Ne les prenez pas pour alliés

Critique du Coran et ses versets - Chronologie - Histoire - Versets abrogés, Critique constructive des hadiths - quel apport dans la vie d'un musulman ? La réalité de la charia et de ses horreurs un peu partout dans le monde. Comment l'islam règle la vie des gens - comment les religieux oppressent le peuple
yor
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Re: Re : Ne les prenez pas pour alliés

Message non lu par yor »

mystic a écrit ::lol: :lol: :lol:

je t'attend de pieds fermes : http://forum.ikhlas.eu/index.php?act=idx

j'ai fait une rubrique spécialement pour toi et les gens de ton espece :D
.....j'ais esayer plusieurs fois ca ne marche pas ...tu dois m'envoyer l'accord a mon email. ....et attend moi .....pour une guerre des idees .
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Re : Ne les prenez pas pour alliés

Message non lu par mystic »

maymi skharikdh

Si tu y arrives pas c'est que tu es bete le lien marche bien

c'est pas la peine de chercher des pretexte tu sais trés bien que tu vas pleurer, j'aurai même pas besoin de te bannir tu vas prendre tes jambes à ton cou :lol:
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lorie
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Re : Ne les prenez pas pour alliés

Message non lu par lorie »

J'ai été sur ton forum ... où les gens se plaignent que cela ne bouge pas assez !!! caractéristique des forums comme le tien tout le monde se ressemble ... même dans les fautes d'orthographes ... j'en conclus que tu es encore tout seul sur ton forum à faire 10 personnes qui se répondent ????

T'as raison vulgaire insecte de nous mettre les liens de ton forum ... il ya tellement peu de raisons de rire dans ce bât monde !!!!

Merci à toi !!! :lol:
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Re : Ne les prenez pas pour alliés

Message non lu par ho-parleur »

je me suis inscrit
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mystic
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Re: Re : Ne les prenez pas pour alliés

Message non lu par mystic »

j'aime beaucoup ce forum
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Re: Re : Ne les prenez pas pour alliés

Message non lu par yor »

mystic a écrit :maymi skharikdh

Si tu y arrives pas c'est que tu es bete le lien marche bien

c'est pas la peine de chercher des pretexte tu sais trés bien que tu vas pleurer, j'aurai même pas besoin de te bannir tu vas prendre tes jambes à ton cou :lol:
tu es sur moustic ...on verra bienavec le grand raciste.... .
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OumSeyf
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Re : Ne les prenez pas pour alliés

Message non lu par OumSeyf »

Salut.


Pour ceux qui pensent que les musulmans detestent les non musulmans en prenant des verset traduits sans leur interpretation ou avec des idées recues, voici une .....fatwa!

Question
Est-il interdit d’avoir des amis non-musulmans ? Quel est le sens du verset « Ô les croyants ! Ne prenez pas pour amis les Juifs et les Chrétiens ; ils sont les amis les uns des autres. Et celui d’entre vous qui les prend pour amis devient un des leurs. Allah ne guide certes pas les gens injustes » [1] ? Si tel est le cas, comment se fait-il que l’islam autorise les musulmans à épouser des femmes scripturaires (juives ou chrétiennes) tout en leur reconnaissant le droit de conserver leur religion ?

Réponse du Docteur Muzammil Siddîqî

Le Coran ne dit pas que les non-musulmans ne peuvent être les amis des musulmans, pas plus qu’il n’interdit aux musulmans d’avoir des amis non-musulmans. Il y a de nombreux non-musulmans qui sont de très bons amis de personnalités islamiques et de la communauté musulmane. Il y a aussi de nombreux musulmans qui pratiquent vraiment et sincèrement leur foi et qui, en même temps, sont amis avec de nombreux non-musulmans.

L’islam nous enseigne qu’il faut être amical avec tout le monde. Il nous apprend à traiter tout le monde avec justice et bonté, même nos ennemis. Allâh — Exalté soit-Il — dit dans le Coran, au début de la sourate 5 : « Ô les croyants ! Soyez stricts dans vos devoirs envers Allâh et soyez des témoins équitables. Et que la haine pour un peuple ne vous incite pas à être injustes. Pratiquez l’équité : cela est plus proche de la piété. Et craignez Allâh. Car Allâh est certes Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites. » [2]

Ailleurs, dans le Coran, Allâh — Exalté soit-Il — dit : « Allâh ne vous défend pas d’être bienfaisants et équitables envers ceux qui ne vous ont pas combattus pour la religion et ne vous ont pas chassés de vos demeures. Car Allâh aime les équitables. Allâh vous défend seulement de prendre pour alliés ceux qui vous ont combattus pour la religion, vous ont chassés de vos demeures et ont aidé à votre expulsion. Et ceux qui les prennent pour alliés sont les injustes. » [3]

De plus, Allâh — Exalté soit-Il — a décrit le Prophète Muhammad — paix et bénédictions sur lui — comme étant une miséricorde pour l’univers. Il était une manifestation de la Miséricorde d’Allâh envers tous les hommes, musulmans et non-musulmans. Dans sa gentillesse et sa bonté, il ne faisait pas de différence entre les croyants et les mécréants. Il était doux avec les païens de la Mecque et ne les a combattus que lorsqu’ils l’ont combattu. Il a établi un traité avec les Juifs de Médine et l’a honoré jusqu’à ce qu’ils le rompent.

On rapporte qu’il a reçu les Chrétiens de Najrân avec courtoisie dans sa Mosquée à Médine. Ils ont débattu avec lui au sujet de l’islam, mais il leur a toujours répondu avec honneur et respect. Il y a de nombreux exemples qui montrent qu’il était une personne amicale envers tout le monde durant sa vie.

Dans le verset cité dans la question, le terme employé est « awliyâ’ ». Il s’agit de la forme plurielle du mot « walî ». La traduction correcte de ce terme dans ce verset n’est pas « ami ». Le mot désigne une personne très proche et intime. Il veut aussi dire « gardien, allié, protecteur, défenseur, seigneur et maître ».

