Laïcité et sabbat noir
- Hatchar
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reflexion sur la laïcité.
Vous vous posez de question sur la laïcité, c'est normal, c'est une notion vaste qui comprend plusieurs conceptions.
si vous désirez y voir un peu plus clair, prenez un bon café, relaxez vous, et mettez en branle vos cellules grises sur le blog suivant :
http://jeanbauberotlaicite.blogspirit.com
il y a beaucoup de matière (oh, ça oui !), de quoi réfléchir et aiguiser son sens critique !!!
Je suis tombé dessus en voulant prendre du recul sur ma conception de la laïcité et mon rapport avec les religions : cela m’a fait me poser la question « ne serais-je pas entrain de vouloir imposer l’athéisme comme ces %&# ?§ de religieux intégristes le font avec leur vision déifiée du monde ». Bref, j’essai de progresser (dur dur…)
Alors, quel(lle) laïc (laïque) êtes vous???
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il y a beaucoup de matière (oh, ça oui !), de quoi réfléchir et aiguiser son sens critique !!!
Je suis tombé dessus en voulant prendre du recul sur ma conception de la laïcité et mon rapport avec les religions : cela m’a fait me poser la question « ne serais-je pas entrain de vouloir imposer l’athéisme comme ces %&# ?§ de religieux intégristes le font avec leur vision déifiée du monde ». Bref, j’essai de progresser (dur dur…)
Alors, quel(lle) laïc (laïque) êtes vous???
- aurelien
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Merci Hatchar, je sens que ça va m'être TRES précieux !
http://www.atheturk.com
AthéTürk : Ze Forum d'Amitié des Franco Turcs Athées et Laïcs !
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jacqueline
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Re: reflexion sur la laïcité.
non mais ne t'en fait pas c'est une phase normale en tout cas je l'ai eu au début de mon athéïsme maintenant c'est calmé car je me suis posé la question à un moment où karim s'était fâché qu'on tapait trop sur les muzzz et je l'ai pris pour moi, j'ai réfléchi. c'est ce qui m'a permis d'accueillir mira d'ailleurs elle est arrivée au bon moment ... j'avais fini de réfléchir.Hatchar a écrit :cela m’a fait me poser la question « ne serais-je pas entrain de vouloir imposer l’athéisme comme ces %&# ?§ de religieux intégristes le font avec leur vision déifiée du monde ». Bref, j’essai de progresser (dur dur…)
Mais quand tu regardes l'histoire tu trouves la même chose chez les peuples :
1789 révolution française -> guillotinage de tout le monde même celui qui l'a inventée (guillotin est mort guillotinné looooool)
la révolution après franco en espagne -> la grosse défoule, la came la baise dans tous les coins.
si ça arrive aux peuples ; ça arrive à nous : on a été tyranisés par les dogmes -> on s'en libère -> on pique une grosse colère on ne veut pas y retourner, après on se rappelle comment c'était sans béquilles comment c'était pas stable et on comprend ceux qui ne veulent pas les lacher.
pis vlà quoi !
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lidiasch
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Oui, Jacquotte, pour toi c'est du passé, mais il y en a qui deviennent fous.
Exemple, Jeanmarc avec son alterego féminin Libresansdieu, qui est devenu schizophrène pour mieux taper sur tous ceux qui se permettent de croire, même ce qui ne sont pas pratiquants.
Comme moi (mais bon, j'ai pas eu de prise de bec spéciale), ou Lorie (qui, elle, en a eu)
Et le pire, c'était quand il parlait et se répondait tout seul en disant: oui ma chère comme vous avez raison :?
Même que le pauvre Sly a payé (dommage collatéral, me diras tu
) de son expulsion, son essai de ridiculiser la chose :?
Exemple, Jeanmarc avec son alterego féminin Libresansdieu, qui est devenu schizophrène pour mieux taper sur tous ceux qui se permettent de croire, même ce qui ne sont pas pratiquants.
Comme moi (mais bon, j'ai pas eu de prise de bec spéciale), ou Lorie (qui, elle, en a eu)
Et le pire, c'était quand il parlait et se répondait tout seul en disant: oui ma chère comme vous avez raison :?
Même que le pauvre Sly a payé (dommage collatéral, me diras tu
Le monde pourrait être un endroit merveilleux, si les intolerants n\en avaient pas décidé autrement
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soraya
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Re: reflexion sur la laïcité.
