Italie : un clan mafieux voulait tuer l'auteur de « Gomorra » avant Noël
Le clan mafieux des Casalesi voulait tuer d'ici Noël l'écrivain Roberto Saviano, l'auteur de Gomorra, le livre enquête sur la mafia napolitaine, dont a été tiré le film primé au dernier festival de Cannes, a affirmé un membre repenti du clan, selon La Repubblica d'hier.
Le parquet antimafia de Naples a joint ces nouvelles menaces au dossier déjà ouvert sur le journaliste-écrivain, qui vit depuis octobre 2006 sous protection policière à la suite de premières menaces, a indiqué l'agence Ansa.
« Ce livre a foutu le bazar », a déclaré le repenti en révélant le projet du clan des Casalesi et dont les propos ont été rapportés par un officier de police judiciaire qui l'a rencontré le 27 septembre dernier, selon le quotidien dans lequel Saviano publie régulièrement des chroniques.
Le repenti « aurait déclaré (au fonctionnaire de police, ndlr) que d'ici décembre, le célèbre écrivain aurait été tué ainsi que son escorte, son livre ayant fait trop de bruit », indique la transcription de ce témoignage par un haut magistrat. Le clan des Casalesi est l'un des plus violents de la camorra, la mafia napolitaine.
Il est tenu pour responsable de la récente tuerie de Castel Volturno (7 morts dont six Africains le 18 septembre dernier).
« Que devrais-je faire ? Continuer comme avant. Je n'ai pas d'autre choix que résister, résister, résister », a déclaré l'écrivain de 29 ans dont le livre a été un best-seller en Italie avec 1,2 million d'exemplaires vendus.
Le film de Matteo Garrone, Gomorra, plongée glaçante dans l'univers de la mafia napolitaine, qui a obtenu le prix du jury lors du festival de Cannes, en mai dernier, a été choisi pour représenter l'Italie aux oscars.
Celui qui..tuez le
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Re: Celui qui..tuez le
«L'islam est victime de sa culture esclavagiste. »
Propos recueillis par Catherine Golliau - © Le Point - N°1826
Malek Chebel, défenseur de l'esprit des Lumières en Islam, engage un nouveau combat : éradiquer la culture esclavagiste, toujours vivante selon lui dans le monde musulman. Un cri de guerre. L'esclavage existe toujours en terre d'islam. Au pire, on le nie, au mieux, on le tait : telle est la thèse de « L'eslavage en terre d'islam », le dernier livre de l'anthropologue Malek Chebel, publié cette semaine chez Fayard. Cet ancien psychanalyste s'est fait une habitude d'attaquer la société musulmane là où elle a mal, dans son rapport à la raison et à la liberté de conscience, au plaisir et au sexe. Son dernier opus est encore plus dérangeant : plus qu'une étude scientifique, c'est un brûlot. L'Islam qu'il décrit est celui des négriers et des trafiquants, des enfants exploités et des femmes violées. Le fond comme la forme de ce pamphlet peuvent déranger. L'auteur a choisi de se mettre en scène et de livrer sans contrainte ses impressions, au risque d'altérer la rigueur de son propos. Qu'importe ! ll ose ce que d'autres amoureux de l'Islam n'ont jamais oser faire : clamer haut et fort son indignation face à la culture de l'esclavage en Islam. « L'esclavage en terre d'islam » (Fayard, 496 pages)
Le Point : L'esclavage dans les pays musulmans est un fait connu : nous avons tous en tête des visions de harem où les eunuques et les concubines sont au service du sultan. De nombreux auteurs comme Bernard Lewis, Robert C. Davis et Olivier Pétré-Grenouilleau, pour n'en citer que quelques-uns, ont travaillé sur ce thème. Qu'apportez-vous de neuf sur le sujet ?
Malek Chebel : Le fait que ces auteurs, tout à fait estimables, ne soient pas musulmans pèse sur la lecture que l'on fait de leurs travaux en terre d'islam. Je les cite d'ailleurs abondamment. Mais en Islam, le sujet est tabou. L'esclavage y est tellement intériorisé que les esclavagistes eux-mêmes refusent d'admettre qu'ils le sont. Même des islamologues occidentaux comme Vincent Monteil, Jacques Berque ou Louis Massignon, qui comptent parmi ceux qui ont le mieux connu l'Islam et qui disposaient des informations pour faire taire ce scandale ont préféré se concentrer sur la hauteur mystique des grands théosophes plutôt que de faire la lumière sur les réalités scandaleuses des marchands de chair humaine. Moi, je suis musulman. Ma parole a un poids différent. Mon étude est une enquête de terrain. J'ai visité tous les pays dont je présente la culture esclavagiste. Je suis allé sur place, à Zanzibar, en Mauritanie, au Maroc, en Egypte... J'ai rencontré les victimes de l'esclavage.