Dans le Coran, ce terme est utilisé pour designer Allâh, comme dans le verset : « Allâh est le Walî, Protecteur et Seigneur de ceux qui ont la foi : Il les fait sortir des ténèbres vers la lumière. » [4]

Il y a beaucoup d’autres références coraniques correspondant à cette signification. Ce terme est aussi employé dans le Coran pour désigner des êtres humains, comme dans le verset : « Et, sauf en droit, ne tuez point la vie qu’Allâh a rendu sacrée. Quiconque est tué injustement, alors Nous avons donné pouvoir à son walî, proche parent. Que celui-ci ne commette pas d’excès dans le meurtre, car il est déjà assisté par la loi. » [5]

La traduction correcte de ce terme dans la sourate 5 est : « Ô les croyants ! Ne prenez pas pour alliés les Juifs et les Chrétiens ; ils sont les alliés les uns des autres. Et celui d’entre vous qui les prend pour alliés devient un des leurs. Allâh ne guide certes pas les gens injustes. » [1]

Il est évident que les Juifs sont alliés les uns des autres et que les Chrétiens sont alliés les uns des autres. Alors pourquoi les Musulmans n’en feraient pas de même en se soutenant les uns les autres ?

Dans son Tafsîr, l’Imâm Ibn Kathîr a mentionné l’opinion de certains savants selon qui ce verset a été révélé après la bataille de Uhud, lorsque les musulmans ont dû battre en retraite. Un musulman de Médine avait dit alors : « Je vais aller vivre avec les Juifs. Ainsi, je serai en sécurité si Médine se fait encore attaquer. » Et une autre personne dit : « Je vais aller vivre avec les Chrétiens. Ainsi, je serai en sécurité si Médine est encore attaquée. » Allâh révéla alors ce verset rappelant aux croyants qu’ils ne doivent pas quémander la protection des autres, mais se protéger eux-mêmes les uns les autres [6].

Les musulmans sont autorisés à avoir des amis non-musulmans du moment qu’ils gardent leur foi et que leurs engagements envers l’Islam demeurent purs et forts. Vous avez raison de souligner qu’un Musulman est autorisé à épouser une Juive ou une Chrétienne. Il est évident que l’on se marie dans un esprit d’amitié et d’amour. Si l’amitié entre les Musulmans et les Juifs ou les Chrétiens était interdite, alors pourquoi l’Islam autoriserait un Musulman à épouser une Juive ou une Chrétienne ? Il est du devoir des Musulmans de s’allier aux Musulmans. Ils ne doivent s’allier à quiconque s’oppose à leur foi ou la combat, même s’il s’agit de leurs propres parents et frères. Allâh dit : « Ô vous qui croyez ! Ne prenez pas pour alliés vos pères et vos frères s’ils préfèrent la dénégation à la foi. Et quiconque parmi vous les prend pour alliés, ceux-là sont les injustes. » [7]

Le Coran défend par ailleurs aux Musulmans de s’allier à des non-musulmans contre d’autres musulmans. Cependant, si des musulmans causent du tort à des non-musulmans, il est du devoir du musulman d’aider les non-musulmans et de les sauver de l’oppression. Le Prophète — paix et bénédictions sur lui — dit qu’il prendrait lui-même la défense de tout dhimmi vivant parmi les musulmans si un musulman venait à l’opprimer. Mais l’Islam enseigne aussi que les musulmans ne doivent pas rechercher le soutien des non-musulmans contre d’autres musulmans. Ils doivent régler leurs problèmes entre eux. Allâh Tout Puisssant dit : « Que les croyants ne prennent pas pour alliés des infidèles au lieu des croyants. » [8]

Il dit aussi : « Ô les croyants ! Ne prenez pas pour alliés les mécréants au lieu des croyants. Voudriez-vous donner à Allâh un argument évident contre vous ? » [9]

Puisse Allâh vous guider vers le droit chemin, et vers ce qu’Il agrée. Amen.


P.-S.
Traduit de l’anglais du site Islamonline.net

Pour ceux encore qui disent que nosu ne parlont pas a des gens comme vous et s'etonne que nous soyons la a leur repondre et a essayer d'ouvrir un dialogue en ayant l 'intention que Dieu nosu guide et les guide aussi:

Le prophète ne se mettait jamais en colère(sauf pour Dieu) si les gens lui faisaient du tord, il pardonnait :
Le prophète (Prière et bénédiction d'Allah sur lui) séjourna pendant dix jours parmi les gens de Tâif . Au cours de cette période, son appel n'épargna aucun des notables de la localité. Ceux-ci lui répondirent: «Sors de notre pays!». Ils incitèrent contre lui les sots et les stupides. Au moment où le prophète (Prière et bénédiction d'Allah sur lui) allait sortir, les sots et les esclaves le suivirent, l'injuriant et lui criant dessus au point d'ameuter les gens autour de lui. Organisés en deux rangs, ils se mirent tous à lui jeter des pierres et à lui adresser des grossièretés. Ils lui jetèrent des pierres aux tendons au point que ses chaussures fussent teintées de sang.
Il s'arrêta, à un endroit, les pieds en sang, pour prier Dieu (l'invoquer)…Dieu lui envoya l'ange Gabriel avec l'ange des montagnes. Ce dernier lui dit : « ô Muhammad ! Je ferai ce que tu désires. Si tu veux, je peux replier sur eux les « Al-Akhchabayn » (deux montagnes situées près de la Mecque). »
Le prophète de la miséricorde et du pardon répondit : « je n'ai pas été envoyé comme malédiction (injure) (la'ânan) mais comme miséricorde (pour les univers). Je souhaite plutôt que Dieu fasse sortir de leurs reins une progéniture qui adorera Dieu, l'Unique, sans rien Lui associer. O mon Dieu ! Guide ma tribu (mon peuple) car ils ne savent pas »
Et Gabriel (paix sur lui) dit alors suite à cela : « Dieu a raison de t'appeler le miséricordieux, plein de compassion. »[
5]

[1] Coran Sourate : 21, verset : 107.