Tes doutes on les connais tous et pour cause : nous sommes aujourd'hui ACCUSES de laïcité. La laïcité devient peu à peu un délit. Pour les intégristes de tous bords il faut l'abattre. Vois comme ils traitent les laïques "d'intégristes". ne baisse pas les bras. Les religions quelques soient leurs couleurs s'entendront toujours pour combattre la laïcité qu'elles accusent de tous les maux. Pour l'heure on n'a pas trouvé autre chose que la laïcité pour que les uns et les autres pratiquent leurs fois en toutes liberté... mais dans la sphère privé. c'est ce qui les frustre. Douter de sa laïcité c'est remettre en question les combats de jules Ferry, de Louise Michel et de tant d'autres. On doit plus à la laïcité en 100 ans d'expérimentation, qu'à toutes les religions réunies, en je ne sais plus combien de temps, mais des temps immémoriaux. Il n'y a pas mille manières d'être laïque, contrairement à la religion la laïcité ne se pratique pas par quelques uns seulement, elle s'applique à tous sans distinction et ça les emmerde. La laïcité c'est le peuple. Et pour les tenants du capital religieux, "peuple" est un terme péjoratif. Etre laïque ne veut pas dire être athés. Etre laïque signifie respecter l'autre dans ce qui le distingue de toi. la laïcité c'est le respect de l'autre. Mille bise...laïquesHatchar a écrit :Vous vous posez de question sur la laïcité, c'est normal, c'est une notion vaste qui comprend plusieurs conceptions.
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Alors, quel(lle) laïc (laïque) êtes vous???
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Alice
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Idem Soraya, je n'ai aucun doute sur le bien-fondé du contrat laïc, qui permet à ceux qui ne croient pas, ceux qui doutent et ceux qui croient de s'épanouir et de jouir des mêmes droits. Ce n'est pas aux sceptiques de courber l'échine pour que les adeptes des bondieuseries puissent s'étaler.
Moi ce que je retiens en 1er, c'est la confiscation primordiale de l'éducation aux religieux (déjà traité ici par raw et fred).
Alice
Moi ce que je retiens en 1er, c'est la confiscation primordiale de l'éducation aux religieux (déjà traité ici par raw et fred).
Alice
- democrate
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Laicité
certaines religions actuellement mélangent un peu trop religion et pouvoir : je ne dis pas que les religions sont fauteuses de troubles mais que certains éléments extrémistes et intégristes en leurs seins voudraient utiliser la religion à des fins politiques ou de gouvernances à travers un système de société. Nous ne pouvons accepter cela dans une démocratie ; également, nous ne sommes pas dans une société religieuse unique (une seule religion), ni même dans une société religieuse tout court, car il y a aussi des gens athées, agnostiques ou sans religion qui forment cette société. La laïcité permet donc au sein d’un système démocratique la cohabitation de ces différentes visions du monde spirituelles ou matérielles. Une loi sur la laïcité permettra de clarifier les choses, d’éviter les conflits au cas par cas et de donner moins de pouvoir aux intégristes religieux. Et pour combattre encore mieux cet extrémiste et intégrisme religieux, il faudrait résoudre le problème du non-respect de l’égalité des hommes et des femmes qui concerne principalement l’Islam radical. Une loi sur le respect de l’égalité des hommes et des femmes quels que soient leurs religions devrait être faite en plus de la loi sur la laïcité. L’intégrisme religieux n’a pas sa place dans une démocratie. Une religion ne peut s’occuper de gouvernance et de gestion d’un pays car elle est soutenu par des croyances et une vision du monde qui ne regarde que les personnes qui croient à cette religion et elles ne peuvent en aucun cas s’appliquer à l’ensemble d’une société.
Au niveau des pays arabes, proche et moyen orient et pays du Magreb, la solution pour empêcher la propagation d’un Islam radical théocratique est de faire des lois interdisant les partis politiques religieux et de permettre une véritable égalité des hommes et des femmes. Par ces actions, on fait de véritables sociétés laïques, où le pouvoir religieux est séparé du pouvoir politique et de gouvernance ; ce qui a été évité en Algérie, mais qui s’étend à l’Egypte et à d’autres pays arabes (le Hamas ayant pris le pouvoir dans le pays palestinien). Au fur et à mesure qu’on assiste à la fin des vieilles dictatures arabes qui ont du mal à prendre le virage démocratique, et encore moins laïque : les partis politiques Islamiques les remplacent peu à peu et gagnent du terrain ! Le cas particulier de l’Irak, où la présence américaine est plus liée à la défense de ses intérêts pétroliers (qui englobe également la protection de l’Arabie saoudite) que vraiment a l’apparition d’une véritable démocratie laïque. L’avenir également nous dira ce qu’il adviendra de l’Iran, gouverné par un Islam Chiite radical, où la jeunesse y est muselée, bien qu’elle aspire à plus de liberté et de droits démocratiques.
