliénation et de castration pour faire de l’homme un éternel sujet, sans volonté propre, sans capacité d’écrire lui-même son histoire et d’être acteur de ses choix de vie et de la forme de société qui convient à ses aspirations et à sa personnalité.
Avec des peuples pris dans les filets mortels de leurs traditions, il est utopique de les imaginer sortir un jour de leur état de léthargie profonde et chronique et prendre ainsi conscience de la haute nocivité de ce produit qu’ils ont ingurgité sans rien connaître de ses propriétés incompatibles avec l’organisme humain et qui affectent directement ses neurones.
Sauf un cataclysme tsunamien qui marquerait la fin de l’islam, on ne doit pas attendre un miracle de la part des défenseurs les plus farouches de l’islam et de son véhicule publicitaire pour qu’ils envoient au monde entier un message fort. L’islam n’est pas que le grand désastre de l’humanité, il est le pire crime contre l’humanité qui puisse exister.
Ce qu’ils croyaient être l’islam et dont ils avaient fait leur cheval de bataille était, <em>in fine</em>, une pure hérésie intellectuelle, une vue de l’esprit, une illusion d’optique, un mirage dans le désert arabique, et il n’y a qu’un seul et unique islam. Un islam pour tous et non pas pour tout un chacun. L’islam n’est ni modulable, ni personnalisable et encore moins objet d’interprétation. Censé être l’œuvre d’Allah, il ne revient pas aux fidèles d’y apporter la moindre touche d’accommodement.
L’islam de Mahomet est celui que pratiquent scrupuleusement et fidèlement les vrais et bons musulmans qui sont le cauchemar des chrétiens d’Orient et du Nord du Nigeria et qui menacent de détruire Israël et l’Occident.
L’islam à la carte n’existe pas plus que le fascisme à la carte. Il n’y a pas d’islam fragmenté, compartimenté, un supermarché où tout un chacun trouve des produits à son goût, ni de demi-mesure dans la foi.
L’islam est entier, inamovible et intemporel ne laissant aucune marge de manœuvre ni la moindre possibilité à ses fidèles de le mettre en conformité avec les exigences des lois des pays d’accueil et des lois internationales. Il est lui-même la loi à laquelle le monde entier doit se soumettre et il est du devoir de chaque fidèle d’y contribuer par tous les moyens, généralement illicites, admis par le Coran au nom du principe : la fin justifie les moyens.
Il est un tout, un ensemble entier où toutes les composantes interagissent entre elles et se confondent pour constituer un bloc homogène et hermétique à toute forme d’introduction d’un élément étranger susceptible d’en modifier le fonctionnement et d’altérer sa mécanique. Mahomet le voulait immuable et intemporel, de peur que le moindre grain de sable n’en dévoile la fragilité et ne remette en cause son semblant de religion.
D’où sa hantise obsessionnelle de laisser aux musulmans la moindre liberté de manœuvre, d’exercer leur libre-arbitre quant à leur possibilité d’adapter l’islam à leurs capacités personnelles et aux exigences de leur environnement social, humain, politique, économique. Pour Mahomet, il n’y a qu’une seule voie, tariq, chara’a, celle que tous les musulmans doivent emprunter s’ils ne veulent pas finir cramés en enfer.
En se proclamant modérés, ces musulmans qui ont mis un point d’honneur à en finir avec leur hypocrisie maladive ont pris conscience que leur boussole intellectuelle est défectueuse et que leur chemin est une antithèse de celui de Mahomet, qui voue une sainte horreur aux musulmans qui ne sont pas dans la voie de l’islam, qui ne sont rien d’autre, à ses yeux, que des apostats dissimulés. Soit on est musulman et on applique les principes fondamentaux de sa religion, soit on ne l’est pas et on prend la porte de sortie. Ernest Renan l’avait rêvé, les musulmans dits modérés, dans la mesure où leur turbine djihadiste n’était pas opérationnelle, l’ont fait.
Désormais, il ne faut plus jamais affubler les musulmans du masque de la modération puisque ces musulmans n’existent plus en tant que tels.
Nous devons tous aujourd’hui leur rendre un vibrant hommage pour leur clairvoyance hors du commun, leur courage admirable, leur lucidité incroyable. Qui oserait douter encore de leur perspicacité et de leurs immenses vertus humaines ?
Le grand soir des musulmans modérés dans leur ignorance de l’islam a échappé au regard avisé des médias, concentrés surtout sur les boucheries des vrais musulmans. Il reviendrait à nous tous de nous en faire l’écho et de relayer en boucle l’information historique sur la rupture définitive entre la majorité musulmane, qui n’avait de musulmane que l’étiquette, et l’islam fondamentalement mahométan. Celui qui s’enivre du sang de ses victimes et se nourrit de leur chair. L’islam de la terreur et des conversions au fil de l’épée. Un islam qui dépasse en horreur le nazisme et auquel le monde capitulard devrait décerner la palme d’or du génocide des peuples et de la destruction de la vie.
Autant croire que l’islam a inauguré la conquête de l’espace que d’imaginer les musulmans affublés du masque de la modération briser le mythe de l’islam de paix.
Pour éradiquer la métastase islamique le salut ne peut venir pourtant que des musulmans eux-mêmes.