Mais en touchant aussi violemment à l'islam et à ses pratiques, vous ne craignez pas d'être frappé d'une fatwa ?
Je pourrais craindre une fatwa si j'insultais l'islam. Mais justement, je le défends. L'esclavage est en contradiction avec les fondements de la religion musulmane. Nous pouvons dire que l'islam est victime de la culture esclavagiste. Il est temps de dénoncer l'hypocrisie de tous ceux qui se revendiquent de l'islam le plus pur et qui dans le même temps violent son esprit en réduisant les autres en servitude. Mon livre est un manifeste et un cri de guerre contre ces pratiques.
Le Coran est pourtant très ambigu sur l'esclavage.
Le Coran, qui est le texte sacré de l'islam, évoque la question de l'esclavage dans vingt-cinq versets distincts répartis sur quinze sourates. Si certains versets peuvent paraître ambigus, la tonalité d'ensemble penche en faveur de l'esclave. « Délivrez vos frères des chaînes de l'esclavage », dit le Prophète. Celui qui se convertit à l'islam ne peut être retenu en esclavage. Une loi édictée sous le calife Omar (mort en 644) stipule par ailleurs que le musulman ne peut asservir son coreligionnaire, ni être asservi par lui. Imaginez, au VIIe siècle, dans une Arabie où l'esclavage se pratique couramment, ce que cette affirmation peut avoir de révolutionnaire. Tout musulman sincère qui possède un esclave est encouragé à l'affr anchir. Celui qui commet un acte que la morale réprouve peut ainsi se racheter en libérant un esclave.
Tous les hommes ne sont pas pourtant égaux dans l'islam ?
C'est vrai, et le Livre précise que Dieu « a élevé les uns au-dessus des autres, en degrés, afin que les premiers prennent les autres à leur service, tels des serviteurs ». C'est sur un verset comme celui-ci que se fondent aussi les musulmans wahhabites d'Arabie saoudite et ceux du Golfe pour réduire leurs domestiques en servitude, en leur enlevant leur passeport et en les traitant comme des esclaves.
Celui qui est converti ne peut être réduit en esclavage, c'est un principe fondamental de l'islam. Pourtant, dès le VIIe siècle, la traite s'organise vers l'Asie, les Balkans et surtout l'Afrique...
L'empire avait besoin de bras, et comme justement l'esclave ne pouvait être musulman, on est parti le chercher ailleurs, en Asie, en Turquie, en Afrique. En échange du paiement d'une taxe, le monothéiste, juif ou chrétien, était protégé par l'islam, d'où son nom de dhimmi . Mais il y a le texte et la réalité, et il est vrai que nombre de Slaves de confession orthodoxe ont été réduits en esclavage, notamment sous le califat turc, pour remplir les harems et peupler l'armée.
De Zanzibar à Socotra, vous énumérez tous les comptoirs de traite qu'a connus l'Afrique. Des villes comme Le Caire ont fondé une partie de leur richesse sur le trafic d'esclaves. Si la traite atlantique organisée par les Européens du XVIIe au XIXe siècle est inexcusable, les musulmans n'ont pas vraiment de leçon à donner : ils ont organisé la traite des Noirs pendant près de dix siècles en toute bonne conscience.
C'est vrai, et j'ai même découvert un ensemble de documents qui correspondent au Code noir en vigueur dans les Antilles françaises à l'époque de la traite : des préceptes et des règles qui expliquent comment acheter, vendre et traiter l'esclave. Mais si les conditions de vie pendant le transport sont tout aussi odieuses, le statut de l'esclave en Islam était très différent de celui qui lui a été imposé par les Européens dans les plantations d'Amérique.
Les témoignages montrent quand même qu'un eunuque ou un serviteur ne valait pas grand-chose...