Geoffroy
http://www.chez.com/societe/
Au niveau des pays arabes, proche et moyen orient et pays du Magreb, la solution pour empêcher la propagation d’un Islam radical théocratique est de faire des lois interdisant les partis politiques religieux et de permettre une véritable égalité des hommes et des femmes. Par ces actions, on fait de véritables sociétés laïques, où le pouvoir religieux est séparé du pouvoir politique et de gouvernance ; ce qui a été évité en Algérie, mais qui s’étend à l’Egypte et à d’autres pays arabes (le Hamas ayant pris le pouvoir dans le pays palestinien). Au fur et à mesure qu’on assiste à la fin des vieilles dictatures arabes qui ont du mal à prendre le virage démocratique, et encore moins laïque : les partis politiques Islamiques les remplacent peu à peu et gagnent du terrain ! Le cas particulier de l’Irak, où la présence américaine est plus liée à la défense de ses intérêts pétroliers (qui englobe également la protection de l’Arabie saoudite) que vraiment a l’apparition d’une véritable démocratie laïque. L’avenir également nous dira ce qu’il adviendra de l’Iran, gouverné par un Islam Chiite radical, où la jeunesse y est muselée, bien qu’elle aspire à plus de liberté et de droits démocratiques.
Geoffroy
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- lkm
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Salut democrate
Une idéologie ou une religion ne vaut rien sans ceux qui croient en elle, donc on ne peut pas s’arrêter à la simple critique des idées mais il faut aussi toucher à la mentalité de ceux qui croient à cette dernière… l’islam est une idéologie qui ne croit ni à la démocratie ni à la liberté sous toute ses formes individuelle ou sociale, les musulmans ne peuvent vivre que seuls ou bien avec des gens soumis à leur dogme et hypocrites.
La laïcité est neutre, et les islamistes profitent de cette neutralité même s’ils n’arrivent pas au pouvoir, puisque leur but c’est d’avoir le pouvoir sur la société des croyants , et avec ce pouvoir sur la masse populaire, ils peuvent avoir le pouvoir politique quand ils veulent, le clergé musulman et la présence de la religion dans la vie d’un musulman est très bien infiltrée par les prières cinq fois par jours et bien d’autres pratiques qui laissent le musulman attaché à ce dogme 24h sur 24h, donc la laïcité comme elle est vu en Europe ne peut profiter qu’aux islamistes qu’ils soient en Europe et surtout chez nous… la laïcité n’est pas faite pour l’islam , donc à mon avis le contrôle de l’état laïque est très important pour que la laïcité puisse être appliquée et donner à tout le monde les mêmes moyens d’expressions.
merci
Une idéologie ou une religion ne vaut rien sans ceux qui croient en elle, donc on ne peut pas s’arrêter à la simple critique des idées mais il faut aussi toucher à la mentalité de ceux qui croient à cette dernière… l’islam est une idéologie qui ne croit ni à la démocratie ni à la liberté sous toute ses formes individuelle ou sociale, les musulmans ne peuvent vivre que seuls ou bien avec des gens soumis à leur dogme et hypocrites.
La laïcité est neutre, et les islamistes profitent de cette neutralité même s’ils n’arrivent pas au pouvoir, puisque leur but c’est d’avoir le pouvoir sur la société des croyants , et avec ce pouvoir sur la masse populaire, ils peuvent avoir le pouvoir politique quand ils veulent, le clergé musulman et la présence de la religion dans la vie d’un musulman est très bien infiltrée par les prières cinq fois par jours et bien d’autres pratiques qui laissent le musulman attaché à ce dogme 24h sur 24h, donc la laïcité comme elle est vu en Europe ne peut profiter qu’aux islamistes qu’ils soient en Europe et surtout chez nous… la laïcité n’est pas faite pour l’islam , donc à mon avis le contrôle de l’état laïque est très important pour que la laïcité puisse être appliquée et donner à tout le monde les mêmes moyens d’expressions.
merci
- Sandra
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Laïcité !
