Pourquoi nos jeunes deviennent-ils des apostats ?
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Re: Pourquoi nos jeunes deviennent-ils des apostats ?
yacoub
tu parles des jeunes en France ou dans les pays musulmans?
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Quelle époque terrible que celle où des idiots dirigent des aveugles
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Re: Pourquoi nos jeunes deviennent-ils des apostats ?
Dans les pays musulmans et ici il faut faire gaffe aux mosquées et aux ecoles
musulmanes
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- sofasurfer
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Re: Pourquoi nos jeunes deviennent-ils des apostats ?
En France, j'ai l'impression que la situation a bien changé en 10 ans...
Aujourd'hui, les jeunes musulmans, surtout les musulmanes, n'hésitent plus à défier leurs ainés, notamment en ce qui concerne les traditions...
Cette défiance est plus présente dans les milieux intellectuels, ou l'apostasie est légion.
Mais l'islam communautaire est encore très présent dans les quartiers sensibles, ou des "frères" veillent au grain et au maintien de l'ordre moral autour d'eux...
Dans ce contexte , pas étonnant de voir de nombreuses jeunes maghrébines sortir avec des "gouers" simplement pour échapper a cette omerta qui soumets finalement l'homme a l'homme...
Aujourd'hui, les jeunes musulmans, surtout les musulmanes, n'hésitent plus à défier leurs ainés, notamment en ce qui concerne les traditions...
Cette défiance est plus présente dans les milieux intellectuels, ou l'apostasie est légion.
Mais l'islam communautaire est encore très présent dans les quartiers sensibles, ou des "frères" veillent au grain et au maintien de l'ordre moral autour d'eux...
Dans ce contexte , pas étonnant de voir de nombreuses jeunes maghrébines sortir avec des "gouers" simplement pour échapper a cette omerta qui soumets finalement l'homme a l'homme...
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- lellou
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Re: Pourquoi nos jeunes deviennent-ils des apostats ?
Je ne sais pas si une éducation laïque en terre d’islam puisse vraiment exister…sofasurfer a écrit :C'est bel et bien l'éducation laïque qui pousse les jeunes musulmans , et surtout les musulmanes, vers l'apostasie.
En effet, grâce a cette éducation épurées de toute référence religieuse, le jeune a une lecture plus critique des textes et se rend compte que certains versets sont aujourd'hui inapplicables en l'état...
A part le fait que la maman est sensée lire des versets coranique à son bébé déjà quand c’est encore un fœtus, et que la première chose que doit entendre le bébé dès sa naissance est l’appel à la prière… Alors enfants, on lui inculque déjà la peur d’allah, l’amour du prophète, la mort, l’enfer, le paradis… C’est tout un mode de vie, dire bismillah quand on s’apprête à manger où à boire, dire elhamdoulillah quand on finit… Sans parler des versets et de la sirah qu’on nous enseigne avant même de rentrer à l’école… Alors une fois à l’école, nous avons un cour d’éducation islamique qui nous accompagne jusqu’au bac !
Donc une éducation laique, je ne crois pas qu’elle puisse avoir lieu ! C’est Allah, islam et musulman ! Le reste n’est qu’impureté !
Amicalement,
let's breathe
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lorie
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Re: Pourquoi nos jeunes deviennent-ils des apostats ?
lellou a écrit :
Donc une éducation laique, je ne crois pas qu’elle puisse avoir lieu ! C’est Allah, islam et musulman ! Le reste n’est qu’impureté !
Ben dis donc cela ne rigole pas chez vous .. c'est pire que dans un couvent !!!
- lellou
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Re: Pourquoi nos jeunes deviennent-ils des apostats ?
Couvent est le bon terme ! Sauf que le couvent est un immeuble ! Pour nous c’est partout, la maison, la rue, la télé, l’école…
Mais ce n’est qu’hypocrisie !
Mais ce n’est qu’hypocrisie !
let's breathe
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Re: Pourquoi nos jeunes deviennent-ils des apostats ?