Voir “Kitâb Badaa Al-khalq” Hadîth 1365 : dans Le sommaire du Sahîh al-Bukhârî de l'imam Zayn ad-Dîn Ahmad Ibn ‘Abd al-Latîf az-Zubaydî, tome II; page 558.
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Victorien2
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Re : Ne les prenez pas pour alliés

Message non lu par Victorien2 »

Sujet éculé, plusieurs fois traité ici. Avez-vous quelque chose de plus neuf ?
Pour la forme : le coran a en magasin une dizaine de versets antichrétiens où il est dit qu'ils sont mécréants, sans foi ni piété, qu'il faut les combattre et humilier ceux parmi eux qui se soumettent à l'ordre d'allah.
Le pompon est écroché avec 9:29 et 9:30, où il est prescrit de les "combattre" et où l'allah des muzz se propose de les anéantir. Deux versets qui abrogent la bienveillance relative témoignée dans les sourates mecquoises.

Plus pratiquement et en considérant l'actualité, la fatwa que vous reproduisez, serait-elle bien accueillie si vous l'adressiez aux dirigeants des pays muzz où l'on persécute des chrétiens ? Vous avez le choix : Iraq, Egypte, Algérie, Indonésie, Pakistan, Afghanistan.

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Re: Re : Ne les prenez pas pour alliés

Message non lu par OumSeyf »

Victorien2 a écrit :Pour la forme : le coran a en magasin une dizaine de versets antichrétiens où il est dit qu'ils sont mécréants, sans foi ni piété, qu'il faut les combattre et humilier ceux parmi eux qui se soumettent à l'ordre d'allah.

Plus pratiquement et en considérant l'actualité, la fatwa que vous reproduisez, serait-elle bien accueillie si vous l'adressiez aux dirigeants des pays muzz où l'on persécute des chrétiens ? Vous avez le choix : Iraq, Egypte, Algérie, Indonésie, Pakistan, Afghanistan.

Victorien
Pour ce qui est des sourates, il faut distinguer les non musulmans avec qui il ny a pas de conflits, et ceux qui nous attaquent, pour cela il suffit de se referer aux explications de savants, il ny a aucune contradiction, justes diferentes situations avec diferentes manieres de reagir.


pour les dirigeants il sont surement pas pour moi des references je les detestent autant que toi si ca n'est pas plus,
pourquoi persecuter des chretiens ou des juifs?
En Islam on ne detruit ni eglise ni synagogue meme si lon conquiert un pays (voir andalousie, magrebh...etc)
le prophete sallahou alayhi wa salam a meme donné justice a un juif sur un musulman lors d'un litige financier.

Il faut distinguer les erreurs des gens et l'Islam authentique.
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Curtis
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Re : Ne les prenez pas pour alliés

Message non lu par Curtis »

Bonjour

Oumseyf a écrit :En Islam on ne detruit ni eglise ni synagogue meme si lon conquiert un pays
Vous pouvez nous citer un verset du Coran interdisant de détruire les églises et les synagogues ? Est-ce que Allah l'a interdit ? Non, je ne crois pas. Il est donc parfaitement hallal de démolir les lieux de cultes non musulmans.


[Muwatta, Livre 45, Numéro 17-19]

Qu’Allah combatte les juifs et les chrétiens. Ils ont pris les tombes de leurs prophètes comme lieux de prosternation.
Deux religions ne peuvent pas cohabiter sur la terre des Arabes. (Récit de Malik)
Aimons nous les uns les autres
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OumSeyf
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Re : Ne les prenez pas pour alliés

Message non lu par OumSeyf »

salut.

le Prophète a dit : "Celui qui tue un mu'âhid [= un non-musulman citoyen de l'Etat musulman, ou citoyen d'un Etat non-musulman étant en paix avec les musulmans], il ne sentira même pas le parfum du paradis" (rapporté par al-Bukhârî, n° 2995 ; rapporté avec une variante par at-Tirmidhî, n° 1403, ou par an-Nassaï, n° 4748).

prendre des hadith ou des verset sans aucune explication et contexte voila l'erreurs que beaucoup commetent sur ce site.
Soyez sinceres dans vos recherches et vous comprendrez.

Curtis le Coran n'est pas la seul reference=

1-Coran
2-Hadith
3-khoulafa arrashidoune
4-ijtihad des oulama

Voici la reponse a ta questions et a dautres questions certainement...

Concernant le statut des chretiens ,juifs, et autres en terre musulmane, donc en Islam, pas selon le roi darabie ou la princesse de Monaco:

Les droits des non-musulmans résidents de la terre musulmane

En islam, la contrainte étant interdite pour convertir quelqu'un, les non-musulmans vivant en terre d'Islam ont – quelle que soit leur religion – droit à la liberté de conscience et de religion. On les appelle les dhimmis, mot signifiant "protégé", "à la garde (des musulmans)".

A) Le verset du Coran qui évoque ce thème :

Le verset qui fait allusion aux dhimmis dit d'eux qu'"... ils donnent la jizya par leur main ("'an yadin") en faisant acte de soumission ("wa hum sâghirûn")" (Coran 9/29). Que représente la jizya, nous le verrons plus bas. La question qui se pose ici concerne la traduction des deux groupes de mots que j'ai retranscrits entre parenthèses.

Que signifie "'an yadin" ? Ibn ul-Arabî cite pas moins de quinze explications, lesquelles, dit-il, peuvent toutes être ramenés à deux catégories principales : soit on prend ces mots au sens propre, soit au sens figuré (Ahkâm ul-qur'ân). Saïd Ramadan a donné préférence au sens : "en ayant les moyens de le faire" (Le droit islamique, son envergure et son équité, Saïd Ramadan, Al-Qalam, Paris, 1997, p. 158).

Quant au deuxième groupe de mots, que signifie-t-il ? Saïd Ramadan écrit : "Une autre difficulté linguistique a également donné lieu à une polémique étendue. Le mot arabe "sâghirûn", par lequel cette injonction s'achève, est une dérivation du verbe "saghara", qui signifie "se soumettre" ou "être soumis à". La force de ce mot a cependant introduit une notion d'humiliation dans de nombreuses interprétations" (op. cit., p. 160). Certains juristes du passé ont en effet compris de ce mot qu'il fallait que le dhimmi paie sa jizya en étant humilié.