Laïcité.
Le sultan Saladin meut le 4 mars 1193.
Le sultan d'Egypte et de Syrie Salah al-Din Yusuf al-Ayyubi s'éteint à Damas à l'âge de 55 ans. Saladin a repris Jérusalem aux Croisés en 1187, après un siècle de présence occidentale. Il a mis en pratique une politique de tolérance religieuse dans la ville Sainte et a permis aux chrétiens le libre accès au Saint-Sépulcre. Cette grande indulgence lui vaudra l'estime des Croisés et des Arabes. A sa mort, l'Occident et l'Orient s'allient pour saluer la disparition d'un modèle de vertu chevaleresque.
L'instauration de la laïcité est possible partout dans le monde. Nous devons tous lutter pour.
Le sultan Saladin meut le 4 mars 1193.
Le sultan d'Egypte et de Syrie Salah al-Din Yusuf al-Ayyubi s'éteint à Damas à l'âge de 55 ans. Saladin a repris Jérusalem aux Croisés en 1187, après un siècle de présence occidentale. Il a mis en pratique une politique de tolérance religieuse dans la ville Sainte et a permis aux chrétiens le libre accès au Saint-Sépulcre. Cette grande indulgence lui vaudra l'estime des Croisés et des Arabes. A sa mort, l'Occident et l'Orient s'allient pour saluer la disparition d'un modèle de vertu chevaleresque.
L'instauration de la laïcité est possible partout dans le monde. Nous devons tous lutter pour.
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diablotin
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Re: Laïcité !
Une communiste qui veut militer pour la laîcité !!Sandra a écrit :Laïcité.![]()
Le sultan Saladin meut le 4 mars 1193.
Le sultan d'Egypte et de Syrie Salah al-Din Yusuf al-Ayyubi s'éteint à Damas à l'âge de 55 ans. Saladin a repris Jérusalem aux Croisés en 1187, après un siècle de présence occidentale. Il a mis en pratique une politique de tolérance religieuse dans la ville Sainte et a permis aux chrétiens le libre accès au Saint-Sépulcre. Cette grande indulgence lui vaudra l'estime des Croisés et des Arabes. A sa mort, l'Occident et l'Orient s'allient pour saluer la disparition d'un modèle de vertu chevaleresque.
L'instauration de la laïcité est possible partout dans le monde. Nous devons tous lutter pour.
Drole d'époque que nous vivons !!
- Sandra
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La laïcité vue des rivages sud de la Méditerranée
Il y a quelques années, une association islamiste de Paris m’a invité à donner une conférence sur les droits de l’homme en Tunisie. J’ai commencé par dire que c’était en tant que démocrate et laïque que j’allais exposer ma vision du problème. Le présentateur s’empara immédiatement du micro pour expliquer à l’auditoire que le conférencier ne voulait pas dire qu’il était athée.
Dans le monde arabe le concept est un fourre-tout aux sens multiples. Pour les dictatures comme celles de l’Irak de Saddam, de la Syrie ou de la Tunisie d’aujourd’hui, laïcité signifie modernité et occidentalisation. Pour les divers islamismes, elle est comprise comme rejet autant de l’islamisme que de l’islam. Pour les démocrates, elle recoupe une vision rejetant à la fois islamismes et dictatures. Nulle part dans le monde arabo- musulman, la laïcité n’a pu s’imposer avec le sens qu’on lui donne en France. Des hommes comme Atatürk, Reza Pahlavi ou Bourguiba seraient horrifiés de voire l’étendue et la profondeur de la réislamisation des sociétés turque, iranienne et tunisienne, aspect le plus patent de leur échec à instaurer et faire tenir en terre d’islam la laïcité à la française.
Il est vrai que les Arabes et les Musulmans ont beaucoup de difficultés à comprendre cette notion si étrangère à leur culture et à leur histoire.
J’essaye d’imaginer le long processus historique qui a rendu inéluctable le divorce à l’amiable signé en 1905 entre l’Eglise catholique et l’Etat républicain: les bûchers de l’Inquisition, les affaires Galilée et Giordano Bruno, la réforme et son terrible coût, le lien étroit avec la monarchie, les Chouans, le Sacré -chœur édifié en remerciement à la Vierge pour la défaite des Communards. Lourd contentieux en effet où Eglise rime avec réaction.