Il est difficile de résumer dix siècles d'esclavage. Je vous donnerai seulement trois exemples. Le premier est celui des femmes enlevées pour peupler les harems. Si elles avaient un enfant du maître, elles étaient affranchies et leur enfant était reconnu. On connaît plusieurs cas de sultans ou de califes qui étaient fils d'esclave. Deuxième exemple : les esclaves qui grimpent dans l'administration ou dans l'armée. Les mamelouks ont ainsi dirigé l'Egypte du XIIIe au XVIe siècle : ils étaient à l'origine des esclaves utilisés comme soldats, qui un jour ont pris le pouvoir. Troisième exemple : les « sultans-esclaves » de l'Inde moghole, au XIIIe siècle. D'une manière générale, l'esclave peut se convertir, il ne peut prétendre qu'à une demi-part d'un héritage, mais rien ne l'empêche de devenir suffisamment riche pour racheter sa liberté, et ensuite de détenir lui-même des esclaves !
Vous assurez que l'esclavage existe dans de nombreux pays, particulièrement en Mauritanie, en Arabie saoudite, dans les pays du Golfe, mais aussi au Maroc et en Inde, où vous citez les intouchables. De quel esclavage parlez-vous ? Peut-on mettre au même niveau la petite fille placée ad vitam aeternam comme bonne dans une famille marocaine, l'enfant indien asservi sur un chantier parce que ses parents sont endettés et le descendant d'esclave devenu métayer sur le domaine d'un grand propriétaire mauritanien ?
Il y a plusieurs niveaux d'esclavage, certes. Et je ne parle pas des femmes qui, en Iran ou ailleurs, sont utilisées comme des objets, par le biais notamment des mariages de convenance : on se marie le matin, on consomme et on divorce le soir, le bénéficiaire de ce tour de passe-passe étant bien sûr l'homme. Le lien entre toutes les situations, c'est la servitude, physique, économique et psychologique. Nombre des exemples que je donne relèvent de l'esclavage de traîne : l'homme reste asservi parce qu'il n'a pas les moyens de quitter ses liens, même s'il est en théorie affranchi. Ce n'est pas un hasard si la Mauritanie en est à sa troisième loi d'affranchissement, la dernière ayant été promulguée en août 2007. Il faut une grande volonté pour lutter contre la servitude. Depuis trop longtemps, les musulmans sont imprégnés d'une culture de l'asservissement. Ils doivent s'en affranchir.
Propos recueillis par Catherine Golliau - © Le Point - N°1826
Malek Chebel, défenseur de l'esprit des Lumières en Islam, engage un nouveau combat : éradiquer la culture esclavagiste, toujours vivante selon lui dans le monde musulman. Un cri de guerre. L'esclavage existe toujours en terre d'islam. Au pire, on le nie, au mieux, on le tait : telle est la thèse de « L'eslavage en terre d'islam », le dernier livre de l'anthropologue Malek Chebel, publié cette semaine chez Fayard. Cet ancien psychanalyste s'est fait une habitude d'attaquer la société musulmane là où elle a mal, dans son rapport à la raison et à la liberté de conscience, au plaisir et au sexe. Son dernier opus est encore plus dérangeant : plus qu'une étude scientifique, c'est un brûlot. L'Islam qu'il décrit est celui des négriers et des trafiquants, des enfants exploités et des femmes violées. Le fond comme la forme de ce pamphlet peuvent déranger. L'auteur a choisi de se mettre en scène et de livrer sans contrainte ses impressions, au risque d'altérer la rigueur de son propos. Qu'importe ! ll ose ce que d'autres amoureux de l'Islam n'ont jamais oser faire : clamer haut et fort son indignation face à la culture de l'esclavage en Islam. « L'esclavage en terre d'islam » (Fayard, 496 pages)
Le Point : L'esclavage dans les pays musulmans est un fait connu : nous avons tous en tête des visions de harem où les eunuques et les concubines sont au service du sultan. De nombreux auteurs comme Bernard Lewis, Robert C. Davis et Olivier Pétré-Grenouilleau, pour n'en citer que quelques-uns, ont travaillé sur ce thème. Qu'apportez-vous de neuf sur le sujet ?