J’aurais voulu être égyptien
vendredi 6 février 2009, par La Rédaction
J’aurais voulu être égyptien
d’Alaa El Aswany
Editions Actes Sud
Auteur de L’Immeuble Yacoubian (2002) et de Chicago (2006), l’égyptien Alaa El Aswany fait partie des écrivains arabes les plus connus au monde. Troisième de ses ouvrages à être traduit en français, son recueil de nouvelles J’aurais voulu être égyptien vient de paraître aux éditions Actes Sud.
Alaa El Aswany s’était vu refuser à trois reprises la publication de son livre par l’Etat égyptien, il y a de cela plus de dix ans - car J’aurais voulu être égyptien fut écrit au début des années 1990, bien avant les deux romans qui le firent connaître.
Aujourd’hui mondialement connu, Aswany a donc eu l’idée ressortir ses vieux feuillets du tiroir. Dans la préface (un petit bijou cette préface, il faut la lire), il s’offre le plaisir d’une petite mise au point à l’adresse du gouvernement égyptien, à qui il reproche de n’avoir pas compris l’essence même de la littérature en confondant imaginaire et réel, narrateur et auteur... Fluctuat a rencontré au Caire cet écrivain engagé, qui nous parle sans détour de cette Egypte qu’il aime mais juge sévèrement.
Biographie
Alaa El Aswany est né en 1957 en Egypte, dans une famille d’intellectuels : son père, Abbas al-Aswany, était écrivain avant lui.
Après une scolarité dans un lycée français en Egypte, il choisit d’étudier la chirurgie dentaire, et se rend pour cela à l’Université de L’Illinois à Chicago. Une expérience dont il s’inspirera pour écrire le roman Chicago, qui décrit la vie des étudiants arabes aux Etats-Unis après les événements du 11 septembre.
Bien qu’il revendique son indépendance vis-à-vis des partis politique, Aswany est assez proche des intellectuels de gauche de son pays, comme Sonallah Ibrahim, écrivain qui fut emprisonné pour avoir militer au sein du parti communiste. Il collabore régulièrement aux journaux d’opposition, et contribue à la formation du mouvement « Kifaya » (Ça suffit), qui réclame des élections présidentielles réellement libres. Aswany écrit tout en exerçant sa profession de dentiste : des articles, donc, mais aussi de la fiction.
En 2002, son premier roman L’Immeuble Yacoubian connaît un véritable succès, d’abord dans le monde arabe et bientôt dans le monde entier, puisqu’il sera traduit dans une vingtaine de langues. Cette histoire, qui décrit la vie des habitants d’un ancien et immense édifice du Caire sous un régime corrompu et opprimant, fera également l’objet d’une adaptation au cinéma par le réalisateur Marwan Hamed.
En 2006, Aswany publie Chicago, qui connaît à son tour le succès auprès du public. Peintre habile du quotidien des Egyptiens, il a déjà été comparé au prix Nobel de littérature Naguib Mahfouz.
En 2009 paraît en France un recueil de nouvelles, J’aurais voulu être égyptien, dans lequel, de nouveau, il dénonce les travers d’une société égyptienne prisonnière "de l’obscurantisme et de l’arbitraire".
Entretien
Avec L’Immeuble Yacoubian, traduit dans une vingtaine de langues, puis Chicago, Alaa El Aswany a acquis une renommée mondiale. Son troisième ouvrage à être traduit en Français, le recueil de nouvelles J’aurais voulu être égyptien, confirme l’engagement d’un écrivain qui parle sans détour de l’Egypte. Rencontre avec Aswany, qui nous reçoit au Caire dans son cabinet de dentiste.
Le titre original de J’aurais voulu être égyptien est "Friendly Fire" ("Tirs Amis"). Pourquoi ce titre ? Et que pensez-vous du titre français choisi par Actes Sud ?