Pour sa part, le savant Ibn ul-Qayyim a pris position par rapport à cette interprétation. Après avoir avoir cité quelques-unes d'entre elles, il a écrit ainsi :
"Tout ceci n'a aucun fondement et ne découle pas du contenu de ce verset. Il n'est non plus rapporté ni du Prophète ni de ses Compagnons qu'ils aient agi ainsi. La vérité à propos de ce verset est que le mot "saghâr" signifie "l'acceptation, par les non-musulmans, du cadre du droit musulman et leur acquittement de la jizya" (Ahkâm ahl idh-dhimma, tome 1 pp. 23-24).

Ces explications concernant ces deux groupes de mots ont été aussi citées dans Al-ahkâm as-sultâniyya, al-Mâwardî, p. 182.

D'autre part, il faut ajouter à cela que, d'après al-Qardhâwî, si des communautés non-musulmanes vivant en pays musulman veulent ne pas être désignées par le terme "dhimmis", il est possible de les appeler par exemple "citoyens" ou autre, l'important étant que les principes de l'islam soient respectés. En effet, écrit al-Qardhâwî, le calife Omar est lui parti jusqu'à accepter, à la demande des Banû Taghlib, le terme "sadaqa" au lieu de "jizya" (Al-aqalliyyat ad-dîniyya wal-hall al-islâmî, p. 30).


B) Qui peut être citoyen non-musulman d'une terre musulmane ?

Cela est clair pour les Juifs et les Chrétiens, dont le Coran fait explicitement mention. De même, le Prophète avait accepté que soient dhimmis des Zoroastriens ("majûs") qui vivaient à Hajar, sur la côte orientale de l'Arabie (rapporté par al-Bukhârî, n° 2987, etc.). Le cas des idolâtres n'est pas mentionné explicitement dans les sources et fait l'objet de divergences d'opinions parmi les savants ; Abû Hanîfa et Mâlik sont d'avis que les idolâtres peuvent vivre en Etat musulman (sauf en Arabie d'après Aboû Hanîfa). Et c'est leur opinion qui est pertinente. En effet, même si les Zoroastriens se réfèrent au message et au livre apportés par un réformateur ayant peut-être été un prophète de Dieu (lire mon article : Zoroastre et son message), ils ne sont pas des Gens du Livre, car ils ont, au fil du temps, opéré de tels changements par rapport à ce message qu'il est impossible de dire d'eux qu'ils sont demeurés monothéistes ; en effet, ils croient désormais en deux divinités, l'une du bien, Yazdân, l'autre du mal, Ahriman ; et ils rendent un culte au feu. Certes, le Prophète n'a jamais établi de contrat de dhimma avec des idolâtres, mais, écrit Ibn ul-Qayyim, cela ne signifie pas qu'il soit impossible de le faire : si le Prophète n'a pas établi un contrat de dhimma avec des idolâtres, c'est parce que l'institution de ce contrat de dhimma a été révélée l'année de Tabûk, en l'an 9 de l'hégire, à un moment où les Arabes idolâtres s'étaient déjà convertis à l'islam [pour certains] (Az-Zâd, tome 5 p. 91, tome 3 p. 154), pour d'autres avaient déjà conclu d'autres types de traités avec le Prophète. Ibn ul-Qayyim écrit : "On sait que ces Arabes se référaient à la religion de Abraham, lequel avait laissé des écritures ("suhuf") et une voie ("sharî'a"). Les changements que ces adorateurs d'idoles [les Arabes] avaient effectués dans la religion et la voie de Abraham ne sont pas plus grands que ceux que les Zoroastriens ont effectués dans la religion de leur prophète et dans leurs écritures si [l'existence d'un tel prophète et d'écritures parmi eux] est établie" (Az-zâd, tome 5 p. 92).

En effet, écrit Ibn ul-Qayyim,

"les idolâtres [Arabes] reconnaissaient l'unicité divine en ce qui concerne la gestion des événements ("tawhîd ar-rubûbiyya") et le concept que Dieu est le seul créateur ; ils disaient que s'ils adoraient des entités distinctes de Lui, c'était pour qu'elles les rapprochent de Lui." "Ils ne sont pas allés jusqu'à dire qu'il y aurait deux créateurs du monde, l'un du bien l'autre du mal, comme le disaient les Zoroastriens" (Az-zâd, tome 5 p. 91).

Or, comme chacun le sait, les Arabes de la période pré-islamique n'ont pas été considérés par le Coran comme des Gens du Livre mais comme des polythéistes (mushrikûn).

Comment donc les Zoroastriens, qui ont opéré dans la religion originelle des changements plus grands que ceux qu'y ont opérés les Arabes, seraient-ils des Gens du Livre et non des polythéistes ? Ibn Qayyim écrit également :
"Quelle différence y a-t-il entre ceux qui rendent un culte à des idoles et ceux qui rendent un culte au feu ?" (Ibid., tome 5 p. 91 ; voir aussi tome 3 p. 153). Quant au Hadîth "Qu'il en soit avec eux comme avec les Gens du Livre", s'il est authentique (voir Nasb ur-râya), il semble indiquer que les Zoroastriens ne sont pas des Gens du Livre, puisqu'il est demandé d'agir avec eux… comme on agit avec les Gens du Livre ; lesquels Gens du Livre sont donc autres qu'eux (Majmû' ul-fatâwâ, tome 32 p. 189). Enfin, Ibn Abbâs, parlant de l'offensive des Byzantins contre les Perses au VIIème siècle (la religion officielle de la Perse était alors le zoroastrisme), événements dont le Coran fait mention (30/2-6), rapporte que les polythéistes Mecquois souhaitaient la victoire des Perses, "qui étaient polythéistes comme eux", alors que les musulmans souhaitaient celle des Byzantins, "qui étaient des Gens du Livre" (rapporté par at-Tirmidhî, n° 3193, voir Majmû' ul-fatâwâ, tome 32 p. 188).

