Les activités humaines de production génèrent aujourd’hui plus que jamais de très nombreux problèmes écologiques. Les milieux naturels, ruraux et urbains sont pollués ; les espèces animales et végétales disparaissent à un rythme accru ; les déchets radioactifs s’accumulent ; le réchauffement climatique continue de s’accentuer … La nature de notre économie nécessite d’être radicalement changée.
Les rejets de gaz à effet de serre, cause du réchauffement climatique, résultent de l’utilisation des énergies fossiles, notamment celles issues du pétrole, du gaz naturel et du charbon. Or la consommation d’énergie est en pratique étroitement liée à la croissance économique. C'est-à-dire que concrètement la croissance économique génère le réchauffement climatique. Une décroissance économique s’avère indispensable.
Une croissance économique peut être quantitative ou qualitative. Si le nombre de véhicules vendus augmente, la croissance économique résultant de cette extension de production est quantitative. Si le rendement des moteurs des véhicules vendus s’améliore de sorte de moins consommer de carburant, la croissance économique résultant de cette production de nouveaux modèles est qualitative. Produire davantage entraîne une croissance quantitative et produire mieux une croissance qualitative.
Dans une région donnée, la croissance de l’économie est la somme des croissances de chaque secteur d’activité de cette région, la croissance d’un secteur étant elle-même la somme des croissances des entreprises de ce secteur. Une décroissance de certaines productions et une croissance d’autres productions peuvent aboutir à une même croissance globale. Les productions diffèrent pour une même croissance : il s’agit d’une croissance différentielle. En favorisant les croissances qualitatives par rapport aux croissances quantitatives, la croissance globale devient plus qualitative et moins quantitative. Une même croissance globale nécessite ainsi une moindre augmentation de la consommation d’énergie par l’économie : les rejets de gaz à effet de serre augmentent moins et le réchauffement climatique s’accentue moins.
Les rejets de gaz à effet de serre ne doivent pas simplement se stabiliser. Ils doivent très fortement diminuer. Les rendements des moteurs et des machines ne peuvent être optimisés que jusqu’à un certain point. La suppression des gaspillages énergétiques n’est réalisable que dans les limites possibles. De manière générale, la minimisation de la consommation énergétique indispensable à la production se heurtera toujours à un seuil planché. Optimiser le caractère qualitatif de la croissance s’avère nécessaire mais reste largement insuffisant. Une décroissance globale est indispensable. Certains secteurs d’activités comme la recherche et le développement nécessitent néanmoins de croître. Ainsi, les activités humaines de production doivent suivre une décroissance différentielle.
La gouvernance actuelle s’oppose au choix d’une décroissance et est carrément réfractaire à celui d’une planification de l’économie. Néanmoins, les actuels dirigeants affirment, dans le cadre de ces oppositions et dans le cadre d’une économie assurant un « marché où la concurrence est libre et non faussée », mettre en œuvre les dispositions adéquates pour résoudre les problèmes écologiques dont celui du réchauffement climatique.
Dans une économie de marché, les jeux d’offres et de demandes déterminent les prix, les volumes des échanges financiers, les flux de matières premières, les hauteurs des ventes, les quantités des productions et les quantités d’énergie utilisées. Une économie de marché soit croît soit est en récession. J’estime qu’une décroissance économique est incontournable pour résoudre les problèmes écologiques et que seule une planification de l’économie peut permettre une décroissance économique.
Les partisans du libéralisme économique, actuellement au pouvoir, détiennent une très lourde responsabilité. Ils bénéficient de tous les moyens d’action disponibles. Echouer à résoudre les problèmes écologiques et plus particulièrement celui du réchauffement climatique ne serait pas acceptable. La gouvernance actuelle a une obligation de réussite.
problématique écologique
- Sandra
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Re : problématique écologique
Le Vatican et les "péchés modernes"
Par Philip Pullella Reuters - Lundi 10 mars, 15h50CITE DU VATICAN (Reuters) - "La Terre tu ne pollueras. Des manipulations génétiques tu te garderas".