Malek Chebel : Le fait que ces auteurs, tout à fait estimables, ne soient pas musulmans pèse sur la lecture que l'on fait de leurs travaux en terre d'islam. Je les cite d'ailleurs abondamment. Mais en Islam, le sujet est tabou. L'esclavage y est tellement intériorisé que les esclavagistes eux-mêmes refusent d'admettre qu'ils le sont. Même des islamologues occidentaux comme Vincent Monteil, Jacques Berque ou Louis Massignon, qui comptent parmi ceux qui ont le mieux connu l'Islam et qui disposaient des informations pour faire taire ce scandale ont préféré se concentrer sur la hauteur mystique des grands théosophes plutôt que de faire la lumière sur les réalités scandaleuses des marchands de chair humaine. Moi, je suis musulman. Ma parole a un poids différent. Mon étude est une enquête de terrain. J'ai visité tous les pays dont je présente la culture esclavagiste. Je suis allé sur place, à Zanzibar, en Mauritanie, au Maroc, en Egypte... J'ai rencontré les victimes de l'esclavage.
Mais en touchant aussi violemment à l'islam et à ses pratiques, vous ne craignez pas d'être frappé d'une fatwa ?
Je pourrais craindre une fatwa si j'insultais l'islam. Mais justement, je le défends. L'esclavage est en contradiction avec les fondements de la religion musulmane. Nous pouvons dire que l'islam est victime de la culture esclavagiste. Il est temps de dénoncer l'hypocrisie de tous ceux qui se revendiquent de l'islam le plus pur et qui dans le même temps violent son esprit en réduisant les autres en servitude. Mon livre est un manifeste et un cri de guerre contre ces pratiques.
Le Coran est pourtant très ambigu sur l'esclavage.
Le Coran, qui est le texte sacré de l'islam, évoque la question de l'esclavage dans vingt-cinq versets distincts répartis sur quinze sourates. Si certains versets peuvent paraître ambigus, la tonalité d'ensemble penche en faveur de l'esclave. « Délivrez vos frères des chaînes de l'esclavage », dit le Prophète. Celui qui se convertit à l'islam ne peut être retenu en esclavage. Une loi édictée sous le calife Omar (mort en 644) stipule par ailleurs que le musulman ne peut asservir son coreligionnaire, ni être asservi par lui. Imaginez, au VIIe siècle, dans une Arabie où l'esclavage se pratique couramment, ce que cette affirmation peut avoir de révolutionnaire. Tout musulman sincère qui possède un esclave est encouragé à l'affr anchir. Celui qui commet un acte que la morale réprouve peut ainsi se racheter en libérant un esclave.
Tous les hommes ne sont pas pourtant égaux dans l'islam ?
C'est vrai, et le Livre précise que Dieu « a élevé les uns au-dessus des autres, en degrés, afin que les premiers prennent les autres à leur service, tels des serviteurs ». C'est sur un verset comme celui-ci que se fondent aussi les musulmans wahhabites d'Arabie saoudite et ceux du Golfe pour réduire leurs domestiques en servitude, en leur enlevant leur passeport et en les traitant comme des esclaves.
Celui qui est converti ne peut être réduit en esclavage, c'est un principe fondamental de l'islam. Pourtant, dès le VIIe siècle, la traite s'organise vers l'Asie, les Balkans et surtout l'Afrique...
L'empire avait besoin de bras, et comme justement l'esclave ne pouvait être musulman, on est parti le chercher ailleurs, en Asie, en Turquie, en Afrique. En échange du paiement d'une taxe, le monothéiste, juif ou chrétien, était protégé par l'islam, d'où son nom de dhimmi . Mais il y a le texte et la réalité, et il est vrai que nombre de Slaves de confession orthodoxe ont été réduits en esclavage, notamment sous le califat turc, pour remplir les harems et peupler l'armée.
De Zanzibar à Socotra, vous énumérez tous les comptoirs de traite qu'a connus l'Afrique. Des villes comme Le Caire ont fondé une partie de leur richesse sur le trafic d'esclaves. Si la traite atlantique organisée par les Européens du XVIIe au XIXe siècle est inexcusable, les musulmans n'ont pas vraiment de leçon à donner : ils ont organisé la traite des Noirs pendant près de dix siècles en toute bonne conscience.
C'est vrai, et j'ai même découvert un ensemble de documents qui correspondent au Code noir en vigueur dans les Antilles françaises à l'époque de la traite : des préceptes et des règles qui expliquent comment acheter, vendre et traiter l'esclave. Mais si les conditions de vie pendant le transport sont tout aussi odieuses, le statut de l'esclave en Islam était très différent de celui qui lui a été imposé par les Européens dans les plantations d'Amérique.
Les témoignages montrent quand même qu'un eunuque ou un serviteur ne valait pas grand-chose...