C'est bien cet avis qui fait que, en Inde musulmane, les hindous ont pu, durant des siècles, vivre dans un Etat musulman.
Le cas des agnostiques et des athées devrait faire l'objet d'un raisonnement (ijtihad) de la part des juristes musulmans contemporains.


C) Droits et devoirs des citoyens non-musulmans d'une terre musulmane :

C.1) La protection de la vie, des biens et de la religion

Pour ce qui est de la liberté de culte, il suffit de citer à ce sujet le célèbre verset du Coran : "Pas de contrainte en religion" (Coran 2/256).

Et voici quelques textes concernant la protection de la vie et des biens des non-musulmans :
le Prophète a dit :

"Celui qui tue un mu'âhid [= un non-musulman citoyen de l'Etat musulman, ou citoyen d'un Etat non-musulman étant en paix avec les musulmans], il ne sentira même pas le parfum du paradis" (rapporté par al-Bukhârî, n° 2995 ; rapporté avec une variante par at-Tirmidhî, n° 1403, ou par an-Nassaï, n° 4748).

Ceci veut dire que ce musulman a commis quelque chose de strictement interdit, qui peut le conduire bien sûr aux règles prévues dans ce monde, et au châtiment dans l'Au-delà (sauf intervention divine) avant son admission au paradis s'il est mort avec la foi.

"Ecoutez bien : celui qui est abuse sur un mu'âhid, usurpe ce qui lui revient, le force à faire ce qui est au-dessus de ses forces, ou prend quelque chose lui appartenant sans son accord, je serai l'adversaire de celui-là le jour du jugement" (rapporté par Abû Dâoûd, n° 3052).

Mortellement blessé par un non-musulman résidant à Médine, le calife Omar exprime, sur son lit de mort, ses dernières recommandations à l'attention de celui qui sera choisi comme calife après lui. Parmi celles-ci :

"Et je lui recommande les dhimmis, ces gens avec qui un contrat a été fait au nom de Dieu, par le Prophète : je lui recommande de respecter le contrat conclu avec eux, que leur défense militaire soit assurée et qu'il ne leur soit pas demandé de faire ce qui est au-dessus de leurs forces" (rapporté par al-Bukhârî, n° 3497).

D'après Abû Hanîfa, la peine de mort est applicable à un citoyen musulman reconnu coupable de meurtre sur la personne d'un dhimmi, si bien sûr la famille de celui-ci en fait la demande. Du Hadîth disant :
"Un musulman ne doit pas être mis à mort pour un non-musulman, ni un homme protégé lorsqu'il est protégé" (rapporté par Abû Dâoûd, n° 4530), Abû Hanîfa dit que le "non-musulman" ici désigné est le harbî, non le mu'âhid.

Les citoyens non musulmans d'un pays musulmans ont le droit d'y vivre leur culte dans le cadre de l'ordre public, et ont le droit également de bâtir des édifices religieux en cas de besoin. A

l-Qardhâwî, après avoir cité l'avis autorisant ceci, cite le nom d'églises qui ont été bâties en terre musulmane dès les premiers temps de l'Islam, en Egypte notamment (Ghayr ul-muslimîn fil-mujtama' al-islâmî, pp. 20-21). (Quant au Hadîth "Lâ tubnâ kanîssa fil-islâm, wa lâ yubnâ mâ kharaba minhâ", Ibn Hajar en dit qu'il a été rapporté par Ibn 'Adî avec une chaîne de transmission faible. Du Hadîth "Lâ ikhsâ'a fil-islâm wa lâ binâ'a kanîssa", Ibn Hajar dit qu'il a été rapporté par Al-Bayhaqî avec une chaîne de transmission faible, et par Abû 'Ubayd par une chaîne également faible (mursal) : cf. Ad-dirâya fî takhrîj ahâdîth al-hidâya, Ibn Hajar, kitâb as-siyar, bâb al-jizya.)

Les autorités ne peuvent demander aux citoyens non-musulmans de faire ce que leur religion leur enseigne être interdit pour eux : en terre musulmane,
"si le juif veut s'abstenir de travailler le samedi, on ne peut le forcer à le faire ce jour-là" (Al-aqalliyyât ad-dîniyya wal-hall al-islâmî, al-Qardhâwî, p. 34). Al-Qardhâwî cite des ulémas de siècles précédents, qui ont écrit que le tribunal d'un pays musulman ne peut pas convoquer un citoyen juif le samedi (Ibid.). Al-Qardhâwî écrit également : "Si le chrétien veut aller à l'église le dimanche, on ne peut l'en empêcher" (Ibid.)

. Ceci veut apparemment dire que, dans un pays musulman, des aménagements doivent être trouvés pour les citoyens non-musulmans, par rapport à des retards aux cours de l'école publique ou par rapport à des absentéismes lors de fêtes religieuses.

C.2) Quel est le sens de la jizya ?

Le citoyen non-musulman doit, en terre musulmane, s’acquitter d’un impôt personnel, la jizya.
D'après un avis,
il s'agit d'une compensation financière pour la non-participation du citoyen non-musulman à la défense du pays (étant donné que cette défense relève d'un caractère religieux dominant) (Al-Hidâya, al-Marghînânî, tome 2).

Mais si ce citoyen s’engageait à participer à la défense du pays, il était relevé de cet impôt. Quant à celui qui optait pour la conversion à l’islam, il était sujet, s’il possédait des richesses, à la zakâte, également personnelle, et que l’on peut traduire par "impôt social purificateur" (c'est ce à quoi tous les musulmans sont sujets).

Le montant de la jizya est variable et doit être établi d'après le lieu et l'époque. Omar avait distingué trois types de montants, d'après le degré de richesse des gens.

C.3) Une apparence vestimentaire particulière ?

Enfin, impossible de ne pas aborder ici un élément qui est source de nombreux malentendus. Il s'agit de l'apparence vestimentaire des citoyens non-musulmans. Se basant sur le contrat passé par le calife Omar à ce sujet (le Coran et les Hadîths ne disent rien de tel), des juristes musulmans ont écrit en détails certains vêtements que les dhimmis devaient, ou au contraire ne devaient pas porter. Certains écrivains non-musulmans ont alors trouvé là matière à critique, d'aucuns y ayant même vu le pendant de l'étoile jaune que les juifs devaient porter en France lors de l'occupation nazie (!).