"Friendly fired" est une expression qu’on a commencé à entendre à partir de la seconde guerre contre l’Irak. Les Etats-Unis préféraient dire que ses soldats avaient été tués par des "tirs amis" plutôt que d’admettre que des résistants irakiens leur avaient infligé des pertes. C’est un magnifique exemple d’hypocrisie, je trouve ! Je suis très content du titre français choisi par Actes Sud. Il fait référence à la phrase d’un nationaliste du siècle dernier que je cite dans le roman. Moi aussi je suis très fier d’être égyptien mais je ne supporte pas qu’on se gargarise de la gloire passée de l’Egypte. Le gouvernement égyptien est spécialiste de cela. Il dit : « L’Egypte est un grand pays à l’histoire illustre, dotée d’une bonne Constitution et avec une vraie richesse culturelle ». Mais ce n’est pas Hosni Moubarak qui a fait la gloire de l’Egypte contemporaine, bien au contraire ! L’hypocrisie est l’attitude que j’exècre le plus et je la dénonce dans tous mes romans.
Vous avez écrit J’aurai voulu être égyptien au début des années 1990 mais le gouvernement égyptien avait refusé de le publier. Qu’en est-il de la censure littéraire en Egypte aujourd’hui ?
A l’époque je n’étais pas connu et j’avais besoin de l’Etat égyptien pour publier mon livre. Mais à chaque fois que je présentais mon manuscrit, on me demandait d’enlever certains chapitres (ce que j’ai toujours refusé de faire) ou on le rejetait purement et simplement. Cette histoire m’a beaucoup déprimé et j’avais même songé quitter l’Egypte pour m’exiler en Nouvelle Zélande. Avant de partir j’ai voulu écrire un roman, intitulé Adieu, comme pour dire au revoir à l’Egypte. Je l’ai proposé à une petite maison d’édition, Dar Merit, qui l’a publié à 500 exemplaires. Ils se sont écoulés en quelques semaines. Entretemps le titre avait changé pour devenir L’Immeuble Yacoubian. Il a été réédité dans une autre maison d’édition et vous connaissez la suite... Aujourd’hui je n’ai plus besoin de l’Etat égyptien et je peux publier ce que je veux. En Egypte, il n’y pas de censure officielle à l’encontre des livres. Les maisons d’édition publient ce qu’elles veulent. Mais si un ouvrage ne plaît pas, la police le confisque ou bloque sa diffusion, ce qui est une forme de censure.
Une des nouvelles, intitulée "Ma chère sœur Makarem", se présente sous la forme d’une lettre écrite par un Egyptien bigot vivant en Arabie Saoudite à sa sœur, restée au Caire pour s’occuper de sa mère. De quel message est porteur cette nouvelle ?
Elle révèle un phénomène important en Egypte : l’influence grandissante du whahhabisme (doctrine islamique fondamentaliste) dans le pays depuis les années 1980. Après le premier choc pétrolier de 1973, beaucoup d’Egyptiens sont partis dans les pays du Golf pour faire de l’argent et en sont revenus avec des idées et des coutumes issues de cette doctrine.
Aujourd’hui on voit par exemple de plus en plus femmes voilées de la tête au pied et portant des gants noirs. Or traditionnellement, l’Islam en Egypte fait l’objet d’une interprétation ouverte. Le gros problème c’est que la diffusion de la doctrine wahhabite favorise l’acceptation de la dictature par certaines couches de la population égyptienne.
L’année dernière vous aviez dénoncé avec force le fait qu’Israël soit l’invité d’honneur du Salon du Livre à Paris. Quel regard portez-vous sur le conflit à Gaza et sur le rôle de médiateur qu’entend jouer la présidence égyptienne dans cette crise ?
Je suis scandalisé par cette attaque israélienne. On oublie de dire la vérité. Gaza est-il oui ou non un territoire occupé ? C’est la seule question qui m’intéresse. Si la réponse est oui alors la résistance est justifiée. Et il ne faut pas oublier non plus que les Palestiniens ont élu leur gouvernement (le Hamas) de manière démocratique. Israël, pour l’Occident, est comme un enfant raté dont on accepte toutes les insultes et tous les crimes. Avec les centaines de civils et d’enfants tués, le problème aujourd’hui n’est plus seulement politique, il est aussi humanitaire. Concernant l’attitude de notre gouvernement, je tiens à préciser que Moubarak n’est pas l’Egypte. Il n’a pas été élu et il ne représente que lui-même. Ces dernières années, l’Egypte a aidé les Israéliens contre les Palestiniens en fermant le passage de Rafah (en 2007) et en empêchant l’acheminement d’une aide humanitaire. Elle a beau jeu, aujourd’hui de vouloir jouer les médiateurs !