Il est difficile de résumer dix siècles d'esclavage. Je vous donnerai seulement trois exemples. Le premier est celui des femmes enlevées pour peupler les harems. Si elles avaient un enfant du maître, elles étaient affranchies et leur enfant était reconnu. On connaît plusieurs cas de sultans ou de califes qui étaient fils d'esclave. Deuxième exemple : les esclaves qui grimpent dans l'administration ou dans l'armée. Les mamelouks ont ainsi dirigé l'Egypte du XIIIe au XVIe siècle : ils étaient à l'origine des esclaves utilisés comme soldats, qui un jour ont pris le pouvoir. Troisième exemple : les « sultans-esclaves » de l'Inde moghole, au XIIIe siècle. D'une manière générale, l'esclave peut se convertir, il ne peut prétendre qu'à une demi-part d'un héritage, mais rien ne l'empêche de devenir suffisamment riche pour racheter sa liberté, et ensuite de détenir lui-même des esclaves !
Vous assurez que l'esclavage existe dans de nombreux pays, particulièrement en Mauritanie, en Arabie saoudite, dans les pays du Golfe, mais aussi au Maroc et en Inde, où vous citez les intouchables. De quel esclavage parlez-vous ? Peut-on mettre au même niveau la petite fille placée ad vitam aeternam comme bonne dans une famille marocaine, l'enfant indien asservi sur un chantier parce que ses parents sont endettés et le descendant d'esclave devenu métayer sur le domaine d'un grand propriétaire mauritanien ?
Il y a plusieurs niveaux d'esclavage, certes. Et je ne parle pas des femmes qui, en Iran ou ailleurs, sont utilisées comme des objets, par le biais notamment des mariages de convenance : on se marie le matin, on consomme et on divorce le soir, le bénéficiaire de ce tour de passe-passe étant bien sûr l'homme. Le lien entre toutes les situations, c'est la servitude, physique, économique et psychologique. Nombre des exemples que je donne relèvent de l'esclavage de traîne : l'homme reste asservi parce qu'il n'a pas les moyens de quitter ses liens, même s'il est en théorie affranchi. Ce n'est pas un hasard si la Mauritanie en est à sa troisième loi d'affranchissement, la dernière ayant été promulguée en août 2007. Il faut une grande volonté pour lutter contre la servitude. Depuis trop longtemps, les musulmans sont imprégnés d'une culture de l'asservissement. Ils doivent s'en affranchir.

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CROATIE • La mafia frappe au cœur de Zagreb
La presse croate condamne unanimement l'attentat à la voiture piégée qui a tué deux journalistes, le 23 octobre. Et s'interroge sur l'opportunité de décréter l'état d'urgence. Revue de presse.
A la une du quotidien croate Novi List, l'assassinat d'Ivo Pukanic
"Victoire du crime organisé sur l'Etat" : l'éditorial du 24 octobre de Jutarnji List, le principal quotidien croate, est sans appel. La veille, peu après 23 heures, un attentat à la voiture piégée avait causé la mort du propriétaire et ex-rédacteur en chef de l'hebdomadaire Nacional, Ivo Pukanic, et du directeur de marketing du magazine, Niko Franjic, devant le siège de Nacional, en plein centre de Zagreb.
D'après le quotidien, "le meurtre de Pukanic est le coup le plus dur subi par le système politique croate [depuis l'indépendance du pays en 1991], qu'on peut comparer à une tentative de coup d'Etat". Jutarnji List estime que "le crime organisé, qu'il s'agisse de la guerre entre clans mafieux ou d'assassinats, fait depuis des années des ravages en Croatie, sans que l'Etat puisse ou veuille le combattre".
"Peu importe la raison de l'assassinat [Pukanic était considéré comme un proche de Hrvoje Petrac, un mafieux récemment arrêté en Grèce et extradé vers la Croatie], ce qui urge c'est que l'Etat ne doit plus tolérer ces assassinats", note le journal en se demandant s'il aurait fallu que "le Premier ministre ou le président soient assassinés pour que l'Etat réagisse".