A temps nouveaux, nouveaux péchés. Et l'Eglise catholique tient à le faire savoir.
L'archevêque Gianfranco Girotti, régent de la pénitencerie apostolique, organisme chargé de se prononcer sur les péchés et les pénitences, souligne dans l'Osservatore Romano, le journal du Vatican, les dangers pour le salut de l'âme que représente dans le monde moderne le champ d'action encore mal balisé de la bioéthique.
"Dans ce domaine, il y a des choses que nous devons absolument dénoncer comme des violations des droits fondamentaux de la nature humaine, avec des expériences et des manipulations génétiques dont l'issue est difficile à prévoir et à contrôler", dit-il.
Le Vatican s'oppose notamment aux recherches qui reposent sur la destruction d'embryons et rejette l'idée de clonages humains.
Mgr Girotti, dans son interview sur les "nouvelles formes du péché social", cite également les atteintes à l'environnement, un thème que le pape Benoît XVI a largement abordé ces derniers mois.
Déjà sous Jean Paul II l'Eglise catholique avait fait état de ses préoccupations dans le domaine de l'écologie.
Au Vatican, des cellules photovoltaïques ont été installées sur plusieurs bâtiments pour produire de l'électricité et une conférence scientifique sur les conséquences du réchauffement climatique a même été organisée.
Mgr Girotti évoque également dans cette interview, parmi les "péchés modernes", le trafic de drogue ainsi que les injustices économiques et sociales, par lesquelles "les pauvres deviennent encore plus pauvres et les riches encore plus riches".
Dans un registre plus traditionnel, il déplore que de moins en moins de catholiques aillent se confesser. Selon une enquête de l'université catholique de Milan, 60% des catholiques pratiquants en Italie ne se confessent plus.
Version française Guy Kerivel
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Par Philip Pullella Reuters - Lundi 10 mars, 15h50CITE DU VATICAN (Reuters) - "La Terre tu ne pollueras. Des manipulations génétiques tu te garderas".
A temps nouveaux, nouveaux péchés. Et l'Eglise catholique tient à le faire savoir.
L'archevêque Gianfranco Girotti, régent de la pénitencerie apostolique, organisme chargé de se prononcer sur les péchés et les pénitences, souligne dans l'Osservatore Romano, le journal du Vatican, les dangers pour le salut de l'âme que représente dans le monde moderne le champ d'action encore mal balisé de la bioéthique.
"Dans ce domaine, il y a des choses que nous devons absolument dénoncer comme des violations des droits fondamentaux de la nature humaine, avec des expériences et des manipulations génétiques dont l'issue est difficile à prévoir et à contrôler", dit-il.
Le Vatican s'oppose notamment aux recherches qui reposent sur la destruction d'embryons et rejette l'idée de clonages humains.
Mgr Girotti, dans son interview sur les "nouvelles formes du péché social", cite également les atteintes à l'environnement, un thème que le pape Benoît XVI a largement abordé ces derniers mois.
Déjà sous Jean Paul II l'Eglise catholique avait fait état de ses préoccupations dans le domaine de l'écologie.
Au Vatican, des cellules photovoltaïques ont été installées sur plusieurs bâtiments pour produire de l'électricité et une conférence scientifique sur les conséquences du réchauffement climatique a même été organisée.
Mgr Girotti évoque également dans cette interview, parmi les "péchés modernes", le trafic de drogue ainsi que les injustices économiques et sociales, par lesquelles "les pauvres deviennent encore plus pauvres et les riches encore plus riches".
Dans un registre plus traditionnel, il déplore que de moins en moins de catholiques aillent se confesser. Selon une enquête de l'université catholique de Milan, 60% des catholiques pratiquants en Italie ne se confessent plus.
Version française Guy Kerivel
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