Il n'en est rien, pourtant. En fait l'islam attache une certaine importance au port de symboles religieux : c'est pourquoi les musulmans eux-mêmes ne doivent pas porter tout ce qui traduirait l'appartenance de celui ou de celle qui le porte à une religion autre que l'islam (kippa, crucifix, etc.). De plus, les citoyens musulmans d'une terre musulmane doivent eux aussi garder leur identité propre par leur apparence générale et s'abstenir de porter les vêtements portés par les non-musulmans.

Il ne s'agit donc nullement du port d'un insigne diffamant, mais du fait que chacun doit garder son identité apparence générale : cela évite de se tromper sur l'identité de tel et tel citoyen avec les conséquences que cela pourrait avoir puisque les non-musulmans ont des droits civils (comme celui de consommer l'alcool) que les musulmans n'ont pas.

De même, cela évite à un citoyen non-musulman décédant subitement là où personne ne le connaît d'être considéré comme musulman et d'être alors enterré parmi les musulmans après avoir reçu les rites funéraires musulmans, ce que sa famille elle-même refuserait. Muhammad Hamidullah écrit très justement :

"Cette règle n'était pas contre les dhimmis mais en leur faveur. Elle n'avait pas été mise en place pour les humilier mais au contraire pour leur intérêt. Le complexe d'infériorité qui naît chez l'homme gouverné le pousse en général à imiter aveuglément l'apparence vestimentaire de ceux qui le gouvernent. Quand (Omar) a demandé aux dhimmis de leur époque de s'habiller de leurs propres vêtements et de ne pas imiter les musulmans dans leur apparence vestimentaire propre, il les a en fait aidé à protéger leur identité culturelle propre en terre musulmane.

Si les musulmans avaient agi avec les dhimmis en les amenant à s'assimiler à leur culture à eux, comme les Européens l'ont fait dans les pays qu'ils avaient colonisés, il n'y aurait plus aujourd'hui de trace d'une religion et d'une culture non-musulmane en terre musulmane" (Introduction à Ahkâm ahl idh-dhimma).



C.4) L'application de quelles lois ?

Dans un pays musulman, certains voient dans le fait que ce soient des lois établies à la lumière des sources de l'islam qui sont appliquées une violation des droits des minorités non-musulmanes qui y vivent.

Ils disent :

"Etant donné que les minorités n'adhérent pas à la religion musulmane, on ne voit pas pourquoi elles devraient accepter l'application des lois de cette religion."

Il faut dire à ce sujet deux choses.

La première est que, dans tout pays, c'est la volonté de la majorité qui est appliquée :
c'est bien pourquoi les musulmans vivant dans les pays occidentaux laïques respectent le cadre laïque de leur pays.

La deuxième chose que nous aimerions dire ici est que le terme "lois musulmanes" ne signifie pas " lois religieuses de l'islam", avec le terme "religieux" pris dans son sens occidental.

En fait nous nous trouvons ici face à un problème de communication :

le mot "religieux" en français signifie quelque chose de différent de ce que le même mot signifie en arabe (pour en savoir plus, cliquez sur ce lien : "Le concept du "dîn" en islam"). Or, les lois de l'islam qui concernent ce qui est "religieux" (au sens français du terme) sont justement celles qui ne sont pas appliquées aux minorités non-musulmanes vivant en terre musulmane : ainsi, elles n'ont pas à venir faire la prière (salât), ni ne sont tenues de s'acquitter de la zakât (impôt social purificateur), ni ne sont tenues de s'abstenir de la consommation de porc et d'alcool (à condition de respecter l'ordre public en la matière et donc de ne pas en faire de consommation ostentatoire).

De même, pour ce qui est des lois familiales (lois du mariage et du divorce), ces minorités ont le choix entre l'adoption des lois de l'islam en la matière et la conservation de leurs propres lois : des juristes musulmans des premiers siècles de l'islam étaient d'avis que les individus non-musulmans ont le droit, en terre musulmane, d'épouser une femme avec qui le mariage est autorisé d'après leur loi propre, même si un tel mariage est interdit en islam (comme le mariage d'un homme avec la fille de sa soeur, permis dans le judaïsme, interdit dans l'islam).

En fait, dans les lois de l'islam, il n'y a que les dimensions civiles et pénales auxquelles tous les citoyens – musulmans et non-musulmans – d'une terre musulmane soient assujettis de la même manière.


Pour les dimensions religieuse et matrimoniale, les citoyens non-musulmans d'un pays musulman vivent leurs propres lois et ont donc leurs propres textes et leurs propres tribunaux. Pour plus de détails, se référer à l'ouvrage de al-Qardhâwî : Ghayr al-muslimîn fil-mujtama' al-islâmî, pp. 43-45.


Tout ce qui précède, des chrétiens citoyens de pays majoritairement musulman l'ont eux-mêmes expliqué. Le chrétien Amîn Nakhla expliquait ainsi : "L'islam possède deux dimensions : l'une est religieuse, l'autre civilisationnelle" (cité dans Al-aqalliyyât ad-dîniyya wal-hall al-islâmî, p. 63). Les choses étant ainsi, "la formule du leader wafdiste chrétien Makram Ebeid ("Ma patrie est l'islam, ma religion le christianisme")" ainsi que celle du père Khodr, "qui aime à dire qu'il n'est "peut-être pas musulman mais néanmoins "islamique"", sont tout à fait compréhensibles (formules citées par François Burgat dans L'islamisme en face, respectivement p. 135 et pp. 135-136, note de bas de page). C'est ce qui faisait dire à Faris al-Ghouri, un chrétien de Syrie qui avait été représentant de son pays auprès des Nations-Unies et qui en avait été le premier ministre : "Je suis chrétien mais je le dis clairement : (...) il n'y a rien qui empêche l'application des principes de l'islam dans notre société" (cité dans Al-aqalliyyât ad-dîniyya wal-hall al-islâmî, p. 64).