En poussant plus loin la réflexion sur les causes du divorce, celle-ci apparaît comme une nécessité politique pour renforcer la République .Comment fonder l’égalité, cette valeur fondamentale de la Révolution française, entre les catholiques majoritaires et les minoritaires protestants ou juifs, autrement que par une citoyenneté garantie par un Etat religieusement neutre. La solution reste toujours valable et il est temps que les musulmans de France, comprennent que ce n’est que sous la bannière de la laïcité, qu’ils pourront défendre efficacement leurs droits, dont celui à l’égalité.
Dernière condition expliquant le miracle de la laïcité : l’existence de deux corps parfaitement identifiables, depuis longtemps distincts et autonomes et qui peuvent de ce fait se marier ou divorcer selon leurs humeurs ou leurs intérêts.
Si l’on se transpose maintenant dans l’univers culturel arabo- musulman, non seulement tous ces pré- requis historiques, politiques et structuraux n’existent pas, mais certains semblent fonctionner dans la direction opposée.
L’inexistence d’une ‘’ église’’ islamique rend le divorce impossible avec un Etat dont la fonction essentielle a été dés sa naissance la protection et la promotion de l’islam .Mais est-ce là une caractéristique propre aux seules sociétés musulmanes ? Personne ne fait grief à Israël d’être un Etat théocratique ou à la Norvège d’inscrire dans sa constitution que c’est le christianisme protestant qui est le fondement de l’Etat. Qui n’a jamais mis en cause le système politique de la Grande-Bretagne, dont la reine est à la fois chef de l’Etat et chef de l’église anglicane ? N’est –ce pas la situation française qui est plutôt l’exception et non la règle ?
Mais il y a des raisons encore plus profondes qui expliquent l’échec d’Attaturk de Reza Pahlavi ou de Bourguiba.
L’islam est politiquement ambivalent car il peut être tout aussi bien le pilier de tout régime réactionnaire et le porte-drapeau de toutes les révolutions. La dynastie Ibn Séoud fait aujourd’hui face à une remise en cause basée sur l’idéologie qui l’a portée elle-même au pouvoir. Pour comprendre cette spécificité culturelle, il faut imaginer la Commune de Paris se faisant au nom du « vrai » christianisme et élevant sur la butte de Montmartre sa propre chapelle. Quant à la revendication égalitaire, elle trouve son fondement dans les commandements du Coran. Certes cette égalité n’est pas satisfaisante, notamment en matière de droits de la femme, mais elle n’en reste pas moins vivace et mobilisatrice dans le domaine politique et social. Rappelons que l’islam est aussi la clé de voûte de l’identité. Pour un Tunisien, comme pour un Syrien, le sentiment d’identité saute presque sans transition du niveau familial et clanique à celui de la Oumma (communauté islamique). La notion de Watan (patrie) en vieil arabe signifie l’endroit où l’on s’installe momentanément. N’a-t-on pas vu des Etats s’en aller avec armes et bagages pour se tailler un fief très loin du pays d’origine ? Les Omeyyades émigrèrent de Syrie en Andalousie au VIe siècle. Les Fatimides abandonnèrent au XIIe Mahdia pour aller fonder Le Caire. Les Arabes ont toujours habité leur religion et leur langue, non un espace physique défini et clos pour toujours.
Voilà pourquoi le concept de laïcité n’a pas pris et ses chances de prendre dans les sociétés arabes et musulmanes sont quasi-nulles. Une image de la biologie permettra de mieux saisir la situation. Pour être efficace, la molécule d’un médicament doit impérativement pénétrer dans la cellule. Pour ce faire, elle doit d’abord s’unir, un peu à la manière d’une clé dans une serrure, avec une structure au niveau de la membrane cellulaire appelée récepteur. Sans ce récepteur elle ne peut être fixée, transportée à l’intérieur de la cellule et métabolisée. Tout se passe comme si la laïcité avait rebondi à la surface de nos sociétés, faute de récepteurs culturels façonnés par l’histoire.
A la question, comment peut-on être laïque en terre d’islam la réponse est qu’on ne peut pas l’être ou à la façon d’un corps étranger dans un organisme.