Vous êtes l’auteur d’un best-seller mondial mais exercez toujours votre métier de dentiste au Caire ? Pourquoi ?
A vrai dire, je ne travaille plus que deux jours par semaine dans mon cabinet. Mais ce contact avec les Egyptiens reste très important pour moi. Je m’inspire de ce que me racontent mes patients pour construire certains de mes personnages. Mon cabinet, c’est la fenêtre par laquelle j’observe la société égyptienne.
Propos recueillis par Lucie Geffroy
vendredi 6 février 2009, par La Rédaction
J’aurais voulu être égyptien
d’Alaa El Aswany
Editions Actes Sud
Auteur de L’Immeuble Yacoubian (2002) et de Chicago (2006), l’égyptien Alaa El Aswany fait partie des écrivains arabes les plus connus au monde. Troisième de ses ouvrages à être traduit en français, son recueil de nouvelles J’aurais voulu être égyptien vient de paraître aux éditions Actes Sud.
Alaa El Aswany s’était vu refuser à trois reprises la publication de son livre par l’Etat égyptien, il y a de cela plus de dix ans - car J’aurais voulu être égyptien fut écrit au début des années 1990, bien avant les deux romans qui le firent connaître.
Aujourd’hui mondialement connu, Aswany a donc eu l’idée ressortir ses vieux feuillets du tiroir. Dans la préface (un petit bijou cette préface, il faut la lire), il s’offre le plaisir d’une petite mise au point à l’adresse du gouvernement égyptien, à qui il reproche de n’avoir pas compris l’essence même de la littérature en confondant imaginaire et réel, narrateur et auteur... Fluctuat a rencontré au Caire cet écrivain engagé, qui nous parle sans détour de cette Egypte qu’il aime mais juge sévèrement.
Biographie
Alaa El Aswany est né en 1957 en Egypte, dans une famille d’intellectuels : son père, Abbas al-Aswany, était écrivain avant lui.
Après une scolarité dans un lycée français en Egypte, il choisit d’étudier la chirurgie dentaire, et se rend pour cela à l’Université de L’Illinois à Chicago. Une expérience dont il s’inspirera pour écrire le roman Chicago, qui décrit la vie des étudiants arabes aux Etats-Unis après les événements du 11 septembre.
Bien qu’il revendique son indépendance vis-à-vis des partis politique, Aswany est assez proche des intellectuels de gauche de son pays, comme Sonallah Ibrahim, écrivain qui fut emprisonné pour avoir militer au sein du parti communiste. Il collabore régulièrement aux journaux d’opposition, et contribue à la formation du mouvement « Kifaya » (Ça suffit), qui réclame des élections présidentielles réellement libres. Aswany écrit tout en exerçant sa profession de dentiste : des articles, donc, mais aussi de la fiction.
En 2002, son premier roman L’Immeuble Yacoubian connaît un véritable succès, d’abord dans le monde arabe et bientôt dans le monde entier, puisqu’il sera traduit dans une vingtaine de langues. Cette histoire, qui décrit la vie des habitants d’un ancien et immense édifice du Caire sous un régime corrompu et opprimant, fera également l’objet d’une adaptation au cinéma par le réalisateur Marwan Hamed.
En 2006, Aswany publie Chicago, qui connaît à son tour le succès auprès du public. Peintre habile du quotidien des Egyptiens, il a déjà été comparé au prix Nobel de littérature Naguib Mahfouz.
En 2009 paraît en France un recueil de nouvelles, J’aurais voulu être égyptien, dans lequel, de nouveau, il dénonce les travers d’une société égyptienne prisonnière "de l’obscurantisme et de l’arbitraire".
Entretien
Avec L’Immeuble Yacoubian, traduit dans une vingtaine de langues, puis Chicago, Alaa El Aswany a acquis une renommée mondiale. Son troisième ouvrage à être traduit en Français, le recueil de nouvelles J’aurais voulu être égyptien, confirme l’engagement d’un écrivain qui parle sans détour de l’Egypte. Rencontre avec Aswany, qui nous reçoit au Caire dans son cabinet de dentiste.