C.5) Les citoyens non-musulmans d'une terre musulmane peuvent-ils y accéder à des postes administratifs ?

Al-Qardhâwî écrit à ce sujet : "Les citoyens non-musulmans ont le droit d'accéder aux postes de fonctionnaires de l'Etat, tout comme les musulmans. L'exception concerne les postes où domine une teinte religieuse, comme être imam, collecteur d'aumônes, major des armées ou chef d'Etat" (Ghayr ul-muslimîn fil-mujtama' il-islâmî, p. 23).

Le fait que la fonction du Chef d'Etat soit réservé à un musulman pourrait faire tiquer. Ce serait oublier que de nombreuses Constitutions d'Etats modernes réservent elles aussi cette fonction à une confession donnée : ainsi en est-il de la Suède, pour ne citer qu'elle.


D) Une réponse originale à la question des minorités :

En terre musulmane, la citoyenneté s'exprime donc à deux niveaux :

celui de l'Etat qui fait de chacun un citoyen à part entière, qu'il soit musulman ou qu'il ne le soit pas, et celui de la communauté à laquelle le citoyen appartient, pour laquelle il existe une autonomie de culte, de langue et de législation pour les dimensions citées plus haut. Ainsi, un chrétien vivant en terre musulmane est de la même citoyenneté que les musulmans qui vivent dans cet Etat, et est de la nationalité qu'il partage avec ses coreligionaires.

Ces deux niveaux expriment respectivement l'adhésion sociale aux règles fondamentales de la société où l'on vit, et la possibilité d'adhérer aux règles de ce en quoi on croit. Cette particularité prévue par l'islam permet en terre musulmane non seulement un pluralisme religieux mais également un certain pluralisme juridique et culturel. Or, c'est justement un des points que ne parvient pas à offrir le concept d'Etat-nation contemporain. Tariq Ramadan cite Fabienne Rousso-Lenoir : "Appréhendé dans la seule optique de l'Etat-nation par le droit des droits de l'homme, l'homme minoritaire acquiert les mêmes droits que les autres, mais y perd cette partie de lui-même qui en est différente et qui ne peut s'exprimer que dans et par le groupe auquel il appartient" (Islam, le face à face des civilisations, Tawhid, Lyon, 1995, p. 175).

Wallâhu A'lam (Dieu sait mieux).
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Georges
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Re : Ne les prenez pas pour alliés

Message non lu par Georges »

Bonjour OumSEyf bienvenue sur ce site. :D

Pourquoi rien qu'en Inde les troupses musulmanes ont fait 80 millions de morts ?

Pourquoi encore aujourd'hui les Coptes sont les parias de l' islam.

Pourquoi les massacres des Chretiens et animistes du Darfour ?

Pourquoi les massacres des Algeriens ?


Non l' islam est violent et enseugne la haine et la violence.
"La où l'islam passe, la civilisation trépasse" Ibn Khaldoun
"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd
"Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet
"le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
Mustafa Kemal, discours de 1928

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Curtis
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Re : Ne les prenez pas pour alliés

Message non lu par Curtis »

Oumseyf a écrit :le Prophète a dit : "Celui qui tue un mu'âhid [= un non-musulman citoyen de l'Etat musulman, ou citoyen d'un Etat non-musulman étant en paix avec les musulmans], il ne sentira même pas le parfum du paradis" (rapporté par al-Bukhârî, n° 2995 ; rapporté avec une variante par at-Tirmidhî, n° 1403, ou par an-Nassaï, n° 4748).

prendre des hadith ou des verset sans aucune explication et contexte voila l'erreurs que beaucoup commetent sur ce site.
Soyez sinceres dans vos recherches et vous comprendrez.

Donc Muhammad est en enfer.


« Deux jours plus tard (…) Ocba fut renvoyé pour être exécuté. Il tenta de protester et demanda pourquoi il devait être traité avec plus de rigueur que les autres captifs. « En raison de ton inimité avec Allah et son prophète », répondit Mahomet. « Et ma petite fille ! cria Ocba dans l’amertume de son âme, qui prendra soin d’elle ? ». « Les feux de l’enfer ! » s’exclama le prophète. Et à cet instant, la victime fut fendue jusqu’aux pieds. « Misérable que tu es ! » continua-t-il, « et persécuteur ! Mécréant qui ne crois ni en Allah, ni en son prophète, ni en son livre ! Je remercie le seigneur qui t’as tué, et ainsi a consolé mes yeux ». (Sira Rasulallah Ibn Hisham)


(Ibn Hisham, Conduite de l'envoyé d'Allah 764-5)

Kinana ibn al Rabi, qui était le gardien du trésor des Banu al Nadir, fut amené devant l’apôtre qui l’interrogea à ce sujet. Il nia savoir où il était. Un juif arriva devant l’apôtre et dit qu’il avait vu Kinana autour d’une ruine chaque matin très tôt. L’apôtre demanda à Kinana:
-Sais-tu que si nous découvrons que tu l’as caché, nous te tuerons?
Il répondit que oui.
L’apôtre donna des ordres pour que la ruine fut fouillée et le trésor fut trouvé.
On l’interrogea alors sur le reste du trésor mais il refusa de le livrer, alors l’apôtre ordonna à al Zubayr ibn al Awwan:
-Torture-le jusqu’à ce qu’il livre ce qu’il a.
Alors il alluma un feu avec un silex et lui brûla la poitrine jusqu’à ce qu’il soit presque mort. Alors l’apôtre le livra à Muhammad ibn Maslama qui lui trancha la tête pour venger son frère Mahmud.


http://sirah.al-islam.com/display.asp?f=hes2447.htm

Oumseyf a écrit :prendre des hadith ou des verset sans aucune explication et contexte voila l'erreurs que beaucoup commetent sur ce site.
Les musulmans adorent le mot "contexte". Le fait que tu parles du contexte prouve que tu ne connais rien à l'islam.