Le quotidien Novi List, de Rijeka, appelle à la proclamation de l'état d'urgence comme l'avait fait la Serbie à la suite de l'assassinat de son Premier ministre Zoran Djindjic en 2003, pour briser le pouvoir des clans politico-mafieux. "Le meurtre de journalistes ou d'hommes politiques est considéré partout dans le monde comme un signal d'alerte, un signe que des choses graves sont en train de se passer, des choses qui menacent les fondements de la démocratie, des droits de l'homme et des citoyens. L'instauration du chaos et de l'insécurité est la meilleure manière pour des forces macabres d'imposer leurs lois criminelles", estime Novi List.
Pour Vjesnik, de Zagreb, l'assassinat de Pukanic "exige un consensus national et non pas de décréter l'état d'urgence". D'après le journal, "un état d'urgence éloignerait la Croatie de son objectif principal, la poursuite des négociations en vue de l'adhésion à l'Union européenne, et marquerait la capitulation devant le crime organisé. Pour Vjesnik, "c'est la raison pour laquelle il est important que le président et le Premier ministre réagissent de concert". "En parlant du terrorisme, ils ont bien souligné que la peur incontrôlée risque de bloquer le processus démocratique et que, dans ce genre de situation, il n'y a pas d'autre solution que de s'appuyer sur les institutions et de les renforcer."
Zagreb a été le théâtre de plusieurs assassinats à caractère mafieux au cours des derniers mois. Ces meurtres ont conduit, à la mi-octobre, au limogeage des ministres de l'Intérieur et de la Justice.
Kika Curovic
c pas des zislamistes ceux là
La presse croate condamne unanimement l'attentat à la voiture piégée qui a tué deux journalistes, le 23 octobre. Et s'interroge sur l'opportunité de décréter l'état d'urgence. Revue de presse.
A la une du quotidien croate Novi List, l'assassinat d'Ivo Pukanic
"Victoire du crime organisé sur l'Etat" : l'éditorial du 24 octobre de Jutarnji List, le principal quotidien croate, est sans appel. La veille, peu après 23 heures, un attentat à la voiture piégée avait causé la mort du propriétaire et ex-rédacteur en chef de l'hebdomadaire Nacional, Ivo Pukanic, et du directeur de marketing du magazine, Niko Franjic, devant le siège de Nacional, en plein centre de Zagreb.
D'après le quotidien, "le meurtre de Pukanic est le coup le plus dur subi par le système politique croate [depuis l'indépendance du pays en 1991], qu'on peut comparer à une tentative de coup d'Etat". Jutarnji List estime que "le crime organisé, qu'il s'agisse de la guerre entre clans mafieux ou d'assassinats, fait depuis des années des ravages en Croatie, sans que l'Etat puisse ou veuille le combattre".
"Peu importe la raison de l'assassinat [Pukanic était considéré comme un proche de Hrvoje Petrac, un mafieux récemment arrêté en Grèce et extradé vers la Croatie], ce qui urge c'est que l'Etat ne doit plus tolérer ces assassinats", note le journal en se demandant s'il aurait fallu que "le Premier ministre ou le président soient assassinés pour que l'Etat réagisse".
Le quotidien Novi List, de Rijeka, appelle à la proclamation de l'état d'urgence comme l'avait fait la Serbie à la suite de l'assassinat de son Premier ministre Zoran Djindjic en 2003, pour briser le pouvoir des clans politico-mafieux. "Le meurtre de journalistes ou d'hommes politiques est considéré partout dans le monde comme un signal d'alerte, un signe que des choses graves sont en train de se passer, des choses qui menacent les fondements de la démocratie, des droits de l'homme et des citoyens. L'instauration du chaos et de l'insécurité est la meilleure manière pour des forces macabres d'imposer leurs lois criminelles", estime Novi List.
Pour Vjesnik, de Zagreb, l'assassinat de Pukanic "exige un consensus national et non pas de décréter l'état d'urgence". D'après le journal, "un état d'urgence éloignerait la Croatie de son objectif principal, la poursuite des négociations en vue de l'adhésion à l'Union européenne, et marquerait la capitulation devant le crime organisé. Pour Vjesnik, "c'est la raison pour laquelle il est important que le président et le Premier ministre réagissent de concert". "En parlant du terrorisme, ils ont bien souligné que la peur incontrôlée risque de bloquer le processus démocratique et que, dans ce genre de situation, il n'y a pas d'autre solution que de s'appuyer sur les institutions et de les renforcer."
Zagreb a été le théâtre de plusieurs assassinats à caractère mafieux au cours des derniers mois. Ces meurtres ont conduit, à la mi-octobre, au limogeage des ministres de l'Intérieur et de la Justice.
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