La bonne question est plutôt : comment défendre en terre d’islam, non la forme, mais l’essence des valeurs défendues en France sous la bannière de la laïcité à savoir l’égalité, la liberté et la fraternité. Or ces valeurs peuvent et doivent être défendues face à la montée des intégrismes sous la bannière de la démocratie, qui a le double mérite d’être plus universelle et moins chargée de connotations anti-religieuses.
Toute tentative de mélanger les genres et d’assimiler la démocratie à la laïcité ne servira qu’à affaiblir le projet démocratique arabe au seul profit de l’intégrisme.
http://www.moncefmarzouki.net/french/ar ... arabes.htm
Dans le monde arabe le concept est un fourre-tout aux sens multiples. Pour les dictatures comme celles de l’Irak de Saddam, de la Syrie ou de la Tunisie d’aujourd’hui, laïcité signifie modernité et occidentalisation. Pour les divers islamismes, elle est comprise comme rejet autant de l’islamisme que de l’islam. Pour les démocrates, elle recoupe une vision rejetant à la fois islamismes et dictatures. Nulle part dans le monde arabo- musulman, la laïcité n’a pu s’imposer avec le sens qu’on lui donne en France. Des hommes comme Atatürk, Reza Pahlavi ou Bourguiba seraient horrifiés de voire l’étendue et la profondeur de la réislamisation des sociétés turque, iranienne et tunisienne, aspect le plus patent de leur échec à instaurer et faire tenir en terre d’islam la laïcité à la française.
Il est vrai que les Arabes et les Musulmans ont beaucoup de difficultés à comprendre cette notion si étrangère à leur culture et à leur histoire.
J’essaye d’imaginer le long processus historique qui a rendu inéluctable le divorce à l’amiable signé en 1905 entre l’Eglise catholique et l’Etat républicain: les bûchers de l’Inquisition, les affaires Galilée et Giordano Bruno, la réforme et son terrible coût, le lien étroit avec la monarchie, les Chouans, le Sacré -chœur édifié en remerciement à la Vierge pour la défaite des Communards. Lourd contentieux en effet où Eglise rime avec réaction.
En poussant plus loin la réflexion sur les causes du divorce, celle-ci apparaît comme une nécessité politique pour renforcer la République .Comment fonder l’égalité, cette valeur fondamentale de la Révolution française, entre les catholiques majoritaires et les minoritaires protestants ou juifs, autrement que par une citoyenneté garantie par un Etat religieusement neutre. La solution reste toujours valable et il est temps que les musulmans de France, comprennent que ce n’est que sous la bannière de la laïcité, qu’ils pourront défendre efficacement leurs droits, dont celui à l’égalité.
Dernière condition expliquant le miracle de la laïcité : l’existence de deux corps parfaitement identifiables, depuis longtemps distincts et autonomes et qui peuvent de ce fait se marier ou divorcer selon leurs humeurs ou leurs intérêts.
Si l’on se transpose maintenant dans l’univers culturel arabo- musulman, non seulement tous ces pré- requis historiques, politiques et structuraux n’existent pas, mais certains semblent fonctionner dans la direction opposée.
L’inexistence d’une ‘’ église’’ islamique rend le divorce impossible avec un Etat dont la fonction essentielle a été dés sa naissance la protection et la promotion de l’islam .Mais est-ce là une caractéristique propre aux seules sociétés musulmanes ? Personne ne fait grief à Israël d’être un Etat théocratique ou à la Norvège d’inscrire dans sa constitution que c’est le christianisme protestant qui est le fondement de l’Etat. Qui n’a jamais mis en cause le système politique de la Grande-Bretagne, dont la reine est à la fois chef de l’Etat et chef de l’église anglicane ? N’est –ce pas la situation française qui est plutôt l’exception et non la règle ?
Mais il y a des raisons encore plus profondes qui expliquent l’échec d’Attaturk de Reza Pahlavi ou de Bourguiba.