Le titre original de J’aurais voulu être égyptien est "Friendly Fire" ("Tirs Amis"). Pourquoi ce titre ? Et que pensez-vous du titre français choisi par Actes Sud ?
"Friendly fired" est une expression qu’on a commencé à entendre à partir de la seconde guerre contre l’Irak. Les Etats-Unis préféraient dire que ses soldats avaient été tués par des "tirs amis" plutôt que d’admettre que des résistants irakiens leur avaient infligé des pertes. C’est un magnifique exemple d’hypocrisie, je trouve ! Je suis très content du titre français choisi par Actes Sud. Il fait référence à la phrase d’un nationaliste du siècle dernier que je cite dans le roman. Moi aussi je suis très fier d’être égyptien mais je ne supporte pas qu’on se gargarise de la gloire passée de l’Egypte. Le gouvernement égyptien est spécialiste de cela. Il dit : « L’Egypte est un grand pays à l’histoire illustre, dotée d’une bonne Constitution et avec une vraie richesse culturelle ». Mais ce n’est pas Hosni Moubarak qui a fait la gloire de l’Egypte contemporaine, bien au contraire ! L’hypocrisie est l’attitude que j’exècre le plus et je la dénonce dans tous mes romans.
Vous avez écrit J’aurai voulu être égyptien au début des années 1990 mais le gouvernement égyptien avait refusé de le publier. Qu’en est-il de la censure littéraire en Egypte aujourd’hui ?
A l’époque je n’étais pas connu et j’avais besoin de l’Etat égyptien pour publier mon livre. Mais à chaque fois que je présentais mon manuscrit, on me demandait d’enlever certains chapitres (ce que j’ai toujours refusé de faire) ou on le rejetait purement et simplement. Cette histoire m’a beaucoup déprimé et j’avais même songé quitter l’Egypte pour m’exiler en Nouvelle Zélande. Avant de partir j’ai voulu écrire un roman, intitulé Adieu, comme pour dire au revoir à l’Egypte. Je l’ai proposé à une petite maison d’édition, Dar Merit, qui l’a publié à 500 exemplaires. Ils se sont écoulés en quelques semaines. Entretemps le titre avait changé pour devenir L’Immeuble Yacoubian. Il a été réédité dans une autre maison d’édition et vous connaissez la suite... Aujourd’hui je n’ai plus besoin de l’Etat égyptien et je peux publier ce que je veux. En Egypte, il n’y pas de censure officielle à l’encontre des livres. Les maisons d’édition publient ce qu’elles veulent. Mais si un ouvrage ne plaît pas, la police le confisque ou bloque sa diffusion, ce qui est une forme de censure.
Une des nouvelles, intitulée "Ma chère sœur Makarem", se présente sous la forme d’une lettre écrite par un Egyptien bigot vivant en Arabie Saoudite à sa sœur, restée au Caire pour s’occuper de sa mère. De quel message est porteur cette nouvelle ?
Elle révèle un phénomène important en Egypte : l’influence grandissante du whahhabisme (doctrine islamique fondamentaliste) dans le pays depuis les années 1980. Après le premier choc pétrolier de 1973, beaucoup d’Egyptiens sont partis dans les pays du Golf pour faire de l’argent et en sont revenus avec des idées et des coutumes issues de cette doctrine.
Aujourd’hui on voit par exemple de plus en plus femmes voilées de la tête au pied et portant des gants noirs. Or traditionnellement, l’Islam en Egypte fait l’objet d’une interprétation ouverte. Le gros problème c’est que la diffusion de la doctrine wahhabite favorise l’acceptation de la dictature par certaines couches de la population égyptienne.
L’année dernière vous aviez dénoncé avec force le fait qu’Israël soit l’invité d’honneur du Salon du Livre à Paris. Quel regard portez-vous sur le conflit à Gaza et sur le rôle de médiateur qu’entend jouer la présidence égyptienne dans cette crise ?