Dans le Coran, il y a des versets abrogés et abrogeants, les abrogés ne sont pas à appliquer et les abrogeants sont à appliquer. Donc le contexte, on en a rien à faire.

Si un verset non abrogé dit de tuer les juifs et les chrétiens alors il faut les tuer.

Oumseyf a écrit :Concernant le statut des chretiens ,juifs, et autres en terre musulmane, donc en Islam, pas selon le roi darabie ou la princesse de Monaco:

Les droits des non-musulmans résidents de la terre musulmane

En islam, la contrainte étant interdite pour convertir quelqu'un, les non-musulmans vivant en terre d'Islam ont – quelle que soit leur religion – droit à la liberté de conscience et de religion. On les appelle les dhimmis, mot signifiant "protégé", "à la garde (des musulmans)".

A) Le verset du Coran qui évoque ce thème :

Le verset qui fait allusion aux dhimmis dit d'eux qu'"... ils donnent la jizya par leur main ("'an yadin") en faisant acte de soumission ("wa hum sâghirûn")" (Coran 9/29). Que représente la jizya, nous le verrons plus bas. La question qui se pose ici concerne la traduction des deux groupes de mots que j'ai retranscrits entre parenthèses.

Que signifie "'an yadin" ? Ibn ul-Arabî cite pas moins de quinze explications, lesquelles, dit-il, peuvent toutes être ramenés à deux catégories principales : soit on prend ces mots au sens propre, soit au sens figuré (Ahkâm ul-qur'ân). Saïd Ramadan a donné préférence au sens : "en ayant les moyens de le faire" (Le droit islamique, son envergure et son équité, Saïd Ramadan, Al-Qalam, Paris, 1997, p. 158).

Quant au deuxième groupe de mots, que signifie-t-il ? Saïd Ramadan écrit : "Une autre difficulté linguistique a également donné lieu à une polémique étendue. Le mot arabe "sâghirûn", par lequel cette injonction s'achève, est une dérivation du verbe "saghara", qui signifie "se soumettre" ou "être soumis à". La force de ce mot a cependant introduit une notion d'humiliation dans de nombreuses interprétations" (op. cit., p. 160). Certains juristes du passé ont en effet compris de ce mot qu'il fallait que le dhimmi paie sa jizya en étant humilié.

Pour sa part, le savant Ibn ul-Qayyim a pris position par rapport à cette interprétation. Après avoir avoir cité quelques-unes d'entre elles, il a écrit ainsi :
"Tout ceci n'a aucun fondement et ne découle pas du contenu de ce verset. Il n'est non plus rapporté ni du Prophète ni de ses Compagnons qu'ils aient agi ainsi. La vérité à propos de ce verset est que le mot "saghâr" signifie "l'acceptation, par les non-musulmans, du cadre du droit musulman et leur acquittement de la jizya" (Ahkâm ahl idh-dhimma, tome 1 pp. 23-24).

Ces explications concernant ces deux groupes de mots ont été aussi citées dans Al-ahkâm as-sultâniyya, al-Mâwardî, p. 182.

D'autre part, il faut ajouter à cela que, d'après al-Qardhâwî, si des communautés non-musulmanes vivant en pays musulman veulent ne pas être désignées par le terme "dhimmis", il est possible de les appeler par exemple "citoyens" ou autre, l'important étant que les principes de l'islam soient respectés. En effet, écrit al-Qardhâwî, le calife Omar est lui parti jusqu'à accepter, à la demande des Banû Taghlib, le terme "sadaqa" au lieu de "jizya" (Al-aqalliyyat ad-dîniyya wal-hall al-islâmî, p. 30).


Bravo, tu viens de nous donner un texte parlant de la jizia qui est un impôt que les chrétiens et les juifs doivent obligatoirement payer s'ils veulent rester en vie et pratiquer leurs cultes. S'ils ne payent pas la jizia, c'est la mort. Allah est un racketteur.

Tu démolies toi même ta religion.

OumSeyf a écrit :Pour ce qui est de la liberté de culte, il suffit de citer à ce sujet le célèbre verset du Coran : "Pas de contrainte en religion" (Coran 2/256).

2:256 est abrogé.

http://quran.al-islam.com/Tafseer/DispT ... 2&nAya=256
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OumSeyf
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Re : Ne les prenez pas pour alliés

Message non lu par OumSeyf »

Ce sont pourtant des savants qui ont ecrit des livres sur les moments et contextes de descente des verset, donc de quelle ignorance parles tu?


Tu dis que je detruis ma religion,
mais l'islam est preservé depuis des siecles ce n'est surement pas moi qui vait y changer quelque chose ni toi d'ailleurs,
il suffit de voir le nombre de musulman qui augmente hamdulillah, et le nombre n'est pas le plus important plutot la qualitée meme peu nombreux nous nous tiendrions ferment sur la voie de la droiture.

"Ils veulent éteindre avec leurs bouches la lumière d'Allah, alors qu'Allah ne veut que parachever Sa lumière, quelque répulsion qu'en aient les mécréants." (Le Repentir: 32)

je repondrais pas sur les passages de la sirah que tu as raportés car je n'en ait pas connaissance ainsi que des explications et le niveau d'authenticité de cette biographie remaniée de celle d'Ibn Ishaq et prefere ne pas parler sans savoir.
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OumSeyf
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Re : Ne les prenez pas pour alliés

Message non lu par OumSeyf »

"Dis: Voulez-vous que Nous vous apprenions lesquels sont les plus grands perdants, en œuvres? Ceux dont l'effort, dans la vie présente, s'est égaré, alors qu'ils s'imaginent faire le bien"
(La Caverne: 103-104).

Je vous invite a prendre exemple sur ce verset quand a votre jugement en rapportant les fautes des gens pour faire un proces a toute une religion:

"Ô les croyants! Soyez stricts (dans vos devoirs) envers Allah et (soyez) des témoins équitables.
Et que la haine pour un peuple ne vous incite pas à être injuste. Pratiquez l'équité: cela est plus proche de la piété.
Et craignez Allah. Car Allah est certes Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites."
(La Table Servie: 8)
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