L’islam est politiquement ambivalent car il peut être tout aussi bien le pilier de tout régime réactionnaire et le porte-drapeau de toutes les révolutions. La dynastie Ibn Séoud fait aujourd’hui face à une remise en cause basée sur l’idéologie qui l’a portée elle-même au pouvoir. Pour comprendre cette spécificité culturelle, il faut imaginer la Commune de Paris se faisant au nom du « vrai » christianisme et élevant sur la butte de Montmartre sa propre chapelle. Quant à la revendication égalitaire, elle trouve son fondement dans les commandements du Coran. Certes cette égalité n’est pas satisfaisante, notamment en matière de droits de la femme, mais elle n’en reste pas moins vivace et mobilisatrice dans le domaine politique et social. Rappelons que l’islam est aussi la clé de voûte de l’identité. Pour un Tunisien, comme pour un Syrien, le sentiment d’identité saute presque sans transition du niveau familial et clanique à celui de la Oumma (communauté islamique). La notion de Watan (patrie) en vieil arabe signifie l’endroit où l’on s’installe momentanément. N’a-t-on pas vu des Etats s’en aller avec armes et bagages pour se tailler un fief très loin du pays d’origine ? Les Omeyyades émigrèrent de Syrie en Andalousie au VIe siècle. Les Fatimides abandonnèrent au XIIe Mahdia pour aller fonder Le Caire. Les Arabes ont toujours habité leur religion et leur langue, non un espace physique défini et clos pour toujours.
Voilà pourquoi le concept de laïcité n’a pas pris et ses chances de prendre dans les sociétés arabes et musulmanes sont quasi-nulles. Une image de la biologie permettra de mieux saisir la situation. Pour être efficace, la molécule d’un médicament doit impérativement pénétrer dans la cellule. Pour ce faire, elle doit d’abord s’unir, un peu à la manière d’une clé dans une serrure, avec une structure au niveau de la membrane cellulaire appelée récepteur. Sans ce récepteur elle ne peut être fixée, transportée à l’intérieur de la cellule et métabolisée. Tout se passe comme si la laïcité avait rebondi à la surface de nos sociétés, faute de récepteurs culturels façonnés par l’histoire.
A la question, comment peut-on être laïque en terre d’islam la réponse est qu’on ne peut pas l’être ou à la façon d’un corps étranger dans un organisme.
La bonne question est plutôt : comment défendre en terre d’islam, non la forme, mais l’essence des valeurs défendues en France sous la bannière de la laïcité à savoir l’égalité, la liberté et la fraternité. Or ces valeurs peuvent et doivent être défendues face à la montée des intégrismes sous la bannière de la démocratie, qui a le double mérite d’être plus universelle et moins chargée de connotations anti-religieuses.
Toute tentative de mélanger les genres et d’assimiler la démocratie à la laïcité ne servira qu’à affaiblir le projet démocratique arabe au seul profit de l’intégrisme.
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je te mets le tit résumé
"Certains hommes croient en un dieu; d'autres en plusieurs; d'autres encore sont athées ou agnostiques. Tous ont à vivre ensemble. Cette vie commune, selon la première declaration des droits de l'homme, doit assurer à chacun et la liberté de conscience, qui exclut toute contrainte religieuse ou idéologique, et l'égalité de droit, incompatible avec la valorisation privilégié d'une croyance. La puissance publique promeut le bien commun. Elle devra donc etre neutre sur le plan confessionnel et developper, par l'instruction, l'exercice autonome du jugement.
Afin que tous apprenent à vivre leurs convictions sans fanatisme ni intolérance.
Ainsi comprise, la laicité n'est pas de l'ordre d'une option spirituelle particulière, mais constitue unecondition de possibilté fondamentale de la vie publique. On ne saurait en conséquence la renégocier sans cesse, notamment au gré des fluctuations du paysage religieux et des rapports de forces qui les sous-tendent"
"Certains hommes croient en un dieu; d'autres en plusieurs; d'autres encore sont athées ou agnostiques. Tous ont à vivre ensemble. Cette vie commune, selon la première declaration des droits de l'homme, doit assurer à chacun et la liberté de conscience, qui exclut toute contrainte religieuse ou idéologique, et l'égalité de droit, incompatible avec la valorisation privilégié d'une croyance. La puissance publique promeut le bien commun. Elle devra donc etre neutre sur le plan confessionnel et developper, par l'instruction, l'exercice autonome du jugement.
Afin que tous apprenent à vivre leurs convictions sans fanatisme ni intolérance.
Ainsi comprise, la laicité n'est pas de l'ordre d'une option spirituelle particulière, mais constitue unecondition de possibilté fondamentale de la vie publique. On ne saurait en conséquence la renégocier sans cesse, notamment au gré des fluctuations du paysage religieux et des rapports de forces qui les sous-tendent"