Je suis scandalisé par cette attaque israélienne. On oublie de dire la vérité. Gaza est-il oui ou non un territoire occupé ? C’est la seule question qui m’intéresse. Si la réponse est oui alors la résistance est justifiée. Et il ne faut pas oublier non plus que les Palestiniens ont élu leur gouvernement (le Hamas) de manière démocratique. Israël, pour l’Occident, est comme un enfant raté dont on accepte toutes les insultes et tous les crimes. Avec les centaines de civils et d’enfants tués, le problème aujourd’hui n’est plus seulement politique, il est aussi humanitaire. Concernant l’attitude de notre gouvernement, je tiens à préciser que Moubarak n’est pas l’Egypte. Il n’a pas été élu et il ne représente que lui-même. Ces dernières années, l’Egypte a aidé les Israéliens contre les Palestiniens en fermant le passage de Rafah (en 2007) et en empêchant l’acheminement d’une aide humanitaire. Elle a beau jeu, aujourd’hui de vouloir jouer les médiateurs !
Vous êtes l’auteur d’un best-seller mondial mais exercez toujours votre métier de dentiste au Caire ? Pourquoi ?
A vrai dire, je ne travaille plus que deux jours par semaine dans mon cabinet. Mais ce contact avec les Egyptiens reste très important pour moi. Je m’inspire de ce que me racontent mes patients pour construire certains de mes personnages. Mon cabinet, c’est la fenêtre par laquelle j’observe la société égyptienne.
Propos recueillis par Lucie Geffroy
"La où l'islam passe, la civilisation trépasse" Ibn Khaldoun
"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd
"Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet
"le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
Mustafa Kemal, discours de 1928
https://www.facebook.com/georges.hulot.18
"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd
"Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet
"le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
Mustafa Kemal, discours de 1928
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lorie
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Re: Pourquoi nos jeunes deviennent-ils des apostats ?
Georges a écrit :Je suis scandalisé par cette attaque israélienne. On oublie de dire la vérité. Gaza est-il oui ou non un territoire occupé ? C’est la seule question qui m’intéresse. Si la réponse est oui alors la résistance est justifiée. Et il ne faut pas oublier non plus que les Palestiniens ont élu leur gouvernement (le Hamas) de manière démocratique. Israël, pour l’Occident, est comme un enfant raté dont on accepte toutes les insultes et tous les crimes. Avec les centaines de civils et d’enfants tués, le problème aujourd’hui n’est plus seulement politique, il est aussi humanitaire. Concernant l’attitude de notre gouvernement, je tiens à préciser que Moubarak n’est pas l’Egypte. Il n’a pas été élu et il ne représente que lui-même. Ces dernières années, l’Egypte a aidé les Israéliens contre les Palestiniens en fermant le passage de Rafah (en 2007) et en empêchant l’acheminement d’une aide humanitaire. Elle a beau jeu, aujourd’hui de vouloir jouer les médiateurs !
Manque pas un bout de son argumentaire là ??? ..
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Re: Pourquoi nos jeunes deviennent-ils des apostats ?
j ai été frappé par l histoire de ce jeune homme qui est presque exactement la mienne. et je rejoint l avis de caius qui rectifie l idée que beaucoup de jeunes abandonnent leur religion par deception des integristes qui salissent l islam. En effet pour beaucoup d entre eux et comme moi la remise en cause de l islam vient de questions qui le touchent beaucoup plus en profondeur et aux bases meme du dogme. A titre personnel je pense que cette journaliste se trompe dans le fond car des lors où on pense que l islam est parfait ainsi que le coran et les paroles du prophete il n' y a aucune raisons d etre decu par les gens qui s efforcent de l appliquer, au pire on considererait qu il ne suivent pas pas la bonne voie de l islam et on se retirera dans une voie plus "modérée". Pour pouvoir apostasier une religion on ne peut que la remettre en cause a sa base et a son dogme.
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Re: Pourquoi nos jeunes deviennent-ils des apostats ?
Tout à fait d'accord avec toi Mourtad sans la peur qu'ils font regner
il n y aura aucun musulman rationaliste.
il n y aura aucun musulman rationaliste.